Catégorie : Palestine & Moyen-Orient

Analyses consacrées à la Palestine, à Israël, au Moyen-Orient et aux rapports de force régionaux et internationaux.

  • Israël : realpolitik silencieuse et un négationnisme du Génocide à Gaza :

     

    En
    août 1945, le monde entier fut saisi d’effroi devant les images d’Hiroshima
    détruite par une bombe atomique américaine. Environ 140 000 personnes furent
    tuées. L’humanité, traumatisée, jura qu’elle ne laisserait plus jamais pareille
    horreur se reproduire. Nous pensions avoir touché le fond. Nous pensions que ce
    seuil d’inhumanité ne serait plus franchi. Et pourtant, aujourd’hui, à Gaza,
    c’est une autre forme d’anéantissement qui s’écrit en temps réel, dans le
    silence assourdissant des grandes puissances.
     

    Gaza
    n’est plus simplement un territoire sous blocus. Gaza est devenu un symbole. Un
    verdict. Un miroir tendu à l’humanité. Ce que nous y voyons n’est pas seulement,
    une colonisation, une crise humanitaire, mais le dévoilement cru de ce que nous
    sommes devenus : une civilisation qui regarde mourir des enfants à l’écran sans
    frémir, sans agir, sans honte.

    L’indignation
    sélective, poison de la diplomatie avec une
    triste moisson, triste bilan.

    La
    communauté internationale, si prompte à réagir ailleurs, semble paralysée. La
    France, terre autoproclamée des droits de l’Homme, n’ose plus que des appels à
    la « retenue », vidés de toute force. L’Union européenne, empêtrée dans ses
    intérêts économiques et stratégiques, multiplie les déclarations symboliques
    tout en poursuivant ses exportations d’armes. Quant aux États-Unis, leur
    soutien inconditionnel à Israël n’est plus seulement une position diplomatique
    : il est devenu une faillite morale.

    Derrière
    l’argument du droit à l’autodéfense, on tolère l’intolérable : des
    bombardements sur des hôpitaux, des écoles, des ambulances. On assiste au
    ciblage de journalistes, à la famine comme arme de guerre, à la destruction
    systématique d’infrastructures vitales. L’ONU alerte, les ONG dénoncent, les
    civils appellent à l’aide. Mais tout cela semble s’échouer sur le mur de
    l’indifférence.

    Comme
    d’habitude, pour maquiller son parti-pris colonial et son anti-Palestinien
    éhonté Israël prend des petits bouts de réalité, ceux qui l’arrangent pour sa
    thèse, évacuant tout ce qui le gène, et se privant volontairement d’une vue
    d’ensemble géostratégique en se contentant de quelques éléments factuels mais
    ponctuels, tactiques, où on ne sait jamais, quand on raisonne par bribes, si
    c’est l’œuf qui a fait la poule ou la poule qui a fait l’œuf (en gros savoir
    qui a commencé quand il y a un geste hostile
    ).. Là c’est du genre « Oui
    le 07 octobre, ils ont enlevé des soldats à tel endroit de la frontière ».
    ..  

    La
    criminalisation de la parole, Israël produit cet élément de langage de la
    propagande pour justifier des décisions dores et déjà prises, Histoire de
    prolonger le massacre, donc critiquer une politique, une stratégie militaire,
    une occupation prolongée, n’est pas de l’antisémitisme. Il est urgent de faire
    la distinction entre critique légitime d’un État et haine raciale ou
    religieuse. Malheureusement, beaucoup préfèrent se taire, de peur d’être
    étiquetés. La neutralité est devenue une forme de lâcheté respectable.

    Les
    grandes voix qui osaient autrefois dire les choses,  Rachel Corrie, Desmond Tutu, Vittorio
    Arrigoni
     ne sont plus. À leur
    place, des éditorialistes soucieux de carrières, des chefs d’État soucieux de
    contrats d’armement, et des politiques maniant la langue de bois comme une
    stratégie de survie.

    Il
    existe certainement des nazis en Israël, ils dirigent l’État sans frontières, ethno-État
    raciste utilisant la religion pour imposer un autoritarisme fasciste
    décomplexé, qui se complaît dans l’esthétisation de la haine et Netanyahou,
    n’était pas démocrate, il  est un
    fasciste. Les fascistes ces judéo-nazis sont des agitateurs qui donnent le
    pouvoir à une clique de pervers, de menteurs et d’assassins, tous pareillement
    unis par la haine de Gaza et par la haine de l’Arabe – l’une n’allant pas sans
    l’autre -.

    Gaza
    n’est pas un champ de bataille, c’est un abattoir. C’est du négationnisme comme
    ceux qui prétendent que les chambres à gaz n’ont pas existé. 

    Il est
    temps de dire que la Résistance des Palestiniens à la colonisation, fait preuve
     de plus de souplesse et d’imagination, et exploite habilement des
    faiblesses repérées chez l’armée sioniste sur le terrain. Cependant, malgré le
    succès de cette percée combative des résistants, l’affaire est loin d’être pliée,
    les Israéliens continuant à disposer de moyens importants leur permettant de
    geler le front. Mais, le plus important à retenir, c’est que lGaza
    l’initiative, et qu’elle démontre qu’elle est capable à la fois de
    surprendre et de mener deux efforts importants en même temps. 

    Il
    faut dire les choses. Gaza n’est pas un conflit symétrique. Ce n’est pas une
    guerre classique entre deux armées. C’est une population piégée, assiégée,
    affamée, privée d’eau, de soins, de secours. C’est une tragédie humaine filmée
    en haute définition, que l’on consomme à travers nos écrans, sans détourner les
    yeux, sans plus même s’émouvoir.
    C’est Gaza et son peuple opprimé, pour ses ennemis
    historiques où le chef de guerre sioniste
    en
    vilain garnement apparaît essoufflé, récitant un communiqué de victoire auquel
    il ne doit pas croire lui-même.

    Le
    rôle des propagandistes de la guerre est de nous faire accepter la guerre, la destruction
    et l’effacement, la famine qui vont tomber sur le dessus de Gaza, l’entité
    sioniste comme tous les propagandistes de la guerre, emploie les bonnes
    vieilles recettes éprouvées par Goebbels. Un deux poids, deux mesures
    caricaturales qui ne dérange pas les belles âmes occidentales, le soutien  du maître est sacré !

    Le
    droit international, pourtant censé protéger les civils en temps de guerre,
    semble lui aussi avoir déserté. Aucun mécanisme contraignant. Aucune volonté
    politique de rendre des comptes. L’impunité est totale. Et avec elle,
    l’arrogance de ceux qui tuent et l’impuissance de ceux qui regardent.

    Si
    Gaza est un test moral pour notre époque, Gaza reste un test pour l’humanité, que
    nous sommes en train de l’échouer. Car il ne s’agit plus seulement de
    géopolitique ou de diplomatie: il s’agit de la dignité humaine, de ce que nous
    acceptons ou refusons en tant que civilisation.

    À
    force de justifier l’injustifiable, de relativiser l’horreur, de cacher
    l’indifférence derrière des concepts juridiques ou stratégiques, nous perdons
    quelque chose de fondamental : notre humanité. Ce siècle sera celui de l’intelligence
    artificielle, peut-être. Mais il restera surtout, pour l’instant, celui où l’on
    a regardé mourir des enfants sans rien faire.

    Et
    maintenant ? Il ne suffit plus de « condamner avec la plus grande fermeté
    ». Il ne suffit plus de parler de « cessez-le-feu humanitaire ». Il faut
    des actes, des sanctions, des ruptures claires avec les États et les politiques
    qui violent les principes fondamentaux du droit international et du respect de
    la vie humaine.

    Tant
    que nous resterons passifs, nous serons complices. Gaza ne demande pas la pitié
    du monde, mais sa responsabilité. Il est temps de le comprendre. Et surtout, de
    l’assumer.

    Kader Tahri
    Chroniqueur engagé, observateur inquiet
    «
    Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser
    qu’elles soient comme ça
    . »

  • Gaza : Palestinocide ou Gazanocide un cri de douleur et de colère! !!!

