Catégorie : Algérie

Analyses consacrées à l’Algérie : politique, société, économie, diplomatie, relations internationales et enjeux régionaux.

  • Relations Algérie/Espagne : le toréador blessé !

    Le Maroc, l’Espagne et la France, un voisinage de
    l’Algérie assez tumultueux, et l’analyse  de la situation de mon pays est dorénavant
    placée sous le signe de la menace représentée par l’expansion dans la crise diplomatique qui s’est
    ouverte avec la décision suprême de l’Algérie d’étendre sa souveraineté
    maritime avec l’Espagne
    ,
    où les intérêts du pays sont engagés, nous pouvons comprendre que l’Espagne
    défende des points de vue qui ne s’identifient pas avec les nôtres, autant nous
    sommes en droit de nous étonner que pour leur part d’une politique d’équilibre, de
    bon voisinage
    en la matière de l’extension des eaux de Mer juridictionnelles
    de l’Algérie
    pour rejeter les limites maritimes proposées par l’Algérie

    Aux termes de la Convention des Nations
    unies sur le droit de la Mer,
    l’Algérie, en tant qu’État côtier dispose de sa mer territoriale de 12 milles
    marins, de sa zone économique exclusive de 200 milles marins, de son plateau
    continental large d’au moins 200 milles marins et susceptible de s’étendre
    jusqu’à 350 milles marins à compter des lignes de base. Pour l’Algérie cette
    convention sert de base juridique pour rejeter les revendications territoriales
    absurdes de l’Espagne, qui, cherche à s’attribuer à elle seule, le droit à la Pêche sur toute la zone. Une
    frontière maritime doit être établie d’un commun accord, l’Espagne refuse les
    pourparlers.

           

    Contrairement au Maroc, qui a
    seulement exprimé son intérêt pour la délimitation de ses eaux l’Espagne avait
    montré son malaise et le Maroc avait décidé de reporter la mesure, l’Algérie
    avait déjà présenté sa vision sur la manière de délimiter les eaux
    juridictionnelles et la zone que l’Algérie se serait appropriée est un
    territoire d’environ deux cents milles nautiques (environ 370 kilomètres
    )

    conformément aux Droit International de la Mer.

    Ce qui me gêne le plus est que
    l’Espagne se mette à parler de manque de discernement, comme s’il avouait qu’il
    a fait quelque chose de mal, mais avec un esprit colonial, n’arrive pas à faire
    la différence des revendications Algériennes à celles du Maroc. !! Il est sur
    le chemin de l’autocensure, Le problème de la politique Espagnole est qu’elle
    fait systématiquement un tri sélectif des sujets qu’elle met en avant, c’est en
    réalité un groupement largement politisé.   

    Ainsi, à l’escalade diplomatique
    de l’Algérie contre l’Espagne s’ajoute désormais une escalade économique, en
    effet l’Espagne
    en raison de son intention de revendre du gaz
    algérien au Maroc après le processus de regazéification sur le territoire
    espagnol, ce qui bien entendu semble
    être refuser par l’Algérie qui souhaite une révision des
    contrats
    de fourniture de gaz avec l’Espagne et qui estime que tout acheminement de
    quantités de gaz naturel algérien livrées à l’Espagne, dont la destination
    n’est autre que celle prévue dans les contrats sera considéré comme un
    manquement aux engagements contractuels, et par conséquent, pourrait aboutir à
    la rupture du contrat liant l’Algérie à son client Espagnol..

    En exacerbant la crise entre
    l’Algérie et l’Espagne et en l’enveloppant dans un langage emprunté à la guerre
    froide, le changement diplomatique sur la question du Sahara
    occidental un territoire non autonome dont le statut final reste à déterminer
    et qui est éligible à l’autodétermination conformément à la légalité
    internationale, le revirement en question n’a pas une seule fois répondu aux
    questions sur la crise bilatérale entre les deux Pays, mais faire croire que le
    Sahara Occidental est partie intégrante du Maroc est d’une malhonnêteté sans
    nom. Il est à se demander pour l’Espagne si les choses sont aussi simples,
    alors pourquoi y a t il des indépendantistes catalans dans son propre pays ?

    En effet derrière tout cela, il y
    avait le malaise du Maroc qui ne recevait pas le soutien de l’Espagne sur le
    Sahara occidental. Cependant si les Algériens, qui ont pour coutumes de prendre
    leur temps avant de prendre des décisions de portée importante, ne vont pas
    fermer les vanneries du gazoduc qui relie l’Algérie à l’Espagne, ils iront sans
    aucun doute privilégier dans un futur proche le Transmed, le gazoduc qui
    relie leur pays à l’Italie.

