Catégorie : Palestine & Moyen-Orient

Analyses consacrées à la Palestine, à Israël, au Moyen-Orient et aux rapports de force régionaux et internationaux.

  • Prisons israéliennes et prisonniers palestiniens : un système de torture ignoré »

     

    Une photo du centre de détention de la base militaire
    de Sde Teiman dans le désert du Negev en Israël, prise clandestinement, montre
    un détenu debout, les yeux bandés et les mains derrière la tête. Des
    professionnels de santé de Gaza, qui ont été détenus dans ce centre, ont
    expliqué qu’il s’agissait d’une punition parfois infligée par les soldats
    israéliens aux détenus palestiniens ayant parlé ou bougé sans
    autorisation. © 2024 Privé

    Pourquoi ce texte :

    Depuis plusieurs mois, je recueille, lis,
    croise et analyse les témoignages relatifs aux conditions de détention des
    Palestiniens depuis le 7 octobre 2023. Ce que j’ai découvert dépasse
    l’entendement et heurte tout sens de justice. Ce texte n’est pas un cri de
    colère, mais un appel à la lucidité et à l’action. Il ne s’agit pas ici de
    soutenir un camp contre un autre, mais de défendre un principe fondamental : nul ne devrait être torturé, maltraité ou détenu
    dans des conditions inhumaines, quelles que soient les circonstances
    .
    Le
    silence est devenu complice. La justice, absente. Si nous ne témoignons pas
    aujourd’hui, si nous n’exigeons pas une enquête indépendante, alors
    que restera-t-il du droit international ?

    Cette tribune est une tentative de poser des mots
    justes sur une situation insoutenable. Elle s’adresse aux citoyens, aux
    juristes, aux journalistes, aux institutions – à tous ceux qui croient encore
    en la valeur universelle des droits humains.

    Depuis le 7 octobre 2023, un flot de témoignages, de
    rapports et de documents converge vers un constat effrayant : le traitement
    réservé par Israël aux détenus palestiniens, en particulier ceux originaires de
    Gaza, constitue une violation systématique du droit international humanitaire.
    Et pourtant, la communauté internationale détourne le regard.

    Ceux-ci comptent 9 000 prisonniers condamnés pour des
    infractions sécuritaires ou placés en détention administrative pour de telles
    infractions sans avoir été jugés, 1 500 condamnés pénaux et détenus
    administratifs, ainsi que quelque 1 000 « combattants illégaux »,
    c’est-à-dire des supposés membres de groupes terroristes  capturés en Israël  . À ce jour, l’État n’a pas expliqué pourquoi
    les visites de la Croix-Rouge ont été interrompues.

    Ces preuves, récemment portées à la connaissance des
    Nations unies par le Palestinian Return Centre (PRC), une organisation
    disposant d’un statut consultatif spécial auprès du Conseil économique et
    social de l’ONU, ne sont pas isolées. Elles sont corroborées par des ONG
    israéliennes crédibles et reconnues comme Physicians for Human Rights –
    Israel
    ou B’Tselem. Elles dressent le portrait d’un système carcéral
    où l’humiliation, la violence et la privation sont devenues la norme.

    Parmi les
    actes documentés :

    • Passages à tabac sévères,
    • Privation délibérée de
      nourriture,
    • Suspension prolongée dans des
      positions douloureuses,
    • Soins médicaux refusés ou
      négligés,
    • Viol d’un détenu par un
      gardien,
    • Amputations pratiquées sans
      anesthésie,
    • Attaques de chiens dressés.

    Plusieurs prisonniers seraient morts sous la torture
    ou du fait d’un abandon médical délibéré.

    Des camps militaires secrets comme Sde Teiman
    ou Anatot, inaccessibles aux avocats et à la Croix-Rouge, servent
    aujourd’hui de zones d’ombre légale, où les détenus sont maintenus dans un vide
    juridique total. Israël les qualifie arbitrairement de « combattants
    illégaux » ou de « terroristes« , contournant ainsi les
    protections garanties par les Conventions de Genève.

    Quand la torture devient système !

    Ces abus ne sont pas des dérives ponctuelles, ni des
    exceptions tragiques à une règle. Ils s’inscrivent dans une politique délibérée,
    fondée sur l’impunité et facilitée par une invisibilisation totale des
    détenus gazaouis. L’interdiction faite à la Croix-Rouge de visiter ces
    prisonniers, en dépit des obligations internationales d’Israël, en est une
    preuve accablante.

    Le témoignage de Samah Al-Hijjawi, détenue à la
    prison de Damon, rappelle la brutalité des conditions d’incarcération :
    cellules comparables à des tombes, nourriture dégradée, soins refusés, fouilles
    humiliantes. Une réalité qui illustre la volonté de briser les corps autant que
    les esprits.

    Samah Al-Hijjawi a rendu son dernier souffle le
    6 novembre dernier. Ce Palestinien de 61 ans 
    placé en détention administrative
    sans jugement
    , était
    incarcéré à la prison de Ketziot, dans le Neguev. Une grave négligence médicale
    des services pénitentiaires israéliens lui a coûté la vie.

    Le prisonnier à la santé fragile, qui avait subi en
    2022 une intervention chirurgicale, s’était plaint de sérieux problèmes de
    santé dès le mois de mai 2024 : il souffrait de fortes douleurs
    abdominales, de gonflements, d’une perte d’appétit et d’une subite perte de
    poids. Malgré les signalements, 
    il n’a fait l’objet que d’examens
    médicaux superficiels
    .

    Au mois d’août, l’avocat Samer Sama’an lui avait rendu
    visite. Il s’était alarmé de l’état du détenu, laissé sans soins médicaux
    sérieux. Là encore, pas de réponse des autorités pénitentiaires. En septembre,
    l’état de Samah Al-Hijjawi s’est brutalement détérioré. Il ne parlait plus,
    souffrait d’hypokaliémie et ne pesait plus que 40 kg. Ce n’est qu’à ce
    stade critique qu’il a fini par être transféré vers un centre médical, avant
    d’être conduit à deux reprises dans des hôpitaux, puis de nouveau jeté dans sa
    cellule.

    Un tribunal a rejeté sa demande de libération la
    veille de son décès. « La mort de Samah Al-Hijjawi met en évidence
    une réalité qui illustre la volonté
    de briser les corps autant que les esprits.

    Ce qui choque autant que les faits, c’est le mutisme
    assourdissant des institutions internationales. Ni la Cour pénale
    internationale, ni les États signataires des Conventions de Genève n’ont
    enclenché de mécanisme d’enquête indépendant. Les appels répétés des ONG
    restent lettre morte.

    Pire encore : plusieurs États continuent de fournir
    des armes, un soutien diplomatique et une couverture morale à Israël, en
    pleine connaissance de l’usage qui en est fait. Or, en vertu du droit
    international, le transfert d’armes à un État qui commet des crimes de guerre
    engage la responsabilité des fournisseurs.

    Dns cette guerre, des enfants meurent de faim. Des
    civils sont exécutés en tentant de se nourrir. Des malades agonisent sans soin.
    Le droit à la dignité, à l’humanité, a disparu des prisons et des camps de
    Gaza, tout comme des rues assiégées.

    Il ne s’agit pas ici d’un conflit entre narratifs. Il
    s’agit de faits, documentés, circonstanciés, étayés. Et si aucune instance ne
    les traite, alors à quoi sert encore le droit international humanitaire ?

    Nous
    appelons à la mise en place immédiate d’une commission d’enquête indépendante
    sur les violations commises dans les lieux de détention israéliens.
    Nous appelons le Comité international de la Croix-Rouge à être autorisé à
    visiter tous les prisonniers palestiniens sans entrave.
    Nous appelons à la suspension de toute coopération militaire avec Israël, tant
    que persiste ce système de torture et de détention illégale.
    Nous appelons enfin à replacer la cause palestinienne dans le cadre du droit et
    de la dignité humaine, loin des raccourcis idéologiques et des stratégies de
    déshumanisation.

    Car l’histoire jugera ceux qui se sont tus et l’oubli
    ne sauvera aucune vie.

    Kader Tahri
    Chroniqueur engagé, observateur inquiet
    « Il faut dire les choses comme elles sont,
    mais refuser qu’elles soient comme ça
    . »

    https://kadertahri.blogspot.com/

    📣 Partagez cet article si vous pensez que la justice ne doit pas avoir de frontières. Signez les pétitions, interpellez vos représentants, et refusez l’indifférence.

     

  • Directive Hannibal » le 7 octobre : L’armée israélienne aurait tiré sur ses propres citoyens :

     

    « Hannibal
    à Erez, dispatche un drone d’attaque
    « , est venu le commandement le 7
    octobre.

    Ces mots,
    rapportés par le journal israélien Haaretz en juillet, confirment ce que de
    nombreux Israéliens ont craint depuis les attaques du Hamas le 7 octobre dans
    le sud d’Israël.

    Les
    autorités israéliennes affirment que plus de 800 civils et environ 300 soldats
    ont été tués le 7 octobre. Un certain nombre d’otages israéliens sont depuis
    morts à Gaza. Les Israéliens sont toujours sous le choc de l’horreur et de la
    douleur de l’attaque menée par le Hamas, qui a été le jour le plus sanglant de
    l’histoire d’Israël.

    Mais l’armée
    israélienne est soumise à de plus en plus de pressions pour révéler combien de
    leurs propres citoyens ont été tués par des soldats, des pilotes et des
    policiers israéliens dans la confusion de l’attaque du Hamas contre les positions
    israéliennes du sud.

    Les
    survivants et les proches ont demandé non seulement « ce qui a mal
    tourné », mais aussi si l’armée a invoqué la « directive Hannibal »
    controversée et aurait été annulée 
    « directive Hannibal ».

    Les Forces
    israéliennes ont déclaré que la directive avait été nommée au hasard par un
    programme informatique, mais Hannibal était le célèbre général carthaginois qui
    a pris du poison plutôt que d’être capturé par les Romains. La doctrine, écrite
    en 1986 en réponse à l’enlèvement de soldats israéliens au Liban, a permis aux
    forces israéliennes de tirer sur des ennemis en prenant en otage leurs
    camarades même en danger pour ces otages.

    Ses auteurs
    ont déclaré que la directive n’autorisait pas les captifs à être tués, mais les
    critiques disent qu’au fil du temps, une interprétation s’est répandue dans
    l’armée qu’il valait mieux tuer des camarades que de permettre leur capture.