     

    « Trop de succès engendre l’arrogance. Et l’arrogance provoque la chute. » (Lao Tseu),

    Oui, il est important de reconnaître le terrorisme
    israélien, tant de la part de Tsahal que des colons illégaux de Cisjordanie,
    comme un génocide. Le recours à l’aviation pour bombarder des villes entières,
    l’attaque par des lâches armés d’agriculteurs et de bergers, et le refus
    d’accès à la nourriture, à l’eau et à l’aide médicale montrent clairement que
    la mort de civils palestiniens n’est pas un dommage collatéral d’une «guerre
    juste» contre la résistance du mouvement Hamas, mais l’objet principal d’une
    agression terroriste visant à purifier ethniquement ce qui reste de la
    Palestine et à s’emparer de toutes les terres palestiniennes.

    Le droit international des droits de l’homme, le droit
    international humanitaire et le droit pénal international interdisent les
    crimes de guerre et les crimes contre l’humanité (destruction d’hôpitaux,
    bombardement de travailleurs humanitaires, famine, etc.).

    De plus, la Convention sur le génocide comporte deux
    aspects fondamentaux et complémentaires. 1. Elle interdit et punit non
    seulement la commission du crime, mais aussi l’intention de commettre un
    génocide; l’incitation directe et publique au génocide;
    la tentative de génocide ; la complicité de
    génocide » (art. 3).

    La Convention vise, par son titre même, à
    prévenir le génocide. Tous les États membres sont tenus de prévenir le génocide
    partout dans le monde en prenant toutes les mesures en leur pouvoir
    dès qu’il existe un danger de génocide. Cela s’applique en particulier aux
    États qui entretiennent des relations politiques, diplomatiques ou
    commerciales. Ces obligations de prévention ne sont pas laissées à la discrétion
    politique, mais constituent une obligation légale.

    Quelques Israéliens sont tués et c’est un génocide,
    mais des dizaines de milliers de Palestiniens sont tués et des centaines de
    milliers meurent de faim, et les mêmes Israéliens se demandent s’il s’agit d’un
    génocide. Ou bien, n’y a-t-il génocide que lorsque les victimes sont
    juives ?

    Un peuple qui commet un génocide, rien de mieux, j’en
    suis sûr, que de dire que le droit international n’a aucune importance, que
    tout cela est hors de propos et ambitieux, et ne fait aucune différence
    concrète. Et pourquoi parler de moralité quand seules les tactiques militaires
    comptent et cependant aucun mot ne saurait à lui seul exprimer la cruauté
    avec laquelle Israël administre ce génocide

    Personne ne sera en sécurité en cédant aux exigences
    des Israéliens et de leurs complices de génocide, qui veulent que le mot
    « génocide » soit réservé aux victimes juives de l’Allemagne nazie,
    et que tous les autres participent aux massacres pour défendre l’État d’Israël,
    jusqu’à ce que les tueurs décident que tuer est suffisant.

    Il s’agit d’un génocide contre les Palestiniens et les
    personnes qui le dirigent, y compris leurs propagandistes, doivent être tenues
    responsables devant la loi. Ils sont tellement passés maîtres dans l’art du
    double langage et de la propagande que l’âme de Goebbels doit se réjouir de
    l’héritage qu’il a laissé.

    Par-delà les ruines, les cris, les morts et la faim,
    une autre catastrophe se déroule à Gaza : celle de la justice, étouffée par la
    géopolitique et les intérêts des puissants. Plus de 60 000 morts, des milliers
    d’enfants mutilés, des hôpitaux ciblés, des camps de réfugiés rasés, une
    population entière privée de vivres, d’eau et de soins. Ce que nous voyons
    n’est pas une guerre classique, mais une stratégie de destruction collective, une
    violation flagrante du droit international humanitaire. Les attaques contre les
    infrastructures civiles, l’usage de la famine comme arme, les blocages
    humanitaires constituent des crimes de guerre, pourtant tolérés, même soutenus,
    par certaines puissances.

    Les États-Unis jouent ici un rôle central. Loin de
    faire pression pour un cessez-le-feu, ils bloquent systématiquement toute
    résolution internationale contraignante, livrent des armes et refusent d’exiger
    des garanties minimales pour l’acheminement de l’aide. Leur objectif n’est pas
    la paix, mais un « bon accord » pour Israël, quitte à piétiner les droits
    humains et les conventions qu’ils prétendent défendre.

    Ce double standard est intenable. Comment condamner
    demain la Russie, la Chine ou toute autre puissance, si Gaza devient un
    précédent accepté ?

    Si l’on justifie la mort de milliers de civils par «
    la légitime défense », si l’on affame une population en invoquant des raisons
    sécuritaires, alors le droit international n’a plus aucune valeur. C’est la loi
    du plus fort qui triomphe, et avec elle, le chaos.

    Israël sait qu’il peut agir en toute impunité tant
    qu’il contrôle la politique étrangère américaine via sa base évangélique et il
    y a des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité à Gaza et un nettoyage
    ethnique en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. 

    Il y a destruction de tous les aspects de la vie
    (mosquées, bibliothèques, hôpitaux, écoles, agriculture, patrimoine historique,
    etc.). C’est une guerre cruelle, mais y a-t-il une intention d’extermination
    des Palestiniens ?

    La photo principale d’un enfant affamé ravit les vrais
    sionistes, je vois d’Einsatzgruppen, car je vois la volonté de pousser les
    Palestiniens hors de Gaza. Le nettoyage ethnique de la Palestine est le
    fondement du sionisme. S’il cesse, Israël s’effondre. En revanche, s’il continue,
    Israël s’effondrera encore, mais plus bruyamment. Le sionisme était condamné
    dès le départ.

    Face à cela, le monde doit  exiger la fin de l’impunité pour Israël, et
    personne ne peut rester   silencieux. L’inaction est une approbation. La
    neutralité, une complicité. Le système international s’effondre sous nos yeux.
    Et si les puissances qui s’en prétendent les gardiennes ne le défendent plus,
    alors d’autres peuples devront le faire

    -Un cessez-le-feu immédiatet contraignant .

    Le retrait total des forces israéliennes de Gaza ;                                                             

    L’acheminement sans restriction de l’aide humanitaire ;                                                                

    Des mandats d’arrêt internationaux contre les responsables de crimes de guerre ;    

    Des sanctions ciblées contre tout État bloquant les mécanismes de justice.

    C’est une guerre, tout comme tirer sur des poissons
    dans un tonneau est faire une «pêche».Il ne s’agit pas d’idéologie, mais de
    principe. Pas de justice pour Gaza, pas de justice ailleurs.  

    Kader Tahri
    Chroniqueur engagé, observateur inquiet
    « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient
    comme ça
    . »

     

  • Palestinocide !

     

    Avant-propos  Il
    faut des mots justes pour briser le silence qui accompagnent le bruit des
    bombes qui construisent des cimetières pour enterrer des êtres dont le tort est
    de vivre dans leur terre. Des mots justes afin de dénoncer le cynisme et la
    perversion de ceux qui prétendent être l’incarnation du Bien tout en
    participant à la construction de ce cimetière. Ces mots justes ne doivent pas
    avoir peur d’être accusés de propager le Mal. Des mots qui éveillent les
    consciences pour combattre la barbarie qui règne au XXIe siècle.

    Coupable d’être palestinien en terre de
    Palestine

    Au cours d’une audience d’un procès fictif au sein d’un tribunal Israélien :

    Sans perdre de temps, le juge ordonne à l’accusé de se
    lever. Ce dernier exécute l’ordre sans aucune hésitation.

    Monsieur Khalil al-Wazir, vous êtes accusé des faits
    suivants
    Le 7 octobre 2023, environ 1219 soldats et habitants de
    colonies qui faisaient la fête paisiblement ont été assassinés par vous et des
    complices. Vous êtes accusé d’avoir pris en otage 252 personnes innocentes. On
    vous accuse également d’avoir décapité des bébés.

