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  • Reconnaître la Palestine : un choix politique, pas une trahison

     

    « ll n’y a rien de plus précieux pour l’Homme
    que la dignité de se tenir debout sur la terre dans laquelle plongent ses
    racines
    «    Le ministre Barrot a tenu des propos identitaires :

    La critique de l’entité sioniste d’Israël et ses
    consorts en France repose sur l’accusation la plus grave : en annonçant une
    reconnaissance prochaine de l’État palestinien, la France « donne raison à
    la stratégie terroriste du Hamas
    ». Cette réaction, là encore, repose sur
    un amalgame inacceptable.

    La reconnaissance d’un État palestinien n’équivaut pas
    à un soutien au Hamas. C’est au contraire une position défendue de longue date
    par une majorité de la communauté internationale, y compris dans le cadre du processus
    d’Oslo ou des résolutions de l’ONU. L’objectif est de créer les conditions d’un
    règlement durable fondé sur la coexistence de deux États. Cela suppose de
    reconnaître le droit des Palestiniens à exister politiquement.

    Faire croire que cette reconnaissance serait une
    récompense du terrorisme est une manière de nier à un peuple entier son
    existence politique. Cela revient à enterrer tout espoir de paix, à décréter
    que seuls les rapports de force armés peuvent dicter l’avenir du Proche-Orient.
    C’est aussi une injustice faite aux très nombreux Palestiniens qui rejettent le
    fanatisme et aspirent simplement à la dignité, à la sécurité et à la liberté.

    La critique reproche ensuite à la France son «
    bellicisme surjoué » envers la Russie, tout en l’accusant de « vils
    accommodements » avec l’« islam conquérant ». Cette comparaison est non
    seulement absurde, mais dangereusement relativiste.

    Enfin, vient le cœur idéologique de l’attaque : la
    reconnaissance de l’État palestinien. Pour ses détracteurs, c’est une reddition.
    Une trahison d’Israël. Un cadeau fait au Hamas. Là encore, l’amalgame est
    grossier, et volontaire.

    Reconnaître l’État palestinien, ce n’est pas justifier
    les crimes du Hamas. C’est affirmer que la paix ne pourra venir que de deux
    souverainetés : celle d’Israël, et celle d’un futur État palestinien. Ce n’est
    pas une position « islamo-gauchiste ». C’est la ligne de la diplomatie
    française depuis des décennies. C’est aussi celle de plusieurs partenaires
    européens, et même de nombreux Israéliens.

    Ce n’est pas la France que félicite le Hamas qui reste
    quoi quand puisse le dire, un mouvement de résistance à une colonisation, mais la
    perspective d’un règlement politique qu’elle tente de récupérer. Mais faut-il
    renoncer à la paix parce que des terroristes la manipulent ? Faut-il abandonner
    tout espoir diplomatique pour plaire aux va-t-en-guerre de tous bords ? Ce
    serait céder à leur logique. Et cela, la France pour tous ses défauts ne le
    fait pas.

    La France mérite mieux que la haine, sa politique intérieure est critiquable. Sa gestion de
    la crise sociale a été brutale. Sa communication, souvent arrogante. Mais ce
    n’est pas une raison pour céder aux raccourcis idéologiques les plus
    nauséabonds. La position des sionistes de France n’est pas un acte de critique
    politique. C’est un tract. Un manifeste contre le dialogue, contre la paix,
    contre l’universalisme.

    La France est une puissance fragile, certes.  Elle essaie encore de parler à tous les camps,
    de construire des ponts, de négocier, de faire entendre une voix singulière,
    indépendante. Ce n’est pas une honte. C’est un honneur.

    Israël rejette les fondements mêmes de la diplomatie
    française : le dialogue, la médiation, l’universalisme républicain, la
    recherche de paix. Il remplace le débat par la diatribe, les faits par les
    fantasmes, et la nuance par la polarisation. Mais encore faut-il le faire sur
    la base de faits, avec honnêteté intellectuelle. Israël en prétendant faire
    honte à la France, ne fait en réalité qu’exprimer une vision honteusement
    partisane, où le rejet de l’autre tient lieu de vision du monde.

    Dans une époque où les conflits, les replis
    identitaires et les extrémismes de tous bords gagnent du terrain, la
    responsabilité des intellectuels, des journalistes et des citoyens est de ne
    pas attiser les feux de la haine. La France a eu le courage de désobéir aux
    silences complices car
    la Palestine a besoin de lucidité, pas de
    ressentiment ; de courage diplomatique, pas de caricatures idéologiques.

