Maroc, riches ou pauvres, le Tberguig n’épargne aucune catégorie sociale, car pour
certains, c’est un besoin primordial pour bien mener leurs journées. Synonyme
de médisances, c’est une curiosité extrême qui pousse les individus à se mêler
de la vie des autres.
Très
certainement lié à la consommation de Hachisch et l’oisiveté qui favorise la
curiosité. On regarde, on commente ce qu’on a vu ou pas vu, on diffuse une
information, il peut aussi s’agir parfois d’une sorte de chasse au scoop.
Ce sport
national est souvent pratiqué pour atténuer l’impact d’un conflit ou échec
social enfoui dans la mémoire de l’individu. Parler des autres, de leurs échecs
ou simplement de leurs vies privées est un moyen pour se dire que les autres
ont des problèmes plus que nous, qu’ils n’ont rien à envier, et que peu importe
ce qu’ils ont de meilleurs, ils ont aussi leurs propres défauts. Cet
auto-soulagement est devenu tellement courant que les médias du Makhzen en
fassent leur raison d’être, avec des envies de vengeance, et une bonne dose de
haine devenue structurelle.
Le Tberguig est
tant ancré dans la culture marocaine que nul n’est épargné, le jeune et le
moins jeune, le riche et le démuni (sauf bien sûr la Cour de sa Majesté), les
médias marocains n’ont eu d’autres choix que de parler de l’anti-algérien, au
risque d’être arrêtés par la police marocaine pour publication malintentionnée
d’une fausse information ou bien allégations et faits non
véridiques. C’est ce qui est arrivé à certains journaleux marocains qui ont
osé parler du Palais royal et de ses coulisses.
Le Tberguig est
le commérage systématique lié à l’apparence permanente, à la curiosité malsaine
et au voyeurisme. Un passe-temps largement favori de beaucoup de Marocains,
surtout la presse qui détient l’information, même douteuse, pour se sentir
important, pour être à l’origine et surtout en vue d’un rapprochement au Palais
royal.
Dans le cas du
Tberguig du makhzen, l’opposition avec l’Algérie est un moyen de légitimer le
makhzen en donnant le sentiment d’une menace extérieure, pourtant les demandes
de la population marocaines portent notamment sur la politique interne, et les
citoyens ne considèrent donc pas les rivalités contre l’Algérie comme une
priorité, alors le Tberguig devient une arme.
Pour les
Algériens, les Marocains restent de mauvais voisins tant qu’ils accumulent des
gouvernants royalistes qui pratiquent avec cynisme une politique continue
d’affaiblissement politique, militaire et économique du Maroc qui va vers
l’obscurantisme amené par une culture étrangère juive et moyenâgeuse.
Je crois que
malgré un Tberguig médiatique, la presse du Makhzen n’arrive pas à se rendre
compte ni à admettre que le royaume du Maroc n’a jamais existé tel que la
propagande du Makhzen l’a façonné à jamais dans les esprits marocains, ceci dans
le but de vendre une image qui ne reflète ni la réalité historique ni
l’honnêteté morale. Pratiquement, il est donc aberrant de mesurer le
développement d’un pays aux projets réalisés par des étrangers pour les
étrangers. Le Makhzen avec ses théories farfelues se perfectionne à vouloir
créer un ennemi permanent afin de se régénérer et endoctriner le peuple.
Totalement
falsifiée par la propagande mensongère et stupide, l’histoire du Royaume du
Maroc actuel demeure méconnue des Marocains, au point de devenir un ensemble de
grandes énigmes et de nombres évènements importants de l’histoire du Royaume du
Maroc sont restés trop longtemps tabous par un régime du Makhzen féodal. C’est
des historiens que le disent
Dans l’histoire
du Royaume du Maroc, les différents Sultans n’ont rien apporté à la population,
sauf la dépossession des richesses et surtout l’humiliation de la femme
marocaine pour en avoir possédé des dizaines, des centaines et même des
milliers en vue de garnir leur harem, cette attitude des Sultans ne peut que
qualifier le régime du Makhzen de féodal qui nie toute personnalité ou
aspiration outre que celle du Sultan.,
La méfiance récurrente de l’Algérie envers un Makhzen disposé aux plus indignes
trahisons :
Aussi, un peu
d’histoire pour rappel sur la période sensible de l’Émir Abdelkader, le Père de
la Nation Algérienne, notre illustre stratège militaire qui avait négocié son
départ de sa terre natale qu’il a défendue pendant dix-sept années de combat.
