L’Islam par le moyen de son Qur’an, a doté le croyant d’une série de
moyens qui lui permettent d’être continuellement en quête de la vérité
et progresser sur le chemin du savoir. Cependant, au fur et à mesure, le
chemin de cette progression fait découvrir des connaissances qui sont
comme le rayon d’un cercle, nous ne l’avons faites nous-mêmes et qu’ils
perceront certains des mystères de la création. Nous sommes, cependant,
dans l’obligation, en dépit de notre vanité, de reconnaître que nous ne
savons rien à cet égard et que le secret de la création nous échappe.
Pourquoi nous éloignons-nous autant de l’Islam?
Nous ne nous connaissons pas l’être humain. Certes, nous ne savons
rien et c’est pour cela que nous sommes contraints de mettre sur toute
chose qui nous échappe un point d’interrogation et que nous passons à
autre chose.
C’est justement sur cette supposition à tort appliquée, que les
musulmans vivent aujourd’hui. On a voulu faire de l’islam une réplique
du judaïsme et du christianisme, alors justement qu’il s’en distingue.
C’est pour cela qu’il a été une révolution en son temps; un progrès
immense salué par tous les esprits libres pour de nouvelles
connaissances.
Aujourd’hui, alors que l’Occident honore grâce à la démocratie les
valeurs déjà distinguées par l’Islam, les ennemis de la démocratie en
pays musulman, notamment à l’intérieur des pays abonnés à la dictature
soutenue de l’extérieur, font tout pour réintroduire en Islam ce que
l’Occident a rejeté, notamment sa tradition judéo-chrétienne.
La première des conditions dans la recherche de la vérité et la
compréhension des choses c’est que le croyant évite l’esprit de
contradiction et la discussion futile en voulant utiliser les propos
d’autrui, à seule fin de mener une rhétorique négative, car dans ce cas
on ne cherche pas la vérité pour la vérité, mais plutôt pour faire
montre de son habilité oratoire et de sa science à travers la
discussion.
Pour parvenir à la connaissance de soi, le musulman doit d’abord
découvrir la vérité ses choses, dans leurs aspects véritables, et y
croire totalement. Ainsi, il parviendra à la réalité des choses, non
pas par la critique injuste et acerbe, la fausse dialectique, mais en
sachant que notre objectif principal de la recherche de la vérité c’est
que ces choses comprises dans leur aspect global sans en connaitre les
éléments constitutifs, les qualités et défauts, doivent être prises hors
de leur contexte et étudié isolément.
La connaissance de soi cultive chez le musulman l’esprit de
sacrifice, de loyauté et toutes les qualités éventuelles, issues de
l’équilibre moral.
Nous avons vu que l’Islam ne considère pas que l’amour de soi, soit
un sentiment destructeur et passionnel. Il considère plutôt que celui
qui est sous l’emprise absolue de ce sentiment, sans contrôle ni
orientation, ébranlera par la même le fondement de son bonheur, ce qui
le conduira à mener une existence terne et ennuyeuse.
Nous avons vu que l’Islam considère l’amour de soi, à condition qu’il
soit modéré et qu’il soit loin de toute déviation et de toute influence
néfaste sur l’entendement et la raison. Le musulman qui accède à la
vérité avec une pensée ouverte et une vision claire. En définitive,
l’amour de soi ne signifie pas qu’il faille se soumettre aux tentations
et aux instincts vils qui condamnent l’homme à une éternité de tortures
et de douleurs, car cet amour-là n’est pas compatible avec la valeur
réelle du musulman.
Nous savons que l’Islam commence par déverser l’amour divin sur les
âmes et les esprits des gens. Il recommande aux vrais croyants de
privilégier l’amour du Créateur sur toute autre chose, car l’amour est
au centre de la vie humaine. Dieu est l’Unique pourvoyeur de toutes les
énergies et qualités que l’homme porte en lui. Par l’affection et
l’intérêt qu’Il nous manifeste, nul autre n’est plus digne que lui de
notre dévotion et de notre amour. Cette vérité nous apparaît dans toute
sa dimension lorsque le musulman pratique sa religion..
Après l’amour de Dieu, il est celui que le Créateur a insufflé chez nous pour nos semblables. Ceux que Dieu a créés d’une « même âme
» doivent s’aimer les uns les autres et partager des sentiments nobles,
car ils sont frères non seulement du fait de leur origine et des
intérêts qu’ils partagent, mais ils sont frères en Islam. Cet Islam qui
rappelle la vérité de cette parenté qui frappe la conscience et l’âme et
pousse les hommes à s’aimer véritablement, à s’aimer profondément.
Ainsi, l’Islam a fait place, dans l’esprit du croyant, à un amour de soi
équilibré et harmonieux qui mène à se libérer des liens de la vanité et
de l’arrogance, sans excès ni abus.
