Relations Algérie/France: Une visite ratée, déformée et parodiée !

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Lors de sa visite en Algérie, le président
français a préféré parler d’«immigration choisie» et de projets
d’«incubateurs
high tech
» franco-algériens. Le président a aussi évoqué la création de
«studios
de cinéma
» pour favoriser la créativité de la jeunesse algérienne.

Ah oui, également, une commission
d’historiens des deux pays, qui sera chargée d’élaborer l’histoire de la
colonisation à partir des archives de l’un et l’autre pays.

Des formules à l’emporte pièce et
uniquement pour la  galerie, avec
toujours le vide sidéral au niveau de l’action. il y aurait trop à dire sur
tout cela, je me contenterai de deux observations, liées à ce voyage en
Algérie. La première sur la création « d’une commission mixte d’historiens
». Cette initiative est une concession inutile qui ne nous (Algériens) voudra
que des humiliations supplémentaires.

Quel besoin en avons-nous de la France ?

Et quels besoins, autres que
politiciens, en ont les Français de l’Algérie ?

Même s’il restait encore quelques
archives à explorer, la colonisation de l’Algérie est aujourd’hui suffisamment
documentée. Je parie que dans les mois et peut-être les années qui suivront,
cette commission distillera, à destination des algériens, un lent poison de
polémiques et de débats que nous devrons boire jusqu’à la lie.

Cette commission pourra-t-elle
dire aux uns et autres que formellement la colonisation était un crime en soi,
quelque que soit ses motifs ?

Cette commission pourra-t-elle
dire que le système colonial avait poussé inexorablement
les Algériens à la déchéance, la famine et les épidémies.
C’est dire que
Algériens et Français, ne dansent pas sur le même registre d’attribution. Les
deux intentions sont diamétralement opposées.

La deuxième observation c’était
de voir le président Français passé nouvellement un cran en expliquant aux
Algériens ce qu’ils savaient déjà, alors renier et garder sous silence encore
une fois de plus, les crimes de la colonisation, c’est se donner le droit de
dire quand commence l’histoire et quand elle finit. La guerre a été perdue par la France. C’est acté.

Mais le Président Français a franchi un pas
important en parlant «d’une histoire
d’amour
» entre la France
et l’Algérie, il nous commente le futur dans une espèce d’élan mystique, pour
demander  à la jeunesse Algérienne d’oublier
le passé, d’aimer un peu plus la
France et que tous les Français leur doivent solidarité par
amour éperdu pour l’humanité, la démocratie, les valeurs, enfin tous ces
balivernes qui font l’ordinaire du blabla pour le reste du monde.

Pas grave, suffira de faire semblant. Il en
profitera pour offrir des nouvelles opportunités à la jeunesse algérienne, des
visas, des incubateurs en faisant la promotion d’une immigration choisie en
privilégiant ceux qui ont fait de hautes études. Un petit coup de pommade au
passage, ça c’est davantage pour la politique de la France envers l’Algérie.

Certes la France est un pays important, mais l’Algérie
l’est également L’Algérie reste, en revanche, la clef de l’Afrique. Enfin et
surtout, l’Algérie n’est plus colonisée, après 132 ans le peuple Algérien n’est
pas mort, il est bien libre, une liberté acquise chèrement et cela mérite
d’être bravement et fièrement dite.

Sûrement, il faut normaliser nos rapports avec la France, mais ça ne passe
pas et depuis des années la presse française ne cesse d’accuser l’immigration
(surtout Algérienne) de tous les maux, de l’insulter quotidiennement, d’exiger
son expulsion catégorique et plus encore 
d’exiger la reconnaissance des bienfait de la colonisation pour avoir
construit un pays qui n’existait pas (routes,
voies ferrées, barrages, aéroports, ports, infrastructures, écoles, etc
.).         

Regardons déjà la France, longtemps, les
actes anti-musulmans se sont résumés à des  
violences physiques qui se multiplient, ainsi qu’à des  attaques à des lieux de culte musulman,
toutes ces victimes suscitent compassion a
minima
chez les politiques et indifférence dans les médias, donc il n’y a
pas de quoi donné des leçons en matière de haine et de mépris.