     

    L’Algérie considère comme
    injustifiable le changement de la position historique de l’Espagne par rapport
    au Sahara occidentale qui a soutenu le 18 mars la proposition marocaine
    d’autonomie sur le Sahara Occidental. Mais toutes ces interprétations ne
    peuvent pas expliquer entièrement la démesure du revirement espagnol, elle qui
    n’avait jamais admis le rattachement de son ancienne colonie du Sahara au
    Maroc, elle s’est mise également à son tour au coté du Maroc, ce qui équivaut à
    la reconnaissance indue de la marocanité du Sahara occidental.

    D’autant plus qu’en Espagne, les  sympathisants, qui communient le plus avec les
    indépendantistes sahraouis sont assez nombreux. Pour les eux, il y a quelque
    chose de mystérieux dans ce revirement, car chercher altercation à l’Algérie,
    premier fournisseur de gaz de l’Espagne, reste une certaine folie,  certains analystes s’inquiètent, en mettant en
    avant la vulnérabilité énergétique de leur pays.

    L’Algérie rompt son traité d’amitié avec l’Espagne
    en réaction à la position réitérée de l’Espagne, d’abord pour son refus dans la
    délimitation maritimes proposées par l’Algérie, pour son intention à revendre
    le Gaz Algérien vers le Maroc, et ensuite pour son soutien au Makhzen en ce qui
    concerne le statut légal du Sahara occidental, et la saisine par Madrid  pour mobiliser ses alliés de l’Union Européenne
    contre l’Algérie, c’est dire de l’image dégradée de la politique Espagnole, un
    des pays qui ne savent pas gérer seuls leur diplomatie et recourent à l’Union
    européenne. C’est scandaleux !!!!                                                

    En passant, le communiqué de l’U.E  à propos de la crise entre l’Algérie et
    l’Espagne, est d’une totale ambiguïté. Ah pour l’Europe de Bruxelles bourrée de
    certitudes, c’est plus qu’obsessionnel ! C’est une répétition de rengaine faite
    de phrases ritualisées qu’elle ressort à toutes les sauces pour intervenir.
    C’est tellement inadapté et répétitif que s’en est le plus souvent ridicule
    pour illustrer les thèses qu’elle prétend défendre. C’est de la paraphrasie
    incrustée de prétention et chargée de mépris. 

    Un parti pris de l’U.E est largement fantaisiste
    et hypocrite afin d’apporter un soutien aveugle et une solidarité à toute épreuve à l’Espagne
    et pourtant l
    ’Espagne n’est même pas condamnée par la cour
    européenne pour ses prisonniers politiques et on ne cesse de nous parler
    sempiternellement de la grande démocratie européenne. Certes ce n’est assez de
    dire que l
    ’Union Européen a été une usurpation de souveraineté,
    obtenue par le mensonge en jouant sur le mensonge, l’ambition, les fausses
    promesses et le complot contre les nations et les peuples. C’est un des crimes
    les plus graves qui puisse exister, contre les peuples.

    Qu’on puisse le dire haut et fort, l’Algérie
    n’a rien à perdre dans cette brouille diplomatique avec l’Espagne accompagnée de
    l’Union Européen bien au contraire, elle sortira sans aucun doute grandie, souveraine
    surtout pour avoir revendiquer la
    délimitation des eaux
    juridictionnelles de son rivage méditerranéen, de vendre son Gaz naturel au
    prix révisé et imposer son droit de refus à la revente de son Gaz à un tiers
    (Maroc) et surtout de dénoncer tous les coups bas d’une politique polichinelle,
    bien entendu être tributaire d’un pays peut être mauvais pour ce qui
    est de l’essentiel, d’où un constant marchandage de l’Espagne pour flirter avec
    les dessous de la carte du Sahara Occidental afin de faire revenir l’Algérie
    sur ses revendications maritimes, sur ses revendications gaziers et ses
    revendications relationnelles.

    N’en déplaise à nos voisins Espagnols,
    Marocains et Français les plus
    tumultueux, une sinistre
    association paritaire d’États, bien entendu celui qui fournit et paie les
    joueurs du Folklore qui décide.

     

    Note: Article publié sur site Mondialisation.CA et Reseau International.

    https://www.mondialisation.ca/relations-algerieespagne-le-toreador-blesse/5669254

    https://reseauinternational.net/relations-algerie-espagne-le-toreador-blesse/

  • Bakhta : la muse du Chi’r el Melhoun ou l’apothéose d’un amour tumultueux !

    Dans la poésie du Melhoun se croise les plus beaux récits de notre société qui restent une expression poético-musicale bédouine séculaire. C’est dans le Melhoun
    que se rencontrent les idées et les rêves, c’est aussi à cette école
    que le bédouin s’emmène dans de très fortes imaginations pour faire
    parler le désert. La romance fut de tout temps la muse des bédouins,
    chevauchant sur leurs hautes montures, rythmant dans leur nonchalant
    balancement du chamelier de grands étendu du désert.


