Catégorie : Géopolitique

Analyses et décryptages consacrés aux rapports de force internationaux, aux relations entre États et aux grandes évolutions géopolitiques.

  • L’Algérie est née de sa Libération, pas des arbitrages coloniaux.

    L’Algérie est née de sa Libération, pas des arbitrages coloniaux.

    Un media
    marocain a présenté un article consacré aux archives de Vincennes et aux
    événements d’El Arja et de Ksar Ich qui relève d’une opération de communication
    bien rodée : instrumentaliser la complexité des archives coloniales et la
    détresse de quelques exploitants agricoles pour remettre en cause des réalités
    géopolitiques intangibles. Une note parlementaire d’un député colonial
    (Sabattier) n’a jamais représenté un acte juridique ou un traité international.
    C’était un document de travail parlementaire reflétant les débats internes aux
    factions coloniales françaises (certains plaidant pour l’extension de
    l’Algérie, d’autres pour des accords avec le Sultan
    .

    L’auteur s’appuie sur une note de 1886 d’un député français (Sabattier)
    pour affirmer que la France « savait » que ces terres étaient
    marocaines.
    Une note parlementaire d’un député colonial (Sabattier) n’a
    jamais représenté un acte juridique ou un traité international. C’était un
    document de travail parlementaire reflétant les débats internes aux factions
    coloniales françaises (certains plaidant pour l’extension de l’Algérie,
    d’autres pour des accords avec le Sultan

    La
    réouverture récurrente de la question des frontières par la presse marocaine ne
    relève pas de la quête historiographique, mais d’une stratégie d’agitation
    politique. Face à cette tentative d’altération des faits, une mise au point
    ferme et argumentée s’impose

    Une
    idéologie expansionniste dangereuse :
    Cette rhétorique s’inscrit en droite ligne avec la
    vieille doctrine du « Grand Maroc », un projet expansionniste qui a
    historiquement prétendu englober des territoires algériens, mauritaniens et
    sahraouis.

    Une menace
    pour la stabilité régionale :
    Tenter d’entretenir un irrédentisme territorial à
    partir d’archives coloniales tronquées fragilise l’équilibre sécuritaire déjà
    précaire du Maghreb et viole l’esprit de coexistence pacifique entre les
    peuples de la région.

    La narration
    victimaire autour d’El Arja (2021) et de Ksar Ich procède d’un déni des
    réalités sécuritaires frontalières.

    De la
    tolérance unilatérale à la souveraineté :
    Pendant des décennies, l’Algérie a fait preuve d’une
    tolérance de bon voisinage en laissant des agriculteurs marocains accéder de
    fait à des terres situées sur le sol souverain algérien. Une tolérance n’a
    jamais valant droit acquis.

    Impératifs
    de sécurité nationale :
    La décision de fermer l’accès à ces zones s’inscrit dans le cadre de la
    protection des frontières nationales contre la contrebande, les infiltrations
    et le narcotrafic transfrontalier. Tout État souverain possède le droit
    inaliénable de contrôler l’accès à son territoire et d’y appliquer ses lois.

    Rejeter la manipulation de
    l’histoire coloniale et l’inversion des rôles

    Accuser
    l’Algérie de perpétuer une « dépossession coloniale » constitue un contresens
    historique majeur et une provocation inacceptable.                                                                                                      L‘Algérie, fille de ses
    œuvres et de son sang :
    L’Algérie contemporaine n’est pas l’héritière
    passive de « l’Algérie française », mais le fruit d’une Guerre de Libération
    Nationale héroïque qui a arraché son territoire au prix de lourds sacrifices
    dans les limites territorialement établies.                                            Insulte aux luttes anticoloniales : Présenter l’État algérien
    souverain comme un « colonisateur » poursuivant l’œuvre de l’administration
    française de 1886 est une inversion coupable des rôles. Cette dialectique tente
    absurdement de transformer les libérateurs d’hier en oppresseurs d’aujourd’hui
    pour justifier des prétentions territoriales illégitimes.

    Conclusion

    La
    souveraineté de l’Algérie sur l’ensemble de son territoire national n’est ni
    négociable, ni sujette aux interprétations opportunistes de notes
    parlementaires du XIXᵉ siècle. Le respect des traités signés et le strict
    alignement sur le droit international restent les seules voies valables pour
    garantir la sécurité et la stabilité de la région.

    A/Kader Tahri /
    Chroniqueur engagé, observateur inquiet

    « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient
    comme ça. »  

    https://kadertahri.blogspot.com/

     

  • Le voisin qui délire : quand le Makhzen fabrique un procès contre l’Algérie

    Le voisin qui délire : quand le Makhzen fabrique un procès contre l’Algérie

    Il existe un
    vieux métier, aussi cynique qu’éprouvé, qui consiste à fabriquer de toutes
    pièces des épouvantails pour s’ériger ensuite en sauveur de la nation. Jadis,
    cela s’appelait de la propagande grossière. Aujourd’hui, cela se drape sous les
    oripeaux plus élégants d’une « chronique diplomatique ».

    Dans cette
    mise en scène, la Tunisie contemporaine est sommée de renoncer à son âme
    politique et à sa souveraineté pour devenir le théâtre d’un chantage à la
    terreur. Le script est rôdé : le Makhzen dépêche son monarque en chevalier
    blanc un Zorro de pacotille venant déjouer les plans machiavéliques d’un ennemi
    invisible. Ne craignez rien, semble-t-on dire au peuple : Hassan II et Mohamed
    V veillent toujours sur leurs sujets depuis leur position lunaire.

    La fabrique de l’ogre : anatomie d’une manipulation

    À lire une
    certaine presse aux ordres et ses précieux relais éditoriaux, l’Algérie serait
    devenue le monstre hégémonique du Maghreb.

    Chaque prise
    de parole d’Alger cacherait un agenda d’annexion. Chaque déclaration du
    président Algérien annoncerait une invasion imminente. Chaque coopération
    sécuritaire transfrontalière dissimulerait la mise sous tutelle d’un voisin.

    À ce niveau
    de paranoïa orchestrée, on s’étonne presque de ne pas encore voir des soucoupes
    volantes estampillées de l’ANP stationnées au-dessus de Tamanrasset.

    La mécanique
    d’abêtissement est pourtant d’une vulgarité sans nom. On commence par
    caricaturer le parler populaire du président algérien pour dénier toute stature
    d’État à la diplomatie d’Alger. Puis, on instrumentalise une mise en garde
    légitime pour la transformer en « menace existentielle ». On convoque ensuite
    une poignée d’opposants de salon, soigneusement sélectionnés pour fabriquer
    l’illusion d’un consensus. Enfin, le tour de passe-passe s’achève : on
    réinjecte subrepticement le dossier du Sahara occidental véritable névrose
    obsessionnelle du Makhzen et de ses parrains, sommés d’agiter le chiffon rouge
    dès qu’il s’agit d’attaquer l’Algérie.

    Ce n’est
    plus du journalisme, c’est un procès en sorcellerie.

    La géométrie très variable du « droit d’ingérence »

    L’hypocrisie
    atteint ici des sommets d’art contemporain. Les mêmes plumes qui célèbrent
    chaque matin le « droit sacré des puissances » à défendre leurs intérêts vitaux
    découvrent soudain les vertus virginales de la non-ingérence dès lors qu’Alger
    affirme une évidence : l’Algérie ne restera pas spectatrice devant la
    déstabilisation de sa frontière orientale.

    Depuis quand
    une puissance régionale renonce-t-elle à sécuriser son pré carré ?

    Washington
    s’octroie le droit de verrouiller tout le continent américain. Paris défend
    avec les dents les restes de son pré carré africain.

    Ankara projette
    sa puissance militaire de la Méditerranée jusqu’au Caucase. Rabat revendique
    sans vergogne une zone d’influence exclusive du Sahel à l’Atlantique.

    Mais que
    l’Algérie rappelle qu’une implosion de la Tunisie aurait des répercussions
    directes et dramatiques sur sa propre sécurité nationale, et la voilà
    immédiatement traînée dans la boue, taxée d’« empire menaçant ».

    Même comédie
    grotesque concernant la souveraineté tunisienne : voir des chroniqueurs
    habitués à justifier les guerres d’agression, les régimes d’exception, les
    sanctions et les ingérences occidentales se transformer subitement en vierges
    effarouchées et en gardiens du temple de la Convention de Vienne relève de la
    farce. La souveraineté est devenue un principe à géométrie variable : sainte et
    intouchable quand elle sert à frapper Alger, facultative et obsolète le reste
    du temps.

