Catégorie : Maroc

Analyses consacrées au Maroc : politique, société, économie, diplomatie, relations avec l’Algérie, l’Espagne, la France et enjeux régionaux.

  • Le Makhzen maintient une vieille antienne contre le peuple Marocain !

     

    Elle dit : « En vérité, quand les
    rois entrent dans une cité ils la corrompent, et font de ses honorables
    citoyens des humiliés. Et c’est ainsi qu’ils agissent.
    . Qur’an (S. 27-34)

    Du point de vue religieux, le principe monarchique par un système de
    l´héritage du pouvoir personnel est incompatible avec l’islam surtout
    avec l’incorporation d’un régime de gouvernance aux valeurs décadentes
    non islamiques, la corruption des esprits ou l’occidentalisation des
    mœurs dépassant le seuil de l’admissible.

    En revenant tout simplement au système féodal marocain «Makhzen»
    juste une survivance et une friperie automatisée, qui datait de bien
    avant l’époque coloniale et convenait à une société tribale et féodale
    et en lui donnant aujourd’hui une forme moderne. Le système «Makhzen»
    reposait sur le principe que les serviteurs du monarque, caïds, chefs
    des tribus, gouverneurs des provinces imposés dans une société moderne,
    dirigent «le peuple»par procuration royale, ce
    concept ne peut qu’engendrer une corruption démesurée, sans compter sur
    quelques autres particularités du système inspiré par des conseillers
    juifs avec un axiome de base «Diviser pour régner».

    Ce qui est triste pour le système du Makhzen, c’est que tout un
    peuple qui est loin de partager les options de ces laquais crapuleux,
    sombrer dans une aventure effrayante, historiquement le régime du
    Makhzen Marocain s’est servi du Sahara Occidental pour régler ses
    problèmes intérieurs, comme dérivatif alors que la révolte sociale
    grondait dans tout le territoire Marocain.

    Si on se raccroche à Donald Trump et aux dirigeants  sionistes, qui
    ont changé le cours de ces mêmes projets de cinglés, pour venir jouer au
    troc avec un territoire autonome, pas encore décolonisé. Une vieille
    revendication marocaine et qui se trouve exaucée d’où le troc de Donald
    Trump : les Etats-Unis reconnaissent  la souveraineté du Maroc sur
    le Sahara occidental, disputé par le Front Polisario ; en échange, le
    Maroc reconnaît Israël pleinement et normalise ses relations et établit
    des liens de coopération

    C’est qu’on y voit un exemple qui pourrait servir d’échappatoire au
     régime du Makhzen, mais aujourd’hui, capituler devant l’arrogance juive
    n’est pas une solution. C’est trahir les générations futures du peuple
    Marocain, c’est agaçant, le fait sioniste persiste, ce gredin, sale
    voyou de l’histoire. Du coup le Makhzen pense qu’une aide d’Israël
    serait plus utile que des imprécations à distance dans la colonisation
    du Territoire Sahraoui qui n’en finissent pas de se déliter et de se
    rapprochent du Palais Royal.  

    L’Etat Sioniste d’Israël et tous ses propagandistes dans le monde
    occidental, y compris au Maroc, se rendent coupables envers les
    Palestiniens d’un génocide sournois, mais réel parce qu’ils anéantissent
    leur personnalité. Ils réduisent les Palestiniens, par leur propagande
    médiatique à une masse impersonnelle au sein de laquelle il est
    impossible de discerner l’âme de personnalités fortes et puissantes,
    représentatives de leur peuple.

    Cela explique l’impuissance du système marocaine, qui entrevoit la
    possibilité d’échapper à une certaine domination en s’ouvrant un peu
    plus aux Palestiniens, mais il se voit rappeler à l’ordre au moindre pas
    dans cette direction par l’utilisation de la question Sahraouie, des
    problèmes sociaux, voire sociétaux catastrophiques internes au Maroc.