    Kader Tahri                                                                                                                                                              Chroniqueur
    engagé, observateur inquiet                                                     
                                                   «
    Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient
    comme ça
    . »

    https://kadertahri.blogspot.com/

     

  • Reconnaître la Palestine : un choix politique, pas une trahison

     

    « ll n’y a rien de plus précieux pour l’Homme
    que la dignité de se tenir debout sur la terre dans laquelle plongent ses
    racines
    «   le
    ministre Barrot a tenu des propos identitaires :

    La critique de l’entité sioniste d’Israël et ses
    consorts en France repose sur l’accusation la plus grave : en annonçant une
    reconnaissance prochaine de l’État palestinien, la France « donne raison à
    la stratégie terroriste du Hamas
    ». Cette réaction, là encore, repose sur
    un amalgame inacceptable.

    La reconnaissance d’un État palestinien n’équivaut pas
    à un soutien au Hamas. C’est au contraire une position défendue de longue date
    par une majorité de la communauté internationale, y compris dans le cadre du
    processus d’Oslo ou des résolutions de l’ONU. L’objectif est de créer les conditions
    d’un règlement durable fondé sur la coexistence de deux États. Cela suppose de
    reconnaître le droit des Palestiniens à exister politiquement.

    Faire croire que cette reconnaissance serait une récompense
    du terrorisme est une manière de nier à un peuple entier son existence
    politique. Cela revient à enterrer tout espoir de paix, à décréter que seuls
    les rapports de force armés peuvent dicter l’avenir du Proche-Orient. C’est
    aussi une injustice faite aux très nombreux Palestiniens qui rejettent le
    fanatisme et aspirent simplement à la dignité, à la sécurité et à la liberté.

    La critique reproche ensuite à la France son «
    bellicisme surjoué » envers la Russie, tout en l’accusant de « vils
    accommodements » avec l’« islam conquérant ». Cette comparaison est non
    seulement absurde, mais dangereusement relativiste.

    Enfin, vient le cœur idéologique de l’attaque : la
    reconnaissance de l’État palestinien. Pour ses détracteurs, c’est une
    reddition. Une trahison d’Israël. Un cadeau fait au Hamas. Là encore,
    l’amalgame est grossier, et volontaire.

    Reconnaître l’État palestinien, ce n’est pas justifier
    les crimes du Hamas. C’est affirmer que la paix ne pourra venir que de deux
    souverainetés : celle d’Israël, et celle d’un futur État palestinien. Ce n’est
    pas une position « islamo-gauchiste ». C’est la ligne de la diplomatie
    française depuis des décennies. C’est aussi celle de plusieurs partenaires
    européens, et même de nombreux Israéliens.

    Ce n’est pas la France que félicite le Hamas qui reste
    quoi quand puisse le dire, un mouvement de résistance à une colonisation, mais la
    perspective d’un règlement politique qu’elle tente de récupérer. Mais faut-il
    renoncer à la paix parce que des terroristes la manipulent ? Faut-il abandonner
    tout espoir diplomatique pour plaire aux va-t-en-guerre de tous bords ? Ce
    serait céder à leur logique. Et cela, la France pour tous ses défauts ne le
    fait pas.

    La France mérite mieux que la haine, sa politique intérieure est critiquable. Sa gestion de
    la crise sociale a été brutale. Sa communication, souvent arrogante. Mais ce
    n’est pas une raison pour céder aux raccourcis idéologiques les plus
    nauséabonds. La position des sionistes de France n’est pas un acte de critique
    politique. C’est un tract. Un manifeste contre le dialogue, contre la paix,
    contre l’universalisme.

    La France est une puissance fragile, certes.  Elle essaie encore de parler à tous les camps,
    de construire des ponts, de négocier, de faire entendre une voix singulière,
    indépendante. Ce n’est pas une honte. C’est un honneur.

    Israël rejette les fondements mêmes de la diplomatie
    française : le dialogue, la médiation, l’universalisme républicain, la
    recherche de paix. Il remplace le débat par la diatribe, les faits par les
    fantasmes, et la nuance par la polarisation. Mais encore faut-il le faire sur
    la base de faits, avec honnêteté intellectuelle. Israël en prétendant faire
    honte à la France, ne fait en réalité qu’exprimer une vision honteusement
    partisane, où le rejet de l’autre tient lieu de vision du monde.