    La réalité du terrain face au théâtre du déni

    Puis vient
    le morceau de bravoure de la propagande, où l’on ose poser la question avec une
    naïveté feinte : « Mais enfin, qui menace la Tunisie ? »

    Comme si le
    Sahel était une station balnéaire pacifiée. Comme si la désintégration de la
    Libye  orchestrée par ces mêmes
    puissances n’avait jamais eu lieu. Comme si la peste terroriste, les trafics
    d’armes lourdes et les réseaux de criminalité transnationale relevaient de la
    science-fiction. Feindre l’ignorance stratégique pour tourner en dérision une
    urgence sécuritaire absolue ne relève plus de la naïveté : c’est une complicité
    idéologique.

    Et pourquoi
    cette fixation systémique sur le Sahara occidental dans un débat sur la
    sécurité tunisienne ? Quel est le rapport ? Aucun. Il s’agit purement et
    simplement de plaquer le logiciel anti-algérien du Makhzen sur n’importe quel
    sujet, d’imposer une grille de lecture unique et d’évacuer soigneusement les
    responsabilités de Rabat dans la déstabilisation régionale. La diplomatie n’est
    plus une analyse des faits : elle est devenue un tribunal fantoche où le
    verdict contre l’Algérie est rédigé avant même l’ouverture de l’audience.

    L’échec d’un logiciel périmé

    Le narratif
    d’une Algérie « isolée », pétrifiée dans la Guerre froide et incapable de lire
    le monde moderne ne tient plus debout. La réalité celle qu’on cherche
    désespérément à masquer  est tout autre :

    1.      Redéploiement
    stratégique :
    L’Algérie
    multiplie et diversifie ses alliances globales, des BRICS aux puissances
    émergentes.

    2.      Ancrage
    africain :
    Elle
    réaffirme sa doctrine de sécurité collective et de co-développement sans
    tutelle néocoloniale.

    3.      Souveraineté
    décisionnelle :
    Elle
    s’impose comme un pivot incontournable dans un monde devenu multipolaire.

    On peut
    contester ces choix, on peut débattre de la méthode. Mais il faut le faire avec
    l’honnêteté des faits, pas avec des contes de fées pour diplomates aux abois. Au
    fond, ces attaques répétées en disent long sur l’impuissance de leurs auteurs.
    Elles révèlent la panique d’un système incapable d’accepter qu’un État
    souverain du Sud refuse de soumettre sa sécurité aux diktats d’un ordre ancien
    ou aux délires d’expansionnisme d’un voisin féodal. L’Algérie n’est pas irréprochable,
    et aucun État ne l’est. Mais réduire sa politique étrangère à des fantasmes
    impériaux relève de la psychiatrie politique. À force de fabriquer des ogres
    pour masquer leurs propres faillites, le Makhzen et ses scribes ne trompent
    plus personne : ce n’est pas l’Algérie qui menace le Maghreb, c’est leur propre
    propagande qui étouffe la vérité.

    A/Kader Tahri /
    Chroniqueur engagé, observateur inquiet

    « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient
    comme ça. »  

    https://kadertahri.blogspot.com/

  • Ceuta ou le grand mensonge : quand les prophètes du déclin oublient le rôle du Maroc :

    Ceuta ou le grand mensonge : quand les prophètes du déclin oublient le rôle du Maroc :

     

    Et si le
    véritable scandale n’était pas l’immigration… mais la manière dont certains
    transforment chaque crise en croisade idéologique ?

    La presse extrême droite de France, qui nous rapporte les évènements de
    Ceuta, personnellement j’estime à juste titre que c’est donc organisé par le
    Maroc, et pas un mot des média occidentaux !
    Ça me semble en effet
    d’autant plus gros que beaucoup sont déjà repartis au Maroc. Ça me rappelle
    beaucoup la « marche verte » vers le Sahara en 1975.

    Mais il ne faut pas fâcher leur ami le roi, les
    riads et vacances à Marrakech ou Essaouira sont en jeu pour ces journalistes

    À les entendre, tout serait limpide. Ceuta ne serait plus une crise
    diplomatique, ni un épisode géopolitique, ni la frontière sous tension de deux
    continents. Non. Pour la presse d’extrême droite française et sa cohorte
    d’éditorialistes en mal de déclin, Ceuta serait la preuve ultime de l’agonie de
    l’Europe, le grand signe précurseur de l’« effondrement civilisationnel
    » prophétisé depuis des décennies.

    Il faut
    reconnaître une constance à cette école du pire : elle transforme chaque
    convulsion du monde en confirmation de ses propres dogmes. Une émeute ? La
    décadence. Une baisse de natalité ? La décadence. Une crise aux frontières ? La
    décadence. Le réel n’est plus analysé ; il est enrôlé.

    À Ceuta,
    lorsque des milliers de personnes prennent d’assaut les grillages en quelques
    heures, les marchands d’apocalypse dégainent immédiatement leurs grands récits.
    Jean Raspail remplace les diplomates, les fantasmes identitaires étouffent
    l’analyse, et la géopolitique s’efface devant la surenchère théâtrale.

    Mais dans ce
    grand spectacle de la peur, une question fondamentale est soigneusement
    étouffée : comment des milliers d’individus atteignent-ils simultanément une
    frontière surarmée sans que l’État qui la borde n’ait orchestré  ou au moins
    toléré un tel mouvement ?

    Le grand silence de la « diplomatie des riads »

    L’histoire a
    pourtant de la mémoire. Cette manœuvre rappelle étrangement la « Marche verte »
    de 1975 vers le Sahara : une instrumentalisation méthodique des masses à des
    fins d’expansion et de pression stratégique. Il s’agit d’un secret de
    Polichinelle : les événements de Ceuta sont téléguidés depuis Rabat. Et pourtant,
    sidérant constat, une grande partie des médias occidentaux brille par son
    silence ou sa retenue déplacée.

    Pourquoi une
    telle pudeur ? Peut-être parce qu’il ne faut pas fâcher le Roi. Pour une
    certaine élite médiatique et politique, les séjours feutrés à Marrakech, les
    invitations dans les riads de luxe et la douceur des vacances à Essaouira
    valent bien quelques aveuglements stratégiques. On préfère taire la
    responsabilité du royaume chérifien plutôt que de gâcher des privilèges
    mondains.

    Lorsqu’il s’agit
    de tirer à boulets rouges sur Bruxelles, les certitudes de nos pamphlétaires
    abondent. Mais lorsqu’il s’agit d’interroger Rabat, les voix se font soudain
    mielleuses ou prudentes. Comme si le régime marocain bénéficiait d’une immunité
    intellectuelle et médiatique totale.

    Le double piège : crise civilisationnelle vs
    aveuglement volontaire

    Pourtant,
    personne n’ignore que le contrôle migratoire est devenu une arme diplomatique
    majeure. Depuis plus de deux décennies, l’Union européenne subventionne l’externalisation
    de ses frontières extérieures auprès de régimes tiers. En déléguant sa
    sécurité, l’Europe a elle-même forgé l’outil de son propre chantage. La
    migration n’est plus seulement une question humaine ou sociale : elle est
    devenue une monnaie d’échange, un levier d’extorsion géopolitique.

    Cette
    réalité dérange deux camps symétriques et tout aussi coupables :

    Les
    prophètes du déclin
    , qui voient
    dans chaque désespéré l’avant-garde d’une prétendue « invasion démographique »
    et exploitent la peur pour nourrir leur fonds de commerce électoral.

    Les aveugles
    volontaires
    , qui
    refusent d’admettre que certains gouvernements autoritaires utilisent
    froidement les flux humains comme de la chair à canon diplomatique dans leurs
    rapports de force avec l’Europe.

    Les uns
    fabriquent une invasion imaginaire ; les autres cultivent une naïveté complice.
    Entre ces deux postures, la vérité étouffe.

    Reprendre le contrôle du réel

    Car enfin,
    de quoi parle-t-on à Ceuta ? D’une frontière que l’Europe a abandonnée à la
    sous-traitance. D’accords cyniques où la souveraineté européenne est bradée
    contre des promesses de garde-chiourme. De gouvernements européens qui financent,
    coopèrent, puis feignent la surprise et l’indignation lorsqu’un partenaire
    décide d’ouvrir le robinet pour obtenir gain de cause sur le plan diplomatique.

    Voilà le
    véritable scandale. Mais ce scandale est bien moins vendeur qu’un sermon
    haineux sur « la mort de l’Occident ».

    Ceuta mérite
    mieux que des mythes préfabriqués. Cette frontière ne raconte pas la fin de la
    civilisation européenne, mais l’incohérence et la lâcheté de sa politique
    étrangère. Elle révèle le piège d’une Union qui délègue ses principes et sa
    sécurité à des partenaires dont les intérêts stratégiques ne sont pas les
    siens.

    Les
    grillages de Ceuta ne séparent pas seulement deux continents. Ils séparent deux
    exigences morales et intellectuelles :

    Celle qui
    réduit chaque crise à une prophétie apocalyptique pour flatter des bas
    instincts.

