Catégorie : Algérie

Analyses consacrées à l’Algérie : politique, société, économie, diplomatie, relations internationales et enjeux régionaux.

  • Colonisation de l’Algérie : La France, vaincue militairement, humiliée moralement et chassée physiquement !

                                          La photo illustre la bravoure du soldat Français qui avait tué froidement un paysan Algérien en lui tirant  dans le dos.

    «Chaque mot français que j’apprenais m’éloignait davantage de ma mère», aimait dire Kateb Yacine

    Dans tous les pays, ce sont les historiens dans leur diversité  qui
    écrivent l’histoire, cependant en  France ce sont les Médias et les
    politiques qui dictent l’histoire que rapportent les apparatchiks. C’est
    ainsi que nous avons vu denombreux Journaleux et politicards venir
    toute infamie avalée acclamé périodiquement haut et fort que :

    –L’Algérie n’était rien !

    –La Colonisation pour l’Algérie était un bienfait !

    –La France a colonisé l’Algérie pour mettre fin à la piraterie barbaresque et à l’esclavage en Méditerranée pratiqués par les musulmans !             

    On se console comme on peut !!!

    Ainsi parlent aux Français l’élite médiatique et politique française
    qui ramènent des histoires occultées ou borgnes. Le vrai problème dans
    ses déclarations orientées, c’est la négation de l’Histoire de l’Algérie
    avant la colonisation Française durant laquelle la France avait commis
    des crimes incroyables.

    Il faut bien noter que l’Algérie actuelle, en tant qu’entité
    géographique et culturelle distincte des entisines que sont
    l’actuels Maroc et la Tunisie, existe depuis bien longtemps. Chaque
    empire ou dynastie locale qui se succède reprend en partie cette zone
    géographique pour y créer soit des entités subordonnées soit des
    royaumes locaux. Donc ça dénote un particularisme, qui se prolonge sur
    près de deux millénaires.     

    L’existence d’Alger remonte au moins au VIe siècle avant J.-C., selon
    les enseignements d’un trésor découvert en 1940 dans le quartier de la
    Marine. Comptoir phénicien puis punique, elle est occupée par les
    Romains au Ier siècle et s’appelle alors Icosium,
    puis disparaît dans la tourmente des invasions vandales vers 430. Sur
    ses ruines viennent s’établir au VIIe siècle les tribus des Beni
    Mezrana, dont l’un des chefs, Bologhine ibn Ziri, fonde au Xe siècle une
    ville nouvelle appelée Al-Djaza’ir, en référence aux îlots rocheux
    bordant la baie, ce nom donnera, par altération, Alguère en
    catalan, puis Alger. A partir de cette période, l’histoire de la ville
    d’Alger, est intimement liée à celle du Maghreb central. Du Xe au XVe
    siècle, la ville subit plusieurs dominations, almoravide, almohade et
    hafside entre autres, le seul témoin marquant de cette période est la
    Grande Mosquée, Djemaa el-Kebir, construite au XIe siècle.

    Le coup d’éventail un simple casus belli recherché
    par la France pour rompre avec l’Algérie et préparer l’expédition
    d’Alger de 1830. Cet incident survient dans le contexte de ce qu’on
    appelle communément « l’Affaire Bacri ». Les historiens de l’époque
    coloniale vont brosser un tableau sombre de l’époque Ottomane de
    l’Algérie, pour légitimer leur présence en Algérie. Ils vont répandre un
    certain nombre d’idées pour le moins erronées, dont l’idée suivante :
    L’Algérie n’était qu’un repaire de corsaires vivant et s’enrichissant
    surtout du pillage de l’Europe.

    Le livre d’Anne Châtel-Demenge (descendante du Consul Duval) « Comment j’ai tué le Consul »  se présente comme le récit pittoresque d’une saga familiale dans l’histoire de l’Algérie coloniale, elle décrit:

     Lors du bombardement français, le pays n’était pas tout à fait un ramassis de tribus faméliques dominées par des beys turbulents.» A l’appui, elle rapporte : «Installés
    dès 1830 dans l’ancien consulat perché sur la Bouzaréah, les Jobert ont
    pu contempler une façon de capitale, dotée de beaux palais, des
    bibliothèques et des medersas.» «Ses aïeux découvraient, en outre, un
    pays qui «exportait du blé à foison, qui ébauchait une industrie
    d’armement et de textile, lançait des villes nouvelles et développait
    des échanges économiques». «Mais cet embryon de patrie, regrette-t-elle,
    n’a pas résisté à la puissance de feu des conquérants. Non contents de
    gagner des épaulettes, ils ont enfumé les populations, désintégré le
    système tribal, divisé le politique, laissant à leur postérité le soin
    d’exploiter les ressources naturelles de l’Algérie
    …»

    Bien peu savent en effet que l’une des raisons de la prise d’Alger
    était à l’origine, la dette des achats de blé par les armées françaises,
    dont le recouvrement des sommes en jeu n’a jamais été officiellement
    effectué. Les desseins mafiosi furent non seulement de ne pas rembourser
    la dette mais de s’emparer du fabuleux trésor de La Casbah évalués en
    francs de 1830 à au moins 250 millions, soit quelques 1O milliards de
    francs 2001, selon une estimation minimale.

    Selon Pierre Pean, Auteur du Livre enquête « Enquête sur le pillage d’Alger en juillet 1830»

    L’invasion est loin d’être une affaire d’honneur français outragé, le
    résultat direct d’un coup d’éventail à un représentant de la France,
    mais l’expédition militaire contre l’Algérie fut donc un « hold up financier » jamais admis.

    « Officiellement, ce fameux
    trésor a payé un peu plus que les frais de la conquête, soit environ 48
    millions de francs en or et argent, alors que le Trésor de la Régence
    s’élevait à au moins 250 millions de francs (de 1830), soit un
    détournement d’au minimum 200 millions
     », écrit Pierre Péan. 

    Cette manne fabuleuse n’a pas atterri dans les seules caisses de
    l’Etat français. Le roi Louis-Philippe 1er, la duchesse de Berry, des
    oligarques militaires, des banquiers et des industriels comme
    les Seillière et les Schneider, ont profité de ces richesses, indique
    l’enquête.

    Le développement de la sidérurgie française doit ainsi beaucoup à cet or spolié, souligne encore l’auteur.

    La thèse de la spoliation de l’or Algérien n’est pas tout à fait
    nouvelle., un historien, Marcel Emerit, professeur à la Faculté des
    Lettres d’Alger, avait consacré en 1954 une étude à ce sujet. Il avait
    notamment découvert un rapport de la police française de 1852, qui, à
    partir des découvertes de la commission d’enquête gouvernementale sur
    l’or de la Régence, affirmait que « des
    sommes très importantes avaient été détournées et qu’une grande partie
    de ces spoliations avaient abouti dans les caisses privées de
    Louis-Philipp
    e
     »,

    Au terme de son étude, Marcel Emerit estimait que ce Trésor « avait
    été la motivation centrale de la prise d’Alger, remettant ainsi en
    cause l’histoire communément admise sur l’origine de cette expédition, à
    savoir la vengeance de l’insulte à la France, commise par le Dey
    d’Alger et la volonté de mettre fin à la piraterie » des raïs
    , souligne Pierre Pean.

    Qu’il est temps que la France commence enfin à lire son passé
    colonial, car en réalité, les Algériens n’ont pas vraiment besoin que le
    colonisateur reconnaisse ses crimes. Les souffrances ont été consommés
    et sont sanctionnés aussi bien par les peuples que par l’Histoire.

    Refuser de se mettre face à ses crimes pour marquer jusqu’au bout des
    souffrances. Voila le dernier crime du colonisateur qui nous envoie
    encore une fois la limite de l’humanisme Français et l’hypocrisie
    grandiose qui est son oeuvre.

    Continuer à prétendre que le colonialisme a des côtés positifs, c’est
    vraiment se moquer de la Morale, de l’Histoire, de l’Humanité et de
    toutes les Valeurs Humaines.

    En soi, le colonialisme est assez criminel pour ne pouvoir prétendre à
    rien de positif. Le colonialisme a toujours été criminel et au moins
    spoliateur.

    Ainsi la colonisation quelque soit, ne fut pas une œuvre positive
    sous prétexte qu’elle avait apporté la modernité et elle reste toujours à
    refuser et dénoncer fermement à mes yeux. Aujourd’hui aucun homme sensé
    ne pourra prétendre que le nazisme a joué un rôle positif, cela est
    exactement pareil pour le colonialisme français en Algérie.

    La mission de la France n’avait rien de civilisateur : on ne
    conquiert jamais un pays pour son bien mais pour agrandir son territoire
    et mettre la main sur ses richesses. Sous l’occupation Française,
    l’Algérie n’est pas devenue une nation industrialisée par contre la
    France coloniale a œuvré pour répandre l’analphabétisme qui se perpétua
    sous d’autres formes notamment par une politique de destruction de
    l’identité culturelle et civilisationnelle du peuple algérien. Il a été
    établi  que l’Algérie avait perdu entre 50 et 60% de sa population au
    cours des quarante-deux premières années (1830-1872) de la colonisation
    Française. Des pertes humaines d’une telle ampleur, volontairement
    provoquées par une soldatesque en mal de galons, ne peuvent être
    qualifiées que par le terme de génocide.

    A la suite de la conquête génocidaire, la France mettait en place une
    politique ethnocidaire visant à faire disparaître l’ensemble des
    caractères sociaux et culturels, c’est-à-dire la déculturation du peuple
    algérien en s’attaquant prioritairement à l’Islam et à la langue Arabe qui fut déclarée langue étrangère et dans les écoles françaises son apprentissage de était interdit. 

    En 1884, l’immigration italienne et espagnole en Algérie étant plus
    rapide que l’immigration française, cette disparité inquiète les
    autorités coloniales aussi il est question de mieux intégrer la
    population européenne non française par l’école primaire, comme les
    Espagnols, les Italiens et les Maltais. De plus, par le décret Crémieux
    de 1870, les juifs d’Algérie sont déclarés citoyens français. Les
    enfants juifs, dès lors assimilés aux Français par cette loi,
    fréquenteront les écoles républicaines. Or, les Algériens musulmans
    n’étaient pas concernés.

    La politique scolaire de Jules Ferry s’est avérée un projet de
    scolarisation impliquant un seuil d’éducation, c’est-à-dire que
    l’instruction des indigènes algériens devait s’arrêter au niveau de
    l’école primaire. D’ailleurs, il est rapporté que l’école primaire
    obligatoire, gratuite et laïque se pratiquait en Algérie, mais les
    indigènes Algériens en étaient exclus, cette scolarisation  était
    refusée par les colons et les militaires partisans d’une colonisation à
    outrance, car pour eux, cette école viserait à produire dans tout
    indigène, un citoyen capable d’avoir une opinion et de défendre ses
    droits dans le cadre de l’intérêt général et surtout de semer un grain
    de rébellion et d’éveiller l’instinct de résistance.  

    Certains colons estimaient que la scolarisation des indigènes
    musulmans pouvait représenter un risque concret, comme témoigne cette
    citation des élus et des maires d’Algérie de 1908   «Considérant que
    l’instruction des indigènes fait courir à l’Algérie un véritable péril,
    tant au point de vue économique qu’au point de vue du peuplement
    français, les maires d’Algérie émettent le vœu que l’instruction
    primaire des indigènes soit supprimée. »  Cette politique de
    marginalisation de l’indigène algérien a creusé un fossé entre Français
    et Algérien soit un échec total à une coexistence pacifique, mais avait
    engendré dans l’esprit de jeunes Algeriens  la naissance d’un 
    nationalisme algérien.

    En plus et pour maintenir davantage la misère du peuple Algérien,
    l’administration coloniale française avait adopté le principe d’une
    fiscalité coloniale au nom du sacrifice consenti par la France pour lui
    assurer la tranquillité et la sécurité. Par ce principe, le pouvoir
    colonial institua l’impôt de capitation qui est une forme de
    contribution obligatoire que les peuples colonisés devaient verser au
    colonisateur, pour assurer le financement de leur domination.