    Le poète Lakhdar Benkhlouf (XVIe siècle), qu’on appelle Sidi
    (Saint) avait mis en place les premières jalons essentiels de cette
    forme poétique, pour se répandre progressivement et en gagnant les
    grands centres urbains où il a été essentiellement bien plus accueilli
    et revisité au sein des confréries des artisans  et d’ouvriers des
    villages et des villes. Il n’est pas oiseux de rappeler ici que le Melhoun s’est toujours revendiqué comme musulman. Beaucoup de poètes de Melhoun
    étaient, certes, d’origine berbère, mais n’ont composé des œuvres de
    leur nouvelle culture en Arabe dialectal, et qui ont produit un Chi’r el Melhoun, si riche et si varié.


    Dans ce patrimoine sensible et idéal, on avait pu répertorier des
    milliers de poésies confinés dans la mémoire collective, en effet
    l’immensité du désert, et l’Oasis abondant offre un magnifique paysage
    spectaculaire. Il se présente comme berceau d’une ascension culturelle
    que le vent du sud s’empare pour souffler et inspirer le Poète les plus
    beaux morceaux de cet art immortel, dont le plus souvent la femme, la
    monture restent source de tout inspiration.


    En chaque cœur du poète somnole une belle, une fée venue de quelque
    part pour étayer un espoir qui tarde à pointer derrière la dune. Celle
    qui conquit les cœurs des poètes n’avait rien d’une grande dame de cour
    juste une belle parmi les autres et son nom relève d’une étymologie.


    En effet, les poètes tels que Cheikh Mostefa Ben Brahim, Cheikh Larbi
    Ben Hammadi, Cheikh Boumedienne Bensahla. Cheikh Mohamed Belkheir 
    Cheikh Ahmed Benharrat Cheikh Mohammed Benguittoun, Cheikh Hamada,
     Cheikh Abdelkader El Khaldi  sans oublier la première femme Cheikha El
    Mokrania déclamant ses beaux poèmes. L’un des meilleurs poèmes de cette
    dernière est celui où elle raconte l’histoire de son ouvrier (gardien de
    Bétail) ayant décidé de demander sa main après la mort de son mari. 


    Tous ces Chioukhs ont également été des personnalités notoires, ils sont des repères du «Chi’r el Melhoun»
    dans l’histoire culturelle algérienne. Ils sont les gardiens vigilants
    de tout un passé lumineux, fait de légendes, d’authenticité et
    d’originalité et ils ont contribué à façonner l’âge d’or de la poésie
    populaire bédouine, ils disaient tous ce qu’ils pensent pour réveiller
    la conscience, cependant celle-ci s’enivre en les écoutant, chantant et
    dansant.


    Le Chi’r el Melhoun  fut chanté par les artisans des villes qui pour eux le Melhoun était
    un moyen d’atténuer les rigueurs du travail et de rompre sa monotonie
    avant qu’il ne soit généralisé à toutes les franges de la population.
    Tant et si bien qu’il est devenu pour eux synonyme de calme et de
    sérénité, calme par sa musicalité douce et détendue, serein par la
    noblesse et la chasteté des paroles. Accompagné par les percussions, le
    Oud, le Guembri et le violon, les chanteurs de Melhoun
    racontent, au travers de poèmes parfois très anciens, la vie des vieux
    quartiers de la médina, les voluptés ou les déceptions de l’amour. Le Chi’r el Melhoun 
    largement apprécié, voire même soutenu, pour unifier le peuple, il
    englobe la richesse de toute une nation. Le rôle du poète dans la
    société Algérienne est considérable. Il est avant tout le chroniqueur,
    c’est-à-dire l« historien » de sa tribu. Il ne
    chante pas seulement ses amours et ses déboires propres, mais aussi et
    surtout les événements vécus au sein de son milieu Au cours d’une
    opposition entre clans rivaux, c’est à lui que l’on fait appel pour
    prendre la défense des siens. Respecté et vénéré à l’égal d’un saint, sa
    parole est écoutée, car il possède la sagesse et le secret des mots qui
    vont droit au cœur. Le poète s’individualise ensuite à mesure que la
    société auquel il appartient s’urbanise. La vie de courtisan et libre le
    confine dans un rôle de gardien des rites, il se réclame de la culture
    qu’il tend à véhiculer. Cette condition sociale du poète éclaire l’ordre
    sociétal duquel il dépend.


    Tout poète audacieux et intrépide doit en effet mener d’âpres luttes
    au sein du cénacle pour se faire reconnaître par ses pairs. Le poète
    doit entrer en lice avec les nombreux rivaux qui ne partagent pas ses
    visions, et se livrer aux joutes verbales pour attirer l’attention.
    Cependant la diatribe à ses règles et l’art de la rhétorique doit se
    conformer à ce que l’Islam appelle rationalité de mœurs.


    Aperçu de l’œuvre poétique de Abdelkader El Khaldi :


    Doué d’un incontestable don pour l’écriture, Khaldi écrit souvent
    d’un seul jet des textes de qualité indéniable, entièrement et
    uniquement consacrée au chi’r el’melhoun la
    poésie populaire de l’Oranais. Elle se caractérise par l’utilisation du
    langage populaire et possède ses propres règles de métrique, elle ne
    manque ni de beauté, ni d’éloquence.


