Catégorie : Géopolitique

Analyses et décryptages consacrés aux rapports de force internationaux, aux relations entre États et aux grandes évolutions géopolitiques.

  • Le suaire de Cadouin et ses Miracles !

                                                Le pseudo Saint Suaire objet de 700 ans de pèlerinage


    L’abbaye de Cadouin détenait le saint Suaire, celui qui enveloppa la tête du Christ à sa mise au tombeau.

    Le suaire de Cadouin est une pièce d’étoffe qui mesure 2 m 81 de long sur 1 m 13 de large. Près de ses extrémités se trouvent deux bandes tissées dans le lin avec des fils de couleur. On peut en voir la photographie dans la brochure du R.P. Francez.. Ces bandes comportent des carrés avec des signes que l’on avait pris jusqu’à nos jours pour des motifs d’ornementation.

    Dès 1900, A. de Longpérier avait prétendu que ces signes étaient des lettres orientales, mais des spécialistes, à cette époque, déclarèrent que c’était une erreur et conclurent à l’authenticité du suaire.

    En 1935, un jésuite, le R.P. Francez, mis sur la voie par l’étude historique de la question, examina plus attentivement les fameux signes et crut reconnaître, lui aussi, des lettres orientales fit examiner par le Directeur du Musée copte du Caire les signes brodés sur le tissu. Les inscriptions, en style de calligraphie arabe kufi qui lut assez facilement la description suivante :

    « Au nom d’Allah clément et miséricordieux. Il n’y a de Dieu qu’Allah Mohamed est l’envoyé d’Allah.» Que la bénédiction de Dieu soit sur eux deux et sur les membres de leurs familles, les purs imans »

    Plus loin, il est question. que le tissu a été tissé pour le vizir el Afdal, sous Moustali calife du Caire de 1094 à 1101, celui qui combattit les croisés à Antioche

    L’étoffe a donc été tissée à cette date. L’écriture est du coufique stylisé qui fut précisément en usage à cette époque. Il s’agit donc, non pas d’un suaire, mais bien d’une sorte de manteau porté par les riches musulmans.

    Ainsi, pendant plus de 700 ans, les fidèles ont vénéré un manteau portant des inscriptions à la gloire d’Allah et du prophète Mohamed (SAWS). La relique était fausse comme bien d’autres reliques qui furent l’objet d’un culte aussi répandu.

    Les 42 suaires connus n’ont pas plus de valeur, et comme celui de Cadouin la preuve de la fausseté est éclatante. Autant d’ostentations religieuses (catholiques en tout cas) paraissent impossibles (voire provocatrices et Idolâtres) de nos jours !

    Le suaire de Cadouin, fausse relique, a justement pour cela une histoire pleine d’enseignements. II produisit en effet de nombreux miracles et l’Eglise a pris, à son sujet, maintes décisions solennelles.

    Un linge portant invocation au nom d’Allah, a fait des miracles et les Papes ont engagé, à maintes reprises, les fidèles à le vénérer. Sous le choc Louis, évêque de Périgueux, a interdit le pèlerinage de Cadouin.

    Les miracles opérés par le suaire de Cadouin sont innombrables. Le R.P. Francez, lui-même, qui décou­vrit que la relique était fausse écrit cependant :

    « Nous ne nions point la réalité des miracles. Si certains peuvent être suspects, on ne peut douter que sur ce grand nombre, il y en ait eu de vérita­bles.».

    Heureusement que pour les musulmans, la foi et la bonne raison islamique ne peuvent admettre cette conclusion

    Voilà qui frappe vivement croyants en cette étonnante histoire et montre une fois encore que L’islam est une religion qui accorde autant d’importance à la foi intérieure qu’aux actions poséesL’islam enseigne que le salut s’obtient par la grâce de Dieu et que Dieu répand Sa grâce sur ceux qui possèdent une véritable foi intérieure et qui accomplissent de bonnes œuvres.

  • La machination des Coranistes.

     

    Qu’est ce qu’un coraniste ?

    Le coranisme est une tendance religieuse dans le monde musulman qui préconise un retour au texte du coran et une grande méfiance vis à vis de la « science officielle » des cheikhs. Une sorte de protestantisme islamique

    Les doutes que les coranistes veulent introduire moyennant des mélanges de sens et des mauvaises compréhensions :

