Catégorie : France

Analyses consacrées à la France : politique, société, institutions, langues régionales, relations avec l’Algérie et le Maroc, et politique étrangère.

  • France-Algérie : De quelle « émotion » parle-t-on ?

    France-Algérie : De quelle « émotion » parle-t-on ?

    Dans un texte récent consacré aux relations franco-algériennes, l’Institut Montaigne – qui se présente volontiers comme un « think tank indépendant au service de l’intérêt général » – nous invite à « sortir de l’émotion ». Le mot est lâché, séduisant en apparence, emprunt d’un pragmatisme technocratique rassurant. Mais de quelle « émotion » parle-t-on exactement ? Et surtout, qui fixe les termes de ce que serait une relation « raisonnable » ?

    Sous couvert de neutralité d’expert, le discours produit par l’Institut Montaigne illustre précisément les biais et les faux équilibres d’une pensée dominante incapable de penser la relation franco-algérienne en dehors du prisme sécuritaire, utilitariste et post-colonial.

     « Sortir de l’émotion » : la recette des technos pour emballer le cadavre colonial

    Attention, fermez les écoutilles ! L’Institut Montaigne a chaussé ses lunettes de géomètre et sorti son décamètre à idées reçues. On parle ici du summum du « think tank » parisien : ces cabinets d’experts en cravate qui pensent le monde depuis des bureaux climatisés du VIIIe arrondissement, persuadés d’incarner « l’intérêt général » parce qu’ils savent transformer la douleur des peuples en graphiques Excel.

    Leur dernier chef-d’œuvre ? Une note d’éclairage sur les relations franco-algériennes intitulée sans rire : « Sortir de l’émotion ».

    C’est délicieux. Quand la France officielle s’étouffe dans ses vapeurs nostalgiques du temps des colonies, quand la droite et l’extrême droite font de l’Algérien le coupable idéal de la facture d’électricité et des embouteillages, Montaigne arrive, le ton calme, le doigt sur la couture, et nous souffle : « Du calme, voyons, soyez raisonnables, sortons de l’émotion. »

    Le grand cirque de la fausse symétrie

    Regardez comment ces sorciers de la synthèse emballent le poisson : D’un côté, il y aurait l’Algérie, méchante, « hostile », qui refuse gentiment de récupérer ses ressortissants frappés d’OQTF. De l’autre, la France, pauvre victime « choquée », soupçonnée à tort de « nostalgie coloniale ».

    Mettre sur le même plan 132 ans de razzias, de massacres, de spoliations et de mépris d’État d’un côté, et des tampons administratifs sur des arrêtés de reconduite à la frontière de l’autre : il fallait oser ! Mais chez Montaigne, on n’a peur de rien, surtout pas du ridicule.

    Pour nos technocrates, la mémoire coloniale n’est pas une dette morale ou un devoir d’Histoire : c’est juste un paquet de « gestes consentis au coup par coup ». Comprenez : « Bon, on vous a filé deux crânes de martyrs et un rapport de Benjamin Stora, maintenant vous allez nous reprendre vos OQTF et nous vendre votre gaz sans faire de manières, d’accord ? »

    L’art d’emballer la marchandise

    Derrière les mots doux  « complémentarité économique », « potentiels commerciaux », « liens humains », la grille de lecture est d’une sérénité terrifiante. Les gens ? Des variables d’ajustement. L’Histoire ? Un boulet comptable. Le partenariat ? Un marché où Paris fait la leçon et Alger doit dire merci.

    Il faut voir avec quelle condescendance feutrée ces stratèges de salon proposent d’« anticiper les réactions » d’Alger pour le prochain quinquennat. On s’y croirait : des vétérinaires en train de chercher la meilleure dose de tranquillisant pour calmer un animal un peu trop nerveux. La souveraineté algérienne ? Un paramètre à gérer. Le respect mutuel ? Une ligne dans un budget prévisionnel.

    La vraie émotion, c’est leur frousse

    La vérité, c’est que ce discours n’a rien de « neutre ». C’est du prêt-à-penser pour ministres aux abois. Sous couvert de dépasser les passions, l’Institut Montaigne fait exactement le jeu du chauvinisme ambiant : il valide l’idée que la relation franco-algérienne ne se mesure qu’au nombre d’expulsions réussies à l’aéroport d’Orly.

    Alors non, messieurs les experts de l’intérêt général sur catalogue. On ne « sort » pas de l’Histoire en appuyant sur la touche « Effacer ». On n’efface pas les traumatismes d’un peuple avec des formules de consultance pour banquiers d’affaires.

    Si la diplomatie française veut vraiment sortir du ridicule, ce n’est pas de « l’émotion » qu’elle doit sortir, c’est de sa paternaliste suffisance. Mais pour ça, il faudrait admettre que l’Algérie est un pays souverain, pas une sous-préfecture coloniale qui fait des caprices. Et ça, visiblement, ce n’est pas encore rentré dans les logiciels de l’Institut Montaigne.

    A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
    « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça.

  • Le voile, encore un art français !

    Le voile, encore un art français !

    Il y a des sujets, en France, où tout le monde a un avis tranché et personne n’a le courage de le tenir jusqu’au bout. Le voile islamique en fait partie depuis vingt-cinq ans, avec la régularité d’un marronnier et la mauvaise foi d’un jury de Cour des comptes. Cette semaine encore, on nous ressert le plat : le RN veut interdire, le bloc central tergiverse, Mélenchon se convertit, et la presse s’émeut qu’on ose en parler. Un grand classique. Sortez le formica, on refait le débat de 2004.

    Macron, ou l’art de dire sans dire

    Commençons par le maître incontesté de la nuance stratosphérique. Le président a un jour laissé entendre que le voile serait « contraire à notre civilité » une formule assez creuse pour y garer un camion, assez vague pour ne fâcher personne, et surtout parfaitement inutile puisqu’elle n’engage à rien. C’est le grand art macronien : dire une chose et son contraire dans la même phrase, puis s’étonner que personne n’y comprenne rien. Mais qu’on ne s’y trompe pas : refuser le référendum n’est pas de la sagesse institutionnelle, c’est de la trouille bien élevée. On appelle ça « ne pas fracturer le pays ». Traduction : ne pas prendre de risque avant la prochaine élection.

    Mélenchon, la conversion la plus rapide depuis Paul sur le chemin de Damas

    Et puis il y a l’autre miracle de la saison : l’homme qui défendait la laïcité à la trique il y a quinze ans découvre soudain qu’il s’agissait d’« une erreur terrible ». On admire la vitesse de la pirouette. D’habitude, une conversion politique prend des années, un peu de pudeur, quelques éléments de langage soigneusement rodés. Là, c’est du direct, sans filet, comme un plongeon dans une piscine vide. Le cynisme aurait au moins le mérite de l’honnêteté ; ici, on nous demande d’applaudir un reniement en le prenant pour une élévation morale. Chapeau ou plutôt, non, justement, pas de chapeau, ce serait mal vu.

    Le Pen, ou comment vouloir l’unité en fabriquant la fracture

    Reste la proposition du RN, présentée comme le remède à la fragmentation nationale : interdire le voile dans la rue pour ressouder le pays. L’idée a un charme certain, celui du foie gras au gaveur : on veut nourrir l’unité en enfonçant l’entonnoir un peu plus profond. Car en généralisant l’interdiction à l’espace public tout entier, on ne cible plus seulement l’islamisme politique, on ramasse au passage toute personne qui trouve simplement insupportable qu’un État décide de ce qu’une femme adulte porte sur son crâne. Bravo la stratégie : on voulait piéger l’islamisme, et on offre à la mouvance islamiste le plus beau cadeau de sa décennie le statut de victime de la liberté individuelle. Même Machiavel aurait rougi de honte devant un tel sens du contre-pied.

