Catégorie : Géopolitique

Analyses et décryptages consacrés aux rapports de force internationaux, aux relations entre États et aux grandes évolutions géopolitiques.

  • Le Coran, parole divine créée ou incréée ?

    Créé ou incréé ? :

    C’est une de ces querelles théologiques capitales qui remontent souvent à la surface, sans qu’au fond, les croyants s’en soucient ni ne cherchent vraiment à la comprendre.

    Je fais ici le point, non pas sur la question, mais beaucoup plus modestement sur ce que j’en ai compris. Donc, en Islam, tout le monde admet la sacralité du Coran, ce qui est l’essentiel, et la très grande majorité y associe le dogme déclarant qu’il est incréée, ce qui est beaucoup moins clair.

    Dans leurs polémiques, tout comme les attributs, les chrétiens se méprennent ou déforment cette idée, et la présentent comme si une entité étrangère à Dieu coexistait de toute éternité à côté de lui, ce qui serait contraire à l’unité divine ( venant de trinitaires, le reproche ne manque pas de sel…).

    Les différences entre ces tendances ne se résument pas à la croyance relative au statut créé ou incréé de la Parole de Dieu. Cependant, par souci de concision, nous nous contenterons d’évoquer ici la différence de croyances à propos du Coran et de la Parole de Dieu.

    Attention : quand les Mutazilites disent que le Coran est parole créée, ils ne veulent pas dire (comme le croient un certain nombre de non musulmans aujourd’hui) que le Coran est un propos créé par Muhammad ; ils divergent de l’orthodoxie sunnite quant à savoir si cette Parole, Dieu l’a dite directement à Gabriel qui l’a entendue être prononcée par Dieu Lui-même, ou bien si Dieu a créé dans un réceptacle cette parole exprimant ce qu’Il voulait dire. Mais ils ont bien comme croyance que le Coran est la Parole de Dieu et non celle de Muhammad.

    Le Coran est Livre de Dieu dans la mesure aussi, d’autre part, où le texte coranique est également écrit, auprès de Dieu, dans le Livre originel (« umm ul-kitâb« ) :

    « Par le Livre clair ! Nous en avons fait un Coran arabe, afin que vous raisonniez. Et il est [transcrit] dans le Livre originel auprès de Nous, certes élevé, empli de sagesse » (Coran 43/2-4).

    « Dieu efface ce qu’Il veut et garde ce qu’Il veut ; et auprès de Lui se trouve le Livre originel » (Coran 13/39) ;

    « Mais c’est un Coran glorieux, [écrit] dans une Tablette protégée » (Coran 85/21-22).

    Ce Livre originel aussi a été écrit à un moment donné, quand Dieu l’a voulu ; et il a été écrit au moyen de la plume servant à écrire la révélation.

    La parole qui constitue le Coran n’est qu’une partie de l’ensemble des paroles de Dieu il s’agit cependant de ce que Dieu a voulu adresser aux hommes – ce qu’Il a voulu faire descendre vers eux – en tant que texte récité comme « Sa parole » (« yuta’abbadu bi tilâwatih ») et en tant que source pour leur conduite sur terre (« hudan li-n-nâs »).

    L’ange Gabriel a donc entendu la voix  de Dieu, qui est incréée, puis a transmis au Prophète Muhammad ce qu’il a entendu. Par contre, la voix de Gabriel récitant le texte coranique au Prophète, de même que la voix de tout homme récitant le texte coranique, sont bien sûr créées (comme d’ailleurs les anges et les humains le sont eux-mêmes).

    Cependant, la parole que cette voix humaine (ou angélique) prononcéd est bien celle de Dieu, et elle est incréée : « 

    … Jusqu’à ce qu’il [le polythéiste] entende la parole de Dieu …  » (Coran 9/6) ;

    Ce polythéiste comme d’ailleurs tout autre homme  entendra forcément cette « parole de Dieu » de la bouche d’un homme qui la récite : il entendra bien la « parole de Dieu » – c’est ce que le verset dit explicitement –, mais il l’entendra récitée par une voix créée, celle d’un humain prononçant la parole de Dieu. Ceci car « la parole » est toujours attribuée à son auteur premier :

    L’homme qui récite un passage du Coran prononce donc bien la Parole incréée de Dieu, mais il la prononce avec sa voix humaine à lui, qui, elle, est créée

    Le Coran est donc incréé dans le sens où il procède de la parole « nafsî » de Dieu ; mais l’expression concrète que cette parole « nafsî » prit en langue arabe à l’époque du Prophète et qui se nomme « Coran » est, elle, créée

    Les mu’tazilites, dans le fil de leur logique, considéraient que le Coran avait été créé, comme tous les autres objets de la création divine, ce qui facilitait la libéralisation des interprétation.

    Les Sunnites par contre, appliquent leur logique des attributs à la Parole de Dieu, attribut prééternel :

    Ils en concluent que le Coran est incréé et c’est une évidence.

     

  • L’islam n’est pas uniquement «la religion des Arabes» !


    L’islam est un message universel d’amour et de paix, une conception de l’univers et de la vie sur terre, une volonté de rechercher un accord complet avec ce que Dieu agrée (sens de «soumission», en arabe : «islam»), un ensemble de croyances, de valeurs, de principes et de règles, auxquels n’importe quel être humain peut adhérer.

    L’islam accueille toutes celles et tous ceux qui choisissent de plein gré d’adhérer à son message. Et tous ces gens deviennent musulmans et musulmanes au même titre que celles et ceux qui l’étaient déjà avant eux.

    Dieu dit : « Ô vous les hommes, nous vous avons créés à partir d’un seul homme et d’une seule femme, et nous avons fait de vous des nations et des tribus pour que vous vous entre-connaissiez. Le plus noble d’entre vous, auprès de Dieu, est le plus pieux d’entre vous. Dieu est omniscient, Grand Connaisseur. » (S 49/13).

    Il dit aussi :

     «Aucune contrainte ne peut être exercée dans  l’islam. Le Coran est clair : « Pas de contrainte en religion : la vérité s’est distinguée de l’erreur. »(S 2 56).

     

  • La liberté religieuse en islam !


    Contrairement aux préjugés et idées reçues, il existe dans la littérature religieuse musulmane des oeuvres de modernité et d’audace intellectuelle. Des livres qui abordent avec courage et lucidité des questions qui demeurent toujours d’actualité.

    C’est le cas par exemple de La liberté religieuse en islam, un livre écrit par l’égyptien Abdelmoutâal Al Saîdi il y a plus de 60 ans. Imam et enseignant à l’université Al Azhar, influencé par le salafisme éclairé de Mohamed Abdou, Al Saîdi a dédié une grande partie de sa vie à défendre une vision moderne et ouverte de l’islam. Des positions qui lui ont valu une hostilité ouverte de ses confrères, conservateurs et traditionnels, d’Al Azhar. D’ailleurs, La liberté religieuse en islam est composée comme une réponse aux tenants d’une lecture rigide du Coran, qui n’y décèlent qu’interdictions et privations.

