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  • La colonisation de l’Algérie : la France doit reconnaître sa dette et réparer

     

    Je refuse le
    silence.
    Je refuse l’oubli.
    Je refuse l’hypocrisie d’un discours officiel qui reconnaît du bout des lèvres,
    mais qui se garde bien d’assumer.

    Oui, je le
    dis sans détour : la colonisation fut un crime.
    Un crime contre des peuples qui n’avaient rien demandé. Un crime contre des
    cultures que l’on a méprisées, brisées, parfois effacées. Un crime contre des
    générations entières condamnées à l’humiliation et à la misère au nom de la
    “mission civilisatrice”.


    L’histoire qu’on cache, l’histoire qu’on maquille

    On m’a
    longtemps appris que la colonisation avait “apporté des routes, des écoles, des
    hôpitaux”. Comme si une poignée de routes pouvait effacer les massacres, comme
    si quelques dispensaires pouvaient laver le sang versé.
    On a maquillé la violence derrière des mots technocratiques : “pacification”,
    “progrès”, “évangélisation”. Mais derrière les mots, il y a des réalités :
    pillages, déportations, répressions, exécutions, travail forcé.

    L’histoire
    coloniale de la France n’est pas une parenthèse. C’est un chapitre central de
    modernité. Et tant qu’on le travestira, tant qu’on le minimisera, ils vivent dans
    le mensonge.


    Des excuses claires, pas des formules creuses

    On a entendu
    tout et son contraire :
    – “Ni excuses ni repentance.”
    – “Regard apaisé.”
    – “Devoir de mémoire.”

    Mais la
    vérité, c’est qu’aucune excuse claire n’a été prononcée. Or, comment parler de
    réconciliation sans reconnaissance pleine et entière ?
    Les descendants des victimes n’attendent pas des pirouettes diplomatiques. Ils
    attendent une parole forte : oui, la France coloniale a commis des crimes.
    Oui, nous demandons pardon.


    Réparer, c’est possible

    On me dira :
    “Réparer est impossible, on ne peut pas payer pour l’éternité.”
    C’est un argument de mauvaise foi.

    Réparer, ce
    n’est pas se ruiner. C’est poser des gestes justes et ciblés. Le Royaume-Uni
    l’a fait pour les survivants Mau Mau au Kenya. L’Allemagne l’a fait en Namibie
    pour les Herero et les Nama. La France a commencé à le faire en restituant des
    trésors spoliés au Bénin et au Sénégal.

    Alors
    pourquoi s’arrêter là ?
    Réparer, c’est :
    – Restituer les biens pillés ;
    – Ouvrir complètement les archives ;
    – Indemniser, quand cela est juridiquement possible, les survivants et leurs
    descendants ;
    – Ériger des mémoriaux dignes ;
    – Enseigner, enfin, cette histoire sans fard, dans toutes nos écoles.


    Une dette morale, une dette politique

    La
    colonisation n’est pas un simple héritage abstrait. Ses effets se prolongent :
    inégalités économiques, discriminations, blessures identitaires. Fermer les
    yeux sur cette dette, c’est accepter que les fractures d’hier se reproduisent
    aujourd’hui.

    Je ne
    réclame pas la culpabilisation des générations présentes. Je réclame la
    justice. Je réclame la vérité. Je réclame la dignité rendue à ceux qui l’ont
    perdue par la faute d’un empire aveuglé par sa domination.


    Je dénonce
    la colonisation.
    Je dénonce le déni.
    Je dénonce les discours qui relativisent ou qui renvoient dos à dos toutes les
    violences de l’histoire pour mieux éviter leurs propres responsabilités.

    La France
    doit des excuses. La France doit des réparations.
    C’est la seule voie possible si nous voulons un jour refermer cette plaie
    ouverte.

    Kader Tahri
    Chroniqueur engagé, observateur inquiet
    « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme
    ça. »

    https://kadertahri.blogspot.com/

     

     

  • Palestine : quand l’accusation d’islamisme masque la réalité de l’occupation

     

    Une certaine presse de courant sioniste, nous met
    en présentoir un texte qui propose de relire la question palestinienne à
    travers le prisme de Sayyid Qutb et de l’héritage des Frères musulmans. Il
    décrit la solidarité internationale avec la Palestine comme une manipulation
    idéologique, destinée à « frapper l’Occident dans sa culpabilité » et à
    ériger la cause palestinienne en « mythe fondateur d’une régénération
    islamique ». Un tel cadrage appelle une lecture critique, tant il repose
    sur des amalgames et des glissements qui occultent la réalité première du
    conflit : la colonisation et l’occupation.

    Un tel discours d’une obsession tenace pour expliquer
    la cause palestinienne non pas comme une lutte contre la colonisation et
    l’occupation, mais comme une manipulation idéologique héritée des Frères
    musulmans et de Sayyid Qutb. Ce type de récit détourne le regard de l’essentiel
    : les Palestiniens ne se battent pas pour « dissoudre l’Occident« ,
    ils se battent pour vivre libres sur leur terre.

    L’amalgame permanent : Palestiniens
    = Hamas = Qutb

    Le texte en question établit une chaîne trompeuse :
    Qutb → Frères musulmans → Hamas → tous les Palestiniens → les soutiens
    occidentaux. Résultat : la diversité du mouvement national palestinien
    disparaît. Or, faut-il rappeler que l’OLP, le Fatah ou encore une partie
    importante de la gauche palestinienne sont des organisations laïques,
    dont le combat est d’abord national et politique ? Assimiler toute la Palestine
    à l’héritage de Qutb, c’est nier cette pluralité et réduire un peuple entier à
    une idéologie qui n’est pas la sienne.

    La « culpabilité
    occidentale » comme explication unique

    Selon ce récit, si des universités, des ONG ou des
    responsables politiques soutiennent la Palestine, ce n’est pas par souci de
    justice, mais par obsession de se laver des fautes coloniales et de la Shoah.
    Mais qui peut sérieusement prétendre que les critiques contre l’occupation, les
    colonies illégales ou le blocus de Gaza ne reposent que sur une
    « culpabilité morale » ? La solidarité avec la Palestine s’appuie sur
    des faits : confiscation des terres, expulsions forcées, apartheid reconnu par
    plusieurs organisations de défense des droits humains.

    Nul besoin d’invoquer Qutb pour comprendre pourquoi
    cette situation indigne.

     

     

     

    Edward Saïd
    instrumentalisé

    Pour donner du poids à son récit, l’auteur convoque
    Edward Saïd. Mais c’est une récupération grossière. Saïd n’était ni islamiste,
    ni proche des Frères musulmans : il était un intellectuel laïc, critique autant
    de l’orientalisme que de l’islamisme. L’associer à Qutb, c’est déformer son œuvre
    et trahir son héritage.

    Le vrai glissement : de la
    colonisation à la guerre des civilisations

    Ce type de discours transforme un conflit territorial
    en affrontement civilisationnel. Les Palestiniens n’apparaissent plus comme un
    peuple colonisé qui réclame ses droits, mais comme des pions d’une guerre
    idéologique contre l’Occident. Et ainsi, au lieu de parler du mur, des
    checkpoints, des démolitions de maisons, on parle de « stratégie de
    dissolution morale
    « . C’est une manière commode d’effacer la réalité concrète
    de l’occupation.

    En réalité…

    Dépeindre la cause palestinienne
    comme « application de la méthode Qutb » revient à effacer la réalité
    du terrain : celle d’un peuple sous occupation, réclamant non pas la
    régénération de l’islam mais la reconnaissance de ses droits fondamentaux.

    Ce qui se joue en Palestine n’est pas un « complot
    islamiste mondial » mais bien une lutte contre un système colonial. Oui, le
    Hamas existe, et il se réclame d’une idéologie islamiste. Mais réduire la cause
    palestinienne à ce seul prisme, c’est commettre une double injustice : d’abord
    à l’égard des Palestiniens eux-mêmes, dont la lutte dépasse de loin le Hamas,
    et ensuite à l’égard de ceux qui, dans le monde, les soutiennent par conviction
    de justice, non par culpabilité.


    En conclusion

    Il est temps de dire clairement les choses : brandir
    Qutb et les Frères musulmans comme clé d’explication de la cause palestinienne,
    c’est une diversion. Cela permet d’éviter le sujet central : la colonisation,
    l’occupation et les droits fondamentaux d’un peuple. Derrière les grandes
    théories civilisationnelles, ce sont toujours les Palestiniens qui paient le
    prix, parce qu’on refuse de voir leur combat pour ce qu’il est : un combat pour
    la liberté.