    « Ils
    l’ont interprété comme s’ils étaient intentionnellement, tuant délibérément le
    soldat pour déjouer la tentative d’enlèvement, et c’était faux », a déclaré
    à l’ABC la philosophe israélienne Asa Kasher, qui a écrit le code d’éthique des
    FDI.

    « C’est
    juridiquement mauvais et moralement mauvais et éthiquement mauvais, c’est faux
    sur tous les points de vue. »

    En 2011, le
    Hamas a utilisé avec succès un otage israélien pour obtenir un important
    échange de prisonniers, échangeant un soldat israélien, le tireur de chars
    Gilad Shalit, contre plus de 1 000 prisonniers,

    Après le 7
    octobre, des civils et des militaires israéliens ont été nombreux à témoigner
    que les forces israéliennes qui ont répondu à l’attaque du Hamas ont tué leurs
    propres citoyens.

    Néanmoins,
    de nombreux Israéliens et partisans d’Israël condamnent quiconque a suggéré que
    cela se produise, avant que d’autres témoignages et les informations diffusées
    par les médias israéliens ne le confirment.

    Les FDI
    n’ont pas confirmé ou nié qu’une version de la directive Hannibal ait été
    appliquée le 7 octobre, ce qui a seulement déclaré qu’il s’agissait d’une chose
    parmi tant d’autres à partir de cette date.

    En réponse
    aux questions de l’ABC, l’armée israélienne a présenté une déclaration disant :
    « Les FDI se concentrent actuellement sur l’élimination de la menace de
    l’organisation terroriste Hamas. »

    « De
    telles questions seront examinées à un stade ultérieur. »

    « C’était
    une masse Hannibal »

    En juillet, le journal israélien Haaretz a révélé que des
    commandants des FDI avaient donné l’ordre de tirer sur des troupes qui avaient
    été capturées par le Hamas
    dans trois endroits distincts, faisant explicitement référence à la
    directive Hannibal.

    Un ancien
    officier israélien, le colonel Nof Erez,
    a déclaré à un podcast de Haaretz que la directive n’avait pas été
    spécifiquement ordonnée mais qu’elle était « apparemment appliquée » par les
    équipages répondeurs.

    Paniqués,
    opérant sans leur structure de commandement normale et incapables de coordonner
    leur coordination avec les forces terrestres, ils ont tiré sur des véhicules
    qui retournaient à Gaza, sachant qu’ils portaient probablement des otages.

    « C’était
    une masse Hannibal. C’était des tonnes et des tonnes d’ouvertures dans la
    clôture, et des milliers de personnes dans tous les types de véhicules,
    certaines avec des otages et certaines sans « , » a déclaré le colonel
    Erez.

    Les pilotes
    de l’armée de l’air
    ont décrit au journal Yedioth Ahronot le 7 octobre à
    des tirs de munitions « considérables » le 7 octobre à des personnes qui
    tentaient de franchir la frontière entre Gaza et l’État hébreu.

    Vingt-huit
    hélicoptères de chasse ont tiré au cours de la journée toutes les munitions
    dans leur ventre, dans des courses de réversion pour se ranger. Nous parlons de
    centaines de mortiers de canons de 30 millimètres et de missiles Hellfire »,
    a déclaré le journaliste Yoav zeitoun.

    « La
    fréquence des tirs sur les milliers de terroristes a été énorme au début, et ce
    n’est qu’à un certain moment que les pilotes ont commencé à ralentir leurs
    attaques et à choisir soigneusement les cibles. »

    Il aurait
    promulgué la directive Hannibal à midi le 7 octobre. (Reuters: Ammar Awad)

    Les
    responsables de chars
    ont également confirmé qu’ils appliquaient leur propre
    interprétation de la directive lorsqu’ils tiraient sur des véhicules revenant à
    Gaza, éventuellement avec des Israéliens à bord.

    « Mon
    instinct m’a dit qu’ils pourraient être sur eux », a déclaré le capitaine
    de char Bar zonshein à Channel 13.

    On demande
    au capitaine de zonhein: «Vous pourriez-vous les tuer avec cette action? Ce
    sont vos soldats.

    « D’accord,
    » répondit-il, « mais j’ai décidé que c’est la bonne décision, qu’il vaut mieux
    arrêter l’enlèvement, qu’ils ne seront pas pris. »

    Le
    journaliste d’investigation
    Ronen Bergman a écrit pour le journal Yedioth Ahronot que l’armée avait promulgué la
    directive Hannibal à midi le 7 octobre.

    « Les
    FDI ont demandé à toutes ses unités de combat dans la pratique de suivre la
    « directive Hannibal », bien que sans mentionner clairement ce nom
    explicite », a-t-il déclaré.

    « L’instruction
    est de mettre fin à tous les frais » toute tentative resistants du Hamas de
    retourner à Gaza, en utilisant un langage très similaire à la « directive
    cannibale
     » initiale, malgré les assurances répétées de l’établissement
    de sécurité que la procédure a été annulée. »

    L’enquête de
    Bergman a révélé que 70 véhicules avaient été détruits par des avions et des
    chars israéliens pour empêcher qu’ils ne soient conduits à Gaza, tuant tout le
    monde à l’intérieur.

    « Il
    n’est pas clair à ce stade combien de personnes enlevées ont été tuées en
    raison de l’activation de cet ordre [Hannibal) le 7 octobre », a-t-il
    écrit.

    La directive
    initiale sur Hannibal, bien que confidentielle,
    recommanderait que des armes légères et des tireurs embusqués s’enfuient
    des ennemis qui prennent des otages – et ne pas utiliser de bombes, de missiles
    ou d’obus de char.

    En 2015, le
    procureur général israélien a déclaré qu’il interdisait spécifiquement de tuer
    un otage.

    Il n’y avait
    pas que les soldats sous le feu le 7 octobre.

    Chars
    ordonnés d’incendie sur la maison

    Au cours de
    deux incidents, des civils israéliens ont survécu aux forces israéliennes qui
    ont tiré sur eux et tué d’autres otages.

    Une
    survivante du kibboutz Nir Oz, une communauté frontalière de Gaza,
    a décrit les tirs de l’armée israélienne alors que des membres du Hamas tentaient de la prendre, ainsi que
    d’autres otages, de l’autre côté de la frontière, dans un wagon électrique.

    Des maisons
    du kibboutz Nir Oz ont été détruites le 7 octobre. (Reuters: Amir Cohen)

    Un
    hélicoptère des FDI est apparu au-dessus de nous. À un moment donné,
    l’hélicoptère a tiré sur les terroristes, le conducteur et les autres. Il y
    avait des cris dans le wagon », a déclaré Neomit Dekel-Chen
    au site d’information israélien Ynet.

    Mme Dekel-Chen
    a déclaré qu’une femme, son amie Efrat Katz, a été tuée par balle.

    Six mois
    plus tard, une
    enquête de l’armée de l’air israélienne a reconnu qu’il s’agissait
    probablement d’un hélicoptère d’attaque, qui avait pris pour cible le wagon,
    avait tué Efrat Katz.

    L’enquête a
    révélé que les otages ne pouvaient pas être distingués des terroristes.

    Néanmoins,
    le chef du major-général de l’armée de l’air, Tomer Bar, a déclaré qu’il « n’a
    pas trouvé de faute dans l’opération de l’équipage de l’hélicoptère, qui a
    opéré conformément aux ordres dans une réalité complexe de la guerre ».

    Les militaires
    ont également confirmé que des soldats avaient reçu l’ordre de tirer sur une
    maison, bien qu’il s’en montante en otage des civils à l’intérieur.

    Dans le
    kibboutz Beeri, où 101 civils israéliens sont morts, un char a reçu l’ordre de
    tirer sur au moins une maison, après une fusillade prolongée avec une
    quarantaine d’hommes armés du Hamas qui détenaient 15 otages à l’intérieur et à
    l’extérieur.

    Un résident
    des kibboutz décrit les attaques du Hamas.

    L’incident
    de la « maison de Pesi » est devenu célèbre en Israel, nommé d’après le
    résident, Pessi Cohen, qui a été tué avec d’autres otages qui y étaient
    détenus.

    Ce sont les
    deux survivants qui ont révélé que l’armée israélienne avait tiré sur la
    maison.

    « Nous
    savons qu’au moins un otage a été tué par l’un des obus », a déclaré un
    parent et le survivant du 7 octobre à l’ABC a déclaré à l’ABC.

    Trois des
    proches de M. Shifroni ont été tués dans la maison de Pessi alors qu’il se
    cachait de l’autre côté du kibboutz avec sa femme et ses enfants.

    « Il y
    en a quelques autres que nous ne savons toujours pas et nous ne saurons
    peut-être jamais ce qui les a tués exactement », a-t-il déclaré.

    La tante de
    M. Shifroni, Ayala, et sa grand-nièce Liel et son petit-neutier Yanai ont tous
    été tués chez Pessi, selon lui, comme en témoignent les terroristes.

    Mais il
    reste contrarié par la décision de l’armée israélienne d’utiliser des munitions
    lourdes sur les habitations de Be’eri.

    Les FDI
    reconnaissent les défaillances en matière de sécurité le 7 octobre

    L’armée
    israélienne admet qu’elle n’a pas réagi de manière appropriée après que le
    groupe terroriste palestinien Hamas a attaqué la communauté Be’eri du sud
    d’Israel, tuant 1 200 personnes et prenant des dizaines d’otages.

    « Je
    pense que la vraie question, la question morale, est de savoir si c’est la
    bonne chose à faire – de tirer des obus de chars sur une maison avec des otages
    – même s’il s’agit de tirs sélectifs », a-t-il déclaré.

    « Je
    pense que ce n’était pas la bonne décision, pas une bonne décision et non une
    morale.

    « Mais
    je peux aussi comprendre qu’il y avait un grand chaos à Be’eri et il y avait
    beaucoup de pression pour mettre fin à l’événement là-bas.

    « Je
    pense qu’ils n’avaient pas l’intention de tirer et de tuer des otages, mais
    quand vous tirez sur un obus de char sur une maison, vous devez tenir compte du
    fait que cela est susceptible de se produire. »

    La
    philosophe israélienne Asa Kasher a déclaré à l’ABC que la directive ne
    s’appliquait pas aux otages civils

    « C’est
    une nouvelle situation, et toutes les considérations sont différentes », a
    déclaré le professeur Kasher.