    Dans une époque où les conflits, les replis
    identitaires et les extrémismes de tous bords gagnent du terrain, la
    responsabilité des intellectuels, des journalistes et des citoyens est de ne
    pas attiser les feux de la haine. La France a eu le courage de désobéir aux
    silences complices car
    la Palestine a besoin de lucidité, pas de
    ressentiment ; de courage diplomatique, pas de caricatures idéologiques.

    KaderTahri                                                                                                                                                                              Chroniqueur engagé, observateur
    inquiet                                                                                                                                           « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser
    qu’elles soient comme ça
    . »

    https://kadertahri.blogspot.com/

     

  • Discours du la Fete du trone : la politique de la main empoisonnée !

                                       

    Avec les charlots qui gouvernent la manœuvre au Maroc, La fête du trône célèbre l’intronisation du roi Mohamed VI. C’est la plus importante fête civile donnant lieu à des feux d’artifice, des chants et des danses dans tout le Maroc. Pendant cette journée, il donnera éventuellement sa grâce à certains condamnés, recevra les serments des nouveaux officiers lauréats des grandes écoles ainsi que les cérémonies d’allégeance, également, le souverain adresse un discours à la population, rappelant les liens l’unissant à son peuple, et en politique extérieure le Roi humaniste pense aux classes marocaines moyennes pour demander encore une fois de plus l’ouverture de la frontière avec son voisin de l’est fermée depuis bien longtemps, ou comment « un Roi fêtard » prend ses désirs pour des réalités, en essayant de nous faire comprendre que le vrai voisinage c’est uniquement quand la frontière reste ouverte. Personnellement, je ne vois que des avantages à ce que l’on se fasse d’une fermeture de la Frontière, car depuis les indépendances, on ne traîne que des boulets. C’est une issue de secours pour le Makhzen. !  

    O ! Combien, adéquatement, cette frappante exclamation de ce bon Roi Marocain ?

    Il y a un continuum parfait de bêtise marocaine, comme ce sont eux qui tiennent le pouvoir, comme ce sont eux qui sont omniprésents à tout, à vouloir faire rentrer des carrés dans des ronds, mais en même temps, ses discours sur l’Algérie sont affligeants de sottises sans pour autant savoir que pour cohabiter harmonieusement, il faut partager les mêmes valeurs et les mêmes us et coutumes, ce n’est nullement le cas, alors pour l’Algérie, le « chacun chez soi » est une excellente chose ! C’est aussi le paradoxe de la proximité. 

    Discours qui dépasse l’entendement destiné à la consommation intérieure, avec arrogance, mais surtout mépris et empressement, des attaques étaient si délirantes qu’un psy aura parlé de «obsessionnelle Algérienne». Tout le pipeau politicien qui maintient des poncifs dépassés de chez le dépassé Makhzen, corrompu, lâche, machiavélique, cupide, oisif, impuissant, pédant depuis des lustres, essentiellement avec une propagande de la main tendue qui n’est en fait qu’une pédale du Makhzen. L’autre projection délirante, et non des moindres, est quand il qualifie les relations avec l’Algérie de stables et espère un retour à la normale avec ce pays voisin. Donc, on peut aisément supposer que le roi ne pense pas, c’est le vide absolu dans sa tête. Son seul souci, quand il lit sa feuille, est de plaire à son auditoire (son peuple). Il est donc impossible qu’il ait des propositions utiles, rationnelles, constructives, il n’existe aucun traitement sur aucun sujet.  Le Roi, un pantin arrogant, puisse exposer sa vision politique, encore faudrait-il qu’il en eût une, mais ce n’est pas lui qui décide.

    À chaque discours du Trône, l’histoire de la normalisation avec le voisin de l’est, n’est qu’une posture conflictuelle, juste de faire passer le monarque de pacifiste, revient à l’actualité, mais cela reste à mes yeux une mentalité dysfonctionnelle qui s’impose dans ce système du Makhzen, le reste de l’année, cette main tendue du monarque semble plus absente. Encore un discours qui laisse entendre des éléments et des annonces qui avaient déjà été présentés lors des fêtes précédentes. Tout le reste est de la flûte royale.

