Catégorie : Palestine & Moyen-Orient

Analyses consacrées à la Palestine, à Israël, au Moyen-Orient et aux rapports de force régionaux et internationaux.

  • Les Juifs de service au-delà des caricatures

    Introduction :

    Le sujet, c’est bien cette sordide dérive de l’extrême
    droite,  y compris dans sa composante
    dite juive. Les fachos, identitaires ou d’autres obédiences, qui sont tous coutumiers
    de la fabrication de faux, au lancement de discours identique aux Nazis sur les
    juifs de l’époque avec ceux de la fachosphère Zemmour&Cie sur les Immigrés
    et les musulmans en particulier.

    Le très Français Zemmour (Juif de négation) pour incarner
    cette identité française conspuée, tout ça simplement parce qu’il aime
    passionnément la France et sauver la France envers et contre tout. C’est ça,
    l’universalisme français, qui se moque des origines mais s’attache au partage
    d’un amour pour la France.
    C’est
    ça la France! Toujours des héritiers des idéologues suprématistes. 

    Eh oui, La salamandre Zemmour est un être habile et glissant,
    il n’a pas le souci de la vérité  et
    surtout celui des intérêts de sa tribu. L’ennui c’est que ce caractère d Zorba
    le Grec  en l’absence de compassion ne se
    complète pas chez lui par une grande virilité physique (euphémisme).

    Comme un courageux soldat de Tsahal, Zemmour hystérise le
    foulard, il admet le cas par cas, en généralisant on passe à côté de certaines
    libertés fondamentales, Zemour n’en a que faire, il s’en sert comme un étendard
    pour ses soumis. La cohérence est la mesure de la vérité, zemour prend l’eau de
    partout pour peu qu’on gratte. Personne n’est pour que des clandestins débarquent,
    zemour n’a rien inventé, Zemour est un produit médiatique pour mettre sous
    tension les français qui au final admettront tout et n’importe quoi concernant
    le bien être, leurs acquis sociaux etc…

    C’est la continuité de la banque par un discours
    nationaliste, mais économiquement mondialiste quoi qu’il en dise, ces positions
    même quand ils les abois ne font que remonter cet arnaque.  , il est chargé de mettre au niveau des
    caniveaux l’islam, ensuite remonter les uns contre les autres sur des sujets
    ultra intime qui n’ont aucune prise sur l’UE ou les organisateurs de ce
    mondialisme, simplement dézinguer la France, puissance atomique.

    Ils ont dézingué le christianisme Ils prêchent la «
    protection des chrétiens », mais restent silencieux quand Israël leur crache
    dessus et bombarde, détruit leurs églises à Gaza. Ils se gargarisent de la
    France, nation de culture «judéo» chrétienne, mais ignorent les chrétiens
    persécutés et tués en Terre Sainte. Pourquoi ? Parce qu’ils sont à la solde de
    Tel-Aviv, prêts à fermer les yeux sur les injustices pour préserver leurs
    alliances politiques et économiques. Leur hypocrisie sert des intérêts
    géopolitiques, sacrifiant les valeurs chrétiennes qu’ils prétendent défendre
    sur l’autel de la realpolitik.

    Les fachos, identitaires ou d’autres obédiences (CRIF et
     Elnet) sont des groupes de pression à
    l’échelle européenne et ils ne s’en cachent pas, sont coutumiers de la
    fabrication de faux, au lancement de discours identique aux Nazis sur les juifs
    de l’époque avec ceux de la fachosphère Zemmour&Cie sur les Arabes et les
    musulmans en particulier. Derrière les slogans, derrière les drapeaux, il n’y
    aura que la jouissance cynique d’une caste qui se repaît du malheur des
    Français. Hypocrites, déviants, ils appellent ça engagement. Cela ne mérite pas
    de débat, mais un châtiment. Ce cancer diabolique enfanté par les deux plus
    grands ennemis de la France : la perfide Albion (Royaume-Uni)  et l’empire maçonnique des États-Unis.

    Le débat public sur Éric Zemmour, l’immigration et le rôle
    des institutions juives en France a récemment été relancé par un article au ton
    polémique, afin de dépasser les caricatures. Mais cela éclairerait peut être
    ceux qui s’imaginent encore que Moïse Zemmour les guideraient vers la terre
    promise d’une France purifiée de ses parasites Musulmans.

    Derrière les slogans, derrière les drapeaux, il n’y aura que
    la jouissance cynique d’une caste qui se repaît du malheur des Français.
    Hypocrites, déviants, ils appellent ça engagement. Exactement, et nous savons
    tous qui nous ne pouvons pas citer ! Qui contrôle les médias, qui fait chanter
    les pays avec les banques et le trafic d’influence. Bref Une belle diversion.

    La meilleure diversion c’est d’agiter « les Frères Musulmans
    » pour éviter de parler de ceux qui verrouillent réellement les leviers du
    pouvoir La question est : cet écran de fumée fonctionnera jusqu’à quand ?

    Toute a fait ce n’est qu’un drapeau agité pour dévier le
    regard…. Aujourd’hui les sionistes ont pris le contrôle de la France en se
    pistonnant aux postes clés.Cela ne mérite pas de débat, mais un châtiment.


    Diversité
    politique au sein du judaïsme français

    Le judaïsme français ne constitue pas un bloc monolithique.
    Les estimations avancent environ 500 000 personnes d’origines, de pratiques
    religieuses et d’opinions politiques variées. Certaines soutiennent Éric
    Zemmour, d’autres s’y opposent, et beaucoup restent à distance du débat. Les
    institutions comme le CRIF ou le grand rabbinat représentent un cadre de
    dialogue avec les pouvoirs publics sur 
    leurs valeurs, qui sont celles du Talmud »  avec une large autorité
    pour parler « au nom » de tous les juifs de France. Cette d’acceptation et
    d’adhésion  internes est confirmée par les
    débats repris par les médias communautaires.

    Personne parmi les érudits qui ont étudié le judaïsme dans le
    monde occidental n’ignore que les textes et principes qui déterminent le judaïsme  depuis l’écriture du Talmud sont totalement
    incompatibles avec les systèmes démocratiques occidentaux. Seuls les imbéciles
    du monde politique tel un adhérant au 
    CRIF qui affirmait le contraire sans avoir jamais ouvert un Talmud
    prétendent le contraire, pour mieux tenter, avec de gros sabots, de récupérer
    des voix juives dans leur délire clientéliste,.

    Et il est inutile de finasser pour avoir l’air érudit en
    dissociant telle école juive d’une autre, puisque le seul texte de base,
    supposé divin, est l’unique référence du judaïsme réel, c’est-à-dire pas
    fantasmé par des occidentaux bêlants ou des juifs menteurs. Un livre qui
    déclare la guerre au monde  non juif,
    doit être interdit d’enseignement et ses prédicateurs expulsés,  Dès lors, si des immigrés d’origine musulmane
    veulent vivre parmi nous parce qu’ils ont fui l’islam ils sont les bienvenus (
    s’il reste de la place chez nous ), par contre les immigrés qui se réclament de
    l’islam doivent être expulsés ou interdits de toute visibilité en tant que
    musulmans, ce qui revient à fermer les mosquées par exemple et refuser toute
    forme d’accommodement du genre abattage halal.

    Le rôle réel
    du CRIF et des institutions

    Dans une France asservie,
    paralysée et occupée, le CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) est avant
    tout un interlocuteur institutionnel de l’État, non une instance de contrôle
    politique.

    Ses prises de position, notamment lors du
    dîner annuel, font souvent débat — y compris au sein de la communauté. De
    nombreuses voix internes critiquent ses choix d’invités ou sa manière de
    communiquer. Assimiler ces positions à une manœuvre politique coordonnée avec
    l’État est réducteur et ne reflète pas la complexité des rapports entre
    institutions juives, pouvoirs publics et société civile.

    Dans la veule
    soumission à un puissant lobby 
    Le CRIF et ses
    amis, ou ses obligés, ne peuvent rien contre le tsunami de réactions au
    génocide des Palestiniens opéré par le pouvoir militaire ultraraciste de
    Tel-Aviv. Ce n’est même pas la peine de lutter, sinon dire qu’il fait beau
    quand il pleut, que le Hamas est responsable des 60 000 à
    100 000 morts de Gaza, ou que seuls les soldats israéliens dans Gaza
    sont victimes de génocide.

    Le mensonge israélite
    est une mouche sur le derrière d’éléphant de la réalité avec une  réelle influence sur
    la mouvance populiste à la Zemmour, à la Knafo, à la Marion Maréchal, à la
    CNews). 