    Plaidez-vous coupable d’avoir commis ces actes ?

    – L’accusé : Monsieur le juge, j’ai attaqué une caserne et une
    colonie. J’ai tué des soldats et des colons et fait prisonnier des colons. Mais
    je n’ai décapité aucun bébé car je ne suis pas un barbare. Et la terre où se
    trouve la colonie que j’ai attaquée m’appartient. Quant à mes ancêtres, ils ont
    été chassés de Haïfa et d’autres régions palestiniennes. À Gaza, je vivais en
    tant que réfugié dans une prison à ciel ouvert.

    Cette vie était pour moi et mes compatriotes qu’un
    moment difficile à supporter parce que nous portons le lourd fardeau de
    l’espoir pour nos enfants de refouler un jour notre terre. Et puisque vous
    représentez la justice, qu’il me soit permis de vous rappeler que le Droit nous
    autorise à retourner sur cette terre.

    Cette terre a été occupée par des étrangers après avoir
    commis un nettoyage ethnique. Ce nettoyage continue au nom d’un Dieu qui n’est
    pas le mien. Cette prison est devenue un cimetière construit avec les décombres
    de nos maisons où sont ensevelis les cadavres d’hommes et de femmes serrant
    leurs bébés contre leurs poitrines. En plus des bombes, l’Élu utilise la famine
    pour nous obliger à prendre le chemin de l’exode. Il nous propose la terre
    éthiopienne, libyenne… comme nouveau refuge.

    Monsieur le juge, il me semble superflu de souligner
    que les organisations internationales qui dictent le droit et la justice sont
    virtuellement enterrées dans ces décombres.

    – Le Juge : Je comprends pourquoi vous ne voulez pas être défendu
    par un avocat. Mais revenons au 7 octobre, v
    ous confondez otage avec prisonnier ?

    – L’accusé : Monsieur le juge, pour moi et mes compatriotes, le
    présent porte le fardeau du passé. 
    Ce 7 octobre est le fruit amer du passé présent.
    Concernant la prétendue confusion des mots, ce n’est qu’un jeu de mots. Le
    colonisateur emprisonne le résistant qui, s’il est en liberté, prend en otage,
    selon le vocabulaire du dit colonisateur. Mais le prisonnier et l’otage vivent
    dans les mêmes conditions.

    Concernant ma défense, il ne faut pas oublier que les
    différents avocats à qui on a cru, nous ont abandonné dans l’impasse Oslo
    1. Sans vous manquer de
    respect, monsieur le juge, ignorez-vous le fusil et le rameau d’olivier ?

    Je cite un de nos grand résistant déclarant à l’ONU en
    1974 : «
    je suis venu porteur d’un rameau d’olivier et d’un fusil de
    révolutionnaire, ne laissez pas tomber le rameau de ma main
    ».

    Et ceux qui prétendent défendre les droits de l’homme
    et la justice aident celui qui veut nettoyer ma terre de toute présence du mot
    Palestine. Pour préserver leurs immenses pouvoirs, ils desservent la vérité.
    Ils font semblant de croire qu’on peut incarner le bien tout en aidant le mal.

    C’est pour cela qu’ils s’agitent. En effet, ils sont
    conscients qu’«il est meilleur pour un homme suspect de s’agiter que de se
    reposer, car celui qui se repose risque toujours sans le savoir de se retrouver
    sur l’un des plateaux et d’être pesé dans la balance avec le poids de ses
    péchés».  
    Quant à moi, Monsieur le juge, je ne m’agite pas : je
    résiste contre l’injustice qui a fait de mes compatriotes des êtres à bannir de
    leur terre, sans autre forme de procès.

    Soudain un brouhaha imperceptible envahit la salle
    réveillant le juge qui somnolait.

    – Le juge : Silence, on n’est pas dans un souk mais dans une
    salle d’audience !

    Monsieur Khalil al-Wazir, vous avez terminé ?

    – L’accusé : Non monsieur le juge. Je tiens à remercier tous les êtres humains qui
    dénoncent l’injustice que subit mon peuple. Et c’est leur manquer de respect
    que de les remercier car ils ne font qu’obéir à leurs consciences. La raison
    les guide vers la justice.

    Quant au silence des dirigeants arabes, il signifie que
    ces derniers sont bien «normalisés». D’autres diront, soumis.

    Enfin pour terminer, je souhaite enrichir le
    vocabulaire de ceux qui savent tout sur tout, tout en ignorant que la vérité
    est simple à exprimer quand elle est guidée par la raison. Puisque certains
    mots comme génocide sont sujet de polémique, pour qualifier la tragédie que vit
    mon peuple, je propose le terme de Palestinocide.

    Palestinocide : effacer toute trace de ce qui témoigne de l’existence
    du palestinien en terre de Palestine. C’est pour cette raison que mes frères et
    sœurs qui vivent sous la tutelle de l’Élu portent le qualificatif arabe et non
    palestinien.

    Monsieur le Juge, je vous remercie pour votre patience.

    Après le réquisitoire, le jury se retire pour
    délibérer. Après quelques instants, dans la salle où le jury s’est retiré, des
    insultes fusent accompagnées de bruits de chaises qui se cognent et de vitres
    brisées.

    Source/Palestinocide/ Mohamed El Bachir/reseauinternational.net/palestinocide/

    _____________________________________________________________________________________________

    Note et avis personnel :

    Palestinocide.
    Ce néologisme, qu’on pourrait lire comme un cri de douleur et de colère, veut
    désigner la volonté d’effacer toute présence, toute mémoire, toute trace de
    l’identité palestinienne sur sa propre terre par une  souffrance collective qui ne trouve plus
    d’espace pour être dite autrement et où le silence est complice. À travers « Palestinocide ou Gazanocide!!!!! »,
    ce n’est pas seulement la situation à Gaza qui est mise en accusation, mais la faillite morale d’un système international
    qui a abandonné toute prétention d’universalité. Le mot « “Palestinocide »”
    ou « Gazanocide » qu’il plaise ou non, vient combler le vide
    laissé par les discours officiels. Et dans un monde où les mots tuent ou
    sauvent, nommer, c’est déjà résister
    à cette réalité niée.

    Kader Tahri

    https://kadertahri.blogspot.com/

     

     

  • Israël affame Gaza : ce que Gaza dit de nous !

     

    J’ai lu l’article « Gaza ou la fin de l’humanité
    »
     de Médiapart, comme on reçoit un
    coup de poing. Il ne m’a pas appris grand-chose que je n’avais pas déjà vu, lu
    ou pressenti. Mais il a condensé, dans un seul texte, une colère, une
    désolation et un vertige moral que je partage.

    Pourtant, malgré cette réflexion, quelque chose me
    retient. Non pas pour relativiser l’horreur 
    au contraire, je voudrais l’affronter dans sa pleine vérité, mais parce
    que je crois qu’une parole juste n’est pas seulement une parole en colère. Elle
    doit être aussi rigoureuse, ancrée et responsable. Surtout quand elle parle au
    nom de l’humanité.

    Oui, Gaza nous confronte à l’inimaginable. À un niveau
    de violence contre des civils que même les guerres récentes n’avaient pas
    atteint. À la destruction méthodique d’une société, de ses infrastructures, de
    ses repères, de son avenir. À une réclusion totale, géographique (blocus
    permanent) physique (colonisation),  qui
    ne laisse plus de place à la vie, ni à la dignité, ni à l’espoir.

    Ce n’est pas une guerre. C’est une suppression,  l’intention derrière cet répression, qu’on
    l’appelle génocide, nettoyage ethnique ou projet colonial terminal, mérite
    d’être examinée non seulement avec des mots puissants, mais avec des outils
    juridiques, politiques..

    Les mots ont un sens !

    Si Israël qui s’est institué  «état nation du
    peuple juif»
    criminel et sanguinaire. C’est ce qui avait constitué un sommet
    historique de l’antisémitisme. 