    Le monarque marocain adepte de la main tendue faite de malice, une notion trop abstraite, vague, diffuse, L’affaire de la main tendue est assez exceptionnelle et termes de dédouanement personnel. Et si la contrepartie est d’être faible face aux exigences algériennes, alors on se passera de cette main tendue, l’Algérie a déjà beaucoup (d’amis) qui nous veulent du mal, pas besoin d’allonger la liste.

    À propos de la Palestine et les territoires occupés de la Palestine, ce pauvre souverain se déclare porte-parole et protecteur à la cause palestinienne et aux droits légitimes du peuple palestinien d’établir son État indépendant avec Al-Qods comme capitale, il prend ses rêves pour des réalités, il profère péremptoirement ses contre-vérités puis, convaincu par autant d’audace et de finesse, il se met lui-même à y croire… Je ne sais pas qui est le plus ridicule : l’espérance ou l’aveuglement entre le Royaume du Maroc et l’État de Palestine. L’opinion publique marocaine peut être silencieuse pour le moment, mais suit tout cela de près. Quand on parle d’Israël, l’option de la paix n’est pas à jour. Mais depuis quand le Maroc décide-t-il pour les Palestiniens, la gouvernance par ordonnances est arrivée ?

    Il est venu, on l’a entendu, il était indolore, il a prononcé des horreurs, il n’a pas convaincu comme disait l’autre.

    La brièveté de son discours (encore une fois), eu égard à la gravité de la situation, loin d’être une manifestation de maîtrise, est une fois encore un signe de mépris absolu du vécu de son peuple. Il ne cesse de parler pour ne rien dire, de faire endosser les responsabilités à l’extérieur, on se demande alors si la politique intérieure l’intéresse, voire le concerne, vivre et faire le saoul à l’étranger et se prendre pour un grand commandeur n’empêche pas que dans son propre pays, il négocie comme une saucisse. Il n’a toujours pas compris que son pays en a rongé du mouvement perpétuel, et en dépit de l’adhésion aux accords d’Abraham du royaume du Maroc (accord du Ridicule), rien ne change la détermination du peuple marocain en faveur de l’indépendance de la Palestine.

    Sa bougeotte a quelque chose de pathologique, de même que son besoin perpétuel de reconnaissance du Sahara Occidental qui le ridiculise, car son plat de lentilles est bien trop bon. Quant à la valeur intellectuelle du monarque, elle est certes variable, mais il se peut bien qu’elle s’amenuise et même se déplie vers le Zéro absolu quand on voit certains comportements récents, correspondant d’ailleurs à ceux de pas mal de jeunes homos, le seul truc qu’il sait faire, ce sont les petites combines politico-médiatiques pour dealer avec les idéologies les plus en vogue favorables à sa petite carrière misérable  de  LGBT et surtout ses intérêts dits royaux font fi de l’opinion du peuple marocain, toujours avec le déplacement de la réalité.

    Le monarque marocain est un anhistorique, comme les riches pourris, il n’enregistre aucunement les leçons. Bien sûr, il ne sera pas touché par les conséquences de ses turpitudes : Si ça pète, il fera comme les autres, il ira au soleil sous des cieux plus tranquilles qui ont de plus le bon goût des discrétions bancaires.

    L’occasion d’un rapprochement entre Rabat et Alger aurait pu être lors de l’invitation du monarque du Maroc, lors du sommet d’Alger de la Ligue Arabe, le souverain avait refusé cette invitation, à ce titre, le souverain et son Makhzen au pouvoir ont perdu toute crédibilité aux yeux d’Alger pour tordre le coup aux stupidités moutonnières.

    Force est de constater que le Maroc nie la réalité, il a voulu enjamber une campagne des pourparlers, et maintenant, il prétend en enjamber le résultat. Quelle prétention, quelle arrogance et surtout la confusion des pouvoirs, une réconciliation sous conditions, toutefois, que ce Makhzen sorte du pétrin.

    Le Maroc a pu se complaire dans son autosatisfaction toute aussi ridicule, parsemant ici ou là quelques contre-vérités flagrantes, dans lesquels le Roi a toujours veillé à faire prévaloir sa politique dictatoriale, Ensuite, dans son discours, vient un gloubi-boulga de plusieurs longues, très longues minutes où on entend les mots, mais on ne comprend pas ce qu’ils veulent dire. Arrivé à la fin, le regard dans le vide, il  rejette les causes de son fiasco sur l’Algérie ou l’absence de l’ouverture de la Frontière sans voir que c’est son positionnement, sa stratégie et son incarnation qui posent problème, on se demande un peu décidément quel pouvait bien être le message du Monarque quelques mensonges flagrants, toujours le même ton «le Roi a raison» dans ce foutoir.