    D’être conscient du sens de l’Histoire quelques vérités à ne pas
    oublier, une méconnaissance de l’histoire est présente chez certains
    marocains, qui propagent selon le très officiel manuel d’histoire le
    mythe du Royaume du Maroc qui existerait depuis 11 siècles.  

    Selon les livres d’histoire, le Maroc au début du XVIIe siècle, était
    morcelé en plusieurs petits États indépendants. La dynastie régnante
    des Saadiens est en déclin et le royaume n’a plus d’autorité centrale.
    Au Tafilalet, dans le sud-est, les descendants de Hassan Addakhil, les
    Alaouites, se distinguent en défaisant deux puissantes confréries : la
    zaouïa d’Illigh, qui contrôle le Souss et le Drâa, et celle de Dila, qui tient le nord et est sur le point de s’emparer de Fès.

    Moulay Ali Chérif, 7e descendant de Hassan Addakhil, est promu chef de la famille et devient le nouvel homme fort du Tafilalet.
    Ce dernier est décrit par les hagiographes comme un “lion magnanime, le
    pôle de tous les chevaliers de l’islam, le brave audacieux, le lion
    hardi, le grave, le pieux, l’éclaireur de la milice des guerriers de la
    foi, le glorieux des glorieux”.

    Malgré ces qualificatifs élogieux, Moulay Ali Cherif n’arrive pas à
    étendre son pouvoir aux autres provinces du Maroc et abdique en faveur
    de son fils, Moulay Mohammed. Ce dernier, que les historiens dotent
    d’une puissance physique hors du commun, multiplie les guerres contre
    les tribus voisines. L’une d’entre elles, la zaouïa d’Illigh,
    prend en otage son père, Moulay Ali Chérif. Il sera finalement libéré
    en 1640 par son fils, qui sera proclamé sultan du Tafilalet et régnera
    sous le nom de Mohammed 1er.

    Fils de Moulay Ali Chérif, Moulay Ismaïl doit batailler dur contre
    plusieurs de ses frères pour asseoir son pouvoir sur le trône du Maroc.
    Une guerre civile fratricide qui s’achève par une victoire définitive.

    Si Moulay Ismaïl choisit Mekhnès pour capitale, ce n’est pas
    seulement pour son climat qu’il affectionne tout particulièrement, mais
    surtout pour en faire “la Bourse” du commerce des esclaves. “C’est
    Moulay Ismaïl qui décide, pour des raisons politiques et surtout
    économiques, de regrouper à Meknès, la nouvelle capitale, tous les
    captifs pris en mer ou sur les côtes européennes
    ”, écrit Ahmed Farouk, chercheur rattaché à l’Institut méditerranéen à Paris.

    C’est que le Sultan Moulay Ismaïl contrôle l’ensemble du circuit des
    captifs, en commençant par une flotte de corsaires basée à Salé, qui fut
    cinquante ans auparavant la “république des corsaires”,
    et c’est cette flotte qui l’approvisionne en esclaves chrétiens. La
    vente de captifs détenus dans les geôles du sultan constitue une
    ressource non négligeable pour le Makhzen.

    De nombreuses ambassades et missions religieuses européennes sont
    envoyées à Mekhnès pour négocier leur rachat. Parmi elles, les Pères de
    la rédemption, religieux de l’ordre de la Trinité ou de l’ordre de la
    Merci, fondés pour le rachat des captifs, avaient effectué plusieurs
    voyages au Maroc et “doivent négocier avec le sultan, et uniquement avec lui”,
    précise Ahmed Farouk. Le sultan Moulay Ismaïl est présenté par
    plusieurs historiens, contrairement à la version officielle, comme un
    souverain ayant des penchants sadiques. Il aurait tué 127 détenus de ses
    propres mains, selon l’historien Henri Terrasse.