    Les coranistes pensent qu’il y a opposition entre le coran et le hadith :
    Il faut savoir qu’il n’y a pas d’opposition entre le coran et le hadith dans le verset suivant car ici le sens donné à hadith est «discours» et non le «hadith» comme on l’entend juridiquement parlant c’est-à-dire le texte rapportant un fait prophétique:
    « Voilà les versets de Dieu que Nous te récitons en toute vérité. Alors en quel hadith, après Dieu et Ses versets, croiront-ils ? » (C45/6).
    Ainsi, les coranistes veulent mélanger le sens linguistique du terme hadith et le sens juridique de ce dernier afin de nous induire en erreur !
    Les coranistes pensent qu’il y a opposition entre la sunna d’Allah et la sunna prophétique
    Ils ont agit de la sorte avec la notion de sunna ! En effet, il n’y a aucune opposition entre la sunna divine et la sunna prophétique dans le verset suivant car il faut comprendre par sunna ici la règle divine qui effectivement ne possède pas de substitut car personne ne peut imposer à Allah des dictats comportementaux:
    « Telle était la sunna de Dieu envers ceux qui ont vécu auparavant, et tu ne trouveras pas de substitut à la sunna de Dieu. » (C33/62)0
    Ainsi, les coranistes veulent mélanger le sens global du terme sunna avec le sens relatif et particulier afin de mettre en opposition la sunna divine et la sunna prophétique. Or, ces deux notions ne peuvent pas rentrer en collision puisque le relatif est toujours inclus dans le global !
    Les coranistes pensent que l’obéissance au messager signifie obéissance au message seulement
    Les coranistes pensent que l’obéissance au prophète se limite à l’obéissance au message sur la base de ce verset :
    « Obéissez à Dieu et obéissez au Messager, et si vous vous détournez, alors il n’incombe à Notre messager que la transmission claire. » (C64/12)
    Or, pour les coranistes le message se limite au coran alors qu’il n’en est rien puisque Allah dit :
     « C’est Lui qui a envoyé à des gens sans Livre (les Arabes) un Messager des leurs qui leur récite Ses versets, les purifie et leur enseigne le Livre et la Sagesse, bien qu’ils étaient auparavant dans un égarement évident » (C62/2).
  • Le musulman du juste milieu !

     Le musulman du juste milieu (les termes employés ici sont à comprendre dans leur acception moderne devenue  «Courante», trahissant souvent leur sens étymologique) n’est don ;

    Ni «salafiste» selon le groupe, – généralement sincère mais méconnaissant les écrits des grands imâms du passé qui se fait appeler comme cela, prétendant suivre fidèlement les salafs mais s’opposant à eux sur certaines questions.
    Ni «pseudo-salafi» (qui prétend théoriquement les suivre mais qui s’opposent à eux sur de nombreuses questions et qui délaissent la Vérité pour plaire aux savants corrompus eux-mêmes suivant aveuglément la pression et les décisions des tyrans qui veulent rabaisser la Parole Divine.
    Ni «shiite» qui ne suivent pas fidèlement les Ahl ul bayt et qui font de la haine des sunnites véritables un fondement de leur religion.
    ni «complotiste» qui par lâcheté et ignorance veulent croire que tout est complot, soutenant des tyrans plutôt que d’autres et méprisant les véridiques et les pieux qui luttent contre toutes les formes d’oppression et d’injustice sans se soucier du blâme des injustes et des pervers.
    Ni «moderniste» adhérant aux moeurs décadentes des pervers et des ignorants, et rejetant les valeurs traditionnelles et la spiritualité.
    Ni «rigoriste» loin de la douceur, de la spiritualité, de l’intelligence et de la sagesse de la Loi et de la Voie.
    Ni «laxiste» réduisant la Vérité et la Sagesse qu’à la sphère privée, en laissant ainsi agir les injustes à leurs guises dans la sphère publique et refusant d’être ferme sur leurs convictions et leurs principes, rejetant l’importance de la justice politique et de l’expression de la spiritualité dans la vie de tous les jours en public.
    Ni «extrémiste» la rudesse et la rigidité dans toutes leurs prises de position, sans compassion, ni empathie ni sagesse.
    Ni «intégriste» rejet de l’autre, refus d’être nuancé et pondéré.
    Ni «intégré» dans le sens de l’intégration aux valeurs décadentes du monde moderne.
    Ni «littéraliste» rejet des sens profonds et de la spiritualité.
    Ni «occultiste» rejet des prescriptions extérieures de la Loi, guidé par ses passions et des interprétations biaisées et arbitraires, sans jamais tenir compte des indications explicites du sens extérieur et des rites extérieurs.

    Le musulman est totalement dépendant de la Souveraineté Divine et se conforme entièrement à Sa Volonté et à Sa Sagesse. Il ne prend pas position selon ses passions ou les deux opposés extrêmes parmi les tendances humaines. Il n’est pas affecté par la binarité humaine (réaction «pro» par rejet total d’un autre groupe «anti»). Il aspire à la Vérité au détriment des erreurs et des limitations inhérentes à chaque « groupe » humain. Il ne craint pas le blâme des blâmeurs, car il ne cherche que Dieu, L’Infaillible Absolu, Celui qui ne meurt jamais et qui est Omniscient.
    La modération est un principe islamique, lié au «Juste Milieu», et donc à la notion de « Droiture » qui est une grande vertu en islam (récitée au moins cinq fois au quotidien par le musulman pratiquant, qui doit réciter lors de ses prières/salât la Sourate Al Fatiha où il est demandé d’invoquer Dieu pour être guidé sur la Voie Droite) : 
    Sourate 1   Al Fatiha

    Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. 
    2. Louange à Allah, Seigneur de l’univers. 
    3. Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, 
    4. Maître du Jour de la rétribution. 
    5. C’est Toi [Seul] que nous adorons, et c’est Toi [Seul] dont nous implorons secours. 
    6. Guide-nous dans le droit chemin, 
    7. Le chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés.