    C’est le Makhzen du Maroc qui reste le problème, entre le déversement d’illégaux et l’inondation de stupéfiant en provenance du Maroc (premier exportateur mondial de cannabis) il est toujours temps de durcir les relations (renvoyer tous les Marocains du territoire algérien) et de garder la fermeture des frontières. L’Algérie n’a que faire de ces boulets.

    Le royaume du Maroc reste un pays pas comme les autres. Fin du débat. Un pays qui au surplus croît utile de rétablir des frontières pas très aimables, à partir de là se bâtir un récit identitaire fort. Un pays donc avec lequel il convient de prendre plus de distance qu’avec d’autres plus aimables.

    Ce qui est frappant et incompréhensible, c’est cette volonté tenace et propagande éculée d’une partie de l’intelligentsia et sujets marocains de lier coute que coute le sort de l’Algérie au Maroc. Le salut et l’avenir de l’Algérie est de se tenir loin de cette monarchie.

    En final, pour le Makhzen, il y a une mécompréhension profonde des raisons du succès algérien. L’Algérie n’a ni la prétention ni les moyens de résoudre les problèmes des Marocains, qui de leur côté n’en attendent pas tant. L’Algérie n’entreprend rien pour renverser les régimes au pouvoir, car l’intérêt économique ou militaire est nul et l’intérêt culturel ou sociétal encore plus nul.

    En bref, c’est un ennemi de l’Algérie et il doit être traité comme tel, surtout que plus de 75% de la population algérienne demande la rupture et la fermeture de la Frontière avec le Makhzen Marocain.

    Pas grave, c’est la fin pour les caciques du pouvoir du Makhzen despotique (dans tous les sens du terme). Il faut néanmoins tirer les leçons de tout ça.  Rien à redire tout est dit !!!!!

  • Boualem Sansal otage ? Quand la libre pensée s’égare

    Dans une déclaration récente intitulée « Appel des libres penseurs pour la libération de Boualem Sansal », un collectif se réclamant de la tradition humaniste de Zola, Jaurès ou Hugo dénonce l’emprisonnement de l’écrivain algérien Boualem Sansal, présenté comme un « otage de la dictature d’Alger » depuis octobre 2024.
    Un appel grave, solennel, et surtout… totalement erroné. L’auteur est qualifié de “voix courageuse”, “esprit indépendant”, “otage de la dictature d’Alger”, sans qu’aucune preuve ou source ne soit mentionnée pour étayer ces qualificatifs. Cette solidarité à géométrie variable est questionnable à plusieurs égards.
    Il y a un usage systématique de métaphores martiales ou victimaires (“traqués”, “résistants”, “au prix de leur vie”) pour donner un effet émotionnel fort, mais sans fondement dans la réalité du cas évoqué.
    Ce type d’appel instrumentalise la figure de Boualem Sansal (qui n’a pas revendiqué être victime de quoi que ce soit récemment) pour faire passer un message anti-algérien globalisant, aux relents parfois néocoloniaux.
    Boualem Sansal est né en Algérie et a obtenu la nationalité française en 2024, reste justiciable pour des activités qui s’apparente à de « l’intelligence avec l’ennemi »
    Comment peut-on, au nom de la libre pensée, construire un appel public sur une base aussi manifestement fausse ? L’indignation ne dispense pas de rigueur, surtout lorsque l’on invoque l’héritage de ceux qui, comme Zola dans l’affaire Dreyfus, ont précisément mis la vérité au-dessus de toutes les passions.
    Ce texte, dont l’intention affichée est la défense de la liberté, relève en réalité d’une instrumentalisation politique d’un écrivain que l’on érige malgré lui en symbole d’un combat simplifié : celui de la lumière de l’Occident contre l’obscurantisme supposé d’un régime algérien caricaturé. Une vision binaire et surjouée, qui enferme toute pensée critique dans des stéréotypes idéologiques et postcoloniaux.
    Plus encore, l’appel amalgame plusieurs réalités – athéisme, dissidence, minorités, répression – pour construire une fiction militante plus qu’une analyse sérieuse de la situation politique en Algérie. Il nie la complexité d’un pays traversé de contradictions, de résistances diverses, et de débats internes. Et il insulte, au passage, l’intelligence de ceux qui tentent de penser la liberté depuis le Sud, sans recourir au confort moral de l’indignation à distance.
    Enfin, la conclusion de l’appel, demandant au gouvernement français « d’intervenir rapidement », laisse songeur. Intervenir sur quelle base, et auprès de qui, puisque l’intéressé est justiciable par un état souverain ? Cette demande révèle surtout une tentation persistante : celle de faire de la France l’arbitre moral des libertés dans le monde arabe, au mépris des souverainetés nationales et des réalités politiques locales. C’est là l’ombre portée d’un réflexe néocolonial qu’on croyait pourtant dépassé dans les milieux progressistes.
    Qu’on le veuille ou non, la pensée libre commence par le doute, la prudence et la vérification. Elle n’est ni posture, ni cri vide, ni indignation aveugle. À vouloir brandir à tout prix des symboles, on oublie parfois l’essentiel : la vérité. La pensée libre français se préoccupe de Boualem Sansal emprisonné par l’Algérie, mais elle ne se gêne pas de poursuivre Alain Soral pour atteinte à la sûreté de l’État, « provocation publique à la commission d’atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation ». Le régime de Paris a le deux poids deux mesures chevillé au corps.
    Le droit de l’Humanisme à besoin de matière première, un prétexte à l’ingérence et à la déstabilisation des pays qui ne conviennent pas.
    Kader Tahri
    Chroniqueur engagé, observateur inquiet
    « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme ça.« 
  • La négation du génocide de Gaza :

