Catégorie : Algérie

Analyses consacrées à l’Algérie : politique, société, économie, diplomatie, relations internationales et enjeux régionaux.

  • Ain El Mahboula entre celle de Géryville et celle d’El Bayadh ?

    Quelle histoire aussi attachante que celle de la source d’Aïn
    El-Mahboula qui a pris légende dans le récit qu’une femme
    Française qui a perdu son enfant noyé dans le lac qui fut par la suite
    asséché lors des épidémies des années 1940. Elle perdit la raison en
    cherchant son enfant tous les jours, alors elle vient se reposer prés de
    la fontaine. Elle aimait et se réconfortait à voir les enfants venir
    courir et jouer près de la source. Sa principale habitude était de voir
    les enfants jouer. Tous les gens qui venaient boire ou passaient à côté
    de cette source, voyaient cette Dame assise là. Ainsi est né le nom de «Aïn El-Mahboula»
    composée d’un bassin rectangulaire d’une dizaine de mètres construite
    en pierre, avec un mur le séparant de deux bassins carrés couvert d’un
    préau avec poutres et tuiles, habituellement a ces deux bassins lavoir,
    les femmes pouvaient laver le linge et la laine à volonté. Les filles en
    âge de mariage profitaient de ces moments de sortie vers ce lieu, pour
    se mettre en valeur et suscitaient un intérêt à une éventuelle demande
    en mariage.

    La source se faisant ensuite valoir par son eau tiède, dégageant même
    de la vapeur lors des hivers rigoureux et fraîche en été, d’où cette
    appellation, c’est-à-dire la source de la folle une source d’eau réputée
    dans les mœurs des habitants pour la guérison de tout enfant atteint
    d’une inflammation de la conjonctive, ce qui nécessite qu’au petit matin
    l’enfant plonge le visage, trempe ses yeux grands ouverts dans cette
    eau et la guérison divine serait effective…

    Par ailleurs, il serait bien utile de noter que pour l’ensemble des
    gens de Géryville en diaspora «Aïn El-Mahboula» représente un symbole
    identitaire, un repère nostalgique  qui dans leurs ensembles évoquent
    avec un sourire le souvenir de Ain El Mahboula avec toute la tendresse
    de l’enfance.

    Personnellement cette source a balisé toute mon enfance et symbolise
    pour moi comme, je pense, pour de nombreux natifs de la région, le
    cordon ombilical qui relie le passé et le présent, s’abreuver d’eau
    fraîche à volonté, plonger son visage tôt le matin dans cette eau
    limpide, homogène et transparente en un corps pur, tiède en hiver et
    froide en été, en guise de remède contre la maladie des yeux, remplir
    chaque jour des récipients entiers pour ravitailler la famille, cette
    fontaine apprenais aux enfants à connaître un nouveau jour et une
    immense joie en jouant pleinement sur son site, rencontrer les amis et
    voisins autour d’une source d’eau naturelle, voilà les premiers
    souvenirs qui se bousculent dans l’esprit encore vif de tout natif d’El
    Bayadh lorsqu’il évoque la fontaine Ain el Mahboula.,

    Préserver le patrimoine : un travail d’orfèvre

    Sans aucun doute rénover le patrimoine ancien, c’est retrouver
    l’essence même d’une structure érodée par le temps ou détruit par les
    mains humaines,  pour la mettre en valeur, la protéger et faire
    ressortir par ce renouveau son caractère exceptionnel et intemporel. Dès
    lors que le patrimoine de cette fontaine constitue un héritage à
    transmettre aux générations futures  la  restitution est une étape de
    l’opération de restauration à valoriser le site en prenant soin de ne
    pas le dénaturer, à respecter l’aspect initial de l’édifice. Il s’agit
    surtout de respecter la morphologie du lieu,

    Entre nostalgie et esthétique El Mahboula interpelle les
    regards, fait oublier, le temps d’une visite, sa destruction durant de
    longues années et redonne l’espoir de revoir un jour ce site symbolique
    renaître.

    Pourquoi faut-il préserver le patrimoine de cette fontaine ?

    Parce qu’elle fait l’âme de la ville et c’est bien cela que les Sahâb el Bayadh ont regretté d’avoir perdu.

    Il sera bon de savoir qu’il n’y a aucune difficulté technique à
    restaurer une fontaine même si cela nécessite un vrai travail d’artisan
    tout en jugeant utile d’identifier d’abord « très clairement » la valeur
    historique ainsi que la toponymie de la fontaine, afin d’établir un
    diagnostic des dégradations de l’édifice en vue d’une restauration plus
    efficace d’un héritage du passé dont nous profitons aujourd’hui et que
    nous transmettons aux générations à venir, nous sommes des êtres vivants
    avec une culture et une mémoire.

    Vivants, nous sommes dans le mouvement.

    Évolués, nous nous plaisons à être et évoluer dans un milieu qui soit
    le fruit de nos origines, et auquel nous apportons le meilleur de ce
    que pourra faire notre génération par la valorisation de la notion de
    mémoire collective,

    Heureusement nous avons pu hériter de la génération précédente ce
    patrimoine formidable qui fascine les résidents et les visiteurs.

    Les récentes décisions prises par les responsables locaux, sont de
    nature à mettre en évidence le travail de restauration qui doit avant
    tout faire preuve de prudence en respectant la préservation de
    l’authenticité et la réversibilité des interventions, mais aussi
    accepter de garantir la conservation matérielle de l’objet sans affecter
    son intégrité ni effacer les marques du passé.

    Les travaux de réhabilitation devront ressusciter cette source et la sortir de dessous des dégâts,

    Le projet de restauration  consiste à assurer :

    1. la remise en état à l’identique d’une partie des 3 bassins traditionnels et presque centenaire.
    2. sa visibilité au public par une espace plus large et aéré.
    3. Usage de matériel d’origine  destiné à protéger, du fait de son
      intérêt historique, artistique ou architectural pour assurer une
      longévité des structures.

    Or il est fortement triste de constater que les travaux entrepris
    dans la réhabilitation de la source d’Ain El Mahboula n’on pas fait
    l’objet d’un travail artistique, tout juste un travail de maçonnerie
    sans art ni manière, avec des produits qui ne pourront en aucune cas
    permettre à cette source de traverser quelques hivers rigoureux.

    Il semblerait que ce soit un octogénaire volontaire qui ait accompli
    « l’œuvre », mais helas le résultat est loin d’être satisfaisant. La
    couleur, quant à elle, s’en ressent fortement, ni ne s’y prêt mais se
    perd dans des tonalités absolument étrangères aux styles de l’édifice.

    L’eau de la source d’El Mahboula coule, elle coule aujourd’hui
    lentement entre l’authenticité du passé et la modernité du présent si ce
    n’est là que l’essentiel.  Mais pas de cette manière…….. !

    Ain El Mahboula entre celle de Géryville et celle d’El Bayadh ?

     

  • Le Sommet de la Ligue Arabe : Le Maroc au siège du chahuteur :

     Le concept le plus efficace
    du mensonge ne consiste pas simplement à dire le contraire de la vérité, mais
    plutôt à mentir en attribuant à votre ennemi vos propres faiblesses   et
    notamment d’inverser l’ordre de la séquence. Pour bien comprendre le Maroc, en
    tant que royaume et aussi en tant qu’État en faillite, ce qu’il est réellement
    à ce stade, il est utile de saisir un fait essentiel : l’ensemble de sa population
    est un exercice d’ironie tragique, un pays en reste infecté par la corruption
    et le trafic de drogue industriel. Le Roi ne dirige plus le pays réellement il n’a presque plus d’activités
    diplomatiques contraignantes et d’envergure depuis plus d’une année, cependant
    par des hommes de main, il gère et suit ses affaires personnelles qui
    prospèrent à haut niveau comme la pauvreté de ses concitoyens.

    Par coup de poker dans un
    argument politique ou un simple alibi mobilisé, le souverain avait affirmé dans
    un récit radiotélévisé à la nation lors du discours traditionnel marquant
    l’anniversaire de son accession au trône. Un argument politique ou un simple
    alibi mobilisé.

    « Nous
    aspirons à œuvrer avec la présidence algérienne pour que le Maroc et l’Algérie
    puissent travailler, main dans la main, à l’établissement de relations normales
    entre deux peuples frères
    »,

    «Je
    souligne une fois de plus que les frontières qui séparent le peuple marocain et
    le peuple algérien frères ne seront jamais des barrières empêchant leur
    interaction et leur entente
    », a-t-il souligné, en exhortant les
    Marocains à «préserver l’esprit de fraternité, de
    solidarité et de bon voisinage à l’égard de nos frères algériens
    »

    L’objectif étant évidemment  de promouvoir les pires horreurs avec la plus
    parfaite courtoisie, cultivé et habile, la parfaite incarnation de l’idéal du Royalement,
    de leurs ruses, de leur perversité et de leurs aspirations totalitaires.

    Aujourd’hui, il est tout à fait
    compréhensible que l’on soit en droit de se demander pourquoi le Souverain n’a
    pas purement et simplement assisté au sommet en question et ainsi tendre sa
    main aux Algériens devant l’assistance complète du monde Arabe. Pourtant selon
    certaines sources, le souverain marocain avait donné son aval probable à une
    participation personnelle au sommet Arabe et l’absence de Mohamed VI au sommet
    d’Alger n’est pas de nature à arranger les choses puisque il s’agit d’un  scénario préétabli.

    Cependant, lors de la préparation
    de cette participation, le makhzen avait communiqué la liste des personnes
    accompagnant le souverain, entres autres l’habilleuse du Roi, un compagnon de
    Roi, et le conseiller du Roi, un certain Juif Azoulay. Aussi, les
    autorités Algériennes avaient signifiés leur refus à recevoir, la nouvelle famille du Roi, comme
    trop souvent nommé par la presse étrangère, d’abord le Conseiller juif, ainsi que
    le fidèle Azaitar compagnon du Roi.

     

                                     

    Ainsi, il est assez
    important de noter que pour l’ensemble des Algériens confrontés aux hostilités
    du Maroc, envers l’Algérie, la présence du souverain Marocain  aurait en tout cas été un événement triste et
    insupportable, une présence en somme toute banale qui aurait eu  des allures de tragi-comédie, tellement que le
    ridicule est à l’hauteur de la sottise,  car il s’agirait de recevoir un
    pire ennemi du peuple Algérien. En tout état de cause, Maroc est embarqué dans
    des trajectoires et des engrenages totalement contraires. 

    En guise de provocation et
    par scénario préétabli, la délégation marocaine s’est plainte de ne pas avoir
    été reçue par les autorités algériennes de la même manière que les autres
    délégations et pourtant toutes les délégations ont été reçues cordialement
    conformément aux protocoles aux normes internationales en matière de relations
    et a se fier aux préparatifs, rien n’a été laissé au hasard, jusqu’au petit
    détail pour faire barrage à toutes ces tentatives mesquines pour tirer à
    boulets rouges sur ce sommet, son organisation et naturellement sur l’Algérie.
    Une deuxième pierre d’achoppement est apparue lors de la réunion des ministres,
    lorsque les envoyés du makhzen se sont rendus compte que la carte présentée par
    la chaîne d’information algérienne collaborant avec la Ligue arabe ne montrait pas
    les frontières reconnues par le Maroc en ce qui concerne le Sahara. L’objectif
    serait de chicaner, même superficiellement.

    Le flop du Maroc au sommet
    de la Ligue
    arabe dont les responsables du Makhzen sont allés jusqu’à voir dans les
    relations qu’entretiennent Alger et Téhéran une alliance anti-arabe et qui
    pourrait, selon eux, pousser certains ennemis de l’Iran à vouloir perturber l’esprit
    unificateur  du Sommet. Pourtant
    l’alliance entre le Maroc et l’entité sioniste est nettement une coalition Anti
    Arabe, puisque même le Peuple Marocain manifeste contre cette alliance. Le Maroc
    chercherait ainsi à manifester durablement sa colère envers des États dont les
    positions diplomatiques sur le conflit du Sahara occidental n’épousent pas ses
    intérêts.

    Le Maroc a en fait cherché
    à mettre le sommet arabe à l’heure des différends algéro-marocains, pour lui Alger
    se transforme chaque jour, avec une vitesse vertigineuse, en un viscéral
    ennemi, d’où des lancements de campagne est très virulente avec toutes sortes
    d’accusations avec une nécessité pour le Maroc d’opérer un aggiornamento.

    N’en déplaise au Makhzen Marocain
    partisan du statut quo, la volonté algérienne était bien parti pour faire du
    sommet Arabe d’Alger le premier sommet de consensus Arabe.

    N’en déplaise aussi à Israël, et
    ses relais normalisateurs qui ne veulent pas voir les Palestiniens renforcer
    leur union à l’occasion de ce Sommet d’Alger. L’union des États arabes était l’objectif
    premier de ce sommet, en dépit de quelques les hostilités inter-arabes qui
    demeurent encore.

