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  • Pas de changement aux paroles d’Allah ?

    Selon ce concept, d’ Abrogations dans le Coran (Al-Nasekh et Al-Mansoukh), il est dit que certains versets du Coran sont abrogés et invalidés par d’autres versets ! Le verset qui est l’abrogeant est appelé Al-Nasekh, tandis que le verset abrogé est appelé Al-Mansoukh.

    Bien que le concept ait été initialement inventé par quelques érudits comme conséquence de leur faible compréhension du Coran, il a été largement exploité par des auteurs ennemis du Coran pour ternir la perfection et la divinité du livre.
    Comme indiqué, le concept de l’abrogation implique que certains versets coraniques aient été abrogés par d’autres versets.
    D’un autre côté, les auteurs ennemis de l’Islam affirment que ces versets, et d’autres qu’ils mettent en avant, sont en fait des contradictions à l’intérieur du Coran.
    Ainsi, ils utilisent ces exemples pour réfuter la divinité du Coran.
    Il faut noter que les exemples utilisés par les savants musulmans comme « versets abrogés » ne sont pas toujours les versets utilisés par les auteurs non Musulmans ; ils parlent alors de «contradictions dans le Coran».
    Bien que l’on peut affirmer que le point commun entre ces deux groupes est leur faible compréhension du Coran, il faut aussi ajouter que dans le cas des auteurs non-Musulmans, et particulièrement ceux qui ne parlent pas l’Arabe, un grand nombre de leurs affirmations en faveur de contradictions n’est que le produit de leur utilisation de traductions du Coran imprécises et trompeuses.
    Ces deux types d’affirmations peuvent être réfutées à la lumière du Coran. On peut démontrer qu’elles ne sont rien de plus qu’une faible compréhension du Livre.
    Alif, Lâm, Ra. Une Ecriture dont les signes ont été confirmés, puis qui ont été détaillés, de la part d’un Sage bien informé. Coran, 11:1
    Il y a pour eux une bonne annonce dans la vie d’ici-bas tout comme dans la vie ultime. – Il n’y aura pas de changement aux paroles d’Allah -. Voilà l’énorme succès! Coran, 10:64
    Ces versets coraniques affirment clairement que les paroles de Dieu sont parfaites et ne peuvent pas être abrogées, et pourtant certains ont inventé le plus grand mensonge qu’il soit à propos du Coran, en affirmant que certains versets en abrogent d’autres. Ils appuient leurs propos sur une interprétation erronée de ce verset:
    Premier verset, 2:106
    Si Nous abrogeons (« nansakh ») un Ayah quelconque ou que Nous le fassions oublier, Nous en apportons un meilleur, ou un semblable. Ne sais-tu pas qu’Allah est OmnipotentCoran, 2:106
    Les interprètes affirment que ce verset confirme que certains versets en invalident d’autres.
    Ils interprètent le mot «ayah» comme signifiant un verset dans le Coran ; et ils interprètent le mot « nansakh » comme signifiant « abroger ».
    Mais est-ce que ce mot, tel qu’il est utilisé dans le Coran, signifie réellement abroger ?
    Le mot « Ayah », tel qu’utilisé dans de nombreux versets du Coran, peut revêtir quatre significations différentes :
    Il peut signifier un miracle de Dieu :
    Et certes, Nous donnâmes à Moïse neuf Ayahs (miracles) évidents. (…) Coran, 17:101
    Il peut aussi avoir le sens d’un exemple pour les gens :
    Et le peuple de Noé, quand ils eurent démenti les messagers, Nous les noyâmes et en fîmes pour les gens un exemple (Ayah). (…) Coran, 25:37
    Le mot « Ayah » peut aussi vouloir dire signe :  
    «O mon Seigneur, dit (Zacharie), accorde-moi un signe (Ayah)». «Ton signe (Ayah), dit (Allah,) sera que tu ne pourras pas parler aux gens pendant trois nuits tout en étant bien portant. Coran, 19:10
    Et enfin, il peut désigner un verset du Coran :
    (Voici) un Livre béni que Nous avons fait descendre vers toi, afin qu’ils méditent sur ses versets (Ayat) et que les doués d’intelligence réfléchissent! Coran, 38:29
    Si nous considérons maintenant le verset 106 de la sourate 2, on peut facilement vérifier que le mot « Ayah » ne peut pas désigner ici un verset du Coran. Il peut correspondre aux autres significations (miracle, exemple ou signe), mais pas à un verset coranique.
    Voici pourquoi :
    1) Les mots « que Nous le fassions oublier » ne peuvent pas s’appliquer à un verset du Coran.
    Comment est-ce qu’un verset du Coran pourrait être oublié ?
    Car même si le verset est invalidé par d’autres (comme affirmé faussement par les interprètes), il fera toujours partie du Coran et ne pourra donc pas être oublié.
    2) Les mots « Nous en apportons un semblable » seraient dénués de sens si le mot « Ayah » désignait un verset coranique, tout simplement parce qu’il serait absurde que Dieu invalide un verset pour le remplacer avec un autre identique !
    3) Si le mot « Ayah » du verset 106 signifie un miracle, un exemple ou un signe, alors tous les mots du verset ont un sens parfait. Les mots «que Nous le fassions oublier» peut s’appliquer aux trois significations, et c’est ce qui se passe avec l’écoulement du temps. Les miracles de Moïse et de Jésus ont été oubliés. Nous n’y croyons que parce qu’ils sont mentionnés dans le Coran.
    De la même manière, les mots «Nous en apportons un meilleur, ou un semblable» s’accorde avec les miracles de Dieu.
    Dieu remplace un miracle avec son semblable ou un qui est plus grand. Considérez le verset suivant :  
    Nous avons effectivement envoyé Moïse avec Nos miracles (Ayah), à Pharaon et à ses notables. Il dit: «Je suis le Messager du Seigneur de l’univers». Puis, lorsqu’il vint à eux avec Nos miracles (Ayah), voilà qu’ils en rirent. Chaque miracle (Ayah) que Nous leur montrions était plus probant que son précédent. Et Nous les saisîmes par le châtiment, peut-être reviendront-ils (vers Nous). Coran, 43:46-48
    Le mot « nansakh » utilisé en 2:106 vient du verbe
    «nasakha». Il est dit que ce mot signifie abroger.
    Mais une étude attentive de tous les versets coraniques utilisant ce mot montre qu’il a en fait un sens opposé. Il signifie enregistrer ou mettre par écrit.
    Lorsque Dieu veut dire «substituer», le mot utilisé est
    «baddala», comme en 16:101.
    Quand Nous remplaçons («baddalna») une «Ayat» par une autre – et Dieu sait mieux ce qu’Il fait descendre – ils disent: «Tu as inventé cela». Mais la plupart d’entre eux ne savent pas. Coran, 16:101
    Le remplacement dont il est question ici peut concerner deux choses :
    a) le remplacement d’une Écriture par une autre. Cette première signification peut être validée par le verset suivant :
    Et sur toi Nous avons fait descendre le Livre avec la vérité, pour confirmer les Livres qui étaient là avant lui et pour prévaloir sur eux. (…) Coran, 5:48
    Ici, les mots «prévaloir sur eux» confirment que les Écritures précédentes sont remplacées par le Coran.
    b) Le remplacement d’une loi au sein d’une Écriture avec une autre dans une Écriture ultérieure. Cette seconde signification est également prouvée par le Coran, où différentes choses interdites précédemment pour les gens du Livre ont été rendu licites dans le Coran.
    Comme exemple, on nous apprend en 2:187 que les relations sexuelles entre couples mariés au cours des nuits du mois du jeûne ont été autorisées, alors qu’elles étaient auparavant interdites.
    On nous apprend également en 6:146 que Dieu avait interdit aux Juifs tous les animaux à ongle unique ; et que la graisse des bovins et ovins était interdite. Cela a été rendu licite dans le Coran.
    Le verset 16:101 ne parle pas de la substitution d’un verset avec un autre
    La preuve de cela réside dans le même verset, dans les mots «ils disent: Tu as inventé cela »
    A cause de leur ignorance du Coran, ces faussaires ont clairement violé une vérité fondamentale dans le Coran qui énonce que les paroles de Dieu ne peuvent être abrogées :
    Et la parole de ton Seigneur s’est accomplie en toute vérité et justice. Nul ne peut modifier Ses paroles. Il est l’Audient, l’Omniscient. Coran, 6:115
    … Pas de changement aux paroles de Dieu. Voilà le triomphe immense. Coran, 10:64