    Cette fiscalité ne tient pas compte de la situation des populations
    indigènes. L’impôt eut des effets traumatisants sur les populations,
    c’est dire la lourdeur des soucis financiers auxquels avait pu être
    confronté la communauté indigène quand elle devait verser l’intégralité
    des sommes dues au fisc.

    Ces l’impôts de capitation étaient obligatoire et réguliers (sous
    peine de saisie ou d’emprisonnement). Le manquement à l’impôt est perçu
    par l’administration comme un indice de résistance à son autorité, et le
    recouvrement de l’impôt s’accompagnait souvent de violences physiques
    et d’humiliations de la part de l’autorité coloniale et de s’assurer
    qu’elles ont épuisé leur faculté de résistance.

    C’est ce qui s’est passé pour l’Algérie, durant 132 Années de colonisation !!!!!!.

    L’autre crime français est d’avoir peuplé Algérie par le pire
    ramassis, le pire déchet et la lie de l’Europe parmi eux, juste un reste
    de la racaille de l’humanité (c’est à peine une insulte) en accordant
    la nationalité française et en faisant des citoyens au dessus des
    autres. Seulement parce qu’ils étaient européens et dont très peu
    étaient français contrairement à ce qu’on croit.

    C’est donc, à la base, une entreprise raciste qui a commencé à se
    réaliser moins de 50 ans après la révolution française devenue pourtant
    le fondement de l’ordre social.

    Sans oublier d’ajouter à la politique de la terre brûlée responsable
    des famines et des maladies, le général Bugeaud mentor de cette
    politique disait « « Le but n’est pas de courir après les
    Arabes, ce qui est fort inutile ; il est d’empêcher les Arabes de semer,
    de récolter, de pâturer, […] de jouir de leurs champs […]. Allez tous
    les ans leur brûler leurs récoltes […], ou bien exterminez-les jusqu’au
    dernier.»

    « Si ces gredins se retirent dans leurs cavernes, imitez Cavaignac aux Sbéhas ! Fumez-les à outrance comme des renards. »

    Voila les paroles d’un grand général civilisateur qui avait fait sa
    grande guerre aux paysans Arabes, sans Armes, un véritable criminel à la
    Pol Pot. Je pense qu’un général Nazi n’aurait pas fait mieux, nous
    voyons ainsi que le sang versé par la soldatesque française en Algérie
    est infiniment très abondant, Ils ont continué l’oeuvre de ces brutes
    sanguinaires en chantant la mission civilisatrice et maintenant on nous
    dit il n’y a pas de quoi crier au génocide de masse.

    La population algérienne perdit plus d’un million de personnes cinquante ans après l’invasion.

    Hamdoullah, c’est donc bien une bénédiction que les Algériens n’aient pas été exterminée !

    Je ne vois pas l’intérêt de glorifier la politique de colonisation en
    tant que politique de civilisation et de développement des populations
    autochtones alors que les résultats à l’indépendance des pays colonisés
    étaient souvent trop maigres.

    Au départ des colons, certains barrages ont  été  asséchés afin que
    les populations avoisinantes ne puissent pas avoir de l’Eau, dans les
    centres urbains les centrales électriques ont été sabotées, pour une
    coupure générale de l’électricité. Même les hôpitaux ont été privés de
    cette énergie pendant plusieurs jours. Sans oublier que les hordes OAS
    et Harkis, avaient entrepris des opérations de nettoyage, l’uns brûlés
    tous sur leur passage et les autres déguisés en Moudjahidine du FLN,
    semaient la terreur afin de les imputés sur ce dernier.

    Il y a toujours des gens qui viennent pour  faire croire que
    l’Algérie en 1962 avait le niveau de développement d’un pays
    industrialisé.

    Ce qui est totalement faux.

    Par ailleurs il serait assez important de citer les écrits d’Hubertine Auclert (Militante
    féministe) qui nous offrent un champ large d’investigation, des
    discours coloniaux, et les politiques de l’identité dans l’Algérie
    française, elle décrivit : « Pour
    les étrangers, les fonctionnaires, les Israélites, les colons, les
    trafiquants, l’Arabe, moins considéré que ses moutons, est fait pour
    être écrasé. Le refouler dans le désert pour s’emparer de ce qu’on ne
    lui a pas encore pris, tel est le rêve. Les Français algériens, qui ont
    déclaré que le fanatisme rendait les Arabes incivilisables, s’obstinent à
    ne rien tenter pour les tirer de l’ignorance, si favorable à
    l’exploitation et à la domination
     ».

    La colonisation faite au nom du droit du plus fort, et protégés par
    une armée conquérante, venue civiliser des barbares, le peuple algérien
    vaincu a vu sa société se disloquer et soumise au régime du talon de
    fer. Cette annexion brutale et injuste a fait dire à Anatole France : «La France a, pendant 70 ans, dépouillé, chassé, traqué les Arabes, pour peupler l’Algérie d’Italiens et d’Espagnols.» 

    A aucun moment Tocqueville ne remet en cause la légitimité de la
    conquête de l’Algérie. Mais au fond de lui, il était convaincu que le
    peuple algérien n’allait pas se laisser faire.

    « L’Algérie deviendrait,
    tôt ou tard, croyez-le, un champs clos, une arène murée, où les deux
    peuples devraient combattre sans merci, et où l’un des deux devrait
    mourir. Dieu écarte de nous, Messieurs, une telle destiné
    . »

    L’histoire la vraie retiendra que le Peuple Algérien soumis s’est
    révolté et a vaincu un Colonisateur soutenu par l’Alliance Atlantique,
    ces Algériens ont soufferts dans leur chair, dans leur mémoire et
    surtout dans leur culture. La tristesse et les remords devant les
    nombreux crimes perpétrés hier par l’armée française au nom des valeurs
    républicaines, des droits de l’homme ne concernent en rien les
    Algériens, la France officielle persiste à croire que massacrer les
    peuples colonisés fut un bienfait pour la civilisation. Oser mettre en
    symétrie le colonialisme et les bienfaits, c’est essayé de se faire une
    virginité.

    Le passé ne peut pas être changé, et les regrets peuvent être pris à
    l’excès, la France a été militairement battue en Algérie, Le
    colonisateur avec sa mission civilisatrice avait perdu moralement et
    avait été chassé physiquement. 

    Au fond, c’est la seule chose qui importe de retenir ici.

    En final, ce que je retiendrai en tant qu’Algérien, c’est que mes
    grands-pères n’ont nullement cédés à la prétendue mission civilisatrice
    du colonisateur, qu’ils sont arrivés à créer en dépit de la
    colonisation, une nation de résistances, qu’ils sont arrivés en fin de
    compte à vaincre militairement l’Armée Française dont ces stratèges bien
    pensance n’ont jamais divulgués les pertes et les dégâts subies, que
    les Colons ont été humiliés moralement, puisque tout comme leurs
    précurseurs arrivés avec une simple valise et quelques effets
    vestimentaires, sont repartis dans la précipitation avec une simple
    valise et quelques effets vestimentaires, certains ont oublié leur pipe,
    leur béret et leur chapeau, leur femmes sont partis sans maquillage,
    donc la France a bel et bien été physiquement chassée de l’Algérie.

    Le peuple Algérien n’est pas mort, il est bien libre, une liberté acquise chèrement  et cela mérite d’être bravement salué

     

     

     

  • Relations Algérie/France: Une visite ratée, déformée et parodiée !

    Lors de sa visite en Algérie, le président
    français a préféré parler d’«immigration choisie» et de projets
    d’«incubateurs
    high tech
    » franco-algériens. Le président a aussi évoqué la création de
    «studios
    de cinéma
    » pour favoriser la créativité de la jeunesse algérienne.

    Ah oui, également, une commission
    d’historiens des deux pays, qui sera chargée d’élaborer l’histoire de la
    colonisation à partir des archives de l’un et l’autre pays.

    Des formules à l’emporte pièce et
    uniquement pour la  galerie, avec
    toujours le vide sidéral au niveau de l’action. il y aurait trop à dire sur
    tout cela, je me contenterai de deux observations, liées à ce voyage en
    Algérie. La première sur la création « d’une commission mixte d’historiens
    ». Cette initiative est une concession inutile qui ne nous (Algériens) voudra
    que des humiliations supplémentaires.

    Quel besoin en avons-nous de la France ?

    Et quels besoins, autres que
    politiciens, en ont les Français de l’Algérie ?

    Même s’il restait encore quelques
    archives à explorer, la colonisation de l’Algérie est aujourd’hui suffisamment
    documentée. Je parie que dans les mois et peut-être les années qui suivront,
    cette commission distillera, à destination des algériens, un lent poison de
    polémiques et de débats que nous devrons boire jusqu’à la lie.

    Cette commission pourra-t-elle
    dire aux uns et autres que formellement la colonisation était un crime en soi,
    quelque que soit ses motifs ?

    Cette commission pourra-t-elle
    dire que le système colonial avait poussé inexorablement
    les Algériens à la déchéance, la famine et les épidémies.
    C’est dire que
    Algériens et Français, ne dansent pas sur le même registre d’attribution. Les
    deux intentions sont diamétralement opposées.

    La deuxième observation c’était
    de voir le président Français passé nouvellement un cran en expliquant aux
    Algériens ce qu’ils savaient déjà, alors renier et garder sous silence encore
    une fois de plus, les crimes de la colonisation, c’est se donner le droit de
    dire quand commence l’histoire et quand elle finit. La guerre a été perdue par la France. C’est acté.

    Mais le Président Français a franchi un pas
    important en parlant «d’une histoire
    d’amour
    » entre la France
    et l’Algérie, il nous commente le futur dans une espèce d’élan mystique, pour
    demander  à la jeunesse Algérienne d’oublier
    le passé, d’aimer un peu plus la
    France et que tous les Français leur doivent solidarité par
    amour éperdu pour l’humanité, la démocratie, les valeurs, enfin tous ces
    balivernes qui font l’ordinaire du blabla pour le reste du monde.

    Pas grave, suffira de faire semblant. Il en
    profitera pour offrir des nouvelles opportunités à la jeunesse algérienne, des
    visas, des incubateurs en faisant la promotion d’une immigration choisie en
    privilégiant ceux qui ont fait de hautes études. Un petit coup de pommade au
    passage, ça c’est davantage pour la politique de la France envers l’Algérie.

    Certes la France est un pays important, mais l’Algérie
    l’est également L’Algérie reste, en revanche, la clef de l’Afrique. Enfin et
    surtout, l’Algérie n’est plus colonisée, après 132 ans le peuple Algérien n’est
    pas mort, il est bien libre, une liberté acquise chèrement et cela mérite
    d’être bravement et fièrement dite.

    Sûrement, il faut normaliser nos rapports avec la France, mais ça ne passe
    pas et depuis des années la presse française ne cesse d’accuser l’immigration
    (surtout Algérienne) de tous les maux, de l’insulter quotidiennement, d’exiger
    son expulsion catégorique et plus encore 
    d’exiger la reconnaissance des bienfait de la colonisation pour avoir
    construit un pays qui n’existait pas (routes,
    voies ferrées, barrages, aéroports, ports, infrastructures, écoles, etc
    .).         

    Regardons déjà la France, longtemps, les
    actes anti-musulmans se sont résumés à des  
    violences physiques qui se multiplient, ainsi qu’à des  attaques à des lieux de culte musulman,
    toutes ces victimes suscitent compassion a
    minima
    chez les politiques et indifférence dans les médias, donc il n’y a
    pas de quoi donné des leçons en matière de haine et de mépris.

    La
    France l’a démontré par une presse conventionnée, que l’anti-algérien
    trouve sa source dans cette vieille « blessure d’orgueil » dont
    certains ne parviennent pas à se départir. Certains veulent se convaincre que
    l’Algérie restera un valet à l’ancien colonisateur, mais l’Algérie dans le
    monde et dans ses rapports avec d’autres pays se porte bien, après soixante
    année d’indépendance, l’Algérie d’aujourd’hui est en droit de condamner la
    colonisation Française et elle est en mesure de revendiquer tous ses droits
    dans la restitution des richesses spoliés et transférer en France.