    Allâh nous dit : «Et aussi Nous avons fait de vous une communauté de juste milieu»
    (Qur’ân 2, 143).
    Il dit aussi : «Vous êtes la meilleure communauté, qu’on ait fait surgir pour les hommes. Vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez en Allâh» (Qur’ân 3, 110)
    ainsi que 
    «Et voilà Mon chemin dans toute sa rectitude, suivez-le don
    (Qur’ân 6, 153).

    Allâh interdit également l’exagération en matière religieuse dans plusieurs versets, dont celui-ci : 
    «Ô enfants d’Adam, dans chaque lieu de prière portez votre parure. Et mangez et buvez ; mais ne commettez pas d’excès, car Il n’aime pas ceux qui commettent des excès. Dis : ‹Qui a interdit la parure de Dieu, qu’Il a produite pour Ses Serviteurs, ainsi que les bonnes nourritures ?› Dis : ‹Elles sont destinées à ceux qui ont la foi, dans cette vie, et exclusivement à eux au Jour de la Résurrection.› Ainsi exposons-Nous clairement les versets pour des gens qui savent». (Qur’ân 7, 31-32).

    Allâh parle ici d’excès de façon générale à partir d’un cas particulier. Ce verset est également explicite là-dessus : 
    «Et ne dépassez pas la mesure (limite), sinon Ma rigueur s’abattra sur vous» (Qur’ân 20, 81).
    et ce verset :
    «Ô gens du Livre, n’exagérez pas dans votre religion, et ne dites d’Allâh que la vérité» (Qur’ân 4, 171).

    Expliquant ce verset, l’Imam al-Tabarî  dit dans son Ttafsîr (exégèse) : «C’est-à-dire n’outrepassez pas les limites de la vérité dans votre religion en exagérant».
    Quant à Ibn Al-Jawzî (qu’Allâh lui fasse Miséricorde) a dit dans ses commentaires du Qur’ân : «L’exagération voulue dans ce verset correspond à l’excès en outrepassant les limites religieuses tracées (par la Loi Divine)».

    Le juste milieu est donc une voie se situant entre deux extrêmes, tous deux comportant des excès (soit dans le laxisme soit dans l’extrémisme violent). Il consiste à ordonner sagement le convenable, et à interdire intelligemment le blâmable.

    Le concept de «médianité» en islam est le plus important, après celui de l’unicité de Dieu, Tawhid. Il s’appuie sur l’idée d’équilibre, de mesure, de refus de toute injustice, de tout excès et de toute idolâtrie. Il responsabilise, privilégie l’humain et appelle la communauté musulmane à être digne de son statut lié au juste milieu, de témoin et d’excellence. Il se veut libérateur. Dans ce sens, l’islam distingue, lie, relie, articule les dimensions fondamentales de l’existence, sans confusion ni opposition.

    En ce qui concerne la signification intérieure de la notion de juste milieu, le cœur est le siège de la foi et La Mecque est reliée à l’au-delà sur le plan métaphysique et spirituel. Les deux symboles appellent à traduire dans la pratique individuelle et collective, le principe de «justice» auquel le mot wassat est lié.
  • La lecture du Saint Coran !

     

    Lorsque les musulmans récitent ou écoutent les versets du Qur’ân, ils doivent s’imprégner de leur sens, et réformer leur conscience en fonction du sens des versets.

    Lorsque le Paradis est récité, ils doivent y aspirer et placer leur confiance en Dieu, lorsque l’enfer est mentionné, ils doivent chercher à s’en protéger, et à s’en éloigner, et « craindre » Dieu de façon révérencielle et pieuse (ne pas Lui désobéir).

    Un jour que l’Envoyé d’Allâh (SAWS) demanda à Ibn Mas’ûd de lui réciter le Qur’ân, ce dernier commença par le début de la surate « Les femmes » et lorsqu’il arriva au verset :
    « Et qu’en sera-t-il lorsque Nous produirons un témoin à l’encontre de chaque communauté et que tu seras témoin de la tienne ? » (Qur’ân 4, 41),

    il vit que le Prophète ( SAWS) avait les yeux pleins de larmes. Le Prophète (‘SAWS) demande alors à Ibn Mas’ûd d’interrompre sa récitation. Cela montre que le «coeur» du Prophète (SAWS) fut absorbé par la contemplation de ce qu’évoque le verset.

