Catégorie : Décryptages

Analyses critiques visant à décrypter les récits politiques et médiatiques, la désinformation, les discours de propagande et les enjeux cachés derrière l’actualité.

  • De qui les États-Unis sont-ils le proxy ?

    De qui les États-Unis sont-ils le proxy ?

    Regardez-les. Admirez la diplomatie des carnassiers. Les sionistes au pouvoir n’ont pas d’alliés, car leurs plus purs instincts les poussent irrépressiblement vers la destruction de l’Autre et leur propre suicide politique. C’est une loi élémentaire de la physique sociale : on ne règne pas en célébrant le culte de la mort, et on ne conserve pas un réseau d’amis quand on s’est mis la terre entière à dos. L’« alliance sacrée » entre Tel-Aviv et Washington, agrémentée des platitudes complices des régimes européens, n’est rien d’autre qu’un pacte entre caïds du crime organisé. Une association de malfaiteurs qui s’embrassent le matin et se sauteront à la gorge au tout premier signe de faiblesse l’après-midi.

    Mais après tout, le prétendu « monde libre » semble pris d’une crise de démence suicidaire. Il accepte sans broncher d’être gouverné par un aventurier de foire comme Donald Trump ou par la brochette de jean-foutre qui font office de dirigeants en Israël et à travers l’Occident. Une jeunesse crédule se laisse ferrer par des charlatans politiques et des démagogues toxiques, Netanyahou en tête. Et pendant ce temps, les foules écoutent les prières des fous en guerre ouverte contre la raison. C’est un grand marché de la connerie : d’un côté, des écologistes de pacotille qui exploitent des angoisses légitimes pour refourguer de la contrefaçon scientifique ; de l’autre, des complotistes en roue libre qui voient la main du Diable chez les Francs-Maçons, les satanistes pédophiles ou les extraterrestres.

    Ajoutez à ce tableau d’honneur l’effondrement méthodique de l’école publique, la promotion active de l’obscurantisme, la tolérance béate pour les trafics, le vandalisme et les incendies volontaires… Si la France, l’Espagne, l’Italie ou la Grande-Bretagne deviennent invivables parce qu’une trop grande partie du corps social refuse de se comporter en citoyens, et si l’on continue de décréter qu’il faut dépendre à 100 % de l’étranger pour leurs besoins vitaux à commencer par de quoi manger, soyons clairs : l’Occident ne va rien « vaincre » du tout. Il va tout simplement crever.

    Regardons les chiffres, la froide réalité : les États-Unis, c’est 4 % de la population mondiale, 14 % de la production de la planète et 13 % des importations globales. Pour maintenir leur statut d’hégémon absolu avec un tel différentiel, ils n’ont pas cinquante options : il leur faut une politique de prédation pure, financer le chaos et organiser la nuisance globale pour étouffer préventivement le moindre rival. Une stupidité d’une paresse intellectuelle crasse, équivalente à ce socialisme de bazar qui s’imagine que l’économie mondiale est un gâteau à taille fixe qu’il faudrait voler avant que le voisin ne le croque.

    Pendant ce temps, le vent tourne. On ferait bien d’abandonner l’expression condescendante de « Sud global » pour celle, autrement plus factuelle, de Majorité mondiale. L’Inde et le Brésil, deux des piliers fondateurs des BRIC, sont des démocraties parlementaires. L’Afrique du Sud, qui les a rejoints pour former les BRICS, cherchait avant tout à se prémunir du terrorisme et de l’extrémisme religieux. Car chacun sait  ou devrait savoir que le fanatisme takfiriste (Daeech) a été méthodiquement manipulé et instrumentalisé par la CIA pour déstabiliser les États souverains, qu’ils soient laïcs ou non. Petit détail savoureux pour l’Histoire : le plus ancien manuel retrouvé du parfait petit soldat takfiriste avait été imprimé très officiellement dans le Montana. Comme c’est étrange ! Le hasard fait décidément bien les choses.

    Ce qu’il y a de formidable avec la bande de voyous qui sert de guides, c’est qu’ils finissent toujours par avouer la bouche enfarinée. Comme par exemple quand ils ont vu les pétromonarchies du Golfe entamer une romance diplomatique avec Pékin, leur premier cri du cœur n’a pas été « La démocratie est en danger ! », mais un sublime : « Oh merde ! Ce sont les Chinois qui vont foutre la main sur leurs ressources, et pas nous ! » Le masque tombe, la nudité de l’impérialisme apparaît dans toute sa splendeur.

    Cette supériorité odieuse des États-Unis  que tout cœur authentiquement progressiste a le devoir moral de haïr, comme on haïssait au XIXᵉ siècle l’infâme Angleterre et son peuple de boutiquiers cyniques  est peut-être enfin sur le point de toucher à sa fin. On reste halluciné en observant les successeurs de Washington, Jefferson, Lincoln et Roosevelt emprunter leurs méthodes de gouvernance directement aux pires Gouvernements  despotiques d’Ouganda d’Israël.

    Rendons toutefois à César ce qui lui appartient : à côté du vol, de la rapine et de la force brute impériale, l’Amérique a aussi compté une véritable étincelle de créativité, une intelligence vive et une collection impressionnante de Prix Nobel. On y croise des Japonais, des Chinois, des chercheurs issus de tous les peuples de la Terre. Rendons-lui cet hommage : une nation capable d’attirer et d’accueillir autant de découvreurs n’est pas entièrement méprisable.

    Mais la réalité du terrain rattrape le théâtre des ombres. La profondeur de l’isolement international d’Israël est devenue totale, bien que scrupuleusement masquée par le filtre complaisant des médias de grand chemin. À l’Assemblée générale de l’ONU, Netanyahou est venu pérorer depuis la tribune devant une salle quasiment vide.

    Ces images ne mentent pas. Regardez ces dizaines de délégués quitter la salle en signe de protestation dégoûtée dès que le premier ministre israélien s’avance vers le micro. Heureusement que la honte ne tue plus depuis longtemps, sans quoi les travées seraient jonchées de cadavres. Car il n’y a pas de mots pour qualifier la veulerie de ces diplomates restés sagement assis. Dans ce désert de courage, saluons la lucidité des interventions du président iranien, du président turc ou du roi de Jordanie, qui ont au moins eu la décence de nommer les choses et de condamner sans détour le génocide en cours à Gaza et en Cisjordanie.

    A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
    « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »    

  • L’épreuve de la bureaucratie : du citoyen de droit au sous-citoyen d’expérience :

    L’épreuve de la bureaucratie : du citoyen de droit au sous-citoyen d’expérience :

    Pour des besoins des documents administratifs, Il était à peine plus de neuf heures, lorsque j’ai franchi le seuil de cette administration publique. Dans la salle d’attente, la quasi-totalité des sièges était occupée. L’atmosphère, à la fois lourde et feutrée, n’était troublée que par le bercement monotone des téléphones intelligents, le bruissement des dossiers serrés contre les poitrines, le claquement régulier des portes et la scansion impersonnelle d’un récepteur appelant les numéros d’ordre.

    À mes côtés attendait un homme d’une soixantaine d’années. Il tenait sur ses genoux une chemise cartonnée, visiblement usée par les manipulations successives. Par intervalles réguliers, il l’ouvrait, vérifiait méthodiquement l’ordonnancement de ses pièces justificatives, puis la refermait avec une précaution quasi rituelle  démarche anxieuse de celui qui cherche à se prémunir contre l’impondérable bureaucratie.

    Après près de deux heures d’une attente passive, son identifiant s’est enfin affiché. Se levant pesamment, il s’est avancé vers le guichet : Bonjour monsieur. Je viens pour le suivi de mon dossier. On m’avait indiqué de fournir cette série de documents.

    Sans lui accorder un regard, l’agent administratif s’est emparé du pli. Il a feuilleté brièvement l’ensemble, inversé deux ou trois feuillets, avant de reposer le tout sur le comptoir d’un geste machinal : Il manque une pièce. L’usager manifesta un mouvement de surprise : Pourtant… lors de mon dernier passage, on m’avait assuré que le dossier était complet.  Il manque ce document. Il vous faudra revenir. Un silence pesant s’est installé.  Quand dois-je revenir ? L’agent a esquissé un simple haussement d’épaules : Demain. Ou la semaine prochaine.

    L’homme a baissé les yeux sur ses documents, a fixé l’agent, puis est revenu à son dossier. Il aurait pu légitimement s’indigner, exiger un traitement bienveillant, solliciter un recours ou rappeler l’asymétrie d’un échange ayant gaspillé deux heures de son existence. Il n’en a rien été. Il s’est exécuté dans la résignation, rangeant ses feuillets avec une lenteur accablée. Un unique mot, presque inaudible, est sorti de sa bouche : « D’accord… »

    Je l’ai observé traverser la salle, les épaules voûtées, la pochette sous le bras. Une interrogation s’impose alors : à partir de quel seuil d’usure institutionnelle un individu doté de la citoyenneté en vient-il à intégrer une posture de sous-citoyen, jusqu’à renoncer à l’exigence fondamentale de considération ?

    La citoyenneté comme expérience concrète et la domination symbolique

    Les théories politiques contemporaines appréhendent généralement la citoyenneté sous un angle strictement formel et juridique : un statut octroyé par l’État, assorti de titres d’identité, conférant un panier normatif de droits et de devoirs. Or, la citoyenneté ne saurait se réduire à une mention marginale sur un acte d’état civil. Elle doit s’analyser comme une expérience phénoménale et relationnelle. Elle se mesure à la nature des interactions sociales, à la possibilité d’exprimer une revendication ou de contester une décision sans s’exposer à l’humiliation ou à l’asymétrie de pouvoir.