    Le vrai sujet, planqué sous le tapis

    Et pendant que ce beau monde s’écharpe sur des symboles, la vraie question celle de l’influence réelle des courants islamistes, de leurs réseaux, de leur travail de sape patient sur les esprits reste soigneusement hors champ. On préfère parler du voile plutôt que de ce qu’il y a derrière, parce que le tissu, ça se légifère en une loi et un communiqué de presse… alors que le reste demande du travail, du courage, et l’absence totale de perspective électorale immédiate. Beaucoup plus confortable de débattre du foulard que de la stratégie.

    Cette dérive illustre une tendance dangereuse : l’instrumentalisation de la laïcité pour contrôler, surveiller et stigmatiser l’islam. La neutralité du service public est invoquée, mais l’application révèle un biais idéologique évident. Alors que le calot est un outil de travail parfaitement neutre, il devient le symbole d’une “islamisation” fantasmée à combattre.

    Au-delà du ridicule, il y a une dimension profondément injuste et discriminatoire. La jurisprudence administrative et la Cour européenne des droits de l’homme permettent la neutralité dans le service public, mais le cas présent montre qu’une interprétation extrême peut transformer ce principe protecteur en machine de contrôle des corps et des croyances. Ce n’est plus la laïcité : c’est une chasse aux sorcières version moderne, avec comme victimes principales les femmes musulmanes.

    Morale de l’histoire

    Ce pays a un incroyable talent : transformer n’importe quel sujet de fond en foire d’empoigne identitaire où chacun choisit son camp avant même d’avoir lu la première ligne. Le voile devient un test de loyauté plutôt qu’un problème à résoudre. Résultat : ceux qui posent une vraie question se retrouvent accusés d’islamophobie, et ceux qui répondent par la loi la plus large possible se retrouvent à fabriquer, bien malgré eux, des martyrs en puissance. Entre les deux, personne ne gouverne, tout le monde communique, et le pays continue d’avancer à reculons en applaudissant très fort.

    Prochain épisode : on refait le débat sur la burkini, promis, ce sera différent cette fois.

    A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
    « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça.

  • Chronique d’une colonisation mentale : Marianne, le néo-protecteur et la bouillie « républicaine

    Chronique d’une colonisation mentale : Marianne, le néo-protecteur et la bouillie « républicaine

    Cette colonisation mentale de l’Algérie semble encore se manifester à Paris, chez Marianne, où l’on prend encore l’Algérie pour un département de l’Indre-et-Loire.Un certain Amar Ingrachen (Arabe de service) vient de publier une tribune d’une insondable tartufferie, réclamant rien de moins que l’officialisation de la langue française en Algérie. Rien que ça. Quand le ridicule ne tue plus, il prend la plume dans la presse parisienne pour dispenser des cours de patriotisme aux Algériens depuis les comptoirs de Saint-Germain-des-Prés.

    L’argumentaire est une prouesse d’acrobatie intellectuelle. Sa thèse ? Si vous refusez de faire du français votre langue nationale, vous êtes, au choix : un obscurantiste islamiste, un amnésique analphabète ou un traître à la cause panafricaine. Le sophisme est tellement gros qu’il faudrait une grue pour le soulever.

    Analyse critique d’une colonisation mentale : les mirages de la tribune :

    L’imposture du « bouclier antilumière » : L’auteur réduit le débat linguistique algérien à une guerre binaire entre la modernité francophone et le fondamentalisme religieux. « C’est l’escroquerie habituelle : instrumentaliser le traumatisme de la Décennie Noire pour imposer une forme de colonisation mentale et un privilège néocolonial. ». Refuser le statut d’officialité au français ne signifie pas adhérer au projet salafiste ; c’est simplement faire preuve de souveraineté élémentaire.

    La falsification historique et la symétrie barbare : Mettre sur un pied d’égalité l’arabisation progressive et l’islamisation du Maghreb au VIIe siècle avec la nuit coloniale de 132 ans relève de la pyromanie mémorielle. Mieux encore : prétendre que le français est l’« instrument de notre libération » sous prétexte que la Déclaration du 1er Novembre fut rédigée dans cette langue, c’est confondre le fusil volé à l’ennemi avec l’âme du combattant.

    La panique identitaire parisienne : Voir un auteur algérien supplier la France de lui accorder son brevet de « progressisme » en sacrifiant l’anglais, le tamazight et l’arabe sur l’autel de la Francophonie institutionnelle relève de la soumission psychologique. L’argument selon lequel le français garantit notre « rayonnement en Afrique » fait doucement rire à l’heure où l’Afrique francophone elle-même rejette massivement ce tutelle linguistique et politique.

    Tribune satirique : « S.O.S. Francophonie : Un indigène demande le retour du protecteur »

    Ah, le charme envoûtant du paternalisme de gauche en couverture de Marianne ! On en verserait presque une larme de nostalgie. Voilà qu’un éditorialiste éclairé se propose de sauver l’âme algérienne en lui réimposant la langue de Molière, de Jules Ferry et… des circulaires préfectorales.

    Selon notre bon docteur ès identités, le peuple algérien serait frappé d’amnésie généralisée. S’il parle arabe ? Un coup des sabres du VIIe siècle ! S’il apprend l’anglais ? Un complot des Frères musulmans ! La seule planche de salut pour ce peuple égaré serait de sanctuariser le français dans la Constitution. C’est vrai, quoi ! Comment imaginer un Algérien rêver, aimer ou acheter son pain sans la bénédiction de l’Académie française ?

    L’argument scientifique vaut son pesant de cacahuètes : le Japon utilise le japonais et ça marche, le Nigeria parle anglais et c’est le souk. Conclusion logique d’Amar Ingrachen : l’Algérie doit parler français. Une rigueur cartésienne qui ferait retourner Descartes dans sa tombe en faisant des toupies. Le génie de la démonstration réside dans cet art consommé de faire passer une aliénation culturelle pour un acte de résistance démocratique.

    Mieux encore ! L’auteur nous explique avec un aplomb rafraîchissant que les écrivains algériens n’existent que parce que les éditeurs parisiens ont bien voulu les imprimer. Sans la rive Nord, point de salut littéraire. C’est le retour de la mission civilisatrice, mais repeinte aux couleurs de la laïcité républicaine. Kateb Yacine parlait du français comme d’un « butin de guerre » ? Nos néo-assimilés en ont fait des menottes dorées.

    Qu’on se le dise : l’Algérie de 2026 n’a aucun problème avec la langue française comme outil de savoir, de culture ou d’échange international. Ce qu’elle refuse, c’est cette forme de colonisation mentale postcoloniale qui veut qu’une langue étrangère serve de test de pureté idéologique. Gardez vos médailles de la Francophonie et vos leçons de sérénité : l’identité algérienne s’écrit en arabe, se vit en tamazight, et s’ouvrira au monde entier, en anglais comme en français, sans demander de visa linguistique à Paris.

    A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
    « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »          

  • Affaire Aïssiou : Quand la défense d’un fugitif financier tourne au numéro de victimisation généralisée

    Affaire Aïssiou : Quand la défense d’un fugitif financier tourne au numéro de victimisation généralisée

    Oh, les pauvres chéris ! Qu’ils sont touchants, nos intellectuels de salon, nos redresseurs de torts à temps partiel et nos spécialistes du sauvetage d’un fugitif financier…

    Mettez-vous deux minutes à leur place : vous signez gentiment une pétition dans le Journal du Dimanche (ce fameux havre de la pensée progressiste) pour sortir du pétrin un saint homme, un modèle de vertu nommé Ayoub Aïssiou. Vous pensiez sauver un courageux dissident politique étouffé par une affreuse dictature. Pas de chance : l’« opposant » en question est surtout réclamé par la justice de son pays pour des affaires très poétiques de faux, usage de faux, blanchiment de flouze et fuites de capitaux. Le genre de profil qui milite généralement depuis les salons VIP des aéroports ou les paradis fiscaux.