    Abdelkader El Khaldi un poète instruit et cultivé de corpulence et de
    taille moyenne, toujours revêtu de son habit traditionnel, parlant un
    français correct, était peu loquace, réservé, presque timide, comme
    solitaire. Imaginatif, sensible, doté d’une bonne culture, ce chantre du
    Ch’ir El Melhoun chanta également l’Emir
    Abdelkader, la guerre de libération et l’indépendance. Il travaillait
    dans l’administration française. Il était écrivain dans la municipalité
    mixte des années 1920. El Khaldi se remarque par ses textes amoureux
    dans lesquels il chante ses multiples conquêtes, dont l’une des plus
    célèbres, Bakhta a laquelle il consacre plus de cinquante poèmes.


    On raconte qu’alors qu’El-Khaldi se trouvait à Tiaret pour animer un
    mariage, Bakhta fut fascinée par la voix et la bonne performance du
    poète à cette cérémonie. Après la cérémonie du mariage, Bakhta voulait
    voir El Khaldi qui lui manquait, et prit le train de Tiaret pour 
    Mascara. Leur rencontre donna naissance à une histoire d’amour qui
    inspira El Khaldi pour écrire divers poèmes pour sa dulcinée. Cette
    rencontre trouble profondément El Khaldi par son
    intensité essentiellement lumineuse. Il décrit ainsi la domination de
    l’amour dans son cœur.


    Cette relation très mal vue par ses détraqueurs qui en avaient élève
    des querelles excessives, incitent les proches de Bakhta à interdire
    cette relation.


    Durant toute sa relation amoureuse, El Khaldi n’arrêtait pas de faire le trajet Mascara-Tiaret. A ce propos, il dira : «Aâyatnihaditrig (cette route m’a épuisé).


    Des poèmes pleins de délicatesse, riches de comparaisons et de
    métaphores. Cheikh Abdelkader El Khaldi est également considéré comme un
    des pionniers de la poésie populaire, dont bon nombre de poèmes ont été
    utilisés dans la chanson bédouine.


    Sur Yamina, il s’inspira pour écrire     :


                                                – « Helkatni Yamina « 


                                                – « Wahd el ghzal « 


                                                – « Zendha ichali  »  


    Sur  Kheira, il écrivit :


                                                –  » Ya sahi baadni slim la tan’dach « 


                                                –  » Ya sayelni ’ala hwali wa hwaya « 


    téléchargement (12)


     Sur Bakhta, sa muse, plus d’une soixantaine de
    textes où il déclare et déclame sa flamme à sa bien-aimée. C’est dire de
    l’amour sans bornes qu’il portait à la belle Bakhta. Certains furent
    chantés par lui-même, Ahmed Saber, Blaoui Houari, Ahmed Wahbi, Khaled.
    Les plus célèbres pour ses panégyriques de Bakhta  sont :


                                                 – » Maâdam youmen jat


                                                 –  » Ari alik  » ‘ le cri d’un amour tumultueux)


                                                 – » Rbi’ ’ayani Bakhta « 


    Ces poèmes ont été composés à partir de 1937 à l’intention de Bakhta,
    la muse de Khaldi. Ils sont assez notoires par leur construction
    particulière qui en fait un modèle unique en son genre. En effet, on
    peut remarquer que le dernier mot de chaque vers est repris en début du
    vers suivant et ceci sur l’ensemble des vers du poème. Un poète qui a
    révolutionné son art avec pour la première fois la composition de poèmes
    lyrique où le poète prend le dessus sur les thèmes de prédilection et
    opte pour une poésie individuelle, personnelle spontanée: 


    « ’Ari ’alik « !


    Honte à toi, ne me rejette pas !


    Ô Bakhta, Tu es la cause de mon mal, et tu en es l’unique remède.


    Avec ton remède, sors-moi de cet état !


    Ô Bakhta, Il m’est impossible de désirer une autre que toi, je t’aime.


     Je t’aime, je ne parle que de toi, à tout jamais, je ne me tairai


    Ô ! Bakhta, Je passe mon temps à conter ton nom et ta beauté.


    Ta beauté par son éclat rend les astres ternes, !


    Ô Bakhta, De toutes les femmes, je n’ai pu rencontrer ni ton égale, ni ta douceur.


    Ta douceur, aucun lettré n’en a disserté


    Ô! Bakhta, Hommage à Dieu qui a crée Zoulikha, et t’a crée.


    T’a crée ange dans ce monde dispersé


    Ô! Bakhta, Tu es au dessus de toutes les femmes, que Dieu te protège.


    Te protège des souffrances et des bassesses


    Ô! Bakhta, Du mauvais œil, du dénigrement et des cœurs douteux.