    Kader Tahri
    Chroniqueur engagé, observateur inquiet
    « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme
    ça. »

    https://kadertahri.blogspot.com/

  • La « civilisation judéo-chrétienne » : déconstruction d’un mythe idéologique

     

    Introduction : un concept piégé

    Depuis
    quelques décennies, l’expression « civilisation judéo-chrétienne » est
    régulièrement mobilisée dans les discours politiques, médiatiques et
    académiques. Elle est souvent présentée comme le socle identitaire de
    l’Occident, en opposition à d’autres univers culturels et religieux, en
    particulier l’islam. Pourtant, cette formule, popularisée après la Seconde
    Guerre mondiale, relève moins de l’histoire réelle que de la stratégie
    idéologique. Comme le souligne Sophie Bessis dans La civilisation
    judéo-chrétienne : Anatomie d’une imposture
    , il s’agit d’un concept
    artificiel, forgé pour redessiner les alliances politiques et reconstruire une
    mémoire collective européenne amputée de ses contradictions.


    Une
    invention récente sans fondement historique

    • Une fiction après 1945 : pendant des siècles,
      l’Europe chrétienne s’est définie contre le judaïsme, marqué par
      l’exclusion, les ghettos, les persécutions et finalement la Shoah. Parler
      de continuité « judéo-chrétienne » est donc historiquement faux.
    • La récupération politique : après la Shoah, l’Occident,
      coupable de persécutions antisémites, a intégré le judaïsme à son récit
      identitaire pour effacer la culpabilité et légitimer son soutien à la
      création d’Israël.
    • Une construction idéologique : le terme ne reflète pas une
      réalité culturelle partagée mais une recomposition stratégique. Il s’agit
      de dire : « Nous, Occidentaux, avons un patrimoine commun face aux autres
      civilisations ».


    Une notion saturée d’idéologie

    • Un instrument de séparation : en érigeant une «
      civilisation judéo-chrétienne », on dresse une frontière symbolique entre
      un « nous » (Occident) et un « eux » (islam, Orient, Afrique).
    • Un outil de mobilisation
      politique
      :
      Israël, par la voix de ses dirigeants, a revendiqué ce rôle de « bastion
      avancé de l’Europe » contre le monde musulman, renforçant l’illusion d’un
      bloc homogène.
    • Une légitimation des conflits : en opposant cette prétendue
      civilisation à « la barbarie », on justifie les interventions militaires,
      les discriminations et les politiques de fermeture face à l’altérité.


    L’oubli des
    apports de l’islam et des circulations culturelles

    • Un héritage partagé : l’islam n’est pas extérieur
      à la matrice culturelle européenne. Le Coran reconnaît Abraham, Marie, et
      s’inscrit dans la continuité des traditions bibliques.
    • La transmission intellectuelle : la philosophie et les
      sciences arabes et andalouses (Averroès, médecine, mathématiques) ont
      profondément marqué les universités européennes.
    • Un récit tronqué : en réduisant l’Europe à une
      matrice « judéo-chrétienne », on occulte volontairement ces apports, ainsi
      que les alliances historiques (François Ier avec Soliman, par exemple).


    Les ambiguïtés contemporaines

    • Confusion entre juifs et
      Israéliens
      : en
      identifiant judaïsme et politique israélienne, on fait porter à tous les
      juifs la responsabilité des choix d’un État.
    • Le danger de la pensée binaire : cette grille de lecture
      oppose des blocs figés (« Occident » vs « Islam ») alors que l’histoire
      est faite d’échanges, de métissages et d’hybridations.
    • Une instrumentalisation
      identitaire
      : la
      formule sert souvent à nourrir des discours populistes et islamophobes en
      Europe, en niant la pluralité des appartenances.


    Conclusion : vers une vision plurielle de la
    civilisation

    L’expression
    « civilisation judéo-chrétienne » n’est pas seulement une approximation
    : c’est une imposture historique et politique. Elle masque les persécutions
    séculaires, occulte les apports de l’islam et fige les identités dans un
    affrontement artificiel.
    Une approche objective doit reconnaître que l’Europe est le produit d’une
    pluralité d’héritages
    : gréco-latin, chrétien, juif, musulman, africain,
    oriental. Parler de civilisation, ce n’est pas ériger des frontières mais
    reconnaître les circulations, les conflits et les métissages qui composent
    l’histoire humaine.

    Kader Tahri
    Chroniqueur engagé, observateur inquiet
    « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme
    ça. »

    https://kadertahri.blogspot.com/

     


  • Israël-Palestine : la colonisation sans fin, l’apartheid assumé et l’impunité internationale

     

    Il est temps de cesser les euphémismes. Ce
    qui se joue aujourd’hui en Israël-Palestine n’est pas un “conflit” entre deux
    peuples égaux en droit et en puissance. C’est l’achèvement d’un projet
    colonial, appuyé par un arsenal militaire inégalé, toléré par les grandes
    puissances, et qui ne recule plus devant rien : ni la destruction totale de
    Gaza, ni l’annexion de facto de la Cisjordanie, ni la négation pure et simple
    du peuple palestinien.

    Dénoncer les turpitudes et l’abjection de
    divers courants de l’idéologie sioniste, dénoncer les exactions d’Israël, est
    juste et nécessaire. Cela ne fera pas faire l’économie d’interrogations quant à
    la fuite en avant à laquelle s’adonnent les membres du  gouvernement israélien.

    – Ils ont pratiquement détruit Gaza et
    revendiquent y avoir rendu la vie impossible. Que comptent-ils faire des plus
    de deux millions d’habitants ?

    – Ils ont annexé la Cisjordanie,
    construisant à toute vitesse des colonies de peuplement longtemps interdites
    pour permettre l’établissement d’un état palestinien-croupion. Que comptent-ils
    faire des millions de Palestiniens qui la peuplent ?

    Nous connaissons les réponses de Ben Gvir
    ou Smotrich à ces questions. Elles vont du génocide à la purification ethnique.

    Quelle est la réponse majoritaire du
    peuple israélien ?

    A ce stade, existent peu de possibilités.
    Pour avoir rendu impossible la solution des deux états proclamée par de
    multiples résolutions de l’ONU, ne restent que des options iréniques ou
    abjectes:

    – On peut, (en réalité, on ne peut pas),
    revenir au rêve de l’état unique, dont tous seraient citoyens, donnant des
    passeports israéliens à tous les Palestiniens. C’était une solution longtemps
    préconisée par les Trotskystes. C’est devenu la seule option honorable. Et elle
    est impossible.

    – Sinon, en évitant les extrémités
    auxquelles sont prêts les ultras du gouvernement actuel, ne reste que
    l’apartheid.


    L’occupation israélienne
    déclarée illégale : et après ?

    En juillet 2024, la Cour internationale de
    Justice (CIJ) a tranché : l’occupation israélienne de la Cisjordanie, de
    Jérusalem-Est et de Gaza est illégale. Elle exige son démantèlement immédiat,
    le retrait des colonies et la fin de la ségrégation entre Israéliens et
    Palestiniens. La CIJ n’a pas seulement émis un avis juridique : elle a mis noir
    sur blanc ce que les Palestiniens crient depuis des décennies — ce régime est
    contraire au droit, au principe même d’égalité humaine.

     

    Mais Israël n’en a cure. Le gouvernement
    poursuit sa fuite en avant, transformant chaque décision internationale en
    chiffon de papier. Et les capitales occidentales, si promptes à brandir le
    droit international ailleurs, se taisent ou détournent le regard. Cette
    hypocrisie est devenue une forme de complicité active.


    Gaza : le laboratoire du
    châtiment collectif

    Les sionistes messianiques, sont
    tranquilles… Il n’y a pas une once d’humanité en eux, car quiconque ne pense
    pas comme eux à leurs yeux est sous-humain. Ceux qui ont été cités jusqu’ici
    vénèrent deux dieux : la Richesse et le Pouvoir ; c’est ainsi qu’ils
    estiment leur valeur.

    À Gaza, la guerre actuelle ne vise pas
    seulement le Hamas, mais toute une population enfermée depuis 17 ans dans un
    blocus. Les bombardements massifs, les destructions d’hôpitaux, d’écoles et
    d’infrastructures vitales, l’entrave systématique à l’aide humanitaire : tout
    cela n’est pas un “dommage collatéral”, mais une stratégie. Une punition
    collective destinée à rendre la vie invivable pour plus de deux millions
    d’êtres humains.

    La CIJ, saisie par l’Afrique du Sud, a
    reconnu en janvier 2024 que le risque de génocide à Gaza était “plausible”.
    Elle a ordonné à Israël d’assurer la livraison de nourriture, d’eau et de
    médicaments. Depuis, qu’a-t-on vu ? Des convois bloqués par des milices de
    colons comme Tzav 9, encouragées par l’extrême droite israélienne. Des largages
    aériens hasardeux, parfois mortels. Et des dirigeants, tels Itamar Ben-Gvir ou
    Bezalel Smotrich, qui appellent ouvertement à “encourager la migration” des
    Gazaouis — un euphémisme pour désigner le transfert forcé d’une population
    entière.

    Quand un État transforme la faim en arme
    de guerre, quand il instrumentalise l’aide pour affamer et briser une
    population, il franchit la ligne rouge du crime contre l’humanité. C’est ce que
    Gaza subit, sous nos yeux.