    « Tuer
    le civil pour déjouer la tentative d’enlèvement est vraiment [mauvais… tout
    le monde comprend que c’est un moyen d’en sortir de ce qui est permis dans une
    démocratie. »

    Le
    professeur Kasher a déclaré qu’il était consterné par les informations selon
    lesquelles les soldats auraient appliqué la directive Hannibal le 7 octobre.

    « Ils
    ont agi sur des normes professionnelles très basses », a-t-il déclaré.

    « C’est
    fou, ce n’est pas la nature d’une démocratie, ce n’est pas la nature des FDI,
    ce n’est pas la nature du commandement. »

    L’armée
    s’élisaignant d’actes répréhensibles

    En réponse à
    des demandes répétées de survivants de Be’eri et de parents de personnes tuées,
    les FDI ont ouvert une enquête sur leurs actes dans le kibboutz.

    En juillet,
    il a publié
    son examen opérationnel, mais beaucoup à Be’eri n’étaient
    pas satisfaits.

    Selon les
    FDI, la route empruntée par des hommes armés du Hamas pour y pénétrer dans le
    kibboutz Be’eri et là où des meurtres et des enlèvements ont été commis par la
    suite. (Supplétitude : FDI)

    L’armée a
    autorisé les forces israéliennes de tout acte répréhensible, estimant qu’un
    char n’avait tiré que « proche » de la maison lorsque les négociations
    de libération des otages avaient échoué.

    « L’équipe
    a déterminé que, sur la base des informations examinées et de leur
    compréhension, aucun civil à l’intérieur du bâtiment n’avait été endommagé par
    des tirs d’obus de chars, à l’exception d’un incident isolé à l’extérieur du
    bâtiment où deux civils ont été blessés par des éclats d’obus », peut-on
    lire dans le rapport.

    « L’équipe
    a déterminé que la plupart des otages avaient probablement été assassinés par
    les terroristes, et d’autres enquêtes et examens de conclusions supplémentaires
    sont nécessaires. »

    Le Hamas et
    les Israéliens n’ont pas exactement rejeté ou accepté un accord de
    cessez-le-feu

    Si vous
    croyez les États-Unis, alors les Israéliens et le Hamas sont sur le point de
    parvenir à un accord de cessez-le-feu pour mettre fin aux combats à Gaza. Mais
    ce n’est pas ce que les deux parties disent.

    Sharon
    Cohen, la belle-fille de Pessi Cohen, a déclaré à la radio israélienne qu’elle
    n’acceptait pas les conclusions de l’enquête.

    « Ce
    n’est pas vraiment vrai [cet des otages n’ont pas été blessés par les obus de
    chars », a-t-elle déclaré à Radio Bet israélienne le 14 juillet.

    « En ce
    qui concerne les questions de confidentialité, je n’arrive pas vraiment à entrer
    dans les détails. Ce sont des détails qui nous ont été informés qu’il serait à
    nouveau procédé à une enquête.

    « En
    outre, je dirai que parce que les incidents dans le kibboutz étaient si
    exceptionnels et étranges et difficiles, toute la question de l’enlèvement des
    corps, et des autopsies, et toutes ces choses – essentiellement n’ont pas été
    faites. »

    L’examen des
    FDI contredit également le témoignage de l’un des deux survivants de la maison
    de Pessi, Yasmin Porat, qui 
    qui a
    déclaré à la radio israélienne Kan le 15 
    octobre que les hommes armés
    du Hamas n’avaient pas menacé les otages et avaient eu l’intention de négocier
    avec la police pour leur retour en toute sécurité à Gaza.

    Elle a
    déclaré qu’une unité spéciale de la police israélienne avait commencé la
    bataille d’armes en tirant sur la maison, en attrapant « cinq ou six »
    résidents de kibboutz à l’extérieur dans des « feux croisés très, très
    lourds ».

    Dans
    l’interview, on lui a demandé : « Nos forces ont peut-être tiré une balle
    ? »

    — Il ne
    fait aucun doute qu’elle répondit.

    « Ils
    ont éliminé tout le monde, y compris les otages. »

    Kader Tahri
    Chroniqueur engagé, observateur inquiet
    « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient
    comme ça. »

    https://kadertahri.blogspot.com/

     

    📣 Partagez si vous croyez que la transparence militaire est essentielle pour la démocratie. Commentez, signez une pétition, interpellez vos élus. Ne laissons pas l’impunité en paix.

  • « 7 octobre, silence organisé et appel à la vengeance :

     

    Le 7 octobre
    2023 est devenu un symbole. Mais de quoi, exactement ?

    De la résistance
    Palestinienne ?

    De la
    vulnérabilité d’Israël ?

    De l’échec
    de sa politique coloniale ?

    D’une guerre
    de propagande ou d’un récit verrouillé, qui empêche aujourd’hui toute
    compréhension honnête des faits ?

    Presque deux
    années plus tard, une chose est frappante : il n’existe aucune enquête
    indépendante sur ce qui s’est réellement passé ce jour-là.
    Pas de commission
    d’investigation internationale. Pas de débat ouvert sur les responsabilités
    militaires israéliennes. Pas même d’accès libre aux images de vidéosurveillance
    ou aux transmissions radio de l’armée. Et pourtant, des centaines de personnes
    sont mortes ce jour-là. Des vies ont été brisées, des familles endeuillées. Des
    vérités dissimulées intentionnellement.

    Alors je
    pose une question simple : où est la vérité ?

    Ce ne sont
    pas des complotistes qui posent des questions. Ce sont d’anciens soldats
    israéliens, des agents du renseignement à la retraite, des ONG locales comme Breaking
    the Silence
    ou B’Tselem
    . Tous demandent pourquoi :                                           ²

    • l’armée israélienne a mis tant
      de temps à intervenir avec la rage au ventre ;
    • les systèmes de surveillance de
      la frontière, habituellement ultra-sophistiqués, ont échoué ;
    • plusieurs témoins israéliens
      affirment que des tirs venus d’hélicoptères israéliens ont atteint des
      civils israéliens lors du festival Supernova ;
    • le gouvernement a refusé toute
      transparence sur ses décisions de ce jour-là.

    Et si le
    Hamas a bien commis des actes violents, rien n’a été prouvé à ce jour
    concernant une volonté préméditée de tuer des civils. La majorité des cibles
    étaient militaires. Alors pourquoi le récit dominant ne parle que de barbarie,
    de sauvagerie, d’inhumanité ?

    Le
    gouvernement Netanyahou a immédiatement transformé le 7 octobre en outil de
    légitimation d’une guerre dévastatrice contre Gaza. Plus de 38 000 morts selon
    les derniers bilans, dont une majorité d’enfants et de civils. L’utilisation
    assumée de la famine comme arme de guerre. Des hôpitaux détruits, des
    journalistes tués, des centres de réfugiés ciblés.
    Il est
    important de préciser que les actions des Israéliens envers les Gazaouis  restes comparable à celles des Allemands
    envers les peuples Hereros du Sud-Ouest africain au début du XXe siècle, un
    génocide dont le prétexte avait été un massacre de soldats allemands.

    Comment
    justifie-t-on cette violence à l’échelle d’un peuple entier ? En brandissant la
    douleur du 7 octobre, sans jamais accepter d’interroger cette douleur.
    Il ne s’agit pas de nier, ni d’excuser. Il s’agit de comprendre, de
    contextualiser, et de rendre justice à tous les morts, israéliens comme
    palestiniens.

    Il est
    devenu tabou, en Europe notamment, de dire que le Hamas est aussi un mouvement
    de résistance. Et pourtant, par définition, toute population vivant sous
    blocus, bombardée régulièrement, privée d’un État, d’une armée, d’une justice
    internationale, a le droit de résister. Ce droit est reconnu par les conventions
    de Genève et par l’histoire elle-même.

    Assimiler le
    Hamas uniquement à une organisation terroriste revient à faire ce que l’on a
    fait avec le FLN algérien, avec l’ANC de Mandela, ou avec les Viet Cong : nier
    la légitimité d’un combat, parce qu’il dérange l’ordre établi.
    Cela
    n’efface en rien les abus ou les crimes que ce groupe peut avoir commis. Mais
    cela replace le débat dans son contexte politique et historique.

    Le mensonge sioniste 
    abusé je ne sais combien de gens intelligents et de bonne volonté, dont
    de nombreux scientifiques. Il fait encore des dupes de nos jours. Les mensonges
    nazis et ceux du Hamas trouvent aussi leur clientèle, quoi que moins nombreuse,
    de même que le mensonge rousseauiste, le christianisme à la Dostoïevski, le nietzschéisme
    à la portée de n’ importe qui, l’écologie des Verts. Il y a des calembredaines
    à l’ usage de tout le monde, comme l’astrologie, il y end a d’autres pour les
    gens instruits, ou à demi instruits. Les peuples s’en méfient tout de suite.

    Oui, la
    vérité sur le Hamas est évidente, n’ importe quelle personne s’ intéressant à
    la question et voulant s’ informer comprend tout de suite. Et ça ne fait pas
    grand monde. Quand le Roi se promène nu dans la rue, tout le monde admire
    sincèrement ses beaux habits, sauf un petit enfant tout surpris.

    Ce que nous
    demandons,. C’est le minimum démocratique : la vérité.

    Une enquête
    indépendante, sous l’égide de l’ONU ou de tout organisme crédible.

    La
    reconnaissance des responsabilités, y compris du côté israélien.

    La fin de
    l’impunité dans l’usage politique des émotions.

    Car tant que
    la vérité sera manipulée, la paix restera impossible. Il ne peut y avoir
    de justice sans vérité, ni de réconciliation sans mémoire partagée. Et ceux qui
    refusent cette enquête, qu’ont-ils à cacher ?

    Kader Tahri


    Chroniqueur engagé, observateur inquiet
    « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient
    comme ça
    . »

    https://kadertahri.blogspot.com/

    Partagez cet article si vous pensez que la vérité ne doit pas être censurée. Exigez une enquête indépendante. Rejoignez les voix qui refusent l’omerta.

  • Le soutien massif juif à une guerre moralement génocidaire?

     

    Depuis le 7 octobre 2023, le conflit
    israélo-palestinien a atteint un paroxysme de violence. L’État israélien,
    soutenu militairement par les États-Unis, l’Allemagne et plusieurs puissances occidentales,
    a lancé une offensive de grande ampleur sur la bande de Gaza. Des dizaines de
    milliers de civils, femmes, enfants, soignants, journalistes, humanitaires ont
    été tués. Des infrastructures vitales ont été détruites. Le siège imposé à la
    population, les bombardements intensifs, les privations d’eau, de nourriture et
    de médicaments ont transformé Gaza en zone de mort.