    Celle qui
    exige de regarder les faits dans toute leur gravité, d’affronter les chantages
    d’où qu’ils viennent et de dénoncer l’hypocrisie des complaisances bourgeoises.

    Entre le
    prophète de malheur et le diplomate endormi, il existe une place urgente :
    celle du citoyen lucide qui refuse de sacrifier la réalité géopolitique sur
    l’autel des mythologies idéologiques ou des renoncements dorés. C’est cette
    place qu’il est temps de réoccuper haut et fort.

    A/Kader Tahri /
    Chroniqueur engagé, observateur inquiet


    « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient
    comme ça. »  

    https://kadertahri.blogspot.com/

  • Les Médias de Masse Occidentaux : le Faux et l’Usage du Faux face au Génocide de Gaza

     

    « Les mass media qui nous conditionnent, loin
    d’élargir les perspectives, les ont rétrécies ou fermées
    . »
    — Maurice
    Genevoix, Bestiaire sans oubli (1971)

    Silence complice et désinformation organisée

    En 2025, alors que le peuple palestinien subit un
    bombardement incessant et une destruction systématique de ses infrastructures,
    la grande majorité des médias occidentaux maintient une posture de silence
    complice ou diffuse un narratif biaisé, aligné sur les intérêts géopolitiques
    de leurs gouvernements.

    Le génocide à Gaza est relégué à la marge de l’actualité, noyé dans des récits
    humanitaires édulcorés ou dans des accusations unilatérales contre les victimes
    elles-mêmes. La manipulation obstinée des émotions est utilisée pour déchaîner
    un remous d’insanité collective, tandis que les crimes de guerre flagrants de
    l’armée israélienne sont minimisés, justifiés, ou passés sous silence..


    Une propagande de guerre assumée

    La situation
    actuelle n’est pas un accident. Elle s’inscrit dans une longue tradition de
    propagande occidentale :

    • Première guerre du Golfe (1991)
    • Invasion de l’Irak (2003)
    • Destruction de la Libye (2011)
    • Guerre en Syrie
    • Narratif unique sur la guerre
      en Ukraine (2022–…)

    À chaque
    fois, les médias mainstream occidentaux ont agi comme relais de communication
    des États et de leurs alliés stratégiques, travestissant la réalité, censurant
    les voix dissidentes, et amplifiant les campagnes de diabolisation.


    Gaza : l’asymétrie militaire occultée

    L’un des angles les plus révélateurs de ce biais est
    l’absence d’analyse sur l’asymétrie flagrante entre les moyens militaires
    israéliens (aviation, artillerie lourde, missiles de précision) et la
    résistance palestinienne, limitée à des armes artisanales et à un réseau de
    tunnels.

    Alors que l’Occident n’hésite pas à invoquer la métaphore « David contre
    Goliath » pour décrire l’Ukraine face à la Russie, il refuse obstinément de
    l’appliquer à Gaza.

    Cette hypocrisie médiatique illustre à quel point l’information n’est plus
    qu’un outil de légitimation politique

    Israël dispose d’une armée suréquipée, d’une aviation
    redoutable et de technologies de pointe, tandis que la résistance palestinienne
    est limitée à des moyens rudimentaires.
    Pourtant, contrairement à l’Ukraine présentée comme « David contre Goliath », Gaza
    n’est jamais décrite sous l’angle de l’asymétrie flagrante
    .
    Cette différence de traitement révèle une hypocrisie structurelle dans la
    couverture médiatique.


    Le double standard médiatique

    Conflit

    Traitement médiatique occidental

    Ce deux poids, deux mesures est une marque de
    fabrique des grands médias alignés.

    La
    couverture médiatique occidentale du conflit à Gaza contraste radicalement avec
    la mobilisation totale des rédactions sur l’Ukraine :

    • En Ukraine : narratif unifié,
      glorification d’un chef d’État, minimisation des crimes de guerre du camp
      allié.
    • À Gaza : invisibilisation des
      victimes civiles, absence de contextualisation historique, absence de
      mention des violations du droit international par Israël.

    Ce
    traitement différencié ne relève pas du hasard : il obéit à une logique
    géopolitique où l’allié stratégique est protégé, coûte que coûte.


    L’Empire du mensonge et ses relais

    Les grands médias sont étroitement connectés aux structures
    d’influence
    : Ces réseaux garantissent un flux constant de narratifs
    uniformisés, présentés comme de l’« information » mais produits dans le cadre
    d’objectifs stratégiques. Les organes médiatiques dominants sont financés,
    influencés ou alimentés par des structures directement liées aux appareils
    étatiques et aux think tanks occidentaux : USAID, NED, Open Society
    Foundations, Omidyar Network, European Endowment for Democracy…

    Cette interconnexion entre pouvoir politique, intérêts économiques et
    production d’« information » crée un système fermé où la vérité est filtrée,
    remodelée ou supprimée.

     


    L’urgence d’une information alternative

    Face à cette propagande, des médias indépendants et
    des journalistes dissidents tentent de rétablir les faits.
    Sur Gaza, ils documentent les bombardements, les crimes de guerre et le nettoyage
    ethnique en cours
    .
    C’est dans ces espaces que la vérité peut encore émerger, loin du filtre
    impérialiste. Face à cette machine à fabriquer du consentement, des médias
    indépendants, des réseaux alternatifs et des journalistes dissidents tentent de
    briser le mur du silence.

    C’est dans ces espaces que peuvent émerger des analyses débarrassées du filtre
    impérialiste, où Gaza est décrite pour ce qu’elle est : le théâtre d’un
    nettoyage ethnique et d’un génocide en temps réel.


    Conclusion

    Le cas de Gaza en 2025 confirme que les médias de
    masse occidentaux
    ne sont pas des observateurs neutres, mais des acteurs
    de la guerre de l’information
    . Le cas de Gaza en 2025 confirme une
    constante : les médias de masse occidentaux ne sont pas des observateurs
    neutres, mais des acteurs engagés dans la guerre de l’information.

    Leur silence, leurs omissions et leur narratif sélectif ne relèvent pas de
    l’incompétence, mais d’un choix politique conscient.

    Dans ce contexte, l’accès à une information libre et pluraliste n’est pas
    seulement une question de liberté de la presse — c’est une question de survie
    pour la vérité.
    Leur silence et leurs omissions relèvent d’un choix politique conscient.
    Dans ce contexte, défendre une presse libre et pluraliste n’est pas une option
    : c’est une nécessité vitale.

    Kader Tahri
    Chroniqueur engagé, observateur inquiet
    « 
    Il faut dire les choses comme elles sont,
    mais refuser qu’elles soient comme ça
    .
    »

    https://kadertahri.blogspot.com/

  • L’antisémitisme, cache-misère d’un génocide télévisé

    C’est à
    cause du génocide qu’Israël se coupe de l’humanité car la majorité de ses
    habitants valide le massacre des Palestiniens.

    Il y a deux sortes de gens :
    ceux qui voient le génocide, et ceux qui voient l’antisémitisme pour ne pas
    voir le génocide.

    Pour les
    génocidaires, le camp d’en face est forcément judéocentré. C’est sûr que de
    voir jour après jour des femmes et des enfants assassinés, un pays entier
    écrasé sous les bombes, ça interroge, ça obsède. Ce qui obsède les êtres humains,
    ce n’est pas les juifs, mais une armée moderne qui procède à un génocide.

     Le conflit
    israélo-palestinien se traduit chez nous en un conflit verbal assez dérisoire,
    mais qui a le mérite de montrer deux choses : qu’il y a une présence
    médiatique israéliste complètement disproportionnée, avec des valeurs
    antirépublicaines et antifrançaises, et une résistance croissante à cette
    occupation

    Alors que les opérations militaires israéliennes ont
    provoqué une destruction massive à Gaza, une partie significative du débat
    public en France se focalise sur l’antisémitisme supposément croissant. Cette
    focalisation fonctionne comme une stratégie d’évitement face aux réalités d’un
    conflit asymétrique, et révèle une crise profonde du discours moral et
    médiatique français.

    Depuis plusieurs mois, les faits sont documentés :
    frappes ciblant des hôpitaux, infrastructures civiles anéanties, famine
    organisée, morts massives parmi les femmes et les enfants. Des centaines
    d’organisations internationales alertent sur ce qui pourrait constituer un
    génocide. Pourtant, en France, le cœur du débat public semble porter ailleurs :
    sur le prétendu regain d’antisémitisme.

    Cette inversion des priorités ne repose pas sur une
    analyse rigoureuse de la situation, mais sur une instrumentalisation
    rhétorique. Elle permet d’éluder la responsabilité politique de l’État
    israélien, de délégitimer la solidarité avec les Palestiniens, et de recadrer
    le débat autour d’un prisme moral unique : la protection d’Israël, quel qu’en
    soit le coût humanitaire.

