Le Maroc, l’Espagne et la France, un voisinage de
l’Algérie assez tumultueux, et l’analyse de la situation de mon pays est dorénavant
placée sous le signe de la menace représentée par l’expansion dans la crise diplomatique qui s’est
ouverte avec la décision suprême de l’Algérie d’étendre sa souveraineté
maritime avec l’Espagne,
où les intérêts du pays sont engagés, nous pouvons comprendre que l’Espagne
défende des points de vue qui ne s’identifient pas avec les nôtres, autant nous
sommes en droit de nous étonner que pour leur part d’une politique d’équilibre, de
bon voisinage en la matière de l’extension des eaux de Mer juridictionnelles
de l’Algérie pour rejeter les limites maritimes proposées par l’Algérie
Aux termes de la Convention des Nations
unies sur le droit de la Mer,
l’Algérie, en tant qu’État côtier dispose de sa mer territoriale de 12 milles
marins, de sa zone économique exclusive de 200 milles marins, de son plateau
continental large d’au moins 200 milles marins et susceptible de s’étendre
jusqu’à 350 milles marins à compter des lignes de base. Pour l’Algérie cette
convention sert de base juridique pour rejeter les revendications territoriales
absurdes de l’Espagne, qui, cherche à s’attribuer à elle seule, le droit à la Pêche sur toute la zone. Une
frontière maritime doit être établie d’un commun accord, l’Espagne refuse les
pourparlers.
Contrairement au Maroc, qui a
seulement exprimé son intérêt pour la délimitation de ses eaux l’Espagne avait
montré son malaise et le Maroc avait décidé de reporter la mesure, l’Algérie
avait déjà présenté sa vision sur la manière de délimiter les eaux
juridictionnelles et la zone que l’Algérie se serait appropriée est un
territoire d’environ deux cents milles nautiques (environ 370 kilomètres)
conformément aux Droit International de la Mer.
Ce qui me gêne le plus est que
l’Espagne se mette à parler de manque de discernement, comme s’il avouait qu’il
a fait quelque chose de mal, mais avec un esprit colonial, n’arrive pas à faire
la différence des revendications Algériennes à celles du Maroc. !! Il est sur
le chemin de l’autocensure, Le problème de la politique Espagnole est qu’elle
fait systématiquement un tri sélectif des sujets qu’elle met en avant, c’est en
réalité un groupement largement politisé.
Ainsi, à l’escalade diplomatique
de l’Algérie contre l’Espagne s’ajoute désormais une escalade économique, en
effet l’Espagne en raison de son intention de revendre du gaz
algérien au Maroc après le processus de regazéification sur le territoire
espagnol, ce qui bien entendu semble
être refuser par l’Algérie qui souhaite une révision des contrats
de fourniture de gaz avec l’Espagne et qui estime que tout acheminement de
quantités de gaz naturel algérien livrées à l’Espagne, dont la destination
n’est autre que celle prévue dans les contrats sera considéré comme un
manquement aux engagements contractuels, et par conséquent, pourrait aboutir à
la rupture du contrat liant l’Algérie à son client Espagnol..
En exacerbant la crise entre
l’Algérie et l’Espagne et en l’enveloppant dans un langage emprunté à la guerre
froide, le changement diplomatique sur la question du Sahara
occidental un territoire non autonome dont le statut final reste à déterminer
et qui est éligible à l’autodétermination conformément à la légalité
internationale, le revirement en question n’a pas une seule fois répondu aux
questions sur la crise bilatérale entre les deux Pays, mais faire croire que le
Sahara Occidental est partie intégrante du Maroc est d’une malhonnêteté sans
nom. Il est à se demander pour l’Espagne si les choses sont aussi simples,
alors pourquoi y a t il des indépendantistes catalans dans son propre pays ?
En effet derrière tout cela, il y
avait le malaise du Maroc qui ne recevait pas le soutien de l’Espagne sur le
Sahara occidental. Cependant si les Algériens, qui ont pour coutumes de prendre
leur temps avant de prendre des décisions de portée importante, ne vont pas
fermer les vanneries du gazoduc qui relie l’Algérie à l’Espagne, ils iront sans
aucun doute privilégier dans un futur proche le Transmed, le gazoduc qui
relie leur pays à l’Italie.