    Fugitif financier : voyons la séquence :

    Mais qu’à cela ne tienne ! Quand les faits dérangent, les professionnels du prêt-à-penser ont un joker magique : la posture du martyr offensé.

    La journaliste Sarah Cattan signe une tribune vibrante d’émotion, le trémolo dans la plume : « On avait signé pour un homme, ils ont répondu en comptant les Juifs ! » Sortez les mouchoirs, la batterie de violons est envoyée à plein volume.

    C’est le grand miracle de la bande à Daniel Salvatore Schiffer, Marek Halter et l’inévitable imam Hassen Chalghoumi  le seul imam au monde capable de représenter à lui seul 0,0001 % des musulmans tout en occupant 90 % du temps d’antenne plateau télé. Ces grands esprits s’engagent « à l’aveugle » pour défendre un homme d’affaires impliqué dans de sombres affaires financières, mais attention : si la presse d’en face s’étonne de voir la même claque médiatique pro-israélienne et néo-conservatrice accourir au galop au moindre sifflet, cela devient soudain un complot.

    Voyons la séquence :

    Étape 1 : On ne vérifie rien. On signe un texte les yeux fermés pour couvrir un individu poursuivi pour délits financiers, en le faisant passer pour un Jean Moulin algérien.

    Étape 2 : On se fait choper le nez dans le sac. La presse algérienne aligne les éléments du dossier judiciaire — mandats d’arrêt, procédures, banques détournées.

    Étape 3 : On crie au scandale moral. Au lieu d’admettre qu’ils se sont fait pigeonner (ou qu’ils ont sciemment servi de bouclier médiatique), nos pétitionnaires sortent l’esquive suprême : la généalogie et la Victimisation Absolue.

    Qu’un journal algérien maladroit ou poussif aille fouiller dans l’état civil de la maman de Schiffer est une sottise grotesque, certes. Mais de là à faire passer toute remise en cause d’un réseau de soutiens politiques bien identifié pour un complot ténébreux, il y a un pas que notre collectif franchit avec des bottes de sept lieues !

    Car enfin, qui retrouve-t-on sur la liste des signataires ? Pascal Bruckner, Arno Klarsfeld, Bernard Kouchner, Boualem Sansal, Céline Pina… Le ban et l’arrière-ban des partisans de la ligne dure, des abonnés aux plateaux CNews et des soutiens inconditionnels des politiques les plus à droite d’ici et d’ailleurs. Un hasard métaphysique, sans doute ! Une simple coïncidence statistique !

    À aucun moment la tribune de Mme Cattan ne s’interroge sur le fond : Pourquoi diable ce collectif d’« intellectuels » s’investit-il avec tant de ferveur pour empêcher l’extradition d’un homme poursuivi pour blanchiment d’argent ?

    De quelle liberté d’expression parlent-ils ?

    De celle de transférer des fonds illégalement ?

    Mais non, le fond, c’est assommant. Il est tellement plus commode de draper un problème de droit commun dans les habits de la grande cause morale. La méthode est rodée : on fait de la politique de réseaux, on monte au créneau pour les copains ou les utiles du moment, et dès qu’on vous demande des comptes sur l’escroquerie judiciaire sous-jacente, vous accusez la terre entière d’être habitée par une haine ancestrale.

    Bref, un spectacle comique si la manœuvre n’était pas si grossière. Quand la justice d’un pays réclame un homme pour des délits financiers, nos beaux esprits découvrent subitement les vertus du doute, mais uniquement pour l’accusé. Pour eux-mêmes, le doute n’existe pas : ils sont le Camp du Bien, incritiquables, intouchables, et surtout… affreusement victimes.

    A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
    « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »          

  • La France démocrate interdit les langues régionales

    La France démocrate interdit les langues régionales

    La République française aime dénoncer le colonialisme, à condition qu’il soit ancien, abstrait ou pratiqué par d’autres. Elle condamne volontiers les dominations linguistiques ailleurs, se pose en protectrice des minorités culturelles à l’international, s’érige en donneuse de leçons morale. Mais cette posture s’effondre dès que l’on interroge sa propre histoire et ses pratiques présentes. Car la France n’a jamais cessé d’être une puissance coloniale, elle a simplement déplacé le front, à l’intérieur de ses frontières.

    Le non-respect du bilinguisme en France se manifeste par des discriminations linguistiques (glottophobie) envers ceux qui parlent d’autres langues, des débats sur l’usage de l’anglais dans le marketing (anglisme), et des restrictions sur les langues régionales malgré la reconnaissance constitutionnelle du français comme langue de la République, souvent perçue comme une entrave à la diversité linguistique. Cela inclut aussi les défis rencontrés par les enfants bilingues migrants, dont l’usage de la langue d’origine peut être découragé, et les débats juridiques concernant l’enseignement et l’usage des langues régionales, comme l’illustre la censure partielle de la loi Molac. 

    La domination linguistique est le cœur de ce projet. Interdire, marginaliser ou ridiculiser les langues locales fut l’un des premiers gestes du pouvoir central. Le français n’a pas été choisi parce qu’il était plus clair, plus rationnel ou plus moderne. Il a été imposé parce qu’il était la langue du pouvoir. L’école, l’administration, l’armée ont servi de relais à cette violence symbolique. On a puni les enfants qui parlaient breton, occitan ou basque. On a inculqué la honte. On a fait du silence linguistique une condition de l’ascension sociale.

    Eugen Weber l’a décrit sans détour : Être français signifiait être gouvernés par des administrateurs français », note Weber il s’agissait de « transformer des paysans en Français ». Autrement dit : détruire des cultures politiques autonomes pour fabriquer des sujets républicains dociles. La République a été un empire intérieur, et ses provinces, des territoires à pacifier par le modèle français de centralisation et l’imposition d’une langue commune au détriment des langues régionales. Les écoliers bretons se faisaient taper sur les doigts s’ils parlaient un seul mot de breton dans la cour de récréation.

    L’affaire de Perpignan, en 2024, n’est pas une erreur administrative. C’est un acte colonial contemporain. Refuser à un citoyen le droit de se marier en catalan dans sa propre ville, alors que cette pratique était reconnue depuis des décennies, n’est pas un détail juridique. C’est une affirmation de pouvoir. Supprimer les moyens (traducteurs, fonctionnaires bilingues), puis invoquer leur absence pour interdire la langue, relève d’une stratégie coloniale classique : créer la pénurie pour légitimer l’interdiction.

    Assimiler le catalan à une langue étrangère, dans un territoire où elle est autochtone, est un geste de dépossession. C’est nier l’existence même d’un peuple catalan au nord des Pyrénées. C’est transformer une langue vivante en curiosité tolérée, tant qu’elle reste privée, folklorisée, inoffensive.

    Que cette décision émane d’une municipalité dirigée par l’extrême droite n’est pas un hasard. Le Rassemblement national ne fait ici que dire plus brutalement ce que la République pratique depuis des décennies : l’unité comme arme, la diversité comme menace. Le cynisme de l’État français atteint son paroxysme lorsqu’il soutient, à l’étranger, des revendications linguistiques et identitaires qu’il écrase chez lui. En se posant en défenseur de minorités en Algérie ou ailleurs, Paris instrumentalise les droits culturels à des fins géopolitiques. Pendant ce temps, il refuse toute reconnaissance réelle aux langues qu’il a lui-même opprimées.

    Cette politique à géométrie variable révèle une vérité simple : les droits culturels ne sont acceptables pour la République que lorsqu’ils ne la mettent pas en cause. Dès qu’ils interrogent son architecture centralisée, ils deviennent subversifs, dangereux, « communautaristes ».

    Le discours sur la langue commune est l’un des grands mythes de la domination jacobine. Il n’existe pas de langue neutre. Le français n’est pas un simple outil de communication : il est une langue de pouvoir, chargée d’histoire, de hiérarchie sociale et de violence symbolique. L’imposer comme unique langue légitime dans l’espace public, c’est imposer une vision du monde et disqualifier toutes les autres.