    Le « sous-citoyen » ne se caractérise pas nécessairement par la privation légale de ses prérogatives politiques ou civiles. Il s’agit plus insidieusement de l’individu qui, bien que détenteur en droit de ces prérogatives, a intériorisé l’inutilité de leur exercice. La dérive la plus redoutable pour l’ordre démocratique réside moins dans l’injustice manifeste que dans l’accoutumance à l’arbitraire.

    Lorsque l’usager soumis à deux heures de vacuité perçoit comme une fatalité le fait d’être éconduit sans ménagement, lorsqu’il substitue la soumission de l’œil à la demande de redevabilité (accountability), la promesse démocratique s’effondre de l’intérieur. Son « d’accord » de façade masque une aliénation profonde : l’inhibition de l’affirmation légitime de sa propre dignité.

    Une structure sociale authentiquement équitable ne peut se borner à distribuer des droits formels ; il lui incombe de garantir les conditions psycho-sociales et institutionnelles de leur exercice effectif. Car la citoyenneté ne se résume pas à une assertion juridique passive. Elle réside dans la capacité garantie pour chaque individu de s’inscrire dans l’espace public la tête haute, fort de la certitude que sa dignité intrinsèque jouit d’une valeur inaliénable et strictement égale à celle de tout autre membre du corps administratif.

    A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
    « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça.

  • Algériens de France : Génération bouc émissaire en grande braderie des coupables sur ordonnance.

    Algériens de France : Génération bouc émissaire en grande braderie des coupables sur ordonnance.

    Algériens de France : derrière les discours polémiques sur l’immigration algérienne se joue un débat public marqué par les stéréotypes, les amalgames et les lectures historiques approximatives.

    Ah, le charme suranné de la nostalgie sous ronce de noyer ! Prenez un brin de San-Antonio, trois gouttes de cholestérol gaulois, saupoudrez d’un zeste d’indignation républicaine, et vous obtenez le dernier chef-d’œuvre de la sociologie du comptoir : « C’était mieux quand ils fermaient leur gueule ».

    Regardez-les, ces nostalgiques des Trente Glorieuses ! Ils regrettent le temps béni où le daron algérien trimait douze heures par jour sur les échafaudages de Bouygues, le dos pété, le vêtement du dimanche bien repassé, trop heureux d’habiter dans un bidonville à Nanterre avant d’être relégué gentiment dans une barre d’HLM en béton armé.

    Algériens de France : une génération transformée en bouc émissaire

    Ça, c’était du « bon migrant » ! Un migrant silencieux, reconnaissant, qui ne ramenait pas sa fraise et qui crevait poliment avant l’âge de la retraite sans demander son reste. Lionel Stoléru  (ou prime de retour) : En 1977, face à la montée du chômage après le choc pétrolier, il instaure une prime de 10 000 francs accordée aux travailleurs étrangers qui acceptaient de rendre leur titre de séjour et de rentrer définitivement dans leur pays d’origine. La grande majorité des travailleurs immigrés (notamment algériens) ont refusé ce départ, ayant déjà ancré leur vie, leur travail et souvent leur famille en France.

    Des Seigneurs, on vous dit ! Ils préféraient le doux parfum du gaz d’échappement parisien.

    Mais patatras ! La troisième génération est arrivée. Et là, le logiciel du conservateur moyen explose en vol. Pourtant, les Algériens de France ne constituent pas un bloc uniforme : leurs parcours, leurs histoires familiales et leurs rapports à la société française sont multiples.

    Pensez donc : ces enfants de la république ne veulent plus jouer les Oncle Tom de service. Ils ont le culot d’utiliser les réseaux sociaux, de porter des survêtements et de huer La Marseillaise les soirs de défaite au foot ! Pire : au lieu de se franciser par la rillette et le cholestérol comme le prophétisait San-Antonio.

    Mais attention ! La faute à qui ? Aux profs, pardi ! À la gauche, évidemment ! Aux cantines scolaires ! Et au « collège unique », qui aurait baissé le niveau à cause de trois gaminos arrivés en 1975. C’est connu : avant 1975, chaque gamin du Cantal récitait Racine en latin avant d’aller traire les vaches.

    Et que propose notre essayiste de choc pour résoudre le problème ? Attention, sortez les cahiers : l’internat de force ! Isoler les « irrécupérables » de leurs familles, couper les câbles Wi-Fi, les enfermer dans des pensionnats façon IIIe République avec récitation obligatoire des fables de La Fontaine de 6 heures du matin à minuit. Jean Zay qui a théorisé l’école comme un espace protégé des passions partisanes et religieuses, sanctuaire où l’élève doit être soustrait aux influences politiques et confessionnelles pour devenir un citoyen libre, doit se retourner dans sa tombe avec une telle violence qu’on pourrait y brancher une centrale nucléaire.

    C’est l’entrisme d’extrême droite à partir des années 80 ! Il y a eu un travail de fond pour les convaincre que leur nullité était le résultat du racisme en France !

    C’était pas de leur faute, tout était de la faute du racisme des français (un des peuples les plus racistes au monde, il n’y a qu’à voyager pour le constater). Le mitterrandien a joué à fond cette carte (SOS racisme) tout en faisant monter le FN !

    Alors les deux « preuves » du racisme français pour eux, ce fut la laïcité et le FN ! On en est là aujourd’hui avec en plus un parti politique qui siège à l’assemblée et qui a repris cette stratégie et l’a amplifiée pour en faire le cœur de sa prise du pouvoir…Alors cela sera très difficile de sortir de ce piège diabolique par les voies démocratiques, les prochaines présidentielles seront un tournant sans retour possible !

    Quel pessimisme gratuit et incompréhensible, des français sont la quintessence de l’intégration heureuse, du patriotisme rayonnant, de la joie de vivre ensemble. C’est bien simple, quand on se lève le matin avec des idées noires, il suffit, hop, de penser quelques secondes à l’Algérie et aux Algériens pour se sentir tout de suite mieux.

    Les Algériens de France deviennent alors une cible commode dans un débat où les réalités sociales sont souvent réduites à des slogans. Bref, la rengaine est connue, le disque est rayé, mais le tiroir-caisse tourne toujours. On prend les complexes d’une société en panne d’avenir, on les emballe dans du mépris culturel, et on accuse l’Algérien du coin d’être responsable de la hausse du prix du beurre, de la baisse du niveau en maths et du mauvais temps sur la Bretagne.

    Sauf qu’à force de chercher le bouc émissaire parfait, on oublie juste un détail : la France de 2026 n’est ni un roman de San-Antonio, ni un pèlerinage nostalgique des années 50. Elle se fera avec tous ses enfants, qu’ils aiment le coq au vin, le couscous, ou les deux. Quant aux nostalgiques du « veston-cravate du dimanche », il leur reste toujours la possibilité d’aller vivre dans un musée. Les entrées y sont gratuites le premier dimanche du mois.

    A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
    « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça.

  • Chronique d’un charognard du Makhzen : Rabat jubile, la Kabylie brûle

    Chronique d’un charognard du Makhzen : Rabat jubile, la Kabylie brûle

    Les récentes publications de la presse marocaine face aux épreuves traversées par l’Algérie révèlent le glissement d’une certaine ligne éditoriale vers l’opportunisme politique. Transformer la mort et la souffrance d’un peuple en argument de communication relève d’une abdication éthique majeure. En tirant profit des drames humains, ces médias ne pratiquent plus l’information, mais la dénigrement systématique.

    C’est pourtant dans cet exercice que la presse du Makhzen s’illustre avec une aisance déconcertante. Lorsqu’un média guette la tragédie d’un peuple voisin pour s’en nourrir, il abandonne le journalisme au profit du charognage médiatique. En fouillant les décombres et en instrumentalisant les victimes, ces officines orchestrent une véritable opération de désinformation. Derrière ces litanies répétées à satiété se cache une stratégie de manipulation grossière, visant à déformer la réalité et à exploiter la détresse des citoyens à des fins purement politiques.

    Il y a une espèce animale bien connue des naturalistes, mais que l’on retrouve avec un bonheur renouvelé dans les officines du Makhzen : le rapace de caniveau. Un incendie se déclare en Algérie ? La forêt brûle ? Des familles pleurent leurs morts ? Vite, vite ! L’éditorialiste de service à Rabat enfile son plus beau costume de vautour, aiguise sa plume et vient piétiner la cendre encore chaude pour nous vendre son petit catéchisme anti-algérien.

    Dernier exploit en date : la prose signée Aziz Daouda. Un chef-d’œuvre de cynisme d’État, où la tragédie humaine sert de prétexte à une indigestion de sarcasmes sur la « gouvernance », servie avec un sourire en coin qui pue la satisfaction mal dissimulée.

    Analyse critique des obsessions du Makhzen

    Le voyeurisme de préfecture : L’auteur nous avoue d’entrée de jeu consulter les vidéos de drames depuis sa petite fenêtre marocaine pour dénoncer la « com » d’Alger. Magnifique pudeur ! Utiliser des drames environnementaux et des pertes humaines non pas pour exprimer une solidarité fraternelle de voisinage, mais pour dérouler un pamphlet d’opportunisme politique, c’est la marque des grandes consciences.

    L’arroseur arrosé et la projection psychologique : Accuser l’Algérie de tout rejeter sur « l’ennemi extérieur » quand toute la politique étrangère du royaume repose sur la désignation d’un bouc émissaire à l’Est relève du génie comique. La propagande makhzénienne repère les failles chez le voisin avec une loupe, tout en oubliant opportunément ses propres zones d’ombre, de censure et d’alignements stratégiques contestables.