    Grand merci au Monarque Marocain de nous avoir épargner de sa visite en
    Algérie
    dont on peut exceptionnellement dire du mal, car nous ne sommes pas
    en mesure d’économiser notre indignation, il fallait s’indigner chaque fois
    qu’on trouve une énormité, que le groupe du Makhzen Marocain nous insulte et nous
    menace. Autre ineptie

    Grand merci au Monarque Marocain de nous avoir épargner de sa visite
    car avec la prétendue
    ain tendue nous trouvons c’est que celle-ci
    cache dans son dos un couteau bien aiguisée.

    Grand merci au Monarque Marocain de nous avoir épargner de cette
    visite dont le tapage médiatique de la récupération serait assez fort à
    supporter.

    Grand merci au Monarque Marocain de nous avoir épargner de cette
    visite, car vous illustrez admirablement la métaphore lune/doigt.

    Grand merci au Monarque Marocain de nous avoir épargner de cette visite,
    alors que le Maroc est gouvernée par un maffieux vieillissant, qui  ne pourra pas organiser sa succession. On
    sera dès lors à même de comprendre cette haine de l’Algérie et l’étonnement
    douloureux qu’elle suscite chez les Algériens ceux qui détestent encore plus les
    brassards aux couleurs arc en ciel.  

  • En Algérie, Nous avons bien le droit de refuser l’évangélisation !

    Personnellement je n’ai rien
    contre le chrétien lambda et sa présence en Algérie, mais seulement je dénonce l’exercice
    prosélytisme des ONG chrétiennes en terre musulmane, à l’exemple de Caritas  Algérie 
    déployé par l’Église catholique à travers le pays depuis plusieurs
    années vient d’être  inviter à cesser son
    activité dés le 1er octobre. Les autorités ecclésiales locales
    expliquent dans un communiqué que cette décision a été prise « conformément
    à la demande des pouvoirs publics »
    . Motif : Caritas Algérie
    serait « une organisation non autorisée ». Caritas Algérie a
    été constituée le 28 juin 1962, une organisation caritative nationale qui
    travaille avec le soutien de son Église et membre de la Confédération Caritas
    Internationalis. Caritas Algérie se préoccupe et intervient également auprès
    des migrants en situation irrégulière qui traversent le pays en provenance
    d’Afrique subsaharienne. Pourtant les migrants questionnés à propos de cette organisation,
    ignorent totalement son existence, aucun d’eux n’avait été approché par cette
    Caritas tant au niveau de Ouargla, de Biskra, d’Adrar, de Bechar ou d’Oran.

    On sait qu’à travers des ONG, le service de l’Église (humanitaire) mène depuis plusieurs années des actions humanitaires
    auprès des migrants visant un message christique qui revient par des voies peu honnêtes
    au prosélytisme sous couvert d’un soutien social et médical et d’un
    accompagnement vers la reprise en main de leur vie. L’Algérie est aujourd’hui
    considérée comme un pays de transit pour les migrants subsahariens qui rêvent
    d’aller en Europe. Certains trouvent auprès des services de l’Église catholique
    d’Algérie l’aide et le soutien dont ils besoins pour pouvoir survivre sur le
    chemin de la migration irrégulière. À la condition que ces soutiens ne fassent
    suer personne dans l’espace public en conservant la discrétion idoine et en
    respectant les principes de la Réglementation
    Algériennes pour les manifestations cultuelles dans l’espace
    public.

    Il me semble savoir que la situation des migrants
    en terre chrétienne n’étant pas meilleure,  et surtout reste plus dramatique ou mieux
    encore le chrétien évangélisateur dans un pays autre, alors qu’en terre
    chrétienne les lieux de culte chrétien sont quasiment vide, les curés on les
    importe d’Afrique (des migrants) et mêmes les mariages on préfère les célébrer
    à la mairie. Alors l’action chrétienne doit être avant tout axer vert de ceux
    qui en France ont déserté l’Église au point que celle ci n’est plus sa fille
    aînée.     

    La constitution Algérienne affirme que nous
    sommes un pays musulman, en bousculant sans vergogne ce que la culture et
    l’éducation musulmane ont réussi à construire en Algérie, et c’est largement
    mieux qu’un ramassis de délires mystiques. Si on rajoute les vraies fausses
    églises évangéliques, les Jéhovah et leurs délires, les mormons etc…, la
    chrétienté n’est pas en mal de bizarreries. 

    Le problème n’est donc pas les
    chrétiens, on sait d’eux que chacun étant différent, et libre de ses croyances,
    mais leur prosélytisme, cette fâcheuse habitude à l’affichage ostensible d’une
    croisade dite évangélique est faite sous le prosélytisme ou le devoir
    d’évangélisation, ces activités peuvent se définir comme «le zèle déployé
    pour répandre la foi et rallier des personnes à une doctrine
    .», alors que
    la foi s’accommode de la liberté de penser, de sens critique, d’écoute de
    l’autre, celui qui croit autrement ou qui ne croit pas. L’histoire retiendra ce
    paradoxe incroyable.

    Aujourd’hui, l’Église reconnaît enfin les
    multiples scandales en son sein (pédophilie, viol de nones, homosexualité des
    clercs, emprises et abus de pouvoir, cléricalisme, dérives sectaires). Demain,
    il lui faudra reconnaître le plus grand scandale qui aura permis tous les
    autres : son Imposture à vouloir évangéliser le monde.

    Or, les fanatisés du prosélytisme
    sont, pour la plupart, incultes, profanes, indigents cérébraux et plus
    matérialistes que leurs aînés, qui l’exercent avec coercition, persuasion
    malhonnête, ou simplement peu loyale avec un manque au respect de la liberté
    autrui, dans l’annonce de leur Évangile supposé apporté une vérité toute
    relative alors que  la religion chrétienne avec une foi émotionnelle,
    superficielle semble à se réclamer avoir le monopole de la vérité. Ces
    religieux de l’Église brandissent l’Évangile comme un guide, une identité, un
    pouvoir, une fierté. C’est leur paresse qui est flattée et entretenue par la
    multitude de droits et à développer leurs talents. Des frustrés, jaloux et
    envieux de ceux qui, parmi leurs coreligionnaires ont étudié et réussi à
    choisir d’autres voies plus véridiques.

    L’exemple le plus flagrant est la
    relation entre catholiques et protestants. L’ouverture de ces deux groupes,
    l’un vis-à-vis de l’autre, ne s’est pas faite, après des siècles de conflits et
    d’hostilité, grâce à de prétendues valeurs de modération et de tolérance qui
    seraient essentiels à leurs doctrines, à leur intégration dans les institutions
    de la société moderne : l’école, l’université, le marché économique,
    l’entreprise…Et lorsque chacun a régressé vers sa doctrine initiale, pour
    pratiquer chacun à sa manière cette doctrine. Cette imposture idéologique avait
    pour but de combattre l’islam.

    Le principal credo a toujours un rôle important
    d’évangélisateur, cette nécessité d’évangéliser a été fortement rappelée dans
    le deuxième concile du Vatican, c’est toute l’Église qui a reçu cette charge,
    donc les travaux des convertis consistaient à ramener le plus grand nombre de
    brebis dans le sein de l’église.  

    A Oran en Algérie, ils se mêlent, aux longues
    files des personnes qui viennent déposer des demandes de visa aux consulats de
    France et d’Espagne. Ils prennent part avec les gens qui attendent leur tour
    depuis des jours, et qui pour la plupart viennent de l’arrière pays. La
    technique bien étudiée, consiste à ratisser parmi les jeunes  ceux qui ont
    des difficultés, qui rencontrent des problèmes  qui ne voient rien venir
    et sont pris dans le filet sans avoir compris qu’ils étaient devenus nouveaux
    nés dans le chemin de Jésus Christ.

    En Kabylie, la manière de sauver des âmes s’est
    développée, les missionnaires avec des déguisements adéquats, avaient réussi à
    mettre en place une technique bien élaborée dans le discours anti Islam d’une
    rare virulence. Le discours de haine contre le monde arabe et musulman,
    développé par les églises fait partie du corpus même de l’idéologie évangélique
    ainsi la plupart des victimes approchées  ont succombé à la tentation
    irrésistible d’une vie meilleure en Occident, des victimes de la vie, dont ces
    missionnaires sans foi ni loi ont profité de la faiblesse et du désarroi

    Conclusion, on constate depuis
    fort longtemps que les missionnaires  chrétiens en terre musulmane
    exercent le prosélytisme avec coercition, persuasion malhonnête, ou simplement
    peu loyale avec un manque au respect de la liberté autrui, dans l’annonce
    de leur Évangile supposé apporté une vérité toute relative alors que  la
    religion chrétienne avec une foi émotionnelle, superficielle semble à se 
    réclame avoir le monopole de la vérité.

    On sait que l’Église aura
    toujours procédé comme suit : combattre d’abord, admettre ensuite bien malgré
    elle, conserver malgré tout la
    Vérité divine en corrompant la réalité. De la sorte, l’Église
    ne changerait pas, cherche encore à réparer le tissu déchiré de la catholicité.
    Un jour pourtant, il faudra bien tirer leçon de la petite histoire et affronter
    la réalité : l‘Église
    n’était qu’une Imposture !

    NB/ Caritas apporte l’aide aux plus vulnérables,
    sans distinction de race ou de religion, au nom des catholiques du monde entier
    sauf en Territoire Occupée de la
    Palestine, les palestiniens ne sont pas donc considérés comme
    des personnes vulnérables.

    Comme c’est beau la Charité catholique.

  • La nation algérienne n’existait pas avant la colonisation française..

    C’est le discours trop souvent entendu, On a entendu ça mille fois mais la question demeure.

    Pourquoi ces propos volontairement humiliants d’un dirigeant n’ayant aucune légitimité à le dire.?…

    Quelle est la volonté du phraseur derrière de tels propos ?…

    S’agit-il d’un complexe de supériorité méprisant envers ceux qui ne
    sont pas de son monde, ou d’une nouvelle école historienne qui vient de
    naître, et surtout quelle sera la version demain de tous ses
    nostalgiques qui ne voient que leur propre version de l’histoire (c’est
    d’ailleurs en France que l’élitisme est le plus grand) ?

    Je sais, c’est biscornu, contradictoire, difficile à suivre et
    pourtant, c’est factuel, donc il y a bien une différence entre
    l’idéologie délirante de l’État français et l’histoire.

    Les Historiens ici ne sont pas dupes, de tels propos ne constituent
    en rien une thèse, ni même une idée et ainsi encore moins un argument,
    l’histoire est dite par les historiens sur la base de données et de
    documents. Il ne revient pas à un dirigeant politique de dire l’histoire,
    de la réécrire ou d’en sélectionner des morceaux et d’enchaîner des
    extravagances.

    Dommage que les historiens soient mis à l’écart.

    Cette polémique pour beaucoup n’est pas le bien-fondé historique de
    l’Algérie, c’est plutôt une volonté d’une minorité à réduire l’histoire
    d’un pays colonisé à un échelon d’insignifiance qui pourrait justifier
    certains xénophobes à cracher en toute impunité sur son voisin. Tous les
    extrémistes ont réduit leurs victimes au rang de rats… Les nazis et
    autres conquérants (Israéliens, les Marocains) peu scrupuleux en sont
    les preuves de l’histoire.

    Comment peut-on faire confiance à un président qui patauge depuis le
    début dans les contradictions, les mensonges et un autoritarisme tout
    aussi délirant que comique. Un pantin incertain qui dit une chose et son
    contraire, qui se prend des gifles en public, qui se prend aussi des
    doigts d’honneur devant les caméras de télévision, qui se fait espionner
    son téléphone portable par le Maroc (pays sous son protectorat) avec le
    logiciel sioniste Pegasus sans même mettre en question sa relation avec
    ce pays dangereux. Ce faisant, ce président confirme l’adage qui veut
    qu’un homme qui n’a pas été éprouvé par les vicissitudes de la vie,
    n’est pas un homme fiable.

    Lors de son dernière sortie, ce dirigeant avait dit pendant son discours de campagne qu’il allait être « président de l’Europe » à deux reprises. Ce dirigeant n’a même pas compris qu’il allait être « président du Conseil européen« ,
    ce qui n’est pas la même chose et tout ceci témoigne d’une
    méconnaissance des institutions européennes sacrément dérangeante pour
    quelqu’un qui en est partie prenante.

    Dommage que le vaccin contre la débilité n’a pas encore été découvert !

    Il nous reste à se demander comment les colonisateurs français avaient appelé ce pays qui n’existait pas : « le pays qui n’existe pas«  ?

    Alors, ils avaient décidé tout bonnement d’envahir et de coloniser « le pays qui n’existe pas« !

    Ah, ces français d’aujourd’hui qui tous les matins se lèvent en
    pensant d’abord et avant tout à l’Algérie pays qui n’existait pas avant
    leur arrivée, ils perdent du temps de travail à ruminer pourquoi avoir
    créer ce pays, il faut aussi faire une remarque sur la façon dont la
    France a quitté ce pays, l’Armée de Libération Algérienne avait battu
    l’armée française sans ambiguïté ?

    C’est certain. ?

    Pour les nostalgiques de la colonisation, de l’esclavagisme et de
    l’exploitation, qui ne cessent de prétendre que l’Algérie ne doit pas
    regretter le passé colonial, que l’Algérie ne doit faire aucune
    revendication et surtout l’Algérie doit profiter de l’héritage colonial.