L’Algérie considère comme
injustifiable le changement de la position historique de l’Espagne par rapport
au Sahara occidentale qui a soutenu le 18 mars la proposition marocaine
d’autonomie sur le Sahara Occidental. Mais toutes ces interprétations ne
peuvent pas expliquer entièrement la démesure du revirement espagnol, elle qui
n’avait jamais admis le rattachement de son ancienne colonie du Sahara au
Maroc, elle s’est mise également à son tour au coté du Maroc, ce qui équivaut à
la reconnaissance indue de la marocanité du Sahara occidental.
D’autant plus qu’en Espagne, les sympathisants, qui communient le plus avec les
indépendantistes sahraouis sont assez nombreux. Pour les eux, il y a quelque
chose de mystérieux dans ce revirement, car chercher altercation à l’Algérie,
premier fournisseur de gaz de l’Espagne, reste une certaine folie, certains analystes s’inquiètent, en mettant en
avant la vulnérabilité énergétique de leur pays.
L’Algérie rompt son traité d’amitié avec l’Espagne
en réaction à la position réitérée de l’Espagne, d’abord pour son refus dans la
délimitation maritimes proposées par l’Algérie, pour son intention à revendre
le Gaz Algérien vers le Maroc, et ensuite pour son soutien au Makhzen en ce qui
concerne le statut légal du Sahara occidental, et la saisine par Madrid pour mobiliser ses alliés de l’Union Européenne
contre l’Algérie, c’est dire de l’image dégradée de la politique Espagnole, un
des pays qui ne savent pas gérer seuls leur diplomatie et recourent à l’Union
européenne. C’est scandaleux !!!!
En passant, le communiqué de l’U.E à propos de la crise entre l’Algérie et
l’Espagne, est d’une totale ambiguïté. Ah pour l’Europe de Bruxelles bourrée de
certitudes, c’est plus qu’obsessionnel ! C’est une répétition de rengaine faite
de phrases ritualisées qu’elle ressort à toutes les sauces pour intervenir.
C’est tellement inadapté et répétitif que s’en est le plus souvent ridicule
pour illustrer les thèses qu’elle prétend défendre. C’est de la paraphrasie
incrustée de prétention et chargée de mépris.
Un parti pris de l’U.E est largement fantaisiste
et hypocrite afin d’apporter un soutien aveugle et une solidarité à toute épreuve à l’Espagne
et pourtant l’Espagne n’est même pas condamnée par la cour
européenne pour ses prisonniers politiques et on ne cesse de nous parler
sempiternellement de la grande démocratie européenne. Certes ce n’est assez de
dire que l’Union Européen a été une usurpation de souveraineté,
obtenue par le mensonge en jouant sur le mensonge, l’ambition, les fausses
promesses et le complot contre les nations et les peuples. C’est un des crimes
les plus graves qui puisse exister, contre les peuples.
Qu’on puisse le dire haut et fort, l’Algérie
n’a rien à perdre dans cette brouille diplomatique avec l’Espagne accompagnée de
l’Union Européen bien au contraire, elle sortira sans aucun doute grandie, souveraine
surtout pour avoir revendiquer la délimitation des eaux
juridictionnelles de son rivage méditerranéen, de vendre son Gaz naturel au
prix révisé et imposer son droit de refus à la revente de son Gaz à un tiers
(Maroc) et surtout de dénoncer tous les coups bas d’une politique polichinelle,
bien entendu être tributaire d’un pays peut être mauvais pour ce qui
est de l’essentiel, d’où un constant marchandage de l’Espagne pour flirter avec
les dessous de la carte du Sahara Occidental afin de faire revenir l’Algérie
sur ses revendications maritimes, sur ses revendications gaziers et ses
revendications relationnelles.
N’en déplaise à nos voisins Espagnols,
Marocains et Français les plus tumultueux, une sinistre
association paritaire d’États, bien entendu celui qui fournit et paie les
joueurs du Folklore qui décide.
Note: Article publié sur site Mondialisation.CA et Reseau International.
https://www.mondialisation.ca/relations-algerieespagne-le-toreador-blesse/5669254
https://reseauinternational.net/relations-algerie-espagne-le-toreador-blesse/


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