L’entité d’Israël : L’imposture du « Brevet de Démocratie » par le Sang de Gaza :

le genocide de Gaza

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Ah, le lyrisme sucré des « belles consciences » de la droite réactionnaire ! Prenez un carnage télévisé, saupoudrez une pincée de Talmud, mélangez avec trois métaphores sur les prophètes bibliques, et paf : vous obtenez le plus magnifique tour de passe-passe intellectuel du siècle.

L’exercice auquel se livre cet article (et la rhétorique Causeur/extrême droite qu’il caresse dans le sens du poil) est un chef-d’œuvre d’hypocrisie bourgeoise : transformer les ruines de Gaza en un simple décor de théâtre destiné à prouver la « grandeur d’âme » de la démocratie israélienne.

Le sophisme de la « Vitrine Démocratique »

Le raisonnement du texte est aussi tordu qu’ignoble :

  1. Israël bombarde, massacre et rase des quartiers entiers.
  2. Deux cinéastes israéliens courageux font un film pour dénoncer cette boucherie (Naza).
  3. Conclusion du pamphlétaire : « Voyez comme Israël est une civilisation supérieure ! Il produit ses propres accusateurs ! »

C’est la théorie de la « consolation par le nombrilisme ». Peu importent les dizaines de milliers de morts palestiniens, l’essentiel est que des intellectuels de Tel-Aviv puissent en discuter autour d’un espresso en terrasse ! On applaudit la liberté d’expression du bourreau pour mieux faire oublier la liberté de vivre de la victime.

« Regardez comme notre miroir est propre, pendant qu’on piétine le voisin ! »

Appeler cela la « tradition du pilpoul » ou se réclamer des « prophètes bibliques », c’est prostituer la théologie pour blanchir des crimes de guerre sous couverture technologique. Quand le prophète Amos dénonçait les rois d’Israël, ce n’était pas pour servir de caution morale dans les salons vénitiens !

La réalité du terrain vs le conte de fées libéral

Le texte verse dans une vision poétique d’un Israël « querelleur et pluraliste » pour masquer une réalité politique bien plus sombre et brutale :

Un pluralisme en peau de chagrin : Les dissidents comme Yuval Abraham et Rachel Szor ne sont pas les symboles d’une société tolérante, ils en sont les survivants menacés. En Israël même, la haine médiatique et la répression étatique contre les voix de la paix n’ont jamais été aussi féroces. Les traiter de « prophètes » permet de romancer leur calvaire pour éviter d’affronter le fascisme rampant du gouvernement en place.

Le piège du narcissisme moral : Utiliser la dissidence interne comme un chèque en blanc moral est un braquage intellectuel. La liberté de parole des uns ne compense en rien l’absence totale de droits, de justice et de sécurité des autres (les Palestiniens sous les bombes ou sous l’occupation).

Le tribunal des faux dévots

La presse de l’extrême droite s’insurge contre les « 25 minutes d’ovation » à Venise, y voyant la jubilation d’une Europe antisémite trop heureuse de blâmer Israël. Quelle comédie ! Ce qui dérange Causeur et ses épigones, ce n’est pas le fait qu’on applaudisse un film, c’est que la vérité brute sorte de la bouche de ceux qui ont tenu le fusil.

Quand d’anciens militaires racontent la « froide mécanique du ciblage », la droite identitaire crie au montage tendancieux et se réfugie derrière le traumatisme du 7-Octobre. Mais le traumatisme ne donne aucun permis d’éradiquer un peuple, et l’existence de trois journaux d’opposition à Tel-Aviv ne transforme pas un massacre en débat philosophique.

En conclusion : Un rire jaune face à l’imposture

Ce texte est une tentative désespérée de racheter une image écornée en étalant de la fausse érudition. C’est l’art d’utiliser la liberté d’expression des dissidents comme un bouclier humain idéologique pour le gouvernement Netanyahou.

Non, messieurs les esthètes du pamphlet réac : la démocratie ne se mesure pas au nombre de films dissidents qu’on laisse projeter à l’étranger pendant qu’on écrase des enfants sous les décombres. Célébrer la « liberté israélienne » devant le spectacle d’un désastre humain, ce n’est pas de la hauteur d’esprit. C’est un obscène numéro de ventriloque.

A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
« Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »   

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