    Les recherches en sociolinguistique l’ont démontré : le bilinguisme n’est pas un danger, mais une force. la mobilisation pour obtenir les moyens qui doivent permettre la vie sociale de nos langues, c’est à dire un patrimoine vivant et non des langues de musées, en les développant dans l’enseignement, dans les medias, dans la vie publique, en soutenant la transmission familiale. Nos langues sont un atout pour le développement intellectuel et affectif des jeunes générations, pour le polylinguisme, pour les sciences, pour la compréhension du monde. Ce qui menace réellement la cohésion sociale, ce n’est pas la pluralité linguistique, mais la négation des identités

    Après ce premier pas, la France, doit maintenant se mettre réellement au niveau des démocraties européennes qui appliquent démocratiquement la diversité linguistique. La République française doit en particulier donner aux collectivités, Régions, départements et collectivités locales les moyens nécessaires à la gestion de cette diversité dont elles ont la responsabilité avec l’Etat.

    Parler de « 72 langues régionales » pour tourner le débat en dérision est une stratégie de disqualification. Peu importe le nombre. Ce qui compte, c’est le principe : le droit des peuples à exister dans leur langue. Certaines de ces langues sont non latines basque, breton, alsacien rappelant que la France n’est pas une nation naturellement homogène, mais une construction politique issue de conquêtes, de suppressions et d’effacements.

    Décoloniser la France ne signifie pas la fragmenter. Cela signifie reconnaître qu’elle est plurielle, que son unité a été construite par la contrainte, et que la démocratie ne peut s’approfondir qu’en reconnaissant les peuples qu’elle a niés. Refuser aux citoyens le droit de vivre, d’aimer, de se marier, de travailler et de s’exprimer dans leur langue, c’est prolonger une domination coloniale sous couvert de République. Défendre les langues régionales n’est pas un combat identitaire étroit : c’est un combat démocratique, anticolonial et émancipateur.

    La question n’est donc pas de savoir si la République peut tolérer la diversité linguistique.
    La question est de savoir combien de temps encore elle pourra se dire démocratique en la refusant.

     A/Kader Tahri / Chroniqueur engagé, observateur inquiet
    « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça. »  

  • Quand la France cède au Cyberharcèlement !

     

    Dans un climat de tension
    croissante autour de la question palestinienne, l’affaire Nour Atallah
    fait l’objet d’un acharnement médiatique qui dépasse de loin les faits
    reprochés à cette étudiante Gazaouie réfugiée en France.

    Certaines tribunes récentes,
    tentent de transformer ce cas individuel en symbole d’une trahison nationale,
    d’une complaisance de la France envers des figures et idéologies radicales. Or,
    ce discours n’est pas une alerte : c’est un procès politique, alimenté par les
    amalgames, l’émotion et la peur. Aussitôt, les médias français, dans lesquels
    les lobbies juifs font la loi, leur tombent sur le râble. C’est vraiment la
    paille et la poutre, une expression plus acceptable que d’avoir de la merde
    dans les yeux, qui est assez vulgaire.

    Une telle rhétorique n’élève pas le débat,
    elle l’empoisonne, se blottit d’une haine qui, au passé comme au présent,
    frappe des personnes en raison de leur origine car ils se revendiquent
    Palestiniens.

    La justice n’est pas la
    vindicte !!!!!

    Si des propos antisémites ont été tenus
    par Nour Atallah, ce qui reste à établir formellement, ils doivent être
    examinés par la justice, dans le cadre strict du droit, comme pour tout citoyen
    ou résident. En démocratie, ce n’est ni la rue, ni les lobbys, ni les réseaux
    sociaux, ni la presse engagée qui prononcent des condamnations.

    C’est un juge. Et c’est cela, précisément,
    qui distingue l’État de droit du tribunal populaire.

    Exclure une étudiante d’une université
    peut être une mesure disciplinaire. Mais faire de son origine un facteur
    aggravant ou suggérer que son statut de réfugiée devrait être révoqué à la
    moindre polémique est contraire aux principes républicains.

    Les Français sont devenus des
    bannis et des taulards dans leur propre pays, accusés de tous les maux, salis,
    rabaissés, surveillés et dénoncés par toutes les officines de chantage
    victimaires. Les Français ont perdu leurs libertés, et n’ont pas vu venir
    l’oligarchie qui les dépossédait progressivement.

    Une accusation fondée
    sur l’amalgame et la généralisation qui opère un glissement insidieux: il
    aligne Nour Atallah sur le même axe historique que des figures les
    combattants Palestiniens accusés à tort
    de vouloir tuer
    tous les juifs dans un État bi national
    . Le procédé est grossier mais efficace :
    par contagion symbolique, il assimile toute expression de critique radicale,
    toute origine arabe ou musulmane, à une menace terroriste latente.

    Cela n’est pas seulement
    injuste. C’est dangereux. Ce type d’argumentation sert d’alibi à ceux qui
    rêvent d’une politique de rejet systématique de l’Autre, sous couvert de
    sécurité. L’arrogance pathologique de ces délirants victimaires, incurablement
    hystériques et gravement atteints de folie paranoïaque, n’a décidément plus
    aucune limite !?

    Le droit d’asile n’est
    pas une faille, c’est un principe

    En suggérant que les réfugiés palestiniens
    entrant en France sont potentiellement des complices du Hamas, cet acharnement
    médiatique foule aux pieds le principe du droit d’asile, pourtant consacré par
    la Convention de Genève de 1951. Ce droit prévoit déjà des exclusions en cas de
    crimes graves ou de menaces avérées à la sécurité publique. Mais ce n’est pas
    parce qu’un individu est palestinien, musulman ou militant politique qu’il est
    automatiquement suspect.

    Réduire toute demande d’asile à une
    opération de filtrage idéologique revient à transformer la politique migratoire
    en machine à exclusion, alimentée par la paranoïa.

    Le glissement sémantique opéré dans cette
    affaire est révélateur : on passe de critiques politiques (d’ailleurs non
    reproduites intégralement pour analyse) à une accusation d’antisémitisme, puis
    à un lien implicite avec le terrorisme. Il faut rappeler que l’antisionisme
    n’est pas équivalent à l’antisémitisme, même s’il peut en certains cas en être
    le masque. La distinction est essentielle pour garantir la liberté d’expression
    et éviter de faire de toute critique d’Israël un délit d’opinion.

    En tentant de criminaliser toute voix
    palestinienne critique, on contribue à l’effacement du vécu de tout un peuple,
    déjà meurtri par l’exil, l’occupation et l’injustice historique.
    Les juifs ont volé la Palestine aux palestiniens, le reste
    c’est du blabla.

    Ironiquement, le lobby  prétend lutter contre la haine, mais c’est
    bien la haine qu’il diffuse haine des réfugiés, haine de l’islam, haine de la
    mémoire historique palestinienne, suspicion généralisée à l’égard de tout Arabe
    ou musulman vivant en France. Le récit proposé est celui d’une France assiégée
    par les “ennemis intérieurs”, où l’université deviendrait un repaire de
    radicalisation. Le lobby sioniste reste l’un des artisans de ce tragique retour
    de balancier poussant à la perte, définitive et sans appel, de toute empathie
    et de tout soutien envers ces tribalistes qui n’ont plus aucun ne sens de
    l’Honneur.

    Ce fantasme sécuritaire, relayé sans
    nuance, alimente la radicalisation en retour. Il pousse au rejet, au
    harcèlement, au racisme. Il sape la cohésion nationale au nom d’une pureté
    idéologique fictive.

