D’abord, j’aimerai bien citer la citation à propos de la Laïcité en France.
«La laïcité est utilisée non pas pour vivre ensemble, mais pour vivre les uns contre les autres» a dénoncé François Bayrou, maire de Pau et président du MoDem.
Y-a-t-il besoin d’en dire plus !
En effet
un grand tohu-bohu médiatique, pour cette hystérisation sur l’affaire
du voile n’est que du renouveau puisqu’on la fait remonter à 1989 et
depuis les milieux identitaires et les racistes de tous bords
n’aboyaient fortement comme des loulous, des individus atteints d’une
voilophobie aiguë, que pour en faire du port de voile de la femme
musulmane un ennemi au nom de la laïcité, dans un climat anxiogène,
nourri par des amalgames et des discours haineux.
Que sait-on de cette laïcité ?
Un
slogan, en vogue ces derniers temps, qui sévit et fait fureur dans les
sphères politiques et médiatiques avec une mise en relief d’un débat
public et remet une nouvelle fois ces diatribes contre la mode du voile.
Ainsi on peut noter le mot laïcité en France a pris une connotation
négative, il est devenu par la volonté de certains politiques et des
médias, un terme qui signifie aujourd’hui «Rejet de l’Islam»
comme religion déclarée à tort incompatible, avec la laïcité, on voit
ainsi que la signification du mot a été pervertie, est vidé de tout sens
rationnel.
La laïcité en plus du principe de tolérance. Elle réunit la liberté de conscience, le pluralisme religieux
et la neutralité de l’Etat, L’article 10 de la Déclaration des Droits
de l’Homme et du Citoyen pose les bases de la neutralité de l’Etat.
Ainsi, « nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même
religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public
établi par la Loi ».
Par ailleurs il faut également noter que la Constitution de 1958 réaffirme ce principe : «La France
est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle
assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction
d’origine, de race ou de religion »
Donc par
son statut Juridique la laïcité recommande l’égalité entre les
religions et les convictions, (ce qui peut aboutir au communautarisme
tant décrié).
La loi
française de 1905 (ou ce qu’il en reste) séparant les Églises de l’État
s’est efforcée de régler la question des rapports entre l’État et la
religion dominante de l’époque: l’Église catholique qui reste surtout
privilégiée pris en charge par l’État.
Pire
encore la loi française de 1905 n’a pas empêché les privilèges
communautaires accordés aux juifs et au Judaïsme comme religion
reconnue, génératrice de communautarisme juif, et le germe est là.
(Ecoles privés juives subventionnées par l’État, la cacherout
alimentaire, les femmes de religion hébraïque ont bénéficié un temps
réservés à leur usage aux piscines, les demandes de dispenses à
l’examen, pour les jeunes accordées le samedi, jour du « chabbat« , siège du Consistoire « beth din« , une cour d’arbitrage rabbinique rendant ses jugements conformément à la « halakhah » la Charia juive, un ensemble de règles qui régis la vie juive au quotidien.).
Il y a
contradiction entre l’identité ethnique et la citoyenneté, ce qui est
refusé à d’autres, est tout simplement toléré pour les juifs et surtout
dans cette espèce d’engouement des milieux politiques et médiatiques
pour tout ce qui concerne les juifs ?
La
laïcité disposait en arrière plan l’existence d’une communauté juive
qui, de fait, n’hésite pas à se dire, tout simplement, française. Là
encore, on joue avec les mots, on en emploie un pour un autre dans la
volonté des Juifs de vivre dans une communauté qui ne respecte pas et
qui s’en foute royalement des règles de la république, ce qui n’est le
cas ni des musulmans ni des catholiques attachés à leurs origines
religieuses.
En tout
état de cause, un communautarisme permettant notamment de conserver
leurs traditions, en disposant de tribunaux et d’écoles et dont personne n’ose dire mot,
celui d’une partie des juifs. ce communautarisme juif existe bel et
bien, il est plus visible actuellement, c’est là un communautarisme
aveugle, pour le constater il suffit de voir que l’enseignement dans
école juive souvent adepte de la non-mixité entre garçons et filles,
les élèves suivent de quatre à douze heures par semaine un enseignement
sur : talmud, histoire, hébreu, voire araméen.
Un véritable enseignement religieux et identitaire poussé et de la religiosité accentuée au mythe de la communauté élue.
Cet état
de fait s’inscrit dans une tendance à l’isolement, je préfère parler de
marginalisation, un entre soi lié à la volonté de transmettre la
culture et la religion pour renforcer l’identité juive des élèves, soit
un communautarisme montant qui entraînerait un enfermement des enfants
juifs dans leur religion, à un moment où les enfants musulmans sont
engagés dans l’école public plus que jamais.
Certes
il existe également des écoles confessionnels musulmans sous contrat
avec l’État, mais ne sont pas légion. Il n’existe qu’une trentaine
d’écoles privées musulmanes en France, elles sont également moins
fréquentées par leur statut d’établissement privé sous haute
surveillance étatique avec une surveillance accrue Des obstacles se
forment autour de l’école musulmane, Jusqu’en 2003, la deuxième religion
de France ne disposait pas d’instance représentative.
Quant aux écoles juives et catholiques, c’est en revanche le caractère religieux qui oriente le choix des parents et des élèves
Ce qui
est moyenâgeux, c’est lorsque le fait communautaire implique un
isolement dans des modes de vie, un repli sur soi dans des relations
sociales, à hurler en permanence à l’antisémitisme, pour venir ensuite
sangloter contre une certaine exclusion, après avoir tout fait pour
s’affirmer différent, relève alors de la plus profonde hypocrisie, c’est
à la fois dégueulasse et indigne, c’est dire que le communautarisme
juif en prenant son fantasme pour la réalité, ne cesse de planifier de
la revendication de droits religieux, des droits spécifiques qui priment
sur les droits sociétales de toute un pays. afin de se préserver de
toute influence .
Pourtant
il est toujours dit que la laïcité a donné naissance à la nécessité de
faire place à d’autres religions. Ce qui au départ était une bonne
chose, Elle ne prévoit pas la disparition des religions de l’espace
publique mais organise la neutralité religieuse de l’État, mais le
judaïsme au réflexe communautariste a humilié la Laïcité.
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