    Dans ce livre, Al Saîdi défend ardemment la liberté de conscience en islam. En se basant sur le verset

     “Nulle contrainte en matière de religion”,

    il fait de la liberté de conscience un principe primordial et une règle qui s’imposent à tout le monde. Selon lui, personne ne peut obliger un individu à embrasser l’islam par la force et la violence, comme il n’existe aucune autorité sur terre suffisamment légitime pour punir celui qui décide de s’en détourner.

    Avec une démonstration magistrale, sources religieuses à l’appui, il explique que le châtiment de celui qui s’en détourne est d’ordre divin, qui se déroule dans l’au-delà, mais jamais sur terre. Abdelmoutâal Al Saîdi, mort en 1966, s’oppose fermement à l’idée du jihad pour imposer l’islam aux autres. Pour lui, la liberté est un bien commun à l’humanité et la religion doit être forte par sa capacité à convaincre, séduire et incarner un modèle. Les idées de cet homme éclairé et courageux méritent d’être rappelées, car elles sont encore d’actualité.

    L’exercice de cette liberté n’est ni une subversion ni une insulte à la religion. Elle est l’affirmation d’un choix personnel, d’un rapport direct et réfléchi avec la foi et ne porte atteinte à personne. Dans un pays qui se veut à la pointe de la démocratie et du respect des droits de l’Homme dans sa région, le lien qui relie entre eux les individus est celui de la citoyenneté et de la nation. La religion est un fondement culturel et un ciment social, mais elle ne doit pas relever de la foi aveugle qui s’impose à tous.

    La foi est basée avant tout sur une liberté simple et essentielle, celle de croire ou de ne pas croire, comme c’est énoncé souvent dans le Coran. Une évidence qu’on préfère sacrifier sur l’autel du calcul politique et de l’aveuglement doctrinaire.

     

  • La Bible vu par les Ulémas Musulmans :

    Parmi les musulmans, on croit depuis longtemps que le texte de la Bible a été falsifié. On suppose que l’Ancien comme le Nouveau Testament étaient à l’origine des révélations authentiques de Dieu, mais qu’à une certaine époque, ils ont été modifiés et déformés par les êtres humains. Les musulmans  n’ont qu’une vague idée de la façon dont ces changements ont été effectués et quels passages bibliques seraient concernés.