     

  • L’islam supplante-t-il le christianisme, comme celui-ci l’a fait du judaïsme ?

     

    Le judaïsme  qui existe aujourd’hui est la branche du judaïsme antique qui a refusé de reconnaître en Jésus le Christ, ce Messie que les Juifs avaient plutôt imaginé chef de guerre triomphant et identifié à plusieurs reprises dans les meneurs d’insurrections.

    Ayant échoué à s’étendre sur le monde entier, le judaïsme se replia sur lui-même : des trois monothéismes, il est aujourd’hui celui auquel il est le plus difficile de se convertir et d’intégrer la communauté, tant le souci de préservation de l’identité et de la tradition religieuses semble exiger de n’admettre que des individus apportant suffisamment de garanties d’une conversion profonde, ce qui fait que cette religion reste bien timide et pleure énormément sur son passé et la malédiction qui l’a toujours frappée.
    Le mot Chrétien, seul ne veut rien dire, c’est une  doctrine basée sur le symbolique car en fait le doute fait bien parti de la foi Chrétienne comme une hérésie blasphématoire, se signalant en tant que religion,  par ses livres douteux par la voix de ses interprètes et de ses inspirés, même les  miracles de Jésus n’ont convaincu personne de sa mission.
    Apporte le , contraire   de  tout la nature et la raison . Le christianisme est chargé,  à dégrader et à enivrer  l’esprit humain par des espérances futiles, ce qui porte le contraire à toute   raison et nature.
    Il n’y a pas « la vraie définition » du christianisme, mais plusieurs courants trop souvent très différents, revendiquant tous le nom de chrétiens, alors qu’on sait que Jésus ne fut pas un chrétien, Marie était pas catholique, et Jean était pas un baptiste: Ils étaient tous juifs
    A titre d’exemple les évangéliques ont une approche de la Bible différente des autres appellations chrétiennes, et ça change tout. Ainsi,   pour les évangéliques, les membres des autres religions qui n’auront pas voulu se convertir seront punis éternellement après la mort,   que la Bible ne peut pas contenir une seule erreur, qu’il est nécessaire de pratiquer des activités missionnaires pour « sauver » les gens, etc…
    Le monde a cru à un faux évangile depuis 2000 ans. Généralement, on enseigne que Christ est l’Évangile et non le Messager de ce dernier, les fraudeurs religieux ont pu réussir à supprimer et à cacher le Message qu’Il  a apporté.
    Et pourtant, on a délibérément supprimé la vérité à ce sujet à tout le monde,  Il n’y a qu’un Évangile qui soit le bon. Tous les autres ne sont que des perversions inventées par de faux inspirés dans le but de cacher l’incroyable vérité du Message qu’il transmet.
    L’Islam est une religion de justice, de lumière, de miséricorde, de force et de vérité! Les idées chrétiennes de liberté et d’égalité sont abstraites, contradictoires et vides de sens, elles ont une toute autre réalité pour nous les musulmans. Une réalité qui est bien au-delà de toutes les notions de démocratie et de liberté illusoire et mensongère auxquelles auxquels les chrétiens semblent être  attacher  vainement.

    En islam, la justice est aussi considérée comme une vertu morale et une qualité.  

    Le Coran, qui est l’écriture sacrée de l’islam, considère la justice comme une vertu suprême.  Il s’agit d’un des objectifs de base de l’islam, si important que dans l’ordre de priorité, il vient tout juste après la reconnaissance du droit de Dieu d’être adoré de façon exclusive (tawhid) et la reconnaissance de Mohammed (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) comme prophète.  Dieu déclare, dans le Coran :
    « Certes, Dieu enjoint la justice, la bienfaisance et l’assistance aux proches.  Et Il interdit l’indécence, l’injustice et la rébellion. » (Coran 16:90)
    Les normes coraniques de justice transcendent les considérations de race, de religion, de couleur et de croyances, car il est ordonné aux musulmans de se montrer justes autant envers leurs parents et amis qu’envers leurs ennemis, et de se montrer justes à tous les niveaux :
    « Ô vous qui croyez!  Observez strictement la justice quand vous témoignez devant Dieu, même si c’est contre vous-mêmes, vos parents ou votre famille proche, ou qu’il s’agisse d’un riche ou d’un pauvre. » (Coran 4:135)
    Selon un autre verset coranique :
    « Et ne laissez point votre haine pour un peuple vous inciter à être injustes.  Soyez justes; cela est plus proche de la piété. » 
    En conclusion, établir la justice, selon Sarkhasi, un grand juriste musulman, « est classé comme un des actes de dévotion les plus nobles qui soient, tout juste après la croyance en Dieu.  C’est la plus grande des responsabilités confiées aux prophètes… et c’est la plus grande justification de l’intendance de l’homme sur terre. 
    Ainsi l’Islam reste dans une meilleure position par rapport aux autres religions, si encore on n’admet le christianisme est à considérer comme une religion.
  • L’islam est-il le seul et vrai monothéisme ?