    La recette du « complotisme inversé » : Pour faire oublier le choc des victimes, la tribune transforme l’action sécuritaire et judiciaire algérienne en un sketch télévisé pré-écrit. C’est pratique : en prétendant anticiper l’enquête, on disqualifie d’avance tout fait réel, toute piste criminelle et toute souveraineté de l’État algérien sur son propre sol.

    Chronique satirique : « Allô le Makhzen ? Ici la fumée ! »

    Ah, la belle déontologie du royaume ! Un hectare de pinède brûle en Algérie, et voilà nos docteurs en pyrotechnie makhzénienne qui préparent et servent le thé. C’est plus fort qu’eux : chez ces professionnels du charognage, le malheur algérien est un plat qui se mange chaud, très chaud, de préférence fumant.

    Notre bon éditorialiste nous fait le coup de la larme à l’œil et du diagnostic d’expert. Pensez donc ! Il a regardé le JT d’Alger entre deux tasses de thé, et paf, le voilà devenu inspecteur général des forêts et spécialiste mondial du Canadair. D’un trait de plume triomphant, il nous livre sa grande révélation : l’État algérien est incompétent, ses hélicoptères sont de la décoration et son président joue les Mastroianni. On admire la hauteur de vue et le silence royal de ce fou du Roi, qui avait oublié que sa majesté le roi son Sidhoum est à Paris, faires des selfies, en état d’ivresse et surtout chaque le soir se trouve en bonnes mains sous de belles draps.  Quand la maison du voisin brûle, le vrai gentleman ne propose pas un seau d’eau ; il écrit une chronique pour se moquer du pompier.

    Mais le plus croustillant reste la leçon de morale sur le « complotisme ». Entendre les scribes d’un régime qui vend la souveraineté régionale aux plus offrants nous donner des cours de transparence, c’est un peu comme recevoir des leçons d’ascétisme de la part d’un prince en goguette à Marbella. Tout y passe : l’armée algérienne, les budgets de défense, la télévision d’État… À les entendre, si le soleil chauffe trop au Maghreb, c’est encore une manipulation du gouvernement algérien pour cacher le prix de la semoule.

    La réalité est beaucoup plus triviale, mes bons messieurs : pendant que vous comptez les points et que vous buvez votre petit nectar d’aigreurs géopolitiques sur le dos de nos morts, le peuple algérien, lui, fait face, lutte et reconstruit. Gardez vos diagnostics de comptoir et vos larmes de crocodile. L’Algérie n’a pas besoin de la compassion intéressée des gazettes de cour pour panser ses plaies et régler ses comptes avec elle-même.

    A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
    « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça.

  • La « civilisation judéo-chrétienne » : déconstruction d’un mythe idéologique

     

    Introduction : un concept piégé

    Depuis
    quelques décennies, l’expression « civilisation judéo-chrétienne » est
    régulièrement mobilisée dans les discours politiques, médiatiques et
    académiques. Elle est souvent présentée comme le socle identitaire de
    l’Occident, en opposition à d’autres univers culturels et religieux, en
    particulier l’islam. Pourtant, cette formule, popularisée après la Seconde
    Guerre mondiale, relève moins de l’histoire réelle que de la stratégie
    idéologique. Comme le souligne Sophie Bessis dans La civilisation
    judéo-chrétienne : Anatomie d’une imposture
    , il s’agit d’un concept
    artificiel, forgé pour redessiner les alliances politiques et reconstruire une
    mémoire collective européenne amputée de ses contradictions.


    Une
    invention récente sans fondement historique

    • Une fiction après 1945 : pendant des siècles,
      l’Europe chrétienne s’est définie contre le judaïsme, marqué par
      l’exclusion, les ghettos, les persécutions et finalement la Shoah. Parler
      de continuité « judéo-chrétienne » est donc historiquement faux.
    • La récupération politique : après la Shoah, l’Occident,
      coupable de persécutions antisémites, a intégré le judaïsme à son récit
      identitaire pour effacer la culpabilité et légitimer son soutien à la
      création d’Israël.
    • Une construction idéologique : le terme ne reflète pas une
      réalité culturelle partagée mais une recomposition stratégique. Il s’agit
      de dire : « Nous, Occidentaux, avons un patrimoine commun face aux autres
      civilisations ».


    Une notion saturée d’idéologie

    • Un instrument de séparation : en érigeant une «
      civilisation judéo-chrétienne », on dresse une frontière symbolique entre
      un « nous » (Occident) et un « eux » (islam, Orient, Afrique).
    • Un outil de mobilisation
      politique
      :
      Israël, par la voix de ses dirigeants, a revendiqué ce rôle de « bastion
      avancé de l’Europe » contre le monde musulman, renforçant l’illusion d’un
      bloc homogène.
    • Une légitimation des conflits : en opposant cette prétendue
      civilisation à « la barbarie », on justifie les interventions militaires,
      les discriminations et les politiques de fermeture face à l’altérité.


    L’oubli des
    apports de l’islam et des circulations culturelles

    • Un héritage partagé : l’islam n’est pas extérieur
      à la matrice culturelle européenne. Le Coran reconnaît Abraham, Marie, et
      s’inscrit dans la continuité des traditions bibliques.
    • La transmission intellectuelle : la philosophie et les
      sciences arabes et andalouses (Averroès, médecine, mathématiques) ont
      profondément marqué les universités européennes.
    • Un récit tronqué : en réduisant l’Europe à une
      matrice « judéo-chrétienne », on occulte volontairement ces apports, ainsi
      que les alliances historiques (François Ier avec Soliman, par exemple).


    Les ambiguïtés contemporaines

    • Confusion entre juifs et
      Israéliens
      : en
      identifiant judaïsme et politique israélienne, on fait porter à tous les
      juifs la responsabilité des choix d’un État.
    • Le danger de la pensée binaire : cette grille de lecture
      oppose des blocs figés (« Occident » vs « Islam ») alors que l’histoire
      est faite d’échanges, de métissages et d’hybridations.
    • Une instrumentalisation
      identitaire
      : la
      formule sert souvent à nourrir des discours populistes et islamophobes en
      Europe, en niant la pluralité des appartenances.


    Conclusion : vers une vision plurielle de la
    civilisation

    L’expression
    « civilisation judéo-chrétienne » n’est pas seulement une approximation
    : c’est une imposture historique et politique. Elle masque les persécutions
    séculaires, occulte les apports de l’islam et fige les identités dans un
    affrontement artificiel.
    Une approche objective doit reconnaître que l’Europe est le produit d’une
    pluralité d’héritages
    : gréco-latin, chrétien, juif, musulman, africain,
    oriental. Parler de civilisation, ce n’est pas ériger des frontières mais
    reconnaître les circulations, les conflits et les métissages qui composent
    l’histoire humaine.

    Kader Tahri
    Chroniqueur engagé, observateur inquiet
    « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme
    ça. »

    https://kadertahri.blogspot.com/

     


  • La légende du Juif Errant

     

    De
    nos jours, le juif se demande pourquoi tant de haine à son égard :

    Tu seras un sujet d’étonnement, de proverbe et de raillerie parmi
    tous les peuples chez qui l’Eternel te conduira
    . (Deutéronome
    28:37

    Introduction à la
    légende du Juif Errant

    De toutes les histoires, celle du Juif Errant est sans nul doute une des
    plus répandues.

    La mystérieuse figure du Juif Éternel errant a toujours intrigué les
    romanciers, les poètes, les érudits ou les peintres ont étudié, commenté et
    reproduit sous différentes formes ses traits immuables.

    La légende du Juif errant est l’un des récits les plus emblématiques du
    folklore chrétien européen. Transmise depuis le XIIIᵉ siècle, elle raconte
    l’histoire d’un homme condamné à marcher sans jamais trouver le repos, jusqu’au
    retour du Christ. Cette figure mythique, à mi-chemin entre symbole religieux et
    archétype littéraire, a inspiré poètes, écrivains, peintres et théologiens
    pendant des siècles.


    Origines médiévales de
    la légende

    Les premières sources
    écrites

    La plus ancienne mention connue apparaît dans les chroniques médiévales Flores
    historiarum
    de Roger de Wendover et Chronica maiora de Matthieu
    Paris. On y retrouve la figure d’un homme — souvent nommé Cartophilus —
    qui aurait croisé Jésus sur le chemin du Golgotha. Selon le récit, il lui
    aurait intimé d’avancer plus vite. Jésus lui aurait alors répondu qu’il
    marcherait jusqu’à sa seconde venue, condamné à l’errance éternelle.

    Diffusion en Europe

    À partir du Moyen Âge, la légende se répand dans toute l’Europe, traduite
    et adaptée dans diverses langues. Chaque pays y apporte ses nuances, mais la
    trame reste identique : un homme immortel, témoin de l’Histoire, portant un
    fardeau mystique.


    Symbolisme et interprétations
    religieuses

    Une figure morale et
    spirituelle

    Pour les prédicateurs médiévaux, le Juif errant symbolise l’âme en peine,
    incapable de trouver le repos en dehors de la réconciliation avec Dieu. Ce
    personnage sert de leçon morale sur l’endurcissement du cœur et le refus de la
    vérité divine.

    L’antijudaïsme médiéval

    Il faut replacer la légende dans le contexte du Moyen Âge, marqué par un
    fort antijudaïsme chrétien. Pendant longtemps, certains sermons ont exploité
    cette histoire pour justifier la marginalisation des communautés juives.
    Cependant, l’Église catholique a officiellement changé de position au XXᵉ
    siècle, en rejetant l’idée d’une culpabilité collective des Juifs dans la mort
    de Jésus.