    La Shoah : un sujet qui exige rigueur, comme Gaza

    La mémoire de la Shoah, inscrite dans l’histoire nationale et
    internationale, n’appartient à aucun courant politique. Accuser des
    institutions de « manipuler » cette mémoire pour des objectifs électoraux est
    une affirmation grave, qui nécessite des preuves solides et vérifiées. La
    recherche historique sur la Shoah et ses usages en politique est un domaine
    complexe, traité par des historiens comme Annette Wieviorka ou Henry Rousso,
    qui insistent sur la nécessité d’éviter les instrumentalisations — de part et
    d’autre.
    L’histoire des juifs nous apprend que ce qui a énerve
    les Egyptiens, les Romains, les Babyloniens, les Perses, l’Eglise Catholique et
    son Juif Perfide, les Musulmans, les Espagnols, les Nazis et les Soviétiques
    continue a énerver le monde entier aujourd’hui  Tous ont voulu
    exterminer, expulser, faire disparaître, dénoncer les Juifs…

    Le principal problème est qu’on nous martèle avec la
    Shoah et à chercher à en faire les victimes de l’histoire, pour tomber dans la
    rhétorique d’essayer de nous expliquer que la souffrance des juifs a été
    supérieure et que ça justifie plein de choses. Comme par exemple, ce type de
    comportement,   parce qu’ils sont juifs qu’ils volent la terre des
    autres avec l’excuse classique : « C’est dieu qui m’a donné cette
    Terre », suffisamment médiatisé ou enseigné.

    En insistant lourdement sur la Shoah, le sionisme mène
    un but éminemment politique pour l’entité israélienne qui doit faire oublier sa
    désastreuse image raciste et colonialiste. Que dire ? Même si ça choque
    quelques-uns, c’est du même ordre que Gaza : détruire pour détruire, tuer
    pour tuer, 

    OK pour parler de la Shoah mais alors il faut parler
    du génocide, et il se perpètre toujours dans l’indifférence quasi générale, à
    Gaza.

     Gaza : l’extermination de
    toutes les petites Ann Frank de la bande de Gaza !
    - Shoah par balle
    - Shoah par feu –
    Holocauste
    - Shoah par bombe
    - Shoah par faim et soif.

    En fait, on
    l’a compris, c’est tout pour Israël, rien pour les autres. Tout pour les Juifs,
    rien pour les goyim. Or, s’il est une entité criminelle qui pratique depuis sa
    genèse et jusqu’à aujourd’hui un terrorisme d’Erat, c’est bien l’Eretz.


    Immigration et antisémitisme : un débat complexe

    Il est incontestable que Antisémite soit à la
    mode, ça l’est devenu à partir du moment où la politique israélienne d’extrême
    droite (CRIF et consorts) a eu besoin de contrôler la liberté d’expression dans
    les médias occidentaux pour accélérer son projet de destruction de la nation
    palestinienne et de colonisation totale de la Palestine.
    Cependant, réduire la question à un
    affrontement communautaire ignore la multiplicité des causes : tensions
    géopolitiques, crispations identitaires, fracture sociale.

    La politique migratoire et la lutte contre
    l’antisémitisme doivent être discutées avec rigueur et nuances, afin d’éviter
    que des groupes entiers soient stigmatisés.

    Ce guidage par une minorité dite éclairée a des
    relents de paternalisme despotique qui trouve peu d’écho auprès d’un peuple
    d’élite historique aux réalisations grandioses et d’une insubmersible
    irrévérence : le panache français est peu réceptif aux génuflexions
    imposées par une escorte non sollicitée.

    Aujourd’hui, les juifs en France sont une communauté,
    un parti politique, une synagogue, un lobby, un club, une société secrète
    et  tout cela. Ils  ont en
    commun  l’origine,  les croyances, la classe
    sociale,  les opinions  les comportements. Ce qui est
    moyenâgeux, c’est lorsque le fait communautaire implique un isolement dans des
    modes de vie, un repli sur soi dans des relations sociales, à hurler en
    permanence à l’antisémitisme, pour venir ensuite sangloter contre une certaine
    exclusion, après avoir tout fait pour s’affirmer différent, relève alors de la
    plus profonde hypocrisie, c’est à la fois dégueulasse et indigne, c’est dire
    que le communautarisme juif en prenant son fantasme pour la réalité, ne cesse
    de planifier de la revendication de droits religieux, des droits spécifiques
    qui priment sur les droits sociétales de toute un  pays afin de se
    préserver de toute influence.


    Conclusion : pour un débat apaisé et factuel

    Critiquer le CRIF, le grand rabbinat ou toute autre
    institution est un droit humain  et démocratique.
    Tout en évitant  les amalgames et les
    généralisations, surtout lorsqu’elle concerne des communautés minoritaires. Le
    débat sur l’immigration, la mémoire et le rôle des institutions mérite d’être
    mené avec nuance, afin que les désaccords ne dégénèrent pas en hostilité ou en
    accusations globalisantes.

    Aujourd’hui, il faut dé-sioniser le monde, en
    commençant par la France devenue un pitoyable Sionistan aux ordres de pervers
    suprémacistes/racialistes/expansionnistes et aujourd’hui génocidaires :
    ceux que le grand penseur Juif israélien Leibowitz qualifiait de judéo-nazis avec
    tant de pertinence ! La dé-sionisation ne relève donc pas de
    l’utopie, mais du simple fait de ne pas se tromper d’ennemi,  plutôt que de se laisser manipuler par les
    medias aux ordres des sionistes.

    Quant à hurler en permanence à l’antisémitisme, Venir
    ensuite sangloter contre une certaine exclusion, après avoir tout fait pour
    s’affirmer différent, relève alors de la plus profonde hypocrisie, c’est à la
    fois dégueulasse et indigne.

    Adieu ô peuple élu la Palestine va probablement
    devenir judenrein!


    Kader Tahri
    Chroniqueur engagé, observateur inquiet
    « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme
    ça. »

    https://kadertahri.blogspot.com/

     

     

  • L’occupation à grande échelle de Gaza par Netanyahou se prépare

     

    Une stratégie militaire controversée

    Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou
    présente son plan pour Gaza comme prudent et pragmatique. Pourtant, derrière ce
    discours se cache, selon de nombreux observateurs, une stratégie visant à
    prolonger l’occupation militaire et à consolider le contrôle sur le territoire.

    Depuis des décennies, les politiques menées en
    Cisjordanie ont suivi le même schéma : expansion discrète, négociations gelées,
    justifications sécuritaires répétées. Gaza semble aujourd’hui sur la même
    trajectoire.


    Un dirigeant clivant et contesté

    Benjamin
    Netanyahou est accusé par ses détracteurs d’entretenir un état de guerre
    permanent.
    Les critiques soulignent :

    • Son double langage : un
      discours rassurant à l’international, un autre plus radical en interne.
    • Une absence de
      responsabilité politique
      face aux échecs militaires et diplomatiques.
    • Une stratégie électorale
      basée sur la peur et le nationalisme.

    L’objectif,
    selon ces voix critiques, n’est pas la paix, mais la prolongation du conflit
    pour renforcer sa position politique.


    Des accusations graves : nettoyage ethnique et crimes
    de guerre

    Plusieurs
    organisations de défense des droits humains dénoncent ce qu’elles qualifient de
    politique d’expulsion et de destruction systématique à Gaza et en
    Cisjordanie.
    Les méthodes accusées incluent :

    • Le déplacement forcé de
      populations.
    • Les bombardements massifs en
      zones civiles.
    • Le blocage de l’aide
      humanitaire.

    Ces
    pratiques, largement documentées, suscitent une condamnation internationale
    croissante.


    Conséquences pour la société israélienne

    Si
    Netanyahou est le visage de cette politique, ses opposants estiment qu’une
    partie significative de la société israélienne soutient — ou tolère — ces
    actions.
    Les divisions internes se creusent :

    • Une minorité militante
      anti-occupation.
    • Une majorité silencieuse ou
      favorable aux actions du gouvernement.
    • Des tensions croissantes entre
      impératifs sécuritaires et respect du droit international.


    Quel avenir pour Gaza et la paix au Proche-Orient ?

    La question
    centrale reste : les Israéliens peuvent-ils se libérer de l’occupation et
    reconnaître les droits humains des Palestiniens ?