Oui, dix-sept années de combat où l’Émir, en chef de résistance, avait
affronté, durant 116 batailles, 142 généraux, cinq princes et 16
ministres de la Guerre. L’Émir n’avait qu’une seule ambition, c’était de
libérer son pays, rendre son peuple fort, grand et prospère au sein des
nations. Cependant, il faudrait bien préciser que l’Émir Abdelkader n’a pas été
vaincu au cours d’une bataille, mais il a été vaincu par une cascade de
trahisons.
Le sultan du
Maroc, Moulay Abderrahmane, ayant reçu une défaite dans la bataille
d’Isly, s’est soumis à la France, et paraphé le traité de Tanger ayant une
visée unique, à savoir, interdire à l’Émir Abdelkader tout repli vers le
Maroc. Dans ce sens, on peut lire l’article 4 dans ce traité conclu à Tanger le
10 septembre 1844 :
Article 4
: Hadj Abdelkader est mis hors la loi dans toute l’étendue du
royaume du Maroc, aussi bien qu’en Algérie. Il sera en conséquence poursuivi à
main armée par les Français sur le territoire de l’Algérie, et par les
Marocains sur leur territoire jusqu’à ce qu’il en soit expulsé ou qu’il soit
tombé au pouvoir de l’une ou de l’autre nation.
Au 21 décembre 1847, ébranlé par les multiples
trahisons affectant sensiblement son moral et dans une atmosphère morose et
pleine d’émotion, l’Émir Abdelkader s’exprima : « La lutte est
finie, Dieu en a décidé ainsi. J’ai combattu pour ma religion et mon pays…
Nous devons nous rendre à l’évidence. Que puis-je faire encore dans ce pays
alors que la cause est perdue ?… Quand nos citoyens rejoignirent les
chrétiens, je me suis mis du côté du sultan marocain parce que nous étions tous
musulmans. La seule question qui reste à trancher est la suivante : « Faut-il
se soumettre aux chrétiens ou au sultan du Maroc. Vous pourrez choisir ce qui
vous paraît convenable. Quant à moi, mon choix est fait. J’ai décidé de
négocier avec mon ennemi que j’ai combattu et à qui j’ai infligé bien des
défaites, plutôt que de me soumettre à un musulman qui m’a trahi… Je
réclamerai de me rendre en terre musulmane, avec ma famille, et ceux d’entre
vous qui voudront me suivre. Et, maintenant que je suis impuissant, je n’y peux
rien. Je veux me reposer de la fatigue de la guerre… Il ne me reste plus
l’envie du pouvoir. Je l’ai lavé avec de l’eau et du savon… ».
Une citation
d’Émir Abdelkader si cher aux Algériens : Les cheveux poussent sur la tête et
jamais sur la paume de la main… Faites le bien envers le chien et jamais aux
marocains« .
Si le sultan du
Maroc n’avait pas aidé la France, l’Algérie n’aurait pas perdu 7,5 millions de
martyrs et ne serait pas restée sous l’occupation française pendant 132 ans.
Durant la
guerre de libération (1954-1962), Le contentieux algéro-marocain s’alourdit à
l’époque par un problème d’une autre dimension, à savoir, la revendication
territoriale prônée par le Parti de l’Istiqlal au pouvoir, et appuyée par une
pression continue au niveau de la frontière algéro-marocaine au sud.
Déclaration publique du leader de l’Istiqlal Allal El-Fassi Fès en août 1957 :
“La meilleure réponse au soutien apporté à nos frères algériens, c’est de
rendre au Maroc les territoires sahariens rattachés à l’Algérie”.