    Douteux, je suis perdu à la fleur de l’âge


    Ô ! Bakhta, Dès l’aube de ton règne, ma raison s’en est allée avec toi.


    Avec toi, ma quiétude et mes joies ont hiberné


    Ô ! Bakhta, Mon malaise vient de ta séparation aussi bien que de ta rencontre


    Ta rencontre est salutaire, tes intentions sont pures


    Ô ! Bakhta, Mon désir le plus ardent, est que tous les matins, je puisse te voir.


    Te voir pure comme un dôme connu


    Ô ! Bakhta, Construit sur une colline, comme celui de ton père.


    Ton père reconnu par les tolbas et les muphtis


    Ô ! Bakhta, Que sa bénédiction te protège et t’assiste.


    T’assiste ma bénédiction sans limite aucune


    Ô ! Bakhta Je t’attend toujours et longue est mon attente.


    Ton attente m’a secoué comme la brise glaciale de l’hiver,


    Ô ! Bakhta Les fils se sont emmêlés et je ne puis les défaire.


     Les défaire serait mon espoir tant que je vivrai


    Ô ! Bakhta, De l’amour je ne puis distinguer ceci de cela


    Cela est la destinée de Dieu le tout puissant,


    Ô ! Bakhta, Que de langues acérées me dénigrent.


    Me dénigrent dans le dos, ces vilaines gens


     Ô ! Bakhta. Cette époque a fait du lâche un brave.


    Brave, seulement dans les bassesses ignobles


    Ô ! Bakhta, Ni fortune, ni alliance et ils comptent leurs biens.


    Les biens sont partis et mes épaules se voûtent


    Ô ! Bakhta, Je n’ai pas d’hommes pour engager la lutte,


     Lutte, où brilleraient les plus nobles


    Ô ! Bakhta, Unis, se soutenant l’un l’autre. Ce jour là, ma mort se fera retentir,


    Ô! Bakhta, Il n’y aura ni défenseurs, ni sauveurs.


    Sauveur est celui qui remédiera au mal du poète


    Ô! Bakhta, L’ignorant ne pourra ni te comprendre, ni te laisser en paix.


    La paix de ton esprit, avec des « après, après « , !


    Ô Bakhta, Je pense que les envieux t’ont dit de me quitter.


    Va-t-en si Abdelkader a fauté. Toujours, Khaldi fredonnera ton amour.


    Il y a tout un fatras pour décrire les plaintes amoureuses du poète
    qui montre une sensibilité trop fragile pour des émotions fortes. Il
    essaie de montrer sa patience pour ne pas perdre sa confiance. Ce fou de
    Bakhta est un romantique qui voit une menace, celle de l’instant
    ultime, qui sera la fin, c’est-à-dire la caducité de la présence de
    Bakhta. Une place essentielle y est faite à l’amour, comme il fallait
    s’y attendre. Mais il s’agit la plupart du temps d’un sentiment plus
    platonique qu’érotique ou charnel. Bakhta est aimée sans espoir, comme
    telle sublimée à l’exemple de Antar et Abla.


    Mais qui est donc cette femme ?


    Bakhta est une femme ordinaire qui reste aux yeux du poète une figure
    de l’inspiration, un symbole tangible. Quand El Khaldi s’adresse à
    Bakhta, il met en relief une puissance créatrice, célèbre le geste du
    poète, certifie son génie et authentifie sa parole.


    Bien réelle est l’histoire d’amour entre Bakhta et El Khaldi qui
    révèle l’affrontement qu’il aura et qu’il n’est pas en mesure
    d’accomplir pour décrire les plaintes amoureuses du poète. C’est le
    dilemme de l’amour  tumultueux ! 


    « Hawlou galbi  »  


    Mon cœur est blessé.


    Les nouvelles m’ont remué et ont meurtri mon cœur.


    Elles sont parvenues le même jour de Mascara et de Tiaret.


    J’ai reçu une lettre et des visiteurs,


    Les salutations des frères et des mots d’une vulgaire bassesse.


    Il ne peut rien faire ce bavard,


    On ne demande jamais vengeance à un chien qui agresse.


    Il y a le paradis, il y a l’enfer,


    Le compte par la balance et Dieu, juste, au rendez-vous.


    Le malveillant à notre égard n’a aucun honneur,


    Et celui qui nous cite en bien, Dieu de lui rendra.


    Celui qui nous renie, perdra la face, « inchallah  » !


    Il fera faillite, et noir sera son destin.


    Je ne suis pas le premier à avoir émigré,


    J’ai fait comme ont fait mes prédécesseurs.


    La crise ne durera pas, viendront les pluies,


    Ce qui a séché fleurira et l’eau ira vers ses racines.


    La lettre que j’ai citée m’a réconforté,


    Elle m’a trouvé à El-Harrach avec mes déboires qui s’accumulent.


    A l’ouverture de l’enveloppe, le bien-être m’a envahi,


    J’ai vu un nom que j’aime et une écriture que je connais.