    Aujourd’hui la France  veut « renforcer » le
    partenariat avec l’Algérie ?                                  

    Oui à
    un partenariat de gagnant-gagnant à l’image des relations
    italo-algériennes qui sont ce que devraient être les relations
    algéro-françaises : coopération, transfert de technologie et
    investissement à tous les niveaux. Plus de 200 entreprises italiennes
    travaillent en Algérie, contrairement à certaines entreprises françaises moins
    compétitives par manque d’investissement en sol algérien, deux entreprises
    françaises (Suez et RATP) ont vu leurs contrats non renouvelés et certaines,
    ont plier bagages, comme Alsthom, Crédit agricole, Société Générale et BNP. Ces
    derniers refusaient de réinvestisser dans le pays une partie de leurs
    bénéfices.

    Il faut noter que les entreprises françaises
    travaillant en Algérie savent qu’être là c’est juste pour vendre un produit et
    encaisser des marges, c’est plus facile. Alors que l’Algérie veut une approche
    globale comprenant par exemple du transfert de compétences, de l’assistance à
    l’installation et du support. L’Algérie veut du transfert de technologie et les
    parties françaises n’ont pas l’envie de transmettre.

    Aujourd’hui l’Algérie et sa jeunesse refusent et
    rejettent les valeurs dégénérées qui inculquent 
    dans les écoles primaires qu’un homme peut bien être «enceinte»
    de son mari et qu’il s’agit là de l’un des plus beaux progrès de l’humanité ou
    encore cette volonté diabolique de diviser, cette culture de mort que l’Occident
    ne cesse de répandre partout.  

    On a vu plus récemment le président français ouvrir
    joyeusement les bras à toute une jeunesse algérienne qui faisait retentir les
    rues d’Oran de slogans (On.Two.Three Viva l’Algerie) peu agréables
    vis-à-vis de la France
    qui finit tout de même par se rendre compte que NON, le jeunesse algérienne n’acclamait pas une distribution de
    visas.

    La
    Dame France, avec ces dirigeants politiques, ses médias et
    ses sinistres polémistes, artisans de la division et de la haine souscrit
    fortement à ces billevesées, ainsi nous méprisons cette hypocrisie, ces
    indignations calculées,  qui aujourd’hui,
    dans ces organes de presse se font plaisir avec des clichés déformés,  et
    toutes ces déclarations et actions en la matière sont donc purement racistes,
    et visent principalement à tenter de faire oublier les très longues années de colonisations
    et de spoliations et dépouillement  des
    richesses, les Français doivent savoir que les intérêts de l’Algérie ne sont
    pas les intérêts de la France.  

    Pour conclure et être plus clair, je donne tort à
    la France dont
    sa relation avec l’Algérie par manque de maintien, de tenue et surtout pour un
    orgueil colonial versé dans l’obscénité. La suprématie de cette civilisation en
    voie de pourrissement et son lot de valeurs inversées se trouvent, pour la
    première fois, frontalement contestées.

    L’immigration ou je dirais les musulmans de
    France,ont largement eu le temps de constater, durant ces deux dernières années,
    à quoi ressemble une société de l’inclusion, du vivre ensemble et de l’égalité,
    une société qui érige le «droit à la différence» comme repère
    d’une   civilisation occidentale, c’est
    dire d’une population vidée de sa matière par un lavage de cerveau continu, qui
    les fait maintenir dans un monde virtuel, le reste du monde, en gros 80% de
    l’humanité, regarde ce monde occidental de plus en plus avec une immense
    perplexité !

    L’Algérie affirme haut et fort que son peuple
    refuse de cautionner les positions idéologiques à sens unique et chaque pays
    défend ses intérêts. C’est ainsi que l’Algérie vient de décider mettre la
    langue française à la porte de nos Ecoles.

     

  • Le Président Français en Algérie, juste une belle affiche !

    S’agit-il d’une visite de travail
    ou seulement une visite de courtoisie, sans être un fin politique il me semble
    que c’est plutôt une visite de courtoisie, une sorte de revue des effectifs du
    président d’une entité coloniale, accompagné fortement de médias aux canards de
    causettes et déchaînés contre une Algérie 
    qui n’existe pas et il leurs reste la hargne, les insultes, les concours
    entre eux à s’exciter sur leurs slogans …

    Ouf ! J’attends l’invitation au président avec le bain de foule
    dans les rues d’Alger pour un chantage aux visas par une démonstration de breakdance et par des explications
    profondes moralistes des  propos sur la
    « rente mémorielle » exploitée par le « système
    politico-militaire
     » algérien depuis 1962, la « haine
    de la France
     »
    et ses interrogations sur l’existence d’une nation algérienne avant la
    colonisation qui avait consommé la rupture 
    entre les deux pays.

    Le Président Français aura beau
    faire sa repentance en regrettant ses outrances passées et jurer que son
    deuxième mandat lui fera voir plus clair la question Algérienne, cependant aux
    yeux du peuple Algérien il ne sera pas crédible dans sa soutane toute neuve.
    Car personne ne peut croire une seconde que les Français nostalgiques qui font
    les beaux dans les médias et nous insultent actuellement impunément, il parait
    que c’est le bon sens colonial.

    Il y a deux piliers dans les
    relations d’Etat à Etat : le rapport de force et la confiance ou la fiabilité. Alors
    dans cette relation entre la
    France et l’Algérie, c’est qui le chef, qui domine l’autre,
    qui a besoin de l’autre ?

    Car la fiabilité de la France dicté par d’autres
    priorités, de la guerre en Ukraine à la sécurité du Sahel, de l’UE, de
    l’occident en général vient d’en prendre un coup sérieux. En devenant un
    satellite assumé, revendiqué même des Américains la France a tout perdu La France donna dans cette
    affaire l’impression fâcheuse de s’être mise à la remorque de Washington et de
    Berlin. Bref, le déclassement ceci en l’occurrence ne préoccupe guère l’Algérie.
    Mais après tout Alger vaut bien un détour où le Président Français souhaite disposer
    que quelques fructueux placements gaziers et pétroliers qui le préoccupent. Et
    à juste raison l’hiver sera rude mais ce n’est pas bon pour la confiance et le
    business.

    De toute façon il faut être réaliste, la France vieillie et
    impotente, bloquée par l’obsession coloniale nostalgique et l’Algérie n’ont
    plus rien à se dire, n’ont plus rien en commun et enfin n’ont plus rien à faire
    dans le partenariat. Il n’y a aucune entente possible entre cette France pro
    mondialiste et l’Algérie anti-mondialiste. Depuis 1962, l’Algérie avait compris
    que le partenariat avec la
    France était juste une comédie ou l’on trouve plus de
    tartufes que de Molières.

    Officiellement, pour le président
    français, l’ambition affichée est d’ouvrir « une nouvelle page d’avenir »
    dans les relations franco-algériennes, comme déjà annoncé lors de son premier
    déplacement à Alger, en décembre 2017, donc les solutions envisagées et
    proposées par la France
    justes des « Tirs à arc » qui seront vouées à rester inopérantes tant
    que la France sans
    des postures morales ne tiendra pas compte des desiderata du peuple Algérien.

    On revient au point de départ !

    J’avais cru que dans la guerre en
    Ukraine, fondamentalement la
    France saurait se rapprocher un tant soit peu du camp africain,
    cependant  désormais je suis sure que ce
    ne sera jamais le cas et cela va avoir des effets boomerangs. Par cynisme, je
    ne veux pas que nous entrions dans une rupture diplomatique avec la France et toutes des manœuvres
    politiciennes et médiatiques des français nous y mènent, certains algériens
    s’interrogeaient sur les justifications de la venue du grand rabbin de France Chaim
    Corsia
    ,  pourtant la France n’est pas juive,
    sauf peut être que sa profondeur religieuse est une inspiration pour les
    français qui voudront sortir de leurs bigoteries. Il y a des formes d’ingérence
    sur lesquelles on ne crache pas. Au point où on en est !

    Contrairement à l’atmosphère de
    bourrage de crâne de tous les organes de communication, en pratique, et pour le
    moment encore, l’Algérie continue de faire la course en tête, que ce soit
    politiquement, militairement, économiquement etc.

    Alger adhère à la nécessité de la
    reconnaissance et de l’apologie des crimes par la France, tandis que Paris
    rejette la logique de l’apologie, notons à ce titre l’intransigeance de la
    partie française et de sa réticence à prendre des mesures concrètes et
    sérieuses, notamment en ce qui concerne la question des archives et des
    indemnisations liées aux essais nucléaires et le reste des dossiers liés à la
    mémoire. Et c’est un faux calcul et une immoralité.

    Les deux pays l’Algérie et la France ne sont pas à juger
    sur un même pied d’égalité, l’un était l’agresseur et l’autre agressé, l’un était
    l’offenseur et l’autre défenseur, enfin si une édification et un avenir
    meilleur dans les relations entre les deux pays, il faudrait peut être savoir à
    se faire pardonner l’un à l’autre et à dialoguer sur un même pied d’égalité, nous
    devrions connaître notre histoire, nos cultures, notre identité, nous serons
    forts, c’est un choix sociétal auquel nous devons faire face c’est-à-dire le
    voeu d’une vie meilleure.

    Aujourd’hui la France pays en ruine, pays surendetté, (Dette par
    habitant 2021=48.605 €) ne devrait
    en aucun cas intéressé l’Algérie, une absence de relation suffirait pour exiger
    un examen de conscience car pour le peuple Algérien la question mémorielle
    reste le point culminant dans les relations Algéro-Française, lorsque on sait
    que le  système colonial étant par essence raciste, il ne pouvait que
    conduire à l’extinction de la culture du colonisé, au vue d’une coopération
    versée à la résurgence de la nostalgie coloniale.  

    Pourtant, l’apurement du contentieux fera du côté
    des nostalgiques français la fin de la «Guerre d’Algérie» dans
    une histoire apaisée et que du côté, Algérien, de la même manière, dans
    l’apaisement, c’est essentiel pour la société algérienne d’avoir la possibilité
    de jeter un regard sur son passé à travers la restitution des biens et
    richesses spoliés et surtout une indépendance nationale accomplie. Sans faire
    du fondamentalisme exemplatif, j’estime à juste titre que l’Histoire ne s’écrit
    pas à sens unique et c’est juste un simple constat !!!!!!

    Conclusion faut-il encore rappeler que l’Algérie
    n’a jamais été industrialisé, les colonisés n’ont jamais été modernes. Ils ont
    juste volé ses richesses naturelles pendant plus de 132 années de colonisation,
    richesses qui avaient permis à la
    France d’être un pays industriel, et aujourd’hui la France se présente de
    nouveau en Algérie pour nous vendre du Vin Français, du Camembert, des pommes,
    des règles du droit aux Mariages pour tous et surtout sa délinquance.

    Aujourd’hui pour l’ensemble des Algériens il est
    arrive qu’ici et là soit évoquée le «crime pour
    l’humanité
    » pour en traiter, notamment la
    colonisation, il serait important que les descendants des victimes devraient
    exiger l’ouverture de dossiers de spoliation, réclamer par exemple des
    réparations, des indemnisations du type de celles que l’Allemagne a apportées
    après le nazisme.

    L’histoire la vraie retiendra que le Peuple
    Algérien soumis s’est révolté et a vaincu un Colonisateur soutenu par
    l’Alliance Atlantique, ces Algériens ont soufferts dans leur chair, dans leur
    mémoire et surtout dans leur culture. La tristesse et les remords devant les
    nombreux crimes perpétrés hier par l’armée française au nom des valeurs
    républicaines, des droits de l’homme ne concernent en rien les Algériens, la France officielle persiste
    à croire que massacrer les peuples colonisés fut un bienfait pour la
    civilisation. Oser mettre en symétrie le colonialisme et les bienfaits, c’est
    essayé de se faire une virginité.

    Le passé ne peut pas être changé, et les regrets
    peuvent être pris à l’excès, la
    France a été militairement battue en Algérie, Le colonisateur
    avec sa mission civilisatrice avait perdu moralement et avait été chassé
    physiquement.  Au fond, c’est la seule chose qui importe de retenir ici.
     