    Cisjordanie : l’annexion
    masquée est devenue réalité

    Et pourtant, nous avons des Palestiniens
    en Cisjordanie, qui n’ont pas construit de tunnels ni constitué une force
    redoutable, et les colons les piétinent, les expulsant de leurs maisons et de
    leurs terres et leur volant tout ce qu’ils possèdent. Combien d’argent les
    Juifs sionistes du monde entier ont-ils dépensé pour acheter suffisamment de
    politiciens dans le monde entier afin de coloniser la Palestine et de protéger
    leur entité coloniale contre toute responsabilité pour crimes contre
    l’humanité 

    En Cisjordanie, le masque est tombé.
    L’annexion de facto avance chaque jour : nouvelles colonies, routes réservées,
    postes militaires. Les colons agissent en milices, souvent sous la protection
    ou l’indifférence de l’armée. Villages incendiés, terres volées, familles
    expulsées. La violence n’est plus un accident : elle est un outil de conquête
    territoriale.

    Lorsque Smotrich appelle à “effacer
    Huwara”, il ne dérape pas : il dit tout haut la logique à l’œuvre. Et lorsque
    des colons saccagent des villages palestiniens sans être inquiétés, c’est
    l’État lui-même qui cautionne la terreur.

    Là encore, la CIJ a été claire : le régime
    imposé aux Palestiniens de Cisjordanie correspond à une ségrégation
    systématique, une violation directe de la Convention contre l’apartheid. Et
    pourtant, l’occupation continue, implacable.


    L’apartheid n’est plus une
    accusation : c’est un constat

    Depuis 2021, Human Rights Watch et Amnesty
    International ont franchi le pas : ce régime est bien un apartheid. Ce terme
    n’est pas une insulte, c’est une qualification juridique précise : un système
    organisé de domination d’un groupe sur un autre, institutionnalisé, perpétué
    par la violence.

    Ce que vivent les Palestiniens —
    restrictions de déplacement, confiscation de terres, absence de droits
    civiques, traitements discriminatoires systématiques — correspond à cette
    définition. La CIJ, Amnesty, HRW : le consensus s’élargit. Il ne manque plus qu’une
    chose : la volonté politique des États pour briser ce système.

    Cette démonstration est imparable et je la
    complète en soulignant que le paroxysme de la monstruosité israélienne
    consiste, depuis plusieurs mois, à organiser l’aide alimentaire comme traquenard
    et piège mortel pour les Palestiniens que le blocus Netanyahou / Ben Gvir /
    Smotrich affame : Tsahal effectue délibérément les largages aériens des
    denrées vitales dans des zones militarisées interdites aux civils de Palestine
    afin que, tenaillés par la désespérance et la faim et n’ayant plus rien à
    perdre, ces derniers aillent récupérer les colis alimentaires à l’endroit même
    où ils sont certains d’être abattus.


    Quelles options restent
    possibles ?

    La solution à deux États, répétée comme un mantra par les chancelleries
    occidentales, est morte, enterrée sous les bulldozers des colonies. Un État
    palestinien viable est devenu une fiction.

    La seule option réellement juste serait un État unique, où Palestiniens et
    Israéliens jouiraient des mêmes droits. Mais cette perspective est rejetée par
    la majorité des Israéliens et par un gouvernement obsédé par la domination
    ethno-religieuse. Dès lors, l’avenir se réduit à deux alternatives :

    • soit un apartheid assumé,
      institutionnalisé, pérennisé ;
    • soit l’effondrement total de
      toute perspective de coexistence, avec la tentation toujours plus
      explicite du nettoyage ethnique.


    La complicité internationale :
    silence et hypocrisie

    Le plus insupportable n’est pas seulement l’acharnement israélien, mais la passivité
    complice de la communauté internationale. Les États-Unis continuent de livrer
    des armes. L’Europe se contente de déclarations creuses, tout en maintenant des
    accords économiques avantageux. Quand il s’agit d’Ukraine, le droit
    international est brandi comme un étendard. Quand il s’agit de la Palestine, il
    est relégué au second plan.

    Ce double standard détruit la crédibilité du droit international et
    transforme les belles paroles en cynisme. Chaque bombe tombée sur Gaza, chaque
    maison palestinienne rasée en Cisjordanie, résonne aussi comme un acte de
    complicité pour les États qui financent, arment ou protègent Israël de toute
    sanction
    .


    Briser l’impunité, maintenant

    En ce moment, une association de sionistes
    radicaux dénommée TSAV 9 et fondée par une certaine REUT BIN HAIM, s’est donné
    pour mission de bloquer les points d’entrée vers Gaza pour entraver l’aide
    alimentaire terrestre : cette Israélienne, elle-même mère de 8 enfants, a
    accordé une entrevue au journaliste anglais Inigo Gilmore, pour expliquer qu’il
    est indispensable d’affamer les enfants palestiniens.

    Il est temps de rompre avec cette logique
    mortifère. Cela signifie :

    conditionner toute aide militaire et
    économique à Israël au respect strict du droit international ;

    imposer des sanctions ciblées contre les
    responsables politiques et les colons violents ;

    soutenir des enquêtes internationales sur
    les crimes commis à Gaza et en Cisjordanie ;

    et surtout, nommer les choses : parler
    d’apartheid, parler de crimes de guerre, parler de génocide quand les faits
    l’exigent.


    Conclusion : l’égalité ou la
    barbarie

    Si on applique la grille de l’idéologie
    selon Anna Arendt aux « Sionistes » on tombe très justement sur le
    principe actif et structurant des régimes totalitaires.
    Cette idéologie devenant ainsi un cadre qui organise la société de façon
    totale, visant à remplacer le monde actuel par les masses atomisées
    physiquement, moralement et spirituellement, leur permettant d’imposer une
    cohérence artificielle à l’ensemble de la vie sociale. Une source surhumaine
    comme origine de la pensée (Dieu de la Bible),
    Une prétention à la domination globale, L’appel à la violence ou à l’action, La
    désignation d’un ennemi objectif,

    Le rejet de la réalité factuelle. Ce
    groupe prospère sur l’effondrement des structures politiques. L’isolement des
    individus influençables, fragilisés par cet effondrement, fait que les
    structures sociales démocratiques et tolérantes deviennent alors perméables à des
    idéologies simplificatrices et à des promesses de réenchantement du monde.

    L’entrisme des «sionistes» exploite
    les failles du système démocratique et républicain. Notamment la perte de sens
    partagé et la désaffection civique. Ceci leur permet d’avancer un projet de
    domination idéologique sous couvert démocratique, utilisent des organisations
    de façade et des discours adaptés pour masquer la radicalité de leurs
    objectifs, trompant ainsi le monde extérieur sur leur véritable nature,
    s’appuyant fortement sur les médias sous leur influence. Ce groupe cherche à
    imposer une vision unique et à éliminer la dissidence.

    La Palestine n’est pas seulement une
    question “étrangère”. Elle est le test ultime de notre capacité à défendre des
    principes universels. Allons-nous continuer à fermer les yeux, à accepter qu’un
    État démocratique se revendiquant du droit se permette ce que nous ne tolérons
    nulle part ailleurs ?

    L’avenir est clair : soit nous imposons l’égalité
    des droits pour tous, Palestiniens et Israéliens, soit nous devenons complices
    d’un système qui ne peut plus être nommé autrement que par son vrai nom : apartheid
    et épuration ethnique.

    Il n’y a plus de neutralité possible. Se
    taire, c’est choisir le camp de l’oppresseur.

    Kader Tahri
    Chroniqueur engagé, observateur inquiet
    « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme
    ça. »

    https://kadertahri.blogspot.com/

  • Le crime de la jeune Bédouine de Nirim : violence accordée et mémoire effacée

     

    L’été 1949
    marque une période charnière. L’État d’Israël vient à peine de naître, au terme
    d’une guerre sanglante qui a opposé les forces sionistes aux armées arabes et
    aux populations palestiniennes. Pour les Palestiniens, c’est le début de la Nakba
     la catastrophe qui a vu l’expulsion de
    plus de 700 000 personnes et la destruction de centaines de villages. 
    Dans ce climat de militarisation et d’hostilité, les Forces de défense
    israéliennes (FDI) sont créées à partir de milices préexistantes : la Haganah,
    l’Irgoun et le Lehi. Ces groupes, rompus à la lutte clandestine et aux
    représailles, ont importé dans l’armée régulière une culture de brutalité, où
    la frontière entre combat militaire et violences contre les civils restait monnaie
    courante. C’est dans ce contexte que se situe l’affaire dite du crime de
    Nirim
    .


    Le crime : une violence exemplaire

    En août
    1949, une jeune Bédouine du désert du Néguev, âgée d’à peine quinze à vingt
    ans, est capturée par une patrouille israélienne. Deux hommes qui
    l’accompagnaient sont tués ou s’échappent. Elle, en revanche, est conduite dans
    un avant-poste militaire près du kibboutz Nirim.

    Là, sous
    l’autorité d’un officier d’une vingtaine d’années, une fête est organisée pour
    les soldats. Pâtisseries, vin et discours d’unité précèdent une scène macabre :
    le commandant donne à ses hommes le « choix » entre faire de la jeune fille une
    aide domestique ou la violer collectivement. Les soldats, dans un climat de
    camaraderie et de dérision, choisissent la seconde option.

