Voilà ! C’est fait !
Moi aussi, j’ai été ému par ces images qui font le buzz. Celles de bergers pleurant leurs moutons et brebis tués par des hyènes dans la région de Jijel. Comment rester de marbre face à ce drame de jeunes et de moins jeunes éleveurs qui disent avoir tout perdu, en quelques heures. Je signale tout de même au passage qu’il existe des assurances en la matière. Une compagnie spécialisée dans cette branche, la Caisse de mutualité agricole, s’en occupe, et s’en occupe très bien à ce qu’on m’en a dit. Mais, ça n’empêche pas la compassion. Et, ça ne doit surtout pas m’empêcher, moi, de lancer un appel. Oui ! Un appel solennel. Pas juste un coup de colère, comme ça, au passage. Non, un vrai et bon gros appel. À qui est destiné mon appel ? Aux hyènes ! Absolument, aux hyènes qui ont adopté pour habitat naturel cette si belle région de Jijel. Je comprends que ces bêtes aient pris goût aux «Tadhariss» de Jijel, à la multiplicité de ses reliefs enchanteurs, à la verdeur sans nulle autre pareille de ses vallons et collines escarpées, à ce contraste saisissant entre mer et montagne, à ces chemins sillonnant à travers champs. Oui ! Qui n’aimerait pas s’installer à Jijel, hein ? Qui, je vous le demande ? Mais, en même temps, Mesdames et Messieurs les Hyènes, parce qu’il y a aussi des Monsieurs Hyènes, sinon, comment auraient-elles fait pour pulluler ainsi et revenir en force chez nous, en Dézédie, donc, familles d’hyènes réunies, je dois vous le dire, je suis dans l’obligation morale et même matérielle — surtout matérielle du reste — de vous le signifier : arrêtez de venir chez nous ! Nous avons notre quota d’hyènes, et depuis belle lurette déjà ! Plus encore ! Ce quota est largement dépassé. Nous sommes en surnombre d’hyènes. Et, pas qu’à Jijel, il ne faut pas se tromper ! Partout à travers le pays, même au fin fond du désert, nous sommes entourés d’hyènes, submergés par les hyènes, infiltrés par les hyènes, envahis par les hyènes, au bord même du« Grandnd Remplacement » des autochtones par une population mutante d’hyènes de plus en plus vorace, de plus en plus entreprenante, de plus en plus dangereuse et qui n’hésite plus à s’attaquer à tout ce qui brille ou dégage senteurs de luxure humaine. Et, en plus, comparées à ces pôv’ bestioles incriminées dans cette histoire de moutons tués à Jijel, les autres hyènes, les hyènes mutantes, les hyènes mi-hyènes mi-hommes ne peuvent être reconnues, identifiées comme telles. Les garces riantes et ricanantes ont pris forme humaine totale. Même pas un doigt recourbé pour les repérer, comme dans Les Envahisseurs avec David Vincent. Walou ! Les hyènes de Dézédie, c’est Passe-Partout de Fort-Boyard, la gentillesse et la disponibilité en moins. Alors, chères Hyènes, les vraies s’entend, excusez-nous de ne pouvoir gérer la démographie de vos faux congénères. Au lieu de vous attaquer à des moutons et à des brebis, sus aux autres hyènes, les contrefaites. Personne, et surtout pas moi ne vous dénoncera ni ne vous fera grief pour « cannibalisme intro hyènes » ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
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