    L’évolution du discours ecclésiastique

    Vatican II et Nostra
    aetate

    Adoptée en 1965, la déclaration Nostra aetate marque un tournant
    majeur. Elle affirme que ni tous les Juifs de l’époque du Christ, ni les Juifs
    d’aujourd’hui, ne peuvent être tenus pour responsables de sa crucifixion. Cette
    position rompt avec des siècles d’interprétations hostiles.

    De la malédiction au
    dialogue interreligieux

    Aujourd’hui, la figure du Juif errant n’est plus utilisée comme argument
    théologique. Elle est étudiée comme un objet de folklore, un mythe ayant évolué
    avec les mentalités et reflétant les tensions historiques entre judaïsme et
    christianisme.


    Impact culturel et
    artistique

    Littérature et poésie

    La légende a inspiré des écrivains comme Eugène Sue, Shelley, Goethe ou
    encore Matthew Lewis. Dans leurs œuvres, le Juif errant devient parfois un
    voyageur philosophe, parfois un témoin mélancolique de l’humanité.

    Peinture et arts
    visuels

    Du XIXᵉ siècle à aujourd’hui, peintres et illustrateurs se sont approprié
    cette figure, tantôt comme symbole d’exil et de solitude, tantôt comme
    allégorie de la persistance à travers le temps.


    Héritage contemporain

    De nos jours, le Juif errant est une figure culturelle étudiée dans les
    universités, les musées et la littérature comparée. Sa charge symbolique
    interroge sur la mémoire, l’exil, la condition humaine et les conséquences des
    préjugés historiques.


    Légende du Juif Errant

    Pourquoi est-il condamné à errer ?
    Selon la légende, pour avoir maltraité Jésus lors de son chemin vers la
    crucifixion.

    La légende a-t-elle des connotations antisémites ?
    Historiquement, oui. Elle a souvent été utilisée dans un contexte
    d’antijudaïsme chrétien. Aujourd’hui, elle est étudiée avec un regard critique.

    Que dit l’Église aujourd’hui ?
    Depuis 1965, l’Église catholique rejette toute culpabilité collective des Juifs
    et promeut le dialogue interreligieux.

    Pourquoi cette légende fascine-t-elle encore ?
    Elle incarne des thèmes universels : la quête de rédemption, l’errance, la
    mémoire et la condition humaine.

    Kader Tahri
    Chroniqueur engagé, observateur inquiet
    « 
    Il faut dire les choses comme elles sont,
    mais refuser qu’elles soient comme ça
    .
    »

    https://kadertahri.blogspot.com/

     

  • Le monde Arabe : une jungle de Crises et dissensions inexpiables : Gaza au cœur des contradictions

     

    Introduction

    Le monde arabe traverse en 2025 une période charnière,
    déchirée entre un passé glorieux, des crises politiques persistantes et une
    actualité brûlante autour de Gaza.
    Le monde Arabe est vaste, et à vrai dire il se défini autour d’un groupe de
    pays situés entre le Maghreb, le sud de la péninsule Arabique et l’Irak. Dans
    cette région, on parle majoritairement arabe, et les peuples partagent une culture
    fondée sur la langue, l’éducation et la prégnance religieuse commune. 

    le monde arabe n’échappe pas aux soubresauts, il est
    même au cœur de nouveaux enjeux géopolitiques en raison de la diversité des
    lignes de force qui le traversent. Ses populations, jeunes, éduquées,
    connectées, aspirent à un monde nouveau. On sait à quel point le monde
    arabe est un archipel de divisions et de rivalités sans fin ainsi pour les
    nations de pays arabo-musulmans, ce n’est pas demain la veille qu’ils
    s’entendront pour former  une entité et une union à l’échelle des
    Européens.

    De l’Atlantique au Golfe, les peuples partagent une
    langue, une culture et une histoire commune. Mais derrière cette façade
    d’unité, les divisions politiques, rivalités régionales et intérêts contradictoires
    freinent toute action collective.


    Histoire d’un rêve inachevé : du Panarabisme à la
    Ligue arabe

    Née du
    projet panarabe, la Ligue des États arabes avait pour mission de :                                         Défendre
    l’indépendance des pays arabes.                                                                             
    Promouvoir la coopération politique, économique et culturelle.                                                
    Protéger la cause palestinienne sur la scène internationale.

    Cependant, depuis sa création, cette organisation
    reste minée par des rivalités internes, des régimes autoritaires et une absence
    de démocratie véritable. Le Conseil de coopération du Golfe (CCG), créé dans
    les années 1980, a lui aussi privilégié les intérêts économiques et
    sécuritaires plutôt qu’une véritable union politique.

    La Ligue aspire à contribuer à la cohésion politique
    entre les pays arabes en particulier sur les questions internationales. Mais la
    réalité des sociétés arabes, marquées par la diversité des systèmes politiques
    et l’absence d’une structure démocratique, a montré la limite de la dynamique
    de cette politique, 

    Les maux
    persistants du monde arabe                                                 

    Le monde arabe souffre toujours de Clientélisme
    et culte de la personnalité.     

    Absence de vision commune sur les grandes crises régionales.                

    Dépendance économique et militaire vis-à-vis des puissances étrangères.  

    Fractures
    diplomatiques, comme la tension persistante entre Alger et Rabat.

    Ces faiblesses structurelles réduisent la capacité des
    pays arabes à agir collectivement face aux crises internationales. Cela
    explique sûrement pourquoi cette structure régionale fonctionne aujourd’hui
    particulièrement mal par la fragilité des régimes politiques qu’il réunit
    surtout en raison de l’affinité entre les monarchies régnantes. Ces pays ne
    sont pas démocratiques mais ils sont les pays du monde les plus riches en
    pétrole et en capitaux, mais ces richesses sont aux mains de familles royales
    très restreints qui ne peuvent s’appuyer sur aucune base populaire.


    Gaza : révélateur des fractures arabes en 2025

    Que les Etats-Unis, Israël et les Pays du Golfe
    s’entendent pour porter un coup décisif à la cause palestinienne n’est
    certainement pas pour nous surprendre. Ce n’est du reste pas nouveau. Les pays
    Arabes s’affirment solidaires du peuple palestinien mais l’ont trahi au moment
    décisif de notre histoire collective, par leurs combines diplomatiques (un deal
    à la Trump), ou par des financements conditionnels qui
    enchaînent  toute résistance palestinienne .Depuis 2023, la guerre à
    Gaza a mis en lumière l’écart entre la rue arabe et ses dirigeants.

    Position officielle : la Ligue arabe a condamné les
    offensives israéliennes et appelé à un cessez-le-feu immédiat.

    Actions
    concrètes limitées : malgré les déclarations, peu de sanctions économiques ou
    politiques ont été mises en place.   

    Rue arabe mobilisée : manifestations massives au Maroc, en Jordanie, en
    Égypte et en Algérie pour soutenir le peuple palestinien.    

    Divisions persistantes : certains États comme les Émirats arabes unis et
    Bahreïn maintiennent leurs relations diplomatiques et commerciales avec Israël,
    accentuant les tensions intra-arabes.                      Algérie en première ligne
    : Alger plaide pour un soutien humanitaire massif, la suspension des accords de
    normalisation et un retour à une diplomatie arabe unifiée.


    L’Algérie,
    voix de résistance et de médiation  

    En 2025, l’Algérie se positionne comme un acteur incontournable :    

    Défense
    constante de la cause palestinienne.
         

    Refus de normaliser les relations avec Israël.                      

    Médiations actives pour rapprocher les pays arabes.               

    Promotion
    d’un soft power diplomatique capable de redonner à la Ligue arabe un rôle
    central.

    Pour Alger, la question de Gaza est non seulement
    humanitaire, mais aussi une bataille pour la dignité et l’indépendance du monde
    arabe.


    Vers une unité arabe, un chemin encore long

    Hier, durant les différentes colonisations, les Arabes
    se sentaient pauvres; aujourd’hui ils se sentent dépossédés de leur identité,
    perdue dans les déroutes wahhabisme et islamisme, même le monde arabe ne combat
    même plus les moulins à vent. Quand les anciens éprouvent encore de la fierté
    pour les déceptions et les défaites d’hier, les jeunes d’aujourd’hui enragent
    des renoncements politiques. C’est pourquoi, la jeunesse arabe ne se contente
    pas de contester les décisions que prennent les dirigeants éternels, en place
    depuis trente ou quarante ans, mais également la manière dont ces autocrates
    les gouvernent. Lorsque l’Occident loue la modération et la volonté de coopérer
    des pays du Golfe, de l’Égypte et du Maroc, l’opinion arabe déplore la perte
    d’indépendance et de dignité. Elle voit dans cette attitude
    déraisonnable la rançon du soutien militaire, financier et diplomatique
    reçu par ces régimes.

    La colère qui agite le monde arabe doit se comprendre
    comme une recherche d’identité et de dignité, comme la volonté de mettre fin à
    des politiques, ressenties humiliantes et surtout contraires à ce que
    voudraient être les populations arabes. C’est-à-dire libres !

    Pour que la Nation arabe retrouve sa place sur la
    scène internationale, plusieurs conditions semblent essentielles :

    Révolution
    mentale : changer le rapport au pouvoir, au temps et l’humain.                                                    

    Nouveau paradigme diplomatique : passer d’une réaction passive à une
    stratégie proactive.                               

    Renforcement du
    soft power arabe : culture, éducation, médias.                                      

    Cohésion
    politique réelle : dépasser les rivalités nationales au profit d’une vision
    commune.


    Conclusion

    Le monde arabe reste un espace riche en histoire et en
    potentiel, mais miné par ses divisions politiques et ses fractures internes. La
    guerre à Gaza a rappelé que l’unité n’est pas seulement un rêve romantique :
    c’est une nécessité pour peser face aux crises mondiales.