    Des larmes subites ont coulé sur mes joues.


    Assailli par un manque, la fièvre m’a envahit.


    L’image de l’aimée m’est apparue et a peiné mon regard,


    La passion m’a emportée et mes voiles dérivent.


    Il m’a rapporté tout ce qui s’est passé là bas,


    De déshonneur, il m’a souillé, mais le secret je le garde.


    Avec les baisers de l’aimée, il a clos son écrit


    Elle, pour qui combien m’ont envié !


    Bakhta, fruit des âmes vaillantes et libres,


    Belle silhouette aux yeux sombres !


    Elle amoindrit toutes celles qui se parent.


    Son amour est dans mon cœur et ses blessures en témoignent.


    Elle a sculpté dans mon cœur l’amour éternel


    Qui ne s’éteindra jamais, il est fort comme à son premier jour.


    Mais le destin et mon foyer nous ont séparés,


    D’Alger à Tiaret, si on doit compter la distance


    N’en viendrait à bout que le train express,


    Ou à Blida, la correspondance routière lorsque cela possible.


    Ô vent, emporte lui mes baisers,


    Et ramène moi d’elle une brise, que mes sens s’apaisent !


    Les cadets de Mokhtar m’ont retenu loin d’elle,


    Ils n’ont pas pris conscience de la vie, ils ne sont pas encore mûrs.


    La bienveillance sur les enfants ne vient pas du voisin,


    Et l’étranger esseulé, ne pense qu’à ses proches.


    Je la languis et je suis submergé par le chagrin,


    Je me rappelle le mal de chacun de mes ennemis.


    Il a sali mon amour, ce n’est qu’un chiot traître !


    Il a déçu mes espérances et trahi son serment.


    Puisque le cheikh est devenu le rival du cheikh,


    Il n’y a plus d’attention à tout cheikh où qu’il s’adresse.


    J’ai voulu punir et un esprit brave m’a retenu,


    De la descendance des nobles, aux aïeuls connus,


    Que toute la considération de Dieu soit sur lui, ce généreux,


    Il m’a dit : « laisse l’épée de l’honneur dans son fourreau.


    N’en frappe que celui dont les griffes sont mortelles,


    Et le chiot, houspille-le, il prendra son élan ! « 


    La colère m’avait orienté vers de noirs desseins,


    Je rends grâce à Dieu qui m’a sauvé, salut soit sur son prophète !


    Salut et Grâce sur Lui, Lui aux douces citations,


    Et mille chapelets de la part de son fils Khaldi !


    On a l’impression que dans ce récit, le poète s’imagine dans un
    combat où il serait question d’un mélodrame. C’est un univers romanesque
    où Khaldi, souffrant et troublé par la femme insensée et inique,
    s’engage dans un processus d’expressions et de communication. En effet,
    l’auteur se retrouve seul, incompris, découragé, malheureux et
    impuissant. Il n’a plus la consolation ceci permet au poète de se donner
    aux rêveries et aux fantasmes une forme grave et lancinante dans
    l’expression de la souffrance même qui habite Khaldi.


    Généralement les poètes sont donc conditionnés à leur environnement
    social. Certes la musique émane en premier lieu de l’artiste, mais ce
    dernier vit dans une société, avec sa culture et ses idéaux qui le
    forgent en tant que personne, et lui indiquent une posture, un profil
    social à adopter. Dès lors, il lui est difficile de dissimuler ces
    paramètres sociaux. Dissocier l’individu de sa société revient à lui. Le
    récit s’inscrit alors dans un registre populaire, qui lui a été conféré
    par sa fonction communicative. Autrement dit, le poète établi un acte
    communicatif avec ses spectateurs, à travers les textes poétiques
    chantés, qui font  une partie de son vécu. Ainsi, Le Melhoun constitue un reflet du caractère social de l’individu donc propre au peuple.


    C’est dire que ce n’est là qu’un fragment d’une anthologie ayant
    consacré des messages à la gloire des saints hommes qui constituent un
    référent culturel très ancré dans la société algérienne d’où sa place
    dans le corpus poétique Melhoun.


    Ainsi, la poésie constitue un reflet du caractère social de l’individu donc propre au peuple.


    En effet, les bédouins ont transposé le Chi’r el Melhoun  pour
    lui donner une dynamique d’émancipation et de liberté. Ils ont ainsi
    construit un relief imaginaire animé du désir, et de l’espérance d’un
    monde meilleur, un monde de liberté. Des histoires qui les remplissaient
    d’aspirations autres que celles de s’agenouiller et d’accepter un
    destin de sédentaires pour    survivre dignement à la longue nuit
    coloniale.