    Par contre, les théologiens musulmans s’efforcent de corroborer le dogme islamique de la falsification des textes bibliques au moyen d’arguments tirés de l’exégèse  critique pratiquée par les théologiens chrétiens.
    Cette accusation de falsification de la Bible est déjà présente dans le Coran. Mais l’accusation lancée contre les juifs et les chrétiens d’avoir tordu le texte n’a certainement pas été au centre des affrontements qui ont opposé chrétiens et musulmans. Le Coran rapporte dans de nombreux passages que Dieu a, à maintes reprises, envoyé de nouveaux prophètes pour ramener à la révélation originelle ceux qui s’en étaient éloignés. Juifs et chrétiens ont, eux aussi, reçu une révélation de Dieu dans le passé, dans leur langue, mais s’en sont 
     L’avis des théologiens musulmans sur la falsification de la Bible
    Dans l’apologétique musulmane cette accusation de falsification textuelle a été lancée à plusieurs reprises et, au fil du temps, s’est développée jusqu’à ce qu’émerge une théorie de la complète falsification des textes bibliques. Les théologiens musulmans ont émis différents avis au sujet de ce qu’il fallait entendre par falsification des textes juifs et chrétiens. 
    Selon certains exégètes du Coran, les juifs et les chrétiens ont modifié le libellé du texte biblique ce qui   fait que donner une fausse interprétation de certaines phrases   Cependant, le point de vue musulman sur les proportions de la falsification que le texte biblique aurait subie est devenu de plus en plus sévère avec le temps.
    Certains ulémas comme Ibn Hazm (Al-Fissal, Ibn Hazm, 1/229, 237.) pensent que la quasi-totalité des textes actuels de la Torah, des Psaumes et d’autres Livres révélés n’est pas le message authentique laissé par les prophètes qui les avaient communiqués.
    Et que la part demeurée authentique dans les livres présents aujourd’hui auprès des juifs est très minime.   
    Mais l’avis qui semble approprié est celui de ces autres ulémas qui disent que les Ecritures dont la plupart des juifs et des chrétiens d’aujourd’hui disposent et qu’ils présentent sous les noms de « Torah, Neviim et Ketouvim » renferment une partie conséquente des Ecritures originelles, telles que communiquées par les prophètes en question.
    La partie non-authentique est la majeure partie mais non pas la quasi-totalité,
    Une partie moindre que la partie demeurée authentique mais conséquente,
     Une partie moindre encore Ibn Taymiyya a donné préférence à ce dernier avis : Al-Jawâb us-sahîh, 1/319-320).
    De nombreux ulémas pensent que les erreurs et contradictions existant dans le texte actuel de ces Ecritures sont dues à des actes délibérés de falsification de ces Ecritures
    Quant à  l’explication de Ibn Khaldûn. Il écrit :
    « Quant à ce qui est dit que leurs savants ont modifié des passages de la Torah conformément à leurs intérêts religieux,  
    « A Dieu ne plaise qu’une nation parmi les nations falsifie volontairement le livre qu’elle a reçu, révélé à son prophète ! »
    « C’est par une interprétation erronée (« ta’wîl ») (de certains passages) de leur part qu’il y a modification  du sens de certaines parties du message donné par Dieu [et non pas par une falsification délibérée du texte même]. »  
    Par contre, une modification des mots a pu se produire de façon involontaire, par manque de rigueur, ou par des copistes ne sachant pas parfaitement écrire. Ceci est possible. D’autant plus que leur royaume a été détruit et que leur groupe a été dispersé en différents horizons. (…) »   (Târîkh Ibn Khaldûn,)
    Ibn Khaldûn fait apparemment allusion, ici, à la destruction du royaume de Juda par Nabuchodonosor en – 587 : il s’agit en effet d’un tournant dans l’histoire des fils d’Israël et dans la conservation de leurs Ecritures : plus tard, ils tentèrent de reconstituer le texte.
    Comme l’a écrit Ibn Taymiyya (et tant d’autres personnes), le grand tournant dans l’histoire de la conservation de ces Ecritures se situe lors de la destruction de Jérusalem par les Babyloniens puis de l’entreprise menée par Ezra (Al-Jawâb us-sahîh 1/310).
    C’est en -587 précisément que les Fils d’Israël connaissent la grande catastrophe : l’armée de Nabuchodonosor battra l’Etat de Juda, le Sanctuaire de Jérusalem est détruit, les fils d’Israël habitant Juda sont pour la plupart déportés. Ce n’est que 50 ans plus tard, en – 538, avec la victoire des Perses sur les Babyloniens que les choses changent  
    Mis à part certaines exceptions, néanmoins, les premiers  musulmans mettent moins l’accent sur cette accusation et, en outre, formulent moins de charges concrètes concernant ce qui pourrait être compris comme falsification textuelle.
    Mais avec le développement des controverses entre chrétiens et musulmans, ce point a gagné en importance. Il est bientôt devenu commun de penser que non seulement des lettres et le sens des mots avaient été changés dans l’Ancien et le Nouveau Testament, mais qu’une falsification systématique et délibérée de la Bible avait eu lieu.
     La «preuve» de cela, a-t-on déclaré côté musulman, réside dans le fait que l’Ancien et le Nouveau Testament avaient annoncé Muhammad (SAWS) comme ultime prophète de Dieu, mais que ces prophéties ont été systématiquement effacées de tous les manuscrits de la Bible.
    Muhammad Rashid Rida était l’un des théologiens musulmans les plus influents au tournant du 20e siècle. Il était élève du célèbre Mohammad Abduh, théologien égyptien réformateur et adversaire résolu du christianisme. Il fut actif en tant que mufti et ainsi habilité à prononcer des opinions juridiques.
    Pour nous, la manière dont Rashîd Ridâ appréhende le christianisme et la question de la fiabilité de la transmission de la Bible est d’une importance particulière: « … Ridâ considère les livres de l’Ancien et du Nouveau Testament comme un mélange de mythes, de légendes et d’histoires mêlés au message biblique authentique tel que Dieu l’a révélé ».
    Muhammad Abu Zahra, ancien professeur de religion comparée à la célèbre université égyptienne al-Azhar et titulaire d’une chaire à la faculté de droit de l’université du Caire, a été l’un des savants les plus importants du monde musulman du 20e siècle. Ses écrits exercent une grande influence aujourd’hui encore. Abu Zahra donna des « Conférences sur le christianisme» au Caire pour la première fois en 1942.
    Abu Zahra croit pouvoir identifier trois raisons à la falsification de la doctrine chrétienne ;
    1. Les falsifications des textes écrits à l’époque des débuts du christianisme résultent de la persécution des premiers chrétiens.
    2. Les textes produits par les premiers chrétiens ont été influencés par la philosophie néoplatonicienne.
    3. Le caractère syncrétique de la religion romaine et la philosophie grecque ont falsifié l’Evangile de l’unicité de Dieu originellement prêché par Jésus, de sorte que le christianisme présente aujourd’hui un mélange d’éléments issus de la religion juive, du paganisme romain et du néoplatonisme.
    Ahmad Chalabi (nés entre 1921 et 1924), théologien égyptien, titulaire d’un doctorat en histoire de l’Université de Cambridge, a fait des commentaires détaillés sur le christianisme dans une étude théologique comparative publiée en 1959 sous le titre « Comparaison des Religions » (en arabe: al-muqâranât Adyan). Il aborde des sujets tels que la trinité, la crucifixion, et le salut. Il est cité ici comme exemple d’érudit musulman du 20e siècle.
    Pour Chalabi, le christianisme est un mélange d’opinions personnelles de l’apôtre Paul et d’éléments païens qu’il a introduits dans le christianisme. [14] Cet auteur rend également responsables les Evangiles de Luc et de Jean d’avoir « dégénéré » le christianisme.
    Des théologiens et philosophes européens, dont le souci commun était de remettre en cause l’authenticité de la Bible (presque unanimement reconnue pendant de nombreux siècles par l’Eglise),  Et les arguments trouvés dans leurs œuvres ont été opportunément intégrés au dogme musulman de la falsification de la Bible.
    Si même des savants chrétiens de la critique textuelle «prouvaient» la falsification de leurs propres textes, tout cela, pour les théologiens musulmans, constituait la confirmation finale des affirmations du Coran, qui a toujours formulé cette accusation, quoique de manière moins détaillée.
    Didier Hamoneau écrit de même :
    « La Torah actuelle est le témoin d’un long martyr et d’une immense catastrophe spirituelle, ainsi que la preuve de l’héroïsme de croyants face au désastre. Ceux-ci sauvèrent grâce à Dieu l’essentiel de la Torah, mais elle avait définitivement perdu de sa pureté originelle. »
    « Cette version actuelle de la Torah doit donc être regardée comme un écho d’une parole divine au milieu d’une œuvre certes humaine mais pathétique et héroïque, en raison du sang pur versé et surtout parce que nous savons qu’au milieu des paroles humaines siègent les Paroles de Dieu ; il est vrai qu’il n’est pas toujours aisé de les distinguer » (d’après La Torah, l’Evangile, le Coran, pp. 55-56).
  • Le Qur’ân ordonne t-il de tuer les non-croyants ?

    Certainement Pas !!!

    Des réfutations sont écrites en défense de l’Islam et de la pure compréhension des musulmans contre les fausses accusations des non-croyants et les falsifications et déformations,des arguments « phares » que les chrétiens utilisent pour renier ’authenticité du Coran et qui attaquent de front tous les dogmes  Islamiques. Ainsi on nous présente quelques Versets du Saint Qur’ân sorti de leur contexte respectif pour supposer un aspect polémique.

    Commençons par ces versets :

    4.89 : « Ils voudraient qu’à leur instar vous sombriez dans la mécréance afin que vous en soyez au même point (sawâ’) qu’eux. Ne les prenez pas pour alliés tant qu’ils n’auront pas émigré pour la cause de Dieu et s’ils se détournent, emparez-vous d’eux et tuez-les où que vous les trouviez. Et ne les prenez ni pour alliés ni pour partisans ! »

    4.90 : « [tuez-les où que vous les trouviez] à l’exception de ceux qui visitent une tribu (qawn) à laquelle vous êtes liés par un traité ou de ceux qui viennent vous trouver le cœur serré à l’idée de vous combattre ou de combattre leur tribu ; si Dieu l’avait voulu, Il les aurait rendus maîtres de vous et ils vous auraient combattus. Aussi, s’ils vous évitent, ne vous combattent pas et vous offrent leur soumission, Dieu ne vous permet pas de leur témoigner de l’hostilité. »

    A partir de cette traduction   et avec d’une lecture réfléchie des versets cités ci-dessus, il apparaît clairement que l’ordre de tuer est contraint et conditionné à certaines circonstances particulières.  Normalement, les versets du  Qur’ân doivent être compris dans un certain contexte. Lu hors de ce contexte, le sens est alors faussé.