    En conclusion, il parait nécessaire de constater qu’à
    l’image d’un monde arabe profondément disloqué, les sommets de la Ligue des
    Etats Arabes se portent de mal en pis, bien que l’Algérie s’attelle à recoller
    les morceaux d’un monde arabe déchiqueté en tentant des médiations et des
    réunifications, certain courant excelle dans ses plans diaboliques de casser
    toutes les bonnes volontés et les dynamiques de réconciliation compte tenu des
    frictions diplomatiques récurrentes entre Alger et Rabat.

    Dans la crise majeure que traverse le monde Arabe et
    la ligue des Etats Arabes par voie de conséquence, pétris de maux depuis que
    les tensions s’y sont accrues de façon exponentielle, il est malheureux de
    dresser le constat amer de l’instrumentalisation de la Ligue des Etats arabes,
    par un petit groupe au service d’intérêts étroits, dans des duels stériles qui
    éloignent la Ligue de sa vocation essentielle et limite ses contributions tant
    à la promotion de la cause légitime du peuple palestinien qu’à la résilience
    nécessaire pour relever les défis du monde Arabe. Cependant l’Algérie
    d’aujourd’hui œuvre pour que la ligue des Etats Arabes se prépare à un
    rendez-vous politique important de l’histoire de la Nation arabe devant ouvrir
    de nouvelles perspectives à l’action arabe commune, pour permettre à cette
    Nation de faire entendre sa voix, d’interagir et d’impacter positivement le
    cours des évènements aux plans régionales et internationales.

    Tout en critiquant le legs des dernières décennies,
    les Algériens refusent majoritairement de faire table rase du passé. Non sans
    paradoxes, ils accueillent favorablement les dirigeants politiques des pays
    Arabes et réaffirment leur adhésion aux fraternités culturelles, aux libertés
    démocratiques et surtout à la proximité du peuple Arabe, une très bonne raison
    pour coopérer, se rendre solidaires, constructifs et éviter des conflits. La
    nation Arabe a plusieurs urgences et des priorités absolues, nous perdons jour
    après jour notre force morale et culturelle, notre civilisation Arabo-Musulmane
    s’effondre.  Le bon sens est essentiellement chez celui qui occupe
    l’espace d’intellectuel, qu’il soit médiatique ou politique, on sait par où
    commence la solution: une révolution mentale (notre rapport avec le temps, et
    avec l’humain, avec le pouvoir)… après le reste c’est une question des efforts
    à fournir et des rapports de forces à créer.

    Le monde arabe reste un espace riche en histoire et en
    potentiel, mais miné par ses divisions politiques et ses fractures internes. La
    guerre à Gaza a rappelé que l’unité n’est pas seulement un rêve romantique :
    c’est une nécessité pour peser face aux crises mondiales.

    En 2025, Alger incarne l’espoir d’une voix libre et
    lucide, capable de porter un projet arabe commun. Mais sans un sursaut
    collectif, la Ligue arabe risque de rester un spectateur impuissant, condamné à
    commenter les drames plutôt qu’à les prévenir.

    Kader Tahri
    Chroniqueur engagé, observateur inquiet
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    Il faut dire les choses comme elles sont,
    mais refuser qu’elles soient comme ça
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  • Le naufrage des Coranistes en période du Syâm !

    Pour les musulmans,
    le Syâm a toujours été considéré comme un des cinq piliers de l’islam qu’ils observent strictement ainsi recommandé : « Un
    nombre compté de jours sauf si quelqu’un parmi vous est malade ou en voyage il
    pourra rattraper le même nombre de jours ultérieurement et  
    ceux qui sont capables de jeûner (mais qui ne jeûnent
    pas) doivent se
    racheter en nourrissant un pauvre
    celui qui
    est volontaire pour le bien il lui sera compté mais jeûner est encore
    mieux si vous saviez
    » Coran 
    2.184

    Ce qui nous
    permis de constater que l’importance donné au 
    jeûne et le mois de Ramadan dans le Coran. Le Ramadan est un mois béni
    car c’est le mois durant lequel le Coran fut révélé. Par conséquent, ce mois
    est le moment idéal pour l’introspection, la dévotion envers Dieu, et le
    contrôle de soi. Sous plusieurs aspects, le mois de Ramadan est une sorte de
    mise au point de l’être.

    Le mois de Ramadan est le neuvième mois du
    calendrier islamique qui est un calendrier lunaire. Un mois lunaire compte 29
    ou 30 jours, qui est le temps que la lune met pour accomplir un tour de la
    Terre. Comme un mois lunaire est en moyenne un jour plus court qu’un mois
    solaire, une année lunaire dure environ 11 jours de moins qu’une année solaire.
    Ainsi, le mois de Ramadan commence 11 jours plus tôt chaque année. De cette
    manière le mois de Ramadan se déplace à travers les saisons, ce qui fournit des
    conditions égales pour les gens habitant dans différents endroits du monde.

    Comme la lune continue d’orbiter autour de
    la Terre, elle commence à former un croissant. Le Coran recommande que le jeûne
    doit commencer quand nous sommes témoins du mois de Ramadan (2:185), et que le
    croissant reste un compteur visible   pour mesurer le temps (2:189). Ainsi, le jeûne
    doit commencer à la première aube suivant le premier croissant.

    Ceux qui affirment
    que le jeûne n’est pas obligatoire en déduisent que celui-ci est une question
    de choix étant donné que le verset précise que ceux qui sont capables de jeûner
    – mais sous-entendu ne
    jeûnent 
    pas, doivent se racheter en nourrissant un ou
    plusieurs pauvres. Ceux qui se croient « les élus d’Allah » et les
    défenseurs du coran sont très probablement comme ceci :

    2-170 : « Et quand on leur dit : Suivez
    ce qu’Allah a fait descendre, ils disent : « Non, mais nous suivrons
    les coutumes de nos ancêtres
    . » –

    Attachés aux stupidités ancestrales qu’ils prennent
    pour science divine, ils feront, face aux versets qu’on leur mets sous le nez,
    tout sauf cela :

    32-15 : Seuls croient en Nos versets ceux
    qui, lorsqu’on les leur rappelle, tombent en SOUJOUD (on y reviendra) et, par
    des louanges à leur Seigneur, célèbrent Sa gloire et ne s’enflent pas d’orgueil
    .

    Car ils ont pris pour maîtres en religion, des types
    comme ceci :

    31-6 : Et, parmi les hommes, il en est qui
    acquièrent discours/Hadiths futiles, par ignorance, pour égarer hors du chemin
    d’Allah et le prendre à la légère. Ceux-là subiront un châtiment/bannissement
    avilissant
    .

    31-7:Et quand on lui récite Nos versets, il
    tourne le dos avec orgueil, comme s’il ne les avait point entendus, comme s’il
    y avait les oreilles bouchées. Fais-lui donc l’annonce d’un
    châtiment/bannissement douloureux
    .

    Une interprétation
    affirmée par des commentateurs tel qu’Ibn el-Kathir (1301-1373) :  « Quant
    à celui qui est en bonne santé et qui est capable de jeûner, il avait le choix
    de jeûner ou de manger. S’il voulait il jeûnait et s’il voulait il mangeait et
    rattrapait en nourrissant un pauvre chaque jour s’il pouvait nourrir plus de
    pauvres c’était encore meilleur
    … » 

    Cependant, le jeûne
    est également cité dans le verset 185 de la même sourate qui prend un ton plus
    impératif et constitue ainsi la preuve que le jeûne est une obligation : « (…) celui qui parmi vous
    est présent en ce mois
     qu’il le jeûne le malade et le voyageur
    rattraperont leurs jours ultérieurement
    (…) ».

    La définition
    coranique est on ne peut plus claire.  

    Cependant, ceux qui
    affirment avec certitude que le jeûne n’est pas obligatoire ne sont pas dans
    cet état d’esprit. Ils appartiennent à l’école coraniste qui ne reconnaît que le
    Coran comme source de savoir et de législation dans le domaine religieux. Ils
    prônent l’idée que tous les problèmes que rencontrent les musulmans au sujet de
    leur religion n’ont rien à voir avec l’islam, mais découlent uniquement d’une
    interprétation erronée des textes coraniques.

    Parmi les «
    coranistes », certains se distinguent en affirmant que le Coran, donc pour eux
    l’islam, porte en lui non seulement toutes les solutions aux questions qui se
    posent, mais aussi celles permettant aux musulmans d’entrer dans l’ère de la
    modernité.

    C’est la position coranistes
    dont l’objectif est de démontrer que les musulmans n’ont pas besoin de chercher
    des solutions à leurs problèmes en dehors de l’islam, ni de séparer la
    politique de la religion comme l’a fait l’Occident pour évoluer. L’évolution et
    la modernisation des musulmans se feront au sein de l’islam et par l’islam.
    Pour eux, le Coran, avant que les commentateurs ne corrompent son discours,
    portait en lui toutes les valeurs modernes. Ainsi, concernant le jeûne, ils
    affirment que le fait qu’il ne soit pas une obligation, comme le prouvent les
    textes, permettraient aux musulmans de l’annuler.

    Pour prouver le
    bien-fondé de leur position, ces modernistes islamiques, s’adonnent à un jeu de
    rhétorique et d’acrobatie intellectuelle qui séduit un grand nombre de
    musulmans rejetant le traditionalisme ou épris de modernité. Néanmoins, cela ne
    règle en rien les problèmes qui se posent en islam en ce début de XXIe siècle.
    Leur discours est non seulement fragile devant les traditionalistes, ils créent
    une situation d’interprétation contre interprétation, mais peine également à
    tenir sur le plan de la cohérence. Il suscite ainsi des polémiques
    interminables, stériles et sans aucun intérêt pratique pour les musulmans.