    En final, ce que je retiendrai en tant qu’Algérien,
    c’est que mes grands-pères n’ont nullement cédés à la prétendue mission
    civilisatrice du colonisateur, qu’ils sont arrivés à créer en dépit de la
    colonisation, une nation de résistances, qu’ils sont arrivés en fin de compte à
    vaincre militairement l’Armée Française dont ces stratèges bien pensance n’ont
    jamais divulgués les pertes et les dégâts subies, que les Colons ont été
    humiliés moralement, puisque tout comme leurs précurseurs arrivés avec une
    simple valise et quelques effets vestimentaires, sont repartis dans la
    précipitation avec une simple valise et quelques effets vestimentaires,
    certains ont oublié leur pipe, leur béret et leur chapeau, leur femmes sont
    partis sans maquillage, donc la
    France a bel et bien été physiquement chassée de l’Algérie. Aujourd’hui
    pour l’ensemble des Algériens il est arrive qu’ici et là soit évoquée le «crime
    pour l’humanité
    » pour en traiter, notamment la
    colonisation, il serait important que les descendants des victimes devraient
    exiger l’ouverture de dossiers de spoliation, réclamer par exemple des
    réparations, des indemnisations du type de celles que l’Allemagne a apportées
    après le nazisme.

    L’histoire la vraie retiendra que le Peuple
    Algérien soumis s’est révolté et a vaincu un Colonisateur soutenu par
    l’Alliance Atlantique, ces Algériens ont soufferts dans leur chair, dans leur
    mémoire et surtout dans leur culture. La tristesse et les remords devant les
    nombreux crimes perpétrés hier par l’armée française au nom des valeurs
    républicaines, des droits de l’homme ne concernent en rien les Algériens, la France officielle persiste
    à croire que massacrer les peuples colonisés fut un bienfait pour la
    civilisation. Oser mettre en symétrie le colonialisme et les bienfaits, c’est
    essayé de se faire une virginité.

    Le passé ne peut pas être changé, et les regrets
    peuvent être pris à l’excès, la
    France a été militairement battue en Algérie, Le colonisateur
    avec sa mission civilisatrice avait perdu moralement et avait été chassé
    physiquement.  Au fond, c’est la seule chose qui importe de retenir ici.
     Nous les Algériens sommes chez nous.. Nous avons notre histoire et notre
    culture propre à notre seul pays, Algérie.

    En final, ce que je retiendrai en tant
    qu’Algérien, c’est que mes grands-pères n’ont nullement cédés à la prétendue
    mission civilisatrice du colonisateur, qu’ils sont arrivés à créer en dépit de
    la colonisation, une nation de résistances, qu’ils sont arrivés en fin de
    compte à vaincre militairement l’Armée Française dont ces stratèges bien
    pensance n’ont jamais divulgués les pertes et les dégâts subies, que les Colons
    ont été humiliés moralement, puisque tout comme leurs précurseurs arrivés avec
    une simple valise et quelques effets vestimentaires, sont repartis dans la
    précipitation avec une simple valise et quelques effets vestimentaires,
    certains ont oublié leur pipe, leur béret et leur chapeau, leur femmes sont
    partis sans maquillage, donc la
    France a bel et bien été physiquement chassée de l’Algérie. C’est
    la vérité historique.

    Gageons juste que le Président Français n’aura
    pas oublié de téléphoner à son protégé Mohamed VI du Maroc pour lui faire son
    compte rendu et peut-être lui passer le bonjour de l’Algérie.

  • Face aux menaces d’invasions, l’Algérie refuse l’usage de la force contre le Maroc!!

    En effet, le réel est une chose
    difficile à admettre, difficile et parfois insupportable, alors certains
    inventent des fables et des mythologies pour échapper à une réalité qu’ils ne
    supportent pas. Faire la guerre à l’Algérie est le fruit de cette imagination
    délirante dont le but pour les sujets du Makhzen n’est autre que de se
    débarrasser des Algériens, il faut effacer l’histoire pour la réécrire et se
    l’approprier complètement. C’est une attaque de plus contre des Algériens, au
    nom du Makhzen et de sa folie.

    En bref, méfiez-vous de ces
    nouveaux bantoustans sujets du Makhzen, pour eux, il est plus facile de mentir,
    d’inciter à la haine, de ne présenter qu’un point de vue sous un vernis
    d’impartialité, de chercher l’originalité plutôt que la vérité, et finalement
    d’être malhonnête.

    Et c’est le cas d’un religieux prédicateur
    chef d’un Parti Islamiste de service au Palais Royal Marocain, qui avait
    appelé, dans une interview télévisée, le roi Mohammed VI à ordonner à son
    peuple de marcher sur Béchar et Tindouf, villes Algériennes dans une sorte de
    déclaration de guerre. Ce triste personnage à l’habitude de passer au appel de
    haine avec une argumentation nettement supérieure à ses élucubrations ignares.

    Les propos du leader islamiste
    marocain semblent oublier que l’histoire du royaume reste liée à une tribu
    berbère des Awerba, D’après
    l’historien Ibn Khaldoun, les Awerba
    seraient originaires des Aurès. Leur migration et leur implantation vers Volubilis,
    seraient liées à une affinité avec leur culture romaine. En 788, les Awerba convertis désormais à l’Islam,
    ils sont les premiers à reconnaître comme imam Moulay Idriss et fonde les
    prémices de l’état marocain.

    Combien effrayantes sont les malédictions que le Makhzen
    fait reposer sur ses fidèles ! Outre la frénésie fanatique, qui est aussi
    dangereuse pour l’homme que la peur de l’eau pour le chat, on y trouve une
    terrible apathie fataliste. Ces religieux Islamistes sujets aveugles du Makhzen
    sont dans l’erreur, dans l’erreur la plus absolue, la plus complète. Le
    sentiment de discrimination, de dépossession, de haine et d’inquiétude, ce ne
    sont pas les religieux qui le ressentent, mais bien ceux qui les écoutent et
    doivent continuer à le faire. Après tout, si le discours est suffisamment long,
    qui va se donner la peine de vérifier les affirmations, et de relever les
    contradictions ?

    Comme on le voit à chaque étape, que les gogos
    religieux islamistes habituels s’excitent autour du discours royal que leur
    brandit le Makhzen, rien d’étonnant, mais le simplisme, la hargne et la volonté
    de nuire à l’Algérie, sont leurs guides. Mais, ce qui est grave est le rôle du
    Makhzen pour les gogos, ici est une imposture, le Maroc sera vraiment la Lumière du monde, et ce
    sera magnifique ! Il faut croire les sujets du Makhzen « tout
    est bon
     » pour exciter à la subversion, frustrées par leur échecs à
    répétition, ils pourraient se donner quelques limites de dignité.

    Heureusement que la ridicule fetwa ne tue pas mais
    néfaste pour notre pays et à rappeler les priorités indispensables à la sûreté du
    peuple et du territoire  de ce pays? 

    Depuis son indépendance en 1962, l’Algérie a posé
    la non-intervention comme l’un de ses piliers fondamentaux. L’article 26 des
    Constitutions établit que «l’Algérie se défend de recourir à la guerre
    pour porter atteinte à la souveraineté légitime et à la liberté d’autres
    peuples. Elle s’efforce de régler les différends internationaux par des moyens
    pacifiques
    »

    Tout en se refusant  tout volontarisme à l’extérieur, l’Algérie
    s’impose une grande réactivité à l’intérieur, dédaignant l’offensive, elle est
    contrainte à une attitude défensive. Elle reste fidèle à la non-ingérence
    héritée des leçons de son histoire coloniale. C’est précisément dans cette
    conjonction que s’enracine la doctrine algérienne au refus à l’usage de la
    force.

    Pourtant, en dépit des menaces Marocaines sans
    précédent pesant sur sa sécurité et sa stabilité, l’imperturbable Algérie s’en
    tient à son approche non interventionniste. Plutôt que de recourir à la force
    pour limiter les menaces externes, le gouvernement cherche et approuve une
    résolution des crises par des solutions politiques négociées.

    Face à des menaces externes sans précédent,
    l’Algérie sera peut-être contrainte pour la première fois de se demander si les
    avantages de sa politique claire de non-ingérence et le refus de l’usage de la
    force, ne vont pas finir par se révéler moindres pour sa sécurité sauf que
    l’Algérie n’est pas connue pour être facile à manipuler. En fin de compte, le
    sursaut n’est peut-être pas si loin.

    « Quousque tandem abutere, (Maroc), patientia nostra?»                                                            « Jusqu’à
    quand, Maroc, abuseras-tu de notre patience ? »
      

    C’est tout le problème des originalités
    de la fachosphère du Makhzen. C’est simple et basique donc.

     

  • Algérie : 60 ans d’indépendance sans rente mémorielle !

    Toutes les écoles
    d’anthropologie sociale nous enseignent que le colonialisme d’exploitation    n’aurait du reste jamais perduré, tous les sociétés
    humaines depuis l’aube des temps ont élaboré, sans s’être concertés, une norme
    commune à l’Humanité : la proscription morale et religieuse absolue du fait
    colonial et de l’exploitation humaine avec sa vision sauvant les colonies des
    ténèbres par la colonisation en associant le colonisé au Barbare, un peu plus
    encore du portrait surréaliste du colonisé. Je partage cette certitude sur
    l’exclusivité de refuser, de dénoncer le colonialisme quel que soit sa forme
    qui avait laisser dans la société algérienne une cicatrice jamais refermée, et
    ceci s’explique par le fait qu’il n’y a pas une famille en Algérie qui n’a pas
    un membre de sa famille assassiné par l’occupant français et en général tout
    les gens qui avaient participé à la guerre d’Algérie en garde de grosses
    séquelles psychologiques!

    La France raciste et colonialiste avait pillé toutes les
    richesses de l’Algérie et opérer un génocide de plus de 6 millions d’algériens,
    ceci par évidence reste surtout un crime contre l’humanité perpétré en Algérie et
    pire: La France Coloniale
    à propos de son histoire, a la même honnêteté que la Turquie sur le génocide
    des Arméniens. Ce n’est que ça. Rien d’autre qu’une décadence morale ?  

    C’est exact. Il
    est vraisemblable que l’armée coloniale Française avait cherché à atteindre un
    objectif militaire, et que les chefs militaires ont cru dans l’imaginaire de
    débiles d’exterminer la population indigène. Ce qui est certain, c’est qu’il y
    avait un grand hachis de vies humaines, et que l’armée coloniale Française en
    Algérie qui certainement ne pouvait être sure de son affaire, aurait pu
    s’abstenir d’exterminer toute une population 
    avec des conséquences prévisibles.

    La guerre est
    cruelle par nature et on ne peut pas la faire gentiment. L’armée coloniale
    avait mené une guerre impitoyable et sanguinaire, contre le peuple Algérien
    colonisé, uniquement par esprit de malfaisance. On voulait écraser et terrifier
    l’ennemi, alors que la France
    coloniale n’avait pas été menacée et ne luttait pas pour sa survie.

    Sans refaire toute
    l’histoire la population Algérienne dans la position actuelle a sans aucun
    doute  l’avantage de pouvoir regarder mes
    ennemis en face, l’Algérie  n’a rien à
    voir avec un pays qui ne veut pas d’elle, ni de la France : C’est son droit.
    L’Algérie ignore la France,
    c’est son droit.

    Un peu de culture
    historique permettant de comprendre pourquoi, il est donc singulier de constater
    que la France
    se livre une véritable guerre des mémoires. Le contrôle de la mémoire est un
    instrument entre les mains des officiels français et la presse pour imposer une
    vision officiel de la France
    fraternelle sur les événements de la guerre d’Algérie, l’exemple le plus
    illustrant, le soi-disant massacre d’Oran du 5 Juillet 1962, alors qu’il
    s’agissait d’une manifestation joyeuse de jeunes algériens descendus dans les
    quartier européens qui jusqu’ici leur était interdit. Bien que non armés, ils aient
    subis des tirs des snipers de l’OAS, à partir des balcons et des terrasses des
    immeubles, plus d’une centaine de jeunes ont été assassinés sous les yeux de
    l’Armée Française qui n’est pas intervenue pour protéger les victimes ?