    Le sultan Moulay Ismail, un père le plus prolifique de la famille des
    Alaouites, est considéré comme le véritable fondateur de la dynastie
    alaouite. Ce mégalomane avait mis sa main sur le Maroc pendant
    cinquante-cinq ans : un record de longévité pour un monarque absolu.
    Mais, ce dictateur, qui ne tarda pas à se voir affublé du surnom de l’ «Assoiffé de sang», détient un autre record selon le Guinness Book : celui d’avoir engendré 888 enfants.

    Mais cela est-il seulement possible ou est-ce une pure légende ?

    L’entrée des Français au Maroc avait été facilitée par une guerre
    fratricide. Le Sultan Moulay Abdelaziz nommé par ses détracteurs de “sultan des Européens”,  avait du mal à maintenir son autorité intacte. Le 16 août 1907, son frère aîné Moulay Hafid,
    est proclamé sultan à Marrakech grâce à l’appui des grands caïds, dont
    Madani El Glaoui, grand frère de Thami, le futur pacha de Marrakech. Le 4
    janvier 1908, c’est au tour de Fès de se révolter contre Moulay
    Abdelaziz et de se rallier à Moulay Hafid. Mais le sultan refuse
    d’abdiquer et rejoint Rabat, alors sous contrôle européen. Ses
    adversaires le raillent et le traitent de sultan des “enclaves européennes posées sur le littoral”. Mais le Sultan Moulay Abdelaziz, tenace, continue à résister et réussit à réunir une Mahalla pour combattre l’armée de son frère, autoproclamé sultan du Djihad.

    Par une après-midi suffocante, un 19 août 1908, les deux armées se rencontrent à Tamelelt, une petite localité proche de Kelâat Sraghna.
    La bataille ne dure pas plus d’une journée et le sultan Moulay
    Abdelaziz est battu à plate couture par son frère. Cette dernière
    défaite militaire devait sonner le glas du règne du jeune sultan.
    D’ailleurs, toute l’élite marocaine ainsi que les Européens présents au
    Maroc prennent acte de l’issue de la bataille. Mais, contre toute
    attente, le sultan Moulay Abdelaziz ne s’avoue pas vaincu. Le lendemain
    de sa défaite, il est à Casablanca et s’apprête, dans une dernière
    tentative désespérée, de rejoindre Settat pour rassembler une nouvelle
    armée.

    Alfred G. Paul Martin, un officier-interprète français de l’armée d’Afrique, écrit à ce sujet : “Il (Abdelaziz) n’avait plus rien, il sollicita tout : de l’argent, des armes, des hommes”.
    Une dernière tentative couronnée d’échec. Le sultan défait se réfugie
    finalement à Tanger où il finira sa vie. Ironie de l’histoire, son frère
    le sultan Moulay Hafid mourra, lui, en France où il a vécu en exil
    après 1912.

    Le 30 mars 1912, Moulay Hafid signa le traité de « protectorat » de Fez, qui consacrait officiellement l’occupation Française du Maroc par l’instauration d’un « Protectorat »
    placé sous la direction du Commissaire Résident Général français,
    pourvu des pouvoirs du gouvernement français. C’est au nom de ce pouvoir
    que le maréchal Lyautey va détrôner Moulay Hafid qui a signé ce traité, pour désigner Moulay Youssef à sa place!

    Le maréchal Lyautey entend ainsi renforcer sa monarchie coloniale et
    la confectionner à sa guise! Le nouveau Sultan du Maroc ainsi que tous
    ses héritiers alaouites qui l´ont suivi, jusqu´à Mohamed V ne font alors
    que signer tout ce que prépare l´autorité de l´occupation. 

    Cette dépendance politique est encore en application dans le Royaume
    du Maroc d’aujourd’hui. Pour le peuple marocain, le traité de
    « Protectorat » était un acte de vente.

    18 novembre 1927 Mort du Sultan Moulay Youssef,  Les Français
    imposent comme Sultan son 3ème fils Mohammed Ben Youssef, âgé de 17 ans,
    jugé trop libertin et censé être plus larbin.