    Oui Israël sème « la barbarie ». La barbarie c’est
    celle que les Palestiniens  subissent
    depuis 77 ans. C’est celle qui a consisté à violer, brûlé, mutilé, torturé en
    jouissant, non pour vaincre mais pour humilier et éradiquer des cibles parce
    que Palestiniennes.

    C’est celle d’une société hystérisée dansant sur des
    cadavres suppliciés ou explosant de joie face à la famine d’une population
    encerclée. C’est d’un soldat qui consiste à 
    tirer une balle dans la tête d’un enfant, d’un bébé, d’une femme ou d’un
    vieillard…

    C’est cela la barbarie. C’est également la négation
    d’un palestinien pour lui voler sa terre.. C’est surtout la barbarie dans la
    volonté d’humilier, de déshumaniser et de violer le corps de ses ennemis est
    bien sûr un degré de barbarie supplémentaire.

    Israël c’est finalement la haine du Palestinien et la
    destruction de son Etat, et jamais fatiguer  de contourner la logique pour justifier ce que
    tout le monde considère comme un génocide, mais Israël est indéfendable ni
    moralement, ni politiquement, ni devant l’opinion publique

    Israël est négatif à la vue de ces tentes de réfugiés
    qui brûlent. Mais même sans image, le mot « Israël » est en lui-même
    négatif, on ne se défends pas en tuant tout le monde sans distinction, ça
    s’appelle des crimes de guerre.

    Comparer Gaza à un camp de concentration,  c’est évoquer la barbarie israélienne comme «
    sortie de l’humanité » : Ce que fait aujourd’hui l’armée israélienne à Gaza est
    sans doute une extermination progressive et brutale, qui s’inscrit dans une
    logique coloniale, d’expulsion, de punition collective, de réorganisation
    territoriale. C’est déjà suffisamment grave pour ne pas avoir besoin d’être
    comparé sans précaution à l’Holocauste. Le génocide actuel ne remplace ni
    n’efface celui des juifs par les nazis. Il y a là un lien évident, celui de
    l’acte même de génocide. 

    Ce n’est pas la ressemblance qui est
    choquante. C’est qu’elle soit instrumentalisée dans un discours
    suprémacisme  comme unique moteur de la pensée. Tuer pour tuer ne fera pas disparaitre le  Palestinien.  A coup de bombes ou de privation (blocus), ou de
    famine  (des enfants), on n’a jamais fait
    disparaitre la bêtise ni la méchanceté sur terre.
    Que les colonisateurs affament les colonisés, par contre, ça
    me gêne: je suis humain

    Tous les journaux
    du monde nous parlent des tueries près des points de distribution, des enfants
    morts de faim à Gaza, le droit international bafoué, et pendant ce temps,  
    des milliers de personnes brûlées vives à Gaza
    n’étaient rien sans doute, de méchants futurs Palestiniens brûlées par de
    sympathiques sionistes israéliens pas du tout néonazis et jamais punis de leurs
    crimes depuis plus de 75 années. Dépassant  la Waffen SS, dans
    l’horreur,  bien sûr, mais question crimes de guerre, ça se vaut, et
    certains Israéliens sont passés très aisément de l’une à l’autre.

    Je comprends la tentation d’aller jusqu’au bout de
    l’indignation. Parce qu’il y a aussi une impuissance insupportable, un
    désespoir devant l’inaction des États occidentaux.  Comment accepter que des démocraties invoquant
    les droits de l’homme depuis 70 ans soient devenues les sponsors silencieux de
    crimes contre l’humanité quand tous savent qu’israélo  est bien connu pour être un grand menteur, un
    donneur de leçon quand il s’agit de jeter un regard sur l’histoire des peuples
    mais quand il s’agit de sa propre histoire, personne ne peut lui en donner et
    surtout il œuvre à détruire ce qui importe, à savoir la liberté de pensée et
    d’opinion. Toutes les vérités sont bonnes à dire et c’est une des bases des
    libertés, mais Israël comme toujours reste le vrai ennemie du bon voisinage et
    du genre humain. Les évènements de l’intrusion, le génocide et la famine contre
    la population de Gaza sont suffisamment éloquents.

    Comment accepter que des dirigeants élus sur des
    promesses d’humanisme et de solidarité, comme en France, laisse faire ce qu’ils
    dénonçaient ailleurs, de la Russie à la Birmanie ? Comment comprendre que des
    journalistes, des hôpitaux, des enfants, soient éliminés sans que cela suscite
    la moindre ligne rouge diplomatique ?

    Sur ce point, je rejoins pleinement l’auteur : nous
    sommes devenus les témoins passifs du pire
    , comme si l’habitude de
    l’horreur nous dispensait d’agir. La lutte contre le colonialisme israélien, car
    c’est bien UN, exige autre chose qu’une indignation morale. Elle demande une stratégie
    anticoloniale claire
    , une politique de désobéissance internationale
    (boycott, sanctions, campagnes de dénonciation, pressions citoyennes), mais
    aussi une revalorisation de la parole palestinienne elle-même, souvent
    occultée par ceux qui parlent sur Gaza au lieu d’écouter ceux qui
    parlent depuis Gaza.

    Ce que l’on doit à Gaza, ce n’est pas seulement notre
    compassion. C’est notre courage à dire les faits, à les nommer sans détour,
    mais aussi à construire des ponts entre les peuples, même au cœur de la
    tragédie. Il n’y aura pas de paix sans justice, mais il n’y aura pas de justice
    sans responsabilité partagée dans les mots que nous utilisons, les alliances
    que nous formons, et les espoirs que nous semons.

    Gaza se défend, et en se défendant avec audace,
    courage, fermeté, virtuosité et précision, contribue de ce fait à défendre
    l’humanité libre, d’un cancer nommé Israël.
     Gaza vient de rappeler au monde que la paix sans la justice
    est le mot fétiche des doctrinaires ou des lâches, celle des menteurs et des
    ignorants, la devise officielle des bourreaux et de leurs complices

    Gaza ne signe pas la fin de l’humanité. Gaza nous
    demande si nous voulons encore en faire partie.

    Kader Tahri                                                                                                                                
    Chroniqueur
    libre et observateur inquie
    t !

    https://kadertahri.blogspot.com/

     

     

     

     

     

  • C’est l’ennemi qui vous désigne !

     

    Comme
    d’habitude le discours est toujours le même « C‘est
    le Hamas qui est le seul responsable
     
    ».

    Ce qui
    est faux puisqu’il y a eu un accord de trêve. C’est le gouvernement israélien
    qui a décidé de ne pas le respecter.
    Je trouve le
    monde mystérieux. Un des mystères, et non le plus grand, c’est la haine envers
    un petit peuple 
    de Gaza punie deux
    fois : par les bombes et par la famine, é
    voqués presque à contrecœur, pour
    mieux souligner qu’ils paient les conséquences d’un « raffermissement bien
    tardif ». Autrement dit : ils sont victimes des représailles qu’ils auraient pu
    éviter si Israël avait bombardé plus tôt.

    On touche ici à une logique implacable : la guerre
    préventive comme vertu
    , le bombardement comme preuve de lucidité, la
    retenue comme faute morale. Ce n’est plus seulement une inversion du droit
    international, c’est une négation de l’humanité. Les civils palestiniens
    ne sont plus que des pièces sur un échiquier moraliste. Et toute empathie à
    leur égard devient suspecte.

    Ah,
    l’auto-antisémitisme une tradition aussi vieille que le judaïsme lui-même, ou
    presque.   S’était illustré dans l’art de crier au loup
    imaginaire. Pour accuser plus efficacement ceux qu’on avait déjà désignés comme
    cibles. Comme quoi, instrumentaliser l’antisémitisme, c’est pas nouveau. C’est
    juste devenu un peu plus bruyant et très fréquent et beaucoup plus médiatisé.