    Dans ce cadre, toute critique de l’intervention
    militaire israélienne est rapidement soupçonnée d’antisémitisme. Cette
    confusion volontaire entre critique politique du sionisme et haine des juifs
    rend toute discussion sereine impossible. Elle permet surtout d’étouffer toute
    remise en cause du projet colonial israélien et de sa mise en œuvre actuelle à
    Gaza.

    La France, en particulier, souffre d’un climat
    intellectuel dégradé où le soupçon prime sur l’analyse. Un discours critique,
    même modéré, est immédiatement suspecté de complicité avec des idéologies
    extrémistes. Ce réflexe produit un effet paralysant sur les milieux
    universitaires, les rédactions, et les institutions religieuses.

    La disproportion de traitement médiatique est
    évidente. Très peu de médias généralistes français donnent la parole à des
    chercheurs, intellectuels ou témoins palestiniens. À l’inverse, les
    représentants institutionnels pro-israéliens jouissent d’un accès régulier aux
    plateaux télévisés, aux tribunes de grands quotidiens et aux relais politiques.

    Ce déséquilibre n’est pas une simple question
    d’orientation éditoriale. Il révèle un verrouillage idéologique, où la défense
    de la ligne israélienne devient un impératif moral, et toute déviation est
    considérée comme une faute. Il ne s’agit plus d’informer, mais de faire taire.
    Et cette asymétrie contribue à la perte de crédibilité progressive des médias
    dominants.

    Le journal La Croix, historiquement ancré dans
    une tradition catholique, offre un exemple particulièrement révélateur de cette
    difficulté à nommer l’injustice. Dans un article publié récemment, le quotidien
    évoque la « proximité religieuse et historique avec Israël » comme facteur de malaise
    parmi les catholiques, face à la situation dramatique à Gaza.

    Cette formulation, sous couvert de nuance, traduit en
    réalité une difficulté à affronter les contradictions morales. Comment une foi
    fondée sur l’Évangile peut-elle rester neutre face à des crimes contre
    l’humanité ? Comment une proximité historique justifie-t-elle le silence ou la
    prudence, lorsqu’un peuple est broyé sous les bombes ? Ce malaise n’est pas
    moral. Il est politique.

    Le soutien massif de la population israélienne à
    l’offensive militaire actuelle, tel que révélé par plusieurs sondages, pose une
    question de fond : un État peut-il rester moralement légitime lorsqu’il
    cautionne, à grande échelle, l’écrasement d’un autre peuple ? La réponse
    universelle devrait être négative. Or, c’est précisément cette question que
    l’on refuse d’aborder en France.

    En se
    coupant de toute exigence universaliste, Israël adopte une logique de
    séparation radicale : entre ses intérêts et ceux du reste du monde, entre sa
    mémoire et celle des autres, entre son droit à la sécurité et les droits
    fondamentaux des Palestiniens. Il ne s’agit plus de sécurité, mais
    d’effacement.  
    Ils sont
    aujourd’hui littéralement en train de se suicider, ce qui constitue un
    spectacle à la fois gratuit et moral assez réjouissant.

    Mon Dieu, youpi ! 
    Tu peux bien prendre Gaza, la raser pierre après pierre, croire
    qu’en effaçant la carte, tu redessineras l’histoire. Mais c’est une illusion
    pour enfants mal sevrés. Ce chemin-là, une fois emprunté, transforme le
    conquérant en créature de poussière : ce n’est pas la terre qui change,
    c’est la mentalité. Et elle ne connaît que deux issues : la fureur ou la
    folie.

    On t’a vendu l’idée d’un paradis à reconquérir. Un
    mirage. Car si c’était vraiment l’Eden, tu n’attendrais pas un messie pour y
    poser ton trône. Il n’y a pas de paix là où le sol est pavé de mensonges et
    d’exils. Et ceux que tu accuses de voler ta lumière ? Ce ne sont pas des
    ombres étrangères, mais les reflets de ta propre trahison. Des fils perdus,
    grimés en ennemis, que tu préfères haïr plutôt que reconnaître.

    Alors, pour ne pas sombrer, tu t’accroches à une
    vieille promesse, à l’idée qu’un jour viendra un sauveur, un type sans prépuce,
    selon la tradition, surgissant dans les cendres comme une mauvaise fable
    biblique version Disney. On attend la magie, on ferme les yeux sur la
    boucherie, et on continue le conte, en espérant que cette fois, il finira bie
    n.

    Mais les contes ne mentent qu’à ceux qui les écoutent.
    Les autres voient la main derrière le rideau, le sang sous le vernis, et
    comprennent que le royaume n’est pas en danger. Il est déjà tombé.

    L’idée d’un Israël porteur d’un destin exceptionnel,
    moralement inattaquable, est aujourd’hui fragilisée. La destruction de Gaza
    n’est pas seulement une tragédie humaine. Elle marque aussi la faillite d’un
    récit fondateur, celui d’un État-victime devenu à son tour État-perpétrateur.
    Ce basculement historique est encore nié par certains, mais il est visible pour
    quiconque regarde les faits.

    Ce ne sont pas les ennemis d’Israël qui ternissent son
    image. Ce sont ses propres actes, documentés, diffusés, archivés. Aucun
    contrôle médiatique ne pourra à long terme masquer ce que les satellites, les
    ONG, les rapports d’experts, les témoignages locaux ont déjà établi.

    La période que nous vivons n’appelle pas à la
    vengeance, mais à la lucidité. Comme après 1945, lorsque les médias français
    ont dû rendre des comptes sur leur collaboration, un moment de refondation
    morale s’imposera. Pas forcément sous forme de procès ou de sanctions, mais par
    une reconquête de la parole publique, libre, argumentée, courageuse.

    Le discours anti Palestinien n’est pas un simple
    désaccord idéologique. Il est devenu un dispositif d’occultation, de
    disqualification, d’aveuglement. À l’inverse, la défense des Palestiniens ne
    relève pas d’un projet identitaire, mais d’un réflexe éthique élémentaire. Il
    ne s’agit pas d’être pro-musulman, ni anti-juif, mais simplement humain.

    La priorité du moment n’est pas de dénoncer une vague
    d’antisémitisme souvent fantasmée, mais de nommer un génocide en cours. De
    refuser la neutralité face à une destruction planifiée. Et d’assumer que la
    défense du droit international, de la dignité humaine, de la vérité, ne peut
    être subordonnée à aucune loyauté géopolitique ou religieuse.

    Ce n’est pas Israël qui est en danger. C’est notre
    capacité collective à voir, nommer, juger.

    Kader Tahri
    Chroniqueur engagé, observateur inquiet
    « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme
    ça. »

    https://kadertahri.blogspot.com/

  • Israël–Gaza : au-delà de la propagande, pour une critique contre toutes les haines:

     

    Alors qu’Israël mène à Gaza une offensive d’une
    brutalité inédite, certains éditorialistes continuent de mobiliser un discours
    de victimisation stratégique, assimilant toute critique à de l’antisémitisme
    dissimulé, et présentant l’État israélien comme un îlot de démocratie assiégée
    dans un océan de haine. Ce renversement narratif, largement relayé dans
    certaines sphères médiatiques, mérite une réponse factuelle, rigoureuse et
    dénuée de passion idéologique.

    1. Antisionisme ≠
    Antisémitisme : un raccourci politique dangereux : L
    e cœur de la tribune pro-israélienne repose sur un
    postulat simple, mais fallacieux : critiquer Israël, ce serait haïr les Juifs.
    Cet amalgame – politiquement utile mais intellectuellement malhonnête – vise à neutraliser
    toute critique de l’État israélien en la disqualifiant moralement.

    Or, de
    nombreuses voix juives, israéliennes ou universitaires dénoncent cette
    confusion. Des figures comme Noam Chomsky, Judith Butler ou l’historien
    israélien Ilan Pappé expliquent que l’antisionisme est une position politique,
    souvent fondée sur le rejet de l’occupation, du colonialisme et de la
    discrimination systémique. La critique de l’idéologie sioniste, comme de toute
    idéologie politique, est légitime dans un débat démocratique.

    2. Israël, une démocratie ?
    Pas pour tout le monde : 
    L’article défend l’image d’un État
    démocratique, protecteur des minorités, inventif et civilisé. Mais cette
    démocratie est à géométrie variable.

    • En Cisjordanie, Israël exerce
      un régime d’apartheid, comme l’ont démontré Amnesty International, Human
      Rights Watch et même l’ONG israélienne B’Tselem.
    • À Gaza, Israël maintient un blocus
      illégal depuis 2007, condamné par le Conseil des droits de l’homme de
      l’ONU.
    • À l’intérieur de ses
      frontières, les citoyens arabes israéliens sont légalement discriminés,
      comme en témoigne la loi fondamentale de 2018 qui définit Israël comme l’État-nation
      du peuple juif uniquement.