    S’ensuit une
    série de violences sexuelles. La victime est déshabillée, lavée au tuyau
    d’arrosage, exposée nue devant l’unité. Son corps est transformé en spectacle
    et en trophée. Pendant des heures, elle est violée tour à tour par les soldats,
    avant d’être « réservée » au commandant.

    Le
    lendemain, estimant qu’elle représentait une gêne, l’officier décide son exécution.
    Alors qu’elle tente de fuir, elle est abattue d’une balle à l’arrière de la
    tête et enterrée à la hâte, à moitié nue, dans une fosse anonyme.


    La justice militaire : impunité et silence

    L’armée
    israélienne, informée par un soldat choqué, ouvre une enquête. Mais le crime
    est aussitôt requalifié : il n’est pas question de viol ni de meurtre, mais de
    « négligence dans la prévention d’un crime ». Les sanctions infligées sont
    minimes, le commandant est discrètement réintégré, et aucun nom n’est publié.

    Cette
    gestion de l’affaire révèle une volonté politique claire : protéger l’image de
    l’armée naissante, éviter tout scandale international, et effacer la mémoire de
    la victime. Ce n’est pas seulement un crime commis contre une jeune fille ;
    c’est un crime recouvert par le silence institutionnel, qui transforme la
    victime en inexistence.


    Un symbole des violences de la Nakba

    Le crime de
    Nirim n’est pas un acte isolé. Il s’inscrit dans une série de violences ayant
    marqué la Nakba : expulsions, massacres, pillages et viols. Les récits de
    survivants palestiniens, mais aussi certains documents militaires israéliens
    déclassifiés, attestent que ces pratiques, loin d’être marginales, étaient
    courantes dans plusieurs zones de conflit.

    Le kibboutz,
    symbole du projet sioniste et de la « renaissance sur la terre », devient ici
    le décor d’un crime barbare. Là où l’on cultivait l’image d’une société
    égalitaire et fraternelle, des soldats ont célébré l’humiliation et la mort
    d’une adolescente sans nom.


    Mémoire et oubli : la double mort de la victime

    L’un des
    aspects les plus glaçants de cette affaire est l’anonymat de la jeune Bédouine.
    Son nom n’a pas été enregistré. Sa famille n’a pas pu lui offrir de sépulture.
    Sa tombe a disparu, et son histoire n’a survécu que par des fragments de
    témoignages.

    En hommage à
    cette petite personne du Désert, je tenterai
    dans une reconstitution mémorielle de donner un visage à la victime de
    Nirim :

    Elle n’a pas de nom dans les archives. Pourtant, on peut
    imaginer son enfance quelque part dans le désert du Néguev.

    Peut-être a-t-elle grandi sous une tente bédouine, le sable
    comme horizon, les troupeaux comme richesse, la voix de sa mère l’appelant au matin.
    Ses journées se remplissaient de gestes simples : puiser l’eau, ramasser du
    bois, courir derrière ses frères  et
    sœurs. Le ciel immense était son toit, la chaleur écrasante son quotidien, et
    les nuits, éclairées d’étoiles, portaient des histoires anciennes transmises
    par les anciens de la tribu. Puis un jour, le destin a basculé. Des cris
    d’hommes armés, des ordres dans une langue qu’elle ne comprenait pas.

    L’arrachement brutal de ce monde familier. Elle ne savait
    pas où on l’emmenait, ni pourquoi. Dans ses yeux, la peur, l’incompréhension,
    la solitude absolue d’une jeune fille de quinze ou vingt ans, soudain jetée au
    milieu d’une garnison étrangère. On ne saura jamais ce qu’elle a ressenti quand
    on l’a déshabillée de force, lavée au jet d’eau sous les rires. 

    Peut-être le froid du métal, le sable collé à sa peau, la
    honte insoutenable de voir son corps transformé en spectacle. Dans la tente du
    commandant, elle a dû deviner ce qui allait arriver. Sa dignité brisée, son
    corps pris comme un butin.

    Dans le silence, il n’y avait ni mots, ni secours,
    seulement la certitude que sa vie ne valait rien pour ceux qui l’entouraient.
    Le lendemain, elle a couru. Ses pieds nus frappaient la terre sèche. Six mètres
    seulement. Une balle derrière la tête. Et puis plus rien.

    Le sable a recouvert son corps, mais aussi son nom. L’oubli
    a achevé le crime.                              
    Pourtant, se souvenir d’elle, même sans identité complète, est un acte
    de justice.                     Redonner,
    ne serait-ce qu’un instant, un visage, une vie, une histoire, c’est refuser que
    son existence se réduise au silence d’une tombe anonyme

    Cet oubli
    organisé constitue une seconde mort. Effacer l’identité de la victime, c’est
    effacer la preuve du crime. Or, dans les conflits, l’oubli est une arme aussi
    puissante que la balle. Là où il n’y a ni trace, ni nom, ni mémoire, il devient
    possible de nier ou de minimiser.


    Héritages et résonances contemporaines

    Le crime de
    Nirim éclaire la logique de violence qui a présidé à la fondation d’Israël et
    qui continue de hanter la région. Pour les Palestiniens, ces histoires de
    villages détruits, de viols et de massacres constituent un traumatisme
    fondateur. Elles alimentent la mémoire collective et nourrissent la colère des
    générations suivantes.

    Ainsi,
    lorsque le kibboutz de Nirim a été attaqué le 7 octobre 2023, certains groupes
    armés palestiniens ont évoqué la mémoire de ces crimes passés pour justifier
    leurs cibles. L’histoire devient alors une arme, un champ de bataille mémoriel
    qui prolonge le cycle de violence.


    Conclusion : dignité et mémoire

    Le crime de
    Nirim n’est pas seulement l’histoire d’un viol collectif et d’un meurtre. C’est
    l’histoire d’une mémoire effacée, d’un nom jamais prononcé, d’une dignité volée
    deux fois – par l’acte et par l’oubli.

    Rendre
    compte de ce crime aujourd’hui, c’est déjà un acte de justice. C’est redonner
    une voix à celle qu’on a voulu réduire au silence. C’est aussi rappeler que les
    États, même dans leur naissance, portent en eux des ombres que seule la mémoire
    peut éclairer.

    Elle
    méritait un nom. Elle méritait une sépulture. Elle méritait la vie.

    Ce détail de
    l’Histoire permettrait de saisir, dans son intimité la plus profonde, la
    souffrance originelle des Palestiniens et désignant l’exode forcé des
    populations arabes parfois au gré de massacres perpétrés dans des villages.

    Kader Tahri
    Chroniqueur engagé, observateur inquiet
    « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme
    ça. »

    https://kadertahri.blogspot.com/

  • Charité israélienne : Grande distribution des Balles aux affamés !

     

    La situation
    humanitaire dans la bande de Gaza atteint un niveau d’extrême gravité. Les
    témoignages qui se multiplient évoquent des civils affamés, contraints de
    s’exposer à des tirs lors des distributions de nourriture. Plusieurs rapports
    d’ONG et de médias indépendants font état d’attaques contre des foules
    cherchant simplement à se nourrir, ce qui alimente l’accusation d’une politique
    de famine organisée.

    La faim comme arme de guerre

    Depuis le
    début du conflit entre Israël et le Hamas, les restrictions sur l’entrée d’aide
    humanitaire, combinées aux destructions massives d’infrastructures, plongent la
    population civile dans une détresse croissante. L’utilisation de la faim comme
    outil de pression est dénoncée par de nombreux observateurs comme une violation
    flagrante du droit international humanitaire. Les habitants se retrouvent face
    à un dilemme tragique : risquer leur vie pour quelques sacs de farine ou
    succomber à la privation.

    Un projet d’ingénierie démographique ?

    Les
    accusations récurrentes d’« épuration ethnique » s’appuient sur l’idée
    qu’au-delà de l’affaiblissement militaire du Hamas, c’est l’ensemble de la
    population civile qui est visée par ces méthodes. Certains analystes relient
    ces politiques à une volonté de redéfinir la démographie de Gaza en vue d’une
    réinstallation future de colons israéliens, un scénario qui alimente la colère
    et le désespoir palestiniens.

    Le rôle des médias et le contrôle du récit

    Un autre
    enjeu central est la manière dont l’information est relayée. Alors que les
    réseaux sociaux diffusent quotidiennement des images choquantes, les grands
    médias audiovisuels sont accusés par une partie de l’opinion publique d’adopter
    une couverture biaisée, minimisant les souffrances civiles et légitimant
    l’action militaire israélienne. Cette perception d’un « deux poids, deux
    mesures » alimente une méfiance croissante envers les institutions médiatiques,
    accusées de complaisance ou de censure.