    Il serait
    temps pour certains de se rendre compte que les juifs ne sont pas les gentilles
    victimes perpétuelles d’un monde toujours coupable. Si les juifs sont victimes
    de quelque chose c’est très clairement du sionisme et seulement du sionisme, le
    génocide perpétré à Gaza aura permis à certains  d’ouvrir les yeux de tous les stupides qui
    refusent la réalité du sionisme depuis sa naissance, le sionisme pour lequel
    l’autre ne peut exister que dominé ou esclavagé ou assassiné.

    Les juifs
    sont incapables de supporter l’existence d’autrui comme autrui. Le seul moyen
    pour eux de se mettre à l’abri du doute et de l’humiliation consiste dans une
    néantisation d’autrui.  » D’après Levi Strauss qui, il est vrai, était
    juif.

    L’humanité, partout et depuis toujours,
    se regroupe en groupes identitaires : bandes, tribus, nations, religions plus
    rarement. Ces groupes identitaires tolèrent très mal des intrus en leur sein et
    se font la guerre les uns aux autres. C’est comme ça, c’est instinctif chez
    l’homme !

    les sionistes qui forment un groupe
    identitaire religieux depuis 1948  ont la
    particularité de ne pas vouloir s’assimiler aux groupes nationaux ou religieux
    aux seins desquels ils vivent. En gros ils leurs disent « 
    Nous vous aimons beaucoup mais ne sommes pas comme vous et nous ne voulons
    pas devenir comme vous et nous ne voulons pas nous mélanger avec vous
    ! ».

     

    Le résultat c’est partout où ils vivent
    et où ils ont vécu ils sont détestés. C’est la nature humaine, il ne sert à
    rien de savoir si c’est bien ou mal, il ne sert à rien de chouiner toute sa
    vie, c’est comme ça, c’est tout. Les sionistes avaient évidemment compris ce
    processus et ils ont donc décidé de créer un Etat identitaire où les juifs
    seraient la majorité. Mais au lieu de le créer en Europe qui après la guerre et
    la Shoah leur devait beaucoup (surtout l’Allemagne) ils sont allés prendre leur
    pays à de pauvres et méchants Palestiniens.

    Et depuis ils sont obligés de faire la
    guerre à ces Palestiniens bas de gamme et facilement sanguinaires. Et comme les
    juifs de la « diaspora » les soutiennent et qu’eux-mêmes sont détesté
    pour les raisons susdites eh bien les gens préfèrent les Palestiniens qui leur
    font pitié !

    Voilà, pas de mystère, les minorités
    religieuses identitaires sont toujours détestées, c’est tout, c’est comme ça.

     

    Le Sionisme Israélien est ainsi apparue pour ce qu’il est
    vraiment : une grande déjection de haine, une convulsion hystérique, le mufle
    répugnant d’un fascisme l très profondément régressif dans lequel un sionisme,
    idéologiquement totalement ruinée, croit voir une insurrection révolutionnaire.

    Je  dénonce un être humain qui se permet de n’être
    pas exactement comme aux autres, je remarque que quand les juifs sont
    identiques ça ne change rien, et quand ils ne sont pas là ça ne change rien non
    plus, et j’en déduis que les causes de la haine sont différentes et ne sont pas
    avouées parce qu’elles ne sont pas avouables. La haine  juive est un vice, et il apporte des
    satisfactions particulières, comme tous les vices, qui aiment
    absolument à
    rester la victime par excellence, la victime de la méchanceté et de la
    sauvagerie des autres peuples. Cette victimisation est un carburant, elle  fait croire que qu’ils sont supérieurs et  de ne pas voir la vérité simple et nue : le
    juif est la victime que de sa volonté de dire aux autres « 
    je ne suis pas
    comme vous, je vous suis supérieur
    « .

    En
    fait ils sont la victime que d’une maladie culturelle religieuse transmissible
    et paranoïde que qu’ils font passé de père en fils et de mère en fille, ils ne
    sont victime que de eux-mêmes, de rien d’autre.

    Les résolutions du conseil de
    sécurité, Israël s’en tape, avec l’appui des Américains qui ont fait usage de
    leur veto à multiples reprise.
    Les Palestiniens avaient été rayés de la
    carte « il n’y a plus de problème palestinien » par tout le monde,
    Arabes compris. Résultat, un peuple humilié, meurtri, dans sa chair et jusqu’au
    plus profond de son être.  Israël
    est en train de passer les bornes et le monde de s’engager sur une voie sans
    issue. La barbarie qui fait rage risque d’être celle que connaîtront nos
    enfants, si nous ne faisons rien

    On connaît la propagande, la
    désinformation et la mésinformation, aujourd’hui, nous nous trouvons devant un
    autre cas, celui du non information de la part du gouvernement Israélien,
    on a tendance à oublier qu’Gaza est une petit enclave sous un blocus impitoyable,
    et des milliers soldats Israéliens qui l’entoure, ont à son égard, au mieux une
    civilité glacée où la haine n’est jamais loin, les exécuteront sans aucun état
    d’âme et au pire avec une volonté de plaisir pour l’éradication
    génocidaire pur et simple.
     Il est temps que les sionistes mettent
    fin à leur tentative de colonisation de la Palestine, les conséquences sur la
    paix du monde sont trop importantes, et ça ne va pas s’améliorer.

    Pourquoi n’iraient-ils pas
    s’installer en Allemagne ?

    Ils leur doivent bien cela les
    Allemands, et là ils seraient entourés de civilisés, pas de sauvages. Quel
    soulagement ce serait ! Pour tout le monde !!

    J’avoue que mon respect de la vie
    humaine ne s’étend pas aux sionistes criminels, ni aux nazis assassins, ni aux
    tueurs à gages, criminels multirécidivistes etc. Je ne juge personne et je sais
    que l’être humain est un méchant singe seulement un peu plus intelligent que
    son cousin le chimpanzé. Ce qui ne le prive pas du droit de se défendre.  

    Kader Tahri
    Chroniqueur engagé, observateur inquiet
    « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient
    comme ça. »

     

  • La guerre comme morale.

     

    Ainsi
    commence l’un de ces textes qui, sous prétexte de lucidité géopolitique,
    déroulent un imaginaire martial, viriliste et désespérément réactionnaire. J’ai
    lu ce texte. Je l’ai relu. Et j’ai voulu y répondre. Non pas pour défendre une
    quelconque naïveté pacifiste, mais parce que ce genre de rhétorique, de plus en
    plus banalisée, me semble être une véritable perversion morale, bien
    plus inquiétante que les maux qu’elle prétend combattre.

    L’auteur y
    déplore que les Israéliens, le 7 octobre, aient été  amoindris. Non préparés. Trop insouciants,
    trop dansants, pas assez armés. Il suggère que leur légèreté était une faute,
    presque une trahison. Comme si vivre, aimer, danser, c’était déjà renoncer à
    se défendre
    .

    Le mythe du
    citoyen-guerrier : Cette manière d’inverser les responsabilités est
    glaçante. Les victimes deviennent fautives. On leur reproche de ne pas avoir
    prévu l’horreur. Comme si, dans un État militarisé, sécuritaire, ultra
    surveillé, c’était le pacifisme qui avait failli. Non, ce n’est pas la joie de
    vivre qui tue. Ce sont ceux qui choisissent de tuer.

    Mais c qui
    me frappe surtout, c’est le tournant idéologique du texte. Le 7 octobre n’est
    pas analysé comme un acte terroriste isolé ou comme une défaillance de l’État
    israélien. Non, il devient le symptôme d’une maladie occidentale : trop
    féminisée, trop pacifiste, trop à gauche.

    On croirait
    lire un manuel de guerre culturelle : la paix serait une illusion, la
    féminisation un poison, la gauche un danger. C’est un fantasme de
    virilisation généralisée
    , une nostalgie réactionnaire d’un monde où la loi
    du plus fort serait enfin restaurée. L’ennemi, ce n’est plus seulement le Hamas
    : c’est la démocratie molle, l’égalitarisme, l’utopie humaniste.