    Donc, médiatiquement l’Algérie est boutiquier. Trop facile de
    s’engueuler à son sujet sur les plateaux. L’Algérie et le musulman en
    général, quel bel tube pour nous tendent un sacré miroir!

    Mais après tout, l’Algérie et l’Algérien vivent très bien avec les
    articles dans le Monde, le Figaro, le Point et d’autres qui en dehors de
    leurs invectives, ne proposent rien sauf une même arrogance, une  même
    morgue, une même hautaine suffisance. Les médias sont partisans et
    soutiennent une idéologie plus qu’ils informent. Les réactions des
    commentaires augmentent en général les comportements agressifs, ils
    passent plus de temps sur le site et y reviennent plus souvent tout cet
    afflux de haine participe à une ambiance maléfique, un véritable 
    boulevard au populisme pour des idées nauséabondes. Et cela décourage
    les commentaires positifs : faites fuir les dégoûtés, il ne restera que
    les dégoûtants. »

    Une sorte de village gaulois des  dégoûtants qui commentent,
    commentent, commentent, pour ouvrir la boîte de Pandore face à
    l’inanité, quand ils ne sont pas injurieux, diffamants ou menaçants.

    Enfin, la France est appelée à laisser la Nation Algérienne d’être ce
    qu’elle est en tant que nation souveraine. Mal Gestion ou pas cela ne
    la regarde plus. On remarque également qu’en France, le problème c’est
    le pouvoir d’achat, les conditions de travail, un système de santé qui
    tend à être privatiser, donc le climat social est aussi catastrophique
    pour ne prendre que cet exemple, le  «consomme et ferme ta gueule»  a quelques similitudes avec ce qui se passe en Algérie.

    La Dame France, avec ces dirigeants politiques, ses médias et ses
    sinistres polémistes, artisans de la division et de la haine, souscrivent fortement à ces billevesées, et alors de ne plus répondre à
    ces névrosés en pleine dépression qui déposent de façon compulsive leurs
    excréments en public à toutes occasions qui se présentent à lui. Il n’a
    pas d’arguments, mais seulement, ils se font plaisir avec des clichés
    déformés, et toutes ces déclarations et actions en la matière sont de ce fait
    purement électoraliste, et visent principalement à tenter de faire
    oublier les années de contestations et d’irréflexions sur les sujets
    régaliens, les Français doivent savoir que les intérêts d’un homme
    politique ne sont pas les intérêts de la France.  

    On nous dit que ce dirigeant avait tort en lisant trop de livres
    d’Histoire (les autodafés, ça commence sur ces bases …) selon certaines sources, il avait été mentionné que les vendéens, les Bretons, les languedociens,
    les Alsaciens, les Corses, les habitants d’Outre-mer, ne se
    considèrent pas comme français ?

    D’autres qui ont eu l’interdiction de parler leur langue dans la cour de
    récréation des écoles, ne sont ils pas  des Français malgré eux.

    Pourquoi serait-il différent avec Algérie, encore une discussion bien stérile ?

    La définition donnée du concept de nation, s’il y fait référence par
    rapport à l’Algérie, pourrait également amener à réfléchir un peu à la
    France, faisant le parallèle, posons-nous la question de l’existence
    d’une Nation française avant la Révolution ?

    Certes les diverses populations étaient des sujets du Roi de France,
    mais il n’y avait  nécessairement pas d’identité commune ou nationale,
    ils se revendiquaient du pays ou de la paroisse. La majorité ne parle
    pas français et quand il s’agit d’aller défendre la Nation, une bonne
    partie (Vendée, régions girondines ou monarchistes) refuse d’aller faire
    la guerre et surtout ils n’étaient presque pas prêts à chanter la
    Marseillaise ensemble.

    Il est important de noter au passage qu’en 1830, Alger devenait la prose française, mais en    1860, par le traité de Turin, Nice et la
    Savoie deviennent Française. Napoléon III obtient ces deux territoires
    en récompense de son intervention militaire contre l’Autriche.

    Les boomers aux idées racistes zemmouriennes ont déraillés dans la réécriture unilatérale du roman national de l’Algérie.

  • Colonisation de l’Algérie : Résurgences des partisans de la Nostalgérie :

     

    On ne cesse de nous balancer les mêmes histoires sur
    la colonisation et la guerre d’Algérie, c’est toujours avec un grand
    plaisir que je vois parfois la vérité historique refaire surface au
    milieu des pires publications nauséabondes sur les questions clés
    intéressant le sort d’un peuple opprimé et dominé, avec en fond la
    dépossession des meilleures terres,  la spoliation des ressources
    naturelles, la dévalorisation de la personnalité autochtone, l’ignorance
    totale de l’enseignement et de la culture arabe, le système colonial
    français a fabriqué une Algérie conforme à ses mythes, c’est-à-dire
    dépourvu d’idiologie et de tous sentiments nationalistes, ostensible ou
    cachée, de l’Algérien.

    La propagande médiatique se nourrit de la certitude du colonisateur
    d’être supérieur, le mépris envers le colonisé à qui l’on prétend
    apporter la civilisation, le silence de la presse, l’usage des
    euphémismes comme «Evénement» alors qu’il agit d’une «  Guerre » ou
    encore « Rebelles » alors qu’il s’agit de « Résistants».

    Ainsi  le combattant Algérien est un hors-la-loi, c’est à dire un
    être qui, à cause de ses crimes, est déchu de tous ses droits, pourquoi
    s’obliger encore à respecter en lui l’homme ?

    Puisque la population arabe est plus ou moins complice, que parfois
    elle se solidarise avec les rebelles, pourquoi lui accorder plus
    d’égards ?

    Nous serons seuls, avec notre dignité et notre pureté, la souillure
    de l’histoire écrite par les tourmenteurs et les tortionnaires ne nous
    aura pas atteint car arriver à penser que la rébellion est le crime
    d’une race tarée, collectivement responsable, il n’y a qu’un pas à
    franchir dans l’obscurantisme. Ainsi, toute une gamme de sentiments a
    traduit cette perte de sens de l’homme colonisateur. Les griefs sont
    toujours en sens unique. C’est bien le principe de la colonisation qui
    est en cause.

    De quel droit un peuple peut-il s’arroger le droit de soumettre un autre peuple ? : Aucun.

    Ça fait bien drôle de lire ça : on se croit tout permis).

    «Tous les bougnouls sont de pauvres types, récalcitrants au progrès, sales, paresseux et par surcroît fourbes et menteurs ».

    «Pas un seul ne mérite notre confiance, ils ne comprennent que la manière forte : c’est une sale race ».

    «Tous les bougnouls qui ne nous dénoncent pas les fellagha sont complices et criminels comme eux»…  «Plus on en tue, mieux c’est… Autant de fellagha en moins ».

    Dès lors, comment aurions-nous pu réagir à l’énoncé de cet ignominieux appel d’une Réputation sulfureuse !!!!!

    On ne cesse de mettre en exergue les atrocités
    commises par les membres de la résistance Algérienne, tant envers les
    européens (civils et militaires) que la population musulmane, on sait
    que le FLN doit sa création à la suite d’un sentiment nationaliste des
     Algériens, qui avait nettement compris que seule la résistance et la
    lutte armée contre le colonialisme peut conduire à renvoyer tous les
    Insurpateurs, les pilleurs en casquette de colons et l’Armée coloniale
    hors de l’Algérie comme les Français l’avait fait pour les allemands !

    Si les résistants français ont commis des assassinats, pendant
    l’épuration, cela reste des résistant qui se battaient pour la bonne
    cause et ne tuaient que des méchants, ils en étaient de même pour les
    combattant de l’ALN ?

    C’est ainsi dans une guerre de libération on  résiste et on tue l’occupant et tous ses composante !

    C’est dans ce contexte qu’éclatent, dans la nuit du 31 octobre au 1er
    novembre 1954, sur le territoire algérien, une trentaine d’attentats.
    Le déclenchement de cette insurrection est accompagné de la diffusion
    d’un manifeste qui, sous forme de tract, apprend la naissance du Front
    de libération nationale (FLN) avec sa composante Armée De Libération
    National (ALN) donc l’objectif de son programme, reste l’indépendance de
    l’Algérie. Bien que pour la grande majorité des Français, «l’Algérie c’est la France»,
    comme l’a affirmé le 5 novembre 1954 le ministre de l’intérieur
    Français et l’action de répression du gouvernement envers les rebelles,
    est largement approuvée par l’opinion publique française.

    Que doit penser l’historien d’une Algérie libérée par ses patriotes. ?

    Je peux le redire encore une fois l’agression militaire de la France
    sur l’Algérie est un crime et une honte absolue, la mise en servitude du
    peuple algérien est un crime. Rien ne peut le justifier. Rien ne peut
    l’absoudre.

    On ne cesse de nous dire que l’Algérie n’était pas
    riche, elle a coûté très cher à la France. Cette vision rétrospective
    est certainement fausse, les premières études géologiques et la
    reconnaissance des richesses naturelles du sol furent d’abord effectuées
    par des officiers Français en 1840-1842.

    Le colonisateur a pillé les richesses et les recettes de l’Etat
    algérien. Les chiffres des fonds et des trésors pillés sont mentionnés
    dans les Archives en France. Il s’agit de cinq bateaux à pleine charge
    qui ont été acheminés vers la France au cours des premiers mois de
    l’occupation.

    Dès l’origine, le pillage des matières premières coloniales et la
    commercialisation de produits transformés étaient au cœur du processus
    colonial pour rester une priorité de l’État français, comme l’affirmait
    en ces termes de Gaulle à propos du Sahara : « Notre ligne de
    conduite, c’est celle qui sauvegarde nos intérêts et qui tient compte
    des réalités. Quels sont nos intérêts ? Nos intérêts, c’est la libre exploitation du pétrole et du gaz que nous avons découvert et que nous découvririon
    s ».

    Dans une interview accordée à la presse après son départ de l’Elysée,
    Jacques Chirac a reconnu que les richesses de l’Afrique ont été pillées
    y compris par son pays et il a demandé qu’on rende aux Africains ce
    qu’on leur a pris. Par ailleurs la France est fortement accusée
    d’appauvrir l’Afrique et sans les richesses de l’Afrique, la France
    serait un pays pauvre. Donc le véritable problèmes des Africains s’est
    la France. Il faut rompre avec cet ancien colonisateur et exiger des
    comptes.

    On ne cesse de nous dire des Bienfaits de la Colonisation,

    Parler des bienfaits de la colonisation est d’une indécence totale
    c’est une insulte à la morale, mais seulement il faut juste peu pour
    s’apercevoir que les français n’ont aucune règle de bonne conduite et
    qu’ils brillent par leur arrogance, lâches, pleutres, revanchards, 
    conquérants et outranciers mais cupides, sont là quelques trais
    essentiels qui caractérisent une trop grande parti de Français.

    C’est l’Histoire, rien ne sert de nier ! Rien ne sert non plus de
    vouloir occulter ces faits en voulant les masquer par la situation car
    ça n’amoindrit en rien la gravité de ces actes de colonisation commis en
    leur temps au nom d’une mission civilisatrice.

    La colonisation c’étaient les enfumades et c’étaient les massacres du 8 mai 1945.

    Des faits ont été rapportés prouvant l’état d’esprit refusant la mission civilisatrice de la population musulmane:

    Un instituteur de la région de Bougie donne à ses
    élèves un modèle d’écriture :  » Je suis français, la France est ma
    patrie. » Les enfants musulmans écrivent : « Je suis algérien, l’Algérie est ma patrie. »

    Un autre instituteur fait un cours sur l’Empire romain. Il parle des esclaves. « Comme nous« , crie un gosse.

    Quelle que soit l’oeuvre française, on ne peut généreusement et
    moralement accoler les mots bienfait et colonisation. C’est une
    malhonnêteté. C’est l’agresseur qui veut se justifier en toute mauvaise
    foi et avec l’insistance lourde du salaud. Ils ont la mémoire sélective
    et leur devise est jamais coupable ce sont les autres.

    La colonisation est un crime et les crimes n’ont aucun bienfait.
    Qu’il s’agisse de viol, d’esclavage ou de génocide, le déni de vérité
    arrête le temps et prolonge la souffrance des victimes, je n’invente
    rien.

    Ce n’est pas à la France de dire si c’est bien ou non.

    Elle est très  mal placée pour ça. !!!!!!

    On ne cesse de nous dire qu’il n’y pas eu de
    déportation de populations, alors que 40 % de la population algérienne,
    enfants et vieillards compris, a été, d’une manière ou d’une autre,
    enfermée dans des camps de regroupement. Les regroupements de population
    ne sont pas un simple épisode de la guerre d’Algérie, même s’il s’est
    d’abord agi de couper l’ALN et le FLN de ses bases.

    Avec ce processus bien souvent inhumain, la France coloniale a fait
    subir à ce pays une forme de barbarie au nom d’une civilisation 
    universaliste  qu’elle prétendait apporter.

    On ne cesse de nous dire qu’il n’y a pas eu de
    génocide en Algérie, et certains historiens (Français) s’opposent et
    prétendent qu’il n’y a pas de trace d’holocauste sur la population
    indigène.

    Quel est donc le seuil de victimes indigènes requis, pour qu’un
    massacre mérite la qualification de génocide ou que des émeutes méritent
    la qualification de crime de guerre.