    Nour Atallah, si elle a tenu des propos répréhensibles, doit être entendue par la
    justice, comme toute personne bénéficiant du droit à un procès équitable. Mais
    la transformer en icône du “mal palestinien” ou du “djihad
    universitaire
    ” n’est pas seulement une erreur d’analyse. C’est une
    tentative de disqualifier toute voix palestinienne en France, de lier l’exil à
    la trahison, et de réécrire l’histoire au bénéfice d’une idéologie sioniste.

     

    Donc pour ces monstres suprémacistes/racialistes/expansionnistes et
    aujourd’hui génocidaires, à la hauteur de leur arrogance criminelle, si
    dangereuse pour la France et pour les Français, y compris ceux de la
    communauté juive, lire ou consulter le livre Mein Kampf (Mon Combat), rédigé
    par Adolf Hitler durant son incarcération à la prison de Landsberg qui expose
    avec virulence les fondements idéologiques, le parti nazi fondé en 1923, ne
    relève en aucune matière à un antisémitisme, Mein Kampf tombe dans le
    domaine public. Il peut donc être réimprimé sans autorisation même en Allemagne.

    Mensonges sionistes, ils mentent en
    permanence ils sont créatifs dans le mensonge créatifs dans le vol créatif dans
    l’hypocrisie créatif dans la victimisation créatif dans la dissimulation
    créatif dans la cruauté et ils accusent les Palestiniens  comme quoi qu’ils les ont attaqués tout en
    oubliant la colonisation imposée à la Palestine avec un blocus inhumain.

    Aujourd’hui en France, Il ne faut plus
    avoir peur de remettre l’église au centre du village, quitte à exiger du
    lobbysme sioniste qu’il cède la place qu’il occupe par le chantage, la menace
    et le harcèlement moral : il n’y a pas d’antisémitisme en France.

    Personne ne déteste les
    juifs parce qu’ils vont à la synagogue, qu’ils respectent le shabbat, la  kashrout t
    et qu’ils portent la kippa.

    La critique du
    colonialisme fût-il sioniste, celle du lobbysme fût-il juif et celle du
    prosélytisme israélien, ce n’est pas de l’antisémitisme, et si ça l’est devenu
    c’est parce qu’en France occupée le pilpoul a remplacé l’intelligence et le
    courage.

    La France ne trahit pas ses principes
    quand elle accueille des exilés. Elle les trahit lorsqu’elle cède à la peur, à
    la propagande, et à l’oubli de ses propres valeurs.

    Kader Tahri
    Chroniqueur engagé, observateur inquiet
    « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme
    ça. »

    https://kadertahri.blogspot.com/

  • Boualem Sansal otage ? Quand la libre pensée s’égare

    Dans une déclaration récente intitulée « Appel des libres penseurs pour la libération de Boualem Sansal », un collectif se réclamant de la tradition humaniste de Zola, Jaurès ou Hugo dénonce l’emprisonnement de l’écrivain algérien Boualem Sansal, présenté comme un « otage de la dictature d’Alger » depuis octobre 2024.
    Un appel grave, solennel, et surtout… totalement erroné. L’auteur est qualifié de “voix courageuse”, “esprit indépendant”, “otage de la dictature d’Alger”, sans qu’aucune preuve ou source ne soit mentionnée pour étayer ces qualificatifs. Cette solidarité à géométrie variable est questionnable à plusieurs égards.
    Il y a un usage systématique de métaphores martiales ou victimaires (“traqués”, “résistants”, “au prix de leur vie”) pour donner un effet émotionnel fort, mais sans fondement dans la réalité du cas évoqué.
    Ce type d’appel instrumentalise la figure de Boualem Sansal (qui n’a pas revendiqué être victime de quoi que ce soit récemment) pour faire passer un message anti-algérien globalisant, aux relents parfois néocoloniaux.
    Boualem Sansal est né en Algérie et a obtenu la nationalité française en 2024, reste justiciable pour des activités qui s’apparente à de « l’intelligence avec l’ennemi »
    Comment peut-on, au nom de la libre pensée, construire un appel public sur une base aussi manifestement fausse ? L’indignation ne dispense pas de rigueur, surtout lorsque l’on invoque l’héritage de ceux qui, comme Zola dans l’affaire Dreyfus, ont précisément mis la vérité au-dessus de toutes les passions.
    Ce texte, dont l’intention affichée est la défense de la liberté, relève en réalité d’une instrumentalisation politique d’un écrivain que l’on érige malgré lui en symbole d’un combat simplifié : celui de la lumière de l’Occident contre l’obscurantisme supposé d’un régime algérien caricaturé. Une vision binaire et surjouée, qui enferme toute pensée critique dans des stéréotypes idéologiques et postcoloniaux.
    Plus encore, l’appel amalgame plusieurs réalités – athéisme, dissidence, minorités, répression – pour construire une fiction militante plus qu’une analyse sérieuse de la situation politique en Algérie. Il nie la complexité d’un pays traversé de contradictions, de résistances diverses, et de débats internes. Et il insulte, au passage, l’intelligence de ceux qui tentent de penser la liberté depuis le Sud, sans recourir au confort moral de l’indignation à distance.
    Enfin, la conclusion de l’appel, demandant au gouvernement français « d’intervenir rapidement », laisse songeur. Intervenir sur quelle base, et auprès de qui, puisque l’intéressé est justiciable par un état souverain ? Cette demande révèle surtout une tentation persistante : celle de faire de la France l’arbitre moral des libertés dans le monde arabe, au mépris des souverainetés nationales et des réalités politiques locales. C’est là l’ombre portée d’un réflexe néocolonial qu’on croyait pourtant dépassé dans les milieux progressistes.
    Qu’on le veuille ou non, la pensée libre commence par le doute, la prudence et la vérification. Elle n’est ni posture, ni cri vide, ni indignation aveugle. À vouloir brandir à tout prix des symboles, on oublie parfois l’essentiel : la vérité. La pensée libre français se préoccupe de Boualem Sansal emprisonné par l’Algérie, mais elle ne se gêne pas de poursuivre Alain Soral pour atteinte à la sûreté de l’État, « provocation publique à la commission d’atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation ». Le régime de Paris a le deux poids deux mesures chevillé au corps.
    Le droit de l’Humanisme à besoin de matière première, un prétexte à l’ingérence et à la déstabilisation des pays qui ne conviennent pas.
    Kader Tahri
    Chroniqueur engagé, observateur inquiet
    « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça.« 
  • Oh France, il est bien fini le temps des palabres !!

     

    Encore des
    provocations des clowns du gouvernement du régime français, ce film devient
    lassant en constatant que la France se fait humilier en permanence et qui ne
    peut nullement  réagir que par des coups
    bas assez perfides. Bien sur L’âge mental des politiciens français, accrochés
    au pouvoir, pour servir leurs intérêts politiques, à des fins électoralistes personnelles,
    cet armada d’individus qui ont peur de perdre des avantages sonnants et qui en
    profite allègrement, explique bien à qui l’on a à faire, des politiques bavards
    et inconséquents.

     

    Ces minables
    rageurs variables se sont rendu compte qu’ils vont perdre la face, alors on
    peut voir encore une provocation de leur part vis à vis des Algériens, histoire
    de faire monter la mayonnaise de la haine, des corrompus au col blanc qui
    n’ont même pas la reconnaissance du public, une bande d’anti arabes notoires
    jaloux jusqu’à la haine de l’autre. Certes auprès de ces individus, Il ne faut
    pas chercher des intentions pacifiques, il n’y en a pas !

     

    Il faudrait se faire à l’idée que la
    France est réellement l’ennemie éternelle de l’Algérie comme l’avait appuyé un
    ministre algérien avec lucidité
    pour avoir osé renvoyer la France à ses
    propres responsabilités et insuffisances, à son orgueil si mal placé
    qui met à nu la bêtise et la
    médiocrité des français dans leur rapport au passé et à l’avenir 

     

    Dans cette crise
    entre la France, L’Algérie a reconnu une simple vérité, une réciprocité.
    Maintenant les clowns français peuvent sauter sur leur chaise ou grimper aux
    rideaux, ils ne changeront rien à une simple vérité. Ce n’est pas non plus en
    installant des rapports de force avec l’Algérie que la France réussira à 
    grandir, car on sait depuis toujours que les fourberies du régime pourri
    français envers l’Algérie ne sont pas prêtes de s’arrêter!