    A quoi cela sert-il
    de rejeter les hadiths et de prétendre ne suivre que le coran si c’est pour
    perdre tout contact avec la réalité de la signification du coran et
    détruire tous les fondamentaux du rituel musulman? Les coranistes ne font que
    créer une nouvelle religion d’égarés. Non content d’avoir perdu tout contact
    avec l’islam, certains d’entre eux cherchent en plus à égarer les musulmans
    sincères qui quittent l’islam traditionnel corrompu

    Il est courant de voir très souvent des révisionnistes, prétendre que le
    calendrier islamique ne peut être lunaire en raison de la signification du mot
    ramadan et de la racine « ramida », qui signifie « être
    brûlé », ou « écorché par le soleil ». Sans étudier le contexte
    coranique dans son ensemble qui est pourtant limpide, ces derniers concluent que
    le mois de ramadan est le mois d’intense chaleur chaque année, et en déduisent
    que le calendrier islamique est donc solaire et non lunaire. Une fois de plus,
    ils sont dans un égarement évident

    Mais au-delà du ridicule de séries des coranistes éclairée par petits bouts
    à partir de sites islamophobes, selon le  comportement de certains connaisseurs en
    islam, qui s’érigent  en croyants et
    défenseurs de l’islam est tout aussi significatif par de tissu de mensonges
    qu’ils produisent à l’image de la secte des Témoins de Jéhovah pour le christianisme.

    Avec ces
    gens-là car la seule chose qui compte pour eux et qu’il n’était nullement
    nécessaire de savoir ce que racontait le verset d’avant et celui d’après ou
    même le verset en question lu en entier pour répondre à un penseur à la mode.
    Il suffisait simplement de savoir que pour chaque verset »odieux« du
    coran, il y a avait toujours un contexte avec des versets avant et après qui
    remettait le verset dans un cadre plus rationnel. Toujours. 

    Quand les sunnites disent que le Coran est complet, cela
    ne veut pas dire qu’il contient tout avec les moindres détails, mais Allah y
    dit clairement

     « Il y a
    certes un bon exemple en la personne du Messager
    … » 

    C’est donc une ordonnance claire à suivre la Sunna du
    Messager, comme l’ont toujours fait les générations du passé. Dans la
    transmission des Hadiths, et l’interprétation des chouyoukhs,

    Peux-t-on imaginer comment pratiquer la Religion
    correctement.  Pourtant à sa première lecture du Coran, le croyant
    comprendra tout cela. 

    « Allah a très
    certainement fait une faveur aux croyants lorsqu’Il a envoyé chez eux un
    messager de parmi eux-mêmes, qui leur récite Ses versets, les purifie et leur
    enseigne le Livre et la Sagesse, bien qu’ils fussent auparavant dans un
    égarement évident
    . » 

    Les missions du Prophète Mohamed, (ﷺ), comme je
    n’ai cessé de le rappeler à travers les différents topics, c’est de leur
    récite, bien sûr, les versets coraniques mais aussi de purifier les humains, de
    leur enseigner le Livre et la Sagesse… 

    Tout cela ne laisse plus aucune chance aux coranistes
    car c’est le Coran lui-même qui reconnaît tout cela a l’ultime prophète et
    confirme l’existence formelle de la Sunna vénérée.

    Nous lisons également le verset 63 de la sourate
    anNnour

    « Que ceux qui
    s’opposent à son ordre prennent garde qu’une épreuve ne les atteigne, ou que ne
    les atteigne un châtiment douloureux
    . »

    Cela constitue clairement une menace divine contre
    tous ceux qui s’opposeraient aux explications prophétiques pour opter a des
    interprétations hasardeuses. 

    Comment ces gens-là qu’on appelle couramment les
    coranistes peuvent-ils être de vrais partisans du Coran lui-même puisque le
    Coran a déclaré dans près d’une centaine de versets que l’obéissance au
    Messager (
    ﷺ)
    est totalement obligatoire et a enseigné que l’obéissance au Messager résulte
    de l’obéissance à Allah. À ce propos, le Très Haut dit 

    « Quiconque obéit au
    Messager obéit certainement à Allah. Et quiconque tourne le dos… Nous ne
    t’avons pas envoyé à eux comme gardien.
    » (Coran, 4 : 80). 

     On voit clairement que c’est justement le Coran
    dont se réclament ces coranistes qui les juge dépourvus de toute foi car pour
    la lettre divine celui qui refuse d’obéir au Messager (
    ﷺ) et
    n’accepte pas son jugement clair dans la Sunna n’a pas de place en
    l’Islam: 

    «Non!… Par ton Seigneur!
    Ils ne seront pas croyants aussi longtemps qu’ils ne t’auront demandé de juger
    de leurs disputes et qu’ils n’auront éprouvé nulle angoisse pour ce que tu
    auras décidé, et qu’ils se soumettent complètement (à ta senten
    ce).
    » (Coran, 4 : 65).

    Donc pour conclure je reprends la parole d’Omar Ibn
    Abd Al Aziz :

    «Si tu en es capable,
    soit un savant, si tu ne peux pas soit alors un étudiant, si tu ne peux pas
    alors aimes-les, si tu ne peux pas ne les détestes pa
    s »

    Malgré cela, la propagande faite par les quelques Coranistes
    a été et est telle que si un référendum était organisé pour proposer aux adhérents
    de se libérer de cette secte. la majorité d’entre quitteront au plus vite.

    Rien de bien venant avec ces gens apportant autre mentalité et régression.

    Au-delà des coranistes clameurs incohérentes
    habituelles de la fachophère se profilent des vraies questions qui nous
    touchent tous. Il y a donc bien u
    n environnement qui crée ces monstruosités et
    l’histoire nous renseigne, une culture du dénigrement, un désenchantement religieux
    et culturel, une relativisation de tout.

    Les coranistes sont lourdement incohérents?


     

  • La Science des Hadiths :

    La Sunnah
    dans la langue: le mot sunnah avait été employé dans la langue
    des Arabes du pré-islam dans le sens de conduite (sîrah) et façon ou
    méthode (tarîqah).

     Il est défini également
    comme étant la méthode suivie.

    Et selon al-Kisâ’î,
    la Sunnah
    signifie la pérennité, la continuité etc.

     Mais après l’avènement du
    Message de l’Islam, le Coran a employé le mot Sunnah pour désigner des
    sens et des concepts techniques et particuliers.

     Parmi ces emplois,
    soulignons celui qui figure dans les Versets Coraniques suivants:

     «Selon
    la Sunnah
    d’Allah à l’égard de ceux qui vécurent autrefois. Tu ne trouveras aucun
    changement dans la Sunnah
    d’Allah»
    .

    «Tu ne
    trouveras ni changement ni déviation dans la Sunnah d’Alla
    h».

     Le Coran emploie le mot Sunnah
    ici au sens de « Loi sociale« , loi selon laquelle cheminent
    le mouvement de l’histoire et de la société ainsi que les événements de la vie
    humaine.

     Et de même que le Coran
    enrichit le mot Sunnah par des notions et des sens divers, de
    même le Prophète (SAWS) l’a employé pour désigner sa conduite et sa méthode
    législative consistant en ses paroles, ses actes et ses approbations tacites.

     Ainsi, alors que le Coran
    emploie le mot Sunnah, suivi du complément de nom
    « Allah » (la
    Sunnah
    d’Allah), au sens de la loi naturelle
    qui régit par la Volonté
    d’Allah le mouvement des événements et de l’histoire, le  prophète
    (SAWS)), l’utilise, lorsqu’il est suivi du complément de nom de sa Sainte
    personne, « la Sunnah
    du Prophète
    « , pour exprimer sa conduite ou sa méthode législative.
    Mais à cause de l’emploi courant et fréquent de l’expression « la Sunnah du
    Prophète
    « , le mot « Sunnah » toute courte finit par devenir
    synonyme de cette dernière expression et, désormais, qui dit Sunnah entend
    la Sunnahdu
    Prophète.

    C’est dire que la signification
    linguistique ou étymologique du mot Sunnah a cédé la place au terme technique
    islamique.

     Le Prophète (SAWS), outre
    le fait d’avoir expliqué par la parole et les actes le contenu de la
    législation islamique, il avait fixé les éléments de celle-ci par une 3ème
    voie, l’approbation tacite.

     En effet, il vivait dans
    une société qui avait ses propres règles, normes et pratiques sociales, tels
    l’achat et la vente, la location, l’héritage, le mariage, le divorce etc…

     Qu’il lui fallait harmoniser
    avec les exigences de la Loi
    islamique. Aussi, interdit-il certaines de ces règles et pratiques et en
    approuva-t-il certaines autres conformément aux fondements de la Charî`a
    (Loi islamique) et à ses objectifs, visant le changement et la
    reconstruction. De plus, certains de ses Compagnons, accomplissaient des actes
    à propos desquels il ne disait rien ni ne désapprouvait, car ces actes ne
    s’opposaient pas à l’esprit de la
    Charî’a et ne se trouvaient
    pas en contradiction avec elle.

     Le bagage législatif
    islamique s’enrichit donc de toutes ces données pour opérer une révolution
    idéologique et un changement radical et total.

     En bref, les éléments de
    l’apport du Prophète (SAWS)) à la législation islamique, se manifestèrent sous
    trois formes: Le prêche verbal à l’adresse de la nation et de la société
    musulmane (ainsi qu’à l’adresse de l’humanité après sa disparition), ses actes
    et sa conduite, son silence approbatif devant certains actes d’autrui.