    La spécificité du cas français

    En France,
    la question prend une dimension particulière : environ 4 000 Franco-Israéliens
    servent dans l’armée israélienne. Certains d’entre eux ont été accusés
    d’exactions. La comparaison est souvent faite avec les ressortissants français
    partis combattre en Syrie au sein de Daech, qui, à leur retour, ont été
    poursuivis pour terrorisme. La question se pose : les mêmes critères
    judiciaires seront-ils appliqués à ceux qui ont participé à la guerre à Gaza ?

    Inégalités judiciaires et liberté d’expression

    En
    parallèle, les défenseurs de la cause palestinienne dénoncent une justice à
    deux vitesses. Certains militants pro-palestiniens en France ont été condamnés
    pour des propos jugés « anti-israéliens » ou pour leur soutien à la «
    résistance », tandis que des figures médiatiques pro-israéliennes ont pu
    défendre publiquement des positions justifiant, voire glorifiant, l’action
    militaire, sans être inquiétées. Ce déséquilibre alimente le sentiment d’une
    partialité institutionnelle.

    Les comparaisons historiques

    Beaucoup de
    critiques rapprochent la situation actuelle de Gaza des heures les plus sombres
    de l’histoire européenne : déportations, regroupements forcés, privation de
    nourriture, humiliations et violences de masse. Si certains estiment que la
    comparaison avec la Shoah banalise l’histoire, d’autres y voient une grille de
    lecture nécessaire pour comprendre la gravité des événements et la
    systématicité des violences.

    Innovation dans la cruauté ?

    Toutes les cruautés sont expérimentées à Gaza par
    l’occupant génocidaire israélien. Quand ce ne sont pas les enfants qui sont
    visés à la tête par les snipers de l’armée la plus morale du monde, ce sont les
    affamés attirés par les points de distribution alimentaire qui sont abattus en
    masse

    Des rumeurs
    persistantes font état de distributions de farine contenant des substances
    toxiques ou addictives, telles que l’oxycodone, responsable d’une crise
    sanitaire majeure aux États-Unis. Si ces affirmations nécessitent des
    vérifications solides, elles témoignent de la perception d’une guerre où
    l’avilissement de l’ennemi passe par des méthodes inédites, allant au-delà de
    la simple destruction militaire.

    La question de la responsabilité internationale

    À mesure que
    les preuves s’accumulent – vidéos, témoignages, rapports d’ONG – la question de
    la justice internationale devient pressante. Des appels se multiplient pour que
    les responsables, qu’ils soient soldats, dirigeants politiques ou soutiens
    médiatiques, répondent de leurs actes devant des juridictions internationales.

    Dimension morale et religieuse

    Au-delà du
    droit et de la politique, la situation soulève une interrogation morale
    universelle. Comment l’humanité peut-elle rester spectatrice d’un peuple
    affamé, bombardé et dépossédé ? L’impuissance ressentie par beaucoup se traduit
    par des cris d’indignation, des appels à la conscience collective et, pour
    certains, par une prière désespérée à Dieu afin qu’il vienne en aide à ceux qui
    n’ont plus de recours.


    Conclusion

    La crise de
    Gaza révèle les fractures profondes de notre époque : un conflit où la famine
    devient une arme, où les récits médiatiques façonnent la perception publique,
    où la justice internationale peine à s’imposer, et où l’histoire tragique du
    XXe siècle est convoquée pour dénoncer les violences actuelles. Si l’émotion
    domine souvent les discours, la rigueur des faits et la recherche de
    responsabilité demeurent indispensables pour que la souffrance d’aujourd’hui
    ouvre la voie à une justice et, peut-être, à une paix future.

    Tout est
    fait pour réduire la population, par le meurtre, par la faim, ou par la
    terreur. L’objectif est l’épuration ethnique totale de la bande de Gaza, pour
    le projet d’expansion du Grand Israël. D’ailleurs, les colons piaffent d’impatience
    d’être réinstallés à la place des Palestiniens. La torture par la faim,
    utilisée dès le début de la guerre Tsahal-Gaza, place les affamés devant un
    dilemme : aller ou pas sur les points de distribution.

    Il faudra
    beaucoup de souffrances aux Palestiniens pour que les sociétés occidentales,
    habituées à victimiser les juifs, renversent leur appréciation. Avec retard
    comme toujours, du fait des obstacles mentaux érigés à dessein, le réel se
    fraye un chemin dans l’esprit du grand public.

    Kader Tahri
    Chroniqueur engagé, observateur inquiet
    « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme
    ça. »

    https://kadertahri.blogspot.com/

  • Israël imite Sparte : culte de la force, obsession de la guerre, rejet de la paix.

     

    Un modèle
    voué à la décadence et à l’effondrement.

    On répète
    qu’Israël combat sur sept fronts. Pure illusion. La vérité est encore plus
    sordide : Israël ne combat pas ses voisins, il combat l’idée même de paix.
    Liban, Syrie, Yémen, Iran, Gaza… peu importe le théâtre, la pièce est toujours
    la même : guerre sans fin, destruction sans limite, négation absolue de
    l’humanité.

    Les
    dirigeants israéliens et même une partie de leur opposition se prennent pour
    des Spartiates. Leur modèle n’est pas Athènes, ni Rome, ni même Washington :
    c’est la caserne, le glaive, la cohésion de fer autour d’un petit noyau
    messianique. Un État transformé en armée, une société transformée en camp retranché.
    Mais qu’on ne s’y trompe pas : derrière les références antiques se cache un mot
    moderne qui commence par un « F » et qui a ravagé l’Europe au siècle dernier.


    Israël, la nation malade

    Les chiffres
    parlent : selon ses propres données militaires, cinq Palestiniens tués sur six
    à Gaza sont des civils. 83 % de victimes civiles. Un taux de massacre extrême rarement égalé au cours
    des dernières décennies de guerre. Une statistique effroyable, une tache
    indélébile dans l’histoire des guerres contemporaines. Et pourtant, Israël ose
    encore se poser en arbitre du « terrorisme » devant le reste du monde !  

    Les
    Israéliens, dans toute leur arrogance démesurée, sont fous de « ruse de
    tuerie » et de « la tyrannie du génie opérationnel ». Ils sont
    accros. Quelle nation malade, triste et folle peut croire à ses propres
    mensonges ?


    La peur de la paix

    Israël ne
    craint pas la guerre : il s’en nourrit. Ce qu’il redoute, c’est la paix. Car la
    paix aurait des conséquences bien plus graves : elle obligerait à rendre des comptes,
    à regarder l’occupation en face, à cesser d’étendre ses frontières sous la
    protection américaine. C’est pourquoi toutes les propositions de paix ont été
    torpillées – de l’OLP au Hamas, des Saoudiens à la Ligue arabe. Israël préfère
    mille fois bombarder Gaza que signer un compromis sans annexer de terres.


    Start Up Murder, Inc.

    Dans cette
    société, le prestige n’est pas dans l’art, la science ou la philosophie, mais
    dans la « ruse opérationnelle », l’ingénierie de la mort, l’innovation
    militaire. Comme si les États-Unis envoyaient 90 % de leurs diplômés du MIT et
    de Harvard inventer de nouveaux drones pour détruire des immeubles. Voilà
    Israël : Start Up Nation ? Non. Start Up Murder, Inc.


    L’antisémitisme, l’arme de Netanyahou

    Benjamin
    Netanyahou a trouvé son arme secrète : l’antisémitisme. Non pas comme menace,
    mais comme carburant. Chaque critique extérieure renforce sa posture de
    victime, chaque condamnation nourrit sa propagande. Comme l’écrivait Aluf Benn,
    les régimes autoritaires se nourrissent de la pression internationale. Mais
    Netanyahou commet une erreur : Israël n’est pas la Russie, ni l’Iran. Petit
    pays encerclé, il ne peut se permettre de perdre ses cerveaux, ces jeunes
    Israéliens éduqués et progressistes qui fuient chaque année en masse. L’émigration est sa véritable
    plaie ouverte.


    Vers la ruine annoncée

    Oui, la
    société israélienne pourrit déjà de l’intérieur. L’occupation est son poison,
    le militarisme sa drogue, la guerre sa seule raison d’être. Mais on ne bâtit
    pas un avenir sur un champ de ruines. Une société qui élève ses généraux en
    prophètes et ses ingénieurs en bourreaux est une société condamnée.

    Sparte aussi
    se croyait éternelle. Sparte aussi vénérait le glaive et la discipline. Sparte
    aussi méprisait la paix. Et Sparte a disparu.

    Israël croit
    réécrire l’histoire en copiant son modèle. Mais il ne fait que rejouer sa
    chute.

    Kader Tahri
    Chroniqueur engagé, observateur inquiet
    « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme
    ça. »

    https://kadertahri.blogspot.com/


  • L’usure du narratif sécuritaire israélien :

     

    Introduction

    Depuis sa création en 1948, Israël a bâti une
    grande partie de sa diplomatie sur un narratif sécuritaire : celui d’un petit
    État démocratique assiégé, contraint de défendre son existence. Ce récit,
    longtemps mobilisateur, s’essouffle aujourd’hui. Or, ce thème  s’effrite face à une réalité asymétrique : une
    armée parmi les plus puissantes du monde affronte des populations civiles
    massivement touchées dans des territoires occupés ou assiégés, comme Gaza.