    Le sultan Moulay Youssef qui a régné sur le Maroc de 1912 à 1927
    avait rendu visite le 18 juillet 1926 au maréchal Lyautey  dans sa
    résidence à Thorey.  Le futur Roi Mohammed V, ne manque jamais de venir
    saluer le Maréchal lorsqu’il se déplace en France ou lors de ces visites
    à la Station thermal de Vittel. En 1934, dernière visite du Sultan, il
    est accompagné du jeune prince héritier, le futur Roi Hassan II.

    Pour renforcer leur contrôle sur le Maroc, les autorités françaises
    renversent le sultan Mohammed Ben Youssef, considéré comme trop
    nationaliste et trop mou lors des émeutes de 1952. Cette décision est
    supportée par El Glaoui, un riche entrepreneur
    marocain, allié des Français, qui descend des collines vers Rabat à la
    tête de cavaliers berbères. Le 20 août 1953, Mohammed Ben Youssef déchu,
    est envoyé en exil en Corse, puis à Madagascar. Il est remplacé par
    Mohammed Ben Moulay, un dirigeant âgé et faible que la population
    considère comme un usurpateur. Car le Protectorat veillait et les
    Français y ont exporté la règle de primogéniture qui avait, malgré
    quelques bavures, fait merveille chez eux pour appesantir le pouvoir
    royal et briser toute résistance populaire et aristocratique à l’État
    fiscal qu’il voulait absolument puissant et personnel, reposant sur une
    bourgeoisie avide qui deviendra une ruche d’essaims coloniaux et
    expansionnistes!

    La France par conséquent n’avait occupé et soi-disant restitué à
    lui-même qu’un petit Maroc amoindri par l’impérialisme colonial.

    L’histoire du Royaume du Maroc démontre que ce sont les sultans
    alaouites, qui ont exploités pleinement les richesses du peuple
    Marocain. Ils ont soumis les populations au colonialisme et ils ont
    ouvertement et officiellement fait appel aux puissances coloniales pour
    qu’ils soient protégés des révoltes du peuple marocain ou mieux encore
    pour vaincre leurs querelles et guéguerre fratricides pour le maintien
    du trône.

    Les paysans Marocains n’avaient jamais accepté la présence alaouite,
    et ils avaient que très de  moyens de se défendre. Ils ont toujours
    refusé l’établissement d’un système « monarchique »
    tout à fait étranger et contraire à l’esprit de l’Islam. Les Alaouites
    constamment repoussés useront de leurs malheureuses troupes égarées dans
    une sale guerre en les envoyant à l’assaut des résistants pour tenter d’affirmer leur pouvoir personnel autocratique et illégitime.

    Les paysans du peuple Marocain fermement motivées, ne rompront jamais
    compte tenu du passé révolutionnaire du peuple marocain qui a des
    antécédents résistants dans la mémoire collective comme l’extraordinaire
    épopée de la République du Rif, sous la direction d’Abdelkrim El
    Khattabi dans sa lutte contre l’Espagne et le France de 1921 à 1926.

    Totalement falsifiée par la propagande mensongère du régime
    dictatoriale stupide l’histoire du Royaume du Maroc contemporain demeure
    méconnue des Marocains, au point de devenir un ensemble de grandes
    énigmes et de nombres évènements importants de l’histoire du Royaume du
    Maroc sont restés trop longtemps tabous par un régime du Makhzen féodal.

    Le Maroc est celui de tous les paradoxes. Il est enlisé par une
    tension sociale extrême (soulèvement du Rif, en 2017, plusieurs
    centaines de manifestants ont été condamnés, pour certains à vingt ans
    de prison ferme), un taux de chômage urbain de l’ordre de 40 pour cent
    et des décennies d’absolutisme monarchique. Au point que se pose de
    manière lancinante la question de son abdication en faveur de son fils,
    âgé de 17 ans.

    De surcroît, le royaume chérifien, un pays «patrimonialisé»
    est au bord de l’apoplexie, pour reprendre l’expression la plus
    courante en pareille situation, en proie à une ébullition permanente,
    conséquence de l’autoritarisme du Makhzen,  de l’arbitraire, du
    népotisme et de la corruption qui y règne.