    Un génocide est un génocide, la définition du dictionnaire la
    qualifie de crime contre l’humanité tendant à la destruction de tout ou
    partie d’un groupe national, ethnique, racial ou religieux» (Larousse,
    2005),

    Faut-il encore une fois rappeler à ces historiens la détermination du
    pouvoir politique et militaire français de vouloir exterminer un
    peuple, par la mise en place et l’exécution d’une politique de
    massacres, d’enfumades, et de déportation.

    Les écrits des militaires de l’époque, Bugeaud, L.F. de Montagnac, St
    Arnaud, Cavaignac, Pélissier, Lamoricière, Bigeard, Massu, Aussaresses
    en témoignent de leur exploit digne du Nazisme.

    Les massacres du 8 mai : Il s’agit là du pire et du plus horrible
    massacre commis par la France en une seule journée dans 03 villes
    différentes. Des centaines de milliers d’Algériens sont sortis, le 8 mai
    1945, pour célébrer la fin de la deuxième guerre mondiale (1939-1945)
    et pour réclamer à la France d’honorer son engagement consistant à la
    décolonisation et à l’indépendance de l’Algérie.

    Néanmoins, les forces coloniales ont répondus par armes et aux balles
    réelles, massacrant pas moins de 45 mille civils désarmés ; une
    illustration des plus éloquentes, s’il en est, des crimes contre
    l’humanité.

    On ne cesse de nous dire qu’il n’y a pas de croisade contre l’Islam dans la colonisation française ?

    Pourtant L’Église chrétienne se positionne comme un soutien à l’ordre
    colonial ce qui lui permet de faciliter l’installation christianisme en
    terre musulmane, des ordres ecclésiastiques  prennent pied en Algérie
    dans les années 1838, des jésuites (soldats de Dieu) débarquent et des
    provocations ont eu lieu, l’une des premières mesures est la
    transformation des édifices religieux musulmans en lieux de cultes
    chrétiens tel que cela a été le cas pour l’Eglise Saint-Philippe,
    devenue cathédrale en 1839, mais qui était initialement la Mosquée
    Ketchoua (décembre 1832) a servi de cadre conceptuel. L’autorité
    coloniale s’est emparé de 60 mosquées pour  faire servir de cantonnement
    militaire et 10 d’entre elles ont été complètement rasées.

    Le projet colonial se précisant, le choix des autorités
    ecclésiastiques semblent vouloir implicitement faire de l’Algérie une
    terre de mission, Les religieux et les religieuses s’étaient donnés
    comme leur seul but, combattre la religion et la croyance de la
    population du pays, Ces velléités évangélisatrices se retrouvent chez
    certains prêtres, dans les années 1840, ces derniers sont laissés libre
    de mener la mission, mais ne rencontre pas le succès escompté. Dès les
    années 1880, la mission auprès des musulmans est analysée comme un
    échec.

    La mainmise coloniale maintient les spoliations des biens religieux
    musulmans qui seront  transférés au profit de l’Église catholique ou de
    l’État, comme les mausolées de saints musulmans, les cimetières ou les
    mosquées annexés par les autorités coloniales (religieuses ou civiles)
    en vue de favoriser l’Église catholique qui semble être un outil de la
    colonisation pour transformer le paysage de l’Algérie: églises,
    chapelles, couvents se multiplient au rythme de la conquête et
    apparaissent comme des symboles de la présence française.  

    Être chrétien n’est pas suffisant pour quitter le statut d’indigène,
    les voies de la citoyenneté sont fermes car la dimension coloniale
    l’empêche et met entre parenthèse la question de la conversion.  .

    Les aumôniers dans l’armée française partagés entre des convictions
    religieuses et le sentiment de la supériorité innée des Français, forts
    ignorant de l’islam de l’adversaire, restent écartelés entre la fidélité
    à leur Église et celle qu’ils doivent à l’armée, à l’État. Histoire
     qui à l’époque ébranla tant de consciences religieuses et militaires.
    Trop souvent, les aumôniers comprennent la nécessité de pareille guerre,
    en constatant que ce sont les rebelles qui ont commencé.

    Jusqu’à 120 prêtres, 50 pasteurs et 20 rabbins ont servi avec ce
    statut dans l’armée française pendant la guerre d’Algérie. L’abbé Jean
    Badré, directeur de l’aumônerie catholique de l’armée de terre, qui
    pensait encore à l’avenir d’une Algérie française, explique que les
    religieux ont à remplir dans l’Armée une mission d’Église.

    Quant au cardinal Feltin, chef spirituel des aumôniers, estime que le
    rôle des militaires consiste à  arrêter les agents de la rébellion, et
    que la guerre en Algérie lui paraît légitime, car elle est menée par une
    autorité régulière surtout que juridiquement, il n’y a pas un état de
    guerre, mais juste une petite révolte contre l’ordre public, fomentée
    par les quelques rebelles , en constatant que ce sont les rebelles qui
    ont commencé.

    Un autre Père Delarue appelle l’autorité coloniale à trouver des
    moyens efficaces même s’ils sont inhabituels  et à être sans faiblesse
    devant l’adversaire à combattre,

    «Ce sont des bandits, des  terroristes,
    des primitifs, auxquels il faut appliquer des châtiments sévères dont
    l’Ancien Testament donne déjà l’exemple
    » disait-il.

    Le Père Delarue justifie donc les moyens par l’Ancien Testament et se fonde sur une morale de l’efficacité.

    Une tendance fondamentaliste de la part de certains religieux cherche
    à promouvoir une croisade contre l’Islam et le musulman, en justifiant
    la torture, la lutte contre-révolutionnaire et la défense de la
    civilisation chrétienne. Ces thèmes rencontrent l’intérêt des cadres de
    l’armée qui recommandent que tout est très simple, l’indigène n’a qu’à
    adopter notre mode de vie, notre langue et nos Coutumes.

    Et apparemment les colonisés n’ont jamais adhéré  à ces pratiques et
    en ce sens, il est évident, que la France gère par l’obligation forcé
    l’histoire de ses actes du passé !

    Aussi avant de conclure, il est nécessaire pour moi, de citer
    quelques voix qui s’élevèrent à contre-courant, celles de quelques
    prêtres de la Mission de France entre autres le Père Davezies
    prêtre ouvrier, ardent militant de la cause juste, qui fait partie de
    ces religieux qui se sont engagés corps et âme dans le combat
    anticolonial jusqu’à fonder, avec le philosophe Francis Jeanson, des réseaux de soutien aux résistants Algériens

    En hommage à tous ces religieux qui avaient optés à aider les
    Algériens à se libérer d’une oppression coloniale  pour tous les
    Algériens qui retrouvent l’indépendance de leur pays, Père Davezies, Francis Jeanson, Urvoas, Jean-Claude Barthez, Bernard Boudouresques, Christien Corre, Jobic Kerlan, Pierre Mamet, Jean Urvoas et bien d’autres Hommes et Femmes  resteront les  meilleurs des Français, les meilleurs des Algériens.

    Les deux pays l’Algérie et la France ne sont pas à juger sur un même
    pied d’égalité, l’un est agresseur et l’autre agressé, l’un est
    offenseur et l’autre défenseur, enfin si une édification et un avenir
    meilleur dans les relations entre les deux pays, il faudrait peut être
    savoir à se faire pardonner l’un l’autre et à dialoguer sur un même pied
    d’égalité, nous devrions connaître notre histoire, nos cultures, notre
    identité, nous serons forts, c’est un choix sociétal auquel nous devons
    faire face c’est-à-dire le voeu d’une vie meilleure.

    Conclusion l’Algérie n’a jamais été industrialisé, les colonisés n’ont jamais été modernes.

    Sans faire du fondamentalisme exemplatif, c’est juste un simple constat !!!!!!

  • Colonisation de l’Algérie : La France, vaincue militairement, humiliée moralement et chassée physiquement !

                                          La photo illustre la bravoure du soldat Français qui avait tué froidement un paysan Algérien en lui tirant  dans le dos.

    «Chaque mot français que j’apprenais m’éloignait davantage de ma mère», aimait dire Kateb Yacine

    Dans tous les pays, ce sont les historiens dans leur diversité  qui
    écrivent l’histoire, cependant en  France ce sont les Médias et les
    politiques qui dictent l’histoire que rapportent les apparatchiks. C’est
    ainsi que nous avons vu denombreux Journaleux et politicards venir
    toute infamie avalée acclamé périodiquement haut et fort que :

    L’Algérie n’était rien !

    La Colonisation pour l’Algérie était un bienfait !

    La France a colonisé l’Algérie pour mettre fin à la piraterie barbaresque et à l’esclavage en Méditerranée pratiqués par les musulmans !             

    On se console comme on peut !!!

    Ainsi parlent aux Français l’élite médiatique et politique française
    qui ramènent des histoires occultées ou borgnes. Le vrai problème dans
    ses déclarations orientées, c’est la négation de l’Histoire de l’Algérie
    avant la colonisation Française durant laquelle la France avait commis
    des crimes incroyables.

    Il faut bien noter que l’Algérie actuelle, en tant qu’entité
    géographique et culturelle distincte des entisines que sont
    l’actuels Maroc et la Tunisie, existe depuis bien longtemps. Chaque
    empire ou dynastie locale qui se succède reprend en partie cette zone
    géographique pour y créer soit des entités subordonnées soit des
    royaumes locaux. Donc ça dénote un particularisme, qui se prolonge sur
    près de deux millénaires.     

    L’existence d’Alger remonte au moins au VIe siècle avant J.-C., selon
    les enseignements d’un trésor découvert en 1940 dans le quartier de la
    Marine. Comptoir phénicien puis punique, elle est occupée par les
    Romains au Ier siècle et s’appelle alors Icosium,
    puis disparaît dans la tourmente des invasions vandales vers 430. Sur
    ses ruines viennent s’établir au VIIe siècle les tribus des Beni
    Mezrana, dont l’un des chefs, Bologhine ibn Ziri, fonde au Xe siècle une
    ville nouvelle appelée Al-Djaza’ir, en référence aux îlots rocheux
    bordant la baie, ce nom donnera, par altération, Alguère en
    catalan, puis Alger. A partir de cette période, l’histoire de la ville
    d’Alger, est intimement liée à celle du Maghreb central. Du Xe au XVe
    siècle, la ville subit plusieurs dominations, almoravide, almohade et
    hafside entre autres, le seul témoin marquant de cette période est la
    Grande Mosquée, Djemaa el-Kebir, construite au XIe siècle.

    Le coup d’éventail un simple casus belli recherché
    par la France pour rompre avec l’Algérie et préparer l’expédition
    d’Alger de 1830. Cet incident survient dans le contexte de ce qu’on
    appelle communément « l’Affaire Bacri ». Les historiens de l’époque
    coloniale vont brosser un tableau sombre de l’époque Ottomane de
    l’Algérie, pour légitimer leur présence en Algérie. Ils vont répandre un
    certain nombre d’idées pour le moins erronées, dont l’idée suivante :
    L’Algérie n’était qu’un repaire de corsaires vivant et s’enrichissant
    surtout du pillage de l’Europe.

    Le livre d’Anne Châtel-Demenge (descendante du Consul Duval) « Comment j’ai tué le Consul »  se présente comme le récit pittoresque d’une saga familiale dans l’histoire de l’Algérie coloniale, elle décrit:

     Lors du bombardement français, le pays n’était pas tout à fait un ramassis de tribus faméliques dominées par des beys turbulentsA l’appui, elle rapporte : «Installés
    dès 1830 dans l’ancien consulat perché sur la Bouzaréah, les Jobert ont
    pu contempler une façon de capitale, dotée de beaux palais, des
    bibliothèques et des medersas.» «Ses aïeux découvraient, en outre, un
    pays qui «exportait du blé à foison, qui ébauchait une industrie
    d’armement et de textile, lançait des villes nouvelles et développait
    des échanges économiques». «Mais cet embryon de patrie, regrette-t-elle,
    n’a pas résisté à la puissance de feu des conquérants. Non contents de
    gagner des épaulettes, ils ont enfumé les populations, désintégré le
    système tribal, divisé le politique, laissant à leur postérité le soin
    d’exploiter les ressources naturelles de l’Algérie
    …»

    Bien peu savent en effet que l’une des raisons de la prise d’Alger
    était à l’origine, la dette des achats de blé par les armées françaises,
    dont le recouvrement des sommes en jeu n’a jamais été officiellement
    effectué. Les desseins mafiosi furent non seulement de ne pas rembourser
    la dette mais de s’emparer du fabuleux trésor de La Casbah évalués en
    francs de 1830 à au moins 250 millions, soit quelques 1O milliards de
    francs 2001, selon une estimation minimale.

    Selon Pierre Pean, Auteur du Livre enquête « Enquête sur le pillage d’Alger en juillet 1830»

    L’invasion est loin d’être une affaire d’honneur français outragé, le
    résultat direct d’un coup d’éventail à un représentant de la France,
    mais l’expédition militaire contre l’Algérie fut donc un « hold up financier » jamais admis.