    La réalité des bombardements massifs à Gaza, la
    multiplication des victimes civiles et les accusations de violations du droit
    humanitaire fragilisent ce paradigme. L’armée israélienne, Tsahal, au cœur de
    cette stratégie, est désormais perçue non plus comme une force défensive mais
    comme une puissance militaire oppressive.

    Israël est de plus en plus présenté non pas comme
    un État normal engagé dans une guerre, mais comme un acteur hors-la-loi dans
    un ordre mondial fondé sur les droits de l’homme. La notion de « double
    standard », longtemps dénoncée par les défenseurs d’Israël, s’est inversée :
    aujourd’hui, c’est Israël qui est accusé d’échapper à la justice
    internationale, au mépris du droit humanitaire.

    Quand on en vient à pratiquer un génocide –
    aussi avéré que celui des Palestiniens, majoritairement civils, femmes et
    enfants compris ! – on ne mérite plus aucun respect d’aucune
    sorte, mais seulement de subir les insultes et l’opprobre internationale qui
    vont avec, d’être traîné devant la Justice d’un Nuremberg 2.0, et d’être
    condamné aussi lourdement que l’ont été les nazis allemands, avant d’être jeté
    dans les poubelles de l’Histoire !!!

    À cela s’ajoutent le phénomène : le silence du
    jihadisme sunnite sur Gaza et la rhétorique d’apporter un soutien à la
    population de Gaza.


    L’usure du
    narratif sécuritaire israélien

    Pendant des décennies, Israël a bénéficié du
    soutien de l’Occident grâce à son image de petite démocratie en danger. Mais
    les images de quartiers détruits à Gaza, de milliers d’enfants tués selon
    l’UNICEF et de familles déplacées massivement bouleversent les opinions
    publiques.

    Si les sphères politiques (États-Unis, Hongrie,
    Inde) continuent de défendre Israël, les opinions publiques occidentales se
    montrent de plus en plus critiques. Le narratif sécuritaire israélien, fondé
    sur l’autodéfense, semble perdre toute légitimité morale.


     

    Tsahal : une armée israélienne puissante mais
    contestée

    Une puissance
    militaire sans équivalent régional

    L’armée israélienne, Tsahal, est l’une des plus
    technologiquement avancées du monde :

    • Iron
      Dome et systèmes antimissiles performants,
    • drones
      armés et renseignement en temps réel,
    • Unités
      de cyberdéfense (Unit 8200),
    • coopération
      stratégique avec Washington.

    Cette supériorité explique les pertes minimales
    côté israélien par rapport aux bombardements sur Gaza, mais nourrit aussi
    l’image d’une guerre asymétrique où l’ennemi principal devient la population
    civile.

    Transparence et
    propagande militaire

    Israël communique très peu sur ses pertes
    militaires, renforçant l’image d’une armée invincible. Cette stratégie
    maintient la cohésion interne mais alimente les accusations de censure et
    désinformation.

    Tsahal et le
    droit international

    De plus en plus d’ONG et d’organisations
    internationales accusent Tsahal de crimes de guerre et de violations du droit
    humanitaire : frappes sur des infrastructures civiles, blocus de Gaza,
    bombardements dans des zones densément peuplées. Ces critiques minent l’image
    d’Israël comme simple victime et en font un acteur contesté du droit
    international.

    Ce qui est bien avec l’armée israélienne, c’est
    qu’elle tue des dizaines de milliers d’ennemis, mais ne perd jamais un soldat.
    Elle frappe qui elle veut où elle veut quand elle veut, mais personne ne peut
    toucher le sol israélien, enfin, le territoire volé aux Palestiniens.

    Y-aura-t-il une justice pour condamner les snipers qui se
    sont filmés, ainsi que les journalistes et tous ceux qui cautionnent ces crimes
    contre l’humanité ?
    Cette armée est vraiment magique, et les
    soldats israéliens sont des surhommes. Ils ne peuvent tout simplement pas
    mourir, c’est pourquoi tous les pays du monde les envient. Une armée
    immortelle, comme l’élite de l’armée perse, ces 10 000 hommes dont chaque tombé
    était aussitôt remplacé, ni vu ni connu, par un debout.

    En plus, Tsahal a la bombe
    atomique et l’option Samson, donc si jamais elle perd un soldat, hop,
    vitrification nucléaire et on n’en parle plus. Les Américains l’ont fait en 45,
    donc les juifs ont le droit contre tous ceux qu’ils considèrent comme nazis,
    c’est-à-dire quasiment la T2erre entière. C’est pratique, d’être juif !

    Malheureusement, on apprend
    que malgré le bouclier de Yahvé, de l’Amérique de là-bas, des missiles sont
    passés au travers. C’est embêtant parce que l’invincibilité, normalement, ça ne
    souffre aucune exception. On est invincible ou on ne l’est pas. L’armée
    israélienne maximise les pertes de l’ennemi, et minimise les siennes. Tout est
    caché, censuré en haut lieu, le régime militaire de Tel-Aviv ne tolérant aucune
    défaite. En Occident avec des médias aux ordres qui ont la trouille du moindre
    haussement de sourcil d’Israél : alors on ment, on ment par omission, par
    exagération, en désinformant, surinformant, sous-informant, de toutes les
    façons possibles, en allant toujours plus loin dans l’incroyable, jusqu’au
    risible.


    Le silence du
    jihadisme sunnite sur Gaza

    Depuis le début
    du génocide, Pas un seul appel au jihad, pas de combattants musulmans du monde
    qui converge vers les frontières d’Israël pour aider leurs frères en Palestine,
    aucune fatwa lancée d’internet par des Imams excités. Pas de vidéos islamistes
    d’exaltation avec des chants religieux pour aller buter les kouffars sionistes.
     Contrairement aux guerres en Irak et en
    Syrie (2011–2020), les groupes jihadistes comme Daech ou Al-Qaïda n’ont lancé
    aucun appel au jihad pour défendre la Palestine.

    Pourquoi ce
    silence ?

    • Affaiblissement
      structurel des organisations jihadistes après 2019.
    • Blocage
      géographique : Gaza est inaccessible aux combattants étrangers.
    • Intérêts
      géopolitiques : certains États qui ont instrumentalisé le jihadisme dans
      le passé ne souhaitent pas l’orienter contre Israël.

    Rien que ça c’est une preuve flagrante que le
    djihadisme sunnite a été téléguidé par les néocons (juifs) américains pour
    faire tomber les gouvernements « Chiite » d’Irak et de Syrie. À
    l’époque les frontières étaient étonnamment poreuses, les services secret
    occidentaux ; français notamment n’étaient pas réactifs devant tous ces départs
    pour la zone irako-syrienne, des départs facilités je dirais !

    Daesh était un proxy sioniste depuis le début. Je
    remonterais jusqu’à Al qaida et cet attentat extrêmement profitable du 11
    septembre qui a permis de faire agir le Golem américain, pour « remodeler
    le Moyen Orient » (pour l’unique bénéfice d’Israël).

    Houthis du Yémen, Hezbollah, Iran, l’aide à la
    résistance palestinienne est l’unique fait des Chiites. Les pays sunnites
    versent des larmes de crocodile, mais laissent faire.

    Désormais, je peux le dire fort et clair, au bout
    de 30 ans d’interventionnisme et de guerre : Al Qaida / Daesh sont des faux nez
    du Mossad.

    En revanche, ce sont les acteurs chiites
    (Hezbollah, Iran, Houthis du Yémen) qui assurent aujourd’hui le soutien le plus
    concret aux Palestiniens, révélant une fracture nette entre monde sunnite et
    chiite.


     La haine à sens unique : un paradoxe dangereux

    L’article évoque un paradoxe : alors que c’est Israël
    qui mène des bombardements à Gaza, c’est la France et plus largement l’Occident
    qui deviennent parfois des cibles privilégiées de la haine.

    Origines de ce
    ressentiment

    • L’association
      directe entre Occident et soutien à Israël, renforcée par la diplomatie
      française et américaine.
    • Le
      poids de l’héritage colonial et des interventions militaires occidentales
      au Moyen-Orient.
    • Une
      rhétorique de choc des civilisations, opposant « Occident
      chrétien » et « monde musulman ».

    Les risques de
    cette vision

    Réduire cette haine à une « fatalité
    religieuse » est dangereux. La haine est en réalité bilatérale

    • certains
      courants islamistes alimentent une hostilité anti-occidentale,
    • certains
      discours occidentaux diffusent des amalgames entre islam, terrorisme et
      soutien à la Palestine.

    La seule issue est de replacer le débat sur le
    terrain du droit international, de la justice pour les civils et d’une paix
    durable entre Israël et la Palestine.


    Conclusion

    L’usure du narratif sécuritaire israélien est
    aujourd’hui manifeste : les réalités de Gaza sapent le récit d’un État assiégé
    et renforcent l’image d’une puissance militaire contestée.