    L’exemple de Bakhta, cet amour pénétrant entre un poète, contrarié
    par ses pairs, montre à l’évidence que la plate-forme existentielle du Melhoun
    ne se limite pas à la beauté féminine ou à l’épicurisme, mais il est
    question de la condition humaine, de l’histoire immédiate et surtout de
    la passion de vivre. De la joie d’aimer, mais aussi des larmes à l’âme
    lorsqu’elle devient douleur d’aimer et à découvrir le verbe ciselé
    qu’elle perçoit.


    En final dans le Melhoun on aura retrouvé
    une partie d’une mémoire collective enfouie qui remonte à nos ancêtres.
    Et, dans cette élévation rapporte des émotions d’une force singulière


    Il est important que nous devions veiller à cette source prolifique qui est le Chi’r el Melhoun  et à le conserver à jamais ce riche patrimoine qui fait notre identité national


     

     

  • Islam des Lumières : Quant le Qur’an nous parle !

     

    Le Qur’an un texte scripturaire, entre kitâb et qara’a,
    reste l’expression écrite d’une mémoire collective qui s’est étalée sur
    divers supports, il s’agit en ce sens de rassembler des éléments
    répandu en sa mémoire ou par l’élocution, pour prendre le sens de
    lecture.


    Autre évidence, contrairement aux écrits hébraïques, le Qur’an
    ne porte aucune trace de différentes couches rédactionnelles, il
    présente une réelle unité de composition. C’est dire ainsi que le Qur’an fournit
    raisonnablement assez d’indications pour que le message qu’il veut
    délivrer soit directement compréhensible pour être une École de l’âme et
    du bien.


    Au delà de la composition établie du Qur’an établie en 114 sourates et 6236 versets, il est primordial de définir le Qur’an afin d’en tirer le fil directeur, sa ligne de sens principale, son simple Message : un monothéisme absolu, un Dieu unique, supérieur et sans hypostase seul créateur du monde, et seul Seigneur du Jour du Jugement.


    Cette doctrine n’est réellement ni celle du judaïsme ni celle du
    christianisme. Ce pur monothéisme coranique fut édicté pour contester
    ces anciennes religions, avec une remise en question totale des
    théologies scolastiques en vigueur.


    Allah nous interpelle pour comprendre que le Qur’an
    est une Vérité universelle, que le Qur’an inimitable guide nourrit les
    âmes, contrairement aux autres miracles, qui n’eurent qu’un temps, que
    l’Islam soit totalement universel et principalement conciliable partout
    ou l’on se trouve dans le monde. C’est pour cela grâce à la conscience
    collective il est prouvé sans aucune ambiguïté que seul le Dieu
    l’omniscient le créateur des univers a donc pu inspiré le livre divin
    qui est le Qur’an, pour des grands érudits de note époque, ils sont
    unanimes sur la véridicité coranique.


    Il s’agit pour nous être humain de saisir pourquoi tous les
    raisonnements scientifiques de notre époque qui se sont penchés sur
    l’aspect coranique, nous fournissent les indications qui démontrent sans
    aucun doute, que les connaissances coraniques et prophétiques émanent
    d’un Etre Supérieur, Infiniment plus savant que toute l’humanité. Le Qur’an,
    nous venons de le comprendre et comme beaucoup le savent déjà, est
    d’une façon générale une manifestation inimitable sous tout les rapports
    aussi bien dans sa forme et son style que sa signification et
    l’éclairage de son contenu. Il restera indéfiniment un livre d’un style
    littéraire admirable au pic de la consistante où toute formule est
    décidable, contenant des vérités scientifiques ignorées des hommes que
    la raison humaine ne peut en aucune façon saisir d’elle-même. Pas une
    phrase, pas un mot, pas une lettre n’a été remise en cause
    scientifiquement.. Il n’y a en effet aucun problème technique pouvant
    entraver en quoi que ce soit le plus petit précepte de l’Islam car il a
    été établi par le créateur supérieur. L’Islam étant l’ultime Religion
    Universelle de toute les époques, il est plus que normal que le Qur’an
    soit formel dans son essence sur la réalité de l’Univers et de sa
    constitution en sept Cieux superposés, de la rotondité de la terre et de
    la réalité des étoiles.. Mais il faut a certains vraiment être plus
    qu’aveugles pour ne pas voir une vérité tellement claire.


    N’est-ce pas la grandeur expliquée !!


    Sur le plan de l’exégèse, le Qur’an inspiré par Dieu, entité
    parfaite, qui sait comment l’univers est construit, comment la terre et
    l’ensoleillement fonctionne. Beaucoup de détracteurs, ébahis par la
    justesse coranique, préférant faire semblant de ne point comprendre
    toute la perspicacité et la subtilité de la lettre divine usent plutôt
    de niaiserie en avançant à chaque fois des futilités. Mais
    malheureusement pour eux le manque de discernement disparaît totalement
    avec la première explication en ce sens.