     Les musulmans croient qu’il n’existe qu’un seul et unique Dieu. C’est Lui qui a créé l’univers et c’est Lui qui l’administre.  Il n’a ni partenaires ni enfants ni associés.  Il est le Très Miséricordieux, le Très Sage et le Très Juste.  Il entend et voit tout et Il est Omniscient.  Il est le Premier et le Dernier.

    « Dis : « Il est Dieu, l’Unique.  Dieu, le Seul à être imploré pour ce que nous désirons.  Il n’a jamais engendré et n’a pas été engendré.  Et nul ne peut L’égaler. » (Coran 112)
    Mais il est d’usage de faire référence au judaïsme, au christianisme et à l’islam comme aux trois grandes religions monothéistes et de les regrouper.  Pourtant, il y a des différences flagrantes, à cet égard, entre le christianisme et l’islam.

    Le concept de trinité inhérent à la quasi-totalité des dénominations chrétiennes inclut nécessairement une pluralité.  La croyance selon laquelle Dieu serait en fait composé de trois divinités (père, fils et saint esprit) contredit le concept du monothéisme islamique, où l’unicité de Dieu est indiscutable.

    En islam, la croyance en un Dieu unique, qui n’a ni partenaires ni fils ni associés est essentielle.  Il s’agit de la croyance centrale de cette religion et l’essence même du Coran.  Le Coran appelle l’humanité à n’adorer que Dieu et à abandonner l’adoration de fausses divinités.  Le Coran nous invite à admirer les merveilles de la création et d’y voir la grandeur et la puissance de Dieu.  Le Coran nous ordonne de rejeter tout ce qui est adoré en dehors de Dieu ou parallèlement à Lui. Dieu dit, dans le Coran :
    « Je n’ai créé les djinns et les hommes que pour qu’ils M’adorent. » (Coran 51:56)

    On fait souvent référence à l’islam en tant que «Pur  monothéisme»  Car il n’est pas corrompu par d’étranges concepts ou superstitions.  La croyance en un Dieu unique entraîne la certitude.  Les musulmans n’adorent que Dieu et n’adressent leurs prières qu’à Lui, car Il est le Seul qui mérite d’être adoré.  Et rien n’est plus grand que Lui.
  • Faut-il avoir peur de l’Islam


    L’islamophobie comme idéologie opérante se fonde sur la perception hystérique de l’islam: cette religion en soi, et ses croyants, seraient le problème.

    Quelle inculture  ! 
    L’islam n’a absolument pas conquis par la violence, car il est interdit de forcer qui que ce soit à se convertir. Pour preuve, qu’elle violence subissent, les milliers d’Européens et d’américains qui se convertissent, en grande majorité des femmes et également des gens d’églises.

    Certains chrétiens bien présomptueux citent le cas des musulmans convertis à la foi catholique, alors je dois avouer que le christianisme ne récolte avec ces personnes que des miettes pour ne pas en faire  une généralité, mais les musulmans qui se convertissent au christianisme ne sont généralement pas des lumières, ou bien ils ont un sérieux problème d’identité.

    C’est un peu vu comme une déchéance, de se convertir au christianisme Une soumission volontaire de personnes à problèmes, une espèce de tentative désespérée de raté, qui ne croit plus en la société. 
    Franchement, quand on regarde les personnes qui se convertissent, y a pas de quoi se vanter. !
    Cela fera d’eux uniquement les Arabes de Service..

    La peur va s’aggraver chez les Français d’origine chrétienne, chez ceux d’origine arabe, chez ceux d’origine juive. Les uns se sentent menacés par les autres et un processus de décomposition  d’un société est en cours
  • Les secrets des manuscrits de la Mer Morte

     

    Certains prêtres chrétiens pour chercher à justifier l’authenticité  de la Bible, nous citent que les manuscrits  de la Mer morte en estimant qu’ils présentent un caractère précieux pour le Nouveau Testament, aussi je tiens à présenter quelques remarques enregistrées à la suite des travaux de traduction de ces manuscrits. 

    Les religieux de l’École Biblique de Jérusalem étaient déjà sur les lieux et, en recherchant dans plusieurs grottes, ils trouvèrent d’autres jarres remplies de documents, cela jusqu’en 1955. Ils furent désignés pour les traduire et en assurer la publication, parce qu’ils étaient les plus compétents en langues anciennes.

    Voilà ce qu’a dit un jour John Allegro, professeur à l’Université de Manchester, le seul spécialiste laïc qui ait eu accès à ces documents lorsqu’il faisait partie de l’équipe internationale en charge des manuscrits :
    «Les savants qui ont étudié les Manuscrits de la Mer Morte n’ont jamais dit ce qu’il y avait vraiment dans le texte. En effet, ce sont des prêtres, surtout des Jésuites, et ils ont peur de ce qu’ils ont découvert. C’est plus sensationnel que ce qu’ils soupçonnaient. C’est une bombe qui ferait trembler les religions chrétiennes sur leur base.»

    De toutes façons, bien qu’ils datent des temps messianiques, il n’y a aucune trace des Évangiles, aucune mention des apôtres, de Jésus ou de sa résurrection !
    Suivant l’évangile, Jésus a eu 2 sœurs et 4 frères ; il était l’aîné et il semble que son père soit mort lors de la révolte du recensement. La « vierge » marie n’est pas restée vierge longtemps.

    De plus, les fameux « anges » sont peut-être des messagers, des jeunes gens qui sont employés pour faire circuler le courrier parce qu’ils courent vite et qu’on peut leur faire confiance pour acheminer les messages divins. Il ne faut pas oublier que la Fraternité essénienne fonctionne comme une société initiatique qui confère une initiation à des connaissances selon une tradition orale secrète très ancienne.

    La science essénienne est ésotérique et spéculative. Les grands initiés ont développé des pouvoirs spéciaux. On imagine mal la secte répandant son enseignement à la foule, d’où les réserves de Jésus envers la foule et ses avertissements à ses compagnons pour qu’ils tiennent leur langue.