    Les Chrétiens ainsi que d’autres antagonistes de l’Islam interprètent le Qur’ân de manière erronée et déformée, car ils ignorent le contexte des versets et ils le font soit par négligence pure, soit par dissimulation délibérée. Par contexte, nous entendons le sens commun dérivé d’un groupe de versets.

    Au lieu de prendre un verset et de le citer hors contexte, la procédure correcte consiste à examiner les versets se trouvant avant et après dans le but d’obtenir une signification correcte de ce que dit réellement le Qur’ân. En second lieu, pour comprendre certains versets complexes, il est nécessaire que le lecteur recoure à des commentaires officiels et authentiques du  Qur’ân

    Les non Musulmans doivent aussi réaliser que le Saint Qur’ân contient des principes fondamentaux et généraux sur la façon de gouverner, le culte, les transactions et ainsi de suite. Mais les détails sont fournis par les hadiths du Prophète Muhammad (SAWS). La raison de cette diversification est de veiller à ce que la nation Musulmane ne se limite pas au Saint Coran pour être guidée, mais intègre également les Hadith  et la Sunna.

    (Traditions du Prophète). Ainsi, le Prophète Muhammad (‘SAWS) devient une figure de proue majeure dans l’Islam et une personnalité qui doit être vénérée.

    La parole du Prophète Muhammad (SAWS) (c.-à-d. ses Traditions) a été tenue à l’écart et séparée de la Parole de Dieu (c.-à-d. Le Qur’ân) afin de mettre en évidence la grande différence entre la Parole Pure de Dieu et la parole de l’homme, contrairement à la Bible qui contient un mélange de la Parole de Dieu et de la parole de l’Homme. Finalement, il devient difficile de faire la différence.

    Le système Islamique a protégé les Musulmans afin qu’ils ne tombent pas dans le même piège.

    Dans les versets se trouvant ci-dessus, il y a plusieurs indicateurs qui montrent clairement le contexte et l’application du sens transmis. L’explication qui suit va éclairer ce fait :

    1. Ces versets ont été révélés à Médine, après que le Messager d’Allâh ait posé les fondations du nouvel Etat Musulman. C’est dans le contexte de ce jeune État Musulman que les versets ci-dessus ont été révélés.

    Par conséquent, le premier principe qui apparaît est que ces versets sont adressés à l’Etat Musulman et non à des Musulmans individuels.

    Toute personne intelligente comprendra que le pouvoir donné à un Etat ou à l’administration est beaucoup plus ferme, global et étendu que celui dont jouit un individu. Cependant, même dans ces règles, l’Etat Musulman n’a pas reçu carte blanche pour tuer les non-croyants selon ses volontés, comme cela sera ensuite expliqué.

    2. La partie « tant qu’ils n’auront pas émigré pour la cause de Dieu » nous donne une autre indication de l’application de ce verset. Le verset ne peut pas se référer à des non-Musulmans car la migration dans le sentier d’Allâh n’est pas un acte que peuvent faire les mécréants ou les non-Musulmans.

    Nulle part dans le Saint Qur’ân il est demandé aux non-Musulmans d’émigrer ou de quitter leur ville natale pour le bien de l’Islam. Il est donc évident que « tant qu’ils n’auront pas émigré pour la cause de Dieu » fait référence à des gens qui se prétendent être Musulmans. Ceci fait référence aux hypocrites, c’est-à-dire les gens qui proclamaient extérieurement être Musulmans, mais qui intérieurement ne l’étaient pas. Ils étaient parmi la communauté Musulmane des imposteurs et des espions, présents pour semer la zizanie et créer des conflits.

    Ces traîtres se sont également rendus coupables d’inciter d’autres communautés et nations à attaquer les Musulmans, comme cela mentionné dans plusieurs livres d’histoire. Le verset avant celui-ci, qui est le verset 88 stipule clairement : « Qu’avez-vous donc à vous scinder en deux partis au sujet des hypocrites …….? »

    Le contexte de cette section du chapitre nous montre clairement que le verset 89 fait référence aux hypocrites et non pas aux non-croyants comme les Juifs, les Chrétiens ou Arabes païens.

    3. Le verset 89 dit : « et s’ils se détournent, emparez-vous d’eux … » Cette instruction signifie que si ces hypocrites, après avoir embrassé la foi Islamique, renoncent à la Religion et se rebellent contre la communauté Musulmane, alors ils doivent être saisis, c’est-à-dire arrêtés, puis tués. Mais la mise à mort ne prend pas la forme d’une exécution sommaire. Les commentaires stipulent qu’ils seront arrêtés, jugés, et [seulement] si reconnus coupables, exécutés. Ils seront exécutés car ils auront commis le péché impardonnable de trahison, qui, pour tout Gouvernement ou Paysn cette trahison  est un crime grave puni de mort.

    Cette loi s’applique à l’Etat Musulman et n’est pas une autorisation faite à tout Musulman d’aller tuer librement les non-Musulmans.

    Certains pourraient argumenter que ces détails ne sont pas mentionnés dans le Coran et que par conséquent les Musulmans qui lisent le Coran pourraient être induits en erreur et croire que toute personne peut aller tuer tout non-Musulman qui renonce à sa religion.

    Eh bien, il doit être bien entendu que ces détails sont donnés aux communautés Musulmanes à travers différents moyens tels que les Madrassas (écoles religieuses), les plates-formes de questions/réponses, les conférences publiques, les brochures, les écrits, et les bulletins d’informations publiés de manière régulière.

    Les Musulmans sont donc bien au courant des règles qui s’appliquent et c’est la raison pour laquelle vous ne trouverez pas de Musulmans recourant à de telles méthodes malgré plusieurs incidents connus de prétendus Musulmans se détournant de l’Islam.

    4. Les mots « où que vous les trouviez » doivent être pris conjointement avec les deux phrases citées avant, à savoir « emparez-vous d’eux et tuez-les ». Cela signifie que les auteurs de la trahison doivent être pourchassés et capturés partout où ils se cachent, et que la peine de mort doit être prononcée. Il s’agit d’une injonction dédiée au gouvernement compétent et à l’application des lois. N’importe quel gouvernement devra avoir la capacité et l’expertise permettant de traquer les grands criminels au sein de ses structures. Une administration qui n’est pas en mesure d’atteindre cet objectif devient la risée de tout un chacun.

    5. Le verset 90 est un autre indicateur clair de la justice et de l’équité défendues par l’Islam et réfute la notion que les Non-musulmans ont faussement déduits du verset précédent, selon laquelle les Musulmans ont pour ordre de tuer les non-croyants où qu’ils se trouvent.