    Une
    démocratie ne peut être jugée sur ses institutions formelles seulement, mais
    sur la manière dont elle garantit les droits égaux à tous ses habitants.

    3. Le droit international
    comme boussole : 
    Le texte
    ignore systématiquement le cadre juridique international, qui est pourtant le
    seul repère objectif dans les conflits asymétriques. Or, depuis le début de
    l’offensive israélienne à Gaza :

    • La Cour internationale de
      Justice a estimé qu’il existe un risque plausible de génocide.
    • L’ONU parle de crimes de guerre
      répétés (attaques contre les hôpitaux, écoles, journalistes).
    • Des ONG comme Oxfam et Médecins
      Sans Frontières alertent sur une situation de famine orchestrée.

    Brandir la
    menace du Hamas ne suffit pas à justifier des représailles massives et
    indiscriminées contre des civils, interdits par les Conventions de Genève.

    4. La guerre de l’image n’est
    pas un complot médiatique :
    la tribune regrette que « l’opinion publique »
    se retourne contre Israël. Mais ce changement n’est pas le fruit d’un complot
    woke ou islamo-gauchiste : il est la conséquence directe de ce que les caméras
    montrent à Gaza.

    • Des enfants mutilés,
    • Des hôpitaux détruits,
    • Des cadavres sortis des
      décombres,
    • Des civils piégés et privés
      d’eau, d’électricité, de soins.

    Les images
    parlent d’elles-mêmes. Elles provoquent une indignation universelle, non parce
    que le monde hait Israël, mais parce que le massacre de civils innocents est
    inacceptable, partout, tout le temps.

    5. Le 7 octobre ne justifie
    pas l’anéantissement de Gaza : 
    Le Hamas a
    commis des crimes de guerre le 7 octobre. Rien ne justifie ces actes. Mais ces
    crimes ne donnent pas à Israël un blanc-seing pour violer le droit
    international.

    La notion de
    légitime défense invoquée par Tel Aviv ne saurait justifier :

    • L’emploi d’armes incendiaires
      (phosphore blanc),
    • Les frappes sur des zones
      densément peuplées sans évacuation préalable,
    • L’assassinat de journalistes,
      d’ambulanciers et de familles entières.

    Israël ne
    cherche pas seulement à se défendre, comme l’affirme la tribune : il punit
    collectivement un territoire tout entier, ce qui constitue un crime au regard
    du droit humanitaire.

    6. Non, la critique d’Israël
    n’est pas dictée par le vote musulman : 
    L’auteur accuse les démocraties
    européennes de s’aligner sur une prétendue stratégie clientéliste en faveur du
    vote musulman. Cette thèse, sans preuve, repose sur une vision condescendante
    et islamophobe des électeurs musulmans, comme s’ils formaient un bloc homogène,
    manipulable, incapable d’avoir des convictions citoyennes sincères.

    Les
    condamnations des actions israéliennes viennent aussi :

    • De juristes internationaux,
    • De hauts fonctionnaires
      onusiens,
    • De centaines de députés,
      diplomates et chercheurs non-musulmans.

    Il s’agit
    donc d’un consensus juridique et moral, pas d’une manœuvre électorale.

    7. La posture morale inversée
    : un leurre  : 
    Enfin, la
    tribune tente d’imposer un renversement moral : Israël serait en réalité le véritable
    martyr, mal compris, détesté parce qu’il réussit. Cette posture victimaire,
    paradoxale venant d’une puissance nucléaire, militairement surarmée et soutenue
    par les États-Unis, vise à se soustraire à toute responsabilité.

    Mais Israël
    ne peut réclamer les vertus démocratiques sans en assumer les exigences : la
    transparence, la proportionnalité, la recevabilité. Être un État démocratique
    signifie accepter la critique, y compris quand elle est dérangeante.

    Conclusion : pour une justice
    universelle, pas à géométrie variable : 
    La défense aveugle d’Israël, telle
    qu’exprimée dans cette tribune, participe d’un aveuglement idéologique
    dangereux, qui fait passer la solidarité politique avant la justice, l’émotion
    identitaire avant le droit.

    Il ne s’agit
    pas de nier les souffrances israéliennes, ni de minimiser la violence du Hamas.
    Il s’agit de rappeler que tous les peuples ont droit à la dignité, à la vie, à
    la paix – et que le droit international doit s’appliquer à tous, sans
    exception.

    Car si la
    démocratie, la morale et la liberté ne sont valables que pour certains, alors
    elles ne sont plus universelles. Et sans universalité, elles ne sont plus des
    valeurs, mais des privilèges.

    Kader Tahri
    Chroniqueur engagé, observateur inquiet
    « Il faut dire les choses comme elles sont,
    mais refuser qu’elles soient comme ça
    . »

    https://kadertahri.blogspot.com/

     

     

     

  • La riposte Iranienne !

     

    La
    théorie de la sécurité militaire, synonyme du terme sécurité nationale, s’était
    effondrée dans l’État occupant depuis le 7 octobre 2023, face à la résistance
    palestinienne menée par Al-Qassam, lorsque les colonies de l’enclave ont été
    frappées par une inondation en réponse à l’occupation, notamment à l’usurpation
    des terres depuis 1948, à des violations accrues et à des projets malveillants,
    notamment la démolition de la mosquée Al Aqsa.

    L’État
    occupant sait avec certitude et est conscient depuis sa création que sa
    sécurité nationale est constamment menacée et qu’il se trouve, en tant qu’État
    et peuple, dans un danger existentiel chronique. C’est normal pour un État qui
    a été créé sur les ruines d’un autre peuple légitime, qui a droit à la terre.
    Ce pays connaît donc un conflit constant. Ce conflit n’a rien à voir avec la
    peur des armées des pays arabes, car ces régimes sont imprimés depuis le
    premier processus de « paix ». Aujourd’hui, le nombre de passagers du train
    public de normalisation augmente. Mais ce conflit résulte du sentiment dans cet
    état d’une menace existentielle de la part des peuples arabes qui rejettent de
    fait leur présence sur leurs terres. Les peuples sont plus durables que les
    régimes.

    La preuve
    est que celui qui a mené l’opération d’inondation d’Al-Aqsa et tué sa sécurité
    n’était certainement pas un régime, mais plutôt une résistance issue du peuple
    palestinien et soutenue par une autre résistance également issue du peuple
    libanais et d’un autre. du Yémen et d’Irak. La sortie du reste des peuples
    arabes s’étendra, même si elle est individuelle, jusqu’à devenir collective, si
    Dieu le veut. La preuve est ce qu’ont fait le martyr de Jordanie, le martyr de
    Turquie et le martyr d’Égypte. Les inondations ont fait beaucoup, car la
    résistance sur tous les fronts a travaillé ensemble pour perturber la sécurité
    nationale de l’État occupant. Sa survie jusqu’à ce jour n’est pas due aux
    théories de sécurité militaire qu’il a établies au fil des décennies, mais
    plutôt aux États-Unis et aux pays occidentaux qui le soutiennent et
    maintiennent sa présence, et tout cela grâce à ces bases sur nos terres arabes.
    Les règles de la honte qui nous ont accompagnés, surtout après que ces règles
    ont été utilisées pour détruire l’Irak, le Yémen et d’autres.

    Aujourd’hui,
    des avions transportant la mort de nos populations à Gaza et au Liban décollent
    de ces bases. Notre honte et notre amertume ont augmenté après les assassinats
    au cours desquels Cheikh Saleh Al-Arouri, le commandant Ismail Haniyeh et les
    martyrs de la lâche opération Bagrat sont devenus célèbres. Le récent
    assassinat de Sayyed Hassan Nasrallah a été la goutte d’eau qui a fait déborder
    le vase. La nuit du 2 octobre était un jour férié pour les habitants de Gaza,
    du Liban, de Palestine et pour les peuples libres du monde. Cela prouve qu’il
    n’y a pas de sécurité pour l’État occupant dans notre monde. La victoire a
    commencé lorsque deux jeunes Palestiniens ont mené une fusillade à Tel Aviv et
    à Jaffa avec des mitrailleuses, qui a fait de nombreux blessés et morts. Parmi
    les rangs des colons. La frappe iranienne a suivi peu de temps après, alors que
    la République islamique d’Iran a lancé plus de 250 missiles balistiques, dont
    certains étaient des missiles Fattah Fakhr et Shahab de fabrication iranienne.

    En une
    demi-heure, les millions de personnes qui avaient récemment dansé sur nos
    blessures ont été tuées envoyés dans des refuges, terrifiés et hurlants. Dans
    le même temps, les Brigades Al-Qassam, les Brigades yéménites et le Hezbollah
    menaient des opérations contre l’occupation, de sorte que la terre
    palestinienne occupée était bombardée.

    Où est la
    supériorité dans l’équilibre des pouvoirs ?

    Où sont
    le pouvoir latent et le pouvoir de destruction dont se vante l’État occupant ?