    Sans changement politique majeur, l’occupation pourrait s’intensifier, rendant
    tout règlement pacifique encore plus lointain.
    La communauté internationale, quant à elle, devra choisir entre la passivité et
    une action diplomatique ferme pour éviter un nouvel épisode tragique dans
    l’histoire de la région.

     Kader Tahri


    Chroniqueur engagé, observateur inquiet
    « 
    Il faut dire les choses comme elles sont,
    mais refuser qu’elles soient comme ça
    .
    »

    https://kadertahri.blogspot.com/

     

  • Holocauste 2.0 des judéo-nazis contre les Palestiniens !

     

    Comme disait
    l’illustre  Penseur juif israélien Leibowitz,
    ils sont en train de causer la perte de la minorité de Juifs qui
    s’opposent à cette barbarie, totalement injustifiable/criminelle/amorale, et
    qui va être prise dans le tsunami de mépris et de haine se répandant contre les
    raclures sionistes à vitesse exponentielle et dans le monde entier !!

     

    Quant à
    cet Holocauste 2.0 du
    peuple palestinien perpétré par des criminels de guerre sur sa terre ancestrale
    – au vu et au su du monde entier… – il devra être jugé de la même façon que
    le fut celui qui fut perpétré en secret il y a plus de 80 ans, et tous les
    coupables condamnés de la même façon, si le monde d’aujourd’hui veut retrouver
    un semblant d’Honneur, après s’être vautré dans le déshonneur et la lâcheté
    criminels depuis si longtemps déjà !

    Pas un mot sur les
    annexions en Cisjordanie, pas un mot sur la violence des colons, ni sur le
    massacre de Palestiniens innocents en Cisjordanie. Tout est à blâmer pour les
    Palestiniens qui ne se comportent pas en victimes parfaites

    Contexte du conflit Israël–Gaza  

    Encore une fois :
    Israël est né de l’acquisition de terres par la force, du nettoyage ethnique,
    de l’apartheid et maintenant du génocide. De plus, elle a systématiquement
    détruit la diversité juive en imposant une langue et une culture artificielles.
    Elle présente toutes les caractéristiques d’un régime totalitaire sans
    équivalent dans la région. Pas plus de huit décennies sans interruption.

    Le sionisme, depuis
    Herzl, repose sur un concept raciste, prétendant explicitement résoudre le
    problème des Juifs.
    il divise les humains selon des critères mythologiques créés par l’homme.
    L’État explicitement sioniste ne naît pas, il est construit et bâti sur des
    terres ethniquement nettoyées et volées ; il est intrinsèquement criminel,
    il
     constitue un environnement hostile que les
    Palestiniens sont tenus à :

    Vivre dans la peur
    d’être arrêté par des soldats de Tsahal sans qu’on lui donne une raison et
    qu’on le jette dans une prison où les détenus sont régulièrement torturés.

    Vivre dans la peur de
    voir des colons violents commettre des crimes sans que les autorités chargées
    de faire respecter la loi ne réagissent.

    Vivre dans la peur que
    les bombes israéliennes détruisent sa résidence.

    Vivre dans la peur d’une
    roquette lancée depuis Gaza déchirant le toit de quelqu’un.

    Vivre dans la peur d’une
    bombe qui explose dans un bus transportant son enfant.

    Depuis octobre 2023, les affrontements
    entre Israël et le Hamas se sont intensifiés, provoquant un nombre élevé de
    victimes civiles et militaires. Les attaques du 7 octobre ont fait plus de 1
    100 morts côté israélien, dont civils et militaires. En réponse, l’armée
    israélienne a mené une série d’opérations militaires à Gaza, entraînant des
    destructions massives et un bilan humain très lourd.

    Bilan humain et données contradictoires : Victimes civiles et militaires

    Selon l’ONU et diverses ONG, des milliers
    de Palestiniens ont été tués depuis le début des bombardements, dont une
    proportion importante d’enfants, de femmes et de personnes âgées. Côté
    israélien, les pertes concernent à la fois des civils et des soldats de Tsahal.
    Au moment où Tsahal, l’armée la plus morale et la plus courageuse du monde,
    abat un enfant palestinien (un futur terroriste) toutes les heures, l’Occident prend
    sa plume pour défendre l’idée enfouie d’Israël comme État juif et démocratique.

    Estimations des combattants du Hamas

    L’armée israélienne affirme avoir éliminé
    ou capturé plusieurs dizaines de milliers de combattants. Cependant, des
    observateurs internationaux notent un écart entre ces chiffres et la poursuite
    des combats. Cette disparité statistique alimente le débat sur la fiabilité des
    bilans militaires.

    Rappel : sur les 1
    139 personnes tuées le 7 octobre :
    - un tiers (379) étaient
    des militaires d’active de Tsahal et des services de sécurité,
    - 95 % des deux tiers
    restants étaient des adultes israéliens (anciens militaires de Tsahal et
    réservistes),
    - nombre d’entre eux ont
    été tués par la glorieuse Tsahal…

    C’est vrai qu’en France,
    on se sent 100 % solidaires de ceux qui tuent principalement des femmes,
    des enfants et des malades, sans oublier les affamés qu’avec les combattants pardon,
    les terroristes du Hamas, c’est une autre paire de manches : Israël est
    censé en avoir éliminé un énorme paquet :

    En janvier 2025, le
    Jerusalem Post affirmait que les chiffres concernant les premières estimations
    israéliennes des forces du Hamas ne concordaient pas. En octobre 2023,
    l’armée israélienne estimait le Hamas à 25 000 combattants ; en
    2024, elle rapportait avoir tué 17 000 à 20 000 combattants,
    blessé 14 000 à 16 000 autres et capturé 6 000. Pourtant, en
    janvier, elle affirmait qu’il restait encore 12 000 à
    23 000 combattants. Pour corriger cette divergence, l’armée
    israélienne a révisé son estimation d’octobre 2023 à 40 000 et a
    déclaré que le Hamas avait dû en recruter des milliers de plus. (Wikipédia en
    anglais)

    Les médias et les
    dirigeants israéliens mentent tellement sur leurs victoires qu’ils se sont pris
    les pieds dans le tapis. À les entendre, 42 000 combattants… pardon,
    terroristes ont été éliminés, soit tués, soit blessés, soit capturés. Mais
    alors, pourquoi les combats se poursuivent-ils, et d’où viennent les nouveaux
    combattants pardon, terroristes ?

    Les enjeux du droit international

    Le droit international humanitaire, inscrit dans les Conventions de Genève,
    interdit les attaques délibérées contre les civils. De nombreuses
    organisations, dont Amnesty International et Human Rights Watch, appellent à
    enquêter sur d’éventuelles violations par toutes les parties au conflit.

    Parmi les accusations, on retrouve :

    • L’usage disproportionné de la
      force
    • Les attaques contre des
      infrastructures civiles (hôpitaux, écoles)
    • Le blocus total entravant
      l’accès à l’aide humanitaire

    Répercussions géopolitiques et
    diplomatiques

    • Isolement diplomatique
      croissant d’Israël auprès de certains alliés
    • Fractures au sein des pays
      arabes quant à la réponse à apporter
    • Mobilisation de la société
      civile internationale pour des cessez-le-feu

    S’opposer
    au génocide des Palestiniens, si on a bien compris sa démonstration, c’est
    accélérer le suicide civilisationnel de l’Occident, dont Israël serait la
    première, ou la dernière barrière. La sauvegarde de la démocratie israélienne
    vaut bien un génocide. Quand Israël aura écrasé sous les bombes tout le
    Proche-Orient, notre civilisation sera sauvée. Vivement la mort du dernier
    Palestinien !

    Des États comme l’Australie, l’Allemagne, l’Italie, la Nouvelle-Zélande et
    le Royaume-Uni ont exprimé leur opposition à une occupation prolongée de Gaza.

    La sortie de crise passera par :

    • La reconnaissance mutuelle des
      droits fondamentaux
    • L’arrêt des attaques contre les
      civils
    • Un cadre diplomatique
      garantissant la sécurité des deux peuples

    Sans dialogue politique, le risque est de voir le conflit s’enliser et les
    tensions régionales s’aggraver.

    Kader Tahri
    Chroniqueur engagé, observateur inquiet
    « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme
    ça. »

  • Gaza : le silence des ONG face à la répression et au génocide

     

    Il existe des silences plus accablants que mille calomnies. Celui qui entoure Gaza et son peuple en fait partie. Face à la répression, aux assassinats de journalistes et à la réduction de l’espace civique, certaines ONG internationales choisissent la prudence, voire l’inaction. Ce mutisme n’est pas neutre : c’est un choix politique aux conséquences graves.