    On a rapporté des cas d’hommes pieux et vertueux à un haut degré qui se sont évanouis à l’écoute d’un verset contenant une menace, ou qui ont expérimenté une extase spirituelle intense à la suite de versets traitant de la Grâce Divine, de Sa Miséricorde, de Son Amour, de Ses Bienfaits, de Son Paradis, etc.

    Certains, même, en sont morts !
    Murtadâ al-Zabîdî dit dans « Ithâf al-Sâdat al-muttaqîn bi-sharh Ihyâ’ ‘ulûm ad-Dîn » (V, p. 113) :
    « Abû Ishâq al-Ta’labî, un exégète du Qur’ân, rapporte un grand nombre d’exemples dans son ouvrage « Qatlâ alQur’ân » [Ceux qui sont décédés à la lecture du Qur’ân].

    Parmi les plus célèbres, se trouve Zarâra ibn Awfâ, de la génération des successeurs. Il fut qadî (juge) de Basra. Son cas est rapporté par At-Tirmidhî [dans ses Sunan] à la fin du chapitre de la prière ».

    Le lecteur du Qur’ân devra dépouiller son ego, purifier son âme, et faire preuve d’humilité quand il récite et écoute le Qur’ân (ne pas se considérer comme faisant partie de la catégorie des véridiques ou des vertueux, et prendre au sérieux le moindre péché commis ainsi que le moindre avertissement de Dieu).
    Ainsi, quand il dépassera le plan de l’ego, dit Al-Ghazâlî, il ne contemplera plus que Dieu dans sa récitation du Qur’ân, et le Monde Spirituel (malakût) se dévoilera à lui.

    On rapporte d’Abû Sulaymân Dârânî (un sage parmi les premières générations des musulmans) les propos suivants : « Pour moi réciter un verset, c’est le répéter en prière durant quatre ou cinq nuits, et si je n’interrompais pas ma méditation sur ce verset, je ne pourrais passer à un autre [de crainte d’avoir négligé la Parole Divine et ses significations ?] ! ».

    On rapporte d’un autre salaf, qu’il ne récita que la Surate Hûd pendant six mois sans que sa méditation n’en épuisât le contenu. (Récit rapporté par Abû Tâlib al-Makkî, « Qût al-qulûb », I, p. 50).
    Un prédécesseur a dit : « Chaque fois que je commence la récitation d’une surate, je tombe sur un verset qui m’amène à m’arrêter et à le méditer jusqu’à l’aube ». (Récit rapporté par Abû Tâlib al-Makkî, « Qût al-qulûb », I, p. 46).

    Un gnostique (connaisseur spirituel) a dit : « J’effectue une récitation du Qur’ân en entier chaque semaine ; j’en effectue une autre chaque mois, et encore une autre chaque année. Enfin, il en est une que j’ai commencé il y a trente ans et que je n’ai pas encore finie ».
    (Récit rapporté par Abû Tâlib al-Makkî, « Qût al-qulûb », I, p. 50).

    Ces différentes récitations varient en fonction de leur degré de méditation et de recherche du sens. Le même homme disait : « Je me considère comme un employé qui doit rendre différents travaux. Je travaille à différents rythmes : à la journée, à la semaine, au mois et à l’année ».
    Il n’est pas rare, de nos jours, d’entendre ou de lire des affirmations péremptoires, des jugements définitifs sur ce que le Coran est censé être.

    Ainsi, avons-nous pu lire que « le Coran est un livre de guerre » ou encore « un livre incitant à la haine » sous des plumes plus ou moins islamophobes.

    À l’opposé, pour certains apologues de l’Islam, le Coran est « un livre de science » confirmant en tout point certaines théories modernes, comme l’expansion de l’univers ou la gravitation universelle.
    En réalité, ces affirmations hâtives et ce concordisme simpliste sont dénués de sens car le Coran ne peut être dit ceci ou cela qu’en fonction d’une certaine lecture. Il n’existe que des lectures du Livre. À son époque, déjà, Ghazâlî avait mesuré toute l’importance de la notion de lecture du Coran. Il avait conscience que la revivification des sciences islamiques n’est possible que par une réforme des consciences, et que celle-ci appelle une lecture du Coran allant au-delà du littéralisme. L’objet de ce traité est précisément d’offrir au lecteur les moyens d’une compréhension en profondeur et d’une méditation de la Parole révélée.
    En cela, l’œuvre de Ghazali est, aujourd’hui encore, d’une grande actualité ». Voici quelques citations tirées du livre :


    Le Prophète Muhammad (‘SAWS) a dit : « Lorsque ma communauté fera grand cas de la richesse matérielle, l’Islam perdra son charisme. Lorsque ma communauté ne commandera plus le bien et n’interdira plus (sagement) le mal, elle perdra la Bénédiction d’Allâh en rapport avec la Révélation ». (Hadîth cité par Al Hakîm At-Tirmidhî sous l’autorité d’Abû Hurayra, dans « Nawâdir al-usûl »).