    Or, ce qui choque au-delà de l’horreur elle-même,
    c’est le soutien massif à cette guerre de la majorité des juifs israéliens
    – et d’une part non négligeable de la diaspora. Des sondages montrent qu’en
    Israël, plus de 80 % des citoyens juifs ont exprimé leur appui à
    l’opération militaire, malgré les milliers de morts civils. Dans la diaspora,
    les grandes institutions communautaires, les lobbys pro-israéliens
    traditionnels et nombre de synagogues ont repris le discours de légitimation
    d’un « droit à se défendre » poussé à l’extrême, effaçant la réalité de
    la guerre asymétrique, du blocus, et de l’occupation.

    Ce chiffre 80 % ne peut être balayé comme un simple
    fait de sondage. Il nous confronte à une question essentielle :

    Comment expliquer qu’une majorité de personnes qui ont
    été historiquement victimes de persécutions, qui connaissent la mémoire de la
    Shoah, puissent soutenir une guerre aussi brutale contre une population
    enfermée, appauvrie, assiégée ?

    Cela oblige à une remise en question courageuse : la
    position victimaire ne protège pas de la dérive morale
    , surtout lorsqu’elle
    devient le cœur d’un récit national ou religieux. Lorsqu’un État
    construit sa légitimité sur le traumatisme, mais qu’il se comporte lui-même
    comme puissance coloniale, il devient urgent de questionner les fondements de
    cette légitimité.

    Qu’une majorité soutienne une guerre ne la rend pas
    plus juste. L’histoire est remplie de cas où des peuples entiers ont été
    entraînés à soutenir des régimes violents. La démocratie n’est pas une garantie
    contre l’aveuglement moral. En Israël, le consensus autour de la guerre à Gaza
    s’explique en partie par :

    • la peur
      collective réelle provoquée par les attaques du 7 octobre ;
    • un
      climat de radicalisation sécuritaire entretenu depuis des décennies
      ;
    • un système
      médiatique militarisé
      , qui marginalise les voix critiques ;
    • et un
      nationalisme religieux croissant qui sacralise l’expansion territoriale au
      détriment des droits humains.

    Mais comprendre ces causes ne signifie pas les
    excuser. La responsabilité morale ne s’efface pas dans les statistiques.
    Un peuple qui soutient une guerre injuste porte une part de responsabilité — pas
    en tant qu’ethnie ou religion
    , mais en tant que société politique.

    Il serait cependant faux et dangereux de tirer
    de ce soutien massif une conclusion globalisante : « les juifs »,
    dans leur ensemble, soutiendraient un génocide
    . Cette phrase, même
    prononcée avec colère, est erronée à plusieurs titres :

    1. Tous
      les juifs ne sont pas israéliens
      , ni sionistes, ni partisans de l’occupation. Il
      existe une pluralité de pensées, de traditions, de courants critiques dans
      le judaïsme.
    2. De
      nombreux juifs israéliens ou de la diaspora
      s’opposent ouvertement à cette
      guerre. Certains refusent de servir dans l’armée, manifestent, signent des
      pétitions, prennent la parole à leurs risques et périls.
    3. Le
      soutien à Israël n’est pas une « caractéristique religieuse »
      , mais une construction
      politique, alimentée par l’histoire, les peurs identitaires, les
      politiques éducatives, les traumatismes collectifs.

    C’est précisément en reconnaissant ces dissidences,
    en les soutenant, qu’on peut délégitimer la ligne dure du gouvernement
    israélien
    , sans tomber dans la haine ou le racisme.

    Nous, observateurs, militants et citoyens, avons le
    droit et même le devoir de dire avec fermeté : Ce qui se passe à Gaza est une
    catastrophe humanitaire d’une ampleur insoutenable. C’est une guerre qui
    piétine le droit international, viole les principes humanitaires et désacralise
    la vie humaine.

    Mais ce devoir de vérité doit s’accompagner d’un langage
    de rigueur
    , et non de vengeance. Il ne s’agit pas d’accuser des religions,
    des peuples ou des identités. Il s’agit de démasquer les pouvoirs, de condamner
    les discours qui justifient l’injustifiable
    , et de soutenir les voix
    dissidentes
    , où qu’elles soient.

    On ne combat pas un génocide ou un nettoyage ethnique
    par des amalgames ou des raccourcis idéologiques. On le combat par la vérité,
    la solidarité, la lucidité. La majorité juive israélienne qui soutient cette
    guerre porte une responsabilité morale. Mais cette critique ne doit pas devenir
    un prétexte à la haine collective. Au contraire : c’est en défendant les
    principes de justice, même quand ils dérangent, que l’on honore la mémoire des
    peuples opprimés — passés comme présents.

    Kader Tahri
    Chroniqueur engagé, observateur inquiet
    « Il faut dire les choses comme elles sont,
    mais refuser qu’elles soient comme ça
    . »

    https://kadertahri.blogspot.com/

     

  • Holocauste à Gaza : quand la justice humaniste détourne le regard :

     

    Depuis près de
    deux ans, Gaza est le théâtre d’une violence militaire d’une ampleur et d’une
    intensité inégalées dans l’histoire contemporaine récente. Ce qui se déroule
    sous nos yeux dépasse les simples notions de conflit ou d’affrontement : il
    s’agit d’une destruction systématique d’un peuple, de ses institutions, de ses
    infrastructures, et de son avenir.

    Malgré les
    alertes lancées par les agences de l’ONU, les ONG humanitaires, les juristes,
    et les chercheurs, la justice internationale n’a pas su ou voulu intervenir
    efficacement. Les mécanismes censés protéger les civils en temps de guerre, ou
    poursuivre les crimes de masse, apparaissent aujourd’hui affaiblis, voire
    compromis par des logiques politiques qui neutralisent leur indépendance.

    La justice
    manquante : comment la communauté internationale a trahi Gaza Sur la scène
    internationale, aucune lutte de libération moderne n’a connu une trahison aussi
    profonde que celle subie par Gaza. Aucun génocide récent n’a non plus été
    accueilli avec une complicité aussi flagrante et un silence aussi
    assourdissant. Pendant plus de deux ans, le monde a adhéré au discours de la
    puissance occupante, lui fournissant une couverture politique et morale qui a
    permis aux atrocités de se poursuivre sans relâche

    L’attaque du 7
    octobre a marqué un tournant. Mais ce qui a suivi ne saurait être compris comme
    une simple réponse militaire. Les bombardements massifs sur les zones densément
    peuplées, la destruction systématique d’infrastructures vitales, les obstacles
    répétés à l’acheminement de l’aide humanitaire et les milliers de civils tués,
    dont une majorité d’enfants, s’inscrivent dans une stratégie d’asphyxie prolongée.

    Pendant
    ce temps, ses chaînes d’approvisionnement militaire n’ont rencontré aucune
    entrave, bien au contraire. Même dans le domaine juridique, les États qui
    prétendent défendre la justice et les droits de l’homme ont activement entravé
    tous les efforts visant à obtenir des comptes, que ce soit devant la Cour
    internationale de justice ou la Cour pénale internationale. Après deux années
    de villes entières réduites en ruines, de dizaines de milliers de morts en
    direct à la télévision et de civils délibérément affamés, l’Union européenne
    n’a guère fait plus qu’envisager de revoir son partenariat avec le régime
    génocidaire. Même l’idée symbolique de suspendre un programme marginal de
    coopération scientifique comme Horizon Europe n’a reçu le soutien que de 10 des
    27 États membres. Au niveau local, la mobilisation mondiale a été faible – un
    échec moral de la conscience mondiale, qui s’est limitée à des manifestations
    tièdes et à des déclarations creuses, sans aucune grève sérieuse, mouvement de
    masse ou campagne de pression soutenue.

    Pendant ce
    temps, les chaînes d’approvisionnement militaire d’Israël sont restées
    intactes, voire renforcées. Aucune sanction, aucun embargo, aucune
    conditionnalité sérieuse n’a été imposée. L’Union européenne, tout en affichant
    des inquiétudes « humanitaires », a continué de traiter Israël comme un
    partenaire stratégique, sans jamais activer les leviers prévus dans ses propres
    accords.

     

     

     

     

     

     

    La faillite
    n’est pas uniquement diplomatique ou juridique. Elle est aussi morale. Alors
    même que les images de destructions massives, d’enfants amputés, de civils
    piégés sous les gravats circulent à grande échelle, la mobilisation
    internationale reste tiède, intermittente, et insuffisante.

    À l’exception de
    quelques mobilisations notables, il n’y a eu ni mouvement de grève global, ni
    pression économique coordonnée, ni campagne politique suffisamment structurée
    pour forcer un changement. L’indignation, bien réelle, s’est souvent arrêtée
    aux réseaux sociaux.

    La résistance
    palestinienne, dans son ensemble, est décrite à travers le prisme exclusif du
    terrorisme. Ce glissement sémantique, largement alimenté par les discours
    officiels israéliens et occidentaux, efface toute légitimité à une population
    occupée, en violation du droit international, qui reconnaît pourtant aux
    peuples colonisés le droit de résister.

    Il ne s’agit pas
    ici de blanchir des crimes de guerre ou de justifier des attaques contre des
    civils. Il s’agit de rétablir une lecture politique et juridique de la
    situation, plutôt que d’en faire une lecture uniquement émotionnelle ou
    sécuritaire.

    L’histoire
    récente est riche de précédents : Sabra et Chatila en 1982, Gaza en 2008, Alep
    en 2016. À chaque fois, l’indignation a cédé la place à l’oubli, l’élan moral à
    la résignation diplomatique. Gaza risque de devenir un autre chapitre vite
    refermé de cette chronique des violences impunies.

    Les campagnes de
    soutien aux Rohingyas ou aux Ouïghours ont montré que même des causes reconnues
    comme justes peuvent s’éteindre si elles ne sont pas portées par une stratégie
    de mobilisation claire, constante, et crédible..

    Aujourd’hui,
    depuis plus de deux mois, la même communauté internationale s’est montrée
    incapable de contraindre le régime génocidaire à autoriser l’entrée humaine de
    nourriture, à protéger les agences humanitaires de l’ONU, ni même à garantir la
    survie de l’UNRWA – un démantèlement envisagé de longue date par le projet
    sioniste. L’occupation a bien compris cette situation ; elle alimente la
    poursuite et l’escalade du génocide, l’encourageant à explorer des scénarios
    encore plus brutaux, notamment la restitution des colonies, l’annexion des
    territoires de Gaza et la domination totale sur la Cisjordanie et Jérusalem.