    Gaza, une voix libre et indésirable

    À Gaza, on ne récite pas les slogans attendus. On pense, on interroge, on résiste. Et cela suffit à rendre le peuple indésirable aux yeux de certains pouvoirs. Banni, accusé de terrorisme dans son propre pays, Gaza subit une double peine : la répression interne et l’isolement international.

    Le silence complice des ONG

    Les organisations qui se mobilisent habituellement dès que la liberté chancelle ont, pour beaucoup, choisi ici de se retirer. Si la Ligue des droits de l’homme s’est engagée rapidement, d’autres comme Amnesty International, le Pen Club et Reporters sans frontières n’ont réagi qu’après coup. Quant à Front Line Defenders, spécialisée dans la protection des défenseurs des droits, elle est restée muette.

    Un militantisme sélectif

    Ce mutisme révèle une dérive : un militantisme sélectif qui hiérarchise les causes selon une grille idéologique ou géopolitique. Lorsqu’un mouvement correspond aux standards d’un progressisme internationalisé, il est soutenu sans réserve. Lorsqu’il trouble l’ordre établi, on l’abandonne.

    Un angle mort structurel

    À Gaza, l’espace civique se réduit chaque jour :

    • Journalistes assassinés
    • Associations muselées
    • Presse menacée
    • Procès à charge

    Pourtant, la mobilisation des grandes ONG reste frileuse : par peur de froisser, par souci d’équilibre diplomatique, ou parce que le dossier Israël–Palestine ne cadre pas avec une narration binaire simple.

    Défendre sans calcul

    En matière de droits humains, le silence est rarement neutre. Il est presque toujours un choix. Et parfois, il est une faute. Si les ONG veulent retrouver leur légitimité, elles doivent réapprendre à :

    • Parler quand c’est difficile
    • Soutenir les voix libres, même hors des cases établies
    • Défendre sans calcul

    Conclusion

    Le cas de Gaza est un test moral pour la défense des droits humains. Il est un miroir qui renvoie la fragilité de nos principes lorsque les enjeux politiques priment sur l’universalisme. Les ONG doivent choisir : redevenir des boussoles ou accepter d’être des calculatrices d’image.

    Discussion: Que pensez-vous du silence des ONG face à Gaza ? Partagez votre point de vue.

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  • Israël et la famine à Gaza : quand la victimisation devient un outil pour fuir la responsabilité

     

    La mentalité de victime comme stratégie politique

    Dans l’histoire contemporaine, peu de nations ont
    autant ancré leur identité sur la mémoire d’un traumatisme que l’État d’Israël.
    La Shoah, drame absolu du XXe siècle, est devenue une composante indélébile de
    la conscience nationale. Mais cette mémoire, lorsqu’elle se transforme en posture
    de victime permanente
    , peut servir à protéger l’État de toute critique
    morale, même lorsqu’il commet l’inacceptable.

    Dans ce mécanisme, la culpabilité historique est
    mobilisée pour inverser les rôles : ceux qui dénoncent les crimes commis à Gaza
    sont accusés d’antisémitisme, détournant le débat et neutralisant la remise en
    question.

    La culpabilité et la mentalité de
    victime sont fondamentalement des mécanismes d’évasion. Tant que vous vous
    sentez coupable, vous pouvez vous accrocher à l’idée que votre conscience vous
    permet de ressentir la culpabilité. Mais si vous n’agissez pas pour éliminer la
    cause de votre culpabilité et ne pas répéter votre erreur à l’avenir (c’est ce
    qu’on appelle l’apprentissage), vous ne faites qu’échapper à la réalité.

    Jouer la victime a un objectif
    similaire : éviter la réalité et les responsabilités personnelles qui y
    sont inévitablement liées. Rien n’est plus irritant que d’avoir affaire à des
    victimes accros à la mentalité de victime. Elles se maintiennent dans un état
    infantile, attendant que les autres règlent leurs problèmes. Lorsque des
    individus, ou une nation, tombent dans ce piège, ils se tournent vers le
    chantage affectif et la fourberie pour exercer un certain contrôle sur leur
    environnement – un spectacle peu réjouissant et très dangereux pour tous

    A l’indifférence face à la famine à
    Gaza  un sondage israélien récent, près
    de 79 % des citoyens se déclarent indifférents à la famine qui frappe la
    population de Gaza. Ce chiffre, glaçant, révèle une déconnexion morale
    profonde.

    Cette indifférence n’est pas le fruit du hasard. Elle
    est alimentée par :

    • La
      déshumanisation
      des
      Palestiniens dans le discours politique et médiatique israélien.
    • Le
      récit sécuritaire
      qui présente chaque geste humanitaire comme une
      faiblesse exploitable par “l’ennemi”.
    • L’autosuffisance
      morale
      , où
      l’histoire passée d’Israël devient un bouclier contre toute critique
      présente.

    Lorsqu’une majorité reste insensible à la souffrance
    qu’elle contribue à engendrer, il ne s’agit plus seulement de passivité. C’est une
    forme de complicité
    .

    La famine imposée à Gaza, qualifiée par des juristes
    internationaux de crime de guerre et potentiellement de crime contre
    l’humanité
    , ne se déroule pas dans le secret. Les images, les rapports
    d’ONG, les alertes de l’ONU circulent largement. Le choix de détourner le
    regard est donc un acte politique, même lorsqu’il se veut apolitique.

    En fermant les yeux, la société israélienne se place
    face à un risque historique : celui d’être perçue, dans les décennies à venir,
    comme complice d’un crime de masse. Ce basculement moral ne se mesure pas
    seulement en termes juridiques, mais aussi en termes de mémoire collective.

    Les sentiments ne comptent pas. Seuls
    les actes comptent. le peuple juif s’en fiche !

    Mais attention, un jour, la situation
    changera !

    Les Israéliens juifs s’inquiètent le
    moins du monde de la famine massive qui frappe les Gazaouis. Or, un récent
    sondage indique que 79 % d’entre eux n’en sont absolument pas préoccupés. En
    Israël, on ressent très peu de culpabilité face à cette famine massive. La
    plupart des Israéliens se réjouissent de la souffrance des Palestiniens et ne
    souhaitent rien d’autre que son aggravation

    L’histoire jugera non seulement les décideurs, mais
    aussi la société civile qui aura choisi le confort du déni.

    Sortir de cette spirale suppose une double rupture :

    1. Reconnaître
      la réalité des crimes en cours
      et leur impact humain.
    2. Dissocier
      la mémoire des tragédies passées
      de l’usage politique qui en est fait pour
      justifier l’injustifiable.

    Des analyses
    théoriques comme celle-ci sont utiles pour comprendre la situation, mais elles
    n’auront aucun effet sur les dirigeants ni sur la majorité de la population
    juive. Ils sont protégés par leur déni et ne changeront pas, à moins d’être
    profondément secoués. Et peut-être même pas.

    Le droit international est clair : provoquer intentionnellement
    une famine est un crime
    . La morale l’est tout autant : rester indifférent,
    c’est s’en rendre complice.

    Kader Tahri
    Chroniqueur engagé, observateur inquiet
    « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme
    ça. »

    https://kadertahri.blogspot.com/

     

    Appel à
    l’action
    :
    Partagez cet article pour briser le silence, informez-vous auprès de sources
    indépendantes et soutenez les organisations humanitaires œuvrant à Gaza.

     

     

  • Gaza : trahison internationale et silence complice face au génocide.

    Le texte percutant de Ramy Abdul, La
    justice manquante : comment la communauté internationale a trahi Gaza, expose
    avec force ce que beaucoup refusent de nommer : un génocide en direct, protégé
    par la complicité active des puissances mondiales.


    Depuis plus de deux ans, la population de Gaza subit bombardements, famine
    organisée, destructions massives – et le monde, au lieu d’intervenir, offre au
    régime occupant une couverture diplomatique et militaire ininterrompue.

    Sur la scène internationale, aucune
    lutte de libération moderne n’a connu une trahison aussi profonde que celle
    subie par Gaza. Aucun génocide récent n’a non plus été accueilli avec une
    complicité aussi flagrante et un silence aussi assourdissant. Pendant plus de
    deux ans, le monde a adhéré au discours de la puissance occupante, lui
    fournissant une couverture politique et morale qui a permis aux atrocités de se
    poursuivre sans relâche. Pendant ce temps, ses chaînes d’approvisionnement
    militaire n’ont rencontré aucune entrave, bien au contraire.