    Al-Fudayl ibn ‘Iyâd commentait ce hadîth en disant : « Cela signifie que la communauté perdra la [juste] compréhension du Qur’ân ». (Récit rapporté par Abû Hâmid Al-Ghazâlî dans « Lire et comprendre le Qur’ân » – « Kitâb âdâb tilâwat al-Qur’ân » et constitue le huitième livre de sa somme « Ihyâ’ »).


    Le Prophète Muhammad (‘SAWS) a dit : « Lis le Qur’ân tant qu’il réforme ton comportement car s’il ne le fait pas, c’est que tu ne le lis (comprends) pas comme il le faut ». (Hadîth rapporté par At-Tabarânî, « Musnad al-Shâmiyyîn », n°1345).


    Alî ibn Abû Tâlîb (qu’Allâh l’agrée) a dit : « Il n’y a aucun bien dans un acte d’adoration accompli sans connaissance ni dans une récitation du Qur’ân sans méditation ».
    (Récit rapporté par Ad-Dârimî, « Sunân », n°305, ainsi que par Abû Nu’aym dans « Hilyat al-awliyâ’ » I, p. 88).


    ‘Alî ibn Abû Tâlîb (qu’Allâh l’agrée) a dit : « L’Envoyé d’Allâh (SAWS) ne m’a pas livré d’enseignements secrets qu’il aurait caché aux gens si ce n’est la compréhension [ésotérique/profonde] du Livre [Qur’ân] qui peut être donné [que] par Allâh ».
    (Récit rapporté par Al-Bukhârî, n°6507). Le terme profondeur (aghwâr) désigne dans ce contexte, selon les savants, les vérités spirituelles manifestes du Qur’ân (haqa’îq ghaliyya) et ses aspects subtils (daqâ’iq mahfiyya).


    Chaque serviteur est limitée à la compréhension qui lui est propre (et octroyée par Allâh) :
     «Il n’est pas un végétal sec ou verdoyant qui ne soit consigné dans un Livre explicite » (Qur’ân 6, 59)  
    « Dis : Si la mer servait d’encre en vue d’écrire les Paroles de mon Seigneur, elle se serait tarie sans que les Paroles de mon Seigneur aient été épuisées, quand bien même Nous l’aurions doublée d’une autre mer en guise d’encre ». (Qur’ân 18, 109).


    ‘Alî ibn Abû Tâlîb (qu’Allâh l’agrée) a dit : « Si je le voulais, je pourrais écrire un commentaire de la Surate Al Fâtiha tellement long qu’il faudrait soixante-dix chameaux [NDT : 70 étant un nombre assez symbolique signifiant souvent un développement important ou une grande quantité] pour le transporter ».
    (Récit rapporté par Abû Tâlib al-Makkî*, « Qût al-qulûb », I, p. 50).


    * Abû Tâlib al-Makkî était un ascète et un maître spirituel, qui enseigna à la Mecque, à Basra et à Baghdâd principalement. Sa date de naissance n’est pas certaine, et il mourut en 386 de l’hégire, soit en 996 de l’ère chrétienne selon les sources les plus probantes.
    Il fut considéré par les plus grands savants comme un ascète, un érudit et un grand savant dans plusieurs domaines. Al-Ghazâlî s’inspira beaucoup de lui (notamment pour les références en matière de hadîth et de récits des pieux prédécesseurs).
    Conclusion : 
    Le saint Coran n’a pas à être conforme à nos habitudes, nos croyances, nos acquis superficiels, nos raccourcis faciles, mais il a pour fonction et mission  principale de nous interpeller. A nous, foi et raison, de tendre vers la voie qu’il indique.
    Il était un aussi un juriste (de l’école shafi’îte) et un traditionniste (spécialiste du hadîth, science très répandue à son époque).
    Ibn Taymiyya apprécia également son ouvrage « Qût al-qulûb » et ne lui reprocha globalement rien, si ce n’est qu’il y ait à certains endroits des hadiths faibles (mais pas rejetés ni faux dans leurs énoncés) d’après Ibn Taymiyya (mais le sheikh ul islam du hadîth Ibn Hajar Al Asqalânî avait déjà critiqué et dénoncé les erreurs et les carences du sheikh Ibn Taymiyya dans la science du hadîth et de l’ihsân, qui lui fit rejeter des hadiths sahih ainsi que des avis fondés, et dont il rejeta certains hadiths car il ne les connaissait pas, mais qui existaient selon des chaines bonnes ou authentiques dans d’autres recueils). Cf. aussi : « Le Livre des Haltes », Émir Abd el-Kader, traduction de Abdallah Penot, Dervy, Paris 2008, avec l’aimable autorisation de M. Jean Annestay.