    Les chiffres
    officiels, donnés le 9 juillet, font état de 101 morts, 76 Algériens et 25
    Européens et de 145 blessés, 105 Algériens et 40 Européens. La lecture du
    registre des actes de décès de la mairie d’Oran donne 36 décès Européens (dont
    une femme) dont 9 non identifiés. Ce qui est certain c’est que la France dans son espace
    colonial n’arriver pas à liquider son histoire avec l’Algérie, C’est fatigant
    de lire sans arrêt ces assimilations qui fleurent la haine, le mépris par une
    presse conventionnée en retournant la réalité pour se croire investi d’une
    mission salvatrice. Les médias sont partisans et soutiennent une idéologie
    impérialiste plus qu’ils informent. La fameuse parabole du mensonge répété
    mille fois qui devient une vérité.

    On peut imaginer
    que la foule qui manifestait dans la joie, brusquement agressée, se soit
    laissée probablement  à une chasse des
    membres armés de l’OAS. Les terribles derniers mois vécus sous le feu de l’OAS
    appelaient d’autant plus de vengeance. En tirant sur la foule les membres de
    l’OAS avaient fait preuve d’action criminelle et alors la foule aurait répondu
    comme mécaniquement à la peur qu’avait suscitée la tuerie de l’OAS.

    Pour rappel, il
    faudrait signaler que l’OAS créée par des officiers
    français dissidents de l’armée coloniale, a transformé la ville d’Oran en bain
    de sang pour les civils sans défense, notamment après la signature des accords
    d’Evian et le début de son application, le 19 mars 1962.
    Les
    deux années précédant l’indépendance (1961-1962) sont la période la plus
    sanguinaire dans l’histoire des crimes du colonialisme français dans la ville
    d’Oran, en raison des actions de l’OAS refusant les négociations sur
    l’indépendance de l’Algérie. L’OAS
    a pris Oran comme point d’ancrage essentiel pour elle, la ville d’Oran est
    devenue le théâtre d’opérations d’assassinat et de terrorisme, parfois
    collectives et d’autres individuelles, menées par le sinistre général
    Edmond
    Jouhau
    dirigeant une aventure criminelle.

    Les opérations
    terroristes collectives étaient nombreuses dans la ville d’Oran, notamment
    celles ayant ciblé des algériens où des voitures avec des individus armés
    sillonnaient les rues et tiraient sur les passants de manière anarchique,
    ciblant les civils. Le cas du 11 mai 1962 où 15 femmes, des travailleuses des
    services d’hygiène, ont été tuées en plein centre de la ville, Un événement
    particulièrement traumatisant fut l’explosion simultanée de deux voitures
    piégées, le 28 février 1962, un soir de ramadan, par les éléments de l’OAS sur
    l’esplanade de M’dina Jdida (Tahtaha), qui s’est soldée par la mort de 80 Algériens
    et des dizaines de blessés, laissant derrière eux des scènes horribles de
    « lambeaux » de chair humaine disséminés sur les lieux du massacre, les
    explosions des cuves d’hydrocarbures du port d’Oran, divers attentats ciblaient
    les algériens même dans les cliniques et les hôpitaux,  l’empoisonnement des barrages d’eau, le
    lynchage étant l’une des méthodes d’exécution de l’OAS, sans compter d’autres
    attentats plus atroces les unes que les autres, tous restent l’écho sanglant de
    ce que fut la terreur imposée par l’OAS ainsi que l’image d’une vengeance
    sauvage des Pieds Noirs qui ne voulaient surtout pas laisser les Algériens
    devenir indépendants.

    Oran est l’une des
    villes algériennes où les opérations de l’OAS furent les plus sanglantes ayant
    laissé la région dans un état apocalyptique l’été 1962. Une mémoire bafouée et
    niée dans une ville ravagée depuis des mois par les attentats de l’OAS,  désormais, plus que jamais plastiquages et
    assassinats se succéderont à un rythme d’enfer. De son côté, la population
    algérienne vivait la peur, au jour le jour, dans l’attente d’une délivrance
    aussi proche que certaine. L’OAS dont ses éléments déguisés en Gendarmes, avait
    employé contre la population algérienne toutes les formes d’extermination
    individuelle et collective : lynchages, ratonnades, exécution des malades
    à l’intérieur même des hôpitaux, enlèvements et exécutions des condamnés à mort
    détenus à la prison d’Oran, tirs au mortier 81 et aux grenades à ailettes, tirs
    de snipers à partir des immeubles.

    Par cet attentat,
    l’O.A.S. venait d’atteindre le seuil de l’intolérable et de franchir un nouveau
    pas dans le crime génocidaire organisé qui a dépassé les limites jusque là
    connues de l’horreur, En vérité, on était arrivé au point de non retour. Cet
    attentat meurtrier constitue désormais le levain de haine qui séparera
    irrémédiablement les deux communautés. Le nombre réel des victimes de ce
    carnage ne sera jamais connu. En tout état de cause, les estimations
    officielles avancent le chiffre de 80 morts et de 150 blessés.

    tous ces attentats
    meurtrières ont
    en revanche été escamoté par les Français idéologiquement marqués par la
    défense des pieds-noirs, considérés comme les éternelles victimes du Front de
    libération nationale (FLN), des Arabes, cette mémoire criminelle est restée
    méconnue ou indifférente du côté français.
    Les massacres des
    Algériens entre le 19 Mars et le  Juillet
    1962, doivent assurément être reconnus et éclairés, sans être renvoyer à un
    effacement qui entretient une mémoire meurtrie elle résonne comme un déni de
    souffrance presque aussi terrible que d’être voué à l’indifférence par une
    France qui a bâti son récit colonial en l’héroïsant, elle n’a aucunement
    intérêt à en reparler des actions meurtrières de l’OAS et que dire du bilan
    très lourd d’assassinats d’Algériens par l’OAS durant les années 1961 et 1962,
    sans parler de la destruction  des
    infrastructures techniques (Centrale
    Electricté, station de Radio et Télévision
    ) de la ville de son aéroport et
    de son port ?

    Aucun Historien ou
    journaliste ne semble avoir songé à se rendre en Algérie afin de confronter ses
    sources aux témoignages des Algériens. Dans les travaux actuels des Français, en
    résulte des études tronquées, pleines de fausses interprétations, et
    systématiquement orientées vers la théorie d’après laquelle les pieds-noirs ont
    été obligés de partir, selon la valise ou le cercueil. Or, après deux semaines
    de fuite affolée, les départs des Français d’Oran ralentirent considérablement.
    Dès août,  après la prise en main
    sécuritaire des autorités algériennes, le sentiment de sécurité était
    totalement revenu. En 1965, Oran comptait encore plus de vingt cinq mille
    pieds-noirs.

    Le peuple Algérien
    dans sa globalité  ne pardonnons pas, et
    ne pardonnerons jamais à tous ces ramassis de colons, de pieds noirs très
    mélangée avec Espagnols, Portugais, Italiens, Maltais, même Allemands etc, que
    nous tenons pour des crétins incultes, voleurs et spoliateurs, sans éducation,
    vulgaires et gesticulants, venus en mercenaires pour les pillages passés de nos
    terres de 1830 à 1962. Il faudra impérativement que la France ouvre les archives
    de la guerre d’Algérie, toutes les archives, même les soient disant « secret
    défense
     » qui sont uniquement destinées à cacher l’horreur des
    actes perpétrés par les autorités françaises de l’époque. L’Algérie ne demande
    que la vérité à la France,
    il se trouve aussi que détruire les villes, terroriser massacrer déporter
    n’avait pas rendu la France
    meilleurs.

    Pour le peuple
    Français la connaissance des peuples lointains est limitée aux récits des
    médias, écrits en général dans un contexte colonial et dans un esprit
    d’adhésion au colonialisme, l’histoire du consul souffleté, elle n’est
    qu’anecdotique et destinée aux livres d’images. Les représentations du colonisé
    relayées par la culture populaire, sont imprégnées d’une série de préjugés à
    même de justifier dans l’esprit populaire la présence française coloniale.
    Même, dans leur discours polémique, on retrouve un certain attrait pour la
    production d’images quasi mythiques, ou alors une totale méconnaissance de la
    mentalité des Algériens.

    En
    France, l’anti-algérien trouve sa source dans cette vieille « blessure d’orgueil » dont certains
    ne parviennent pas à se départir. Certains veulent se convaincre que l’Algérie
    restera un valet à l’ancien colonisateur, mais l’Algérie dans le monde et dans
    ses rapports avec d’autres pays   se
    porte bien, après un soixante d’année d’indépendance, l’Algérie d’aujourd’hui
    est en droit de condamner la colonisation Française et elle est en mesure de
    revendiquer tous ses droits dans la restitution des richesses spoliés et
    transférer en France.

    Pourquoi la France traîne-t-elle une
    sorte de mauvaise conscience qui n’est fondée sur rien  une mauvaise conscience qui entretient les
    sales rancœurs d’une classe dirigeante Française incapable, profondément
    nostalgique et cultivant cyniquement les rancoeurs pour s’exonérer de la
    responsabilité des ses immenses spoliations des richesses Algériennes et les crimes
    commis sur la peuples Algérien au nom d’une France fraternelle. Quant à
    l’Algérie d’aujourd’hui, il est à se demander pourquoi continuer de maintenir,
    avec la France,
    cette relation malsaine et encore pour en finir avec ces vieilles citations,
    par exemple France Pays des droits de l’homme qui avait réussi à occulter
    l’infâme. Cela permet de faire oublier leur extraordinaire incurie.  Tout
    est à revoir
    ?

    La cicatrice des crimes est encore fraîche malheureusement, la guerre,
    c’était hier, alors un grand respect et hommages pour tous ces pauvres gens
    morts simplement parce qu’ils étaient des Algériens, des martyrs. Décidément,
    le peuple Algérien, c’est plus que l’Algérie, c’est aussi et d’abord l’Algérie.
    Après Soixante années, le peuple Algérien n’est pas mort, il est bien libre,
    une liberté acquise chèrement et cela mérite d’être  fêté par un 5 Juillet bravement.

     

  • Relations Algérie/Espagne : le toréador blessé !

    Le Maroc, l’Espagne et la France, un voisinage de
    l’Algérie assez tumultueux, et l’analyse  de la situation de mon pays est dorénavant
    placée sous le signe de la menace représentée par l’expansion dans la crise diplomatique qui s’est
    ouverte avec la décision suprême de l’Algérie d’étendre sa souveraineté
    maritime avec l’Espagne
    ,
    où les intérêts du pays sont engagés, nous pouvons comprendre que l’Espagne
    défende des points de vue qui ne s’identifient pas avec les nôtres, autant nous
    sommes en droit de nous étonner que pour leur part d’une politique d’équilibre, de
    bon voisinage
    en la matière de l’extension des eaux de Mer juridictionnelles
    de l’Algérie
    pour rejeter les limites maritimes proposées par l’Algérie

    Aux termes de la Convention des Nations
    unies sur le droit de la Mer,
    l’Algérie, en tant qu’État côtier dispose de sa mer territoriale de 12 milles
    marins, de sa zone économique exclusive de 200 milles marins, de son plateau
    continental large d’au moins 200 milles marins et susceptible de s’étendre
    jusqu’à 350 milles marins à compter des lignes de base. Pour l’Algérie cette
    convention sert de base juridique pour rejeter les revendications territoriales
    absurdes de l’Espagne, qui, cherche à s’attribuer à elle seule, le droit à la Pêche sur toute la zone. Une
    frontière maritime doit être établie d’un commun accord, l’Espagne refuse les
    pourparlers.

           

    Contrairement au Maroc, qui a
    seulement exprimé son intérêt pour la délimitation de ses eaux l’Espagne avait
    montré son malaise et le Maroc avait décidé de reporter la mesure, l’Algérie
    avait déjà présenté sa vision sur la manière de délimiter les eaux
    juridictionnelles et la zone que l’Algérie se serait appropriée est un
    territoire d’environ deux cents milles nautiques (environ 370 kilomètres
    )

    conformément aux Droit International de la Mer.