    La guerre
    comme horizon politique
    Je ne suis pas naïf. Je sais que la guerre existe. Je sais qu’il faut
    parfois se défendre, résister, protéger
    une population civile épuisée par
    un conflit auquel elle n’a pas choisi de participer, tant elle n’aspire qu’à la
    paix et au bien-être de ses frères et sœurs. Il suffirait donc que ces
    derniers, à la supériorité numérique écrasante
    . Mais entre la légitime défense
    et l’érection d’un dogme de la force armée, il y a un gouffre.

     Parait-il que d’un côté il ne reste
    qu’une poignée de terroristes du Hamas, apeurés et impuissants, et de l’autre,
    une population civile épuisée par un conflit auquel elle n’a pas choisi de participer,
    tant elle n’aspire qu’à la paix et au bien-être de ses frères et sœurs. Il
    suffirait donc que ces derniers, à la supériorité numérique écrasante

    Refuser la
    guerre comme valeur n’est pas un signe de faiblesse. C’est un choix politique.
    Une éthique. Un pari sur la possibilité d’un autre monde. Même face au chaos,
    je persiste à croire que la force brute n’est pas la seule réponse. Que la paix
    n’est pas une utopie de ramollis, mais le courage de ceux qui refusent de
    s’habituer au pire
    .

    Kader Tahri
    Chroniqueur engagé, observateur inquiet
    « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient
    comme ça. »

     

     

  • Le « droit d’exister » d’Israël s’arrête exactement là où commence celui des Palestiniens.

     

    « La différence entre un antisioniste et un antisémite, c’est
    80 points de QI », dit l’auteur de cette tribune.  

    Très
    inspirant cet aphorisme, voilà qui plante le décor.

    Depuis
    quelques temps, j’ai lu et entendu  des
    textes comme celui-ci. Des charges furieuses contre Israël, écrites sur un ton
    qui fait trembler les claviers. Le dernier en date m’a interpellé, non pas
    parce qu’il me choquait, mais parce qu’il me posait une vraie question :

    Peut-on
    critiquer Israël sans être englouti par la colère ?

    Peut-on le
    faire sans glisser dans le piège du simplisme ?

    L’auteur
    commence fort : il affirme que l’existence d’Israël lui est, au fond,
    indifférente. Ce n’est pas l’entité elle-même qui l’obsède, dit-il, mais ses
    actions. Ce n’est pas le nom d’un pays qui l’enrage, mais les humiliations
    infligées aux Palestiniens. En somme, il ne hait pas Israël ; il hait
    l’injustice
    .

    Sur ce
    point, je le rejoins. Oui, il est moralement intenable de détourner le
    regard de ce que vivent les Palestiniens
    . L’occupation, les bombardements
    récurrents à Gaza, les colonies qui grignotent chaque jour davantage de terre,
    les checkpoints, les arrestations arbitraires, les morts sans nom. Il n’est pas
    besoin d’être musulman, arabe ou militant pour ressentir une colère sourde face
    à ce déséquilibre, face à cette guerre d’usure contre un peuple sans État.
    Refuser de voir cela, c’est trahir une part de notre humanité commune.

    Mais voilà :
    entre colère et lucidité, il y a un fil ténu. Et le texte que j’ai lu,
    malgré son énergie, me semble parfois marcher sur ce fil les yeux fermés.

    Ce que je
    cherche, moi, dans ces débats et ce que j’essaie de préserver – c’est la
    nuance
    . Celle qui permet de critiquer une politique sans nier un peuple.
    Celle qui fait la différence entre une indignation juste et une haine aveugle.
    Celle qui se rappelle que derrière « Israël », il y a aussi des civils,
    des artistes, des intellectuels, des dissidents juifs et arabes, des gens qui
    souffrent eux aussi, parfois même des deux côtés d’un même mur.

    L’auteur
    trace une ligne claire entre antisionisme (rejet d’un projet politique)
    et antisémitisme (haine raciale). Il a raison de faire cette
    distinction. Trop souvent, le débat est pollué par la confusion volontaire : on
    accuse tout critique d’Israël d’être antisémite, comme si le seul moyen
    d’éviter l’insulte était de se taire. Ce chantage moral est insupportable. Mais
    l’inverse existe aussi
    : certains, sous couvert d’antisionisme, glissent
    vers un rejet global des Juifs, ou vers une banalisation des appels à la
    destruction d’un État. Et cela, je ne peux l’accepter non plus.

    Il y a un passage qui m’a vraiment fait tiquer :
    « Le droit d’exister d’Israël s’arrête exactement là où commence celui des
    Palestiniens. » La formule est choc. Elle se veut une dénonciation des
    oppressions israéliennes, qui s’opèrent afin que les deux droits restent
    totalement incompatibles à la vision sioniste.. Que
    pour que l’un vive, l’autre doit mourir
    .

    Or c’est précisément
    cette logique de l’exclusivité
    , ce jeu à somme nulle, qui alimente la
    tragédie depuis des décennies.

    Je suis pour
    la Palestine, sans condition. Je suis pour qu’elle vive libre, digne, debout.
    Mais je ne veux pas d’un monde où cette liberté serait construite sur la
    disparition de l’autre
    . Ce que je réclame, ce n’est pas une vengeance
    historique, mais une coexistence possible, aussi lointaine, aussi utopique
    qu’elle paraisse aujourd’hui.

    Car il faut
    le dire : le problème n’est pas seulement Israël. Le problème, c’est aussi
    l’impossibilité du récit commun
    . Deux peuples, deux mémoires blessées, deux
    légitimités qui s’affrontent. Et à chaque fois qu’un texte, une tribune ou une
    parole renforce le camp contre l’autre, ce récit commun s’éloigne un peu plus.

    Je ne dis
    pas qu’il faut rester neutre, ni qu’il faut « équilibrer » les
    souffrances comme on fait une moyenne. Mais je dis que notre responsabilité,
    en tant qu’intellectuels, citoyens, écrivains, ou simples humains, c’est de refuser
    le confort de la haine. Même quand elle est bien habillée.

    Alors oui,
    critiquer Israël est non seulement légitime, mais nécessaire. Mais critiquer
    sans tomber dans le fantasme
    , c’est une discipline. Cela demande plus de
    courage que l’invective. Cela demande de résister à la tentation du raccourci.
    Et surtout, cela demande de penser un avenir au lieu de ressasser une guerre
    éternelle.

    Israël me
    dérange, comme me dérangent tous les États quand ils oublient le droit, quand
    ils humilient, quand ils tuent. Mais je ne veux pas que ma colère me vole ma
    lucidité.
    Et je refuse de confier ma conscience politique à ceux qui
    confondent justice et vengeance.

    Tant que les
    Palestiniens ne seront pas libres, je continuerai à parler. Mais tant que la
    parole sert à diviser plus qu’à construire, je continuerai à douter. Parce que
    dans ce conflit, l’arme la plus dangereuse n’est pas toujours le missile.
    Parfois, c’est le mot.

    Kader Tahri
    Citoyen du monde, observateur inquiet, partisan de la paix sans œillères.

     

     

  • Gaza subit un pire holocauste !

     

    Il y a des lectures qui dérangent par ce qu’elles
    révèlent du monde. Et d’autres qui dérangent par ce qu’elles révèlent de ceux
    qui les écrivent. L’article auquel je réagis aujourd’hui appartient à cette
    seconde catégorie. Un texte qui prétend désamorcer les passions mais qui, au
    fond, les entretient. Un texte qui joue sur l’équilibre apparent mais repose
    sur un socle friable d’amalgames et de réflexes conditionnés.

    Je voudrais ici expliquer pourquoi ce type de
    raisonnement m’indispose profondément. Pourquoi il me semble symptomatique
    d’une paresse intellectuelle, d’une facilité trop répandue dans les débats
    publics : celle qui consiste à généraliser pour mieux éviter d’affronter les
    vraies responsabilités.

    L’alibi de la guerre permanente :
    l’excuse universelle

    Tout commence par cette justification : Israël serait
    en guerre permanente pour son existence, donc tout ce qu’il fait relèverait de
    la normalité politique. Cet argument me heurte car je le connais trop bien. Il
    est universel. C’est toujours « l’état d’exception » qui justifie tout,
    toujours « la situation particulière » qui lave les fautes, toujours « les
    circonstances historiques » qui exonèrent de toute introspection.