    Cela constitue un dogme religieux inébranlable. Il faut comprendre que les musulmans considèrent le Qur’an
    comme une véritable manifestation d’un attribut divin qui représente la
    capacité d’Allah à transmettre à ses prophètes certaines prédications
    relatives au bien et au mal, à la vie et à la mort, au paradis et à
    l’enfer, ainsi qu’aux lois fixant les limites entre le licite et
    l’illicite dans une scientificité parfaite.. Il faut également préciser
    avec force qu’aucune oeuvre humaine n’a de ce fait attiré à elle seule
    des milliards d’admirateurs de tous les continents a travers les temps,
    qui se prosternent devant une telle beauté et puissance de style et de
    profondeur et dont la teneur scientifique n’a pas d’égale. Autrement
    dit, le sens du Coran, son message, est unique est d’origine divine.


    En réalité tout Musulman croyant n’a nullement besoin de preuves
    numériques, scientifiques ou de quelque autre nature que ce soit, pour
    affirmer sans hésitation aucune, la véracité de la nature divine du
    Qur’an et de toute la révélation islamique.  Cependant il va de soi que
    la lecture sincère des miracles numériques du Qur’an par le croyant
    déclenchera nécessairement le sentiment de sincère ferveur et retour
    vers Allah et Son Messager. Cela encouragera aussi vers la piété ceux
    qui dans leurs quotidiens n’hésitent pas à fouler au pied les
    recommandations d’Allah et les enseignements de Son noble Messager pour
    satisfaire un simple désir éphémère et passager incompatible avec les
    principes de la foi musulmane.


    Partout donc la vérité coranique a le dessus et parfois même c’est
    une surprise scientifique éclatante pour les musulmans eux-mêmes. Cela
    est plus que normal car provenant du divin seigneur. Toutefois ce livre
    étant destiné pour toute l’humanité depuis sa révélation jusqu’à la fin
    des temps il ne fait apparaître toute sa vérité qu’en fonction des
    capacités d’assimiler de chaque génération pour pouvoir être appliqué.
    Sinon aucune génération ne comprendra le fond scientifique et la
    profondeur de la vérité. C’est en ce sens qu tout ceux qui ont décrypté
    le sens profond du Qur’an ont compris que ses allusions sur toutes les
    sciences ne peuvent être que l’objet d’une révélation divine.
    Heureusement que les scientifiques sincères qui n’agissent pas en
    détracteurs simplistes captent aisément qu’en toute autorité le livre
    saint fait allusion en profondeur à l’essentiel de toute chose.


    Il faut cependant préciser qu’une lecture de texte religieux
    totalement intéressée pour la forme seulement et précédée par des
    préjugés n’est aucunement une lecture avec livre arbitre mais seulement
    un appui superficiel pour se justifier a soi-même et souvent même
    inconsciemment…


    Le Qur’an nous parle avec une profondeur philosophique ce qui est une
    preuve d’authenticité pour le lecteur du Qur’an. En lisant le livre, on
    puisse éprouver un malaise devant certains versets. Mais petit à petit,
    à force de prendre ses distances par rapport aux exégèses fournies les
    détracteurs, toute la beauté et la sagesse du Qur’an apparaissent. Le
    sentiment de gêne disparaît et un autre sens aux versets gênants
    apparaît. L’un des plus grands enseignements du Coran est que si c’est
    les yeux qui lisent, c’est l’esprit qui interprète.


    Le Qur’an devient le livre qui surclasse tous les autres. Un livre
    qui apprend la sagesse, à distinguer le vrai du faux, les ténèbres de la
    lumière. Un livre pas comme les autres.


    Le Qur’an est en ce sens le seul ouvrage au monde qui, dès le
    septième siècle, avait imposé le modèle de la masse compacte qui éclata
    pour donner naissance à l’univers.


    Dans la sourate 16 Verset 64 et la Sourate 17 Verset 9, Allah définit ce qu’est le Qur’an et le but de sa révélation : « Et nous avons fait descendre sur toi le livre comme exposé explicite (tibyane) de toutes choses, une guidée, une miséricorde et une bonne annonce pour les musulmans »


    «Certes, ce Coran guide vers ce
    qu’il y a de plus droit, et il annonce aux croyants qui font de bonnes
    oeuvres qu’ils auront une grande récompen
    se
    »


    Le Qur’an se veut un lien d’une grande pureté entre Allah et ses
    fidèles. Avec le Qur’an entre les mains, aucun intermédiaire entre Allah
    et son fidèle n’est requis. Et même si l’on ne comprend pas tout, ce
    que l’on peut comprendre est déjà énorme.


    Quelque soit l’histoire du livre, même s’il y a des zones d’ombres
    dans la compréhension, le Qur’an est un livre qui vaut par lui même, par
    son contenu, et par les subtilités qu’Allah y réserve à ses fidèles, au
    sens de ceux qui l’étudient. C’est un livre qui ne demande qu’à être
    lu, étudié et écouté. Un livre qui parle et qui donne des fruits à
    chaque lecture en récompense aux croyants assidus.


    C’est cela l’essentiel pour tous musulmanes et Musulmans !