    Après
    deux années d’annihilation systématique, le maximum que la communauté internationale
    ait réussi à offrir sont de faibles propositions pour un État palestinien
    dépouillé de souveraineté, de dignité et de sens, conditionnées au désarmement,
    à l’obéissance et à la renonciation complète aux droits historiques, politiques
    et moraux. Bien que la cause palestinienne ait retrouvé une partie de son
    importance en tant que lutte de libération mondiale, le régime occupant a
    largement réussi à dépeindre la résistance palestinienne – et le peuple
    palestinien dans son ensemble – comme violents et terroristes, en inscrivant
    son récit fabriqué dans le discours mondial. Comprendre la dynamique de
    l’opinion publique mondiale révèle une dure réalité : la solidarité, aussi
    large soit-elle, est éphémère si elle n’est pas canalisée stratégiquement et
    immédiatement.

    Sans
    campagnes organisées pour maintenir la visibilité et la pression, même les
    causes les plus justes risquent de disparaître des mémoires une fois les gros
    titres passés. En 1982, l’indignation mondiale a atteint son paroxysme après
    l’invasion du Liban par Israël et le massacre de Sabra et Chatila, mais elle
    s’est rapidement dissipée et Israël a rétabli des relations normalisées en
    toute impunité. En 2008, Gaza a bénéficié d’un élan de soutien international,
    qui s’est ensuite dissipé dès la fin de l’assaut.

    Aujourd’hui,
    même si le mot « génocide » est plus fréquemment associé à Gaza, le danger d’un
    oubli mondial plane – tout comme ce fut le cas pour les Rohingyas au Myanmar en
    2018, ou pour la Namibie en 1971, lorsque la CIJ a déclaré illégale l’occupation
    de l’Afrique du Sud, une décision restée lettre morte pendant deux décennies.
    Les causes justes ne triomphent pas uniquement en raison de leur justice, ni
    par le nombre de hashtags ou de sympathisants en ligne, mais par la capacité de
    leurs membres à maintenir leur élan, à faire pression et à saisir l’instant
    présent. Le monde n’a pas de mémoire ; il évolue au gré de l’instant. Et
    si cet instant n’est pas saisi avec sagesse et force, il s’estompera, telle une
    vague perdue dans le vaste océan de l’oubli.

    Que des enquêtes
    internationales indépendantes soient menées sur les événements du 7 octobre et
    sur les opérations militaires israéliennes à Gaza. Que les responsabilités
    soient établies, toutes les responsabilités. Que la justice ne soit plus un
    instrument différentiel selon les puissances en jeu, mais un socle commun.

    L’histoire
    jugera sévèrement les institutions qui auront échoué. Mais il n’est pas trop
    tard pour restaurer un minimum de cohérence morale. Car si la justice est
    incapable d’agir lorsque l’évidence s’impose, alors ce ne sont pas seulement
    les Palestiniens qu’elle abandonne – c’est notre humanité entière qu’elle
    trahit

    C’est ça
    l’armée de Tsahal ? Les parents sont enchaînés nues au soleil, et les enfants
    affamés et assoiffés meurent de faim ! Le monde est aveugle ?

    Gaza n’exige
    aucune  pitié, ni des indignations
    sélectives. mais demandes une seule chose : la vérité et la liberté !!!!!!.

     

     

  • Reconnaissance internationale des droits collectifs du peuple palestinien !!!!!

     

    « Après
    tant de sang versé, de douleur et de pertes, le peuple palestinien mérite la
    liberté d’avoir un état indépendant, après toutes les balivernes des sionistes religieux
    . »

    C’est temps pour que le monde commence à
    comprendre l’ampleur historique du crime commis par le régime israélien. Ni
    pardon ni oubli pour tous ceux qui l’auront approuvé et soutenu. 
    En
    effet Israël persiste dans une doctrine militariste qui viole le droit
    international, porte atteinte à sa propre légitimité et aggrave l’insécurité
    des deux peuples. Une nouvelle approche fondée sur la reconnaissance mutuelle,
    la justice et l’égalité des droits est non seulement souhaitable, mais
    indispensable à toute paix durable.

    Si je me souviens bien, la France a bel
    et bien instauré l’apartheid en Algérie et a très probablement aussi commis un
    génocide, mais l’Algérie après une longue période de résistance avait pu avoir
    son indépendance. Je pense que c’est un bon exemple.

    La création de l’État d’Israël a été
    chaotique, tout comme celle de plusieurs autres États-nations relativement
    récents. Ce que je n’arrive pas à comprendre, c’est qu’en 1967, Israël
    possédait légalement 78 % de la Palestine mandatée, et que ses gouvernements
    n’ont rien fait pour établir un véritable État palestinien sur les 22 %
    restants. Au lieu de cela, ils ont immédiatement commencé à créer ce qu’ils ont
    appelé les « faits sur le terrain » en Cisjordanie. Suite à
    l’accumulation des actes criminels depuis lors, la viabilité à long terme de
    l’État d’Israël est désormais incertaine.

    Deux questions demeurent :

    1. Qu’est-ce que la colonie de
    peuplement sioniste est prête à abandonner, à abandonner ?

    2. Quelles forces sont nécessaires pour
    obliger la colonie sioniste à se décoloniser ?

    Seul le sionisme considère la lutte
    anticoloniale comme un «conflit ethno-national». Les colonisés la perçoivent différemment :

    Article 16 de la charte du Hamas de 2017 :

    Le Hamas affirme que son conflit est
    avec le projet sioniste, et non avec les Juifs en raison de leur religion. Le
    Hamas ne lutte pas contre les Juifs parce qu’ils sont juifs, mais contre les
    sionistes qui occupent la Palestine.

    Pourtant, ce sont les sionistes qui
    associent constamment le judaïsme et les Juifs à leur propre projet colonial et
    à leur entité illégale. Il faudrait retenir que  « Si les Israéliens arrêtent leurs
    agressions, il y aura la paix. Si les résistants de Hamas déposent les armes,
    il n’y aura plus de Palestiniens».

    Les guerres et les attaques contre tout
    le monde n’apporteront ni la paix ni la sécurité. Eux aussi ont le droit de se
    défendre et de contre-attaquer. Israël a donc besoin d’une voie à suivre qui ne
    passe pas par des guerres incessantes ni des attaques préventives pour
    conquérir davantage de territoires. C’est un échec.

    Israël a été conçu sur une planche à
    dessin et a pourtant été un échec. Il a été bâti sur la force, la suprématie et
    l’oppression. Dès le début, les Israéliens ont pris la mauvaise direction. Ils
    n’ont jamais été intéressés par une coexistence pacifique et égalitaire avec la
    population autochtone.

    Lisez Herzl et Jabotinsky et vous aurez
    toutes les réponses. Les premiers terroristes en Palestine étaient des intrus
    juifs fanatiques, pas des Palestiniens. Les premières recrues des FOI venaient
    de l’Irgoun, de la Haganah et de Levi. Ces trois organisations terroristes.
    Tout a commencé avec cet état d’esprit contaminé. Dès que les Israéliens ont
    compris que le monde acceptait les déplacements forcés, l’oppression,
    l’apartheid et toutes les autres injustices envers les Palestiniens, ils se
    sont dits : « Continuons ainsi. Pourquoi acheter des terres si nous pouvons
    les voler et les obtenir gratuitement
    ? »

    Et la situation s’est détériorée d’année
    en année.

    Comme une boule de neige qui grossit de
    plus en plus en dévalant la colline jusqu’à s’effondrer. La majorité des
    Israéliens ne changeront pas d’avis. Trop d’endoctrinement, trop de propagande
    ont empoisonné l’âme juive israélienne. C’est pourquoi je suis convaincu que
    seul une paix est la voie à suivre. Les Palestiniens et le monde ne peuvent ni
    oublier ni pardonner ce que les Israéliens ont fait et continuent de faire.
    Tout comme les Juifs et le monde ne peuvent ni oublier ni pardonner ce que
    l’Allemagne nazie a fait.

    Les États ethno-nationaux, qui forment
    des digues, des murs de confinement contre tous ceux qui ne sont pas «Nous»,
    sont par nature toxiques. Un État ethno-national est aussi néfaste qu’une
    théocratie. Les États doivent devenir de simples entités administratives,
    exécutant discrètement leurs tâches, et non des machines à passions
    identitaires. Laissons les Juifs, les Musulmans, les Chrétiens, les Druzes et
    toute autre personne souhaitant devenir citoyen vivre leur propre « identité »
    au sein d’une unité administrative qui répond aux besoins de tous ses membres
    de manière équitable et efficace.

    Personne ne peut s’attendre à ce que les
    Palestiniens partagent un pays avec leurs anciens bourreaux et bourreaux. Les
    Palestiniens méritent leur propre souveraineté. C’est impossible dans l’État
    juif.

    « La « loi sur l’État-nation » de
    2018 définit formellement Israël comme l’État-nation du peuple juif, avec le
    droit à l’autodétermination nationale propre au peuple juif à l’intérieur de
    ses frontières.» En d’autres termes il n’y a pas de place pour
    l’autodétermination palestinienne. l n’y a pas de place, ni de besoin, pour
    deux États

    Aucun groupe ethnique ne « mérite la
    souveraineté ». C’est la « souveraineté » qui permet à la colonie sioniste
    d’accélérer son génocide progressif sous les yeux du monde entier.
    Tout ce qu’il peut
    annoncer, venant de son invisibilité politique sur la scène
    internationale, ne vas pas plus loin que son ombre, elle même, si fatiguée, de
    rester accrochée, à un type qui n’as aucun rayonnement.

    Les frontières westphaliennes doivent
    être remplacées par l’intérêt d’un ordre mondial rationnel d’individus égaux,
    un ordre qui élimine la fiction impériale d’États «égaux». C’est
    impossible dans l’État juif »

    Tout est impossible dans l’État juif
    ethno-suprémaciste, sauf l’apartheid et la subjugation, qui obligent l’État à «
    tuer, tuer et tuer, toute la journée, tous les jours ».

    C’est pourquoi l’État juif doit se
    dissoudre dans la Palestine démocratique. Israël est petit et il occupe déjà 78
    % de la Palestine volée. Les Juifs allemands vivent avec leurs anciens
    bourreaux les Sud-Africains noirs aussi ; les Afro-Américains aussi.