    « Officiellement, ce fameux
    trésor a payé un peu plus que les frais de la conquête, soit environ 48
    millions de francs en or et argent, alors que le Trésor de la Régence
    s’élevait à au moins 250 millions de francs (de 1830), soit un
    détournement d’au minimum 200 millions
     », écrit Pierre Péan. 

    Cette manne fabuleuse n’a pas atterri dans les seules caisses de
    l’Etat français. Le roi Louis-Philippe 1er, la duchesse de Berry, des
    oligarques militaires, des banquiers et des industriels comme
    les Seillière et les Schneider, ont profité de ces richesses, indique
    l’enquête.

    Le développement de la sidérurgie française doit ainsi beaucoup à cet or spolié, souligne encore l’auteur.

    La thèse de la spoliation de l’or Algérien n’est pas tout à fait
    nouvelle., un historien, Marcel Emerit, professeur à la Faculté des
    Lettres d’Alger, avait consacré en 1954 une étude à ce sujet. Il avait
    notamment découvert un rapport de la police française de 1852, qui, à
    partir des découvertes de la commission d’enquête gouvernementale sur
    l’or de la Régence, affirmait que « des
    sommes très importantes avaient été détournées et qu’une grande partie
    de ces spoliations avaient abouti dans les caisses privées de
    Louis-Philipp
    e
     »,

    Au terme de son étude, Marcel Emerit estimait que ce Trésor « avait
    été la motivation centrale de la prise d’Alger, remettant ainsi en
    cause l’histoire communément admise sur l’origine de cette expédition, à
    savoir la vengeance de l’insulte à la France, commise par le Dey
    d’Alger et la volonté de mettre fin à la piraterie » des raïs
    , souligne Pierre Pean.

    Qu’il est temps que la France commence enfin à lire son passé
    colonial, car en réalité, les Algériens n’ont pas vraiment besoin que le
    colonisateur reconnaisse ses crimes. Les souffrances ont été consommés
    et sont sanctionnés aussi bien par les peuples que par l’Histoire.

    Refuser de se mettre face à ses crimes pour marquer jusqu’au bout des
    souffrances. Voila le dernier crime du colonisateur qui nous envoie
    encore une fois la limite de l’humanisme Français et l’hypocrisie
    grandiose qui est son oeuvre.

    Continuer à prétendre que le colonialisme a des côtés positifs, c’est
    vraiment se moquer de la Morale, de l’Histoire, de l’Humanité et de
    toutes les Valeurs Humaines.

    En soi, le colonialisme est assez criminel pour ne pouvoir prétendre à
    rien de positif. Le colonialisme a toujours été criminel et au moins
    spoliateur.

    Ainsi la colonisation quelque soit, ne fut pas une œuvre positive
    sous prétexte qu’elle avait apporté la modernité et elle reste toujours à
    refuser et dénoncer fermement à mes yeux. Aujourd’hui aucun homme sensé
    ne pourra prétendre que le nazisme a joué un rôle positif, cela est
    exactement pareil pour le colonialisme français en Algérie.

    La mission de la France n’avait rien de civilisateur : on ne
    conquiert jamais un pays pour son bien mais pour agrandir son territoire
    et mettre la main sur ses richesses. Sous l’occupation Française,
    l’Algérie n’est pas devenue une nation industrialisée par contre la
    France coloniale a œuvré pour répandre l’analphabétisme qui se perpétua
    sous d’autres formes notamment par une politique de destruction de
    l’identité culturelle et civilisationnelle du peuple algérien. Il a été
    établi  que l’Algérie avait perdu entre 50 et 60% de sa population au
    cours des quarante-deux premières années (1830-1872) de la colonisation
    Française. Des pertes humaines d’une telle ampleur, volontairement
    provoquées par une soldatesque en mal de galons, ne peuvent être
    qualifiées que par le terme de génocide.

    A la suite de la conquête génocidaire, la France mettait en place une
    politique ethnocidaire visant à faire disparaître l’ensemble des
    caractères sociaux et culturels, c’est-à-dire la déculturation du peuple
    algérien en s’attaquant prioritairement à l’Islam et à la langue Arabe qui fut déclarée langue étrangère et dans les écoles françaises son apprentissage de était interdit. 

    En 1884, l’immigration italienne et espagnole en Algérie étant plus
    rapide que l’immigration française, cette disparité inquiète les
    autorités coloniales aussi il est question de mieux intégrer la
    population européenne non française par l’école primaire, comme les
    Espagnols, les Italiens et les Maltais. De plus, par le décret Crémieux
    de 1870, les juifs d’Algérie sont déclarés citoyens français. Les
    enfants juifs, dès lors assimilés aux Français par cette loi,
    fréquenteront les écoles républicaines. Or, les Algériens musulmans
    n’étaient pas concernés.

    La politique scolaire de Jules Ferry s’est avérée un projet de
    scolarisation impliquant un seuil d’éducation, c’est-à-dire que
    l’instruction des indigènes algériens devait s’arrêter au niveau de
    l’école primaire. D’ailleurs, il est rapporté que l’école primaire
    obligatoire, gratuite et laïque se pratiquait en Algérie, mais les
    indigènes Algériens en étaient exclus, cette scolarisation  était
    refusée par les colons et les militaires partisans d’une colonisation à
    outrance, car pour eux, cette école viserait à produire dans tout
    indigène, un citoyen capable d’avoir une opinion et de défendre ses
    droits dans le cadre de l’intérêt général et surtout de semer un grain
    de rébellion et d’éveiller l’instinct de résistance.  

    Certains colons estimaient que la scolarisation des indigènes
    musulmans pouvait représenter un risque concret, comme témoigne cette
    citation des élus et des maires d’Algérie de 1908   «Considérant que
    l’instruction des indigènes fait courir à l’Algérie un véritable péril,
    tant au point de vue économique qu’au point de vue du peuplement
    français, les maires d’Algérie émettent le vœu que l’instruction
    primaire des indigènes soit supprimée. »  Cette politique de
    marginalisation de l’indigène algérien a creusé un fossé entre Français
    et Algérien soit un échec total à une coexistence pacifique, mais avait
    engendré dans l’esprit de jeunes Algeriens  la naissance d’un 
    nationalisme algérien.

    En plus et pour maintenir davantage la misère du peuple Algérien,
    l’administration coloniale française avait adopté le principe d’une
    fiscalité coloniale au nom du sacrifice consenti par la France pour lui
    assurer la tranquillité et la sécurité. Par ce principe, le pouvoir
    colonial institua l’impôt de capitation qui est une forme de
    contribution obligatoire que les peuples colonisés devaient verser au
    colonisateur, pour assurer le financement de leur domination.

    Cette fiscalité ne tient pas compte de la situation des populations
    indigènes. L’impôt eut des effets traumatisants sur les populations,
    c’est dire la lourdeur des soucis financiers auxquels avait pu être
    confronté la communauté indigène quand elle devait verser l’intégralité
    des sommes dues au fisc.

    Ces l’impôts de capitation étaient obligatoire et réguliers (sous
    peine de saisie ou d’emprisonnement). Le manquement à l’impôt est perçu
    par l’administration comme un indice de résistance à son autorité, et le
    recouvrement de l’impôt s’accompagnait souvent de violences physiques
    et d’humiliations de la part de l’autorité coloniale et de s’assurer
    qu’elles ont épuisé leur faculté de résistance.

    C’est ce qui s’est passé pour l’Algérie, durant 132 Années de colonisation !!!!!!.

    L’autre crime français est d’avoir peuplé Algérie par le pire
    ramassis, le pire déchet et la lie de l’Europe parmi eux, juste un reste
    de la racaille de l’humanité (c’est à peine une insulte) en accordant
    la nationalité française et en faisant des citoyens au dessus des
    autres. Seulement parce qu’ils étaient européens et dont très peu
    étaient français contrairement à ce qu’on croit.

    C’est donc, à la base, une entreprise raciste qui a commencé à se
    réaliser moins de 50 ans après la révolution française devenue pourtant
    le fondement de l’ordre social.

    Sans oublier d’ajouter à la politique de la terre brûlée responsable
    des famines et des maladies, le général Bugeaud mentor de cette
    politique disait « « Le but n’est pas de courir après les
    Arabes, ce qui est fort inutile ; il est d’empêcher les Arabes de semer,
    de récolter, de pâturer, […] de jouir de leurs champs […]. Allez tous
    les ans leur brûler leurs récoltes […], ou bien exterminez-les jusqu’au
    dernier.»

    « Si ces gredins se retirent dans leurs cavernes, imitez Cavaignac aux Sbéhas ! Fumez-les à outrance comme des renards. »

    Voila les paroles d’un grand général civilisateur qui avait fait sa
    grande guerre aux paysans Arabes, sans Armes, un véritable criminel à la
    Pol Pot. Je pense qu’un général Nazi n’aurait pas fait mieux, nous
    voyons ainsi que le sang versé par la soldatesque française en Algérie
    est infiniment très abondant, Ils ont continué l’oeuvre de ces brutes
    sanguinaires en chantant la mission civilisatrice et maintenant on nous
    dit il n’y a pas de quoi crier au génocide de masse.

    La population algérienne perdit plus d’un million de personnes cinquante ans après l’invasion.

    Hamdoullah, c’est donc bien une bénédiction que les Algériens n’aient pas été exterminée !

    Je ne vois pas l’intérêt de glorifier la politique de colonisation en
    tant que politique de civilisation et de développement des populations
    autochtones alors que les résultats à l’indépendance des pays colonisés
    étaient souvent trop maigres.

    Au départ des colons, certains barrages ont  été  asséchés afin que
    les populations avoisinantes ne puissent pas avoir de l’Eau, dans les
    centres urbains les centrales électriques ont été sabotées, pour une
    coupure générale de l’électricité. Même les hôpitaux ont été privés de
    cette énergie pendant plusieurs jours. Sans oublier que les hordes OAS
    et Harkis, avaient entrepris des opérations de nettoyage, l’uns brûlés
    tous sur leur passage et les autres déguisés en Moudjahidine du FLN,
    semaient la terreur afin de les imputés sur ce dernier.

    Il y a toujours des gens qui viennent pour  faire croire que
    l’Algérie en 1962 avait le niveau de développement d’un pays
    industrialisé.

    Ce qui est totalement faux.

    Par ailleurs il serait assez important de citer les écrits d’Hubertine Auclert (Militante
    féministe) qui nous offrent un champ large d’investigation, des
    discours coloniaux, et les politiques de l’identité dans l’Algérie
    française, elle décrivit : « Pour
    les étrangers, les fonctionnaires, les Israélites, les colons, les
    trafiquants, l’Arabe, moins considéré que ses moutons, est fait pour
    être écrasé. Le refouler dans le désert pour s’emparer de ce qu’on ne
    lui a pas encore pris, tel est le rêve. Les Français algériens, qui ont
    déclaré que le fanatisme rendait les Arabes incivilisables, s’obstinent à
    ne rien tenter pour les tirer de l’ignorance, si favorable à
    l’exploitation et à la domination
     ».

    La colonisation faite au nom du droit du plus fort, et protégés par
    une armée conquérante, venue civiliser des barbares, le peuple algérien
    vaincu a vu sa société se disloquer et soumise au régime du talon de
    fer. Cette annexion brutale et injuste a fait dire à Anatole France : «La France a, pendant 70 ans, dépouillé, chassé, traqué les Arabes, pour peupler l’Algérie d’Italiens et d’Espagnols.» 

    A aucun moment Tocqueville ne remet en cause la légitimité de la
    conquête de l’Algérie. Mais au fond de lui, il était convaincu que le
    peuple algérien n’allait pas se laisser faire.

    « L’Algérie deviendrait,
    tôt ou tard, croyez-le, un champs clos, une arène murée, où les deux
    peuples devraient combattre sans merci, et où l’un des deux devrait
    mourir. Dieu écarte de nous, Messieurs, une telle destiné
    »

    L’histoire la vraie retiendra que le Peuple Algérien soumis s’est
    révolté et a vaincu un Colonisateur soutenu par l’Alliance Atlantique,
    ces Algériens ont soufferts dans leur chair, dans leur mémoire et
    surtout dans leur culture. La tristesse et les remords devant les
    nombreux crimes perpétrés hier par l’armée française au nom des valeurs
    républicaines, des droits de l’homme ne concernent en rien les
    Algériens, la France officielle persiste à croire que massacrer les
    peuples colonisés fut un bienfait pour la civilisation. Oser mettre en
    symétrie le colonialisme et les bienfaits, c’est essayé de se faire une
    virginité.

    Le passé ne peut pas être changé, et les regrets peuvent être pris à
    l’excès, la France a été militairement battue en Algérie, Le
    colonisateur avec sa mission civilisatrice avait perdu moralement et
    avait été chassé physiquement. 

    Au fond, c’est la seule chose qui importe de retenir ici.

    En final, ce que je retiendrai en tant qu’Algérien, c’est que mes
    grands-pères n’ont nullement cédés à la prétendue mission civilisatrice
    du colonisateur, qu’ils sont arrivés à créer en dépit de la
    colonisation, une nation de résistances, qu’ils sont arrivés en fin de
    compte à vaincre militairement l’Armée Française dont ces stratèges bien
    pensance n’ont jamais divulgués les pertes et les dégâts subies, que
    les Colons ont été humiliés moralement, puisque tout comme leurs
    précurseurs arrivés avec une simple valise et quelques effets
    vestimentaires, sont repartis dans la précipitation avec une simple
    valise et quelques effets vestimentaires, certains ont oublié leur pipe,
    leur béret et leur chapeau, leur femmes sont partis sans maquillage,
    donc la France a bel et bien été physiquement chassée de l’Algérie.

