Ah ? Comme ça, ton truc, c’est le djelbab ? Ben… on ne va pas t’en priver, cocotte !

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– Tu fais quoi, perché sur le toit de l’immeuble à bricoler ta parabole ?
– J’anticipe sur le reprise du championnat. J’oriente l’assiette sur le bouquet foot … saoudien !
– ???

Les chiffres sont formels ! Les hold-up,
cambriolages, tentatives d’escroquerie et vols en tous genres se
pratiquent de plus en plus sous une couverture inattendue. Leurs auteurs
s’habillent en… djelbab ! Un accoutrement dit «religieux» et qui sert
donc à tromper sur l’identité de son porteur. Bien sûr, une fois
confondus, attrapés, les malfrats sont déshabillés. On leur ôte le
djelbab. C’est là, justement, où je suis moyennement d’accord avec cette
procédure de «déshabillage». Je trouve cela un brin inhumain de priver
un «homme» de son envie, visiblement furieuse et tenace, de se vêtir en
djelbab. Non, messieurs et mesdames des forces de l’ordre et de la
justice. Ces bandits ont tout de même des droits, que diable ! Et le
fait pour des mectons d’être… portés sur le djelbab ne doit pas, à mes
yeux, être contrarié. Bien au contraire ! Je préconise de les laisser en
djelbab. De les autoriser à le porter encore et encore. Voire de
comparaître devant les juges et procureurs en djelbab. Mieux encore !
Une fois leur condamnation prononcée, ils pourront rejoindre leurs
cellules, toujours fringués en djelbab. Dans une salle de détention
collective, cela ne devrait pas poser problème qu’un arrivant, «homme»
porte une autre tenue que celle de la dotation réglementaire et
apparaisse devant ses «compagnons de peine» en djelbab. Pourquoi
d’ailleurs cela devrait-il poser problème à des détenus, enfermés là
pour certains depuis un paquet de mois, voire d’années, hein, je vous le
demande ? Nooon ! Je suis convaincu qu’une prison, certes, c’est la
privation de liberté, mais ça reste aussi l’espace d’une certaine
convivialité et proximité. Et d’un SMIG de p’tits droits à préserver
coûte que coûte afin qu’on ne dise pas après, et surtout ailleurs, que
nous sommes un régime de terreur. Les délinquants en djelbab doivent
pouvoir purger leurs peines – toutes leurs peines – dans leur tenue
préférée. Celle qui leur sied tant ! Tenez ! Je prends le pari que les
tout nouveaux qui débarqueront en écrou, enserrés dans des djelbab,
seront bien accueillis par les autres détenus. Très bien accueillis ! Il
ne leur faudra pas longtemps avant de trouver leurs marques. Toutes
leurs marques ! Et de se voir assignés aux tâches en adéquation parfaite
avec leurs goûts en général, et vestimentaires en particulier. De quoi
pourraient-ils se plaindre les «bougres» ? C’est déjà le début de la
«réinsertion» ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar
continue.

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