    L’armée israélienne, Tsahal, cristallise ces
    critiques : d’un côté célébrée pour sa supériorité technologique, de l’autre
    accusée de crimes de guerre. Le silence du jihadisme sunnite sur Gaza, à
    l’opposé de son activisme passé en Irak et en Syrie, interroge sur ses
    véritables dynamiques géopolitiques. Enfin, la rhétorique de la haine à sens
    unique rappelle combien ce conflit dépasse le militaire pour toucher aux identités,
    aux mémoires et aux civilisations.

    L’avenir du Moyen-Orient ne pourra se construire
    que sur une justice internationale équitable, la protection des civils et une solution
    politique durable.

    Kader Tahri
    Chroniqueur engagé, observateur inquiet
    « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme
    ça. »

    https://kadertahri.blogspot.com/


     

  • Ce qui se passe à Gaza : Israël un Roque State !

    Depuis le 7 octobre, de nombreux intellectuels et
    éditorialistes prennent position sur la guerre à Gaza présentent Israël comme
    le « dernier rempart » face à l’islamisme. Mais cette vision binaire et
    idéologique réduit la tragédie de Gaza à un simple affrontement entre Israël et
    « l’islamisme totalitaire », occultant volontairement la réalité fondamentale :
    la colonisation et l’occupation qui écrasent le peuple palestinien depuis des
    décennies.

    Cette analyse critique vise à déconstruire ce récit
    partiel, à rappeler les faits humanitaires et politiques sur le terrain, et à
    proposer une lecture alternative qui ne nie ni les souffrances israéliennes, ni
    surtout les souffrances massives du peuple palestinien. Car en se refusant à
    voir l’évidence – des dizaines de milliers de civils palestiniens massacrés,
    des infrastructures vitales délibérément détruites, une famine organisée,
    Israël participe à une entreprise de déni moralement insoutenable.

    Gaza : au-delà du récit simpliste

    Qualifier le Hamas d’idéologie totalitaire et réduire
    le conflit à une lutte contre « l’islamisme » revient à masquer l’essentiel :
    la situation en Palestine est avant tout celle d’un peuple soumis à une
    colonisation continue, d’un territoire morcelé par les colonies, les
    check-points et les expulsions forcées. Les civils palestiniens, qu’ils soient
    croyants, laïcs, nationalistes ou simples familles cherchant à survivre, ne
    peuvent être réduits à une incarnation de « l’islamisme mondial ».

    La réalité, documentée par des ONG internationales
    comme Amnesty International, Humann Rights Watch et Médecins Sans Frontières,
    est celle d’un peuple privé de droits fondamentaux, dont l’accès à l’eau, à
    l’électricité, aux soins et à l’alimentation est systématiquement entravé.

    En effet, Israël est l’avant-poste de l’impérialisme
    occidental, une relique des débilités coloniales de la fin du XIXeme et du
    début du XXeme. Une colonie européenne en plein Moyen-Orient. Mais il y en ici
    qui applaudissent un Grand Remplacement bien réel en Palestine tout en
    fantasmant un Grand Remplacement imaginaire en Eurabia  

    Au-delà du Hamas : le vrai problème est la
    colonisation  

    L’argument selon lequel Israël serait un modèle de
    démocratie attaqué de toutes parts ne résiste pas à l’examen des faits. La
    question palestinienne n’est pas d’abord une question religieuse, mais bien une
    question de colonisation. À Jérusalem-Est, en Cisjordanie et à Gaza, les
    politiques israéliennes d’occupation, de confiscation des terres et
    d’expulsions visent à rendre impossible l’émergence d’un État palestinien
    viable.

    Qualifier toute résistance palestinienne d’« islamisme
    totalitaire » revient à occulter ce cadre colonial. C’est transformer les
    victimes en coupables, et réduire une lutte pour la liberté et la dignité à une
    caricature idéologique.

    Minimiser cette réalité au nom d’une supposée lutte
    pour la liberté, c’est du négationnisme, c’est fermer les yeux sur un crime
    d’anéantissement. Dans une telle situation, l’exigence morale n’est pas la
    neutralité, mais la prise de position claire contre ce massacre. Refuser de
    nommer le génocide en cours, c’est se rendre complice de son accomplissement.

    Un drame humanitaire aux dimensions de génocide

    C’est précisément au nom de l’humanité que la
    communauté internationale doit exiger la fin des bombardements. Ce qui se
    déroule à Gaza correspond à plusieurs critères du génocide définis par l’ONU :
    meurtres de masse, destruction des conditions de survie, famine imposée.
    Minimiser cette réalité au nom d’une supposée lutte pour la liberté, c’est du
    négationnisme. C’est fermer les yeux sur un crime d’anéantissement.

    Dans une telle situation, l’exigence morale n’est pas
    la neutralité, mais la prise de position claire contre ce massacre. Refuser de
    nommer le génocide en cours, c’est se rendre complice de son accomplissement.

    Gaza, l’Europe et le déni politique

    Le sionisme d’Israël dénonce une Europe « affaiblie
    par la culpabilité » et « aveuglée par la morale humanitaire ». Mais cette
    lecture inverse la réalité. L’Europe ne souffre pas d’excès de morale, elle
    souffre d’hypocrisie diplomatique. D’un côté, elle proclame son attachement aux
    droits humains, de l’autre elle continue à commercer avec Israël, à lui vendre
    des armes, à fermer les yeux sur les colonies illégales en Cisjordanie. Cette
    complaisance nourrit l’impunité.

    Loin de se suicider par vertu, l’Europe se compromet
    par calcul, en sacrifiant ses principes pour des alliances stratégiques. Or,
    c’est précisément cette duplicité qui fragilise sa crédibilité et alimente la
    colère des opinions publiques, notamment chez les jeunes générations.

    Pour la Palestine, la position officielle des Russes
    n’a pas varié depuis l’époque soviétique. Comme la France, le Royaume Uni,
    l’Italie, l’Espagne et un grand nombre de pays, ils défendent (mollement) les
    résolutions de l’ONU.

    Reconnaître le droit du peuple palestinien

    Ce n’est pas la compassion humanitaire qui menace
    l’Europe, mais bien son incapacité à reconnaître l’évidence : le peuple
    palestinien subit un processus d’anéantissement qui répond aux critères du
    génocide. Continuer à soutenir Israël sans condition revient à se rendre
    complice de ce crime.

    La véritable lucidité politique consiste à reconnaître
    que la paix ne viendra ni du déni ni de la force brute, mais de la justice.
    Cela suppose de mettre fin à la colonisation, de garantir les droits
    fondamentaux des Palestiniens, et de rompre avec la logique de domination.

    La justice contre le déni

    Après le 7 octobre, selon certaines estimations,
    environ 4 % de la population de Gaza aurait été tuée en moins de 18 mois. Ce
    chiffre dépasse proportionnellement celui qu’a connu la France durant la
    Première Guerre mondiale considérée comme une véritable hécatombe où environ 3
    % de la population fut tuée en quatre ans.

    Dans ce contexte, il paraît difficile de soutenir que
    Benjamin Netanyahu ne combat que le Hamas, compte tenu de la proportion très
    élevée de victimes civiles. Netanyahu reste le seul à avoir déclenché cette
    guerre inutile qu’il peut arrêter demain si il retire ses troupes, c’est lui
    qui ne veut pas de la paix, même l’Europe et les Etats Unis  ont fini par s’en apercevoir.

    On entend parfois l’argument : « Si nos sociétés
    (Israéliennes) refusent d’employer la force, elles finiront par disparaître.
    »  Mais par qui Israël serait-il menacé
    d’anéantissement ?

    Même au moment où le Hamas était militairement plus
    fort, il n’a jamais disposé des moyens de menacer l’existence de l’État
    d’Israël.

    Concernant la question des otages : la grande majorité
    d’entre eux ont été libérés durant des cessez-le-feu négociés. Depuis la
    rupture unilatérale du dernier cessez-le-feu par Netanyahu, aucun autre otage
    n’a été libéré.

    De nombreux observateurs, y compris des généraux
    israéliens, s’interrogent désormais sur l’utilité de la poursuite des combats :
    les objectifs de guerre paraissent épuisés, les villes de Gaza sont détruites à
    plus de 90 %, et les frappes ne provoquent désormais essentiellement que des
    pertes civiles massives.

    Je ne prétends pas disposer d’informations
    confidentielles sur les états-majors israéliens ; je me réfère uniquement aux
    déclarations de certains généraux et hauts gradés relayées dans la presse. Pour
    ce qui est du nombre de morts, j’ai retenu les estimations les plus basses afin
    d’éviter toute exagération.

    À la question : « Faut-il un cessez-le-feu comme
    préalable à la libération des otages ? », les faits montrent que la seule
    période où des otages ont été libérés correspond justement aux cessez-le-feu
    négociés. Depuis leur rupture par Netanyahu, aucune libération n’a eu lieu.
    Autrement dit, Israël a déjà négocié à plusieurs reprises avec le Hamas dans ce
    cadre, ce qui rend caduques les arguments de principe selon lesquels la
    libération devrait précéder tout cessez-le-feu.