    Le peuple Algérien n’est pas mort, il est bien libre, une liberté acquise chèrement  et cela mérite d’être bravement salué

     

     

     

  • Relations Algérie/France: Une visite ratée, déformée et parodiée !

    Lors de sa visite en Algérie, le président
    français a préféré parler d’«immigration choisie» et de projets
    d’«incubateurs
    high tech
    » franco-algériens. Le président a aussi évoqué la création de
    «studios
    de cinéma
    » pour favoriser la créativité de la jeunesse algérienne.

    Ah oui, également, une commission
    d’historiens des deux pays, qui sera chargée d’élaborer l’histoire de la
    colonisation à partir des archives de l’un et l’autre pays.

    Des formules à l’emporte pièce et
    uniquement pour la  galerie, avec
    toujours le vide sidéral au niveau de l’action. il y aurait trop à dire sur
    tout cela, je me contenterai de deux observations, liées à ce voyage en
    Algérie. La première sur la création « d’une commission mixte d’historiens
    ». Cette initiative est une concession inutile qui ne nous (Algériens) voudra
    que des humiliations supplémentaires.

    Quel besoin en avons-nous de la France ?

    Et quels besoins, autres que
    politiciens, en ont les Français de l’Algérie ?

    Même s’il restait encore quelques
    archives à explorer, la colonisation de l’Algérie est aujourd’hui suffisamment
    documentée. Je parie que dans les mois et peut-être les années qui suivront,
    cette commission distillera, à destination des algériens, un lent poison de
    polémiques et de débats que nous devrons boire jusqu’à la lie.

    Cette commission pourra-t-elle
    dire aux uns et autres que formellement la colonisation était un crime en soi,
    quelque que soit ses motifs ?

    Cette commission pourra-t-elle
    dire que le système colonial avait poussé inexorablement
    les Algériens à la déchéance, la famine et les épidémies.
    C’est dire que
    Algériens et Français, ne dansent pas sur le même registre d’attribution. Les
    deux intentions sont diamétralement opposées.

    La deuxième observation c’était
    de voir le président Français passé nouvellement un cran en expliquant aux
    Algériens ce qu’ils savaient déjà, alors renier et garder sous silence encore
    une fois de plus, les crimes de la colonisation, c’est se donner le droit de
    dire quand commence l’histoire et quand elle finit. La guerre a été perdue par la France. C’est acté.

    Mais le Président Français a franchi un pas
    important en parlant «d’une histoire
    d’amour
    » entre la France
    et l’Algérie, il nous commente le futur dans une espèce d’élan mystique, pour
    demander  à la jeunesse Algérienne d’oublier
    le passé, d’aimer un peu plus la
    France et que tous les Français leur doivent solidarité par
    amour éperdu pour l’humanité, la démocratie, les valeurs, enfin tous ces
    balivernes qui font l’ordinaire du blabla pour le reste du monde.

    Pas grave, suffira de faire semblant. Il en
    profitera pour offrir des nouvelles opportunités à la jeunesse algérienne, des
    visas, des incubateurs en faisant la promotion d’une immigration choisie en
    privilégiant ceux qui ont fait de hautes études. Un petit coup de pommade au
    passage, ça c’est davantage pour la politique de la France envers l’Algérie.

    Certes la France est un pays important, mais l’Algérie
    l’est également L’Algérie reste, en revanche, la clef de l’Afrique. Enfin et
    surtout, l’Algérie n’est plus colonisée, après 132 ans le peuple Algérien n’est
    pas mort, il est bien libre, une liberté acquise chèrement et cela mérite
    d’être bravement et fièrement dite.

    Sûrement, il faut normaliser nos rapports avec la France, mais ça ne passe
    pas et depuis des années la presse française ne cesse d’accuser l’immigration
    (surtout Algérienne) de tous les maux, de l’insulter quotidiennement, d’exiger
    son expulsion catégorique et plus encore 
    d’exiger la reconnaissance des bienfait de la colonisation pour avoir
    construit un pays qui n’existait pas (routes,
    voies ferrées, barrages, aéroports, ports, infrastructures, écoles, etc
    .).         

    Regardons déjà la France, longtemps, les
    actes anti-musulmans se sont résumés à des  
    violences physiques qui se multiplient, ainsi qu’à des  attaques à des lieux de culte musulman,
    toutes ces victimes suscitent compassion a
    minima
    chez les politiques et indifférence dans les médias, donc il n’y a
    pas de quoi donné des leçons en matière de haine et de mépris.

    La
    France l’a démontré par une presse conventionnée, que l’anti-algérien
    trouve sa source dans cette vieille « blessure d’orgueil » dont
    certains ne parviennent pas à se départir. Certains veulent se convaincre que
    l’Algérie restera un valet à l’ancien colonisateur, mais l’Algérie dans le
    monde et dans ses rapports avec d’autres pays se porte bien, après soixante
    année d’indépendance, l’Algérie d’aujourd’hui est en droit de condamner la
    colonisation Française et elle est en mesure de revendiquer tous ses droits
    dans la restitution des richesses spoliés et transférer en France.

    Aujourd’hui la France  veut « renforcer » le
    partenariat avec l’Algérie ?                                  

    Oui à
    un partenariat de gagnant-gagnant à l’image des relations
    italo-algériennes qui sont ce que devraient être les relations
    algéro-françaises : coopération, transfert de technologie et
    investissement à tous les niveaux. Plus de 200 entreprises italiennes
    travaillent en Algérie, contrairement à certaines entreprises françaises moins
    compétitives par manque d’investissement en sol algérien, deux entreprises
    françaises (Suez et RATP) ont vu leurs contrats non renouvelés et certaines,
    ont plier bagages, comme Alsthom, Crédit agricole, Société Générale et BNP. Ces
    derniers refusaient de réinvestisser dans le pays une partie de leurs
    bénéfices.

    Il faut noter que les entreprises françaises
    travaillant en Algérie savent qu’être là c’est juste pour vendre un produit et
    encaisser des marges, c’est plus facile. Alors que l’Algérie veut une approche
    globale comprenant par exemple du transfert de compétences, de l’assistance à
    l’installation et du support. L’Algérie veut du transfert de technologie et les
    parties françaises n’ont pas l’envie de transmettre.

    Aujourd’hui l’Algérie et sa jeunesse refusent et
    rejettent les valeurs dégénérées qui inculquent 
    dans les écoles primaires qu’un homme peut bien être «enceinte»
    de son mari et qu’il s’agit là de l’un des plus beaux progrès de l’humanité ou
    encore cette volonté diabolique de diviser, cette culture de mort que l’Occident
    ne cesse de répandre partout.  

    On a vu plus récemment le président français ouvrir
    joyeusement les bras à toute une jeunesse algérienne qui faisait retentir les
    rues d’Oran de slogans (On.Two.Three Viva l’Algerie) peu agréables
    vis-à-vis de la France
    qui finit tout de même par se rendre compte que NON, le jeunesse algérienne n’acclamait pas une distribution de
    visas.

    La
    Dame France, avec ces dirigeants politiques, ses médias et
    ses sinistres polémistes, artisans de la division et de la haine souscrit
    fortement à ces billevesées, ainsi nous méprisons cette hypocrisie, ces
    indignations calculées,  qui aujourd’hui,
    dans ces organes de presse se font plaisir avec des clichés déformés,  et
    toutes ces déclarations et actions en la matière sont donc purement racistes,
    et visent principalement à tenter de faire oublier les très longues années de colonisations
    et de spoliations et dépouillement  des
    richesses, les Français doivent savoir que les intérêts de l’Algérie ne sont
    pas les intérêts de la France.  

    Pour conclure et être plus clair, je donne tort à
    la France dont
    sa relation avec l’Algérie par manque de maintien, de tenue et surtout pour un
    orgueil colonial versé dans l’obscénité. La suprématie de cette civilisation en
    voie de pourrissement et son lot de valeurs inversées se trouvent, pour la
    première fois, frontalement contestées.

    L’immigration ou je dirais les musulmans de
    France,ont largement eu le temps de constater, durant ces deux dernières années,
    à quoi ressemble une société de l’inclusion, du vivre ensemble et de l’égalité,
    une société qui érige le «droit à la différence» comme repère
    d’une   civilisation occidentale, c’est
    dire d’une population vidée de sa matière par un lavage de cerveau continu, qui
    les fait maintenir dans un monde virtuel, le reste du monde, en gros 80% de
    l’humanité, regarde ce monde occidental de plus en plus avec une immense
    perplexité !

    L’Algérie affirme haut et fort que son peuple
    refuse de cautionner les positions idéologiques à sens unique et chaque pays
    défend ses intérêts. C’est ainsi que l’Algérie vient de décider mettre la
    langue française à la porte de nos Ecoles.

     

  • Le Président Français en Algérie, juste une belle affiche !

    S’agit-il d’une visite de travail
    ou seulement une visite de courtoisie, sans être un fin politique il me semble
    que c’est plutôt une visite de courtoisie, une sorte de revue des effectifs du
    président d’une entité coloniale, accompagné fortement de médias aux canards de
    causettes et déchaînés contre une Algérie 
    qui n’existe pas et il leurs reste la hargne, les insultes, les concours
    entre eux à s’exciter sur leurs slogans …

    Ouf ! J’attends l’invitation au président avec le bain de foule
    dans les rues d’Alger pour un chantage aux visas par une démonstration de breakdance et par des explications
    profondes moralistes des  propos sur la
    « rente mémorielle » exploitée par le « système
    politico-militaire
     » algérien depuis 1962, la « haine
    de la France
     »
    et ses interrogations sur l’existence d’une nation algérienne avant la
    colonisation qui avait consommé la rupture 
    entre les deux pays.

    Le Président Français aura beau
    faire sa repentance en regrettant ses outrances passées et jurer que son
    deuxième mandat lui fera voir plus clair la question Algérienne, cependant aux
    yeux du peuple Algérien il ne sera pas crédible dans sa soutane toute neuve.
    Car personne ne peut croire une seconde que les Français nostalgiques qui font
    les beaux dans les médias et nous insultent actuellement impunément, il parait
    que c’est le bon sens colonial.

    Il y a deux piliers dans les
    relations d’Etat à Etat : le rapport de force et la confiance ou la fiabilité. Alors
    dans cette relation entre la
    France et l’Algérie, c’est qui le chef, qui domine l’autre,
    qui a besoin de l’autre ?

    Car la fiabilité de la France dicté par d’autres
    priorités, de la guerre en Ukraine à la sécurité du Sahel, de l’UE, de
    l’occident en général vient d’en prendre un coup sérieux. En devenant un
    satellite assumé, revendiqué même des Américains la France a tout perdu La France donna dans cette
    affaire l’impression fâcheuse de s’être mise à la remorque de Washington et de
    Berlin. Bref, le déclassement ceci en l’occurrence ne préoccupe guère l’Algérie.
    Mais après tout Alger vaut bien un détour où le Président Français souhaite disposer
    que quelques fructueux placements gaziers et pétroliers qui le préoccupent. Et
    à juste raison l’hiver sera rude mais ce n’est pas bon pour la confiance et le
    business.

    De toute façon il faut être réaliste, la France vieillie et
    impotente, bloquée par l’obsession coloniale nostalgique et l’Algérie n’ont
    plus rien à se dire, n’ont plus rien en commun et enfin n’ont plus rien à faire
    dans le partenariat. Il n’y a aucune entente possible entre cette France pro
    mondialiste et l’Algérie anti-mondialiste. Depuis 1962, l’Algérie avait compris
    que le partenariat avec la
    France était juste une comédie ou l’on trouve plus de
    tartufes que de Molières.

    Officiellement, pour le président
    français, l’ambition affichée est d’ouvrir « une nouvelle page d’avenir »
    dans les relations franco-algériennes, comme déjà annoncé lors de son premier
    déplacement à Alger, en décembre 2017, donc les solutions envisagées et
    proposées par la France
    justes des « Tirs à arc » qui seront vouées à rester inopérantes tant
    que la France sans
    des postures morales ne tiendra pas compte des desiderata du peuple Algérien.

    On revient au point de départ !

    J’avais cru que dans la guerre en
    Ukraine, fondamentalement la
    France saurait se rapprocher un tant soit peu du camp africain,
    cependant  désormais je suis sure que ce
    ne sera jamais le cas et cela va avoir des effets boomerangs. Par cynisme, je
    ne veux pas que nous entrions dans une rupture diplomatique avec la France et toutes des manœuvres
    politiciennes et médiatiques des français nous y mènent, certains algériens
    s’interrogeaient sur les justifications de la venue du grand rabbin de France Chaim
    Corsia
    ,  pourtant la France n’est pas juive,
    sauf peut être que sa profondeur religieuse est une inspiration pour les
    français qui voudront sortir de leurs bigoteries. Il y a des formes d’ingérence
    sur lesquelles on ne crache pas. Au point où on en est !