    La complicité active de la
    communauté internationale et surtout ce n’est pas seulement l’inaction qui
    scandalise : c’est l’obstruction délibérée aux mécanismes de justice.

    ONU, CIJ, CPI : incapables ou non
    désireuses d’imposer des sanctions ou d’obtenir des comptes.

    Union européenne : incapable de
    suspendre ne serait-ce qu’un programme scientifique marginal, tout en
    maintenant des accords commerciaux avec l’occupant.

    Chaînes d’approvisionnement
    militaires : intactes, voire renforcées.

    Cet Même dans le domaine juridique,
    les États qui prétendent défendre la justice et les droits de l’homme ont
    activement entravé tous les efforts visant à obtenir des comptes, que ce soit
    devant la Cour internationale de justice ou la Cour pénale internationale.

     Après deux années de villes entières réduites
    en ruines, de dizaines de milliers de morts en direct à la télévision et de
    civils délibérément affamés, l’Union européenne n’a guère fait plus
    qu’envisager de revoir son partenariat avec le régime génocidaire. Même l’idée
    symbolique de suspendre un programme marginal de coopération scientifique comme
    Horizon Europe n’a reçu le soutien que de 10 des 27 États membres.

    Au niveau local, la mobilisation
    mondiale a été faible – un échec moral de la conscience mondiale, qui s’est
    limitée à des manifestations tièdes et à des déclarations creuses, sans aucune
    grève sérieuse, mouvement de masse ou campagne de pression soutenue.

    Aujourd’hui, depuis plus de deux
    mois, la même communauté internationale s’est montrée incapable de contraindre
    le régime génocidaire à autoriser l’entrée humaine de nourriture, à protéger
    les agences humanitaires de l’ONU, ni même à garantir la survie de l’UNRWA – un
    démantèlement envisagé de longue date par le projet sioniste. L’occupation a
    bien compris cette situation ; elle alimente la poursuite et l’escalade du
    génocide, l’encourageant à explorer des scénarios encore plus brutaux,
    notamment la restitution des colonies, l’annexion des territoires de Gaza et la
    domination totale sur la Cisjordanie et Jérusalem.

    Après deux années d’annihilation
    systématique, le maximum que la communauté internationale ait réussi à offrir
    sont de faibles propositions pour un État palestinien dépouillé de
    souveraineté, de dignité et de sens, conditionnées au désarmement, à
    l’obéissance et à la renonciation complète aux droits historiques, politiques
    et moraux. Bien que la cause palestinienne ait retrouvé une partie de son
    importance en tant que lutte de libération mondiale, le régime occupant a
    largement réussi à dépeindre la résistance palestinienne – et le peuple
    palestinien dans son ensemble – comme violents et terroristes, en inscrivant
    son récit fabriqué dans le discours mondial. Comprendre la dynamique de
    l’opinion publique mondiale révèle une dure réalité : la solidarité, aussi
    large soit-elle, est éphémère si elle n’est pas canalisée stratégiquement et
    immédiatement.

    Cette complicité institutionnelle
    est le carburant qui alimente la poursuite du massacre et une mémoire
    collective menacée d’effacement, la solidarité mondiale est éphémère si elle
    n’est pas canalisée.
    L’histoire l’a montré :

    1982 : Sabra et Chatila –
    indignation mondiale, puis oubli et normalisation.

    2008 : offensive contre Gaza –
    soutien initial, puis silence médiatique.

    2018 : Rohingyas – indignation
    massive, puis disparition de la cause des gros titres.

    Aujourd’hui, le mot “génocide”
    s’impose davantage, mais le risque est grand que Gaza rejoigne la liste des
    injustices abandonnées à la poussière de l’oubli.

     

    Briser le cycle de l’oubli : de la
    colère à l’action

    Les causes justes ne triomphent pas
    par leur seule légitimité. Elles gagnent par la constance, la stratégie et la
    pression organisée.

    Cela signifie :

    Lancer et maintenir des campagnes
    internationales coordonnées.

    Construire des réseaux de solidarité
    transnationaux capables de contourner les blocages institutionnels.

    Documenter, archiver, diffuser
    inlassablement la réalité du terrain.

    Gaza ne peut se contenter de
    hashtags ou de marches symboliques. Il faut une action persistante qui dépasse
    l’émotion passagère. Sans campagnes organisées pour maintenir la visibilité et
    la pression, même les causes les plus justes risquent de disparaître des
    mémoires une fois les gros titres passés. En 1982, l’indignation mondiale a
    atteint son paroxysme après l’invasion du Liban par Israël et le massacre de
    Sabra et Chatila, mais elle s’est rapidement dissipée et Israël a rétabli des
    relations normalisées en toute impunité. En 2008, Gaza a bénéficié d’un élan de
    soutien international, qui s’est ensuite dissipé dès la fin de l’assaut.
    Aujourd’hui, même si le mot « génocide » est plus fréquemment associé à Gaza,
    le danger d’un oubli mondial plane – tout comme ce fut le cas pour les
    Rohingyas au Myanmar en 2018, ou pour la Namibie en 1971, lorsque la CIJ a
    déclaré illégale l’occupation de l’Afrique du Sud, une décision restée lettre
    morte pendant deux décennies.

    Conclusion : l’heure du choix

    Les causes justes ne triomphent pas
    uniquement en raison de leur justice, ni par le nombre de hashtags ou de
    sympathisants en ligne, mais par la capacité de leurs membres à maintenir leur
    élan, à faire pression et à saisir l’instant présent. Le monde n’a pas de
    mémoire ; il évolue au gré de l’instant. Et si cet instant n’est pas saisi
    avec sagesse et force, il s’estompera, telle une vague perdue dans le vaste
    océan de l’oubli.

    Ce texte est une gifle nécessaire à notre conscience collective. Gaza n’est
    pas seulement victime d’un génocide ; elle est aussi victime d’un abandon moral
    orchestré. Les États, les grandes institutions et même une partie de la société
    civile mondiale ont échoué, non par ignorance, mais par choix.

    Là où la justice devait s’imposer, nous avons vu l’obstruction volontaire.
    Là où la solidarité devait s’organiser, nous avons vu l’indifférence. Ce n’est
    pas seulement un échec politique — c’est un effondrement de l’humanité face à
    l’évidence.

    L’histoire récente nous avertit : les vagues
    de soutien s’écrasent vite si elles ne sont pas canalisées en campagnes
    organisées, persistantes et massives. La Palestine ne peut se contenter de
    hashtags et de marches symboliques. Ce qui est en jeu, ce n’est pas seulement
    sa survie physique, mais la préservation de sa mémoire, de ses droits et de son
    existence politique.

    Gaza nous met au défi de choisir :
    laisserons-nous cette cause rejoindre la longue liste des injustices oubliées,
    ou la transformerons-nous en une lutte victorieuse grâce à notre constance et
    notre action ? Ce choix ne peut plus attendre.

    Si cet instant n’est pas saisi avec
    détermination, Gaza sera effacée des écrans et des consciences, comme tant
    d’autres peuples avant elle. Nous avons un choix : Laisser cette cause
    disparaître dans l’océan de l’oubli, ou en faire une lutte victorieuse grâce à
    notre constance et notre action.

    Gaza nous met face à ce choix. Et ce
    choix ne peut plus attendre.

     Kader Tahri


    Chroniqueur engagé, observateur inquiet
    « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme
    ça. »

    https://kadertahri.blogspot.com/





  • L’antisémitisme, cache-misère d’un génocide télévisé

    C’est à
    cause du génocide qu’Israël se coupe de l’humanité car la majorité de ses
    habitants valide le massacre des Palestiniens.

    Il y a deux sortes de gens :
    ceux qui voient le génocide, et ceux qui voient l’antisémitisme pour ne pas
    voir le génocide.

    Pour les
    génocidaires, le camp d’en face est forcément judéocentré. C’est sûr que de
    voir jour après jour des femmes et des enfants assassinés, un pays entier
    écrasé sous les bombes, ça interroge, ça obsède. Ce qui obsède les êtres humains,
    ce n’est pas les juifs, mais une armée moderne qui procède à un génocide.