    Dans l’histoire du Royaume du Maroc, les différents Sultans n’ont
    rien apporté à la population, sauf la dépossession des richesses et
    surtout l’humiliation de la femme Marocaine pour en avoir posséder des
    dizaines, des centaines et même des milliers en vue de garnir leur
    harem, cette attitude des Sultans ne peut que qualifier le régime du
    Makhzen de féodal qui nie toute personnalité ou aspiration outre que
    celle du Sultan.,

    La grande faute du Marocain, c’est de ne pas accepter de mourir,
    d’être fier de son origine, de son passé, de ses croyances etc. Dans cet
    optique, nous sentons bien la haine et la hargne de ses figures de cire
    du Makhzen qui s’arrogent le droit de ce qui doit être dit ou pas, de
    ce qui est correct ou pas, de s’asseoir comme il se doit, et de répondre
    toujours dans un langage déjà codé et rodé depuis des décennies, leurs
    objectifs était de servir une puissance étrangère et de se gaver sur le
    dos du peuple Marocain.

  • Maroc : Pèlerinage du pauvre, une histoire Juive !

    Le Maroc notre pays voisin, avec qui nous
    partageons l’Islam, vient pratiquement passé sous silence la fête musulmane de l’Aïd
    el Adha 2022
    , pour pouvoir la fêter contrairement à l’ensemble des pays
    Islamique que le lendemain. Cette affaire de report des festivités de l’Aid el
    Adha est un mauvais coup pour le monde Islamique. Mieux vaut en parler le plus
    possible car le Maroc est bel et bien devenu un cas unique.

    S’agirait-il d’un acte politique d’un apprenti
    prophète du Makhzen, ou plus amplement d’un déni qui reste un refus
    pathologique de la réalité ?

    Mais seule l’hypothèse
    du déni peut être confirmer par une véritable culture de la docilité et bien
    sur le diable se cache dans les détails, pour résumer le Makhzen, il s’agit
    bien d’une politique d’alliance, de plus en plus frénétique, dans la poursuite
    de deux objectifs: activer les braises de la guéguerre obsessionnelle contre l’Islam
    et amplifier le deal miroir de la
    poule aux œufs d’or avec le cancer sioniste, de cet «accord entre colons»,
    comme qualifié.

    Dans le phénomène du culte des saints, le
    pèlerinage à leurs sanctuaires et le recours à leur protection est largement
    répandus chez les Juifs du Maroc, il est utile d’en parler des sépultures des
    1.200 tsadikims (tsaddiq:
    juste, saint) que comptent le Maroc, dont les tombes sont dispersées dans les
    cimetières juifs du royaume. Les saints juifs sont ordinairement dépeints comme
    des rabbins charismatiques qui se distinguent par leur érudition et leur piété
    mystique et qui possèdent une force spirituelle particulière dans le racisme, Ces
    activités sont désignées sous le terme de hilloula. Chaque individu ou la famille entière a son saint
    protecteur qu il vénère particulièrement. Il en est de même pour les habitants
    des localités ayant leur saint patron qui exerce son pouvoir et sa protection
    sur la région et que l’on nomme: «Moul
    El-Blad
    » ou saint du pays. On trouve ainsi à Casablanca, Rabbi Eliyahu, à Marrakech, Rabbi Hannaniah Ha- Cohen, à Fès, Rabbi Yehuda Ben- Attar.