    Si les Juifs de Palestine souhaitent
    s’attacher à une mythologie ancienne, qu’ils le fassent entourés des habitants
    autochtones de la région. Ceux-ci sont originaires de Palestine, et non de
    Pologne, de Russie ou des États-Unis. La « diaspora » est une mythologie
    sioniste.

    Le monde ne peut pas revenir aux
    situations et aux conditions qui étaient censées régner il y a deux mille ans.

    L’État d’Israël doit cesser d’exister,
    car cela implique une violence coloniale continue.

    La comparaison avec l’Allemagne ou
    l’Afrique du Sud est tout simplement erronée. Les résolutions de l’ONU ont déjà
    défini le territoire palestinien. Les Israéliens doivent quitter les
    territoires occupés illégaux.

    Rapprochez-vous sur « votre »
    terre. Toute colonie est illégale au regard du droit international, car
    l’accaparement des terres n’est pas autorisé par la puissance occupante.

    Lisez l’article 49 de la IVe Convention
    de Genève. Lisez l’arrêt de la CIJ. La CIJ devrait peut-être revoir toute la
    procédure, car les Palestiniens ont toujours été gravement désavantagés. Ce que
    les Israéliens « ont reçu gracieusement » selon leur
    religion juive n’a aucune signification ni valeur en droit international.
    Soyons clairs : le problème n’est évidemment pas d’être juif, le nœud du
    problème est le sionisme et la façon dont les sionistes fanatiques se sont
    comportés et se comportent encore.

    Le monde entier sait qu’Israël commet un
    génocide, déshumanise les Palestiniens et affame délibérément les bébés de
    Gaza. Le soutien des États-Unis, allié à Netanyahou et complice de ce dernier,
    ne lui donne ni raison ni innocence. Au contraire, les États-Unis perdent leur
    leadership et leur crédibilité aux yeux des libres penseurs du monde entier.

    Quand ? Quand suffisamment d’Israéliens
    décideront de leur propre Révolution orange et chasseront ce régime du pouvoir,
    de préférence vers une colonie en Floride. Quand ils cesseront de se laisser
    dominer par des peurs ataviques et décideront qu’ils préfèrent une véritable
    société démocratique et égalitaire. Quand ils cesseront de sacraliser Eretz
    Israël
    et décideront qu’elle n’est pas seulement leur patrie, mais aussi
    celle des Palestiniens. Trop d’Israéliens ont transformé la terre d’Israël en
    un nouveau veau d’or, une idole à vénérer, en totale contradiction avec les
    commandements de Dieu.

    Quand ? Lorsqu’ils comprendront qu’une
    loi inégalement appliquée n’est pas une loi, mais seulement de la corruption.
    Lorsqu’ils commenceront à écouter les meilleurs d’entre eux, et non les pires.
    Lorsqu’ils reviendront au cœur de l’éthique juive. Ils ne peuvent pas dire que
    le sionisme est fondamentalement un gros mensonge, ils le savent.

    Les voisins immédiats d’Israël ne
    veulent pas de la Terre d’Israël. Ils veulent qu’Israël quitte leurs terres. La
    Palestine, y compris la Cisjordanie, la Syrie, le Liban et les autres terres
    convoitées par Israël.

    Allez-y Israël ! Restez sur votre terre
    et défendez vos propres frontières. Arrêtez d’attaquer celles des autres.

    En conclusion il est important de dire
    que les déclarations des États européens concernant la reconnaissance d’un État
    palestinien constituent une étape importante. Elles ajoutent une dimension
    significative à la reconnaissance internationale des droits collectifs du
    peuple palestinien, au premier rang desquels figure son droit à l’indépendance
    .

     Kader Tahri
    Chroniqueur engagé, observateur inquiet
    « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles
    soient comme ça.
    »

    https://kadertahri.blogspot.com/

     

  • Reconnaître la Palestine : un choix politique, pas une trahison

     

    « ll n’y a rien de plus précieux pour l’Homme
    que la dignité de se tenir debout sur la terre dans laquelle plongent ses
    racines
    «    Le ministre Barrot a tenu des propos identitaires :

    La critique de l’entité sioniste d’Israël et ses
    consorts en France repose sur l’accusation la plus grave : en annonçant une
    reconnaissance prochaine de l’État palestinien, la France « donne raison à
    la stratégie terroriste du Hamas
    ». Cette réaction, là encore, repose sur
    un amalgame inacceptable.

    La reconnaissance d’un État palestinien n’équivaut pas
    à un soutien au Hamas. C’est au contraire une position défendue de longue date
    par une majorité de la communauté internationale, y compris dans le cadre du processus
    d’Oslo ou des résolutions de l’ONU. L’objectif est de créer les conditions d’un
    règlement durable fondé sur la coexistence de deux États. Cela suppose de
    reconnaître le droit des Palestiniens à exister politiquement.

    Faire croire que cette reconnaissance serait une
    récompense du terrorisme est une manière de nier à un peuple entier son
    existence politique. Cela revient à enterrer tout espoir de paix, à décréter
    que seuls les rapports de force armés peuvent dicter l’avenir du Proche-Orient.
    C’est aussi une injustice faite aux très nombreux Palestiniens qui rejettent le
    fanatisme et aspirent simplement à la dignité, à la sécurité et à la liberté.

    La critique reproche ensuite à la France son «
    bellicisme surjoué » envers la Russie, tout en l’accusant de « vils
    accommodements » avec l’« islam conquérant ». Cette comparaison est non
    seulement absurde, mais dangereusement relativiste.

    Enfin, vient le cœur idéologique de l’attaque : la
    reconnaissance de l’État palestinien. Pour ses détracteurs, c’est une reddition.
    Une trahison d’Israël. Un cadeau fait au Hamas. Là encore, l’amalgame est
    grossier, et volontaire.

    Reconnaître l’État palestinien, ce n’est pas justifier
    les crimes du Hamas. C’est affirmer que la paix ne pourra venir que de deux
    souverainetés : celle d’Israël, et celle d’un futur État palestinien. Ce n’est
    pas une position « islamo-gauchiste ». C’est la ligne de la diplomatie
    française depuis des décennies. C’est aussi celle de plusieurs partenaires
    européens, et même de nombreux Israéliens.

    Ce n’est pas la France que félicite le Hamas qui reste
    quoi quand puisse le dire, un mouvement de résistance à une colonisation, mais la
    perspective d’un règlement politique qu’elle tente de récupérer. Mais faut-il
    renoncer à la paix parce que des terroristes la manipulent ? Faut-il abandonner
    tout espoir diplomatique pour plaire aux va-t-en-guerre de tous bords ? Ce
    serait céder à leur logique. Et cela, la France pour tous ses défauts ne le
    fait pas.

    La France mérite mieux que la haine, sa politique intérieure est critiquable. Sa gestion de
    la crise sociale a été brutale. Sa communication, souvent arrogante. Mais ce
    n’est pas une raison pour céder aux raccourcis idéologiques les plus
    nauséabonds. La position des sionistes de France n’est pas un acte de critique
    politique. C’est un tract. Un manifeste contre le dialogue, contre la paix,
    contre l’universalisme.

    La France est une puissance fragile, certes.  Elle essaie encore de parler à tous les camps,
    de construire des ponts, de négocier, de faire entendre une voix singulière,
    indépendante. Ce n’est pas une honte. C’est un honneur.

    Israël rejette les fondements mêmes de la diplomatie
    française : le dialogue, la médiation, l’universalisme républicain, la
    recherche de paix. Il remplace le débat par la diatribe, les faits par les
    fantasmes, et la nuance par la polarisation. Mais encore faut-il le faire sur
    la base de faits, avec honnêteté intellectuelle. Israël en prétendant faire
    honte à la France, ne fait en réalité qu’exprimer une vision honteusement
    partisane, où le rejet de l’autre tient lieu de vision du monde.

    Dans une époque où les conflits, les replis
    identitaires et les extrémismes de tous bords gagnent du terrain, la
    responsabilité des intellectuels, des journalistes et des citoyens est de ne
    pas attiser les feux de la haine. La France a eu le courage de désobéir aux
    silences complices car
    la Palestine a besoin de lucidité, pas de
    ressentiment ; de courage diplomatique, pas de caricatures idéologiques.

    Kader Tahri                                                                                                                                                              Chroniqueur
    engagé, observateur inquiet                                                     
                                                   «
    Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient
    comme ça
    . »

    https://kadertahri.blogspot.com/

     

  • Reconnaître la Palestine : un choix politique, pas une trahison

     

    « ll n’y a rien de plus précieux pour l’Homme
    que la dignité de se tenir debout sur la terre dans laquelle plongent ses
    racines
    «   le
    ministre Barrot a tenu des propos identitaires :

    La critique de l’entité sioniste d’Israël et ses
    consorts en France repose sur l’accusation la plus grave : en annonçant une
    reconnaissance prochaine de l’État palestinien, la France « donne raison à
    la stratégie terroriste du Hamas
    ». Cette réaction, là encore, repose sur
    un amalgame inacceptable.

    La reconnaissance d’un État palestinien n’équivaut pas
    à un soutien au Hamas. C’est au contraire une position défendue de longue date
    par une majorité de la communauté internationale, y compris dans le cadre du
    processus d’Oslo ou des résolutions de l’ONU. L’objectif est de créer les conditions
    d’un règlement durable fondé sur la coexistence de deux États. Cela suppose de
    reconnaître le droit des Palestiniens à exister politiquement.

    Faire croire que cette reconnaissance serait une récompense
    du terrorisme est une manière de nier à un peuple entier son existence
    politique. Cela revient à enterrer tout espoir de paix, à décréter que seuls
    les rapports de force armés peuvent dicter l’avenir du Proche-Orient. C’est
    aussi une injustice faite aux très nombreux Palestiniens qui rejettent le
    fanatisme et aspirent simplement à la dignité, à la sécurité et à la liberté.

    La critique reproche ensuite à la France son «
    bellicisme surjoué » envers la Russie, tout en l’accusant de « vils
    accommodements » avec l’« islam conquérant ». Cette comparaison est non
    seulement absurde, mais dangereusement relativiste.

    Enfin, vient le cœur idéologique de l’attaque : la
    reconnaissance de l’État palestinien. Pour ses détracteurs, c’est une
    reddition. Une trahison d’Israël. Un cadeau fait au Hamas. Là encore,
    l’amalgame est grossier, et volontaire.