     Le conflit
    israélo-palestinien se traduit chez nous en un conflit verbal assez dérisoire,
    mais qui a le mérite de montrer deux choses : qu’il y a une présence
    médiatique israéliste complètement disproportionnée, avec des valeurs
    antirépublicaines et antifrançaises, et une résistance croissante à cette
    occupation

    Alors que les opérations militaires israéliennes ont
    provoqué une destruction massive à Gaza, une partie significative du débat
    public en France se focalise sur l’antisémitisme supposément croissant. Cette
    focalisation fonctionne comme une stratégie d’évitement face aux réalités d’un
    conflit asymétrique, et révèle une crise profonde du discours moral et
    médiatique français.

    Depuis plusieurs mois, les faits sont documentés :
    frappes ciblant des hôpitaux, infrastructures civiles anéanties, famine
    organisée, morts massives parmi les femmes et les enfants. Des centaines
    d’organisations internationales alertent sur ce qui pourrait constituer un
    génocide. Pourtant, en France, le cœur du débat public semble porter ailleurs :
    sur le prétendu regain d’antisémitisme.

    Cette inversion des priorités ne repose pas sur une
    analyse rigoureuse de la situation, mais sur une instrumentalisation
    rhétorique. Elle permet d’éluder la responsabilité politique de l’État
    israélien, de délégitimer la solidarité avec les Palestiniens, et de recadrer
    le débat autour d’un prisme moral unique : la protection d’Israël, quel qu’en
    soit le coût humanitaire.

    Dans ce cadre, toute critique de l’intervention
    militaire israélienne est rapidement soupçonnée d’antisémitisme. Cette
    confusion volontaire entre critique politique du sionisme et haine des juifs
    rend toute discussion sereine impossible. Elle permet surtout d’étouffer toute
    remise en cause du projet colonial israélien et de sa mise en œuvre actuelle à
    Gaza.

    La France, en particulier, souffre d’un climat
    intellectuel dégradé où le soupçon prime sur l’analyse. Un discours critique,
    même modéré, est immédiatement suspecté de complicité avec des idéologies
    extrémistes. Ce réflexe produit un effet paralysant sur les milieux
    universitaires, les rédactions, et les institutions religieuses.

    La disproportion de traitement médiatique est
    évidente. Très peu de médias généralistes français donnent la parole à des
    chercheurs, intellectuels ou témoins palestiniens. À l’inverse, les
    représentants institutionnels pro-israéliens jouissent d’un accès régulier aux
    plateaux télévisés, aux tribunes de grands quotidiens et aux relais politiques.

    Ce déséquilibre n’est pas une simple question
    d’orientation éditoriale. Il révèle un verrouillage idéologique, où la défense
    de la ligne israélienne devient un impératif moral, et toute déviation est
    considérée comme une faute. Il ne s’agit plus d’informer, mais de faire taire.
    Et cette asymétrie contribue à la perte de crédibilité progressive des médias
    dominants.

    Le journal La Croix, historiquement ancré dans
    une tradition catholique, offre un exemple particulièrement révélateur de cette
    difficulté à nommer l’injustice. Dans un article publié récemment, le quotidien
    évoque la « proximité religieuse et historique avec Israël » comme facteur de malaise
    parmi les catholiques, face à la situation dramatique à Gaza.

    Cette formulation, sous couvert de nuance, traduit en
    réalité une difficulté à affronter les contradictions morales. Comment une foi
    fondée sur l’Évangile peut-elle rester neutre face à des crimes contre
    l’humanité ? Comment une proximité historique justifie-t-elle le silence ou la
    prudence, lorsqu’un peuple est broyé sous les bombes ? Ce malaise n’est pas
    moral. Il est politique.

    Le soutien massif de la population israélienne à
    l’offensive militaire actuelle, tel que révélé par plusieurs sondages, pose une
    question de fond : un État peut-il rester moralement légitime lorsqu’il
    cautionne, à grande échelle, l’écrasement d’un autre peuple ? La réponse
    universelle devrait être négative. Or, c’est précisément cette question que
    l’on refuse d’aborder en France.

    En se
    coupant de toute exigence universaliste, Israël adopte une logique de
    séparation radicale : entre ses intérêts et ceux du reste du monde, entre sa
    mémoire et celle des autres, entre son droit à la sécurité et les droits
    fondamentaux des Palestiniens. Il ne s’agit plus de sécurité, mais
    d’effacement.  
    Ils sont
    aujourd’hui littéralement en train de se suicider, ce qui constitue un
    spectacle à la fois gratuit et moral assez réjouissant.

    Mon Dieu, youpi ! 
    Tu peux bien prendre Gaza, la raser pierre après pierre, croire
    qu’en effaçant la carte, tu redessineras l’histoire. Mais c’est une illusion
    pour enfants mal sevrés. Ce chemin-là, une fois emprunté, transforme le
    conquérant en créature de poussière : ce n’est pas la terre qui change,
    c’est la mentalité. Et elle ne connaît que deux issues : la fureur ou la
    folie.

    On t’a vendu l’idée d’un paradis à reconquérir. Un
    mirage. Car si c’était vraiment l’Eden, tu n’attendrais pas un messie pour y
    poser ton trône. Il n’y a pas de paix là où le sol est pavé de mensonges et
    d’exils. Et ceux que tu accuses de voler ta lumière ? Ce ne sont pas des
    ombres étrangères, mais les reflets de ta propre trahison. Des fils perdus,
    grimés en ennemis, que tu préfères haïr plutôt que reconnaître.

    Alors, pour ne pas sombrer, tu t’accroches à une
    vieille promesse, à l’idée qu’un jour viendra un sauveur, un type sans prépuce,
    selon la tradition, surgissant dans les cendres comme une mauvaise fable
    biblique version Disney. On attend la magie, on ferme les yeux sur la
    boucherie, et on continue le conte, en espérant que cette fois, il finira bie
    n.

    Mais les contes ne mentent qu’à ceux qui les écoutent.
    Les autres voient la main derrière le rideau, le sang sous le vernis, et
    comprennent que le royaume n’est pas en danger. Il est déjà tombé.

    L’idée d’un Israël porteur d’un destin exceptionnel,
    moralement inattaquable, est aujourd’hui fragilisée. La destruction de Gaza
    n’est pas seulement une tragédie humaine. Elle marque aussi la faillite d’un
    récit fondateur, celui d’un État-victime devenu à son tour État-perpétrateur.
    Ce basculement historique est encore nié par certains, mais il est visible pour
    quiconque regarde les faits.

    Ce ne sont pas les ennemis d’Israël qui ternissent son
    image. Ce sont ses propres actes, documentés, diffusés, archivés. Aucun
    contrôle médiatique ne pourra à long terme masquer ce que les satellites, les
    ONG, les rapports d’experts, les témoignages locaux ont déjà établi.

    La période que nous vivons n’appelle pas à la
    vengeance, mais à la lucidité. Comme après 1945, lorsque les médias français
    ont dû rendre des comptes sur leur collaboration, un moment de refondation
    morale s’imposera. Pas forcément sous forme de procès ou de sanctions, mais par
    une reconquête de la parole publique, libre, argumentée, courageuse.

    Le discours anti Palestinien n’est pas un simple
    désaccord idéologique. Il est devenu un dispositif d’occultation, de
    disqualification, d’aveuglement. À l’inverse, la défense des Palestiniens ne
    relève pas d’un projet identitaire, mais d’un réflexe éthique élémentaire. Il
    ne s’agit pas d’être pro-musulman, ni anti-juif, mais simplement humain.

    La priorité du moment n’est pas de dénoncer une vague
    d’antisémitisme souvent fantasmée, mais de nommer un génocide en cours. De
    refuser la neutralité face à une destruction planifiée. Et d’assumer que la
    défense du droit international, de la dignité humaine, de la vérité, ne peut
    être subordonnée à aucune loyauté géopolitique ou religieuse.

    Ce n’est pas Israël qui est en danger. C’est notre
    capacité collective à voir, nommer, juger.

    Kader Tahri
    Chroniqueur engagé, observateur inquiet
    « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme
    ça. »

    https://kadertahri.blogspot.com/

  • Le désarmement du Hamas : un prétexte pour une guerre sans fin

     

    Alors que les appels internationaux à la fin des
    hostilités à Gaza se multiplient, une exigence revient avec insistance : que le
    Hamas se désarme. Ce mot d’ordre, présenté comme une condition préalable à tout
    cessez-le-feu, révèle en réalité une logique perverse, celle d’une guerre
    conçue pour ne jamais s’arrêter. Car pourquoi le Hamas devrait-il déposer les
    armes, alors qu’Israël, puissance occupante et colonisatrice, continue de mener
    une politique d’agression systématique contre les Palestiniens, où qu’ils
    soient ?