     

    L’Enfant Amir tué par les soldats Israéliens lors de la distribution de l’aide.

    Auschwitz, c’était hier. Gaza, c’est aujourd’hui. La même cruauté. La même
    déshumanisation. Le même monde qui regarde ailleurs. L’histoire se répète aujourd’hui
    le génocide de Gaza est sponsorisée par négationnistes.

    Les négationnistes ont prétendu qu’il
    n’avait jamais eu lieu, c’est le summum de la tactique du « spray and pray
    » ; à savoir une personnification pour nier le Génocide de Gaza, un tsunami de
    dégoût et d’horreur face aux actions d’Israël se déchaîne, un sentiment qui
    sera bien plus difficile à vivre pour les Israéliens à long terme que les
    opinions des marginaux. Nous n’oublierons ni ne pardonnerons jamais le génocide
    des Palestiniens par Israël. La dépravation d’Israël à Gaza offre un terrain
    fertile aux négationnistes et aux fanatiques sionistes.

    La soif de sang de Netanyahou pour les Palestiniens est effroyable. Le
    monde honnête ne l’oubliera jamais. Israël, et pas seulement Netanyahou, a
    désormais un génocide à son actif. Les racines de la cruauté et du sadisme des
    soldats israéliens sont dans la Bible juive. La Bible juive, qui est enseignée
    dans les écoles religieuses et séculières, endoctrine tous les élèves
    israéliens. Le dieu juif commande aux Juifs de massacrer des hommes, des femmes
    et des enfants innocents de diverses nations, comme Amalek, Midian, sept
    nations de Canaan, etc.

    Dans l’histoire de la Pâque juive, le dieu juif tue tous les premiers
    Égyptiens, y compris les bébés. On lit également Exode 11:4-5, Nombres 31:7,
    13-18, Deutéronome 7:1-2, Deutéronome 12:29, Deutéronome 20:10-17, 1 Samuel
    15:3.

    Lisez Livre de Josué et fin du Livre d’Esther.

    Ceux qui parlent de beaux prophètes juifs devraient lire du prophète
    Élisée, 2 Rois 2:23-25. Les enfants se sont moqués d’Elisée parce qu’il était
    chauve. Il les maudit; deux ours sont sortis des bois et ont tué 42 enfants.

    Les forces israéliennes ont tué au moins
    92 Palestiniens à Gaza lundi, dont 41 demandeurs d’aide, malgré des
    « pauses » dans les combats pour acheminer l’aide humanitaire
    essentielle.