    Ce qui me gêne le plus est que
    l’Espagne se mette à parler de manque de discernement, comme s’il avouait qu’il
    a fait quelque chose de mal, mais avec un esprit colonial, n’arrive pas à faire
    la différence des revendications Algériennes à celles du Maroc. !! Il est sur
    le chemin de l’autocensure, Le problème de la politique Espagnole est qu’elle
    fait systématiquement un tri sélectif des sujets qu’elle met en avant, c’est en
    réalité un groupement largement politisé.   

    Ainsi, à l’escalade diplomatique
    de l’Algérie contre l’Espagne s’ajoute désormais une escalade économique, en
    effet l’Espagne
    en raison de son intention de revendre du gaz
    algérien au Maroc après le processus de regazéification sur le territoire
    espagnol, ce qui bien entendu semble
    être refuser par l’Algérie qui souhaite une révision des
    contrats
    de fourniture de gaz avec l’Espagne et qui estime que tout acheminement de
    quantités de gaz naturel algérien livrées à l’Espagne, dont la destination
    n’est autre que celle prévue dans les contrats sera considéré comme un
    manquement aux engagements contractuels, et par conséquent, pourrait aboutir à
    la rupture du contrat liant l’Algérie à son client Espagnol..

    En exacerbant la crise entre
    l’Algérie et l’Espagne et en l’enveloppant dans un langage emprunté à la guerre
    froide, le changement diplomatique sur la question du Sahara
    occidental un territoire non autonome dont le statut final reste à déterminer
    et qui est éligible à l’autodétermination conformément à la légalité
    internationale, le revirement en question n’a pas une seule fois répondu aux
    questions sur la crise bilatérale entre les deux Pays, mais faire croire que le
    Sahara Occidental est partie intégrante du Maroc est d’une malhonnêteté sans
    nom. Il est à se demander pour l’Espagne si les choses sont aussi simples,
    alors pourquoi y a t il des indépendantistes catalans dans son propre pays ?

    En effet derrière tout cela, il y
    avait le malaise du Maroc qui ne recevait pas le soutien de l’Espagne sur le
    Sahara occidental. Cependant si les Algériens, qui ont pour coutumes de prendre
    leur temps avant de prendre des décisions de portée importante, ne vont pas
    fermer les vanneries du gazoduc qui relie l’Algérie à l’Espagne, ils iront sans
    aucun doute privilégier dans un futur proche le Transmed, le gazoduc qui
    relie leur pays à l’Italie.

     

    L’Algérie considère comme
    injustifiable le changement de la position historique de l’Espagne par rapport
    au Sahara occidentale qui a soutenu le 18 mars la proposition marocaine
    d’autonomie sur le Sahara Occidental. Mais toutes ces interprétations ne
    peuvent pas expliquer entièrement la démesure du revirement espagnol, elle qui
    n’avait jamais admis le rattachement de son ancienne colonie du Sahara au
    Maroc, elle s’est mise également à son tour au coté du Maroc, ce qui équivaut à
    la reconnaissance indue de la marocanité du Sahara occidental.

    D’autant plus qu’en Espagne, les  sympathisants, qui communient le plus avec les
    indépendantistes sahraouis sont assez nombreux. Pour les eux, il y a quelque
    chose de mystérieux dans ce revirement, car chercher altercation à l’Algérie,
    premier fournisseur de gaz de l’Espagne, reste une certaine folie,  certains analystes s’inquiètent, en mettant en
    avant la vulnérabilité énergétique de leur pays.

    L’Algérie rompt son traité d’amitié avec l’Espagne
    en réaction à la position réitérée de l’Espagne, d’abord pour son refus dans la
    délimitation maritimes proposées par l’Algérie, pour son intention à revendre
    le Gaz Algérien vers le Maroc, et ensuite pour son soutien au Makhzen en ce qui
    concerne le statut légal du Sahara occidental, et la saisine par Madrid  pour mobiliser ses alliés de l’Union Européenne
    contre l’Algérie, c’est dire de l’image dégradée de la politique Espagnole, un
    des pays qui ne savent pas gérer seuls leur diplomatie et recourent à l’Union
    européenne. C’est scandaleux !!!!                                                

    En passant, le communiqué de l’U.E  à propos de la crise entre l’Algérie et
    l’Espagne, est d’une totale ambiguïté. Ah pour l’Europe de Bruxelles bourrée de
    certitudes, c’est plus qu’obsessionnel ! C’est une répétition de rengaine faite
    de phrases ritualisées qu’elle ressort à toutes les sauces pour intervenir.
    C’est tellement inadapté et répétitif que s’en est le plus souvent ridicule
    pour illustrer les thèses qu’elle prétend défendre. C’est de la paraphrasie
    incrustée de prétention et chargée de mépris. 

    Un parti pris de l’U.E est largement fantaisiste
    et hypocrite afin d’apporter un soutien aveugle et une solidarité à toute épreuve à l’Espagne
    et pourtant l
    ’Espagne n’est même pas condamnée par la cour
    européenne pour ses prisonniers politiques et on ne cesse de nous parler
    sempiternellement de la grande démocratie européenne. Certes ce n’est assez de
    dire que l
    ’Union Européen a été une usurpation de souveraineté,
    obtenue par le mensonge en jouant sur le mensonge, l’ambition, les fausses
    promesses et le complot contre les nations et les peuples. C’est un des crimes
    les plus graves qui puisse exister, contre les peuples.

    Qu’on puisse le dire haut et fort, l’Algérie
    n’a rien à perdre dans cette brouille diplomatique avec l’Espagne accompagnée de
    l’Union Européen bien au contraire, elle sortira sans aucun doute grandie, souveraine
    surtout pour avoir revendiquer la
    délimitation des eaux
    juridictionnelles de son rivage méditerranéen, de vendre son Gaz naturel au
    prix révisé et imposer son droit de refus à la revente de son Gaz à un tiers
    (Maroc) et surtout de dénoncer tous les coups bas d’une politique polichinelle,
    bien entendu être tributaire d’un pays peut être mauvais pour ce qui
    est de l’essentiel, d’où un constant marchandage de l’Espagne pour flirter avec
    les dessous de la carte du Sahara Occidental afin de faire revenir l’Algérie
    sur ses revendications maritimes, sur ses revendications gaziers et ses
    revendications relationnelles.

    N’en déplaise à nos voisins Espagnols,
    Marocains et Français les plus
    tumultueux, une sinistre
    association paritaire d’États, bien entendu celui qui fournit et paie les
    joueurs du Folklore qui décide.

     

    Note: Article publié sur site Mondialisation.CA et Reseau International.

    https://www.mondialisation.ca/relations-algerieespagne-le-toreador-blesse/5669254

    https://reseauinternational.net/relations-algerie-espagne-le-toreador-blesse/

  • Bakhta : la muse du Chi’r el Melhoun ou l’apothéose d’un amour tumultueux !

    Dans la poésie du Melhoun se croise les plus beaux récits de notre société qui restent une expression poético-musicale bédouine séculaire. C’est dans le Melhoun
    que se rencontrent les idées et les rêves, c’est aussi à cette école
    que le bédouin s’emmène dans de très fortes imaginations pour faire
    parler le désert. La romance fut de tout temps la muse des bédouins,
    chevauchant sur leurs hautes montures, rythmant dans leur nonchalant
    balancement du chamelier de grands étendu du désert.


    Le poète Lakhdar Benkhlouf (XVIe siècle), qu’on appelle Sidi
    (Saint) avait mis en place les premières jalons essentiels de cette
    forme poétique, pour se répandre progressivement et en gagnant les
    grands centres urbains où il a été essentiellement bien plus accueilli
    et revisité au sein des confréries des artisans  et d’ouvriers des
    villages et des villes. Il n’est pas oiseux de rappeler ici que le Melhoun s’est toujours revendiqué comme musulman. Beaucoup de poètes de Melhoun
    étaient, certes, d’origine berbère, mais n’ont composé des œuvres de
    leur nouvelle culture en Arabe dialectal, et qui ont produit un Chi’r el Melhoun, si riche et si varié.


    Dans ce patrimoine sensible et idéal, on avait pu répertorier des
    milliers de poésies confinés dans la mémoire collective, en effet
    l’immensité du désert, et l’Oasis abondant offre un magnifique paysage
    spectaculaire. Il se présente comme berceau d’une ascension culturelle
    que le vent du sud s’empare pour souffler et inspirer le Poète les plus
    beaux morceaux de cet art immortel, dont le plus souvent la femme, la
    monture restent source de tout inspiration.


    En chaque cœur du poète somnole une belle, une fée venue de quelque
    part pour étayer un espoir qui tarde à pointer derrière la dune. Celle
    qui conquit les cœurs des poètes n’avait rien d’une grande dame de cour
    juste une belle parmi les autres et son nom relève d’une étymologie.


    En effet, les poètes tels que Cheikh Mostefa Ben Brahim, Cheikh Larbi
    Ben Hammadi, Cheikh Boumedienne Bensahla. Cheikh Mohamed Belkheir 
    Cheikh Ahmed Benharrat Cheikh Mohammed Benguittoun, Cheikh Hamada,
     Cheikh Abdelkader El Khaldi  sans oublier la première femme Cheikha El
    Mokrania déclamant ses beaux poèmes. L’un des meilleurs poèmes de cette
    dernière est celui où elle raconte l’histoire de son ouvrier (gardien de
    Bétail) ayant décidé de demander sa main après la mort de son mari. 


    Tous ces Chioukhs ont également été des personnalités notoires, ils sont des repères du «Chi’r el Melhoun»
    dans l’histoire culturelle algérienne. Ils sont les gardiens vigilants
    de tout un passé lumineux, fait de légendes, d’authenticité et
    d’originalité et ils ont contribué à façonner l’âge d’or de la poésie
    populaire bédouine, ils disaient tous ce qu’ils pensent pour réveiller
    la conscience, cependant celle-ci s’enivre en les écoutant, chantant et
    dansant.


    Le Chi’r el Melhoun  fut chanté par les artisans des villes qui pour eux le Melhoun était
    un moyen d’atténuer les rigueurs du travail et de rompre sa monotonie
    avant qu’il ne soit généralisé à toutes les franges de la population.
    Tant et si bien qu’il est devenu pour eux synonyme de calme et de
    sérénité, calme par sa musicalité douce et détendue, serein par la
    noblesse et la chasteté des paroles. Accompagné par les percussions, le
    Oud, le Guembri et le violon, les chanteurs de Melhoun
    racontent, au travers de poèmes parfois très anciens, la vie des vieux
    quartiers de la médina, les voluptés ou les déceptions de l’amour. Le Chi’r el Melhoun 
    largement apprécié, voire même soutenu, pour unifier le peuple, il
    englobe la richesse de toute une nation. Le rôle du poète dans la
    société Algérienne est considérable. Il est avant tout le chroniqueur,
    c’est-à-dire l« historien » de sa tribu. Il ne
    chante pas seulement ses amours et ses déboires propres, mais aussi et
    surtout les événements vécus au sein de son milieu Au cours d’une
    opposition entre clans rivaux, c’est à lui que l’on fait appel pour
    prendre la défense des siens. Respecté et vénéré à l’égal d’un saint, sa
    parole est écoutée, car il possède la sagesse et le secret des mots qui
    vont droit au cœur. Le poète s’individualise ensuite à mesure que la
    société auquel il appartient s’urbanise. La vie de courtisan et libre le
    confine dans un rôle de gardien des rites, il se réclame de la culture
    qu’il tend à véhiculer. Cette condition sociale du poète éclaire l’ordre
    sociétal duquel il dépend.


    Tout poète audacieux et intrépide doit en effet mener d’âpres luttes
    au sein du cénacle pour se faire reconnaître par ses pairs. Le poète
    doit entrer en lice avec les nombreux rivaux qui ne partagent pas ses
    visions, et se livrer aux joutes verbales pour attirer l’attention.
    Cependant la diatribe à ses règles et l’art de la rhétorique doit se
    conformer à ce que l’Islam appelle rationalité de mœurs.