    Reconnaître l’État palestinien, ce n’est pas justifier
    les crimes du Hamas. C’est affirmer que la paix ne pourra venir que de deux
    souverainetés : celle d’Israël, et celle d’un futur État palestinien. Ce n’est
    pas une position « islamo-gauchiste ». C’est la ligne de la diplomatie
    française depuis des décennies. C’est aussi celle de plusieurs partenaires
    européens, et même de nombreux Israéliens.

    Ce n’est pas la France que félicite le Hamas qui reste
    quoi quand puisse le dire, un mouvement de résistance à une colonisation, mais la
    perspective d’un règlement politique qu’elle tente de récupérer. Mais faut-il
    renoncer à la paix parce que des terroristes la manipulent ? Faut-il abandonner
    tout espoir diplomatique pour plaire aux va-t-en-guerre de tous bords ? Ce
    serait céder à leur logique. Et cela, la France pour tous ses défauts ne le
    fait pas.

    La France mérite mieux que la haine, sa politique intérieure est critiquable. Sa gestion de
    la crise sociale a été brutale. Sa communication, souvent arrogante. Mais ce
    n’est pas une raison pour céder aux raccourcis idéologiques les plus
    nauséabonds. La position des sionistes de France n’est pas un acte de critique
    politique. C’est un tract. Un manifeste contre le dialogue, contre la paix,
    contre l’universalisme.

    La France est une puissance fragile, certes.  Elle essaie encore de parler à tous les camps,
    de construire des ponts, de négocier, de faire entendre une voix singulière,
    indépendante. Ce n’est pas une honte. C’est un honneur.

    Israël rejette les fondements mêmes de la diplomatie
    française : le dialogue, la médiation, l’universalisme républicain, la
    recherche de paix. Il remplace le débat par la diatribe, les faits par les
    fantasmes, et la nuance par la polarisation. Mais encore faut-il le faire sur
    la base de faits, avec honnêteté intellectuelle. Israël en prétendant faire
    honte à la France, ne fait en réalité qu’exprimer une vision honteusement
    partisane, où le rejet de l’autre tient lieu de vision du monde.

    Dans une époque où les conflits, les replis
    identitaires et les extrémismes de tous bords gagnent du terrain, la
    responsabilité des intellectuels, des journalistes et des citoyens est de ne
    pas attiser les feux de la haine. La France a eu le courage de désobéir aux
    silences complices car
    la Palestine a besoin de lucidité, pas de
    ressentiment ; de courage diplomatique, pas de caricatures idéologiques.

    KaderTahri                                                                                                                                                                              Chroniqueur engagé, observateur
    inquiet                                                                                                                                           « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser
    qu’elles soient comme ça
    . »

    https://kadertahri.blogspot.com/

     

  • La négation du génocide de Gaza :

     

    L’Enfant Amir tué par les soldats Israéliens lors de la distribution de l’aide.

    Auschwitz, c’était hier. Gaza, c’est aujourd’hui. La même cruauté. La même
    déshumanisation. Le même monde qui regarde ailleurs. L’histoire se répète aujourd’hui
    le génocide de Gaza est sponsorisée par négationnistes.

    Les négationnistes ont prétendu qu’il
    n’avait jamais eu lieu, c’est le summum de la tactique du « spray and pray
    » ; à savoir une personnification pour nier le Génocide de Gaza, un tsunami de
    dégoût et d’horreur face aux actions d’Israël se déchaîne, un sentiment qui
    sera bien plus difficile à vivre pour les Israéliens à long terme que les
    opinions des marginaux. Nous n’oublierons ni ne pardonnerons jamais le génocide
    des Palestiniens par Israël. La dépravation d’Israël à Gaza offre un terrain
    fertile aux négationnistes et aux fanatiques sionistes.

    La soif de sang de Netanyahou pour les Palestiniens est effroyable. Le
    monde honnête ne l’oubliera jamais. Israël, et pas seulement Netanyahou, a
    désormais un génocide à son actif. Les racines de la cruauté et du sadisme des
    soldats israéliens sont dans la Bible juive. La Bible juive, qui est enseignée
    dans les écoles religieuses et séculières, endoctrine tous les élèves
    israéliens. Le dieu juif commande aux Juifs de massacrer des hommes, des femmes
    et des enfants innocents de diverses nations, comme Amalek, Midian, sept
    nations de Canaan, etc.

    Dans l’histoire de la Pâque juive, le dieu juif tue tous les premiers
    Égyptiens, y compris les bébés. On lit également Exode 11:4-5, Nombres 31:7,
    13-18, Deutéronome 7:1-2, Deutéronome 12:29, Deutéronome 20:10-17, 1 Samuel
    15:3.

    Lisez Livre de Josué et fin du Livre d’Esther.

    Ceux qui parlent de beaux prophètes juifs devraient lire du prophète
    Élisée, 2 Rois 2:23-25. Les enfants se sont moqués d’Elisée parce qu’il était
    chauve. Il les maudit; deux ours sont sortis des bois et ont tué 42 enfants.

    Les forces israéliennes ont tué au moins
    92 Palestiniens à Gaza lundi, dont 41 demandeurs d’aide, malgré des
    « pauses » dans les combats pour acheminer l’aide humanitaire
    essentielle.

     Ce
    « débat » n’a rien de « fascinant » ; il ne devrait y avoir aucun débat
    sur la question de savoir si Netanyahou a commis par hasard un Holocauste à
    Gaza ou si ce qui s’y déroule est dû à une convergence de circonstances,  

    Les pères du sionisme ont décidé dès le
    départ qu’un État juif compterait 80 % de Juifs et pas plus de 20 %
    de non-Juifs. Le Plan D, mis en œuvre pendant la guerre d’indépendance, visait
    à atteindre cet objectif. De nouveaux progrès ont été réalisés pendant la
    guerre des Six Jours. La guerre de Gaza vise à poursuivre la mise en œuvre de
    cet objectif à Gaza et en Cisjordanie.  Le
    déni est ancré dans la psyché israélienne. Ils ont  grandi avec le déni du fait que, pour fonder
    Israël, 750 000 Palestiniens ont été déplacés de chez eux.
    C’est un cas
    particulièrement grave. Et c’est impardonnable pour un peuple qui a lui-même
    subi un génocide, notamment une famine systématique.

    Ce que je veux savoir, c’est pourquoi la
    Cour pénale internationale (CPI), qui est créée pour juger des individus
    (plutôt que des États entiers, cette dernière tâche étant du ressort de la Cour
    internationale de justice – CIJ), n’a pas émis de mandats d’arrêt
    supplémentaires contre Netanyahou depuis le précédent et pourquoi elle n’a pas
    émis de mandats d’arrêt contre des personnes comme Smotrich et d’autres
    personnes occupant des postes officiels israéliens qui ont fait pression pour
    commettre des crimes de guerre et d’autres violations du droit international.

    en termes simples et clairs comme du
    cristal (comme la justice devrait toujours l’être) :

    Acte d’accusation de la CPI du 21
    novembre 2024 – la Chambre a trouvé des motifs raisonnables de croire
    que M. Netanyahu […] Premier ministre d’Israël […] et […] Ministre de la
    Défense d’Israël au moment des faits allégués [crimes de guerre commis au moins
    du 8 octobre 2023 au moins jusqu’au 20 mai 2024], portent chacun la
    responsabilité pénale des crimes suivants en tant que coauteurs pour avoir
    commis les actes conjointement avec d’autres : le crime de guerre de
    famine
     comme méthode de guerre ; et les crimes contre
    l’humanité de meurtre, de persécution et d’autres actes inhumains
     […]
    et en tant que supérieurs civils pour le crime de guerre consistant à
    diriger intentionnellement une attaque contre la population civile
     …
     https://www.icc-cpi.int/news/situation-state-palestine-icc-pre-trial-chamber-i-rejects-state-israels-challenges

    L’impérialisme affichant un soutien excessif aux États-Unis et à la
    Grande-Bretagne, est resté quasiment muet sur l’horreur à Gaza et, ces derniers
    jours seulement, a condamné à contrecœur la famine qui frappe le peuple
    palestinien à Gaza. Il refuse toujours de réclamer la création d’un État
    indépendant pour les territoires palestiniens et semble fortement influencé par
    un puissant lobby juif. Même les médias ne disent pas la vérité, il faut bien
    le dire, tout est minimisé dans les médias grand public et le public est épargné
    par les images horribles. De quoi hurler ?

    Je me demande comment cette presse réagirait s’il s’agissait d’une femme
    israélienne tenant un bébé juif ?

    La guerre d’Israël contre les femmes, les enfants et les civils innocents
    n’a rien de nouveau. M. Levy a écrit un excellent livre publié en 2010,
    intitulé « Le châtiment de Gaza ». Ce livre documente un certain
    nombre d’atrocités commises par Tsahal à Gaza entre 2005 et 2009. Voici une
    citation de l’ouvrage décrivant une seule situation : « Cinq enfants tués
    à Gaza en huit jours. L’indifférence du public face à leur meurtre… ne saurait
    masquer le fait que Tsahal mène une guerre contre les enfants… Tsahal prétend
    que les Palestiniens ont pour habitude d’envoyer des enfants récupérer des
    lance-roquettes… Or, les deux premiers ramassaient des fruits, les trois autres
    jouaient à chat. » Les mêmes actes criminels commis par Tsahal – mêmes
    mensonges et dissimulations – même indifférence en Israël.

    Le génocide ou les tentatives de nettoyage ethnique d’Israël ne sont pas
    récents. Ils ont commencé il y a de nombreuses années. La France a récemment
    annoncé son intention de reconnaître un État palestinien. Quelles autres
    options s’offrent aux  Palestiniens
    aujourd’hui ?

    Ce n’est que lorsque les images d’enfants affamés ont commencé à circuler
    dans les médias grand public qu’une vague de protestations a éclaté en Israël.
    Quelle terrible défaite pour les Israéliens.

    Un grand merci aux journalistes et photographes héroïques de Gaza qui ont
    pu mettre en relief la souffrance de la population de Gaza, alors que la famine
    horrible à Gaza se transforme en véritable spectacle d’horreur, avec des photos
    et des images de nourrissons émaciés et mourants inondant les réseaux sociaux,
    Sans eux, le monde n’aurait rien su, que les médias du monde occidental ont
    pris le train en marche, avec un peu de retard, de peur d’être accusés de
    complicité de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Je n’ose
    imaginer ce qu’ils ont dû ressentir en prenant ces « images d’une honte absolue »

    Cela me porte à croire que la dénazification qui a suivi la Seconde Guerre
    mondiale était loin d’être satisfaisante. Et je crois que c’est un euphémisme.