La
France l’a démontré par une presse conventionnée, que l’anti-algérien
trouve sa source dans cette vieille « blessure d’orgueil » dont
certains ne parviennent pas à se départir. Certains veulent se convaincre que
l’Algérie restera un valet à l’ancien colonisateur, mais l’Algérie dans le
monde et dans ses rapports avec d’autres pays se porte bien, après soixante
année d’indépendance, l’Algérie d’aujourd’hui est en droit de condamner la
colonisation Française et elle est en mesure de revendiquer tous ses droits
dans la restitution des richesses spoliés et transférer en France.

Aujourd’hui la France  veut « renforcer » le
partenariat avec l’Algérie ?                                  

Oui à
un partenariat de gagnant-gagnant à l’image des relations
italo-algériennes qui sont ce que devraient être les relations
algéro-françaises : coopération, transfert de technologie et
investissement à tous les niveaux. Plus de 200 entreprises italiennes
travaillent en Algérie, contrairement à certaines entreprises françaises moins
compétitives par manque d’investissement en sol algérien, deux entreprises
françaises (Suez et RATP) ont vu leurs contrats non renouvelés et certaines,
ont plier bagages, comme Alsthom, Crédit agricole, Société Générale et BNP. Ces
derniers refusaient de réinvestisser dans le pays une partie de leurs
bénéfices.

Il faut noter que les entreprises françaises
travaillant en Algérie savent qu’être là c’est juste pour vendre un produit et
encaisser des marges, c’est plus facile. Alors que l’Algérie veut une approche
globale comprenant par exemple du transfert de compétences, de l’assistance à
l’installation et du support. L’Algérie veut du transfert de technologie et les
parties françaises n’ont pas l’envie de transmettre.

Aujourd’hui l’Algérie et sa jeunesse refusent et
rejettent les valeurs dégénérées qui inculquent 
dans les écoles primaires qu’un homme peut bien être «enceinte»
de son mari et qu’il s’agit là de l’un des plus beaux progrès de l’humanité ou
encore cette volonté diabolique de diviser, cette culture de mort que l’Occident
ne cesse de répandre partout.  

On a vu plus récemment le président français ouvrir
joyeusement les bras à toute une jeunesse algérienne qui faisait retentir les
rues d’Oran de slogans (On.Two.Three Viva l’Algerie) peu agréables
vis-à-vis de la France
qui finit tout de même par se rendre compte que NON, le jeunesse algérienne n’acclamait pas une distribution de
visas.

La
Dame France, avec ces dirigeants politiques, ses médias et
ses sinistres polémistes, artisans de la division et de la haine souscrit
fortement à ces billevesées, ainsi nous méprisons cette hypocrisie, ces
indignations calculées,  qui aujourd’hui,
dans ces organes de presse se font plaisir avec des clichés déformés,  et
toutes ces déclarations et actions en la matière sont donc purement racistes,
et visent principalement à tenter de faire oublier les très longues années de colonisations
et de spoliations et dépouillement  des
richesses, les Français doivent savoir que les intérêts de l’Algérie ne sont
pas les intérêts de la France.  

Pour conclure et être plus clair, je donne tort à
la France dont
sa relation avec l’Algérie par manque de maintien, de tenue et surtout pour un
orgueil colonial versé dans l’obscénité. La suprématie de cette civilisation en
voie de pourrissement et son lot de valeurs inversées se trouvent, pour la
première fois, frontalement contestées.

L’immigration ou je dirais les musulmans de
France,ont largement eu le temps de constater, durant ces deux dernières années,
à quoi ressemble une société de l’inclusion, du vivre ensemble et de l’égalité,
une société qui érige le «droit à la différence» comme repère
d’une   civilisation occidentale, c’est
dire d’une population vidée de sa matière par un lavage de cerveau continu, qui
les fait maintenir dans un monde virtuel, le reste du monde, en gros 80% de
l’humanité, regarde ce monde occidental de plus en plus avec une immense
perplexité !

L’Algérie affirme haut et fort que son peuple
refuse de cautionner les positions idéologiques à sens unique et chaque pays
défend ses intérêts. C’est ainsi que l’Algérie vient de décider mettre la
langue française à la porte de nos Ecoles.

 

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