    Contrairement à l’atmosphère de
    bourrage de crâne de tous les organes de communication, en pratique, et pour le
    moment encore, l’Algérie continue de faire la course en tête, que ce soit
    politiquement, militairement, économiquement etc.

    Alger adhère à la nécessité de la
    reconnaissance et de l’apologie des crimes par la France, tandis que Paris
    rejette la logique de l’apologie, notons à ce titre l’intransigeance de la
    partie française et de sa réticence à prendre des mesures concrètes et
    sérieuses, notamment en ce qui concerne la question des archives et des
    indemnisations liées aux essais nucléaires et le reste des dossiers liés à la
    mémoire. Et c’est un faux calcul et une immoralité.

    Les deux pays l’Algérie et la France ne sont pas à juger
    sur un même pied d’égalité, l’un était l’agresseur et l’autre agressé, l’un était
    l’offenseur et l’autre défenseur, enfin si une édification et un avenir
    meilleur dans les relations entre les deux pays, il faudrait peut être savoir à
    se faire pardonner l’un à l’autre et à dialoguer sur un même pied d’égalité, nous
    devrions connaître notre histoire, nos cultures, notre identité, nous serons
    forts, c’est un choix sociétal auquel nous devons faire face c’est-à-dire le
    voeu d’une vie meilleure.

    Aujourd’hui la France pays en ruine, pays surendetté, (Dette par
    habitant 2021=48.605 €) ne devrait
    en aucun cas intéressé l’Algérie, une absence de relation suffirait pour exiger
    un examen de conscience car pour le peuple Algérien la question mémorielle
    reste le point culminant dans les relations Algéro-Française, lorsque on sait
    que le  système colonial étant par essence raciste, il ne pouvait que
    conduire à l’extinction de la culture du colonisé, au vue d’une coopération
    versée à la résurgence de la nostalgie coloniale.  

    Pourtant, l’apurement du contentieux fera du côté
    des nostalgiques français la fin de la «Guerre d’Algérie» dans
    une histoire apaisée et que du côté, Algérien, de la même manière, dans
    l’apaisement, c’est essentiel pour la société algérienne d’avoir la possibilité
    de jeter un regard sur son passé à travers la restitution des biens et
    richesses spoliés et surtout une indépendance nationale accomplie. Sans faire
    du fondamentalisme exemplatif, j’estime à juste titre que l’Histoire ne s’écrit
    pas à sens unique et c’est juste un simple constat !!!!!!

    Conclusion faut-il encore rappeler que l’Algérie
    n’a jamais été industrialisé, les colonisés n’ont jamais été modernes. Ils ont
    juste volé ses richesses naturelles pendant plus de 132 années de colonisation,
    richesses qui avaient permis à la
    France d’être un pays industriel, et aujourd’hui la France se présente de
    nouveau en Algérie pour nous vendre du Vin Français, du Camembert, des pommes,
    des règles du droit aux Mariages pour tous et surtout sa délinquance.

    Aujourd’hui pour l’ensemble des Algériens il est
    arrive qu’ici et là soit évoquée le «crime pour
    l’humanité
    » pour en traiter, notamment la
    colonisation, il serait important que les descendants des victimes devraient
    exiger l’ouverture de dossiers de spoliation, réclamer par exemple des
    réparations, des indemnisations du type de celles que l’Allemagne a apportées
    après le nazisme.

    L’histoire la vraie retiendra que le Peuple
    Algérien soumis s’est révolté et a vaincu un Colonisateur soutenu par
    l’Alliance Atlantique, ces Algériens ont soufferts dans leur chair, dans leur
    mémoire et surtout dans leur culture. La tristesse et les remords devant les
    nombreux crimes perpétrés hier par l’armée française au nom des valeurs
    républicaines, des droits de l’homme ne concernent en rien les Algériens, la France officielle persiste
    à croire que massacrer les peuples colonisés fut un bienfait pour la
    civilisation. Oser mettre en symétrie le colonialisme et les bienfaits, c’est
    essayé de se faire une virginité.

    Le passé ne peut pas être changé, et les regrets
    peuvent être pris à l’excès, la
    France a été militairement battue en Algérie, Le colonisateur
    avec sa mission civilisatrice avait perdu moralement et avait été chassé
    physiquement.  Au fond, c’est la seule chose qui importe de retenir ici.
     

    En final, ce que je retiendrai en tant qu’Algérien,
    c’est que mes grands-pères n’ont nullement cédés à la prétendue mission
    civilisatrice du colonisateur, qu’ils sont arrivés à créer en dépit de la
    colonisation, une nation de résistances, qu’ils sont arrivés en fin de compte à
    vaincre militairement l’Armée Française dont ces stratèges bien pensance n’ont
    jamais divulgués les pertes et les dégâts subies, que les Colons ont été
    humiliés moralement, puisque tout comme leurs précurseurs arrivés avec une
    simple valise et quelques effets vestimentaires, sont repartis dans la
    précipitation avec une simple valise et quelques effets vestimentaires,
    certains ont oublié leur pipe, leur béret et leur chapeau, leur femmes sont
    partis sans maquillage, donc la
    France a bel et bien été physiquement chassée de l’Algérie. Aujourd’hui
    pour l’ensemble des Algériens il est arrive qu’ici et là soit évoquée le «crime
    pour l’humanité
    » pour en traiter, notamment la
    colonisation, il serait important que les descendants des victimes devraient
    exiger l’ouverture de dossiers de spoliation, réclamer par exemple des
    réparations, des indemnisations du type de celles que l’Allemagne a apportées
    après le nazisme.

    L’histoire la vraie retiendra que le Peuple
    Algérien soumis s’est révolté et a vaincu un Colonisateur soutenu par
    l’Alliance Atlantique, ces Algériens ont soufferts dans leur chair, dans leur
    mémoire et surtout dans leur culture. La tristesse et les remords devant les
    nombreux crimes perpétrés hier par l’armée française au nom des valeurs
    républicaines, des droits de l’homme ne concernent en rien les Algériens, la France officielle persiste
    à croire que massacrer les peuples colonisés fut un bienfait pour la
    civilisation. Oser mettre en symétrie le colonialisme et les bienfaits, c’est
    essayé de se faire une virginité.

    Le passé ne peut pas être changé, et les regrets
    peuvent être pris à l’excès, la
    France a été militairement battue en Algérie, Le colonisateur
    avec sa mission civilisatrice avait perdu moralement et avait été chassé
    physiquement.  Au fond, c’est la seule chose qui importe de retenir ici.
     Nous les Algériens sommes chez nous.. Nous avons notre histoire et notre
    culture propre à notre seul pays, Algérie.

    En final, ce que je retiendrai en tant
    qu’Algérien, c’est que mes grands-pères n’ont nullement cédés à la prétendue
    mission civilisatrice du colonisateur, qu’ils sont arrivés à créer en dépit de
    la colonisation, une nation de résistances, qu’ils sont arrivés en fin de
    compte à vaincre militairement l’Armée Française dont ces stratèges bien
    pensance n’ont jamais divulgués les pertes et les dégâts subies, que les Colons
    ont été humiliés moralement, puisque tout comme leurs précurseurs arrivés avec
    une simple valise et quelques effets vestimentaires, sont repartis dans la
    précipitation avec une simple valise et quelques effets vestimentaires,
    certains ont oublié leur pipe, leur béret et leur chapeau, leur femmes sont
    partis sans maquillage, donc la
    France a bel et bien été physiquement chassée de l’Algérie. C’est
    la vérité historique.

    Gageons juste que le Président Français n’aura
    pas oublié de téléphoner à son protégé Mohamed VI du Maroc pour lui faire son
    compte rendu et peut-être lui passer le bonjour de l’Algérie.

  • Face aux menaces d’invasions, l’Algérie refuse l’usage de la force contre le Maroc!!

    En effet, le réel est une chose
    difficile à admettre, difficile et parfois insupportable, alors certains
    inventent des fables et des mythologies pour échapper à une réalité qu’ils ne
    supportent pas. Faire la guerre à l’Algérie est le fruit de cette imagination
    délirante dont le but pour les sujets du Makhzen n’est autre que de se
    débarrasser des Algériens, il faut effacer l’histoire pour la réécrire et se
    l’approprier complètement. C’est une attaque de plus contre des Algériens, au
    nom du Makhzen et de sa folie.

    En bref, méfiez-vous de ces
    nouveaux bantoustans sujets du Makhzen, pour eux, il est plus facile de mentir,
    d’inciter à la haine, de ne présenter qu’un point de vue sous un vernis
    d’impartialité, de chercher l’originalité plutôt que la vérité, et finalement
    d’être malhonnête.

    Et c’est le cas d’un religieux prédicateur
    chef d’un Parti Islamiste de service au Palais Royal Marocain, qui avait
    appelé, dans une interview télévisée, le roi Mohammed VI à ordonner à son
    peuple de marcher sur Béchar et Tindouf, villes Algériennes dans une sorte de
    déclaration de guerre. Ce triste personnage à l’habitude de passer au appel de
    haine avec une argumentation nettement supérieure à ses élucubrations ignares.

    Les propos du leader islamiste
    marocain semblent oublier que l’histoire du royaume reste liée à une tribu
    berbère des Awerba, D’après
    l’historien Ibn Khaldoun, les Awerba
    seraient originaires des Aurès. Leur migration et leur implantation vers Volubilis,
    seraient liées à une affinité avec leur culture romaine. En 788, les Awerba convertis désormais à l’Islam,
    ils sont les premiers à reconnaître comme imam Moulay Idriss et fonde les
    prémices de l’état marocain.

    Combien effrayantes sont les malédictions que le Makhzen
    fait reposer sur ses fidèles ! Outre la frénésie fanatique, qui est aussi
    dangereuse pour l’homme que la peur de l’eau pour le chat, on y trouve une
    terrible apathie fataliste. Ces religieux Islamistes sujets aveugles du Makhzen
    sont dans l’erreur, dans l’erreur la plus absolue, la plus complète. Le
    sentiment de discrimination, de dépossession, de haine et d’inquiétude, ce ne
    sont pas les religieux qui le ressentent, mais bien ceux qui les écoutent et
    doivent continuer à le faire. Après tout, si le discours est suffisamment long,
    qui va se donner la peine de vérifier les affirmations, et de relever les
    contradictions ?

    Comme on le voit à chaque étape, que les gogos
    religieux islamistes habituels s’excitent autour du discours royal que leur
    brandit le Makhzen, rien d’étonnant, mais le simplisme, la hargne et la volonté
    de nuire à l’Algérie, sont leurs guides. Mais, ce qui est grave est le rôle du
    Makhzen pour les gogos, ici est une imposture, le Maroc sera vraiment la Lumière du monde, et ce
    sera magnifique ! Il faut croire les sujets du Makhzen « tout
    est bon
     » pour exciter à la subversion, frustrées par leur échecs à
    répétition, ils pourraient se donner quelques limites de dignité.

    Heureusement que la ridicule fetwa ne tue pas mais
    néfaste pour notre pays et à rappeler les priorités indispensables à la sûreté du
    peuple et du territoire  de ce pays? 

    Depuis son indépendance en 1962, l’Algérie a posé
    la non-intervention comme l’un de ses piliers fondamentaux. L’article 26 des
    Constitutions établit que «l’Algérie se défend de recourir à la guerre
    pour porter atteinte à la souveraineté légitime et à la liberté d’autres
    peuples. Elle s’efforce de régler les différends internationaux par des moyens
    pacifiques
    »

    Tout en se refusant  tout volontarisme à l’extérieur, l’Algérie
    s’impose une grande réactivité à l’intérieur, dédaignant l’offensive, elle est
    contrainte à une attitude défensive. Elle reste fidèle à la non-ingérence
    héritée des leçons de son histoire coloniale. C’est précisément dans cette
    conjonction que s’enracine la doctrine algérienne au refus à l’usage de la
    force.

    Pourtant, en dépit des menaces Marocaines sans
    précédent pesant sur sa sécurité et sa stabilité, l’imperturbable Algérie s’en
    tient à son approche non interventionniste. Plutôt que de recourir à la force
    pour limiter les menaces externes, le gouvernement cherche et approuve une
    résolution des crises par des solutions politiques négociées.

    Face à des menaces externes sans précédent,
    l’Algérie sera peut-être contrainte pour la première fois de se demander si les
    avantages de sa politique claire de non-ingérence et le refus de l’usage de la
    force, ne vont pas finir par se révéler moindres pour sa sécurité sauf que
    l’Algérie n’est pas connue pour être facile à manipuler. En fin de compte, le
    sursaut n’est peut-être pas si loin.

    « Quousque tandem abutere, (Maroc), patientia nostra?»                                                            « Jusqu’à
    quand, Maroc, abuseras-tu de notre patience ? »
      

    C’est tout le problème des originalités
    de la fachosphère du Makhzen. C’est simple et basique donc.

     

  • Algérie : 60 ans d’indépendance sans rente mémorielle !