    Dans ce verset, il est demandé au Gouvernement Musulman de suivre les directives suivantes :

    a) honorer ses traités, pactes et engagements pris avec les autres nations.

    b) Respecter également les amis de ceux avec qui un pacte ou un traité existe.

    c) Même les renégats et les traîtres doivent être épargnés et honorés s’ils sont liés d’amitié avec une nation qui a un pacte avec les Musulmans.

    d) Ne pas combattre ou tuer ceux qui viennent à eux avec des intentions pacifiques et offrent leur amitié.

    e) Il est interdit aux Musulmans de combattre les gens qui proposent une trêve.

    f) On ne recourt au combat que quand il y a un acte de violence ou d’agression venant de l’autre partie.

    Les susdits éléments font partie de la justice Divine qui est réellement profonde en Islam. Sur cette base, les critiques adressées à l’Islam par ses antagonistes sont totalement abusives, injustifiées, et découlent de l’ignorance de la véritable signification du Saint Qur’ân .

    6. Dans le verset qui suit (91), une autre règle claire est mentionnée : « S’ils ne vous évitent pas, s’ils ne vous offrent pas leur soumission et ne cessent de vous combattre, emparez-vous d’eux et tuez-les où que vous les trouviez ».

    Ce commandement confirme ce qui est rapporté ci-dessus, à savoir que même pour les hypocrites et les renégats la paix est garantie à condition qu’ils s’abstiennent de l’agression et de la violence. Encore une fois, c’est le mandat accordé à un Etat, dont le devoir est de maintenir l’ordre public et de protéger les droits des personnes.

    B : Voici quelques-uns des Versets du Saint Qur’ân commandant le bon traitement envers les non-croyants :

    1. « Supporte avec patience les propos des infidèles et au moment de les quitter, prends soin de ménager leurs susceptibilités ! » [Sourate 73, verset 10]

    2. «  … fais donc preuve d’une noble indulgence » [Sourate 15, verset 85]

    3. « Ne discutez avec les gens du Livre (Juifs et Chrétiens) que de la manière la plus courtoise » [Sourate 29, verset 46]

    4. « Appelle à la Voie de ton Seigneur avec sagesse et par de persuasives exhortations. Sois modéré dans ta discussion avec eux » [Sourate 16, verset 125]

    5. « Sois bon envers les autres comme Dieu l’a été envers toi ! Ne favorise pas la corruption sur la Terre » [Sourate 28, verset 77]  

    6. « Ne prends pas un air arrogant en abordant tes semblables et ne marche pas sur terre avec insolence car Dieu n’aime pas les vaniteux insolents » [Sourate 31, verset 18]

    7. « Dieu ne vous défend pas d’être bons et équitables envers ceux qui ne vous attaquent pas à cause de votre religion et qui ne vous expulsent pas de vos foyers. Dieu aime ceux qui sont équitables » [Sourate 60, verset 8]

    8. « Et s’ils (les païens) renoncent (à vous combattre), alors ne leur témoignez plus d’hostilité, sauf contre ceux qui ont un comportement inique » [Sourate 2, verset 193]

    9. « Et s’ils (les ennemis) sont enclins à la paix, accède à leur requête » [Sourate 8, verset 61]

    10. « Et si l’un des non-croyants demande ta protection accorde-la afin qu’il écoute la parole de Dieu puis fais-le reconduire en lieu sûr » [Sourate 9, verset 6]

    Il ne s’agit là que d’un petit échantillon des nombreux versets qui expliquent les relations cordiales à tenir envers les non-croyants, qu’ils soient épris d’amour et de paix ou bien  qu’ils fassent preuve d’hostilité.

    Le Messager d’Allâh a dit : « Le véritable croyant, c’est celui dont l’humanité n’a à craindre ni la langue, ni la main » [Hadith authentique rapporté par an-Nasa’ï]

     

  • Pas de changement aux paroles d’Allah ?

    Selon ce concept, d’ Abrogations dans le Coran (Al-Nasekh et Al-Mansoukh), il est dit que certains versets du Coran sont abrogés et invalidés par d’autres versets ! Le verset qui est l’abrogeant est appelé Al-Nasekh, tandis que le verset abrogé est appelé Al-Mansoukh.