    Le Prophète Muhammad (‘SAWS) a dit : « Le Qur’ân a un intérieur et un extérieur, une limite et un point d’ascension ».
     (Hadîth rapporté par différents rapporteurs avec des variantes : Ibn Hibbân, At-Tabarânî, Kanz al Ummal, As-Suyûtî, etc., et des paroles similaires étaient prononcées par des salafs comme ‘Alî, Salmân Al Farîsî, Jâ’far As-Sâdiq, etc., ainsi que par des grands savants vertueux, et ce hadîth fait référence aux Attributs Divins mentionnés dans le Qur’ân sur le fait qu’Allâh est L’Intérieur et le Manifeste, ainsi que sur la nature inépuisable de la Parole Divine, et que donc les connaissances et sciences du Qur’ân sont « sans fin »).

    Ibn Hibbân rapporte aussi ce hadîth dans son «Mustadrak» : « Le Qur’ân fut révélé selon sept niveaux de lecture [ou de compréhension]. Chaque verset possède un extérieur et un intérieur ».
    Une parole similaire est attribuée au compagnon du Prophète (‘SAWS) Ibn Mas’ûd (qu’Allâh l’agrée).

    Le compagnon du Prophète (‘SAWS) Abû-l-Dardâ’ (qu’Allâh l’agrée) disait quant à lui : « Nul ne comprend le Qur’ân jusqu’à qu’il perçoive en lui des significations multiples ».
    (Récit rapporté par Abû Nu’aym dans son « Hilyat al-awliyâ’ », I, p. 211).
    Conclusion : 

    Le saint Coran n’a pas à être conforme à nos habitudes, nos croyances, nos acquis superficiels, nos raccourcis faciles, mais il a pour fonction et mission  principale de nous interpeller. A nous, foi et raison, de tendre vers la voie qu’il indique.
  • La Justice dans l’Islam !

     

    La vie et les biens de tous les citoyens d’un état islamique sont considérés comme sacrés, que la personne soit musulmane ou non.  L’islam protège également l’honneur des gens.  Donc en islam, insulter les autres ou rire d’eux n’est pas permis.

    Le prophète Mohammed (SAWS) a dit: “En vérité, votre sang, vos biens et votre honneur sont inviolables.”

    Le racisme n’a pas sa place en islam, car le Coran parle d’égalité entre les hommes en ces termes:
    Ô hommes!  Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez.  Le plus noble d’entre vous, auprès de Dieu, est le plus pieux.  Dieu est certes Omniscient et Grand Connaisseur.” (Coran 49:13)

    L’islam rejette le favoritisme envers certaines  personnes ou certaines nations à cause de leurs richesses, de leur pouvoir, ou de leur race.  Dieu a créé les êtres humains égaux et on ne peut faire de distinction entre eux que sur la base de leur foi et de leur piété.

     Le prophète Mohammed (SAWS) a dit:
    Ô vous qui m’écoutez!  Vous n’avez qu’un seul Dieu et vous n’avez qu’un seul et même ancêtre (Adam).  Un Arabe n’est pas meilleur qu’un non-Arabe, et un non-Arabe n’est pas meilleur qu’un Arabe.  Et un rouge (un blanc au teint rouge) n’est pas meilleur qu’un noir, et un noir n’est pas meilleur qu’un rouge,[3]  sauf au niveau de la piété.

    Un des problèmes majeurs auxquels doit faire face l’humanité, de nos jours, est le racisme. Depuis l’époque du prophète Mohammed (SAWS), l’islam nous donne un exemple frappant de la façon dont on peut mettre un terme au racisme.  Le pèlerinage annuel (Hajj) à la Mecque nous montre la véritable fraternité islamique entre toutes les races et toutes les nations, alors que près de deux millions de musulmans de partout à travers le monde se réunissent dans cette ville pour faire le pèlerinage.

    L’islam est une religion de justice. Dieu a dit:
    Certes Dieu vous commande de rendre les dépôts à leurs ayants droit, et quand vous jugez entre des gens, de juger avec équité...” (Coran 4:58)

    Et Il a dit:
    “…et soyez équitables, car Dieu aime les équitables.” (Coran 49:9)

    Nous devons même être justes envers ceux que nous détestons, comme Dieu l’a dit:
    “…Et que la haine pour un peuple ne vous incite pas à être injustes.  Pratiquez l’équité: cela est plus proche de la piété...”  

    Le prophète Mohammed (SAWS) a dit: “Prenez garde à l’injustice,[5]  car l’injustice se traduira en ténèbres au Jour du Jugement.