    Benjamin
    Netanyahou a-t-il décidé de la bataille à travers les massacres que son armée a
    commis et commet encore ?

    A-t-il
    décidé de la bataille à travers les assassinats auxquels il avait travaillé
    depuis le début de la guerre ? A-t-il occupé Gaza et le Liban ?

    Par
    conséquent, si l’État occupant et ceux qui sont derrière lui étaient capables
    de soumettre les régimes des pays arabes, ils ne parviendront certainement pas
    à soumettre les peuples, quoi qu’ils fassent ou quels qu’ils projettent. Et peu
    importe le nombre de victoires qu’il a remportées depuis le début de sa
    création, il n’atteindra pas la sécurité et la stabilité qu’il recherche.
    Lorsqu’elle est sortie victorieuse de la guerre de 1967 grâce au soutien
    américain, a-t-elle assuré son existence ?

    La
    réponse est non, surtout après le déluge béni d’Al-Aqsa, qui a bouleversé les
    équations. Il n’y a pas de survie pour un occupant colonial, et sa disparition
    est proche, si Dieu le veut, peu importe à quel point cet occupant est
    contraint.

    Source : l’Ecrivain Badia Al Nuaïmi de Palestine Occupée. 

  • La justice Suisse : Il y a une fissure dans votre bol ?

    Il est trop facile de déclarer
    des buts humanitaires pour recevoir de l’argent, public et privé. La gestion de
    ces associations est des plus opaques, et au moins une partie de leurs
    activités sont souvent très éloignées de ce qu’elles sont censées être, sans
    parler des rémunérations toujours très généreuses, c’est une croisade pavée de
    bonnes intentions qui ne nécessite de ne justifier ni ses
    intentions ni ses actions, et laisse à d’autres le soin d’en gérer les
    conséquences.

    Le simple sigle ONG envoyait
    avant à l’action humanitaire de gens humanistes, désintéressés et impartiaux
    comme reporters sans frontières le laissaient croire. Depuis, on a vu que des
    activistes de toutes idéologies et de tous pays utilisaient cette couverture
    gratifiante pour des activités et des causes douteuses.

    Au nom de l’humanitaire
    (ou du juridique), peut-on accepter n’importe quoi ?

    Beaucoup d’ONG se servent de
    ce paravent à des fins, au mieux lucratives, au pire dangereuses pour certains
    pays. Le L’ONG TRIAL SUISSE se développe à plein et nombre
    d’organisations consacrent une part significative de leur budget (provenant des
    dons ou des subventions) à financer des campagnes de recrutement de nouveaux
    donateurs… Sans compter le recrutement douteux auquel elles se livrent des
    gens fréquemment velléitaires, sinon politisés et qui estiment que leur
    engagement vaut droit à transgression et aux combines en tous genres.

    Quand tous ces idiots auront
    compris que l’humanitaire est devenu une affaire de mafieux, cela ira mieux,
    mais hélas à leur tête, on trouve souvent des uns et des autres issus de la
    même mafia. La seule raison d’exister est de se faire un maximum de fric
    quelles qu’en soient les conséquences.

    Et que des dires des
    associations pseudo-humanitaires qui ne servent qu’à promouvoir l’entrisme  tel que TRIAL International est une
    organisation non-gouvernementale qui lutte contre l’impunité des crimes
    internationaux et soutient les victimes dans leur quête de justice.

    L’ONG TRIAL est un fort enjeu
    de pouvoir, et elle est contrôlée par une élite mondialisée (des donateurs
    internationaux), professionnalisée et coupée de la base populaire, et
    fréquemment en concurrence avec les pouvoirs politiques. Leur but est d’assurer
    leur propre avenir.

    Toute cette affiche afin de
    donner une image inexacte de ce qui se produisait sur place semble être une
    ordonnance pour une guerre en quelque sorte. Le TRIAL principal promoteur du
    droit d’ingérence humanitaire, symbolise très bien l’hypocrisie, le cynisme et
    la violence de cette vision des droits humains du monde utilisée par les pays
    riches.

    Cependant, dans ses dénonciations,
    cette ONG-TRIAL se montre beaucoup moins virulente et moins intéressée que
    d’habitude:

    Quand il s’agit d’Israël
    et ses crimes contre toute la population de Gaza et contre les Palestiniens en
    général  surtout lorsque les enfants de
    02 ans sont tués froidement par balles. Son apartheid contre les Palestiniens
    n’est à démontrer, il est visible à l’œil nu.

    Quand il s’agit de l’Arabie
    Saoudite
    rendu coupable de toutes les atrocités et infamies condamnées par
    le droit de la guerre 10 ans de siège d’une boucherie au Yémen qui est « la pire et la plus grande catastrophe
    humanitaire au monde
     » selon l’ONU, le Yémen soit si peu livré à
    lui-même.

    Quand il s’agit de la
    destruction de l’Irak ? 
    Le mensonge des armes de
    destruction massive qui seraient détenues par l’Irak. La guerre durera près de
    dix ans, causera plusieurs centaines de milliers de morts, fera éclater les
    violences intra-communautaires et favorisera l’émergence de Daesh. Ce
    génocide  a longtemps été volontairement passé
    sous silence.

    Quand il s’agit de la démolition
    de la Libye ?
    Les événements d’une guerre s’enchaînent en Libye.

    Quand il s’agit de
    l’effacement de la Syrie ?
    La guerre civile
    syrienne est l’une des plus graves crises humanitaires de ces dernières
    décennies, plus de 12 millions de personnes sont actuellement en situation
    d’insécurité alimentaire en Syrie Selon le Programme alimentaire mondial.

    Quand il s’agit du massacre
    du Peuple Sahraoui ?
    En l’absence de solution politique du conflit de
    décolonisation du Sahara Occidental, les Sahraouis apparaissent aujourd’hui
    victimes d’une forme de génocide perverse, depuis plus de 50 ans le Maroc use
    du temps dans l’espoir que le temps les détruise.

    L’ONG TRIAL, il suffit de
    noter que les victimes et les survivants de ces différentes guerres lancées par
    les Occidentaux, qui avaient
    considérablement réduit la sécurité, la santé, l’éducation et le niveau de vie
    des populations, qui à ce jour,  n’ont
    jamais reçu une quelconque assistance de cette ONG afin  d’obtenir justice et réparation ou une écoute
    à leur prise de parole et la dénonciation de ces crimes.

    Ainsi la justice suisse et ses
    ONG préfèrent lancer leur regard ailleurs, leur lutte contre l’impunité et ou
    leur  principe de compétence universelle
    se limite aux Frontières d’Israël, de l’Union Européen et des USA. Sans pour
    autant oublier de noter que seul la Commission du Droit International (CDI) est
    l’unique organe le plus approprié pour examiner la portée et l’application du
    principe de la compétence universelle. Je crois savoir que :

    en vertu de ce principe,
    les États ont l’obligation de poursuivre les suspects/es de crimes
    internationaux se trouvant sur leur territoire – et ce quelle que soit
    la nationalité des suspects et de leurs victimes, et indépendamment du lieu de
    commission des crimes
    .

    Que l’exercice de la
    compétence universelle est soumis à deux conditions :

    -1° L’auteur présumé de
    l’acte, se trouve sur le territoire du pays qui retient ce principe.

    -2° L’auteur présumé  n’est extradé vers une autre juridiction
    compétente.

    Sur ceux, sans être un
    spécialiste en droit international, je considère la Justice et l’ONG.TRIAL pour
    leur assistance juridique actuelle comme au mieux incompétentes et
    irresponsables, aux pires démagogues menteuses et malhonnêtes. C’est mon
    opinion, à la suite de la lecture de certains documents de la règlementation
    en la matière. J’estime à mon tour que la Justice Suisse se réfugie derrière
    une législation obsolète et mal orientée, avec des raisonnements biaisés,
    commode pour des politiciens, des juges et leurs experts, il leur est ainsi
    trop facile de nier des réalités terroristes sous ce prétexte.

    Chapeau, les ONG, vendre du
    vent et jeter l’opprobre sur les autres, n’est pas à la portée de tous, pointer
    les doubles standards algériens, il ne faut ne pas être trop naïf quand même.
    La dictature des droits humains, certes un bon concept, mais très mauvaise
    application Aujourd’hui la plupart des ONG font partie de l’establishment et
    défendent les mêmes intérêts. Sans aborder le sujet de l’ingérence humanitaire. 

    Oui, il y a des ONG mafieuses
    et TRIAL Suisse s’en est une. Elles profitent d’étiquettes, et si on jette un
    œil dans les rapports d’activités annuels, on y apprend plein de choses, surtout
    quand on voit la provenance des dons, on a très souvent des réponses à
    certaines impressions. Ces ONG ont acquis en quelques décennies la réputation
    d’être purement et simplement au service du néo-colonialisme. Quantité de pays
    ne veulent plus d’elles sur leur territoire craignant la déstabilisation.