    Une paix juste, pas une reddition
    avec un désarmement à sens unique

    Depuis des décennies, les gouvernements israéliens
    successifs ont refusé toute reconnaissance sérieuse de leur responsabilité
    historique : l’expulsion des Palestiniens en 1948, l’occupation de 1967, la
    colonisation effrénée des terres cisjordaniennes, le siège inhumain de Gaza.
    Jamais Israël n’a reconnu ses crimes ni indemnisé ses victimes. Le désarmement
    des groupes de résistance, dans ce contexte, n’est pas un pas vers la paix :
    c’est une capitulation unilatérale exigée d’un peuple occupé, sous menace
    constante.

    Loin d’être un accident ou une dérive, la guerre
    actuelle est le prolongement logique d’un projet colonial. Le gouvernement
    Netanyahou, soutenu par une coalition kahaniste d’extrême droite, ne veut ni de
    l’Autorité palestinienne à Gaza, ni de souveraineté palestinienne à quelque
    niveau que ce soit. Sa stratégie ? Gagner du territoire, détruire
    l’infrastructure sociale palestinienne, étendre la colonisation, et perpétuer
    la domination juive exclusive sur toute la terre entre le Jourdain et la mer.

    Cette politique n’est pas seulement meurtrière. Elle
    est suicidaire, comme le rappellent 600 anciens responsables de la sécurité
    israélienne qui ont récemment averti que la poursuite de la guerre mènerait
    Israël à la ruine. Ils dénoncent un cabinet de guerre qui, au mépris même des
    avis militaires de Tsahal, impose une logique maximaliste, où le nettoyage
    ethnique est envisagé comme solution stratégique.

    Ceux qui réclament aujourd’hui la reddition du Hamas
    oublient (ou feignent d’oublier) le précédent d’Arafat et de l’OLP. En 1982,
    après avoir accepté l’exil à Tunis, les combattants palestiniens laissaient
    derrière eux leurs familles dans les camps libanais. Quelques semaines plus
    tard, à Sabra et Chatila, sous les yeux de l’armée israélienne, les milices
    phalangistes ont massacré 2 000 civils palestiniens. Ce n’est pas une opinion :
    une commission israélienne a reconnu la responsabilité indirecte d’Ariel Sharon
    dans ce crime. Comment demander à un peuple de se désarmer quand son passé lui
    rappelle que même la reddition ne garantit rien, si ce n’est le massacre ?

    La guerre ne se joue pas seulement à Gaza. Elle secoue
    aussi l’intérieur d’Israël, où les fractures s’aggravent entre familles
    d’otages, opposition pacifiste, conscrits ultra-orthodoxes, et partisans
    messianiques de la colonisation. Le rêve d’un « État juif démocratique » se
    disloque sous le poids de ses contradictions. Israël est peut-être
    militairement dominant, mais il perd sur les fronts politiques, moraux,
    économiques et internationaux.

    Dès le début de
    cette campagne génocidaire, de nombreux personnels médicaux juifs israéliens
    ont salué le bombardement des hôpitaux de Gaza. Ce qui est écrit ici ne devrait
    pas surprendre. Le déni de l’entreprise sioniste, perçue comme une entreprise
    raciste, est profondément ancré, même parmi ceux qui apportent une aide
    humanitaire – à l’exception des rivaux palestiniens. La responsabilité des citoyens
    de protester et d’agir est d’autant plus lourde lorsque c’est leur propre pays
    qui commet ou aide ou encourage un génocide.

     

    Comme l’écrivait G.
    Levy il y a de nombreuses années, « les Israéliens
    sont des spécialistes de l’aide humanitaire dans des zones éloignées, mais pas
    dans leur propre arrière-cour
    ».

     

    C’est simplement que
    le cerveau humain est fragile et préfère les histoires aux faits, que tant de
    gens s’emballent et se vantent de vertu à propos de Gaza, alors qu’ils ignorent
    ou ne reconnaissent même pas que le 7 octobre a eu lieu, ni que le Hamas existe
    principalement pour répéter ces violences contre les Israéliens et les Juifs.

    Il est important de
    reconnaître et même de protester contre le fait que le gouvernement israélien
    soit odieux, mais le temps d’antenne dont il bénéficie est encore largement
    disproportionné par rapport aux autres conflits et catastrophes humanitaires
    mentionnés, sans parler de la dystonie qui se déroule aux États-Unis, qui n’est
    pas encore aussi grave au niveau national, mais qui explique en grande partie
    pourquoi il est si difficile pour l’humanité de corriger le tir aujourd’hui.

    Il est vrai
    qu’Israël fait une mauvaise chose et qu’il est également utilisé comme bouc
    émissaire.

    Les médecins israéliens, comme la majorité des Juifs
    israéliens, sont d’accord avec Netanyahou pour faire disparaître les
    Palestiniens. Ils peuvent encore se considérer comme des personnes morales, la
    morale juive, l’armée morale, mais ils sont complices d’un génocide. Après
    avoir tué près de 20 000 enfants palestiniens, la place d’Israël est
    bannie des nations.

    Résister n’est pas un crime, c’est
    une nécessité

    Accuser les Palestiniens de violence sans jamais
    interroger l’origine de cette violence, l’occupation, l’humiliation, le blocus
    – relève d’un renversement obscène. Il n’y a aucune rationalité à demander à un
    peuple d’abandonner ses moyens de défense tant que la violence coloniale, elle,
    demeure intacte et impunie.
     Le Hamas est-il
    responsable de ce qu’il appelle « le massacre de la farine » ?
    Vraiment ?

    Il y a eu quelques signes avant-coureurs,  

    Le sort des Gazaouis et des Palestiniens au cours des
    décennies sous la botte sioniste, et ensuite, plus important encore, son récit
    de ce que serait l’avenir des Gazaouis et des Palestiniens sous le statu quo
    régnant avant l’incursion du déluge d’Al-Aqsa.

    Le Hamas a
    peut-être mal évalué le degré de cruauté et de violence de la réponse de la colonie
    sioniste à l’incursion, mais qualifier cette erreur de « trahison » est une
    expression qui, si elle est facile à prononcer pour un sioniste refusant de
    reconnaître que le sort des Palestiniens a été une brutalité et une humiliation
    écrasantes, et que leur destin est un effacement progressif et implacable, n’en
    est pas moins une manifestation d’une obtusité symptomatique. Trahison non génocide.
    Et les dés ne sont pas encore tombés.

    Ce qui est en jeu n’est pas seulement la survie du
    Hamas, mais la possibilité pour les Palestiniens d’exister, de résister, de
    refuser l’effacement. À Gaza aujourd’hui, l’alternative n’est pas entre la
    guerre et la paix, mais entre la soumission et la dignité.

    Le cessez-le-feu ne doit pas être conditionné à une
    reddition unilatérale. Il doit permettre :

    • La
      levée immédiate du blocus de Gaza.
    • L’arrêt
      des bombardements et du nettoyage ethnique en cours.
    • Le
      retour des otages et la libération des prisonniers politiques.
    • Une
      reconnaissance claire de la cause palestinienne dans sa dimension
      historique et politique.

     .
    La communauté internationale, les
    opinions publiques, les journalistes, les élus, doivent cesser de faire
    semblant : il n’y a pas de paix possible sans justice, pas de justice sans
    mémoire, et pas de mémoire sans vérité.

    Kader Tahri
    Chroniqueur engagé, observateur inquiet
    « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme
    ça. »

    https://kadertahri.blogspot.com/

     

    La paix
    n’est possible que si le droit à la dignité et à la souveraineté est reconnu.

    Résister, ce n’est pas refuser la paix. C’est refuser l’humiliation.

     

  • Gaza : l’eau utilisée comme arme de guerre.

     

    En soutien à
    Ahmad Abushawish et au peuple palestinien de Gaza

    Le cri lancé
    par Ahmad Abushawish dans sa tribune « À Gaza, l’eau tue aussi ! » ne peut
    laisser aucune conscience humaine intacte. Ce n’est pas un simple témoignage :
    c’est un acte d’accusation, un constat clinique de la barbarie contemporaine,
    menée non pas à coups de slogans mais à coups de soif, de maladie et de
    privation.

    À Gaza,
    boire peut tuer. Se laver peut tuer. Réparer un puits peut tuer. Attendre sa
    ration d’eau, sous un soleil de plomb, peut tuer.