    Et ceux qui n’auront pas obtenu leurs droits (i.e. ce qu’ils peuvent légitimement revendiquer) dans cette vie les obtiendront au Jour du Jugement, car le prophète (SAWS) a dit   Au Jour du Jugement, les droits seront donnés à ceux à qui ils sont dûs (et les torts seront réparés)…”
  • La prise de Jérusalem et massacre des musulmans par les croisés !

    Pendant la nuit du 9 au 10 juillet, la tour roulante et les machines furent mises en place devant la partie la plus faible des remparts, celle qui avoisinait la tour des Cigognes et la vallée du Cédron. Le premier assaut fut lancé dans la nuit du 13 au 14 juillet. Il échoua. Les assiégés arrosèrent les croisés de pots de soufre, de flèches et de tisons enflammés.

    Nouvel assaut le 15 juillet, encore plus violent et acharné que le précédent. Vers midi, une passerelle fut abattue de la tour roulante de Godefroy. Lui-même fut des premiers à se ruer sur le rempart. En même temps, des grappes de fantassins s’accrochaient aux échelles. Affolés, les Arabes se sauvèrent vers la mosquée el-Aqsa. Ils tentèrent d’en organiser la défense et furent submergés.

    Rien ne pouvait arrêter la fureur des croisés, ni leur appétit de vengeance. Ils massacrèrent sans pitié les défenseurs d’el-Aqsa, y compris ceux qui s’étaient réfugiés sur le toit. De l’aveu des témoins, « le temple ruisselait de sang ».

    Au sud, Raymond de Saint-Gilles peinait davantage. Il avait dû faire combler le fossé pour approcher sa tour roulante. Il prit enfin pied sur le rempart, envahit le quartier voisin où les mêmes massacres effrénés furent perpétrés. Iftikhar s’était réfugié dans la tour de David avec une poignée de soldats d’élite. Il se rendit au comte de Toulouse contre la promesse d’avoir la vie sauve. Raymond de Saint-Gilles tint ses engagements. Il fit reconduire Iftikhar vers la frontière d’Egypte, il est vrai après versement d’une confortable rançon : tels étaient alors les usages de la guerre !

    La tuerie se prolongea tout l’après-midi du 15 juillet et reprit le lendemain. Les juifs eux-mêmes ne furent pas épargnés, car ils avaient contribué à la défense de la ville, probablement contraints et forcés. Les survivants s’enfermèrent dans la synagogue. On incendia l’édifice

    À tout ce que les soldats du Christ avaient enduré de souffrances morales et physiques se mêlait un désir irrépressible de vengeance. On n’allait pas épargner ces chiens d’infidèles, ces détrousseurs de pèlerins ! On allait les massacrer, en faire une telle hécatombe que l’odeur de leur pourriture monterait vers le ciel comme un encens et serait agréable à Dieu.

    Des vagues de croisés hurlant à la mort balayèrent les derniers défenseurs des lieux saints de l’Islam, dont certains se prosternaient pour implorer leur grâce. La grâce pour ces païens ?

    Jamais, au grand jamais ! Plutôt la mort pour tous. Et qu’on n’aille pas épargner les enfants ! Il faut détruire l’arbre et la graine.

    Les croisés pénétrèrent en masse dans la grande mosquée dont tous les occupants furent passés au fil de l’épée. Un véritable bain de sang ! On y pataugeait, on en était éclaboussé jusqu’aux genoux, et on réclamait des victimes à égorger, encore et encore ! Chacun revendiquait sa part de l’holocauste, le baron comme le simple chevalier, le pèlerin comme le moine. Tous sentaient à leur poing l’épée de Dieu, frémissante, avide de nouvelles hécatombes. On recherchait les traces du Mal jusque dans le ventre des femmes et des enfants, à la pointe des couteaux, des épées et des lances. On ignorait sous quelle forme il en jaillirait, mais on savait qu’il était là, dans ces amas de tripes fumantes.

    Une rumeur courut dans les rangs des envahisseurs : des notables, hommes et femmes, avaient avalé leurs bijoux et leurs perles pour les soustraire à la convoitise de la soldatesque. On en éviscéra une centaine sans rien trouver.

    Les Juifs s’étaient remparés dans leur synagogue, au nord de la ville ; des bandes de croisés et de pèlerins s’y ruèrent en masse, l’arme au poing. En voyant surgir ces hordes assoiffées de sang et d’or, le rabbin alla à leurs devants pour tâcher de se concilier leur indulgence. On l’injuria, on le frappa, on lui arracha la barbe en criant :

    Race de Judas ! mécréants ! vous avez vendu le Christ, vous l’avez livré aux Romains pour trente deniers ! Aucune pitié pour vous!

    Le vieil homme tenta de protester : une lance le cloua au sol. Des soldats ivres de violence firent le tour de la synagogue avec des torches, mirent le feu aux quatre coins de l’édifice et abattirent sans pitié, comme par jeu, les malheureux qui tentaient d’échapper aux flammes.