    Bien que le concept ait été initialement inventé par quelques érudits comme conséquence de leur faible compréhension du Coran, il a été largement exploité par des auteurs ennemis du Coran pour ternir la perfection et la divinité du livre.
    Comme indiqué, le concept de l’abrogation implique que certains versets coraniques aient été abrogés par d’autres versets.
    D’un autre côté, les auteurs ennemis de l’Islam affirment que ces versets, et d’autres qu’ils mettent en avant, sont en fait des contradictions à l’intérieur du Coran.
    Ainsi, ils utilisent ces exemples pour réfuter la divinité du Coran.
    Il faut noter que les exemples utilisés par les savants musulmans comme « versets abrogés » ne sont pas toujours les versets utilisés par les auteurs non Musulmans ; ils parlent alors de «contradictions dans le Coran».
    Bien que l’on peut affirmer que le point commun entre ces deux groupes est leur faible compréhension du Coran, il faut aussi ajouter que dans le cas des auteurs non-Musulmans, et particulièrement ceux qui ne parlent pas l’Arabe, un grand nombre de leurs affirmations en faveur de contradictions n’est que le produit de leur utilisation de traductions du Coran imprécises et trompeuses.
    Ces deux types d’affirmations peuvent être réfutées à la lumière du Coran. On peut démontrer qu’elles ne sont rien de plus qu’une faible compréhension du Livre.
    Alif, Lâm, Ra. Une Ecriture dont les signes ont été confirmés, puis qui ont été détaillés, de la part d’un Sage bien informé. Coran, 11:1
    Il y a pour eux une bonne annonce dans la vie d’ici-bas tout comme dans la vie ultime. – Il n’y aura pas de changement aux paroles d’Allah -. Voilà l’énorme succès! Coran, 10:64
    Ces versets coraniques affirment clairement que les paroles de Dieu sont parfaites et ne peuvent pas être abrogées, et pourtant certains ont inventé le plus grand mensonge qu’il soit à propos du Coran, en affirmant que certains versets en abrogent d’autres. Ils appuient leurs propos sur une interprétation erronée de ce verset:
    Premier verset, 2:106
    Si Nous abrogeons (« nansakh ») un Ayah quelconque ou que Nous le fassions oublier, Nous en apportons un meilleur, ou un semblable. Ne sais-tu pas qu’Allah est OmnipotentCoran, 2:106
    Les interprètes affirment que ce verset confirme que certains versets en invalident d’autres.
    Ils interprètent le mot «ayah» comme signifiant un verset dans le Coran ; et ils interprètent le mot « nansakh » comme signifiant « abroger ».
    Mais est-ce que ce mot, tel qu’il est utilisé dans le Coran, signifie réellement abroger ?
    Le mot « Ayah », tel qu’utilisé dans de nombreux versets du Coran, peut revêtir quatre significations différentes :
    Il peut signifier un miracle de Dieu :
    Et certes, Nous donnâmes à Moïse neuf Ayahs (miracles) évidents. (…) Coran, 17:101
    Il peut aussi avoir le sens d’un exemple pour les gens :
    Et le peuple de Noé, quand ils eurent démenti les messagers, Nous les noyâmes et en fîmes pour les gens un exemple (Ayah). (…) Coran, 25:37
    Le mot « Ayah » peut aussi vouloir dire signe :  
    «O mon Seigneur, dit (Zacharie), accorde-moi un signe (Ayah)». «Ton signe (Ayah), dit (Allah,) sera que tu ne pourras pas parler aux gens pendant trois nuits tout en étant bien portant. Coran, 19:10
    Et enfin, il peut désigner un verset du Coran :
    (Voici) un Livre béni que Nous avons fait descendre vers toi, afin qu’ils méditent sur ses versets (Ayat) et que les doués d’intelligence réfléchissent! Coran, 38:29
    Si nous considérons maintenant le verset 106 de la sourate 2, on peut facilement vérifier que le mot « Ayah » ne peut pas désigner ici un verset du Coran. Il peut correspondre aux autres significations (miracle, exemple ou signe), mais pas à un verset coranique.
    Voici pourquoi :
    1) Les mots « que Nous le fassions oublier » ne peuvent pas s’appliquer à un verset du Coran.
    Comment est-ce qu’un verset du Coran pourrait être oublié ?
    Car même si le verset est invalidé par d’autres (comme affirmé faussement par les interprètes), il fera toujours partie du Coran et ne pourra donc pas être oublié.
    2) Les mots « Nous en apportons un semblable » seraient dénués de sens si le mot « Ayah » désignait un verset coranique, tout simplement parce qu’il serait absurde que Dieu invalide un verset pour le remplacer avec un autre identique !
    3) Si le mot « Ayah » du verset 106 signifie un miracle, un exemple ou un signe, alors tous les mots du verset ont un sens parfait. Les mots «que Nous le fassions oublier» peut s’appliquer aux trois significations, et c’est ce qui se passe avec l’écoulement du temps. Les miracles de Moïse et de Jésus ont été oubliés. Nous n’y croyons que parce qu’ils sont mentionnés dans le Coran.
    De la même manière, les mots «Nous en apportons un meilleur, ou un semblable» s’accorde avec les miracles de Dieu.
    Dieu remplace un miracle avec son semblable ou un qui est plus grand. Considérez le verset suivant :  
    Nous avons effectivement envoyé Moïse avec Nos miracles (Ayah), à Pharaon et à ses notables. Il dit: «Je suis le Messager du Seigneur de l’univers». Puis, lorsqu’il vint à eux avec Nos miracles (Ayah), voilà qu’ils en rirent. Chaque miracle (Ayah) que Nous leur montrions était plus probant que son précédent. Et Nous les saisîmes par le châtiment, peut-être reviendront-ils (vers Nous). Coran, 43:46-48
    Le mot « nansakh » utilisé en 2:106 vient du verbe
    «nasakha». Il est dit que ce mot signifie abroger.
    Mais une étude attentive de tous les versets coraniques utilisant ce mot montre qu’il a en fait un sens opposé. Il signifie enregistrer ou mettre par écrit.
    Lorsque Dieu veut dire «substituer», le mot utilisé est
    «baddala», comme en 16:101.
    Quand Nous remplaçons («baddalna») une «Ayat» par une autre – et Dieu sait mieux ce qu’Il fait descendre – ils disent: «Tu as inventé cela». Mais la plupart d’entre eux ne savent pas. Coran, 16:101
    Le remplacement dont il est question ici peut concerner deux choses :
    a) le remplacement d’une Écriture par une autre. Cette première signification peut être validée par le verset suivant :
    Et sur toi Nous avons fait descendre le Livre avec la vérité, pour confirmer les Livres qui étaient là avant lui et pour prévaloir sur eux. (…) Coran, 5:48
    Ici, les mots «prévaloir sur eux» confirment que les Écritures précédentes sont remplacées par le Coran.
    b) Le remplacement d’une loi au sein d’une Écriture avec une autre dans une Écriture ultérieure. Cette seconde signification est également prouvée par le Coran, où différentes choses interdites précédemment pour les gens du Livre ont été rendu licites dans le Coran.
    Comme exemple, on nous apprend en 2:187 que les relations sexuelles entre couples mariés au cours des nuits du mois du jeûne ont été autorisées, alors qu’elles étaient auparavant interdites.
    On nous apprend également en 6:146 que Dieu avait interdit aux Juifs tous les animaux à ongle unique ; et que la graisse des bovins et ovins était interdite. Cela a été rendu licite dans le Coran.
    Le verset 16:101 ne parle pas de la substitution d’un verset avec un autre
    La preuve de cela réside dans le même verset, dans les mots «ils disent: Tu as inventé cela »
    A cause de leur ignorance du Coran, ces faussaires ont clairement violé une vérité fondamentale dans le Coran qui énonce que les paroles de Dieu ne peuvent être abrogées :
    Et la parole de ton Seigneur s’est accomplie en toute vérité et justice. Nul ne peut modifier Ses paroles. Il est l’Audient, l’Omniscient. Coran, 6:115
    … Pas de changement aux paroles de Dieu. Voilà le triomphe immense. Coran, 10:64




     

  • L’islam supplante-t-il le christianisme, comme celui-ci l’a fait du judaïsme ?

     

    Le judaïsme  qui existe aujourd’hui est la branche du judaïsme antique qui a refusé de reconnaître en Jésus le Christ, ce Messie que les Juifs avaient plutôt imaginé chef de guerre triomphant et identifié à plusieurs reprises dans les meneurs d’insurrections.