     Ce
    « débat » n’a rien de « fascinant » ; il ne devrait y avoir aucun débat
    sur la question de savoir si Netanyahou a commis par hasard un Holocauste à
    Gaza ou si ce qui s’y déroule est dû à une convergence de circonstances,  

    Les pères du sionisme ont décidé dès le
    départ qu’un État juif compterait 80 % de Juifs et pas plus de 20 %
    de non-Juifs. Le Plan D, mis en œuvre pendant la guerre d’indépendance, visait
    à atteindre cet objectif. De nouveaux progrès ont été réalisés pendant la
    guerre des Six Jours. La guerre de Gaza vise à poursuivre la mise en œuvre de
    cet objectif à Gaza et en Cisjordanie.  Le
    déni est ancré dans la psyché israélienne. Ils ont  grandi avec le déni du fait que, pour fonder
    Israël, 750 000 Palestiniens ont été déplacés de chez eux.
    C’est un cas
    particulièrement grave. Et c’est impardonnable pour un peuple qui a lui-même
    subi un génocide, notamment une famine systématique.

    Ce que je veux savoir, c’est pourquoi la
    Cour pénale internationale (CPI), qui est créée pour juger des individus
    (plutôt que des États entiers, cette dernière tâche étant du ressort de la Cour
    internationale de justice – CIJ), n’a pas émis de mandats d’arrêt
    supplémentaires contre Netanyahou depuis le précédent et pourquoi elle n’a pas
    émis de mandats d’arrêt contre des personnes comme Smotrich et d’autres
    personnes occupant des postes officiels israéliens qui ont fait pression pour
    commettre des crimes de guerre et d’autres violations du droit international.

    en termes simples et clairs comme du
    cristal (comme la justice devrait toujours l’être) :

    Acte d’accusation de la CPI du 21
    novembre 2024 – la Chambre a trouvé des motifs raisonnables de croire
    que M. Netanyahu […] Premier ministre d’Israël […] et […] Ministre de la
    Défense d’Israël au moment des faits allégués [crimes de guerre commis au moins
    du 8 octobre 2023 au moins jusqu’au 20 mai 2024], portent chacun la
    responsabilité pénale des crimes suivants en tant que coauteurs pour avoir
    commis les actes conjointement avec d’autres : le crime de guerre de
    famine
     comme méthode de guerre ; et les crimes contre
    l’humanité de meurtre, de persécution et d’autres actes inhumains
     […]
    et en tant que supérieurs civils pour le crime de guerre consistant à
    diriger intentionnellement une attaque contre la population civile
     …
     https://www.icc-cpi.int/news/situation-state-palestine-icc-pre-trial-chamber-i-rejects-state-israels-challenges

    L’impérialisme affichant un soutien excessif aux États-Unis et à la
    Grande-Bretagne, est resté quasiment muet sur l’horreur à Gaza et, ces derniers
    jours seulement, a condamné à contrecœur la famine qui frappe le peuple
    palestinien à Gaza. Il refuse toujours de réclamer la création d’un État
    indépendant pour les territoires palestiniens et semble fortement influencé par
    un puissant lobby juif. Même les médias ne disent pas la vérité, il faut bien
    le dire, tout est minimisé dans les médias grand public et le public est épargné
    par les images horribles. De quoi hurler ?

    Je me demande comment cette presse réagirait s’il s’agissait d’une femme
    israélienne tenant un bébé juif ?

    La guerre d’Israël contre les femmes, les enfants et les civils innocents
    n’a rien de nouveau. M. Levy a écrit un excellent livre publié en 2010,
    intitulé « Le châtiment de Gaza ». Ce livre documente un certain
    nombre d’atrocités commises par Tsahal à Gaza entre 2005 et 2009. Voici une
    citation de l’ouvrage décrivant une seule situation : « Cinq enfants tués
    à Gaza en huit jours. L’indifférence du public face à leur meurtre… ne saurait
    masquer le fait que Tsahal mène une guerre contre les enfants… Tsahal prétend
    que les Palestiniens ont pour habitude d’envoyer des enfants récupérer des
    lance-roquettes… Or, les deux premiers ramassaient des fruits, les trois autres
    jouaient à chat. » Les mêmes actes criminels commis par Tsahal – mêmes
    mensonges et dissimulations – même indifférence en Israël.

    Le génocide ou les tentatives de nettoyage ethnique d’Israël ne sont pas
    récents. Ils ont commencé il y a de nombreuses années. La France a récemment
    annoncé son intention de reconnaître un État palestinien. Quelles autres
    options s’offrent aux  Palestiniens
    aujourd’hui ?