    Il suffit de regarder le monde : tous les régimes
    autoritaires invoquent la menace extérieure, la guerre larvée, le danger
    permanent pour restreindre les libertés et imposer leur loi. Les démocraties
    elles-mêmes y ont succombé, des États-Unis après le 11 septembre à la France
    sous état d’urgence.

    Mais cela ne justifie rien. Cela n’excuse rien. Que
    l’histoire d’Israël soit complexe, violente, marquée par des conflits, c’est
    une évidence. Mais cette complexité est précisément une raison de maintenir une
    exigence morale, pas de la suspendre. Sinon, on ouvre la voie à toutes les
    dérives — au nom de la guerre éternelle.

    Ensuite vient ce passage presque comique, énumérant
    les mafias russes, italiennes, japonaises, mexicaines, pour finir par dire que,
    somme toute, les Juifs n’échapperaient pas à cette règle. Et je me dis : quelle
    étrange manière de penser !

    Est-ce cela l’universalisme ? Tirer tout le monde vers
    le bas, expliquer qu’il est normal que chacun ait ses crapules et ses voyous ?
    Est-ce cela, l’analyse politique et sociale : réciter des listes de
    nationalités accolées à des crimes pour mieux diluer la gravité des faits ?

    Je crois à l’universalisme, oui. Mais l’universalisme
    des droits, des responsabilités, de la justice. Pas celui des préjugés, pas
    celui des clichés ambulants, pas celui qui compile des exemples pour mieux
    éviter toute réflexion sérieuse sur les causes structurelles de la violence et
    du crime.

    Puis, l’article change de ton : il assure qu’en
    réalité, la criminalité serait plutôt marginale chez les Juifs, que les vrais
    truands finissent minablement, que le grand banditisme n’est pas une «
    tradition » juive. Et pourtant… on continue de parler d’identité, de culture,
    d’origine.

    Je trouve cela profondément malhonnête. Pourquoi
    parler d’origine quand il s’agit de criminalité ? Pourquoi introduire une
    catégorie ethnique là où il n’y a que des trajectoires individuelles, des
    contextes sociaux, des logiques économiques ? Pourquoi ce besoin de rendre
    hommage aux bons stéréotypes après avoir listé les mauvais ?

    La vérité, c’est que ce type de raisonnement est un
    piège : il prétend rééquilibrer, il prétend nuancer, mais il reconduit en
    réalité une vision du monde où chaque peuple est supposé porter ses criminels
    comme une fatalité culturelle.

    Enfin, il y a cet usage de l’histoire manipulée comme
    prétexte: on évoque des mafieux célèbres, des collusions opportunistes, des
    stratégies nazies d’instrumentalisation du crime juif en Pologne… Et je ressens
    un profond malaise.

    Parce que c’est précisément cela, le piège du
    storytelling historique : prendre des exemples marginaux, les sortir de leur
    contexte, et s’en servir comme caution pour parler de tout et surtout de
    n’importe quoi.

    Oui, il y a eu des bandits juifs, comme il y a eu des
    héros juifs, des poètes juifs, des savants juifs, des révolutionnaires juifs.
    Mais aucun d’entre eux ne définit « les Juifs » dans leur ensemble. Pas plus que
    Meyer Lansky ne raconte une histoire collective, pas plus qu’un cartel
    colombien ne raconte ce qu’est un peuple.

    Je crois qu’il est grand temps de faire un effort. Un
    effort de précision, un effort de rigueur, un effort d’éthique intellectuelle.

    Les États doivent être jugés sur leurs actes, pas sur
    des excuses historiques.
    Les phénomènes criminels doivent être analysés par les sociologues, les
    économistes, les juristes, pas par des compilateurs de clichés. Les peuples
    doivent être considérés comme des individus libres et complexes, pas comme des
    réceptacles d’étiquettes culturelles.

    L’article auquel je réponds, sous ses dehors
    raisonnables, entretient un discours glissant : celui qui remplace la
    compréhension par la généralisation, celui qui justifie les abus par le
    contexte, celui qui masque les responsabilités derrière des souvenirs
    historiques sélectifs.

    Je refuse cette facilité. Et je continuerai à défendre
    une exigence : celle de toujours dissocier les actes des individus de leur
    appartenance, celle de toujours interroger le pouvoir sur ses choix, et celle
    de toujours refuser la fatalité culturelle, d’où qu’elle vienne.

    Aucune condamnation de l’ONU, des pays
    de l’OCDE, des organisations humanitaires, aucune manifestation mondiale, ni
    aucune déclaration d’experts en droit international et de spécialistes du
    génocide n’a réussi à mettre un terme à la guerre à Gaza ou en Cisjordanie.
    Rien ne semble pouvoir dissuader le gouvernement israélien de poursuivre son
    objectif affiché de longue date : le projet expansionniste, lancé en 1948
    et qui se poursuit aujourd’hui sous la bannière du « Grand Israël ».
    J’ai été choqué de voir la carte proposée pour ce soi-disant Grand
    Israël : elle ne s’arrête pas à Israël et aux Territoires palestiniens
    occupés (Cisjordanie, Jérusalem-Est et Gaza). Elle inclut même des parties du
    sud de la Syrie et de la Jordanie.

    À ce stade, seule la résistance reste l’unique
    alternative pour toutes ces populations.

    Oui, la diplomatie, le dialogue et la
    négociation sont des outils valables pour résoudre les conflits, mais seulement
    entre partenaires égaux et sincères. Malheureusement, avec le gouvernement
    israélien actuel, un tel dialogue est tout simplement impossible. Tenter des
    négociations dans ce contexte revient à essayer d’arrêter un bulldozer D9,
    déterminé à démolir sa maison familiale, avec un simple oreiller en plumes.

    Tout Israélien devrait le lire et
    s’abstenir de tout commentaire ni même d’y répondre sur le moment. À ce stade,
    la société israélienne est si dénuée de toute moralité, si assurée de sa
    domination et de sa déshumanisation des Palestiniens, si désespérément
    accrochée à la fausse notion de victimisation perpétuelle, et si profondément
    ancrée psychologiquement dans son adhésion au sadisme et à la mort que seules
    des actions extérieures comme BDS pourront imposer un changement susceptible de
    conduire à la paix et à la coexistence. Mais Israël doit renoncer à sa
    domination et à ses fantasmes meurtriers de culte de la mort.

    IL est à craindre pour l’avenir des
    enfants d’Israël qui ont hérité d’une cruauté aussi monumentale, dont les
    enquêteurs médico-légaux et les procédures judiciaires n’ont pas encore révélé
    toute l’horreur.

    Israël commet de graves crimes contre
    l’humanité depuis plusieurs années pour un juif pacifique  et s’’imagine  à quel point cela lui fait mal et honte de savoir
    qu’une nation qui se dit juive viole des normes internationales, en grande
    partie motivées par ce que les Juifs ont vécu pendant l’Holocauste. « Plus
    jamais ça
    » devrait signifier « non », pour quiconque, où que ce soit.
    Israël a prouvé son immunité face à la persuasion morale qui  vise à  exagérer  dans  les
    violations du droit international humanitaire.

    Ce dont les Israéliens ont besoin, c’est
    d’une application rigoureuse et rigoureuse du droit international, sans aucun
    lubrifiant.

    Le droit international stipule que
    l’occupation et la colonisation sont illégales. Les Palestiniens victimes de la
    rapacité coloniale des terroristes Israéliens et de leurs  soutiens américains et occidentaux, sont
    parqués comme du bétail, meurent de faim ou sont abattus alors qu’ils tentent
    de se nourrir. Si ce n’est pas BDS, que se passera-t-il ? Si ce n’est pas
    maintenant, quand ?
    victimes de la rapacité coloniale des
    terroristes Israéliens et de leurs maîtres américains.