    Pourquoi utiliser tellement
    d’arguties pour nous expliquer le rôle des  ONG, quand il est évident qu’un grand nombre
    de pays à travers le monde refuse leur présence. Même dans le monde occidental,
    certaines officines ont fait l’objet d’une interdiction d’activité (Exemple
    CARITAS en France pour intégrisme catholique).

    TRIAL, cette ONG à la Soros, classe
    l’Algérie à des profondeurs de plus en plus abyssales en matière de crime de
    guerre, bien entendu le profil idéologique de TRIAL est très clair et son ton
    dédaigneux insupportable, des petits bourgeois bien calfeutrés dans leurs
    certitudes d’où il est impossible, même pas par la niaiserie, de les déloger,
    se montrant d’ailleurs le plus acharné à nous chanter l’antienne ancienne.

    L’Algérie qui ici même est
    régulièrement applaudie pour son honnêteté et sa recherche de vérité, la loi
    sur la concorde civile (approuvée par référendum au bénéfice du régime de
    l’exonération des poursuites) avait pu permettre de rendre légitime, au niveau
    national et international, la lutte contre les islamistes armés sans s’exposer
    aux critiques formulées auparavant sur la politique d’éradication. Le refus des
    groupes armés islamistes rendra légitime leur éradication par les forces de
    sécurité. !     Mais ça doit être un complot que de le dire.

    En bonne logique, les ONG
    humanitaires, les vraies, celles qui ont pignon sur l’opinion, auraient dû
    féliciter le gouvernement Algérien de lutter contre des ONG pirates qui
    collectent frauduleusement des fonds pour financer des activités douteuses
    à savoir soutien à certains réseaux terroristes, quand on sait que les
    plaignants revendiquent tous leur engagement à la mouvance islamiste. Donc
    Terroristes aux yeux de la justice Algérienne.

    Cette TRIAL ne voit pas qu’en
    Algérie comme en Suisse,  99 % de la
    population n’aspire qu’au calme, la tranquillité, à un toit, à un travail, une
    table pleine et une famille heureuse. Je signale que n’importe quel visiteur de
    ce pays sera fasciné par la liberté de ton de la population, quels que soient
    les sujets, peu importe les endroits, il n’y a aucun tabous d’ordre politique
    ou militaire.

    Donc en final l’assistance
    juridique et la compétence universelle de la justice suisse, c’est juste celle
    autorisée par des politiques et la moraline mainstream, avec la motion des
    Droits humains et autres baratins à l’usage des crédules. Cela ne nous apaisera
    mais ne nous consolera pas de ce que la justice Suisse ici a failli encore, je
    suppose d’abord par incompétence et ensuite par idéologie. Il arrive que
    l’excès d’indulgence pour les uns prive de toute compassion pour la souffrance
    des autres.

    C’est dans cette circonstance déplorable,
    que je n’accorde aucune confiance à cette Justice helvétique. L’habit ne fait pas le moine.

     

  • Au-delà de l’adhésion ou non aux BRICS, une logique de purge !

     

    On regarde un peu plus loin que
    le présent, que ce qui est ou alors on évite. Car en vérité nous ne gagnions
    vraiment pas grand-chose à y adhérer et nous ne perdions pas grand-chose à ne
    pas y être. Le problème de l’adhésion aux BRICS restera le même pour tous, ces
    membres ne pensent et n’agissent que pour des intérêts.
    Le
    motif invoque par le BRICS est pour le moins curieux, reste que très souvent,
    être allié des Russes ou des Chinois ne signifie pas grand-chose pour eux.

    Les BRICS un regroupement
    hétéroclite avec des pays pro-américain comme l’Inde, l’Argentine, l’Égypte, les Émirats et l’Arabie Saoudite 
    et Éthiopie ont pu  intégrer les
    BRICS cette fois-ci uniquement pour des raisons géopolitiques, et c’est tout.

    Car, à y regarder de près, ces BRICS
    ressemblent beaucoup à un club de tourteaux, avec des dindons comme figurants.
    Sinon, je ne vois pas ce qui rapproche l’Inde et la Chine, ou la Chine et la
    Russie et ce que viennent y faire l’Égypte, l’Arabie Saoudite et les Émirats
    qui roule toujours pour l’autre camp, c’est tout simplement délirant.

    Mais, il ne faut pas oublier, que
    nous avions l’Arabie Saoudite, Les Émirats, l’Égypte qui sont des  alliés stratégiques des États-Unis :

    L’Arabie saoudite et les États-Unis sont alliés depuis le pacte du Quincy, Les Américains assurent la
    protection militaire à la dynastie des Saoud en échange d’un accès au
    pétrole du Royaume, cependant l’adhésion de l’Arabie Saoudite aux BRICS pourrai
    sans aucun doute permettre aux États-Unis de faire surface l’affaire de
    l’assassinat du journaliste Khashoggi. On sait par ailleurs que l’Arabie
    Saoudite est tout simplement le plus grand importateur de matériel militaire
    depuis 20 ans, ils ont déboursé des centaines de milliards pour acheter tous
    les systèmes d’armes possibles et imaginables. Et ce n’est pas leur morale qui
    les entrave: ils se sont rendus coupables de toutes les atrocités et infamies
    condamnées par le droit de la guerre 10 ans de siège d’une insurrection en
    infériorité numérique en sandales au Yémen, avec la supériorité aérienne et
    tout et tout. Par contre que la boucherie au Yémen qui est « la pire et la
    plus grande catastrophe humanitaire au monde
     » selon l’ONU,
    loin des yeux des Occidentaux et des intérêts géostratégiques qui priment dans
    leurs agendas actuellement, le Yémen soit si peu livré à lui-même. Résultat :
    les Saoudiens ont perdu la guerre ?

    Les Émirats Arabes Unis selon la
    presse étrangère, sont plus connu pour leurs prestigieux palais, ses
    gratte-ciel vertigineux, ses scandales et ses princesses qui s’échappent, une combinaison
    qui tue, s’ajoute à ceci l’organisation tribale de leurs sociétés où la
    confusion des pouvoirs est totale. Mais les politiques ont d’autres buts que la
    vérité. Les Émirats mènent une politique proactive dans la région afin de peser
    non seulement comme un acteur géopolitique sur qui s’appuyer et sur qui
    compter, mais également comme investigateur de stratégies de la nuisance et de
    la déstabilisation, les Émirats n’en sont pas à leur premier fait d’armes en
    termes de soutiens à des pouvoirs ou groupes voyousComme des brêles.

    L’aide militaire américaine directe à l’Égypte, qui
    n’inclut pas les ventes d’armes, se chiffre à quelque 1,17 milliard de dollars  depuis que le
    pays a été la première nation arabe à renouer avec Israël en 1979. Sur le
    plan économique, l’Égypte devrait 
    importer plus de 15 millions de tonnes de blé chaque année et demeurer
    le principal importateur mondial. Par ailleurs, au cours de la dernière
    décennie, l’armée a accru son contrôle sur le secteur agricole à l’instar de
    l’ensemble de l’économie, et la plupart des projets sont sous supervision
    directe du président. La marchandisation à outrance de la terre a renforcé le
    poids des investisseurs privés, en particulier du Golfe, dans l’accaparement
    foncier, sur fond aux spectres des émeutes de la faim. Ainsi l’Égypte sinistrée
    et isolée économiquement, qui n’a que le Nil, des militaires et des
    schizophrènes qui souffrent de la faim. Autre paradoxe au pays du foul, les fèves sont
    importées à 80 %, que l’Égypte reste le plus gros importateur de
    céréales d’Afrique.

    Quant à l’Algérie, elle peut
    toujours compter sur l’hostilité gratuite des 
    Arabes et on attend à vrai dire plus d’un pays qui dispute à l’Arabie
    Saoudite et les Émirats la place de meilleur sujet de l’écurie atlantiste. (Ces
    deux ont toujours voté contre l’Algérie dans les instances Internationaux
    ).
    Ces pays affichent clairement leur soutien au Maroc et sont des vassaux au
    sionisme israélien, par ailleurs ils sont des financiers du terrorisme
    atlantiste dans le monde arabe, normalisateurs, aplaventristes et ennemis de
    l’Algérie., voilà ce que je retiens plus particulièrement de ces deux nouveaux
    membres du BRICS  avec leurs chimères. Heureusement que
    les Arabes adorent se détester ?