    Quelle culpabilité mal placée

     

    Maintenant la France
    parle de l’agression de l’Algérie alors que l’Algérie n’a fait que riposter
    contre le ministre d’intérieur retailleau, raciste qu’il est, nourrit une haine
    envers l’Algérie. Cette victimisation française est tout de même un
    retournement bien étonnant de la part d’un esprit se voulant démocratique s’est
    particulièrement distingué dans l’outrance bestiale et  la morale semble singulièrement en
    porte-à-faux avec le réel.

    Quelle culpabilité mal
    placée.
      

    C’est la France qui a agressé l’Algérie depuis le début
    en ne respectant ni le droit international ni les conventions entre les deux
    pays, ni les institutions algériennes, le tout; elle agit avec une
    condescendance et un esprit colonial qui a choqué le monde entier.

    Ce que le France,
    ses politiques, ses  nostalgiques et ses
    médias flattées d’une judéité talismanique, invectivent, pour faire du  «algeria-bashing» sans aucune retenue
    une obsession, une maladie, un cauchemar. Ce petit monde français a perdu le
    sommeil, l’Algérie est devenue leur souffrance. La folie de la cupidité coloniale
    oblige, mais la France avait pris un retard qu’elle veut rattraper de façon
    magistrale.

     

    La Dame France,
    avec ces dirigeants politiques, ses médias et ses sinistres polémistes,
    artisans de la division et de la haine, souscrit fortement à ces billevesées,
    ainsi, nous méprisons cette hypocrisie, ces indignations calculées,  qui
    aujourd’hui, dans ces organes de presse se font plaisir avec des clichés
    déformés, comme par exemple que le peuple algérien y est faussement présenté
    comme un troupeau inerte et imbécile balloté et manipulé par des généraux
    diaboliques d’un «régime» sans foi ni loi. Quant aux consulats algériens en
    France, ils ne seraient là que pour espionner, menacer et à l’occasion,
    séquestrer les opposants algériens recueillis par l’ancien colonisateur.

     

    Le retail enfin
    l’individu qui fait fonction de ministre de l’intérieur au sein du régime de
    France,  reste très capable de faire avec
    son programme basé sur les aboiements contre l’Algérie une bonne cause pour sa politique
    raciste et surtout que ce machin de ministre n’est qu’une sorte d’abcès de
    l’entrisme judaïsant pour accorder plus d’importance à un acte antijuif qu’à un
    acte antimusulman, ce qui semble être à ses yeux dans le premier cas, une
    république visée, dans le second, c’est juste un acte de fait divers pour le
    pauvre type. De la part d’un polémiste, on peut tout attendre

                                                                                                                                      Avec un acte
    totalement souverain, l’Algérie a décidé de nouveau d’expulser de nouveaux
    agents diplomatiques et consulaires français suite à une tentative
    d’«infiltration d’éléments de la DGSI» sur le territoire national.

    Exemple typique
    du « coup de pied de l’âne« .

    Il est temps de rappeler que la morale musulmane
    n’interdit pas la force, elle l’introduise. Elle demande la défense, pour la
    conduire. Elle ne condamne pas la réaction, elle la revendique, quand la
    sécurité est menacée. La tradition musulmane enseigne la pureté. Elle enseigne
    la responsabilité et la justice, elle appelle à agir justement, dans un monde
    qui ne l’est pas. Et cette justice-là ne consiste pas à subir les affronts mais
    à porter la résistance, le bien-fondé de défendre le droit du peuple algérien,
    le droit de ses citoyens à vivre.

    Que les
    extrémistes s’indignent et s’indignent, mais surtout qu’ils foutent la paix à
    l’Algérie, car elle s’en fiche royalement de leurs états d’âme. Nous savons
    tous que lorsqu’il s’agit de l’Algérie, la plupart des Français sont tout sauf
    rationnels. D’ailleurs détester est devenu un droit garantie par la
    constitution française que tout français s’empresse d’exercer car il n’y a pas
    de risque d’emprisonnement tant que celui-ci est dirigé vers les musulmans. L’Algérie
    est un sujet qui passionne les Français en libérant la parole tous azimuts, en
    tout cas, l’Algérie ne laisse pas indifférent, est dire à quel point cela leur
    brûle les lèvres de cracher leur venin. Leurs polémistes, leurs politiques sont
    restés dans ce dialogue qui diabolise le musulman pour masquer leur
    incompétence à rendre heureux leurs propres semblables.

     

    Je ne comprends
    donc pas pourquoi certains expriment une haine rabbique de l’Algérie et je note
    aussi le déchainement médiatique dont les pratiques ont pris une incroyable
    ampleur pour annoncer que le peuple algérien y est faussement présenté comme un
    troupeau inerte et imbécile balloté et manipulé par des généraux diaboliques
    d’un «régime» sans foi ni loi! Quant aux consulats algériens en France, ils ne
    seraient là que pour espionner, menacer et à l’occasion, séquestrer les
    opposants algériens recueillis par l’ancien colonisateur.

     

    En fait les agissements du politique français ce
    n’est pas de l’humiliation c’est du désarroi. On voit bien qu’il ne sait pas
    quoi faire pour se faire plus important sur la scène politique et médiatique.
    C’est à croire qu’il ne tire aucune leçon
    de ses (pourtant nombreux) échecs et ne se remet jamais en question.

    On peut même plus dire que c’est ridicule, il n’y a plus de mots pour
    décrire la déchéance dans laquelle se trouve jour après jour la France car en
    fait lorsqu’ un pays est mû uniquement par des intérêts coloniales il perd la
    vision plus large de l’honneur, de la respectabilité.

    La France d’aujourd’hui est comme un petit chien agité qui s’accroche au
    pantalon en grognant, montrant ses dents. Par crainte de le blesser sachant
    qu’un coup de pied aurait raison de lui, on agite doucement la jambe pour le
    faire lâcher prise. Cependant, la patience Algérienne  a des limites, et il est temps de le renvoyer
    ce chien collant à sa niche, sans être trop cruel, car cette France est dans un
    état tel qu’il suffirait de peu pour précipiter sa déchéance

    Je ne méprise pas la France, je n’ai simplement
    aucune fascination ou admiration particulière pour elle, en tant qu’Algérien,
    j’estime que nous avons en nous-mêmes, dans notre Histoire, dans notre
    civilisation Islamique, toutes les ressources, y compris sociales et
    spirituelles, pour nous régénérer avec une
    tête haute. La France
    s’effondre, tellement affligeant, cela détourne de constater le décomposition
    de la France, sauf l’arrivée d’une armada de polémistes, royalement applaudis
    en vendant un bonheur collectif illusoire jusqu’ à l’obsession. C’est plus sain
    pour la démocratie.

    Moralité: le
    Peuple Français, une fois de plus reste perdant sur tous les lignes.
    La France, ce
    pays qui se gargarise en show médiatique de sa «grandeur», offre le spectacle
    pathétique d’un régime plus fourbe et plus hypocrite où les guignols de l’opposition
    dictent la politique étrangère depuis leurs tribunes médiatiques.

    Et ça, c’est
    machiavélique
     ! 

    Kader Tahri

     

     

     

     

  • Le régime français humilié se retrouvât au tapis !