    Agir illégalement signifie sanctions,
    boycotts, désinvestissements.

    Cela se produira, sinon officiellement
    au début, du moins dans les faits. Puis officiellement, une fois que les
    puissances occidentales se seront empressées de prouver qu’elles ne sont pas
    des génocidaires. Il y a vraiment des périodes de l’histoire où les semaines se
    succèdent en années, et les années en semaines. Je pense que le statu quo
    concernant Israël va vraiment changer en Occident. Comment pourrait-il en être
    autrement ?

    Kader Tahri
    Chroniqueur engagé, observateur inquiet
    « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient
    comme ça
    . »

     

     

     

     

  • Etat voyou génocidaire qu’est Israël

    Le peuple juif a toujours aspiré à
    la paix. Nous n’avons jamais cherché la conquête ni la domination. Pendant des
    générations, nos ancêtres ont vécu en harmonie avec leurs voisins. Le sionisme
    a transformé cette coexistence en conflit. Un mouvement politique s’exprimant
    au nom d’un peuple qui n’a jamais appelé à la guerre.

    Je crois qu’il est grand temps de faire un effort. Un effort de précision,
    un effort de rigueur, un effort d’éthique intellectuelle. Les États doivent
    être jugés sur leurs actes, pas sur des excuses historiques.
    Les phénomènes criminels doivent être analysés par les sociologues, les
    économistes, les juristes, pas par des compilateurs de clichés.

    Dans cet optique je voudrai mettre en relief, cet écris que j’estime
    être la voix de la raison :

    Je
    voudrais adresser un message aux juifs de France, et même du monde entier.
    Aujourd’hui, votre héritage levantin n’est plus sérieusement contestable. Vous
    êtes les cousins des Palestiniens. Mais vous êtes aussi les cousins des
    Européens, des Arabes, des Berbères,… selon l’endroit ou vous vivez, ou avez
    vécu. Vous êtes le peuple cousin de tous les peuples.

    Certains
    d’entre vous ont décidé de faire de la Palestine votre foyer. Mais pas pour
    vous y installer avec vos cousins Palestiniens, dont le lignage levantin est
    bien plus direct et plus fort que vous. Ils ont choisi de prendre la terre de
    force, de la coloniser, pour l’avoir, rien que pour vous. C’était déjà mal.
    Mais avec une bonne communication, ils ont réussi à rendre le monde indifférent
    au sort des Palestiniens.

     Mais aujourd’hui, un GÉNOCIDE est en cours.
    Vous, descendants des survivants de la Shoah, acceptez que vos pairs commettent
    le même crime que celui pour lequel vous imposez un devoir de mémoire à tous.
    L’image de ce « foyer juif » qu’était censé être Israël est entachée à
    jamais de ses crimes. Qu’ils soient coloniaux, ou génocidaires. Mais vous,
    peuple juif, vous les cousins de tous les peuples, êtes à la croisée des
    chemins.

    Chacun
    d’entre vous doit décider s’il veut qu’il subsiste un peuple juif qui est resté
    innocent, qui n’a pas accepté la barbarie, qui s’est élevé contre elle, et qui
    a définitivement renié Israël. Car Israël ne sera jamais un pays comme les autres.
    C’est le pays, enfant de la Shoah, qui aura colonisé, et commis son propre
    génocide sur des indigènes en direct, sous les yeux stupéfaits du monde entier.
    Israël ne sera plus jamais associé ni à la sécurité, ni à la paix, ni au statut
    de victime.

    Mais
    faut-il que les juifs du monde entier soient associés à lui ? Cela dépend de
    vous. Mon avis ? Le peuple juif, peuple cousin de tous les peuples, devrait
    être le bienvenu partout où il veut être, partout où sont ses racines. Il
    devrait être le bienvenu au sein d’un État palestinien, tout comme au sein du
    peuple français, ou du peuple indien.

    Mais il
    n’a le droit, même vis-à-vis de sa propre conscience et de ses propres valeurs,
    de confisquer la terre nulle part, peu importe les moyens et les soutiens qu’il
    parvient à obtenir. C’est à vous de rétablir cette vérité, ou alors vous serez
    collectivement associés, à jamais, à des crimes contre l’humanité, qui
    entacheront le nécessaire devoir de mémoire envers vos ancêtres.

     C’est l’heure du choix.

    Source : Une parole juive antisioniste 

  • Gaza/Israël : le Sionisme ou l’art du mensonge victimaire:

     

    Mal
    nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde
    . » Disait Albert Camus.
    Je
    lis depuis quelques jours un texte qui circule beaucoup, dénonçant un
    soi-disant «antisémitisme de salon» qui serait revenu hanter les dénonciations
    de la guerre contre Gaza et le génocide de sa population.
    Je
    voudrais, en toute franchise, répondre à cette charge.
    Non
    pas parce que je nie qu’il existe encore des formes d’antisémitisme, il en
    existe, comme il existe toutes les haines humaines. Mais parce que je refuse
    qu’on utilise ce terme sacré pour étouffer tout débat politique, pour
    disqualifier toute critique d’un État, pour réduire la complexité du monde à un
    éternel chantage à la mémoire.
    Alors
    pourquoi ce deux poids deux mesures lorsqu’il s’agit d’Israël un État
    théocratique soumis à la loi religieuse?
    Pourquoi
    serait-il interdit de prendre position quand des populations entières sont
    privées de droits, bombardées, affamées ?
    J’en
    ai assez qu’on salisse les luttes anticoloniales ce qui me choque le plus dans
    ce texte, c’est la méfiance méprisante envers toutes les mobilisations pour la
    Palestine, assimilées à de la haine pure.

    est le respect pour ces milliers de gens honnêtes sans parti pris qui dénoncent
    les crimes de l’occupation ?

    est la reconnaissance pour les dissidents israéliens qui paient parfois très
    cher leur opposition au régime de Netanyahou ?
    Être
    anticolonialiste, être solidaire d’un peuple opprimé, ce n’est pas être
    antisémite. C’est être humain, tout simplement.
    Le
    vrai piège, c’est ce chantage permanent à la mémoire
    Certaines
    medias voudraient nous faire croire qu’en 2025, il est devenu socialement
    acceptable d’exclure les Juifs. Je crois exactement l’inverse : ce qui est
    devenu insupportable pour les puissants, c’est qu’on ose leur rappeler leurs
    contradictions, qu’on ose défendre la Palestine sans se laisser culpabiliser.
    Je
    refuse d’être pris en otage par la mémoire. La Shoah est une tragédie absolue,
    mais elle ne peut pas justifier le silence devant d’autres tragédies. Ce serait
    un détournement honteux de l’histoire. La mémoire du peuple juif doit être une
    école de la justice, pas un alibi pour couvrir l’injustice.
    En
    finir avec les amalgames, ce que je vois aujourd’hui, ce n’est pas un retour de
    l’antisémitisme dans les refus à cautionnaient les crimes d’Israël. C’est un
    retour de la lâcheté intellectuelle, qui consiste à disqualifier tout débat
    sous des accusations infamantes.
    Il
    y a des critiques d’Israël  et surtout
    ils ne sont en aucun cas  antisémites,   mais il
    y a surtout une immense majorité de gens sincères qui défendent des droits
    humains, qui dénoncent des crimes de guerre, qui veulent un monde plus juste. Et
    ceux-là n’ont pas à s’excuser de se tenir du côté des opprimés.
    Je
    ne me tairai pas et c’est l’occasion de dire ma fierté pour un autre peuple,
    celui de Gaza, courageux, uni au-delà de de sa destruction, déterminé malgré
    ses souffrance et ses angoisses, les nuits sous bombardement, sans sommeil et
    les assassinats. Il sait pourquoi et contre qui il combat dans cette guerre aux
    dimensions génocidaires qui devrait être aussi celle de la du monde épris de
    justice.
    Le
    sionisme d’Israël État théocratique soumis à la loi religieuse, a toujours
    milité sur le plan politique pour imposer son idéologie. C’est un cas de
    théâtre