    Très certainement lors du prochain sommet du BRICS,
    les saoudiens comme les émiratis émettrons un refus pour l’adhésion de l’Algérie,
    tant que l’Algérie ne normalisera pas avec leurs maitres sionistes et avec le
    régime rétif du  makhzen. Donc oui, il faut se méfier des Émirats et de l’Arabie
    Saoudite, il arrivera des moments ou nos intérêts ne seront plus convergents, contacter
    des alliances hors de son système civilisationnel est toujours s’exposer à des
    surprises, surtout que ces deux pays sont essentiellement liés aux intérêts de
    l’impérialisme, voir des US pour les Émirats. Je n’ai aucune confiance en ces régimes
    du Golfe  des VIP de luxe, (Arabie
    Saoudite et les Émirats) juste des dynasties narcissiques, au mieux ils
    joueront sur tous les tableaux au pire c’est le jeu du cheval de Troie.

    Tout le reste du monde sait que
    les institutions internationales sont éminemment politiques. Elles ne reflètent
    pas la vérité. En revanche même en adhérant l’Algérie devra veiller à défendre
    ses intérêts en respectant au mieux la représentativité de chaque État. 

    Notre avenir passe principalement
    par notre capacité à réagir, assainir nos finances, nous remettre au travail,
    apurer les positions dogmatiques, des idées passéistes, suspendre économique
    fermée, toujours dans des rapports de forces conflictuelles, purgeant la
    bureaucratie, la corruption et le népotisme.

    Pour sortir de nos écueils
    mortifères, peut-être bien que l’on devrait dès à présent regarder ailleurs que
    chez les BRICS, notre économie reste tributaire, si les prix des énergies
    fossiles s’effondrent , l’économie algérienne s’effondre également, donc
    l’Algérie n’a eu aucune chance de peser sur la table des évaluations des
    membres juges des BRICS, comme l’Inde, l’Arabie Saoudite et plus encore avec
    les Émirats. La coopération des BRICS ne consiste pas à prendre le parti de la
    Chine et de la Russie, dans une lutte géopolitique, mais à faire progresser un
    développement économique dans des conditions équitables. Il en va de même pour
    les nouveaux membres potentiels comme l’Algérie tout en cherchant et poursuivant
    un véritable développement commun avec les pays du Sud. 

    Ce qu’il faut faire maintenant il faudrait
    travailler pour éliminer les causes du refus. Cela prendra plusieurs années.
    Mais c’est le prix à payer pour faire de notre pays, un pays réellement fort
    avec une économie diversifiée et puissante. Cet enthousiasme est en effet essentiel pour tisser
    les solidarités locales et nationales nécessaires pour le développement d’un
    pays. En effet les BRICS ont à gagner avec L’Algérie et nous avec eux au retour
    à des valeurs du Travail plus en équation avec ce que nous avons été et ce que
    nous sommes, des Algériens, un peuple non aligné.

    Entre temps il faudrait s’attaquer pour prendre des
    mesures purgatives notamment sur :

    La bureaucratie croupie dans une
    administration encombrante, à l’esprit colonial, ridicule et inapte. Comme
    simple exemple cette administration pour terroriser le citoyen n’hésite
    nullement à exiger un certificat de Nationalité en dépit de la présentation
    d’une Carte d’Identité Nationale qui doit très surement justifié la
    Nationalité.

    Le commerce informel : c’est
    certainement un malaise qui offense tout notre système sociétal, qui occupe le
    quotidien des algériens, généralement mal à l’aise, quand on sait que secteur
    informel entraînant un profond dérèglement des fondations de l’économie
    nationale, favorise la corruption ainsi que la concurrence déloyale qu’il mène
    pour handicaper sérieusement le développement économique du pays. Ce sont les
    transactions informelles, le trafic de drogues et les bénéfices qui s’opèrent
    en marge du commerce légal qui ont en effet, permis à des personnes sans
    scrupules de faire rapidement fortune. Ces activités non déclarées échappent à
    toute imposition fiscale. Donc la nécessité de la mise en place d’une
    réglementation stricte en vue de combattre ce phénomène.

    L’Insécurité : l’inaction contre l’insécurité n’est pas une
    option. Le diktat des délinquants n’est pas seulement le fait
    d’individus dérangés, c’est le symptôme d’une société qui ferme les yeux sur
    l’inacceptable, c’est plus que du banditisme,
    un phénomène qui désigne,
    au sein d’un groupe, le non-respect de normes et de lois par certains membres
    du groupe. Un néologisme détesté par la majorité des
    Algériens !

    En final et
    pour rendre l’Algérie, un pays serein, apaisé et captivant, il est sûr que les
    services de sécurité peuvent  être
    disponible, entendre, prévenir et assainir ce genre d’épreuves négatives. Par
    ailleurs les pouvoirs publics algériens doivent mettre en place une relance de
    ses industries manufacturières contribuant à la réduction de la facture
    importation et l’absorption du chômage ainsi qu’au décollage du secteur de
    l’industrie par le lancement des projets importants, la mise en marche d’usines
    ou de complexes industriels stratégiques en industrie agroalimentaire, en industrie
    Pharmaceutique qui avait permis à l’Algérie d’être classée deuxième en Afrique
    derrière l’Afrique du Sud en termes de production de médicaments.

    Avec ou sans
    l’adhésion aux BRICS, l’Algérie est en mesure d’amorcer un changement profond
    dans la structure de son économie nationale.

    L’art de la
    diplomatie, c’est celui de l’équilibre alors que l’Inde, l’Arabie Saoudite ou
    les Émirat soient   rassurés, l’Algérie ne
    va pas mourir !!!!!

     

  • Le combat contre l’antisémitisme passe par la criminalisation du sionisme !

     

    Mort de Berlusconi ! Dernier coup de ciseaux sur la trajectoire décousue du témoin privilégié d’un siècle de…

    … chirurgie esthétique !

    Il faut les entendre vociférer ces
    dernières heures ! Tout ce que compte comme sionistes, ban, arrière-ban
    et strapontins du sionisme planétaire monte au créneau. Il a suffi
    qu’ils entendent des bruissements plus ou moins précis sur une réunion à
    l’ONU consacrée à la «séparation entre l’antisémitisme et
    l’antisionisme» pour que se déclenchent les trompettes de Jéricho,
    qu’hurlent les cornes et hauts-bois ultra-orthodoxes et intégristes des
    faubourgs chics de Tel-Aviv. L’intention des Nations-Unies est claire,
    en finir avec cet amalgame douteux entretenu par Israël et qui veut
    assimiler tacitement tout antisioniste à un antisémite ! En résumé,
    rogner sur la rente mémorielle israélienne, lui demander de restituer
    cette partie-là injustement accaparée, et surtout indûment et
    illégalement inscrite au capital de la défense des intérêts du peuple
    juif. Non ! Mille fois non ! Je suis antisioniste sans être antisémite.
    Je considère l’antisémitisme comme un crime, une pratique stigmatisante,
    ségrégationniste et raciste. Étant moi-même sémite. Et je considère
    l’antisionisme inscrit dans la même logique de combat contre tout crime
    raciste ! Pour une raison toute simple. Le fondement du sionisme est la
    suprématie «affirmée» du peuple juif élu sur le reste des peuples.
    Qu’est-cela sinon du racisme que de poser comme doctrinal la supériorité
    d’une race sur les autres ? Bien au contraire, combattre les
    antisémites, c’est aussi et avant tout lutter contre le sionisme ! Cela,
    l’ONU l’a enfin compris, du moins si j’en crois les débats qui vont
    avoir lieu et les votes y afférents. Sauf que – eh oui, il y a en cette
    matière-là précisément, comme toujours, un sauf que – donc, sauf que là,
    viennent de retentir les alertes au ralliement urgent du sionisme
    mondial. Des tribunes se publient dans les plus grands journaux
    américains et européens. Des forums s’organisent vite fait. Des
    pétitions se signent à tour de bras. Des courriers se transmettent par
    millions pour dire «Stop» à l’ONU et à son initiative «hérétique». Le
    sionisme a compris le danger mortel pour son registre de commerce
    principal que de perdre cette échoppe-là. Alors, il fait du bruit.
    Beaucoup de bruit. Il brasse tout ce qu’il peut brasser, argent,
    diamants, modes de pressions pas très catholiques et pas du tout Cacheer
    sur des personnalités internationales «fragiles» dans leur lien avec
    Israël pour qu’elles se prononcent clairement contre l’initiative
    onusienne. Oh ! Perso, je ne me fais pas trop d’illusion connaissant le
    pouvoir des «brillants» sur les ternes et les sans éclats. Mais, juste
    pour le fun, ici bark, à mon niveau de bougre récalcitrant à tout
    colifichet, verroterie et bimbeloteries pour indigènes sémites, je
    l’écris et le dit : on peut, on doit se déclarer fièrement opposé à
    l’antisémitisme et de manière tout aussi fière et acharnée
    s’enorgueillir d’être l’ennemi du sionisme et de l’idéologie
    suprématiste qu’il porte dans ses entrailles nauséabondes. Voilà ! C’est
    dit ! Tout en fumant du thé pour rester éveillé à ce cauchemar qui
    continue.