    L’entité sioniste avait déclaré qu’elle 
    n’avait pas le devoir d’atténuer la faim sur le territoire et cherchait
    activement à expulser sa population. Sa comparaison effrayante selon laquelle «
    il n’y a pas de nation qui nourrit ses ennemis » pour faire preuve d’un mépris
    pour la vie des Palestiniens ainsi que d’être une fausse déclaration de la
    nature du conflit actuel. Nous savons tous qu’Israël en tant une puissance
    occupante chargée du contrôle total des points d’entrée de Gaza et de la
    domination militaire écrasante sur sa population civile, reste clairement
    responsable de ce qui se passe là-bas. 
    Les déclarations des responsables Israéliens u reflètent leur stratégie
    à Gaza,  pour le mépris des droits de
    l’homme et donne du crédit à des accusations selon lesquelles Israël est engagé
    dans des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité.

    Le monde a besoin que vous vous exprimiez, l’âme israélienne a besoin de
    vous pour parler haut et fort. Ce qui se passe est inhumain et l’histoire nous
    jugera non seulement de nos actes, mais aussi de notre inaction.

    Il n’y a malheureusement pas assez de gens qui expriment ce qui se passe.

    Le cauchemar roule et encore, tout cela est tout à fait prévisible quand
    vous assassinez des gens piégés en toute impunité et leur assiégez
    complètement.

    Ils commencent tous à mourir de faim.

    L’aide comme appât.

    Et maintenant nous voyons l’horrible ravageant et le gonflement et l’ombre
    de la mort des enfants mourants, des bébés juste sous nos yeux.

    Mais, non, les psychopathes en charge pousseront plus fort.

    L’horreur s’approfondit.  «Les
    images que vous allez voir peuvent bouleverser certains spectateurs »

    « Cluquer à Straws » dans une tentative désespérée de se
    sauver de la pression mondiale, la plupart des médias israéliens fournissent
    ces pailles fragiles. Images de grandes quantités d’aide, mais elles ne disent
    pas la vérité – qu’elles sont coincées, pourries et en attente. Comme la
    propagande est terrible lorsqu’elle est utilisée contre d’autres, pire encore,
    lorsque le gouvernement israélien l’utilise contre son propre peuple.

    Kader Tahri
    Chroniqueur engagé, observateur inquiet
    « Il faut dire les choses comme elles sont,
    mais refuser qu’elles soient comme ça
    . »

     

     

  • Le droit à la résistance et la voix de Gaza ne fait pas honte, elle résiste !!!!!!

     

    Cet article
    interroge la légitimité du droit à la résistance dans le cadre du conflit
    israélo-palestinien. En s’appuyant sur le droit international, sur l’évolution
    politique interne à Israël, et sur la position des grandes puissances, il met
    en évidence l’asymétrie structurelle du conflit et les obstacles à la
    construction d’une paix durable. L’article propose une approche centrée sur les
    principes de justice, d’égalité et de respect du droit.

    Le conflit israélo-palestinien, actif depuis plus de
    sept décennies, constitue un des cas les plus complexes d’occupation prolongée
    et de revendication d’autodétermination non résolue. Depuis 1967, la
    Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, et la bande de Gaza (partiellement
    évacuée en 2005 mais toujours sous blocus) sont au cœur d’un différend
    politique et territorial majeur. Ce conflit soulève une question centrale : les
    Palestiniens ont-ils le droit de résister à cette situation ?
    Et si oui,
    dans quelles limites juridiques et politiques ?

     La Palestine occupée a le droit légal de
    résister, de s’organiser, de se militariser et de se mobiliser pour se défendre
    et repousser l’occupation illégale d’Israël. Le Hamas est une résistance armée
    légale, quand à Israël, je dirai Il y a l’avocat qui connaît la loi… et
    l’avocat qui connaît le juge ».

    Israël
    est l’ennemi de tous les Etats de la région, et un facteur essentiel de
    déstabilisation du Proche-Orient. Israël perpétue une situation de guerre, il
    faudrait peut-être rappeler que c’est le sionisme implacable qui a amené des
    religieux fanatiques et sanguinaires au pouvoir.

    Échec
    et mat pour Israël : Un jeu qu’ils connaissent bien alors les Israéliens
    doivent savoir que  tout comme l’Allemagne nazie, ils finiront par
    tomber, leurs soif de sang, leurs haine et leurs violence sera leur propre
    destruction le plus tôt possible, ils doivent encore réapprendre réellement la
    signification du mot  pogrom, qu’ils font subir à la population de
    Gaza
    ?

    Ce
    que trop de gens qui regardent cette chronologie ne comprendront pas, c’est
    l’ampleur de la terreur qui a été réciproque sur les Palestiniens par les
    soldats d’une Armée Israélienne la plus féroce du monde. Pour de nombreux
    Palestiniens, des scènes similaires à celles présentées par les Nazis
    constituent un rituel presque quotidien depuis 6 mois et un phénomène courant
    tout au long de leur vie. Pourtant, la plupart des Israéliens et de leurs
    partisans manifestent peu de compassion à l’égard des Palestiniens. On comprend
    mal les motivations de la haine dont ils font l’objet.

    C’est
    le miroir d’apartheid des actions d’Israël.

    Le droit
    international reconnaît explicitement le droit des peuples à
    l’autodétermination
    . L’article 1 commun aux deux Pactes internationaux de
    1966 (Pacte relatif aux droits civils et politiques et Pacte relatif aux droits
    économiques, sociaux et culturels) stipule que « tous les peuples ont le droit
    de disposer d’eux-mêmes »¹.

    Par
    ailleurs, l’Assemblée générale des Nations unies, dans sa résolution
    37/43 du 3 décembre 1982
    , affirme « la légitimité de la lutte des peuples
    pour se libérer de la domination coloniale, étrangère et du racisme, y compris
    la lutte armée dans l’exercice de leur droit à l’autodétermination »². Cela
    inclut, par extension, la lutte palestinienne contre une occupation qualifiée
    par de nombreuses sources de coloniale.

    Toutefois,
    ce droit à la résistance reste encadré par des principes fondamentaux du droit
    humanitaire, notamment la proportionnalité et la distinction entre
    civils et combattants
    , telles que définies dans les Conventions de
    Genève
    ³.

    3. Violence asymétrique et occupation prolongée

    Il existe
    une tendance médiatique et politique à présenter ce conflit comme un
    affrontement équivalent entre deux parties. Pourtant, une analyse objective
    révèle une asymétrie structurelle :

    • Israël est une puissance
      régionale dotée d’une armée technologique de pointe, d’un système de
      défense avancé, et d’un soutien diplomatique et militaire constant, en
      particulier de la part des États-Unis⁴.
    • Les Palestiniens, en
      particulier à Gaza, vivent sous un blocus terrestre, maritime et
      aérien depuis 2007, dans une crise humanitaire persistante reconnue par
      les Nations unies⁵.

    Plusieurs
    ONG internationales, comme Amnesty International et Human Rights
    Watch
    , ont qualifié la situation de régime d’apartheid, affirmant
    qu’Israël pratique une politique de domination institutionnalisée d’un groupe
    racial/ethnique sur un autre⁶.

    4. Évolution politique en Israël et radicalisation
    interne

    Le paysage
    politique israélien a connu une évolution marquée vers la droite nationaliste
    et religieuse, notamment depuis les années 2000. La montée en puissance du mouvement
    néo-sioniste
    , souvent lié au développement des colonies en Cisjordanie, a
    profondément modifié les équilibres internes⁷.

    L’assassinat
    du Premier ministre Yitzhak Rabin en 1995 par un extrémiste israélien
    opposé au processus de paix d’Oslo en est un tournant majeur. Depuis, les
    gouvernements successifs, et notamment celui dirigé par Benyamin Netanyahou,
    ont accentué les politiques de colonisation et marginalisé toute solution
    négociée viable⁸.

    Bien que de
    nombreuses résolutions de l’ONU condamnent l’occupation, la colonisation
    et les atteintes aux droits humains, les grandes puissances, notamment les
    États-Unis, maintiennent un soutien politique, économique et militaire
    considérable à Israël⁹. Cette impunité est renforcée par les blocages
    systématiques des initiatives diplomatiques au Conseil de sécurité.

     

    L’Union
    européenne
    , malgré un discours critique vis-à-vis des colonies, continue de
    commercer avec des entités situées dans les territoires occupés, en
    contradiction avec ses propres principes de droit international⁷.

    Ce double
    standard
    alimente un sentiment d’injustice profond dans le monde arabe et
    au-delà, et affaiblit la crédibilité des mécanismes internationaux de
    protection des droits.

    L’État
    d’Israël a le droit légitime de garantir la sécurité de sa population.
    Toutefois, ce droit ne peut se construire durablement sur la négation des
    droits d’un autre peuple
    . L’écrasement d’un peuple, par la force militaire,
    la colonisation ou le blocus, ne garantit ni la sécurité ni la stabilité.

    Une paix
    juste et durable doit inclure :

    • la fin de l’occupation
      militaire,
    • l’arrêt immédiat de la colonisation,
    • la levée du blocus sur
      Gaza,
    • et la reconnaissance du
      droit des Palestiniens à l’autodétermination
      .

    La voie vers
    une coexistence pacifique passe par une égalité des droits, une justice
    transitionnelle
    , et une reconnaissance des souffrances historiques
    de chaque peuple.

    La
    légitimité du droit à la résistance, dans le cadre du conflit
    israélo-palestinien, repose sur des bases solides en droit international.
    Cependant, son application est entravée par un déséquilibre de forces, des
    récits biaisés et un traitement inégal de la part des grandes puissances.

    Loin d’être
    une opposition religieuse ou identitaire, ce conflit est avant tout une
    lutte pour la terre, la dignité, et la reconnaissance politique
    . Toute
    solution durable devra reposer sur la fin de l’occupation, le respect du
    droit international, et l’égalité pleine et entière de tous les habitants de la
    région, qu’ils soient juifs, arabes, musulmans ou chrétiens.

    Kader Tahri
    Chroniqueur engagé, observateur inquiet
    « Il faut dire les choses comme elles sont,
    mais refuser qu’elles soient comme ça
    . »