     Cet apport servit
    d’instrument à l’interprétation du Noble Coran et à l’explication de son
    contenu et des buts du Message divin. Il permit aussi à enseigner aux gens les
    fondements de la pensée et les vérités de la législation qu’avait reçus le
    Prophète d’Allah, sous forme de Révélation.

     Cette richesse législative
    qu’est la Sunnah
    du Messager d’Allah, a été compilée et étudiée dans des corpus de Hadith, et
    divisée en trois parties qui traduisent les trois formes sous lesquelles elle
    avait été exprimée par le  Prophète  (SAWS) :

     La Science des Rapporteurs de
    Hadith est défini comme étant la science qui se charge d’étudier les conditions
    et les personnalités de ces derniers, c’est-à-dire de vérifier: dans quelle
    mesure ils sont dignes de foi ou capables de rapporter correctement le texte,
    quelles sont leurs appartenances doctrinales, dans quelles époques ils ont vécu
    etc…

     Un débat scientifique s’est
    engagé entre les ulémas sur la pertinence de cette science. Une partie d’entre
    eux, les Akhbârites ont soutenu la thèse de l’inutilité d’un telle science en
    alléguant que les hadith enregistrés dans les corpus de référence, tels

    « Al-Kâfî »
    d’al-Kulaynî, « Al-Tahthîb »,

    ‘al-Tûcî,
    « Al-Istibçâr » et « Man Lâ Yahdhoroh-ol-Faqîh
    « 

    ‘al-Çadûq sont des hadith sains (sahîh:
    dignes de confiance), puisque les théologiens qui les avaient compilés
    s’étaient appliqués à les vérifier, et à les épurer avant de les mettre à la
    disposition des lecteurs, et que par conséquent il n’est nul besoin de les
    réétudier ni de les vérifier à nouveau.

     De même, ont-ils ajouté,
    les Récits (Riwâyât) que les faqîh renommés avaient adoptés ou rejetés
    ne nécessitent pas que l’on en réétudie ou en vérifie à nouveau, la chaîne de
    transmission. Il faut donc, ont-ils conclu, les adopter en se fiant au travail
    accompli par les faqîh renommés parmi nos prédécesseurs.

     Ils ont émis le même avis
    concernant les corpus de hadith « Al-Sihâh », tels que « Sahîh
    al-Bokhârî », « Sahîh Muslim » etc.

     Mais une autre partie des
    ulémas ont rejeté cette thèse, en affirmant à l’appui de la méthodologie
    inductive et de la recherche scientifique que les corpus de hadith en question
    ne renferment pas que des hadiths sains, et ne constitue donc pas une référence
    totalement crédible.

     Ils pensent qu’il faut
    étudier les personnalités des rapporteurs de hadith pour s’assurer de
    l’authenticité de chaque hadith, soumettre ces hadiths à l’examen et à la
    recherche, et qu’on ne doit pas se contenter de la recherche faite par les
    auteurs des corpus en cours.

     Il est à noter que cette
    dernière thèse a été corroborée par la méthode inductive et par des preuves qui
    démontrent que beaucoup de rapporteurs fréquemment cités dans les corpus
    adoptés sont peu sûrs et ne méritent pas une confiance totale.

     De plus, selon cette thèse,
    les hadiths relatifs aux statuts (ahkâm) et à la doctrine se trouvent dans des
    livres autres que les corpus dont on prétend que les hadiths qu’ils contiennent
    sont authentiques.

     Tout comme autre spécialité
    ou science, la traduction ou l’interprétation (Tafsir) du
    Coran et des Hadiths, est une Science soumise à des règles fixes et qui est du
    seul ressort de spécialistes agrées par la Oumma.

     La non-maitrise ou le
    non-respect de ces règles n’est que, de bonne ou de mauvaise foi, une
    transmission de l’ignorance et ses rebondissements négatifs sur l’intérêt
    comportemental de tout Musulman sincère, qui espère adorer correctement Allah.

     

     

  • L’esclavage n’a jamais été institutionnalisé par une idéologie Islamique :

     La grande confusion autour de
    l’accusation portée sur l’esclavage et la traite négrière arabo-musulmane en
    Afrique faisant partie émergée de l’iceberg, qui aurait duré selon les
    estimations occidentales moins de 13 siècles et auraient touche de douze à
    dix-sept millions d’individus (le chiffre
    de n’a aucun fondement
    ) le nombre d’Africains victimes, du VIIe au XXe
    siècle, soit à peu près autant que la traite européenne à travers l’océan
    Atlantique, du XVIe au XIXe siècle sans aucune donnée ni des sources. Le
    chiffre de n’a aucun fondement  pourtant on a toujours mentionné que la
    traite arabo-musulmane avait été un sujet tabou. On ne sait pas quels droits
    seraient refusés aux esclaves. À défaut d’établir une intention criminelle, qui
    n’existe pas, ils en sont réduits à présupposer la nature
    criminelle du musulman, selon la méthode rhétorique classique du racisme, qui
    attribue aux Musulmans des intentions criminelles pour mieux justifier leur
    condamnation, inculquée par des mentors politiques, universitaires et médiatiques.

    Bref, des auteurs, qui prétendait
    éclaircir le débat sur l’esclavage multiplie les assertions sans les démontrer
    et propose au lectorat des affirmations gratuites qui ne font que nourrir la
    confusion. Pourtant on avait constaté que du côté musulman, l’esclavage a paru
    d’autant plus discret qu’on l’a présenté, à tort, comme moins meurtrier, moins
    capitaliste, plus calmant et plus paternaliste que la tout autre traite.

    C’est exactement la stratégie de ces
    écrits fortement médiatisés, qui présente un fait marginal et commun à tous les
    pays du monde « l’esclavage », avant tout lié à l’exploitation de la
    détresse humaine, à de fortes disparités de revenu, à la précarité et à la clandestinité
    comme étant commun dans les pays musulmans et même directement encouragé par
    l’islam. Cette accusation est donc avant tout une (de plus)  propagande antimusulmane, sans aucune valeur. C’est
    l’aspect classique de « l’empoisonnement du puits« , pour
    permettre de jouer aussi un rôle majeur dans la diffusion de la désinformation
    et des messages négatifs qui incluent des opinions sectaires, figées et
    divisibles. Ces vues tronquent des sujets ou des sujets extrêmement complexes
    en une seule image simpliste et sont destinés à transmettre la désinformation à
    un large d’adeptes.

    En Occident, devant l’exotisme et
    la désinformation de masse, certains tellement sont-ils incapables de surmonter
    les incompréhensions et mécompréhensions se contentent de verser dans l’amalgame
    et les généralisations, en se pavanant avec un joli air d’autosatisfaction.
    L’esclavage n’a jamais été une question de religion mais toujours une question
    économique, d’où sa quasi universalité. On a des esclaves pour les faire
    travailler. Merci la propagande.

    À notre époque, il est tout à
    fait compréhensible que l’on soit en droit de se demander pourquoi le Qur’an
    n’a pas purement et simplement aboli l’esclavage.

    Bien au contraire, les versets du
    Qur’an et les hadiths du Messager (bénédiction et salut soient sur lui)
    comportent des dizaines de textes qui exhortent à la libération et à
    l’affranchissement des esclaves. L’Islam a aboli toutes les sources de
    l’esclavage qui existaient avant l’avènement du message et n’a retenu que la
    captivité consécutive à une guerre et concernant des prisonniers, ce qui n’a
    rien a voir avec l’esclavage comme compris de nos jours.

    Si ce bref rappel nous semblait
    nécessaire, c’est qu’il permet de comprendre fondamentalement la position
    coranique en la matière. Il faut de même avoir à l’esprit que le Qur’an ne
    s’est jamais défini comme un code de lois chargé de régler tous les aspects de
    la société des hommes.

    La grandeur de l’Islam apparaît
    dans toute sa plénitude, en premier lieu, il édicta donc une série de mesures
    en prise avec la réalité du VIIe siècle afin de rectifier les principales
    injustices qui étaient faites aux femmes dans cette société arabe comme en
    d’autres. Le Qur’an indiqua des voies d’amélioration des relations hommes
    femmes afin que dans la durée la société évolue vers ce point d’équilibre et de
    justice

    Les femmes, l’Islam les a
    honorées, y compris en tant qu’esclaves, par rapport à ce qu’elles subissaient
    dans les pays non musulmans. Leur honneur n’était plus un butin auquel tout un
    chacun pouvait prétendre ; elles n’étaient plus réduites à la prostitution
    générale, alors que c’était le sort qui attendait le plus souvent les captives
    de guerre. L’Islam a fait des femmes esclaves la propriété exclusive de leur
    maître ; nul autre que lui ne pouvait s’introduire auprès d’elles. Il leur a
    accordé le droit de recouvrer leur liberté par un contrat d’affranchissement ;
    et une esclave qui accouchait d’un enfant de son maître s’affranchissait
    automatiquement, en même temps que son enfant.

    A ce propos, le Très Haut
    dit : « …Ceux de vos esclaves qui cherchent un contrat d’affranchissement,
    concluez ce contrat avec eux si vous reconnaissez du bien en eux; et
    donnez-leur des biens d’Allah qu’Il vous a accordés
    .. » (Qur’an,
    24:33).