    En mai 1950, alors que la fouille de Qumrân n’était pas commencée et que les morceaux de manuscrits de la grotte 4 dormaient encore dans la poussière des siècles, une communication présentée à l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres par André Dupont-Sommer, professeur de langue et civilisation sémitiques à la Sorbonne, avait produit l’effet d’une bombe en annonçant que le Maître de Justice de la Fraternité essénienne apparaissait comme un prototype de Jésus. A. Dupont-Sommer s’appuyait sur les premiers textes connus: la Règle de la Communauté, le Commentaire d’Habacuc, l’Ecrit de Damas. Il les attribuait aux Esséniens. Dupont-Sommer soulignait une continuité de pensée et de doctrine entre le Maître de Justice et Jésus.

    Comme Jésus, le Maître de Justice avait prêché la pénitence, la pauvreté, l’humilité, l’amour du prochain, la chasteté. Il avait prescrit l’observance de la Loi de Moïse, rendue plus parfaite par ses propres révélations. Il avait été l’Elu et le Messie de Dieu. Objet de l’hostilité des prêtres et des Sadducéens, il avait été condamné et mis à mort. Il reviendrait à la fin des temps. Ses fidèles attendaient son retour glorieux.

    Cette annonce provoqua une levée de boucliers et une vigoureuse riposte des instances catholiques qui ne pouvaient admettre que soit ainsi remise en cause la singularité du Christ et son caractère unique.
    Dupont-Sommer reçut des menaces. Il fut ébranlé par la violence des attaques dirigées contre lui. Au fur et à mesure de la publication des nouveaux textes, il fut obligé de s’exprimer de manière plus nuancée.

    La Mer morte n’ayant ni poissons, ni pêcheurs, les manuscrits n’ont donc pu être rédigés, en fait, que dans la région du lac très poissonneux de Galilée, dans le Nord de la Palestine. Et il s’agit non pas d’une simple secte mais d’un important courant du judaïsme, le plus authentique et le plus ancien qui, après l’exil de Babylone, s’est réimplanté dans la région. Ces Galiléens et ces Babyloniens, dont les manifestations révèlent l’ardeur religieuse, sont cités plus d’une fois par l’historien juif Flavius Josèphe.

    Peut-être se considéraient-ils toujours comme des exilés en s’opposant à ceux qui, à Jérusalem, avaient le pouvoir ainsi que le bonheur insigne d’habiter dans la Ville sainte ?

    Dans cette hypothèse, les documents retrouvés à Qumrân doivent être considérés comme une copie ou un double à l’usage d’un monastère propulsé dans le désert de Judée à l’image d’une tête de pont, en vue de la reconquête future de la Ville.

    Jean-Baptiste, l’ermite du désert, était-il un Essénien de Qumrân ?

    Flavius Josèphe le cite dans ses ouvrages. Connaissait-il les documents qui y ont été découverts ?
    Oui, cela ne fait aucun doute. Mais au fur et à mesure, la pensée essénienne a évolué. Et voilà Jésus qui enseigne, corrige, modifie et remet cette évolution sur ses rails.

    Bref, les origines esséniennes du christianisme sont irréfutables.
    Les chrétiens voudraient bien trouver des preuves qui renforcent leurs convictions alors que tout laissait prévoir de profonds changements.  

    Depuis 1996, de nouvelles versions de la Bible sont en vente, assorties de nouveaux commentaires des exégètes qui ont étudié les fameux manuscrits : les retouches sur le christianisme primitif sont sélectives pour ne pas perturber la foi. 
    Une Foi qui repose sur des mythes..
  • Le suaire de Cadouin et ses Miracles !

                                                Le pseudo Saint Suaire objet de 700 ans de pèlerinage


    L’abbaye de Cadouin détenait le saint Suaire, celui qui enveloppa la tête du Christ à sa mise au tombeau.

    Le suaire de Cadouin est une pièce d’étoffe qui mesure 2 m 81 de long sur 1 m 13 de large. Près de ses extrémités se trouvent deux bandes tissées dans le lin avec des fils de couleur. On peut en voir la photographie dans la brochure du R.P. Francez.. Ces bandes comportent des carrés avec des signes que l’on avait pris jusqu’à nos jours pour des motifs d’ornementation.

    Dès 1900, A. de Longpérier avait prétendu que ces signes étaient des lettres orientales, mais des spécialistes, à cette époque, déclarèrent que c’était une erreur et conclurent à l’authenticité du suaire.

    En 1935, un jésuite, le R.P. Francez, mis sur la voie par l’étude historique de la question, examina plus attentivement les fameux signes et crut reconnaître, lui aussi, des lettres orientales fit examiner par le Directeur du Musée copte du Caire les signes brodés sur le tissu. Les inscriptions, en style de calligraphie arabe kufi qui lut assez facilement la description suivante :

    « Au nom d’Allah clément et miséricordieux. Il n’y a de Dieu qu’Allah Mohamed est l’envoyé d’Allah.» Que la bénédiction de Dieu soit sur eux deux et sur les membres de leurs familles, les purs imans »

    Plus loin, il est question. que le tissu a été tissé pour le vizir el Afdal, sous Moustali calife du Caire de 1094 à 1101, celui qui combattit les croisés à Antioche

    L’étoffe a donc été tissée à cette date. L’écriture est du coufique stylisé qui fut précisément en usage à cette époque. Il s’agit donc, non pas d’un suaire, mais bien d’une sorte de manteau porté par les riches musulmans.

    Ainsi, pendant plus de 700 ans, les fidèles ont vénéré un manteau portant des inscriptions à la gloire d’Allah et du prophète Mohamed (SAWS). La relique était fausse comme bien d’autres reliques qui furent l’objet d’un culte aussi répandu.

    Les 42 suaires connus n’ont pas plus de valeur, et comme celui de Cadouin la preuve de la fausseté est éclatante. Autant d’ostentations religieuses (catholiques en tout cas) paraissent impossibles (voire provocatrices et Idolâtres) de nos jours !

    Le suaire de Cadouin, fausse relique, a justement pour cela une histoire pleine d’enseignements. II produisit en effet de nombreux miracles et l’Eglise a pris, à son sujet, maintes décisions solennelles.

    Un linge portant invocation au nom d’Allah, a fait des miracles et les Papes ont engagé, à maintes reprises, les fidèles à le vénérer. Sous le choc Louis, évêque de Périgueux, a interdit le pèlerinage de Cadouin.