     

    Ce
    qui est extraordinaire, c’est que la parabole « L’Algérie cherche à
    humilier la France
    »
    passe crème avec avalanche, ce qui
    affecte le régime au pouvoir en France.
    Ce gâchis, seule la France vaniteuse s’en est rendu
    coupable en se regardant le nombril,
    depuis un
    certain temps. de ce que devient la France et de ce que sont les Français parce
    qu’ils mettent un zèle pathétique à être les premiers de la classe des racistes
    et méchants comme des teignes 
    au sein de l’UE.
    Cependant, l’ex-colonisateur doit
    savoir que le colonisé libre a décidé de régler ses comptes et ne lui fera aucun
    cadeau
    .

    La
    France, ce pays qui se gargarise en show médiatique de sa «grandeur», offre le
    spectacle pathétique d’un régime plus fourbe et plus hypocrite où les guignols
    de l’opposition dictent la politique étrangère depuis leurs tribunes
    médiatiques. Un théâtre de l’absurde où les lobbies communautaires tirent les
    ficelles pendant que les politiciens, tels des pantins désarticulés, dansent au
    rythme des injonctions de Tel Aviv. La France ne noiera pas les valeurs de la
    morale publique dans les remous sales du régime français au pouvoir dans ce
    registre de la haine, c’est ce régime de France qui bat tous les records. La
    France, un régime despotique malade d’une Europe pas très en forme et
    l’immigration est de loin le plus grave parmi les différents maux dont elle
    souffre, planifie sa volonté de répondre aux humiliations répétitives que fait
    subir l’Algérie à la France, il s’agit de convaincre le maximum de citoyen du
    régime français que l’immigration reste le problème le plus important du pays,
    c’est-à-dire de convaincre un malade que le cancer dont il souffre est moins
    grave que son arthrose et sa bronchite chronique.

    Les
    gesticulations de Retailleau en manipulateur notoire qui a déclaré sa flamme au
    peuple algérien ont été applaudies et appréciées de la même manière dans les
    médias français, en expliquant machiavéliquement une algérophobie chronique et
    difficilement guérissable qui caractérise l’âme et le corps des détenteurs du régime
    réel en France, qui sont parvenus, et sans même se concerter, à retenir «  Algérie  »,
    un nom conduisant le régime français à une attitude pour s’agiter beaucoup et bruyamment
    dans le vide et sans conséquences, avec toute une animosité et une haine sans
    fin.

    A
    pleurnicher comme ça sur un sort qu’ils n’ont jamais connu, non seulement ça
    les rend ridicules, mais ça leur enlève toute dignité. Raison pour laquelle les citoyens
    français finissent par ne plus les supporter et à les mépriser. Retailleau notre
    hussard de la mort, mériterait qu’on dédie aussi un prix à son verbiage.

    La rhétorique
    anti-immigrée est un axe central du discours de l’extrême droite. C’est devenu
    un combat quotidien contre les musulmans et les noirs, c’est la haine des Arabes.
    C’est tellement manifeste que s’imaginer autre chose aujourd’hui, c’est se mentir  !

    Oui,
    Retailleau c’est une groupie qui se veut critique par ci par là, mais groupie
    quand même. Reste que Retailleau va au vent. Il s’est fait épingler et les faits
    ont été vérifiés, pour avoir voté en 2024, un amendement à la loi immigration
    votée au Sénat dont il était le président de groupe, amendement dont il dénonce
    aujourd’hui la nocivité. À quel Retailleau faut-il se fier  ?

    l’excellent Monsieur Retailleau, « l’homme fort » du
    gouvernement, et ceux qui lui emboîtent le pas forment la cinquième colonne et
    mettent des cibles dans le dos des Algériens, ils pensent également à l’envoie de
    l’armée française pour débarquer à Sidi-Fredj, on attend plus que l’accord de
    son patron et de ses compères ministres marcheurs et socialistes du
    gouvernement  du régime français sans
    oublier celle d’un président de la République en roue libre avec sa
    condamnation de la France à Alger pour crime contre l’humanité, médiatiquement
    au moins, c’est comme si c’était fait, bien sûr une fois passée l’illusion de
    la fermeté, l’opinion publique finira par réaliser que les mots ne font pas des
    actes, quand la volonté n’y est pas et ça refroidirait leurs ardeurs ?

    Retailleau
    stupéfiant, avec des hyper brillantes, a une capacité exceptionnelle à
    balancer des énormités, avec une franchise d’un âne qui recule. Des personnes comme
    lui, il y en a beaucoup, qui n’arrivent toujours pas à confondre la capacité
    « technique » avec le bon sens et l’intelligence émotionnelle. Le
    tribunal administratif de Paris a transformé la tension en conflit productif
    avec les Algériens vivant en France
    ,
    c’est une gifle qu’a assénée ce tribunal à Retailleau  ! Et même le mot gifle
    n’est pas la bonne désignation, il s’agit d’une véritable humiliation !

    Tout ça parce qu’ils veulent damer le pion à l’Algérie.
    La France humilie, une victimisation qui fonctionne très bien avec les Algériens
    et s’emboîte parfaitement avec la culpabilité des Français bien pensants. Et
    tout ça enclenche un cercle vicieux: d’un côté, les Français qui ne réussissent
    pas ou qui rencontrent des obstacles, de l’autre côté, les gouvernements, les
    intellectuels, les journaux les confirment dans cette idée en
    se battant la coulpe. Encore l’instrumentalisation du ressentiment anti-Algérien en plus de
    cette attitude hostile. Retailleau,
    avait souhaité mettre en place une « riposte
    graduée
     » ferme, contre l’Algérie.

    Tout
    ça ne peut pas réussir, tant qu’être français et reconnu comme tel n’est pas un
    motif de fierté, pour expliquer au peuple français et à la communauté
    internationale pourquoi l’Algérie refuse de recevoir ses OQTF et pourquoi la
    France héberge et protège des milliers de terroristes de Rashad et du MAK, les
    traîtres avec des centaines de leurs harkis qui font le bon boulot sur les
    réseaux sociaux,
    Le
    régime français refuse de coopérer avec l’autorité algérienne par le rejet des
    demandes d’extradition de l’ancien ministre de l’Industrie, poursuivi en
    Algérie pour «  corruption  ».

    Les
    efforts visant à récupérer toutes les richesses dont elle a été spoliée,
    l’Algérie s’est systématiquement heurtée et se heurte toujours à des
    tergiversations et à des atermoiements injustifiés et inexplicables de la
    partie française qui ont abouti à une absence totale de réponses à vingt-cinq
    commissions rogatoires introduites par l’Algérie.

    Le
    régime français refuse également les demandes de l’autorité algérienne portant
    sur la restitution des crânes et l’autre concernant la récupération des
    archives de 1830 à 1962. pour les essais atomiques réalisés, Algérie ne demande
    rien de plus que d’avoir les cartes des sites contaminés par les 19 explosions
    nucléaires France refuse de remettre les cartes topographiques qui permettent
    de déterminer les lieux d’enfouissement des déchets polluants, radioactifs ou
    chimiques non découverts à ce jour. La partie française n’a mené techniquement
    aucune initiative en vue de dépolluer les sites, et elle n’a fait aucun acte
    humanitaire en vue de dédommager les victimes. Qui peut oublier que le
    Président Français avait sérieusement assimilé la colonisation à un « crime
    contre l’humanité » ? Pas étonnant que le peuple algérien s’abstienne de
    toute forme de respect à l’égard de la France et des Français. Même dans le
    registre diplomatique, on ne respecte que ce qui est respectable, et on piétine
    les racistes.

    La France coloniale doit payer de ses crimes et rendre
    les biens algériens (archives, vestiges volés, tableaux, etc.) et payer en
    milliards ses crimes au peuple algérien…

    Le
    régime français, vomi par sa populace, n’a plus comme arguments politiques
    que de cultiver la haine de l’immigration accusée mensongèrement d’être la
    cause de tous les malheurs de ce pays, causés par l’extrême droite dont le seul
    fonds de commerce est la haine.