    La vérité c’est que dans la
    mesure où a l’époque l’esclavage et la prostitution allaient main dans la main,
    le Qur’an avait pour but d’éradiquer l’esclavage en réhabilitant les esclaves,
    hommes et femmes, à travers l’institution du mariage. Ainsi, le Qur’an ne
    laissa absolument aucune porte fermée sur ce plan, en exhortant les hommes à
    trouver une épouse parmi les servantes sous leur autorité légale, à épouser
    leurs captives célibataires, et à libérer leurs esclaves par un contrat
    raisonnable. « Épousez-les donc avec la permission des leurs et donnez leur
    leurs dots, raisonnablement, comme à une femme chaste et méritante et vous n’en
    ferez ni des prostituées ni vos maîtresses…
     » (Qur’an 4:25)

    Le Qur’an affirme avec force
    l’égalité de tous les êtres humains : « Ô Hommes ! Nous vous créons d’un mâle et
    d’une femelle et Nous vous avons fait peuples et tribus afin que vous vous
    entre connaissiez. En vérité, le plus noble auprès de Dieu est le plus
    pieux ; Dieu est parfaitement savant et informé.
     
    », Qur’an 49.3.

    Ce verset évoque d’un même temps
    l’égalité des êtres, l’égalité des hommes et des femmes, l’égalité des peuples
    et des races, la richesse des échanges interculturels. la piété est ici
    considérée comme le seul élément de distinction et que cette dernière n’ayant
    de valeur qu’« auprès de Dieu », nul ne saurait en tirer avantage.

    Quoiqu’il en soit, le Coran
    suivant sa logique indique que, plus encore, le maître doit assister
    matériellement le candidat à sa propre libération afin qu’il ne soit pas du
    fait même de son affranchissement marginalisé et économiquement faible, le tout
    par contrat : « … quant à ceux de vos esclaves qui souhaitent un contrat
    d’affranchissement, concluez ce contrat avec eux si vous leur connaissez
    quelque bien et dotez-les d’une partie des biens que Dieu vous a donnés…
     
    », (Qur’an 24-33)

    Autre approche de la question, le
    Qur’an encourage l’homme libre à se marier avec une esclave : « Quant à celui
    d’entre vous qui n’a pas les moyens d’épouser les femmes croyantes de condition
    libre et de nobles mœurs, alors celles que vos mains droites possèdent parmi
    les jeunes femmes croyantes, Dieu connaît parfaitement votre foi, les uns comme
    les autres. Épousez-les donc avec la permission de leurs maîtres et donnez-leur
    dotation nuptiale selon les convenances
    … », (Qur’an 4-25))

    Enfin, le Qur’an va intervenir en
    amont en supprimant une des sources majeures d’alimentation des marchés
    d’esclaves, à savoir : les prises de guerre. En effet, dans la tradition
    antique, lors d’une razzia ou d’une guerre tout ce dont on s’emparait en
    matière de butin était considéré comme biens meubles : réserves
    alimentaires, troupeaux, femmes et hommes, ceux-ci étant systématiquement
    asservis : « Lorsque vous vous affrontez les dénégateurs, frappez-les à
    la nuque jusqu’à ce que vous leur fassiez éprouver la défaite. Puis liez-les
    solidement [c.-à-d. les prisonniers de guerre]. Alors, soit ensuite vous leur
    faites grâce, soit vous en demandez rançon, ce quand la guerre aura cessé
    …
    », (Qur’an 47-4)).

    Il y a bien là l’interdiction de
    mettre en esclavage les prisonniers de guerre puisque ces dernières ne pourront
    qu’être libérées, ou gracieusement ou contre rançon.

    Le Qur’an dresse un vrai plan
    pour contrecarrer et pour faire place nette de l’esclavagisme. Dans le cadre de
    ces directives, et étant donné le contexte qui prévalait le Prophète béni, paix
    et salut sur lui, a dit que ce ne sont que des circonstances contingentes qui
    ont fait de ces êtres sous la direction d’autres et il est parfaitement
    possible qu’ils soient eux-mêmes maîtres de ceux qui le sont aujourd’hui. Par
    cette sentence, le Prophète réduit à néant l’arrogance des maîtres et les
    renvoie à la fibre humaine qui les relie tous et à l’amour qui doit gouverner
    leurs relations les uns les autres. Je ne pense pas que l’on puisse être aussi
    clair et ce n’est vraiment pas la peine de créer des amalgames sur ce plan.

    Il n’y a rien à expliquer, tout
    est clair. A travers son vocabulaire ingénieux et ses édits abolissant
    l’esclavage, le Qur’an offre tout simplement un statut nouveau et ennoblissant
    aux esclaves et aux servants, qui, historiquement, se voyaient reléguer au plus
    bas niveau de la hiérarchie sociale.

    L’auteur Muhammad Yunus disait qu’en somme : les répliques répétées du Qur’an en faveur de la libération des
    esclaves, ses injonctions claires à en prendre soin, à les libérer et à les
    épouser, son vocabulaire ennoblissant à l’égard des esclaves, des servantes et
    des captifs, ainsi que l’absence de distinction entre esclaves et hommes libres
    dans tout son droit social et civil, prouvent amplement que le Qur’an avait pour
    but de déraciner l’esclavage
    .

    Autre interprétation n’est que sornette.

    Le Qur’an avait introduit des
    injonctions contre l’esclavage et ses réformes sociales et morales ont donné
    des directives claires dans le sens de la libération des humains, et donc
    l’idéal coranique c’est l’avancée vers une société sans esclaves. La
    concrétisation de cela dans la société dépendra par la suite de la volonté
    humaine. On saura a chaque fois comment le sens de la liberté a pénétré dans
    l’âme humaine. Ensuite, ce sera encore utile si jamais ce vice venait de
    réapparaître dans les temps futurs en cas de délaissement. Je suppose, que
    cette méthodique devient donc en elle-même et en soi une véritable conduite a
    suivre faisant partie de la révélation d’Allah le tout Puissant et le Sage. En
    fait cette Sagesse divine ne peut échapper a personne de notre temps.

    La seule exception c’est son
    abolition par l’Islam. Gloire aux musulmans qui ont largement dit leur horreur
    de l’esclavage, ils l’ont même aboli, Ce fut un grand pas pour l’Humanité, le
    monde musulman est la première civilisation à se questionner et à débattre sur
    la possibilité du droit des hommes à asservir une population.

    L’esclavage était naturel
    jusqu’alors, les grecs, les romains, les byzantins, les asiatiques, les africains,
    les aztèques, etc, ne se posaient pas la question de savoir si la population
    vaincue avait des droits ou pas, elle était humiliée et souvent réduite en
    esclavage. !

    Demandez donc aux esclavagistes
    actuels d’en faire autant avec l’esclavagisme moderne!

    Chaque peuple 
    a ses ombres et ses lumières. Sans alarmisme aucun IL ne s’agit pas de
    faire un concours de victimisation Toutes ces jérémiades à la mode ont en fait
    des propos subjacents de propagande qui d’ailleurs peuvent servir à tout le
    monde, c’est qu’il y a une compagne contre les Arabes pour les montrer comme
    les esclavagistes les plus monstrueux du temps. Beaucoup de marchands d’esclave
    sont juif, les noms à consonance arabe ne doit pas faire oublier sur leur
    confession. Cet aspect est occulté pour ne parler que des arabes.

    Quant à la castration, il faut précisé, elle
    reste dénoncée, cependant elle avait été appliquée   particulièrement pour l’homme  blanc ou noir charger du harem et jamais
    généralisée à toute une race, contrairement à ce que  raconte la propagande que les médias et des
    pseudo intellectuels  afin de dédouaner
    une vérité historique ou le peuple noir s’est vu refusé l’accès
    à l’humanité au prétexte qu’il a la peau noir, dans le monde arabe, des noirs
    ont eu accès à des postes de gouvernement comme les juifs. Autant il existe
    encore de tribalisme et de clanisme autant la séparation entre gens en fonction
    de la couleur n’existe pas, s’il y a de racisme contre le noir il est
    particulièrement marginal, la religion et l’appartenance à un groupe sont les
    plus déterminant et non la couleur de la peau.

    On devrait sûrement se pencher
    sur le mystère du quasi inexistence des populations noires dans les pays arabes
    malgré l’arrivée massive des esclaves noirs. Je suis sûr que la castration systématique
    ne suffit pas à tout expliquer. Car, si les esclaves hommes n’ont pas pu donner
    de descendance, les jeunes filles et les femmes esclaves ont eu une activité
    sexuelle, notamment dans les harems où elles ont pu donner des enfants à leurs
    « maîtres » arabes. On ne peut encore accabler les Arabes en
    imaginant qu’ils ont pu éliminer leurs propres enfants qui naissaient dans les
    harems ou, plus généralement, de leurs maîtresses noires, que devenaient les
    enfants des femmes esclaves. 

    Les détracteurs de l’Islam
    veulent à tout prix, maintenir la confusion dans l’esprit des gens en
    établissant un lien direct entre l’antisémitisme, d’un côté, et de l’autre, leur
    propre propagande anti-arabe et anti-musulman inconditionnelle et obsessionnelle.
    Rien n’a changé dans la dialectique occidentale, on désigne le coupable, l’Islam
    et le Qur’ran, et c’est lancé, il suffit de couper la réalité, de tailler dans
    les faits, de réduire les raisons historiques, de diaboliser le coupable
    désigné, …

    Conclusion le monde Arabo-Musulman
    avait pratiqué la traite et esclavage à leur manière, et ils ont aussi pendant
    longtemps oeuvrée pour y mettre un terme. Loin de tout manichéisme sans avoir
    peur du jugement qu’on pouvait porter sur leurs affirmations, en affrontant les
    certitudes venues d’ailleurs et, en réfutant les mensonges sur des réalités qu’ils
    connaissaient.

    Par ailleurs, ceux qui jouent
    avec ce genre de thèse risquent de la voir se retourner contre eux, beaucoup de
    marchands d’esclave sont juif, les noms à consonance arabe ne doit pas faire
    oublier sur leur confession. Cet aspect est occulté pour ne parler que des
    arabes.