    Les miracles opérés par le suaire de Cadouin sont innombrables. Le R.P. Francez, lui-même, qui décou­vrit que la relique était fausse écrit cependant :

    « Nous ne nions point la réalité des miracles. Si certains peuvent être suspects, on ne peut douter que sur ce grand nombre, il y en ait eu de vérita­bles.».

    Heureusement que pour les musulmans, la foi et la bonne raison islamique ne peuvent admettre cette conclusion

    Voilà qui frappe vivement croyants en cette étonnante histoire et montre une fois encore que L’islam est une religion qui accorde autant d’importance à la foi intérieure qu’aux actions poséesL’islam enseigne que le salut s’obtient par la grâce de Dieu et que Dieu répand Sa grâce sur ceux qui possèdent une véritable foi intérieure et qui accomplissent de bonnes œuvres.

  • La machination des Coranistes.

     

    Qu’est ce qu’un coraniste ?

    Le coranisme est une tendance religieuse dans le monde musulman qui préconise un retour au texte du coran et une grande méfiance vis à vis de la « science officielle » des cheikhs. Une sorte de protestantisme islamique

    Les doutes que les coranistes veulent introduire moyennant des mélanges de sens et des mauvaises compréhensions :

    Les coranistes pensent qu’il y a opposition entre le coran et le hadith :
    Il faut savoir qu’il n’y a pas d’opposition entre le coran et le hadith dans le verset suivant car ici le sens donné à hadith est «discours» et non le «hadith» comme on l’entend juridiquement parlant c’est-à-dire le texte rapportant un fait prophétique:
    « Voilà les versets de Dieu que Nous te récitons en toute vérité. Alors en quel hadith, après Dieu et Ses versets, croiront-ils ? » (C45/6).
    Ainsi, les coranistes veulent mélanger le sens linguistique du terme hadith et le sens juridique de ce dernier afin de nous induire en erreur !
    Les coranistes pensent qu’il y a opposition entre la sunna d’Allah et la sunna prophétique
    Ils ont agit de la sorte avec la notion de sunna ! En effet, il n’y a aucune opposition entre la sunna divine et la sunna prophétique dans le verset suivant car il faut comprendre par sunna ici la règle divine qui effectivement ne possède pas de substitut car personne ne peut imposer à Allah des dictats comportementaux:
    « Telle était la sunna de Dieu envers ceux qui ont vécu auparavant, et tu ne trouveras pas de substitut à la sunna de Dieu. » (C33/62)0
    Ainsi, les coranistes veulent mélanger le sens global du terme sunna avec le sens relatif et particulier afin de mettre en opposition la sunna divine et la sunna prophétique. Or, ces deux notions ne peuvent pas rentrer en collision puisque le relatif est toujours inclus dans le global !
    Les coranistes pensent que l’obéissance au messager signifie obéissance au message seulement
    Les coranistes pensent que l’obéissance au prophète se limite à l’obéissance au message sur la base de ce verset :
    « Obéissez à Dieu et obéissez au Messager, et si vous vous détournez, alors il n’incombe à Notre messager que la transmission claire. » (C64/12)
    Or, pour les coranistes le message se limite au coran alors qu’il n’en est rien puisque Allah dit :
     « C’est Lui qui a envoyé à des gens sans Livre (les Arabes) un Messager des leurs qui leur récite Ses versets, les purifie et leur enseigne le Livre et la Sagesse, bien qu’ils étaient auparavant dans un égarement évident » (C62/2).
  • Le musulman du juste milieu !

     Le musulman du juste milieu (les termes employés ici sont à comprendre dans leur acception moderne devenue  «Courante», trahissant souvent leur sens étymologique) n’est don ;

    Ni «salafiste» selon le groupe, – généralement sincère mais méconnaissant les écrits des grands imâms du passé qui se fait appeler comme cela, prétendant suivre fidèlement les salafs mais s’opposant à eux sur certaines questions.
    Ni «pseudo-salafi» (qui prétend théoriquement les suivre mais qui s’opposent à eux sur de nombreuses questions et qui délaissent la Vérité pour plaire aux savants corrompus eux-mêmes suivant aveuglément la pression et les décisions des tyrans qui veulent rabaisser la Parole Divine.
    Ni «shiite» qui ne suivent pas fidèlement les Ahl ul bayt et qui font de la haine des sunnites véritables un fondement de leur religion.
    ni «complotiste» qui par lâcheté et ignorance veulent croire que tout est complot, soutenant des tyrans plutôt que d’autres et méprisant les véridiques et les pieux qui luttent contre toutes les formes d’oppression et d’injustice sans se soucier du blâme des injustes et des pervers.
    Ni «moderniste» adhérant aux moeurs décadentes des pervers et des ignorants, et rejetant les valeurs traditionnelles et la spiritualité.
    Ni «rigoriste» loin de la douceur, de la spiritualité, de l’intelligence et de la sagesse de la Loi et de la Voie.
    Ni «laxiste» réduisant la Vérité et la Sagesse qu’à la sphère privée, en laissant ainsi agir les injustes à leurs guises dans la sphère publique et refusant d’être ferme sur leurs convictions et leurs principes, rejetant l’importance de la justice politique et de l’expression de la spiritualité dans la vie de tous les jours en public.
    Ni «extrémiste» la rudesse et la rigidité dans toutes leurs prises de position, sans compassion, ni empathie ni sagesse.
    Ni «intégriste» rejet de l’autre, refus d’être nuancé et pondéré.
    Ni «intégré» dans le sens de l’intégration aux valeurs décadentes du monde moderne.
    Ni «littéraliste» rejet des sens profonds et de la spiritualité.
    Ni «occultiste» rejet des prescriptions extérieures de la Loi, guidé par ses passions et des interprétations biaisées et arbitraires, sans jamais tenir compte des indications explicites du sens extérieur et des rites extérieurs.