    Toutes les écoles
    d’anthropologie sociale nous enseignent que le colonialisme d’exploitation    n’aurait du reste jamais perduré, tous les sociétés
    humaines depuis l’aube des temps ont élaboré, sans s’être concertés, une norme
    commune à l’Humanité : la proscription morale et religieuse absolue du fait
    colonial et de l’exploitation humaine avec sa vision sauvant les colonies des
    ténèbres par la colonisation en associant le colonisé au Barbare, un peu plus
    encore du portrait surréaliste du colonisé. Je partage cette certitude sur
    l’exclusivité de refuser, de dénoncer le colonialisme quel que soit sa forme
    qui avait laisser dans la société algérienne une cicatrice jamais refermée, et
    ceci s’explique par le fait qu’il n’y a pas une famille en Algérie qui n’a pas
    un membre de sa famille assassiné par l’occupant français et en général tout
    les gens qui avaient participé à la guerre d’Algérie en garde de grosses
    séquelles psychologiques!

    La France raciste et colonialiste avait pillé toutes les
    richesses de l’Algérie et opérer un génocide de plus de 6 millions d’algériens,
    ceci par évidence reste surtout un crime contre l’humanité perpétré en Algérie et
    pire: La France Coloniale
    à propos de son histoire, a la même honnêteté que la Turquie sur le génocide
    des Arméniens. Ce n’est que ça. Rien d’autre qu’une décadence morale ?  

    C’est exact. Il
    est vraisemblable que l’armée coloniale Française avait cherché à atteindre un
    objectif militaire, et que les chefs militaires ont cru dans l’imaginaire de
    débiles d’exterminer la population indigène. Ce qui est certain, c’est qu’il y
    avait un grand hachis de vies humaines, et que l’armée coloniale Française en
    Algérie qui certainement ne pouvait être sure de son affaire, aurait pu
    s’abstenir d’exterminer toute une population 
    avec des conséquences prévisibles.

    La guerre est
    cruelle par nature et on ne peut pas la faire gentiment. L’armée coloniale
    avait mené une guerre impitoyable et sanguinaire, contre le peuple Algérien
    colonisé, uniquement par esprit de malfaisance. On voulait écraser et terrifier
    l’ennemi, alors que la France
    coloniale n’avait pas été menacée et ne luttait pas pour sa survie.

    Sans refaire toute
    l’histoire la population Algérienne dans la position actuelle a sans aucun
    doute  l’avantage de pouvoir regarder mes
    ennemis en face, l’Algérie  n’a rien à
    voir avec un pays qui ne veut pas d’elle, ni de la France : C’est son droit.
    L’Algérie ignore la France,
    c’est son droit.

    Un peu de culture
    historique permettant de comprendre pourquoi, il est donc singulier de constater
    que la France
    se livre une véritable guerre des mémoires. Le contrôle de la mémoire est un
    instrument entre les mains des officiels français et la presse pour imposer une
    vision officiel de la France
    fraternelle sur les événements de la guerre d’Algérie, l’exemple le plus
    illustrant, le soi-disant massacre d’Oran du 5 Juillet 1962, alors qu’il
    s’agissait d’une manifestation joyeuse de jeunes algériens descendus dans les
    quartier européens qui jusqu’ici leur était interdit. Bien que non armés, ils aient
    subis des tirs des snipers de l’OAS, à partir des balcons et des terrasses des
    immeubles, plus d’une centaine de jeunes ont été assassinés sous les yeux de
    l’Armée Française qui n’est pas intervenue pour protéger les victimes ?

    Les chiffres
    officiels, donnés le 9 juillet, font état de 101 morts, 76 Algériens et 25
    Européens et de 145 blessés, 105 Algériens et 40 Européens. La lecture du
    registre des actes de décès de la mairie d’Oran donne 36 décès Européens (dont
    une femme) dont 9 non identifiés. Ce qui est certain c’est que la France dans son espace
    colonial n’arriver pas à liquider son histoire avec l’Algérie, C’est fatigant
    de lire sans arrêt ces assimilations qui fleurent la haine, le mépris par une
    presse conventionnée en retournant la réalité pour se croire investi d’une
    mission salvatrice. Les médias sont partisans et soutiennent une idéologie
    impérialiste plus qu’ils informent. La fameuse parabole du mensonge répété
    mille fois qui devient une vérité.

    On peut imaginer
    que la foule qui manifestait dans la joie, brusquement agressée, se soit
    laissée probablement  à une chasse des
    membres armés de l’OAS. Les terribles derniers mois vécus sous le feu de l’OAS
    appelaient d’autant plus de vengeance. En tirant sur la foule les membres de
    l’OAS avaient fait preuve d’action criminelle et alors la foule aurait répondu
    comme mécaniquement à la peur qu’avait suscitée la tuerie de l’OAS.

    Pour rappel, il
    faudrait signaler que l’OAS créée par des officiers
    français dissidents de l’armée coloniale, a transformé la ville d’Oran en bain
    de sang pour les civils sans défense, notamment après la signature des accords
    d’Evian et le début de son application, le 19 mars 1962.
    Les
    deux années précédant l’indépendance (1961-1962) sont la période la plus
    sanguinaire dans l’histoire des crimes du colonialisme français dans la ville
    d’Oran, en raison des actions de l’OAS refusant les négociations sur
    l’indépendance de l’Algérie. L’OAS
    a pris Oran comme point d’ancrage essentiel pour elle, la ville d’Oran est
    devenue le théâtre d’opérations d’assassinat et de terrorisme, parfois
    collectives et d’autres individuelles, menées par le sinistre général
    Edmond
    Jouhau
    dirigeant une aventure criminelle.

    Les opérations
    terroristes collectives étaient nombreuses dans la ville d’Oran, notamment
    celles ayant ciblé des algériens où des voitures avec des individus armés
    sillonnaient les rues et tiraient sur les passants de manière anarchique,
    ciblant les civils. Le cas du 11 mai 1962 où 15 femmes, des travailleuses des
    services d’hygiène, ont été tuées en plein centre de la ville, Un événement
    particulièrement traumatisant fut l’explosion simultanée de deux voitures
    piégées, le 28 février 1962, un soir de ramadan, par les éléments de l’OAS sur
    l’esplanade de M’dina Jdida (Tahtaha), qui s’est soldée par la mort de 80 Algériens
    et des dizaines de blessés, laissant derrière eux des scènes horribles de
    « lambeaux » de chair humaine disséminés sur les lieux du massacre, les
    explosions des cuves d’hydrocarbures du port d’Oran, divers attentats ciblaient
    les algériens même dans les cliniques et les hôpitaux,  l’empoisonnement des barrages d’eau, le
    lynchage étant l’une des méthodes d’exécution de l’OAS, sans compter d’autres
    attentats plus atroces les unes que les autres, tous restent l’écho sanglant de
    ce que fut la terreur imposée par l’OAS ainsi que l’image d’une vengeance
    sauvage des Pieds Noirs qui ne voulaient surtout pas laisser les Algériens
    devenir indépendants.

    Oran est l’une des
    villes algériennes où les opérations de l’OAS furent les plus sanglantes ayant
    laissé la région dans un état apocalyptique l’été 1962. Une mémoire bafouée et
    niée dans une ville ravagée depuis des mois par les attentats de l’OAS,  désormais, plus que jamais plastiquages et
    assassinats se succéderont à un rythme d’enfer. De son côté, la population
    algérienne vivait la peur, au jour le jour, dans l’attente d’une délivrance
    aussi proche que certaine. L’OAS dont ses éléments déguisés en Gendarmes, avait
    employé contre la population algérienne toutes les formes d’extermination
    individuelle et collective : lynchages, ratonnades, exécution des malades
    à l’intérieur même des hôpitaux, enlèvements et exécutions des condamnés à mort
    détenus à la prison d’Oran, tirs au mortier 81 et aux grenades à ailettes, tirs
    de snipers à partir des immeubles.

    Par cet attentat,
    l’O.A.S. venait d’atteindre le seuil de l’intolérable et de franchir un nouveau
    pas dans le crime génocidaire organisé qui a dépassé les limites jusque là
    connues de l’horreur, En vérité, on était arrivé au point de non retour. Cet
    attentat meurtrier constitue désormais le levain de haine qui séparera
    irrémédiablement les deux communautés. Le nombre réel des victimes de ce
    carnage ne sera jamais connu. En tout état de cause, les estimations
    officielles avancent le chiffre de 80 morts et de 150 blessés.

    tous ces attentats
    meurtrières ont
    en revanche été escamoté par les Français idéologiquement marqués par la
    défense des pieds-noirs, considérés comme les éternelles victimes du Front de
    libération nationale (FLN), des Arabes, cette mémoire criminelle est restée
    méconnue ou indifférente du côté français.
    Les massacres des
    Algériens entre le 19 Mars et le  Juillet
    1962, doivent assurément être reconnus et éclairés, sans être renvoyer à un
    effacement qui entretient une mémoire meurtrie elle résonne comme un déni de
    souffrance presque aussi terrible que d’être voué à l’indifférence par une
    France qui a bâti son récit colonial en l’héroïsant, elle n’a aucunement
    intérêt à en reparler des actions meurtrières de l’OAS et que dire du bilan
    très lourd d’assassinats d’Algériens par l’OAS durant les années 1961 et 1962,
    sans parler de la destruction  des
    infrastructures techniques (Centrale
    Electricté, station de Radio et Télévision
    ) de la ville de son aéroport et
    de son port ?

    Aucun Historien ou
    journaliste ne semble avoir songé à se rendre en Algérie afin de confronter ses
    sources aux témoignages des Algériens. Dans les travaux actuels des Français, en
    résulte des études tronquées, pleines de fausses interprétations, et
    systématiquement orientées vers la théorie d’après laquelle les pieds-noirs ont
    été obligés de partir, selon la valise ou le cercueil. Or, après deux semaines
    de fuite affolée, les départs des Français d’Oran ralentirent considérablement.
    Dès août,  après la prise en main
    sécuritaire des autorités algériennes, le sentiment de sécurité était
    totalement revenu. En 1965, Oran comptait encore plus de vingt cinq mille
    pieds-noirs.

    Le peuple Algérien
    dans sa globalité  ne pardonnons pas, et
    ne pardonnerons jamais à tous ces ramassis de colons, de pieds noirs très
    mélangée avec Espagnols, Portugais, Italiens, Maltais, même Allemands etc, que
    nous tenons pour des crétins incultes, voleurs et spoliateurs, sans éducation,
    vulgaires et gesticulants, venus en mercenaires pour les pillages passés de nos
    terres de 1830 à 1962. Il faudra impérativement que la France ouvre les archives
    de la guerre d’Algérie, toutes les archives, même les soient disant « secret
    défense
     » qui sont uniquement destinées à cacher l’horreur des
    actes perpétrés par les autorités françaises de l’époque. L’Algérie ne demande
    que la vérité à la France,
    il se trouve aussi que détruire les villes, terroriser massacrer déporter
    n’avait pas rendu la France
    meilleurs.

    Pour le peuple
    Français la connaissance des peuples lointains est limitée aux récits des
    médias, écrits en général dans un contexte colonial et dans un esprit
    d’adhésion au colonialisme, l’histoire du consul souffleté, elle n’est
    qu’anecdotique et destinée aux livres d’images. Les représentations du colonisé
    relayées par la culture populaire, sont imprégnées d’une série de préjugés à
    même de justifier dans l’esprit populaire la présence française coloniale.
    Même, dans leur discours polémique, on retrouve un certain attrait pour la
    production d’images quasi mythiques, ou alors une totale méconnaissance de la
    mentalité des Algériens.

    En
    France, l’anti-algérien trouve sa source dans cette vieille « blessure d’orgueil » dont certains
    ne parviennent pas à se départir. Certains veulent se convaincre que l’Algérie
    restera un valet à l’ancien colonisateur, mais l’Algérie dans le monde et dans
    ses rapports avec d’autres pays   se
    porte bien, après un soixante d’année d’indépendance, l’Algérie d’aujourd’hui
    est en droit de condamner la colonisation Française et elle est en mesure de
    revendiquer tous ses droits dans la restitution des richesses spoliés et
    transférer en France.

    Pourquoi la France traîne-t-elle une
    sorte de mauvaise conscience qui n’est fondée sur rien  une mauvaise conscience qui entretient les
    sales rancœurs d’une classe dirigeante Française incapable, profondément
    nostalgique et cultivant cyniquement les rancoeurs pour s’exonérer de la
    responsabilité des ses immenses spoliations des richesses Algériennes et les crimes
    commis sur la peuples Algérien au nom d’une France fraternelle. Quant à
    l’Algérie d’aujourd’hui, il est à se demander pourquoi continuer de maintenir,
    avec la France,
    cette relation malsaine et encore pour en finir avec ces vieilles citations,
    par exemple France Pays des droits de l’homme qui avait réussi à occulter
    l’infâme. Cela permet de faire oublier leur extraordinaire incurie.  Tout
    est à revoir
    ?

    La cicatrice des crimes est encore fraîche malheureusement, la guerre,
    c’était hier, alors un grand respect et hommages pour tous ces pauvres gens
    morts simplement parce qu’ils étaient des Algériens, des martyrs. Décidément,
    le peuple Algérien, c’est plus que l’Algérie, c’est aussi et d’abord l’Algérie.
    Après Soixante années, le peuple Algérien n’est pas mort, il est bien libre,
    une liberté acquise chèrement et cela mérite d’être  fêté par un 5 Juillet bravement.