    Aperçu de l’œuvre poétique de Abdelkader El Khaldi :


    Doué d’un incontestable don pour l’écriture, Khaldi écrit souvent
    d’un seul jet des textes de qualité indéniable, entièrement et
    uniquement consacrée au chi’r el’melhoun la
    poésie populaire de l’Oranais. Elle se caractérise par l’utilisation du
    langage populaire et possède ses propres règles de métrique, elle ne
    manque ni de beauté, ni d’éloquence.


    Abdelkader El Khaldi un poète instruit et cultivé de corpulence et de
    taille moyenne, toujours revêtu de son habit traditionnel, parlant un
    français correct, était peu loquace, réservé, presque timide, comme
    solitaire. Imaginatif, sensible, doté d’une bonne culture, ce chantre du
    Ch’ir El Melhoun chanta également l’Emir
    Abdelkader, la guerre de libération et l’indépendance. Il travaillait
    dans l’administration française. Il était écrivain dans la municipalité
    mixte des années 1920. El Khaldi se remarque par ses textes amoureux
    dans lesquels il chante ses multiples conquêtes, dont l’une des plus
    célèbres, Bakhta a laquelle il consacre plus de cinquante poèmes.


    On raconte qu’alors qu’El-Khaldi se trouvait à Tiaret pour animer un
    mariage, Bakhta fut fascinée par la voix et la bonne performance du
    poète à cette cérémonie. Après la cérémonie du mariage, Bakhta voulait
    voir El Khaldi qui lui manquait, et prit le train de Tiaret pour 
    Mascara. Leur rencontre donna naissance à une histoire d’amour qui
    inspira El Khaldi pour écrire divers poèmes pour sa dulcinée. Cette
    rencontre trouble profondément El Khaldi par son
    intensité essentiellement lumineuse. Il décrit ainsi la domination de
    l’amour dans son cœur.


    Cette relation très mal vue par ses détraqueurs qui en avaient élève
    des querelles excessives, incitent les proches de Bakhta à interdire
    cette relation.


    Durant toute sa relation amoureuse, El Khaldi n’arrêtait pas de faire le trajet Mascara-Tiaret. A ce propos, il dira : «Aâyatnihaditrig (cette route m’a épuisé).


    Des poèmes pleins de délicatesse, riches de comparaisons et de
    métaphores. Cheikh Abdelkader El Khaldi est également considéré comme un
    des pionniers de la poésie populaire, dont bon nombre de poèmes ont été
    utilisés dans la chanson bédouine.


    Sur Yamina, il s’inspira pour écrire     :


                                                – « Helkatni Yamina « 


                                                – « Wahd el ghzal « 


                                                – « Zendha ichali  »  


    Sur  Kheira, il écrivit :


                                                –  » Ya sahi baadni slim la tan’dach « 


                                                –  » Ya sayelni ’ala hwali wa hwaya « 


    téléchargement (12)


     Sur Bakhta, sa muse, plus d’une soixantaine de
    textes où il déclare et déclame sa flamme à sa bien-aimée. C’est dire de
    l’amour sans bornes qu’il portait à la belle Bakhta. Certains furent
    chantés par lui-même, Ahmed Saber, Blaoui Houari, Ahmed Wahbi, Khaled.
    Les plus célèbres pour ses panégyriques de Bakhta  sont :


                                                 – » Maâdam youmen jat


                                                 –  » Ari alik  » ‘ le cri d’un amour tumultueux)


                                                 – » Rbi’ ’ayani Bakhta « 


    Ces poèmes ont été composés à partir de 1937 à l’intention de Bakhta,
    la muse de Khaldi. Ils sont assez notoires par leur construction
    particulière qui en fait un modèle unique en son genre. En effet, on
    peut remarquer que le dernier mot de chaque vers est repris en début du
    vers suivant et ceci sur l’ensemble des vers du poème. Un poète qui a
    révolutionné son art avec pour la première fois la composition de poèmes
    lyrique où le poète prend le dessus sur les thèmes de prédilection et
    opte pour une poésie individuelle, personnelle spontanée: 


    « ’Ari ’alik « !


    Honte à toi, ne me rejette pas !


    Ô Bakhta, Tu es la cause de mon mal, et tu en es l’unique remède.


    Avec ton remède, sors-moi de cet état !


    Ô Bakhta, Il m’est impossible de désirer une autre que toi, je t’aime.


     Je t’aime, je ne parle que de toi, à tout jamais, je ne me tairai


    Ô ! Bakhta, Je passe mon temps à conter ton nom et ta beauté.


    Ta beauté par son éclat rend les astres ternes, !


    Ô Bakhta, De toutes les femmes, je n’ai pu rencontrer ni ton égale, ni ta douceur.


    Ta douceur, aucun lettré n’en a disserté


    Ô! Bakhta, Hommage à Dieu qui a crée Zoulikha, et t’a crée.


    T’a crée ange dans ce monde dispersé


    Ô! Bakhta, Tu es au dessus de toutes les femmes, que Dieu te protège.


    Te protège des souffrances et des bassesses


    Ô! Bakhta, Du mauvais œil, du dénigrement et des cœurs douteux.


    Douteux, je suis perdu à la fleur de l’âge


    Ô ! Bakhta, Dès l’aube de ton règne, ma raison s’en est allée avec toi.


    Avec toi, ma quiétude et mes joies ont hiberné


    Ô ! Bakhta, Mon malaise vient de ta séparation aussi bien que de ta rencontre


    Ta rencontre est salutaire, tes intentions sont pures


    Ô ! Bakhta, Mon désir le plus ardent, est que tous les matins, je puisse te voir.


    Te voir pure comme un dôme connu


    Ô ! Bakhta, Construit sur une colline, comme celui de ton père.


    Ton père reconnu par les tolbas et les muphtis


    Ô ! Bakhta, Que sa bénédiction te protège et t’assiste.


    T’assiste ma bénédiction sans limite aucune


    Ô ! Bakhta Je t’attend toujours et longue est mon attente.


    Ton attente m’a secoué comme la brise glaciale de l’hiver,


    Ô ! Bakhta Les fils se sont emmêlés et je ne puis les défaire.


     Les défaire serait mon espoir tant que je vivrai


    Ô ! Bakhta, De l’amour je ne puis distinguer ceci de cela


    Cela est la destinée de Dieu le tout puissant,


    Ô ! Bakhta, Que de langues acérées me dénigrent.


    Me dénigrent dans le dos, ces vilaines gens


     Ô ! Bakhta. Cette époque a fait du lâche un brave.


    Brave, seulement dans les bassesses ignobles


    Ô ! Bakhta, Ni fortune, ni alliance et ils comptent leurs biens.


    Les biens sont partis et mes épaules se voûtent


    Ô ! Bakhta, Je n’ai pas d’hommes pour engager la lutte,


     Lutte, où brilleraient les plus nobles


    Ô ! Bakhta, Unis, se soutenant l’un l’autre. Ce jour là, ma mort se fera retentir,


    Ô! Bakhta, Il n’y aura ni défenseurs, ni sauveurs.


    Sauveur est celui qui remédiera au mal du poète


    Ô! Bakhta, L’ignorant ne pourra ni te comprendre, ni te laisser en paix.


    La paix de ton esprit, avec des « après, après « , !


    Ô Bakhta, Je pense que les envieux t’ont dit de me quitter.


    Va-t-en si Abdelkader a fauté. Toujours, Khaldi fredonnera ton amour.


    Il y a tout un fatras pour décrire les plaintes amoureuses du poète
    qui montre une sensibilité trop fragile pour des émotions fortes. Il
    essaie de montrer sa patience pour ne pas perdre sa confiance. Ce fou de
    Bakhta est un romantique qui voit une menace, celle de l’instant
    ultime, qui sera la fin, c’est-à-dire la caducité de la présence de
    Bakhta. Une place essentielle y est faite à l’amour, comme il fallait
    s’y attendre. Mais il s’agit la plupart du temps d’un sentiment plus
    platonique qu’érotique ou charnel. Bakhta est aimée sans espoir, comme
    telle sublimée à l’exemple de Antar et Abla.


    Mais qui est donc cette femme ?


    Bakhta est une femme ordinaire qui reste aux yeux du poète une figure
    de l’inspiration, un symbole tangible. Quand El Khaldi s’adresse à
    Bakhta, il met en relief une puissance créatrice, célèbre le geste du
    poète, certifie son génie et authentifie sa parole.


    Bien réelle est l’histoire d’amour entre Bakhta et El Khaldi qui
    révèle l’affrontement qu’il aura et qu’il n’est pas en mesure
    d’accomplir pour décrire les plaintes amoureuses du poète. C’est le
    dilemme de l’amour  tumultueux ! 


    « Hawlou galbi  »  


    Mon cœur est blessé.


    Les nouvelles m’ont remué et ont meurtri mon cœur.


    Elles sont parvenues le même jour de Mascara et de Tiaret.


    J’ai reçu une lettre et des visiteurs,


    Les salutations des frères et des mots d’une vulgaire bassesse.


    Il ne peut rien faire ce bavard,


    On ne demande jamais vengeance à un chien qui agresse.


    Il y a le paradis, il y a l’enfer,


    Le compte par la balance et Dieu, juste, au rendez-vous.


    Le malveillant à notre égard n’a aucun honneur,


    Et celui qui nous cite en bien, Dieu de lui rendra.


    Celui qui nous renie, perdra la face, « inchallah  » !


    Il fera faillite, et noir sera son destin.


    Je ne suis pas le premier à avoir émigré,


    J’ai fait comme ont fait mes prédécesseurs.


    La crise ne durera pas, viendront les pluies,


    Ce qui a séché fleurira et l’eau ira vers ses racines.


    La lettre que j’ai citée m’a réconforté,


    Elle m’a trouvé à El-Harrach avec mes déboires qui s’accumulent.


    A l’ouverture de l’enveloppe, le bien-être m’a envahi,


    J’ai vu un nom que j’aime et une écriture que je connais.


    Des larmes subites ont coulé sur mes joues.


    Assailli par un manque, la fièvre m’a envahit.


    L’image de l’aimée m’est apparue et a peiné mon regard,


    La passion m’a emportée et mes voiles dérivent.


    Il m’a rapporté tout ce qui s’est passé là bas,


    De déshonneur, il m’a souillé, mais le secret je le garde.


    Avec les baisers de l’aimée, il a clos son écrit


    Elle, pour qui combien m’ont envié !


    Bakhta, fruit des âmes vaillantes et libres,


    Belle silhouette aux yeux sombres !


    Elle amoindrit toutes celles qui se parent.


    Son amour est dans mon cœur et ses blessures en témoignent.


    Elle a sculpté dans mon cœur l’amour éternel


    Qui ne s’éteindra jamais, il est fort comme à son premier jour.


    Mais le destin et mon foyer nous ont séparés,


    D’Alger à Tiaret, si on doit compter la distance


    N’en viendrait à bout que le train express,


    Ou à Blida, la correspondance routière lorsque cela possible.


    Ô vent, emporte lui mes baisers,


    Et ramène moi d’elle une brise, que mes sens s’apaisent !


    Les cadets de Mokhtar m’ont retenu loin d’elle,


    Ils n’ont pas pris conscience de la vie, ils ne sont pas encore mûrs.


    La bienveillance sur les enfants ne vient pas du voisin,


    Et l’étranger esseulé, ne pense qu’à ses proches.


    Je la languis et je suis submergé par le chagrin,


    Je me rappelle le mal de chacun de mes ennemis.


    Il a sali mon amour, ce n’est qu’un chiot traître !


    Il a déçu mes espérances et trahi son serment.


    Puisque le cheikh est devenu le rival du cheikh,


    Il n’y a plus d’attention à tout cheikh où qu’il s’adresse.


    J’ai voulu punir et un esprit brave m’a retenu,


    De la descendance des nobles, aux aïeuls connus,


    Que toute la considération de Dieu soit sur lui, ce généreux,


    Il m’a dit : « laisse l’épée de l’honneur dans son fourreau.


    N’en frappe que celui dont les griffes sont mortelles,


    Et le chiot, houspille-le, il prendra son élan ! « 


    La colère m’avait orienté vers de noirs desseins,


    Je rends grâce à Dieu qui m’a sauvé, salut soit sur son prophète !