    Le musulman est totalement dépendant de la Souveraineté Divine et se conforme entièrement à Sa Volonté et à Sa Sagesse. Il ne prend pas position selon ses passions ou les deux opposés extrêmes parmi les tendances humaines. Il n’est pas affecté par la binarité humaine (réaction «pro» par rejet total d’un autre groupe «anti»). Il aspire à la Vérité au détriment des erreurs et des limitations inhérentes à chaque « groupe » humain. Il ne craint pas le blâme des blâmeurs, car il ne cherche que Dieu, L’Infaillible Absolu, Celui qui ne meurt jamais et qui est Omniscient.
    La modération est un principe islamique, lié au «Juste Milieu», et donc à la notion de « Droiture » qui est une grande vertu en islam (récitée au moins cinq fois au quotidien par le musulman pratiquant, qui doit réciter lors de ses prières/salât la Sourate Al Fatiha où il est demandé d’invoquer Dieu pour être guidé sur la Voie Droite) : 
    Sourate 1   Al Fatiha

    Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. 
    2. Louange à Allah, Seigneur de l’univers. 
    3. Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, 
    4. Maître du Jour de la rétribution. 
    5. C’est Toi [Seul] que nous adorons, et c’est Toi [Seul] dont nous implorons secours. 
    6. Guide-nous dans le droit chemin, 
    7. Le chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés.

    Allâh nous dit : «Et aussi Nous avons fait de vous une communauté de juste milieu»
    (Qur’ân 2, 143).
    Il dit aussi : «Vous êtes la meilleure communauté, qu’on ait fait surgir pour les hommes. Vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez en Allâh» (Qur’ân 3, 110)
    ainsi que 
    «Et voilà Mon chemin dans toute sa rectitude, suivez-le don
    (Qur’ân 6, 153).

    Allâh interdit également l’exagération en matière religieuse dans plusieurs versets, dont celui-ci : 
    «Ô enfants d’Adam, dans chaque lieu de prière portez votre parure. Et mangez et buvez ; mais ne commettez pas d’excès, car Il n’aime pas ceux qui commettent des excès. Dis : ‹Qui a interdit la parure de Dieu, qu’Il a produite pour Ses Serviteurs, ainsi que les bonnes nourritures ?› Dis : ‹Elles sont destinées à ceux qui ont la foi, dans cette vie, et exclusivement à eux au Jour de la Résurrection.› Ainsi exposons-Nous clairement les versets pour des gens qui savent». (Qur’ân 7, 31-32).

    Allâh parle ici d’excès de façon générale à partir d’un cas particulier. Ce verset est également explicite là-dessus : 
    «Et ne dépassez pas la mesure (limite), sinon Ma rigueur s’abattra sur vous» (Qur’ân 20, 81).
    et ce verset :
    «Ô gens du Livre, n’exagérez pas dans votre religion, et ne dites d’Allâh que la vérité» (Qur’ân 4, 171).

    Expliquant ce verset, l’Imam al-Tabarî  dit dans son Ttafsîr (exégèse) : «C’est-à-dire n’outrepassez pas les limites de la vérité dans votre religion en exagérant».
    Quant à Ibn Al-Jawzî (qu’Allâh lui fasse Miséricorde) a dit dans ses commentaires du Qur’ân : «L’exagération voulue dans ce verset correspond à l’excès en outrepassant les limites religieuses tracées (par la Loi Divine)».

    Le juste milieu est donc une voie se situant entre deux extrêmes, tous deux comportant des excès (soit dans le laxisme soit dans l’extrémisme violent). Il consiste à ordonner sagement le convenable, et à interdire intelligemment le blâmable.

    Le concept de «médianité» en islam est le plus important, après celui de l’unicité de Dieu, Tawhid. Il s’appuie sur l’idée d’équilibre, de mesure, de refus de toute injustice, de tout excès et de toute idolâtrie. Il responsabilise, privilégie l’humain et appelle la communauté musulmane à être digne de son statut lié au juste milieu, de témoin et d’excellence. Il se veut libérateur. Dans ce sens, l’islam distingue, lie, relie, articule les dimensions fondamentales de l’existence, sans confusion ni opposition.

    En ce qui concerne la signification intérieure de la notion de juste milieu, le cœur est le siège de la foi et La Mecque est reliée à l’au-delà sur le plan métaphysique et spirituel. Les deux symboles appellent à traduire dans la pratique individuelle et collective, le principe de «justice» auquel le mot wassat est lié.
  • La lecture du Saint Coran !

     

    Lorsque les musulmans récitent ou écoutent les versets du Qur’ân, ils doivent s’imprégner de leur sens, et réformer leur conscience en fonction du sens des versets.

    Lorsque le Paradis est récité, ils doivent y aspirer et placer leur confiance en Dieu, lorsque l’enfer est mentionné, ils doivent chercher à s’en protéger, et à s’en éloigner, et « craindre » Dieu de façon révérencielle et pieuse (ne pas Lui désobéir).

    Un jour que l’Envoyé d’Allâh (SAWS) demanda à Ibn Mas’ûd de lui réciter le Qur’ân, ce dernier commença par le début de la surate « Les femmes » et lorsqu’il arriva au verset :
    « Et qu’en sera-t-il lorsque Nous produirons un témoin à l’encontre de chaque communauté et que tu seras témoin de la tienne ? » (Qur’ân 4, 41),

    il vit que le Prophète ( SAWS) avait les yeux pleins de larmes. Le Prophète (‘SAWS) demande alors à Ibn Mas’ûd d’interrompre sa récitation. Cela montre que le «coeur» du Prophète (SAWS) fut absorbé par la contemplation de ce qu’évoque le verset.

    On a rapporté des cas d’hommes pieux et vertueux à un haut degré qui se sont évanouis à l’écoute d’un verset contenant une menace, ou qui ont expérimenté une extase spirituelle intense à la suite de versets traitant de la Grâce Divine, de Sa Miséricorde, de Son Amour, de Ses Bienfaits, de Son Paradis, etc.

    Certains, même, en sont morts !
    Murtadâ al-Zabîdî dit dans « Ithâf al-Sâdat al-muttaqîn bi-sharh Ihyâ’ ‘ulûm ad-Dîn » (V, p. 113) :
    « Abû Ishâq al-Ta’labî, un exégète du Qur’ân, rapporte un grand nombre d’exemples dans son ouvrage « Qatlâ alQur’ân » [Ceux qui sont décédés à la lecture du Qur’ân].

    Parmi les plus célèbres, se trouve Zarâra ibn Awfâ, de la génération des successeurs. Il fut qadî (juge) de Basra. Son cas est rapporté par At-Tirmidhî [dans ses Sunan] à la fin du chapitre de la prière ».

    Le lecteur du Qur’ân devra dépouiller son ego, purifier son âme, et faire preuve d’humilité quand il récite et écoute le Qur’ân (ne pas se considérer comme faisant partie de la catégorie des véridiques ou des vertueux, et prendre au sérieux le moindre péché commis ainsi que le moindre avertissement de Dieu).
    Ainsi, quand il dépassera le plan de l’ego, dit Al-Ghazâlî, il ne contemplera plus que Dieu dans sa récitation du Qur’ân, et le Monde Spirituel (malakût) se dévoilera à lui.