    Conclusion : choisir l’humanité contre le déni

    Un détail : Gaza n’est pas une terre juive, ni dans
    l’histoire, ni maintenant. C’est de la propagande juive. Le cas échéant,
    ce sont les israéliens qui font un génocide.  Ce qui se joue à Gaza n’est
    pas le « destin de l’Europe », mais bien la crédibilité des valeurs communes.
    Soit l’Europe accepte d’appeler les choses par leur nom et exige la fin du
    massacre, soit elle s’enfonce dans la complicité et le déshonneur.

    Car au cœur de cette tragédie, il y a une évidence : l’humanité
    n’appartient pas à un camp contre l’autre, elle se mesure à la capacité de
    refuser l’anéantissement d’un peuple.

    En matière de géopolitique, il faut tout
    particulièrement garder la tête froide pour analyser la situation et déterminer
    les solutions les plus raisonnables c’est-à-dire les plus acceptables et
    satisfaisantes à long termes par les intéressés des deux bords, autant il ne me
    paraît pas sérieux de soutenir qu’à Gaza se joue « le destin de
    l’Europe » ou « le destin de la civilisation ».

    A Gaza, une population affronte une colonisation et
    une guerre génocidaire, elle dénonce 
    Israël en tant que dominateur. L’affaire de Gaza et des colonies de
    Cisjordanie montre un Israël outrageusement dominateur et viril, voilà le
    problème pour ces dégénérés

    Pour la Palestine, la position officielle des Ruses n’a
    pas varié depuis l’époque soviétique. Comme la France, le Royaume Uni, l’Italie,
    l’Espagne et un grand nombre de pays, ils défendent (mollement) les résolutions
    de l’ONU.

    Mon cœur est avec le peuple de Gaza, qui endure
    l’inimaginable chaque jour. Aucune vie ne devrait être marquée par tant de
    souffrance, surtout celle des enfants. La paix et la justice ne sont pas des
    privilèges, mais des droits fondamentaux. Il est temps que l’humanité ouvre les
    yeux et agisse avec compassion. Je soutiens Gaza, pour la vie, pour la dignité,
    pour l’espoir.

     

    Kader Tahri
    Chroniqueur engagé, observateur inquiet
    « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme
    ça. »

    https://kadertahri.blogspot.com/

     

  • Gaza: entre résistance, propagande et guerre génocidaire.

     

    Introduction

    L’attaque de la résistance du Hamas
    contre Israël le 7 octobre 2023 a été immédiatement présentée par les médias
    occidentaux comme un acte terroriste, voire comme un « pogrom » visant des
    civils innocents. Pourtant, au-delà de l’émotion, cet événement s’inscrit dans
    une histoire longue : celle du conflit israélo-palestinien, marqué par une
    asymétrie de forces, des violations du droit international et une guerre de
    récits médiatiques. Comprendre cet épisode exige d’analyser à la fois sa
    dimension militaire, juridique, historique et propagandiste. Cela a très bien
    marché sur des populations frustrées et avides de haine.


    La nature de l’attaque du Hamas :
    résistance ou terrorisme ?

    Sur le plan du droit
    international, le fait que le Hamas ait visé des civils autant que des
    militaires relève du crime de guerre. Mais replacée dans son contexte, cette
    attaque ne peut être isolée : depuis des décennies, Israël est accusé de mener
    une politique de colonisation, d’occupation et de nettoyage ethnique.

    Ainsi, la violence du Hamas
    apparaît comme une réponse mimétique : une résistance armée contre un occupant,
    comparable à d’autres luttes de libération nationale au XXe siècle. Comme
    l’avait rappelé De Gaulle en 1967, « celui qui
    opprime s’expose à la résistance qu’il qualifie de terrorisme
    ».


    Le récit du « pogrom » : une
    stratégie de communication

    Qualifier l’attaque du Hamas de «
    pogrom » n’est pas neutre. Ce terme renvoie directement à l’histoire de
    l’antisémitisme européen et à la Shoah. Il permet de replacer Israël dans le
    rôle de la victime absolue, et de justifier une riposte militaire
    disproportionnée.

    Ce récit médiatique s’inscrit
    dans une logique de propagande de guerre : fabriquer des images-chocs, comme la
    fausse histoire des « 40 bébés décapités », afin de rallier l’opinion publique
    occidentale. Cela rappelle d’autres manipulations médiatiques comme les
    couveuses du Koweït en 1990 ou le massacre de Boutcha en Ukraine.


    Israël face à ses propres haines

    L’attaque du Hamas révèle aussi
    les failles du système sécuritaire israélien. Malgré sa réputation de puissance
    militaire coloniale, Israël a montré une vulnérabilité inattendue. Certains
    analystes évoquent même un « 11-Septembre israélien », laissant entendre que
    Tel-Aviv aurait pu laisser faire l’attaque pour s’en servir comme prétexte à
    une opération militaire massive contre Gaza.

    Cette hypothèse, bien que
    controversée, s’appuie sur l’histoire : plusieurs grandes puissances ont déjà utilisé
    des attaques subies comme leviers stratégiques pour remodeler leur politique
    intérieure et étrangère. Alors que le sioniste chevronné Netanyahu est très souvent
    décrit comme un improvisateur politique qui saisit les opportunités et évite
    les mines terrestres lorsqu’elles se présentent pour préserver son emprise sur
    le pouvoir.

    Massacrer n’ importe qui,
    massacrer sans raison, se placer au-dessus de la morale, de la raison, être
    assassin absurde impitoyable inhumain, c’est s’élever au-dessus de l’humanité,
    c’est devenir un prophète biblique.

    Surtout  quand le sinistre Netanyahou parle des
    Palestiniens, presque toujours il hurle de rage et de haine. Il ne pense plus,
    ne raisonne plus, il crie. C’est clair, il y a une souffrance et un terrible
    compte à régler. A noter que très souvent il verse dans l’obscénité en parlant
    des pays qui contredise sa politique de crime, car bombarder les civils
    palestiniens de Gaza pendant 2 années, ça n’est pas barbare; et vouloir mettre
    fin à ces massacres après moult avertissements, ça c’est barbare.


    Un conflit asymétrique et sans
    issue immédiate

    Au cœur de cette guerre, il y a
    une asymétrie structurelle : Israël, soutenu par les États-Unis et l’Occident,
    dispose d’une armée moderne, d’un arsenal nucléaire et d’un poids diplomatique.
    Le Hamas et les autres groupes palestiniens, eux, répondent avec des moyens
    rudimentaires, dans un territoire assiégé.

    Cette asymétrie rend toute
    solution militaire illusoire. Les bombardements massifs ne détruisent pas la
    cause du conflit : l’occupation, la colonisation et la négation du droit au
    retour des Palestiniens.


    Conclusion

    Les israéliens sont les ennemis
    des palestiniens, et réciproquement. Comme à chaque fois que deux peuples (ou
    deux tribus) revendiquent un même territoire. L’attaque du Hamas du 7 octobre
    ne peut être comprise uniquement comme un acte terroriste isolé. Elle s’inscrit
    dans une logique historique de résistance face à l’occupation, mais aussi dans
    une guerre de récits où chaque camp cherche à imposer son interprétation.
    Derrière les discours sur le terrorisme ou les « pogroms », se cache une
    réalité : tant que la question palestinienne restera sans solution juste, la
    violence sera inévitable.

    Le problème est que la
    focalisation sur le méchant Hamas oppressant les gentils civils palestiniens
    est du même acabit que la caricature des méchants sionistes qu’on dénonce sans
    être antisémite. Personnellement, ce qui m’a complètement détourné de la cause
    palestinienne, ce sont les discours des religieux juifs  et qi passent 
    pour modérée. Je n’ai jamais entendu de tels discours de haine chez eux
    et je me suis dit que si un rabbin tenait de tels discours je n’ose pas
    imaginer l’opinion de de l’israélien de base. C’était il y a presque trente
    ans. La tranquillité ne fait pas partie de la promesse sioniste, il me semble.

    Israël est un cancer, le sionisme
    un virus qui garde toujours une longueur d’avance.

    On comprend mieux pourquoi
    la « terre promise » restera à jamais promise.
    Les peuples
    les moins puissants se sont vu octroyer (par Allah) des millions de kilomètres
    carrés, alors qu’ils ont du mal à se maintenir en Palestine, l’un des plus
    petits PAYS ARABE.

    Et maintenant, alors que la
    situation apparaît encore plus turbulente et traumatisante que jamais, que
    peut-on faire pour exercer le degré de contrôle nécessaire pour créer et
    imposer une clôture et une paix internationales efficaces dans une guerre si
    longue et si âprement disputée, une guerre où la mort et la destruction ont
    dominé la scène pendant ce qui aujourd’hui doit sembler être une éternité ?

    «Nous
    ne pouvons pas résoudre nos problèmes avec la même pensée que celle que nous
    avons utilisée lorsque nous les avons créés
    .» (Albert Einstein)

    Kader Tahri
    Chroniqueur engagé, observateur inquiet.                                                                                                      «
    Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme
    ça. »

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