    Salut et Grâce sur Lui, Lui aux douces citations,


    Et mille chapelets de la part de son fils Khaldi !


    On a l’impression que dans ce récit, le poète s’imagine dans un
    combat où il serait question d’un mélodrame. C’est un univers romanesque
    où Khaldi, souffrant et troublé par la femme insensée et inique,
    s’engage dans un processus d’expressions et de communication. En effet,
    l’auteur se retrouve seul, incompris, découragé, malheureux et
    impuissant. Il n’a plus la consolation ceci permet au poète de se donner
    aux rêveries et aux fantasmes une forme grave et lancinante dans
    l’expression de la souffrance même qui habite Khaldi.


    Généralement les poètes sont donc conditionnés à leur environnement
    social. Certes la musique émane en premier lieu de l’artiste, mais ce
    dernier vit dans une société, avec sa culture et ses idéaux qui le
    forgent en tant que personne, et lui indiquent une posture, un profil
    social à adopter. Dès lors, il lui est difficile de dissimuler ces
    paramètres sociaux. Dissocier l’individu de sa société revient à lui. Le
    récit s’inscrit alors dans un registre populaire, qui lui a été conféré
    par sa fonction communicative. Autrement dit, le poète établi un acte
    communicatif avec ses spectateurs, à travers les textes poétiques
    chantés, qui font  une partie de son vécu. Ainsi, Le Melhoun constitue un reflet du caractère social de l’individu donc propre au peuple.


    C’est dire que ce n’est là qu’un fragment d’une anthologie ayant
    consacré des messages à la gloire des saints hommes qui constituent un
    référent culturel très ancré dans la société algérienne d’où sa place
    dans le corpus poétique Melhoun.


    Ainsi, la poésie constitue un reflet du caractère social de l’individu donc propre au peuple.


    En effet, les bédouins ont transposé le Chi’r el Melhoun  pour
    lui donner une dynamique d’émancipation et de liberté. Ils ont ainsi
    construit un relief imaginaire animé du désir, et de l’espérance d’un
    monde meilleur, un monde de liberté. Des histoires qui les remplissaient
    d’aspirations autres que celles de s’agenouiller et d’accepter un
    destin de sédentaires pour    survivre dignement à la longue nuit
    coloniale.


    L’exemple de Bakhta, cet amour pénétrant entre un poète, contrarié
    par ses pairs, montre à l’évidence que la plate-forme existentielle du Melhoun
    ne se limite pas à la beauté féminine ou à l’épicurisme, mais il est
    question de la condition humaine, de l’histoire immédiate et surtout de
    la passion de vivre. De la joie d’aimer, mais aussi des larmes à l’âme
    lorsqu’elle devient douleur d’aimer et à découvrir le verbe ciselé
    qu’elle perçoit.


    En final dans le Melhoun on aura retrouvé
    une partie d’une mémoire collective enfouie qui remonte à nos ancêtres.
    Et, dans cette élévation rapporte des émotions d’une force singulière


    Il est important que nous devions veiller à cette source prolifique qui est le Chi’r el Melhoun  et à le conserver à jamais ce riche patrimoine qui fait notre identité national


     

     

  • Islam des Lumières : Quant le Qur’an nous parle !

     

    Le Qur’an un texte scripturaire, entre kitâb et qara’a,
    reste l’expression écrite d’une mémoire collective qui s’est étalée sur
    divers supports, il s’agit en ce sens de rassembler des éléments
    répandu en sa mémoire ou par l’élocution, pour prendre le sens de
    lecture.


    Autre évidence, contrairement aux écrits hébraïques, le Qur’an
    ne porte aucune trace de différentes couches rédactionnelles, il
    présente une réelle unité de composition. C’est dire ainsi que le Qur’an fournit
    raisonnablement assez d’indications pour que le message qu’il veut
    délivrer soit directement compréhensible pour être une École de l’âme et
    du bien.


    Au delà de la composition établie du Qur’an établie en 114 sourates et 6236 versets, il est primordial de définir le Qur’an afin d’en tirer le fil directeur, sa ligne de sens principale, son simple Message : un monothéisme absolu, un Dieu unique, supérieur et sans hypostase seul créateur du monde, et seul Seigneur du Jour du Jugement.


    Cette doctrine n’est réellement ni celle du judaïsme ni celle du
    christianisme. Ce pur monothéisme coranique fut édicté pour contester
    ces anciennes religions, avec une remise en question totale des
    théologies scolastiques en vigueur.


    Allah nous interpelle pour comprendre que le Qur’an
    est une Vérité universelle, que le Qur’an inimitable guide nourrit les
    âmes, contrairement aux autres miracles, qui n’eurent qu’un temps, que
    l’Islam soit totalement universel et principalement conciliable partout
    ou l’on se trouve dans le monde. C’est pour cela grâce à la conscience
    collective il est prouvé sans aucune ambiguïté que seul le Dieu
    l’omniscient le créateur des univers a donc pu inspiré le livre divin
    qui est le Qur’an, pour des grands érudits de note époque, ils sont
    unanimes sur la véridicité coranique.


    Il s’agit pour nous être humain de saisir pourquoi tous les
    raisonnements scientifiques de notre époque qui se sont penchés sur
    l’aspect coranique, nous fournissent les indications qui démontrent sans
    aucun doute, que les connaissances coraniques et prophétiques émanent
    d’un Etre Supérieur, Infiniment plus savant que toute l’humanité. Le Qur’an,
    nous venons de le comprendre et comme beaucoup le savent déjà, est
    d’une façon générale une manifestation inimitable sous tout les rapports
    aussi bien dans sa forme et son style que sa signification et
    l’éclairage de son contenu. Il restera indéfiniment un livre d’un style
    littéraire admirable au pic de la consistante où toute formule est
    décidable, contenant des vérités scientifiques ignorées des hommes que
    la raison humaine ne peut en aucune façon saisir d’elle-même. Pas une
    phrase, pas un mot, pas une lettre n’a été remise en cause
    scientifiquement.. Il n’y a en effet aucun problème technique pouvant
    entraver en quoi que ce soit le plus petit précepte de l’Islam car il a
    été établi par le créateur supérieur. L’Islam étant l’ultime Religion
    Universelle de toute les époques, il est plus que normal que le Qur’an
    soit formel dans son essence sur la réalité de l’Univers et de sa
    constitution en sept Cieux superposés, de la rotondité de la terre et de
    la réalité des étoiles.. Mais il faut a certains vraiment être plus
    qu’aveugles pour ne pas voir une vérité tellement claire.


    N’est-ce pas la grandeur expliquée !!


    Sur le plan de l’exégèse, le Qur’an inspiré par Dieu, entité
    parfaite, qui sait comment l’univers est construit, comment la terre et
    l’ensoleillement fonctionne. Beaucoup de détracteurs, ébahis par la
    justesse coranique, préférant faire semblant de ne point comprendre
    toute la perspicacité et la subtilité de la lettre divine usent plutôt
    de niaiserie en avançant à chaque fois des futilités. Mais
    malheureusement pour eux le manque de discernement disparaît totalement
    avec la première explication en ce sens.


    Cela constitue un dogme religieux inébranlable. Il faut comprendre que les musulmans considèrent le Qur’an
    comme une véritable manifestation d’un attribut divin qui représente la
    capacité d’Allah à transmettre à ses prophètes certaines prédications
    relatives au bien et au mal, à la vie et à la mort, au paradis et à
    l’enfer, ainsi qu’aux lois fixant les limites entre le licite et
    l’illicite dans une scientificité parfaite.. Il faut également préciser
    avec force qu’aucune oeuvre humaine n’a de ce fait attiré à elle seule
    des milliards d’admirateurs de tous les continents a travers les temps,
    qui se prosternent devant une telle beauté et puissance de style et de
    profondeur et dont la teneur scientifique n’a pas d’égale. Autrement
    dit, le sens du Coran, son message, est unique est d’origine divine.


    En réalité tout Musulman croyant n’a nullement besoin de preuves
    numériques, scientifiques ou de quelque autre nature que ce soit, pour
    affirmer sans hésitation aucune, la véracité de la nature divine du
    Qur’an et de toute la révélation islamique.  Cependant il va de soi que
    la lecture sincère des miracles numériques du Qur’an par le croyant
    déclenchera nécessairement le sentiment de sincère ferveur et retour
    vers Allah et Son Messager. Cela encouragera aussi vers la piété ceux
    qui dans leurs quotidiens n’hésitent pas à fouler au pied les
    recommandations d’Allah et les enseignements de Son noble Messager pour
    satisfaire un simple désir éphémère et passager incompatible avec les
    principes de la foi musulmane.


    Partout donc la vérité coranique a le dessus et parfois même c’est
    une surprise scientifique éclatante pour les musulmans eux-mêmes. Cela
    est plus que normal car provenant du divin seigneur. Toutefois ce livre
    étant destiné pour toute l’humanité depuis sa révélation jusqu’à la fin
    des temps il ne fait apparaître toute sa vérité qu’en fonction des
    capacités d’assimiler de chaque génération pour pouvoir être appliqué.
    Sinon aucune génération ne comprendra le fond scientifique et la
    profondeur de la vérité. C’est en ce sens qu tout ceux qui ont décrypté
    le sens profond du Qur’an ont compris que ses allusions sur toutes les
    sciences ne peuvent être que l’objet d’une révélation divine.
    Heureusement que les scientifiques sincères qui n’agissent pas en
    détracteurs simplistes captent aisément qu’en toute autorité le livre
    saint fait allusion en profondeur à l’essentiel de toute chose.


    Il faut cependant préciser qu’une lecture de texte religieux
    totalement intéressée pour la forme seulement et précédée par des
    préjugés n’est aucunement une lecture avec livre arbitre mais seulement
    un appui superficiel pour se justifier a soi-même et souvent même
    inconsciemment…


    Le Qur’an nous parle avec une profondeur philosophique ce qui est une
    preuve d’authenticité pour le lecteur du Qur’an. En lisant le livre, on
    puisse éprouver un malaise devant certains versets. Mais petit à petit,
    à force de prendre ses distances par rapport aux exégèses fournies les
    détracteurs, toute la beauté et la sagesse du Qur’an apparaissent. Le
    sentiment de gêne disparaît et un autre sens aux versets gênants
    apparaît. L’un des plus grands enseignements du Coran est que si c’est
    les yeux qui lisent, c’est l’esprit qui interprète.


    Le Qur’an devient le livre qui surclasse tous les autres. Un livre
    qui apprend la sagesse, à distinguer le vrai du faux, les ténèbres de la
    lumière. Un livre pas comme les autres.


    Le Qur’an est en ce sens le seul ouvrage au monde qui, dès le
    septième siècle, avait imposé le modèle de la masse compacte qui éclata
    pour donner naissance à l’univers.


    Dans la sourate 16 Verset 64 et la Sourate 17 Verset 9, Allah définit ce qu’est le Qur’an et le but de sa révélation : « Et nous avons fait descendre sur toi le livre comme exposé explicite (tibyane) de toutes choses, une guidée, une miséricorde et une bonne annonce pour les musulmans »


    «Certes, ce Coran guide vers ce
    qu’il y a de plus droit, et il annonce aux croyants qui font de bonnes
    oeuvres qu’ils auront une grande récompen
    se
    »


    Le Qur’an se veut un lien d’une grande pureté entre Allah et ses
    fidèles. Avec le Qur’an entre les mains, aucun intermédiaire entre Allah
    et son fidèle n’est requis. Et même si l’on ne comprend pas tout, ce
    que l’on peut comprendre est déjà énorme.


    Quelque soit l’histoire du livre, même s’il y a des zones d’ombres
    dans la compréhension, le Qur’an est un livre qui vaut par lui même, par
    son contenu, et par les subtilités qu’Allah y réserve à ses fidèles, au
    sens de ceux qui l’étudient. C’est un livre qui ne demande qu’à être
    lu, étudié et écouté. Un livre qui parle et qui donne des fruits à
    chaque lecture en récompense aux croyants assidus.


    C’est cela l’essentiel pour tous musulmanes et Musulmans !