    On rapporte d’Abû Sulaymân Dârânî (un sage parmi les premières générations des musulmans) les propos suivants : « Pour moi réciter un verset, c’est le répéter en prière durant quatre ou cinq nuits, et si je n’interrompais pas ma méditation sur ce verset, je ne pourrais passer à un autre [de crainte d’avoir négligé la Parole Divine et ses significations ?] ! ».

    On rapporte d’un autre salaf, qu’il ne récita que la Surate Hûd pendant six mois sans que sa méditation n’en épuisât le contenu. (Récit rapporté par Abû Tâlib al-Makkî, « Qût al-qulûb », I, p. 50).
    Un prédécesseur a dit : « Chaque fois que je commence la récitation d’une surate, je tombe sur un verset qui m’amène à m’arrêter et à le méditer jusqu’à l’aube ». (Récit rapporté par Abû Tâlib al-Makkî, « Qût al-qulûb », I, p. 46).

    Un gnostique (connaisseur spirituel) a dit : « J’effectue une récitation du Qur’ân en entier chaque semaine ; j’en effectue une autre chaque mois, et encore une autre chaque année. Enfin, il en est une que j’ai commencé il y a trente ans et que je n’ai pas encore finie ».
    (Récit rapporté par Abû Tâlib al-Makkî, « Qût al-qulûb », I, p. 50).

    Ces différentes récitations varient en fonction de leur degré de méditation et de recherche du sens. Le même homme disait : « Je me considère comme un employé qui doit rendre différents travaux. Je travaille à différents rythmes : à la journée, à la semaine, au mois et à l’année ».
    Il n’est pas rare, de nos jours, d’entendre ou de lire des affirmations péremptoires, des jugements définitifs sur ce que le Coran est censé être.

    Ainsi, avons-nous pu lire que « le Coran est un livre de guerre » ou encore « un livre incitant à la haine » sous des plumes plus ou moins islamophobes.

    À l’opposé, pour certains apologues de l’Islam, le Coran est « un livre de science » confirmant en tout point certaines théories modernes, comme l’expansion de l’univers ou la gravitation universelle.
    En réalité, ces affirmations hâtives et ce concordisme simpliste sont dénués de sens car le Coran ne peut être dit ceci ou cela qu’en fonction d’une certaine lecture. Il n’existe que des lectures du Livre. À son époque, déjà, Ghazâlî avait mesuré toute l’importance de la notion de lecture du Coran. Il avait conscience que la revivification des sciences islamiques n’est possible que par une réforme des consciences, et que celle-ci appelle une lecture du Coran allant au-delà du littéralisme. L’objet de ce traité est précisément d’offrir au lecteur les moyens d’une compréhension en profondeur et d’une méditation de la Parole révélée.
    En cela, l’œuvre de Ghazali est, aujourd’hui encore, d’une grande actualité ». Voici quelques citations tirées du livre :


    Le Prophète Muhammad (‘SAWS) a dit : « Lorsque ma communauté fera grand cas de la richesse matérielle, l’Islam perdra son charisme. Lorsque ma communauté ne commandera plus le bien et n’interdira plus (sagement) le mal, elle perdra la Bénédiction d’Allâh en rapport avec la Révélation ». (Hadîth cité par Al Hakîm At-Tirmidhî sous l’autorité d’Abû Hurayra, dans « Nawâdir al-usûl »).


    Al-Fudayl ibn ‘Iyâd commentait ce hadîth en disant : « Cela signifie que la communauté perdra la [juste] compréhension du Qur’ân ». (Récit rapporté par Abû Hâmid Al-Ghazâlî dans « Lire et comprendre le Qur’ân » – « Kitâb âdâb tilâwat al-Qur’ân » et constitue le huitième livre de sa somme « Ihyâ’ »).


    Le Prophète Muhammad (‘SAWS) a dit : « Lis le Qur’ân tant qu’il réforme ton comportement car s’il ne le fait pas, c’est que tu ne le lis (comprends) pas comme il le faut ». (Hadîth rapporté par At-Tabarânî, « Musnad al-Shâmiyyîn », n°1345).


    Alî ibn Abû Tâlîb (qu’Allâh l’agrée) a dit : « Il n’y a aucun bien dans un acte d’adoration accompli sans connaissance ni dans une récitation du Qur’ân sans méditation ».
    (Récit rapporté par Ad-Dârimî, « Sunân », n°305, ainsi que par Abû Nu’aym dans « Hilyat al-awliyâ’ » I, p. 88).


    ‘Alî ibn Abû Tâlîb (qu’Allâh l’agrée) a dit : « L’Envoyé d’Allâh (SAWS) ne m’a pas livré d’enseignements secrets qu’il aurait caché aux gens si ce n’est la compréhension [ésotérique/profonde] du Livre [Qur’ân] qui peut être donné [que] par Allâh ».
    (Récit rapporté par Al-Bukhârî, n°6507). Le terme profondeur (aghwâr) désigne dans ce contexte, selon les savants, les vérités spirituelles manifestes du Qur’ân (haqa’îq ghaliyya) et ses aspects subtils (daqâ’iq mahfiyya).


    Chaque serviteur est limitée à la compréhension qui lui est propre (et octroyée par Allâh) :
     «Il n’est pas un végétal sec ou verdoyant qui ne soit consigné dans un Livre explicite » (Qur’ân 6, 59)  
    « Dis : Si la mer servait d’encre en vue d’écrire les Paroles de mon Seigneur, elle se serait tarie sans que les Paroles de mon Seigneur aient été épuisées, quand bien même Nous l’aurions doublée d’une autre mer en guise d’encre ». (Qur’ân 18, 109).


    ‘Alî ibn Abû Tâlîb (qu’Allâh l’agrée) a dit : « Si je le voulais, je pourrais écrire un commentaire de la Surate Al Fâtiha tellement long qu’il faudrait soixante-dix chameaux [NDT : 70 étant un nombre assez symbolique signifiant souvent un développement important ou une grande quantité] pour le transporter ».
    (Récit rapporté par Abû Tâlib al-Makkî*, « Qût al-qulûb », I, p. 50).