    Ayant échoué à s’étendre sur le monde entier, le judaïsme se replia sur lui-même : des trois monothéismes, il est aujourd’hui celui auquel il est le plus difficile de se convertir et d’intégrer la communauté, tant le souci de préservation de l’identité et de la tradition religieuses semble exiger de n’admettre que des individus apportant suffisamment de garanties d’une conversion profonde, ce qui fait que cette religion reste bien timide et pleure énormément sur son passé et la malédiction qui l’a toujours frappée.
    Le mot Chrétien, seul ne veut rien dire, c’est une  doctrine basée sur le symbolique car en fait le doute fait bien parti de la foi Chrétienne comme une hérésie blasphématoire, se signalant en tant que religion,  par ses livres douteux par la voix de ses interprètes et de ses inspirés, même les  miracles de Jésus n’ont convaincu personne de sa mission.
    Apporte le , contraire   de  tout la nature et la raison . Le christianisme est chargé,  à dégrader et à enivrer  l’esprit humain par des espérances futiles, ce qui porte le contraire à toute   raison et nature.
    Il n’y a pas « la vraie définition » du christianisme, mais plusieurs courants trop souvent très différents, revendiquant tous le nom de chrétiens, alors qu’on sait que Jésus ne fut pas un chrétien, Marie était pas catholique, et Jean était pas un baptiste: Ils étaient tous juifs
    A titre d’exemple les évangéliques ont une approche de la Bible différente des autres appellations chrétiennes, et ça change tout. Ainsi,   pour les évangéliques, les membres des autres religions qui n’auront pas voulu se convertir seront punis éternellement après la mort,   que la Bible ne peut pas contenir une seule erreur, qu’il est nécessaire de pratiquer des activités missionnaires pour « sauver » les gens, etc…
    Le monde a cru à un faux évangile depuis 2000 ans. Généralement, on enseigne que Christ est l’Évangile et non le Messager de ce dernier, les fraudeurs religieux ont pu réussir à supprimer et à cacher le Message qu’Il  a apporté.
    Et pourtant, on a délibérément supprimé la vérité à ce sujet à tout le monde,  Il n’y a qu’un Évangile qui soit le bon. Tous les autres ne sont que des perversions inventées par de faux inspirés dans le but de cacher l’incroyable vérité du Message qu’il transmet.
    L’Islam est une religion de justice, de lumière, de miséricorde, de force et de vérité! Les idées chrétiennes de liberté et d’égalité sont abstraites, contradictoires et vides de sens, elles ont une toute autre réalité pour nous les musulmans. Une réalité qui est bien au-delà de toutes les notions de démocratie et de liberté illusoire et mensongère auxquelles auxquels les chrétiens semblent être  attacher  vainement.

    En islam, la justice est aussi considérée comme une vertu morale et une qualité.  

    Le Coran, qui est l’écriture sacrée de l’islam, considère la justice comme une vertu suprême.  Il s’agit d’un des objectifs de base de l’islam, si important que dans l’ordre de priorité, il vient tout juste après la reconnaissance du droit de Dieu d’être adoré de façon exclusive (tawhid) et la reconnaissance de Mohammed (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) comme prophète.  Dieu déclare, dans le Coran :
    « Certes, Dieu enjoint la justice, la bienfaisance et l’assistance aux proches.  Et Il interdit l’indécence, l’injustice et la rébellion. » (Coran 16:90)
    Les normes coraniques de justice transcendent les considérations de race, de religion, de couleur et de croyances, car il est ordonné aux musulmans de se montrer justes autant envers leurs parents et amis qu’envers leurs ennemis, et de se montrer justes à tous les niveaux :
    « Ô vous qui croyez!  Observez strictement la justice quand vous témoignez devant Dieu, même si c’est contre vous-mêmes, vos parents ou votre famille proche, ou qu’il s’agisse d’un riche ou d’un pauvre. » (Coran 4:135)
    Selon un autre verset coranique :
    « Et ne laissez point votre haine pour un peuple vous inciter à être injustes.  Soyez justes; cela est plus proche de la piété. » 
    En conclusion, établir la justice, selon Sarkhasi, un grand juriste musulman, « est classé comme un des actes de dévotion les plus nobles qui soient, tout juste après la croyance en Dieu.  C’est la plus grande des responsabilités confiées aux prophètes… et c’est la plus grande justification de l’intendance de l’homme sur terre. 
    Ainsi l’Islam reste dans une meilleure position par rapport aux autres religions, si encore on n’admet le christianisme est à considérer comme une religion.
  • L’islam est-il le seul et vrai monothéisme ?

     Les musulmans croient qu’il n’existe qu’un seul et unique Dieu. C’est Lui qui a créé l’univers et c’est Lui qui l’administre.  Il n’a ni partenaires ni enfants ni associés.  Il est le Très Miséricordieux, le Très Sage et le Très Juste.  Il entend et voit tout et Il est Omniscient.  Il est le Premier et le Dernier.

    « Dis : « Il est Dieu, l’Unique.  Dieu, le Seul à être imploré pour ce que nous désirons.  Il n’a jamais engendré et n’a pas été engendré.  Et nul ne peut L’égaler. » (Coran 112)
    Mais il est d’usage de faire référence au judaïsme, au christianisme et à l’islam comme aux trois grandes religions monothéistes et de les regrouper.  Pourtant, il y a des différences flagrantes, à cet égard, entre le christianisme et l’islam.

    Le concept de trinité inhérent à la quasi-totalité des dénominations chrétiennes inclut nécessairement une pluralité.  La croyance selon laquelle Dieu serait en fait composé de trois divinités (père, fils et saint esprit) contredit le concept du monothéisme islamique, où l’unicité de Dieu est indiscutable.

    En islam, la croyance en un Dieu unique, qui n’a ni partenaires ni fils ni associés est essentielle.  Il s’agit de la croyance centrale de cette religion et l’essence même du Coran.  Le Coran appelle l’humanité à n’adorer que Dieu et à abandonner l’adoration de fausses divinités.  Le Coran nous invite à admirer les merveilles de la création et d’y voir la grandeur et la puissance de Dieu.  Le Coran nous ordonne de rejeter tout ce qui est adoré en dehors de Dieu ou parallèlement à Lui. Dieu dit, dans le Coran :
    « Je n’ai créé les djinns et les hommes que pour qu’ils M’adorent. » (Coran 51:56)

    On fait souvent référence à l’islam en tant que «Pur  monothéisme»  Car il n’est pas corrompu par d’étranges concepts ou superstitions.  La croyance en un Dieu unique entraîne la certitude.  Les musulmans n’adorent que Dieu et n’adressent leurs prières qu’à Lui, car Il est le Seul qui mérite d’être adoré.  Et rien n’est plus grand que Lui.
  • Faut-il avoir peur de l’Islam


    L’islamophobie comme idéologie opérante se fonde sur la perception hystérique de l’islam: cette religion en soi, et ses croyants, seraient le problème.

    Quelle inculture  ! 
    L’islam n’a absolument pas conquis par la violence, car il est interdit de forcer qui que ce soit à se convertir. Pour preuve, qu’elle violence subissent, les milliers d’Européens et d’américains qui se convertissent, en grande majorité des femmes et également des gens d’églises.