La grandeur est un attribut exclusif de Dieu le Créateur qui n’est
jamais dans le besoin, mais que toutes les créatures sollicitent: « Ô vous les hommes, vous êtes les pauvres envers Dieu et Dieu est le Riche et le Clément ». (Qur’an 35/15)
La vanité et l’orgueil représentent une déviation par rapport aux
desseins divins. Le Coran éveille l’attention du vaniteux en lui
montrant sa faiblesse, le mettant en garde contre l’arrogance et les
illusions trompeuses et dangereuses: « Et ne foule pas la terre avec
orgueil: non, tu ne sauras jamais déchirer la terre et tu ne pourras
jamais être haut comme la montagne ».(Qur’an 17/37)
L’Islam croit qu’il est possible d’atteindre les objectifs mêmes
d’une existence heureuse par l’entraide, les relations amicales et
l’affection que porte chaque être humain et qu’il ressent pour ses
semblables. Il appelle ainsi les gens à ces sentiments nobles et à bâtir
leurs relations sur la base de la fraternité et de la concorde.
Il a été rapporté que le Califat ‘Uthman Ibn Affan a dit :
« Personne ne cache le mal en lui même, au contraire Allah le rend apparent à travers son visage et ses paroles « .
Ainsi, le musulman a conscience que l’Islam, par sa lumière, lui montre la voie à suivre :
Dieu a dit: -« Tu discerneras la réprobation sur les visages de ceux qui ont mécru« . (Qur’an 22/72).
-« Leurs visages sont marqués par la trace laissée par la prosternation« . (Qur’an 48/29).
-« Et lorsqu’on annonce à l’un d’eux une fille, son visage s’assombrit et une rage profonde [l’envahit]« . (Qur’an 16/58).
-« Son visage s’assombrit d’un chagrin profond« . (Qur’an 43/17)
Les versets coraniques ci-dessus font clairement allusion il y a
quatorze siècles, au fait que le visage de l’homme exprime ses
sensations profondes; comme le chagrin, la tristesse, le regret, la
déception, la colère, la satisfaction, le bonheur, etc.
Le Qur’an a cité une vérité très importante, c’est que le visage est
le miroir de l’âme, et que l’on peut deviner l’état d’âme de son
compagnon en regardant son visage.
Toute personne peut donner à son visage l’expression qu’elle veut. En
effet, les traits de notre visage commencent à se dessiner suivant nos
émotions, et avec l’âge, il prend une image adéquate à nos sentiments.
Le visage exprime aussi les habitudes les plus secrètes d’une personne,
l’état du corps et sa prédisposition aux maladies corporelles et
mentales. En effet, l’allure des muscles, de la peau et de la chevelure
est liée à l’alimentation des tissus qui dépendent des activités des
systèmes endocriniens, nerveux et digestifs.
Ainsi, le visage est un récapitulatif de tout l’organisme car il
reflète, à la fois, l’état fonctionnel de la glande thyroïde, de
l’estomac, des intestins, du système nerveux, etc… Les études
anatomiques et médicales ont montré que le visage contenait 55 muscles
dont on se sert involontairement pour exprimer nos émotions. Ces muscles
sont entourés de nerfs les reliant au cerveau, et c’est à travers le
cerveau que ces muscles prennent contact avec tout l’organisme.
Ainsi, le visage reflète tout ce qu’on ressent. Par exemple, la
douleur, le repos, et le bonheur se manifestent sur le visage. Ainsi le
visage est la seule partie du corps humain qui trahit la personne en
dévoilant son état d’âme. Nul autre organe ne saurait révéler ce que
l’on est. Les savants affirment qu’il est possible de deviner le
caractère d’un individu à travers les rides de son visage : ainsi, les
gens souriants ont des rides autour des yeux. Les gens déterminés ont
l’habitude de se serrer les lèvres.
Dès qu’il s’anime, le visage parle. Mais ce langage sommaire touche
deux limites : la trahison et le malentendu. La trahison parce que le
corps peut laisser apparaître des sentiments ou des intentions que
l’auteur aurait souhaité masquer, comme une rougeur ou un tremblement.
Le malentendu parce que pour chaque personne, en fonction de sa culture,
un geste peut porter une signification singulière qu’un autre peut mal
interpréter.
Les gens pessimistes ont des rides profondes entre les deux yeux. Les
gens dont le travail oblige à abaisser la tête ont des rides au niveau
du cou et des plis sous le menton. Les orateurs, les avocats et les
acteurs ont tous au milieu des joues des lignes profondes qui arrivent
jusqu’au menton.
L’expression le visage est le miroir de l’âme semble avoir une base
scientifique réelle puisqu’il a été démontré que la forme du visage
dépend de l’état des muscles lisses qui s’étendent sous la couche
épidermique, l’état de ces muscles suit la pensée, c’est à travers lui
que les autres peuvent détecter l’état d’âme en interrogeant le visage.
On ne savait pas à quel point le Qur’an était un miracle, jusqu’à ce
que les recherches médicales et psychologiques fassent une avance
cruciale en finissant par démontrer que le Qur’an reste la Vérité.

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