    Les adeptes juifs invoquent leur protecteur à
    tout moment et gratifient leurs enfants de son nom afin de s’assurer de sa
    bienveillance, tout en les guidant vers le droit chemin. La plupart des saints
    vénérés sont des rabbins du pays, appelés Rabbi, parfois des dirigeants de la
    communauté ou des juges au tribunal rabbinique remarqués pour leur érudition,
    leur vie exemplaire de juif. Bon nombre d’entre eux étaient des rabbins
    quêteurs venus de Palestine. Le rite essentiel du culte des saints est un
    pèlerinage qui, suivant l’importance de la tombe vénérée, groupe les habitants
    d un quartier, les membres d une tribu ou rassemble une foule de dévots venus
    de tous les coins du Maroc. L’essentiel du pèlerinage est un sacrifice accompli
    près du tombeau. Le rituel du pèlerinage et de la hilloula comporte la
    prière et le récit des Psaumes qui s’accompagnent de repas copieux, d
    abondantes beuveries de mahia et de vin, de danses et de grands feux de joie,
    de manifestations folkloriques et populaires, c’est-à-dire un vaste espace où
    se mêlent, dans les pratiques et les rites, l’animisme, la magie, la
    superstition, des pratiques d’incantation et d’exorcisme.

    Plusieurs dizaines d’entre eux font l’objet d’un
    pèlerinage, ces saints sont réputés pour avoir réalisé des miracles de leur
    vivant : des femmes stériles sont tombées enceintes, des malades ont été
    guéris, des objets retrouvés et des fortunes faites. En général, les saints se
    distinguent selon leurs pouvoirs, ils accomplissent des fonctions multiples, et
    jouissent des pouvoirs temporels et symboliques, leurs permettant d’influencer
    la vie quotidienne des fidèles. En contrepartie de leur bénédiction et leur
    protection, ces pèlerins leur apportent des dons et des sacrifices.   

    Les rituels de pèlerinages appelés Hilloula
    chez les juifs montrent également divers points d’affluences sur le
    voisinage  musulman marocain non
    seulement les rituels étaient identiques, mais il y avait aussi des pèlerinages
    communs qui constituent, un moment de spiritualité partagée une société d’une
    autre, où de semblable rites se retrouvent dans le langage, le comportement et les
    croyances superstitieuses communes.

    Voilà pour les musulmans marocains, un mythe
    fondateur d’une croyance de dévotion folklorique qui a donné naissance à un
    pèlerinage annuel et qui emmène, pendant quarante jours, les fidèles, bien que
    n’ayant aucune notoriété Islamique, dans la société marocaine, il a beaucoup de
    valeur pour ceux qui n’ont pas les moyens de se rendre à la Mecque, selon un adaptage
    bien conforter?

    Ce phénomène culturel porte clairement les
    spécifiques du maraboutisme, une pratique parmi les plus répandues au Maroc, inspiré
    du soufisme, le mussem est une sorte de pèlerinage 
    C’est le Hajj el-maskine, le pèlerinage du pauvre qui déplace quand même
    plusieurs milliers de personnes pour des rencontres spirituelles et fétiches folklorique
    de différentes régions du Maroc. Actes de sorcellerie, sacrifices d’animaux,
    danseurs en transe: le spectacle est parfois des plus surprenants. Soufisme
    contre extrémisme. Un taureau, des coqs noirs et de boucs sont sacrifiés durant
    le mussem « afin
    de permettre aux génies de boire (leur) san
    g. C’est une manière d’apaiser
    les esprits,

    Le soir, des fidèles convergent en nombre pour
    une séance de méditation. Après des heures de chants. Avec le temps, nombre de
    pèlerins ont aussi pris pour habitude de consulter des voyantes qui, en échange
    de quelques pièces, sont censées aider à trouver l’amour ou briser un sort. Les
    esprits revêtent une grande importance au Maroc, et pas seulement dans les
    milieux pauvres et peu éduqués, où 86% de la population dit croire aux esprits.
    Une version mystique de l’islam apparue au VIIIe siècle et fortement imprégnée
    de rites et incantations, le soufisme connaît un renouveau dans le royaume, Le souverain
    a lui-même donné le signal d’une plus grande ouverture aux confréries Au
    dernier jour du mussem, des
    milliers de fidèles ont ainsi participé à la procession et au sacrifice du
    taureau offert, comme chaque année, par le souverain ainsi la religion étant
    devenue un enjeu de pouvoir, par une mise en avant d’une orthodoxie soufie.