En octobre
1963 : la guerre des sables : les visions
expansionnistes du roi marocain le pousse à attaquer l’Algérie qui vient juste
de sortir d’une guerre de 132 ans
Le 2 mars 1973 : le Makhzen Marocain dépossède les Algériens qui vivent sur son sol
de leurs biens (40% du patrimoine foncier agricole public marocain
appartenait aux immigrés algériens, confisqué et attribué aux juifs). La
question des biens des Algériens au Maroc, dont une bonne partie est
constituée de riches possessions, est un élément important du contentieux entre
l’Algérie et le Maroc. Le Maroc, qui revendique pour ses
ressortissants expulsés d’Algérie en 1975, serait plus crédible dans sa
démarche s’il consentait lui-même à appliquer aux Algériens spoliés ce qu’il
réclame de façon récurrente pour ses propres ressortissants. C’est-à-dire une
juste réparation qu’il a généreusement accordée par ailleurs aux anciens colons
français et européens. La réouverture de frontières entre les deux pays et
l’édification du Maghreb passent aussi par des chemins de traverse
comme l’indemnisation des propriétaires injustement dépossédés de leurs
biens.
En 1994, suite à un attentat terroriste à l’hôtel à Marrakech, le Maroc l’attribue
à l’Algérie, expulse plusieurs dizaines de milliers de touristes algériens,
après les avoir maltraités. Le Maroc a aussitôt fait porter toute la
responsabilité à l’Algérie et instauré immédiatement le visa pour les
Algériens. À l’annonce de ces mesures, Alger a, dans un premier temps, choisi
de répondre par la réciproque en instaurant le visa pour les Marocains et la
fermeture des frontières après. (Il
s’est avéré plus tard que c’était une opération des services secrets marocains
et israéliens pour accuser l’Algérie d’être un état terroriste.)
Si Les
relations entre le Maroc et Israël ont toujours été marquées par le sceau de la
confidentialité, comme s’il s’agissait de liaisons inavouables, politiquement
incorrectes, voir potentiellement dangereuses. Pourtant, d’une manière ou d’une
autre, ces relations n’ont jamais réellement cessé. En effet, la normalisation avec l’état
d’Israël, très politique entre deux propagandes viles et aveugles qui ne seront probablement pas à
la hauteur des enthousiasmes du peuple marocain, mais il modifie déjà les
équilibres populaires et citoyens au détriment d’un Maroc de plus en plus
fragile qui en est devenue l’homme malade. Une monarchie de débiles, de pervers et de menteurs.
Et, comme on
pouvait s’y attendre, le Makhzen Marocain pousserait de hauts cris avec sa
rengaine anti-algérienne et en même temps son appel au lobbying du Parlement
Européen, d’Israël, ceci resterait sans doute le comportement le plus adéquat
comme une sorte de schizophrénie qui serait emparé de ces dirigeants du
royaume, incapables de faire face aux défis économiques et sociaux de leur
pays en recourant à la technique employée à savoir imputer tous leurs
déboires à un ennemi extérieur.
En effet, la
monarchie n’a guère changé, les crimes et les assassinats politiques sont
d’actualité, les disparitions, les fusillades en terre ou mer, de vrais
suicides faux, les siècles de prison pour qui ose dire non, bref, un enfer
absolu pour les Marocains et un paradis fascinant pour les traîtres et les étrangers
Tout au long de
son histoire, le Makhzen n’a pas vraiment changé de nature, il a toujours su
créer et orchestrer ce type de campagnes qui tendent à discréditer le voisin
algérien pour l’accuser de vouloir déstabiliser de facto le Maroc et se déclare
comme un pays victime de l’ostracisme des autorités algériennes afin de
fabriquer l’Algérie comme l’Ennemi, nous avons même pu constater qu’un jour le
consul général du Maroc à Oran avait osé qualifier l’Algérie de pays ennemi
dans l’aveuglement de sa propre fonction symbolique. Quelle obsession
!!!!
En effet, les
médias du Makhzen en bon bergag ont toujours su orchestrer ce type
de campagnes qui tendent à discréditer le voisin algérien pour l’accuser de
vouloir déstabiliser de facto le Maroc et se déclare comme un pays victime de
l’ostracisme des autorités algériennes, ce qui a donné lieu à un festival
d’idioties médiatisées, qui sont devenues des hypothèses sur des hypothèses et
des supputations sur supputations et juste à part vendre de la fumée.
En effet, à ce
titre, le Tberguig médiatique reste le point noir est dans les relations
tumultueuses Algero-Marocaines.
Devant un tel
enthousiasme pour la médisance et le commérage marocain, ainsi que toutes les
élucubrations journalistiques marocaines, la tête en l’air, gobent les mouches,
nous, Algériens, avons préféré ne rien dire !

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