    * Abû Tâlib al-Makkî était un ascète et un maître spirituel, qui enseigna à la Mecque, à Basra et à Baghdâd principalement. Sa date de naissance n’est pas certaine, et il mourut en 386 de l’hégire, soit en 996 de l’ère chrétienne selon les sources les plus probantes.
    Il fut considéré par les plus grands savants comme un ascète, un érudit et un grand savant dans plusieurs domaines. Al-Ghazâlî s’inspira beaucoup de lui (notamment pour les références en matière de hadîth et de récits des pieux prédécesseurs).
    Conclusion : 
    Le saint Coran n’a pas à être conforme à nos habitudes, nos croyances, nos acquis superficiels, nos raccourcis faciles, mais il a pour fonction et mission  principale de nous interpeller. A nous, foi et raison, de tendre vers la voie qu’il indique.
    Il était un aussi un juriste (de l’école shafi’îte) et un traditionniste (spécialiste du hadîth, science très répandue à son époque).
    Ibn Taymiyya apprécia également son ouvrage « Qût al-qulûb » et ne lui reprocha globalement rien, si ce n’est qu’il y ait à certains endroits des hadiths faibles (mais pas rejetés ni faux dans leurs énoncés) d’après Ibn Taymiyya (mais le sheikh ul islam du hadîth Ibn Hajar Al Asqalânî avait déjà critiqué et dénoncé les erreurs et les carences du sheikh Ibn Taymiyya dans la science du hadîth et de l’ihsân, qui lui fit rejeter des hadiths sahih ainsi que des avis fondés, et dont il rejeta certains hadiths car il ne les connaissait pas, mais qui existaient selon des chaines bonnes ou authentiques dans d’autres recueils). Cf. aussi : « Le Livre des Haltes », Émir Abd el-Kader, traduction de Abdallah Penot, Dervy, Paris 2008, avec l’aimable autorisation de M. Jean Annestay.

    Le Prophète Muhammad (‘SAWS) a dit : « Le Qur’ân a un intérieur et un extérieur, une limite et un point d’ascension ».
     (Hadîth rapporté par différents rapporteurs avec des variantes : Ibn Hibbân, At-Tabarânî, Kanz al Ummal, As-Suyûtî, etc., et des paroles similaires étaient prononcées par des salafs comme ‘Alî, Salmân Al Farîsî, Jâ’far As-Sâdiq, etc., ainsi que par des grands savants vertueux, et ce hadîth fait référence aux Attributs Divins mentionnés dans le Qur’ân sur le fait qu’Allâh est L’Intérieur et le Manifeste, ainsi que sur la nature inépuisable de la Parole Divine, et que donc les connaissances et sciences du Qur’ân sont « sans fin »).

    Ibn Hibbân rapporte aussi ce hadîth dans son «Mustadrak» : « Le Qur’ân fut révélé selon sept niveaux de lecture [ou de compréhension]. Chaque verset possède un extérieur et un intérieur ».
    Une parole similaire est attribuée au compagnon du Prophète (‘SAWS) Ibn Mas’ûd (qu’Allâh l’agrée).

    Le compagnon du Prophète (‘SAWS) Abû-l-Dardâ’ (qu’Allâh l’agrée) disait quant à lui : « Nul ne comprend le Qur’ân jusqu’à qu’il perçoive en lui des significations multiples ».
    (Récit rapporté par Abû Nu’aym dans son « Hilyat al-awliyâ’ », I, p. 211).
    Conclusion : 

    Le saint Coran n’a pas à être conforme à nos habitudes, nos croyances, nos acquis superficiels, nos raccourcis faciles, mais il a pour fonction et mission  principale de nous interpeller. A nous, foi et raison, de tendre vers la voie qu’il indique.
  • La Justice dans l’Islam !

     

    La vie et les biens de tous les citoyens d’un état islamique sont considérés comme sacrés, que la personne soit musulmane ou non.  L’islam protège également l’honneur des gens.  Donc en islam, insulter les autres ou rire d’eux n’est pas permis.

    Le prophète Mohammed (SAWS) a dit: “En vérité, votre sang, vos biens et votre honneur sont inviolables.”

    Le racisme n’a pas sa place en islam, car le Coran parle d’égalité entre les hommes en ces termes:
    Ô hommes!  Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez.  Le plus noble d’entre vous, auprès de Dieu, est le plus pieux.  Dieu est certes Omniscient et Grand Connaisseur.” (Coran 49:13)

    L’islam rejette le favoritisme envers certaines  personnes ou certaines nations à cause de leurs richesses, de leur pouvoir, ou de leur race.  Dieu a créé les êtres humains égaux et on ne peut faire de distinction entre eux que sur la base de leur foi et de leur piété.

     Le prophète Mohammed (SAWS) a dit:
    Ô vous qui m’écoutez!  Vous n’avez qu’un seul Dieu et vous n’avez qu’un seul et même ancêtre (Adam).  Un Arabe n’est pas meilleur qu’un non-Arabe, et un non-Arabe n’est pas meilleur qu’un Arabe.  Et un rouge (un blanc au teint rouge) n’est pas meilleur qu’un noir, et un noir n’est pas meilleur qu’un rouge,[3]  sauf au niveau de la piété.

    Un des problèmes majeurs auxquels doit faire face l’humanité, de nos jours, est le racisme. Depuis l’époque du prophète Mohammed (SAWS), l’islam nous donne un exemple frappant de la façon dont on peut mettre un terme au racisme.  Le pèlerinage annuel (Hajj) à la Mecque nous montre la véritable fraternité islamique entre toutes les races et toutes les nations, alors que près de deux millions de musulmans de partout à travers le monde se réunissent dans cette ville pour faire le pèlerinage.

    L’islam est une religion de justice. Dieu a dit:
    Certes Dieu vous commande de rendre les dépôts à leurs ayants droit, et quand vous jugez entre des gens, de juger avec équité...” (Coran 4:58)

    Et Il a dit:
    “…et soyez équitables, car Dieu aime les équitables.” (Coran 49:9)

    Nous devons même être justes envers ceux que nous détestons, comme Dieu l’a dit:
    “…Et que la haine pour un peuple ne vous incite pas à être injustes.  Pratiquez l’équité: cela est plus proche de la piété...”  

    Le prophète Mohammed (SAWS) a dit: “Prenez garde à l’injustice,[5]  car l’injustice se traduira en ténèbres au Jour du Jugement.

    Et ceux qui n’auront pas obtenu leurs droits (i.e. ce qu’ils peuvent légitimement revendiquer) dans cette vie les obtiendront au Jour du Jugement, car le prophète (SAWS) a dit   Au Jour du Jugement, les droits seront donnés à ceux à qui ils sont dûs (et les torts seront réparés)…”