    Le dernier en date, celui du Pèlerinage
    du Mausolée Moulay Idriss dit «al-Dakhil» ou «premier arrivant» au Maroc. Les sources sont avares en
    renseignements sur les débuts de Moulay Idriss, tout ce que l’on sait à propos
    de l’ancêtre de cette dynastie, un probable descendant Ahl el Beit, il est dit prince arabe en conflit avec les Abbassides
    de Bagdad, afin d’empêcher le massacre de sa famille, il se réfugie auprès de
    la tribu berbère des Awerba, D’après l’historien Ibn Khaldoun, les Awerba seraient
    originaires des Aurès. Leur migration et leur implantation vers Volubilis, seraient
    liées à une affinité avec leur culture romaine. En 788, les Awerba convertis
    désormais à l’Islam, ils sont les premiers à reconnaître comme imam Idriss
    et fonde les prémices de l’état marocain. En 791, Certaines sources
    prétendent qu’il mourut peu après son arrivée (03ans) en laissant sa femme
    Kenza,  une Berbère enceinte. plus tard,
    Idriss II, vient au monde. Il accède au trône à l’âge de 11 ans, soutenu par
    Rachid, le fidèle serviteur de son père, et les Awerba. Avec la disparition des
    Idrissides, le rôle fondamental des Awerba s’achève, ainsi la déchéance d’une
    dynastie emporte celle de la tribu qui l’a portée au pouvoir.

    Des pieux disciples
    construisirent une Kouba entre les deux rochers dédié à l’Imam Idriss, et depuis
    la montagne devient  sacrée avec d’innombrables
    marabouts se groupant autour du sanctuaire et la sainteté de la montagne s’est
    accrue et répandue, cette puissance religieuse qui attire  quelques tribus berbères avec leurs pensées agricoles,
    pour sauvegarder la terre et l’agriculture. Chaque
    année au printemps de nombreux
    fidèles viennent de tout le pays rendre
    hommage au fondateur de la première dynastie islamique du Maroc et des milliers
    de tentes fleurissent sur les collines environnantes. En marge des nombreux
    sacrifices, offrandes et prières, se déroulent les réjouissances habituelles,
    dont des groupes folkloriques et des fantasias. 

    Selon un hadîth, il n’existe
    que trois mosquées de pèlerinage en islam sunnite : La Mecque, Médine et
    Jérusalem. Les tombeaux des saints (qui deviennent souvent des zâwiya)
    démultiplient les lieux sacrés en passant outre à la liste canonique et en
    diffusant la baraka auprès des croyants. Trop souvent inaccessible
    pour le commun des fidèles, le pèlerinage canonique à La Mecque s’est vu remplacé
    dans la pratique par plusieurs pèlerinages secondaires auprès des tombeaux des
    saints, bien que dans l’esprit des participants et des pèlerins, le mussem
    ne se substitue pas au Hadj

    Dans la société et la culture
    marocaine le phénomène religieux des cultes de saints
    sont beaucoup plus que cela et manifestent une pratique collective d’un
    événement complexe, de l’urbain et du rural, du politique et du religieux. Il
    est significatif de noter que seul huit Pèlerinages sont particulièrement
    soutenus par l’État dans le cadre de plans de développement touristique  comme des événements caractéristiques de la
    vie religieuse Marocaine. Il s’agit du :

              Mussem des roses (près de
    Ouarzazate, dans le sud du pays),

              -Mussem des Touaregs (à Tan Tan
    aux portes du Sahara),

              Mussem
    des fiançailles des Aït Haddidou (dans l’Atlas),

              Mussem des fiançailles
    d’Imilchil (dans le haut Atlas),

              Mussem de Moulay ‘Abdallah
    Amrar (à Tit, site balnéaire sur l’océan Atlantique),

              Mussem de Moulay ‘Abdallah
    (à Jadida sur la côte atlantique) et d

              Mussem de Moulay Idriss Al-Azhar
    à Fès

        Mussem de Moulay Idriss
    Zerhoun (en 2022, ce Mussem avait retardé les  Fêtes de l’Aid El Adha).