  • La Traduction du Saint Coran !!!!

     

    Le Coran demeure incontestablement le texte arabe le plus difficile à traduire. Oeuvre d’une  extrême finesse et complexité, elle recèle des propriétés lexicales morphosyntaxiques et même phonologiques qui ne sont nullement l’effet  du hasard, et sans l’élucidation des quelles la compréhension demeurerait incomplète. Il se caractérise à la fois d’une simplicité des mots et d’une complexité du flux verbal. 

    C’est ainsi que, par sa simplicité et sa clarté extrême, le vocabulaire coranique ménage chez tout lecteur du Coran un effet majeur qui, comme le constate très correctement J.Berque (p. 734),               
    Certaines catégories grammaticales peuvent poser des problèmes aux  traducteurs surtout si elles sont absentes dans la langue cible
    C’est le cas, par exemple, de la particule de négation  et
    des conjonctions wa et fa.
    L’on peut imaginer la perplexité  du lecteur francophone devant les deux traductions suivantes du verset 16 de la Sourate 84:
    fa lâ ’uqsimu bi l-chafaq
    Donc non je jure par le crépuscule du soir !
    Montet traduit par
    « je ne jurerai pas par le crépuscule »,
    Tout en ajoutant dans une note explicative en bas de la page: « Il est inutile de jurer tant la  chose est certaine ».
    La traduction de la PGDRSI  s’en tient au mot à mot, puisque  est traduit par « non »:
    « Non!… Je jure par le crépuscule ».
    Il va sans dire que les deux traductions fournissent des informations tout  à fait contradictoires! Le cas échéant, ne serait-il pas plus prudent  d’ignorer complètement l’existence de cette particule problématique,   plutôt que de la traduire de façon erronée! Tel fut le choix de Noureddine Ben Mahmoud qui se contente de traduire le verset comme suit:
    « Je jure par le crépuscule ».
    Quant à Berque, il a traduit la particule par une interjection marquant l’exclamation:
    « Oh! j’en jure par la rougeur du couchant ».
    D’autres ont proposés la traduction suivante:
    (Certes, j’en jure par le crépuscule)
    Un examen attentif des diverses traductions françaises du Coran révèle à quel point de graves erreurs peuvent être commises par le traducteur s’il s’en tient uniquement aux dénotations des unités lexicales et néglige leurs   connotations
    C’est ainsi que le verbe daraba a été complètement pris hors contexte   dans le verset suivant où il fait partie de l’expression idiomatique arabe
    «daraba mathalan »  
    wadrèbe lahum mathala lhaya:ti d-dunya: (sourate 18, verset 45)
    Lorsqu’il a été traduit par «frapper un exemple» (Hamidullah) plutôt que par « donner/citer/évoquer… un exemple ». Il va de soi que «frapper un  exemple» est plutôt risible en français!.
    un exemple de paires de verbes causatifs  Il s’agit notamment de nazzala (faire descendre successivement) et ‘anzala (faire descendre ou révéler), deux verbes causatifs dérivés de nazala, l’un par un  procédé de redoublement de la consonne médiane,
    Ainsi, nazzala signifie ‘révéler à  plusieurs reprises’,
    (litt. ‘faire descendre’ + une valeur répétitive),
    alors  que ‘anzala signifie ‘révéler’ tout court 
    (litt. ‘faire descendre en une  seule fois’).
    Le contexte le  confirme: dans le verset 3 de la sourate de LA FAMILLE DE ‘IMRAN,  ‘anazala est employé pour parler de la révélation de la Torah et de l’Evangile qui s’est produite respectivement en un seul temps   alors que azzala correspond mieux à la révélation du Coran faite à plusieurs  reprises et sur une période de temps bien étendue :
    Nazzala ‘alayka l-kitâba bi l-Haqqi muSaddiqan limâ bayna  yadayhi
    Il a fait descendre sur toi le livre dans le droit confirmant ce qui entre ses mains
    wa ’anzala t-tawrâta wa l-injîla min qablu hudan li l-nâssi
    et a fait descendre la Thora et l’Evangile auparavant guidance aux hommes
    wa ’anzala l-furqâna
    et a fait descendre le Discernement  
    Notons  également le verset suivant (Sourate 97, verset 4) où apparaît  le même verbe tanazzalu doté, comme nazzala de la morphologie causative, et conjugué à l’inaccompli de l’indicatif:
    Tanazzalu l-malâ’ikatu wa rrûHu fîhâ bi ’idhni rabbihem   
    font descente les anges et l’esprit en elle avec la permission de leur Seigneur  
    min kulli ’amr
    (Cette nuit-là, avec la permission de Dieu, les anges descendent sur terre  avec l’esprit qui vivifie toute chose) (trad. de Ben Mahmoud).
    Tout comme nazzala, l’aoriste tanazzalu (faire descente) vise ici une  valeur répétitive.