    Juste ma
    petite touche personnelle : nous sommes un pays jeune, c’est un fait, et e
    n Algérie on mange à notre faim, on peut dormir sans
    craindre d’être arrêté la nuit. On peut se déplacer sans demander la
    permission. Les jeunes gens ne sont pas envoyés au travail obligatoire en
    Algérie ni à l’étranger. Personne ne craint d’être arrêté ni envoyé vers une
    destination inconnue d’ où on ne reçoit pas de nouvelles.

    Il
    n’y a rien de pire dans cette humanité qu’un Français plein de haine de
    l’autre, celui qui se démène, qui bosse et qui construit. Les Français au
    pouvoir ne savent que se plaindre, montrer du doigt et exiger. Je suis sûr que
    la majeure partie de ce peuple vaut beaucoup mieux que ces pantins au pouvoir
    depuis si longtemps, des politiques qui n’ont d’autre expérience que celle
    vécue dans leurs écoles, qui ne connaissent rien à la vie, et aux
    préoccupations des Français, qui ne savent pas ce que c’est que de bosser pour
    gagner sa croûte, des petits cons du type Macron, Séjourné, Retailleau et Attal,
    pour ne citer qu’eux, mais ils existent dans tous les partis, et qui se targuent
    d’imposer ce qui est bon pour l’Algérie, selon eux !

    Le
    crime de l’Algérie  ?

    Avoir
    refusé de se plier à la doxa de l’extrême droite qui domine en France.
     
      

  • Les relations franco-algériennes controversées sur l’immigration !

    L’accord franco-algérien sur
    l’immigration au menu de la niche des parlementaires français serait un
    fantasme d’extrême droite pour expliquer tout ce qui va mal. Cette trouvaille
    concoctée dans les laboratoires  de
    l’extrémisme reste toujours dans le seul but de nuire à l’Algérie et essayer
    d’en faire un ennemi à abattre, eut prôné la remise en cause de l’accord avec
    une dénonciation, par les autorités françaises, de l’accord franco-algérien de 1968,
    par des personnes malades et tordues qui ne devraient même pas être à
    l’Assemblée. Une fois de plus nous sommes (Algériens) devant le énième pétard
    symbolique mouillé de cette Assemblée chaotique qui devrait au moins arrêter de
    se payer de mots et assumer le réel, car comprendre et s’agiter ne n’est pas de
    la politique, il y a toujours une nuance élémentaire entre débiter du bal-bla
    et exposer une pensée extrémiste.

    En dépit de la malhonnêteté
    intellectuelle de ces sinistres parlementaires, en fait un véritable cocktail
    de mauvaise foi, de mensonges, de lâcheté, 
    qui vire à l’abjection puisque la proposition
    de résolution a été repoussée, avec 151 voix contre et 114. Fort heureusement
    la réaction, bien qu’elle ait trop tardée s’est produite  c’est parce qu’une partie de la société
    française semble se convertir à l’hédonisme occidental ce qui lui est arrivé.

    Ces accords prévoyaient notamment
    les mesures suivantes :

    1. Le regroupement familial : Les
    travailleurs algériens résidant en France étaient autorisés à faire venir leur
    conjoint et leurs enfants, dans le cadre du regroupement familial.

    2. Le statut des travailleurs :
    Les travailleurs algériens en France bénéficiaient d’une certaine protection
    sociale et de droits similaires à ceux des travailleurs français, notamment en
    ce qui concerne le salaire, les conditions de travail et l’accès à certains
    avantages sociaux.

    3. Ces accords prévoient une
    liberté totale de circulation et d’installation des Algériens en France. Ils
    stipulent en effet que sauf décision de justice, tout Algérien muni d’une carte
    d’identité est libre de circuler entre l’Algérie et la France et que les ressortissants
    algériens résidant en France, et particulièrement les travailleurs, auront les
    mêmes droits que les nationaux français, à l’exception des droits politiques.

    Il convient de noter que les
    accords de 1968 ont été complétés et modifiés par d’autres accords ultérieurs,
    tels que les accords bilatéraux de 1972 et les accords de 1988, qui ont apporté
    des ajustements et des évolutions au système de gestion de l’immigration des
    Algériens qui résident déjà en France ou qui s’y rendent par le canal de
    l’Office national de la main-d’œuvre, dans le cadre d’un contingent pluriannuel
    déterminé d’un commun accord, et à assurer la libre circulation des
    ressortissants algériens se rendant en France sans intention d’y exercer une
    activité professionnelle salariée.

    Cependant, à mon sens, les
    relations avec la France défient toute logique apparente, sont illisibles, incompréhensibles,
    et toujours nuisibles à notre pays, sur fonds d’illusions et de masochisme,
    comme si nous nourrissions nous-mêmes notre cancer.

    Il est vrai que les accords
    franco-algériens sur l’immigration de 1968 ont été critiqués pour leur impact
    inégal sur les droits des travailleurs algériens en France. La partie
    algérienne a été lésée dans ces accords, tandis que la partie française a
    bénéficié davantage. Cet accord établissait l’obligation pour les Algériens de
    présenter un passeport aux frontières, mais sans la contrainte d’un visa. Un
    titre de séjour particulier était créé portant le nom de certificat de
    résidence.

    La mise en œuvre de la libre
    circulation des personnes et des biens, telle que stipulée dans les accords
    d’Évian, a été confrontée à des difficultés et des obstacles. La partie
    française est à critiquée pour ne pas avoir pleinement respecté les
    dispositions relatives à la libre circulation, notamment en ce qui concerne les
    Algériens vivant en France et il ne me semble pas que les Français aient
    vraiment respecté leur partie de cet accord. Dès 1962, la France n’a pas
    respecté les accords d’Évian et les garanties prévues pour les Algériens. Dès
    lors, elle est mal placée avec ses sociétés de pensée, et ses laboratoires
    d’idées pour donner des leçons.

    Cependant, les défis persistants
    ont conduit à des désaccords et à des difficultés dans la pleine mise en œuvre
    de la libre circulation telle que prévue dans les accords d’Évian, surtout que
    les autorités algériennes paraissent préoccupées par le reste des Algériens,
    les étudiants surtout, qui ne bénéficient pas des mêmes règles dérogatoires
    contenues dans l’accord franco-algérien.

    Sans compter que pour la majorité
    des Algériens, les demandes de visas sont en soi très humiliantes car elles
    comportent une intrusion insupportable dans la vie privée. On vérifie tout, on
    jauge et on voit tous les demandeurs comme des sans-papiers potentiels.

    Il y a énormément de refus de
    visas et le plus souvent, ils sont arbitraires aux motifs obtus.

    Demander une révision par
    l’Algérie si elle le souhaite et quand elle le jugera opportun dans un cadre
    bilatéral assaini. C’est pourtant un sujet essentiel et brûlant qui demande un
    dialogue généreux et sincère, bien difficile à supporter après 60 ans de
    mensonges et de rancunes de la partie française.

    La France avec une bureaucratie
    obèse, une compétitivité à la dérive, une éducation nationale gonflée et
    négative, un système de santé en déroute, une dette abyssale, un pays manœuvré
    par l’extrême gauche et l’extrême droite, sans aucune volonté de réduire
    l’horreur et la condamnation que provoque cette animosité, le désir de
    s’innocenter et de jeter l’opprobre sur l’étranger ici, c’est l’Algérien, tous
    ces facteurs conduisent à rejeter la faute du ressentiment sur les victimes. Le
    raciste est conscient de sa cruauté, mais il en place le blâme sur sa victime.

    Ainsi donc, je dois dire bravo
    aux Français de souche, ayant Vercingétorix comme ancêtre (comme Zemmour), mais
    presque tous issus de l’immigration. Dans les médias, certains se prennent pour
    Napoléon, mais ils sont plus nombreux à se croire de souche, de qui, de
    quoi et depuis quand
     ?