    Je pense que les effets
    spectaculaires présents lors de certains mussem tels que celui de Moulay
    Idriss Zerhoun ne reflètent pas, pour le citoyen marocain ordinaire, l’image du
    Maroc authentique, malgré le fait que les pratiques rituelles liées au
    mysticisme sont la réalité d’un grand nombre de Marocains. La gestion de ce
    type de mussem par le Makhzen dévoile un phénomène de honte de
    l’intimité, les autorités ne semblent pas avoir grand intérêt à présenter ces
    rituels extatiques, qui dévoilent l’image d’un peuple primitif et folklorique
    qui devient fausse, c’est-à-dire incompatibles avec l’image que le citoyen est
    en mesure de maintenir en public.

    Limiter ou interdire ces
    manifestations apparaît comme impossible, car trop de personnes sont engagées
    dans ces pratiques. Mais les autorités du Royaume sont appelées à maîtriser ces
    formes religieuses et d’avoir une prise par ses interventions dans le
    déroulement des festivités.

    La forte présence policière sur les
    lieux amène de nombreux fidèles inquiets à en déduire que le mussem et
    le pèlerinage des saints, sont soupçonnés de favoriser la débauche et les
    mauvaises rencontres, et surtout sont volontairement maintenus par l’État pour
    dominer la population. Voici, à ce propos, les avis de nombreux citoyens
    marocains, qui estiment à juste titre et reprochent à toutes ces festivités du
    culte des saints, qu’ils éclipsent en ces jours la rationalité de l’Islam. Pour
    d’autres citoyens, c’est la résurgence du passé qui laisse tous ces gens dans
    l’ignorance absolue.

     À
    l’heure actuelle tout le monde regarde vers l’avenir, et nous on regarde
    toujours vers l’arrière
    . Disent –ils !

    Certains courants au Maroc trouvent
    un grand intérêt à ce qu’une partie de Marocains puissent “se corrompre” dans le
    passé, ils les aident même avec leurs encouragements et leurs préparatifs. Dans
    tous ces Mussem, toutes sortes de
    débauches sont pratiquées et célébrées, avec toutes les contributions des
    responsables politiques. Malgré tout, ces festivités sont la source de beaucoup
    de crimes et délits.

    Pour conclure, un question
    sempiternelle et lancinante : «Pourquoi les
    morts des cimetières Palestiniens
    centenaires  ne sont pas en paix dans leurs tombes et les
    juifs  ne montrent aucun respect pour le
    caractère sacré du défunt, dont les tombes sont détruit à grand coups de
    Bulldozer. 
    ». 

    En effet depuis des décennies les autorités israéliennes
    profanent des cimetières musulmans, procédant à des exhumations, des travaux
    d’excavation qui mettent au jour des os et développant des projets de
    construction sur les emplacements des tombes. 

    Donc cet intérêt pour l’histoire juive du Maroc
    ne résout pas tout, juste une histoire d’instrumentalisation cynique de la
    sainteté juive, mais on ne le dit pas, 
    bien sur les juifs ont toutes les vertus. Ces effets de mode juive sont
    favorisés et amplifiés également par un très puissant hobby qui découvre de
    nouveaux et très profitables créneaux sur le terrain Marocain, une sorte de
    totalitarisme mercantile juif, la force des propagandes politiques subreptices,
    religieuses et de mœurs israéliennes, ne sont faites que suite à une honteuse
    lâcheté et une lamentable impuissance à affirmer les valeurs traditionnelles
    Islamiques du Maroc ancestral et le choix du marocain lambda.

    En réalité il est grand temps à
    ce que les musulmans Marocains devraient se passer de leurs Juifs, n’y a-t-il
    pas au Maroc de problème bien plus grave ?