    Ce n’est pas
    une métaphore. Depuis octobre 2023, l’armée israélienne a détruit plus de 85 %
    des infrastructures hydrauliques de la bande de Gaza. Elle a bloqué l’entrée
    des matériaux nécessaires à leur réparation. Elle a bombardé des stations de
    dessalement, ciblé les dépôts d’équipements, et tué des techniciens de
    maintenance. En quelques mois, Gaza est passée de la survie à l’agonie.

    Les chiffres
    sont accablants : entre 2 et 9 litres d’eau par jour et par personne,
    contre les 100 litres recommandés par l’Organisation mondiale de la
    santé – et les 247 litres consommés quotidiennement en Israël. Le
    contraste est saisissant : pendant qu’une population suffoque dans la chaleur
    sans eau, l’autre se baigne librement à quelques kilomètres de là, dans la même
    Méditerranée.

    Ce n’est pas
    un désastre naturel. C’est une politique. Une politique qui transforme un bien
    vital en instrument de soumission. En décembre 2024, Human Rights Watch
    affirmait que « la privation d’eau à Gaza par Israël constitue un acte délibéré
    » relevant du crime de génocide. L’eau est utilisée comme arme, non pas
    pour vaincre une armée, mais pour briser un peuple.

    Le
    témoignage d’Ahmad est glaçant : contaminé par l’eau d’un puits, il a survécu à
    une hépatite A, tandis que d’autres succombent chaque jour à des maladies
    d’origine hydrique. Il n’écrit pas au passé : il écrit depuis le front d’un
    effondrement organisé, méthodique, où l’inaction de la communauté internationale
    devient une complicité active
    .

    Combien
    faudra-t-il encore de morts silencieuses – par déshydratation, par infection,
    par fatigue – pour que cesse cette politique d’asphyxie ?

    À ce titre,
    nous affirmons que :

    • Privatiser l’accès à l’eau dans une zone sous blocus est
      un crime.
    • Cibler les infrastructures
      hydrauliques
      est un
      crime.
    • Empêcher la réparation de ces
      infrastructures
      , ou
      tuer ceux qui s’y emploient, est un crime.
    • Laisser mourir une population
      par soif
      est un
      crime.

    Le droit
    international n’est pas un texte théorique. Il est fait pour des situations
    comme celle-ci. Il est fait pour que les responsables répondent. Il est
    fait pour que les États complices soient interpellés. Il est fait pour
    que la vie ait un sens même dans les coins les plus sombres de notre histoire.

    Nous
    demandons :

    • La levée immédiate du blocus
      sur les matériaux et équipements liés à l’eau à Gaza ;
    • La protection internationale
      du personnel humanitaire et des infrastructures civiles
      ;
    • La poursuite judiciaire des
      responsables israéliens
      des attaques contre les services essentiels ;
    • Une enquête indépendante
      sur la stratégie de destruction de l’accès à l’eau à Gaza.

    Cette
    tribune n’est pas une opinion : c’est un devoir de parole. Parce que se taire
    face à un tel crime, c’est déjà en devenir complice.

    Et à Ahmad
    Abushawish, nous voulons dire ceci : votre voix est la nôtre. Vous
    portez la vérité nue, que tant refusent de voir. Nous ne serons pas de ceux qui
    détournent le regard.

    Kader Tahri
    Chroniqueur engagé, observateur inquiet
    « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme
    ça. »

    https://kadertahri.blogspot.com/

    📢 Soutenez Ahmad Abushawish
    et tous les civils privés d’eau à Gaza : partagez cette tribune, parlez-en,
    interpellez vos élus. Le silence tue.

  • Antisémitisme instrumentalisé, palestinocide invisibilisé une stratégie pour occulter le génocide à Gaza ?

     

    Depuis le début de l’offensive militaire
    israélienne sur Gaza en octobre 2023, les autorités françaises et la majorité
    des grands médias ont choisi de concentrer leur discours public sur une
    prétendue flambée d’antisémitisme. Ce glissement discursif, qui tend à reléguer
    au second plan le sort des Palestiniens, interroge profondément. Non pas parce
    que l’antisémitisme ne serait pas une réalité il l’est, et doit être combattu
    sans concession mais parce que son invocation systématique sert ici à détourner l’attention de la guerre en cours,
    à
    neutraliser la critique légitime
    de l’État d’Israël
    et à museler la solidarité avec un peuple colonisé,
    bombardé, affamé.

    En droit, un acte ne devient antisémite qu’à
    l’issue d’une enquête et d’un jugement. Or, en France, les chiffres relayés par
    le ministère de l’Intérieur et par de puissants relais communautaires ne font
    pas toujours cette distinction essentielle : ils englobent signalements,
    déclarations ou plaintes, sans attendre que la justice établisse les faits. On appelle
    cela un effet d’annonce,
    qui n’est pas anodin. Car dans un contexte où la parole critique est
    criminalisée, où des manifestations pro-palestiniennes sont interdites ou
    violemment réprimées, l’amalgame entre
    antisémitisme et antisionisme devient un outil politique de premier plan.

    Ce glissement, désormais institutionnalisé, ne
    vise pas seulement à protéger les citoyens juifs contre des actes de haine (ce
    qui est légitime), mais à délégitimer
    toute critique du sionisme
    , même lorsqu’il s’exerce dans ses formes
    les plus violentes et racistes. En brandissant l’antisémitisme comme un écran
    de fumée, on cherche à effacer du champ visuel et émotionnel les milliers de
    civils tués à Gaza – majoritairement des femmes et des enfants – par des
    bombardements massifs, la famine imposée, la destruction des infrastructures
    vitales, les attaques contre les hôpitaux.

    Ce n’est pas l’antisémitisme qui est remis en
    cause ici, mais son instrumentalisation
    politique
    . Il ne s’agit pas de nier la réalité de la haine
    antijuive – elle existe, elle tue, et elle doit être combattue fermement. Mais
    il faut aussi oser dire que cette haine est souvent décontextualisée, hypertrophiée médiatiquement, et
    orientée de manière à servir un agenda idéologique précis
    :
    étouffer la mobilisation internationale pour la Palestine.

    Comment expliquer, sinon, ce silence
    assourdissant sur les conclusions de la Cour pénale internationale, qui a
    estimé recevables les accusations de crimes de guerre, voire de génocide, à
    l’encontre des autorités israéliennes ? Pourquoi les images insoutenables de
    Gaza, diffusées chaque jour sur les réseaux sociaux, ne déclenchent-elles pas
    la même émotion ni la même indignation dans les médias français que certaines
    inscriptions sur un mur parisien ? Pourquoi la compassion est-elle à géométrie
    variable ?

    Le plus grave, c’est que cette stratégie produit
    l’effet inverse de celui qu’elle prétend rechercher. Elle affaiblit la lutte contre l’antisémitisme,
    en la mêlant à des enjeux qui ne relèvent pas de la protection des citoyens
    juifs mais de la défense inconditionnelle d’un État. En criminalisant toute
    critique du sionisme, elle désarme les
    esprits démocrates
    et encourage la défiance à l’égard des
    institutions. Elle rend suspect tout
    soutien au peuple palestinien
    , comme si l’humanisme devait
    passer un test de loyauté.

    Il faut le dire avec force : la critique du sionisme n’est pas un délit, c’est un
    devoir moral
    face à une idéologie d’occupation, d’apartheid et
    d’expulsion. La solidarité avec les Palestiniens n’est pas une forme déguisée
    d’antisémitisme, c’est une exigence de justice.

    Nous ne pouvons accepter que le mot
    « antisémitisme », qui désigne une réalité tragique de l’histoire
    européenne, soit instrumentalisé pour justifier l’injustifiable et couvrir les
    crimes commis à Gaza. Nous ne pouvons
    accepter que la mémoire de la Shoah soit mobilisée pour protéger un projet
    colonial
    .
    Et nous ne pouvons, surtout, détourner les yeux d’un
    peuple qui meurt à huis clos, au nom d’une sécurité israélienne qui confond
    paix et domination.

    En cette heure tragique, il est plus urgent que
    jamais de dissocier la lutte contre l’antisémitisme de toute tentative de
    blanchiment politique ou de chantage à la parole. C’est à cette condition que
    nous pourrons faire reculer à la fois la haine des juifs… et l’oubli des
    Palestiniens.

    Kader Tahri
    Chroniqueur engagé, observateur inquiet
    « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient
    comme ça. »

    https://kadertahri.blogspot.com/

    Si cette tribune vous parle, partagez-la largement. Ne laissons pas le mot « antisémitisme » être utilisé pour étouffer le droit à la vérité et à la solidarité.