    Certains chrétiens bien présomptueux citent le cas des musulmans convertis à la foi catholique, alors je dois avouer que le christianisme ne récolte avec ces personnes que des miettes pour ne pas en faire  une généralité, mais les musulmans qui se convertissent au christianisme ne sont généralement pas des lumières, ou bien ils ont un sérieux problème d’identité.

    C’est un peu vu comme une déchéance, de se convertir au christianisme Une soumission volontaire de personnes à problèmes, une espèce de tentative désespérée de raté, qui ne croit plus en la société. 
    Franchement, quand on regarde les personnes qui se convertissent, y a pas de quoi se vanter. !
    Cela fera d’eux uniquement les Arabes de Service..

    La peur va s’aggraver chez les Français d’origine chrétienne, chez ceux d’origine arabe, chez ceux d’origine juive. Les uns se sentent menacés par les autres et un processus de décomposition  d’un société est en cours
  • Les secrets des manuscrits de la Mer Morte

     

    Certains prêtres chrétiens pour chercher à justifier l’authenticité  de la Bible, nous citent que les manuscrits  de la Mer morte en estimant qu’ils présentent un caractère précieux pour le Nouveau Testament, aussi je tiens à présenter quelques remarques enregistrées à la suite des travaux de traduction de ces manuscrits. 

    Les religieux de l’École Biblique de Jérusalem étaient déjà sur les lieux et, en recherchant dans plusieurs grottes, ils trouvèrent d’autres jarres remplies de documents, cela jusqu’en 1955. Ils furent désignés pour les traduire et en assurer la publication, parce qu’ils étaient les plus compétents en langues anciennes.

    Voilà ce qu’a dit un jour John Allegro, professeur à l’Université de Manchester, le seul spécialiste laïc qui ait eu accès à ces documents lorsqu’il faisait partie de l’équipe internationale en charge des manuscrits :
    «Les savants qui ont étudié les Manuscrits de la Mer Morte n’ont jamais dit ce qu’il y avait vraiment dans le texte. En effet, ce sont des prêtres, surtout des Jésuites, et ils ont peur de ce qu’ils ont découvert. C’est plus sensationnel que ce qu’ils soupçonnaient. C’est une bombe qui ferait trembler les religions chrétiennes sur leur base.»

    De toutes façons, bien qu’ils datent des temps messianiques, il n’y a aucune trace des Évangiles, aucune mention des apôtres, de Jésus ou de sa résurrection !
    Suivant l’évangile, Jésus a eu 2 sœurs et 4 frères ; il était l’aîné et il semble que son père soit mort lors de la révolte du recensement. La « vierge » marie n’est pas restée vierge longtemps.

    De plus, les fameux « anges » sont peut-être des messagers, des jeunes gens qui sont employés pour faire circuler le courrier parce qu’ils courent vite et qu’on peut leur faire confiance pour acheminer les messages divins. Il ne faut pas oublier que la Fraternité essénienne fonctionne comme une société initiatique qui confère une initiation à des connaissances selon une tradition orale secrète très ancienne.

    La science essénienne est ésotérique et spéculative. Les grands initiés ont développé des pouvoirs spéciaux. On imagine mal la secte répandant son enseignement à la foule, d’où les réserves de Jésus envers la foule et ses avertissements à ses compagnons pour qu’ils tiennent leur langue.

    En mai 1950, alors que la fouille de Qumrân n’était pas commencée et que les morceaux de manuscrits de la grotte 4 dormaient encore dans la poussière des siècles, une communication présentée à l’Académie des Inscriptions et Belles Lettres par André Dupont-Sommer, professeur de langue et civilisation sémitiques à la Sorbonne, avait produit l’effet d’une bombe en annonçant que le Maître de Justice de la Fraternité essénienne apparaissait comme un prototype de Jésus. A. Dupont-Sommer s’appuyait sur les premiers textes connus: la Règle de la Communauté, le Commentaire d’Habacuc, l’Ecrit de Damas. Il les attribuait aux Esséniens. Dupont-Sommer soulignait une continuité de pensée et de doctrine entre le Maître de Justice et Jésus.

    Comme Jésus, le Maître de Justice avait prêché la pénitence, la pauvreté, l’humilité, l’amour du prochain, la chasteté. Il avait prescrit l’observance de la Loi de Moïse, rendue plus parfaite par ses propres révélations. Il avait été l’Elu et le Messie de Dieu. Objet de l’hostilité des prêtres et des Sadducéens, il avait été condamné et mis à mort. Il reviendrait à la fin des temps. Ses fidèles attendaient son retour glorieux.

    Cette annonce provoqua une levée de boucliers et une vigoureuse riposte des instances catholiques qui ne pouvaient admettre que soit ainsi remise en cause la singularité du Christ et son caractère unique.
    Dupont-Sommer reçut des menaces. Il fut ébranlé par la violence des attaques dirigées contre lui. Au fur et à mesure de la publication des nouveaux textes, il fut obligé de s’exprimer de manière plus nuancée.

    La Mer morte n’ayant ni poissons, ni pêcheurs, les manuscrits n’ont donc pu être rédigés, en fait, que dans la région du lac très poissonneux de Galilée, dans le Nord de la Palestine. Et il s’agit non pas d’une simple secte mais d’un important courant du judaïsme, le plus authentique et le plus ancien qui, après l’exil de Babylone, s’est réimplanté dans la région. Ces Galiléens et ces Babyloniens, dont les manifestations révèlent l’ardeur religieuse, sont cités plus d’une fois par l’historien juif Flavius Josèphe.

    Peut-être se considéraient-ils toujours comme des exilés en s’opposant à ceux qui, à Jérusalem, avaient le pouvoir ainsi que le bonheur insigne d’habiter dans la Ville sainte ?

    Dans cette hypothèse, les documents retrouvés à Qumrân doivent être considérés comme une copie ou un double à l’usage d’un monastère propulsé dans le désert de Judée à l’image d’une tête de pont, en vue de la reconquête future de la Ville.

    Jean-Baptiste, l’ermite du désert, était-il un Essénien de Qumrân ?

    Flavius Josèphe le cite dans ses ouvrages. Connaissait-il les documents qui y ont été découverts ?
    Oui, cela ne fait aucun doute. Mais au fur et à mesure, la pensée essénienne a évolué. Et voilà Jésus qui enseigne, corrige, modifie et remet cette évolution sur ses rails.

    Bref, les origines esséniennes du christianisme sont irréfutables.
    Les chrétiens voudraient bien trouver des preuves qui renforcent leurs convictions alors que tout laissait prévoir de profonds changements.  

    Depuis 1996, de nouvelles versions de la Bible sont en vente, assorties de nouveaux commentaires des exégètes qui ont étudié les fameux manuscrits : les retouches sur le christianisme primitif sont sélectives pour ne pas perturber la foi. 
    Une Foi qui repose sur des mythes..