    Ce n’est que lorsque les images d’enfants affamés ont commencé à circuler
    dans les médias grand public qu’une vague de protestations a éclaté en Israël.
    Quelle terrible défaite pour les Israéliens.

    Un grand merci aux journalistes et photographes héroïques de Gaza qui ont
    pu mettre en relief la souffrance de la population de Gaza, alors que la famine
    horrible à Gaza se transforme en véritable spectacle d’horreur, avec des photos
    et des images de nourrissons émaciés et mourants inondant les réseaux sociaux,
    Sans eux, le monde n’aurait rien su, que les médias du monde occidental ont
    pris le train en marche, avec un peu de retard, de peur d’être accusés de
    complicité de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Je n’ose
    imaginer ce qu’ils ont dû ressentir en prenant ces « images d’une honte absolue »

    Cela me porte à croire que la dénazification qui a suivi la Seconde Guerre
    mondiale était loin d’être satisfaisante. Et je crois que c’est un euphémisme.

    L’entité sioniste avait déclaré qu’elle 
    n’avait pas le devoir d’atténuer la faim sur le territoire et cherchait
    activement à expulser sa population. Sa comparaison effrayante selon laquelle «
    il n’y a pas de nation qui nourrit ses ennemis » pour faire preuve d’un mépris
    pour la vie des Palestiniens ainsi que d’être une fausse déclaration de la
    nature du conflit actuel. Nous savons tous qu’Israël en tant une puissance
    occupante chargée du contrôle total des points d’entrée de Gaza et de la
    domination militaire écrasante sur sa population civile, reste clairement
    responsable de ce qui se passe là-bas. 
    Les déclarations des responsables Israéliens u reflètent leur stratégie
    à Gaza,  pour le mépris des droits de
    l’homme et donne du crédit à des accusations selon lesquelles Israël est engagé
    dans des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité.

    Le monde a besoin que vous vous exprimiez, l’âme israélienne a besoin de
    vous pour parler haut et fort. Ce qui se passe est inhumain et l’histoire nous
    jugera non seulement de nos actes, mais aussi de notre inaction.

    Il n’y a malheureusement pas assez de gens qui expriment ce qui se passe.

    Le cauchemar roule et encore, tout cela est tout à fait prévisible quand
    vous assassinez des gens piégés en toute impunité et leur assiégez
    complètement.

    Ils commencent tous à mourir de faim.

    L’aide comme appât.

    Et maintenant nous voyons l’horrible ravageant et le gonflement et l’ombre
    de la mort des enfants mourants, des bébés juste sous nos yeux.

    Mais, non, les psychopathes en charge pousseront plus fort.

    L’horreur s’approfondit.  «Les
    images que vous allez voir peuvent bouleverser certains spectateurs »

    « Cluquer à Straws » dans une tentative désespérée de se
    sauver de la pression mondiale, la plupart des médias israéliens fournissent
    ces pailles fragiles. Images de grandes quantités d’aide, mais elles ne disent
    pas la vérité – qu’elles sont coincées, pourries et en attente. Comme la
    propagande est terrible lorsqu’elle est utilisée contre d’autres, pire encore,
    lorsque le gouvernement israélien l’utilise contre son propre peuple.

    Kader Tahri
    Chroniqueur engagé, observateur inquiet
    « Il faut dire les choses comme elles sont,
    mais refuser qu’elles soient comme ça
    . »

     

     

  • Le droit à la résistance et la voix de Gaza ne fait pas honte, elle résiste !!!!!!

     

    Cet article
    interroge la légitimité du droit à la résistance dans le cadre du conflit
    israélo-palestinien. En s’appuyant sur le droit international, sur l’évolution
    politique interne à Israël, et sur la position des grandes puissances, il met
    en évidence l’asymétrie structurelle du conflit et les obstacles à la
    construction d’une paix durable. L’article propose une approche centrée sur les
    principes de justice, d’égalité et de respect du droit.

    Le conflit israélo-palestinien, actif depuis plus de
    sept décennies, constitue un des cas les plus complexes d’occupation prolongée
    et de revendication d’autodétermination non résolue. Depuis 1967, la
    Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, et la bande de Gaza (partiellement
    évacuée en 2005 mais toujours sous blocus) sont au cœur d’un différend
    politique et territorial majeur. Ce conflit soulève une question centrale : les
    Palestiniens ont-ils le droit de résister à cette situation ?
    Et si oui,
    dans quelles limites juridiques et politiques ?

     La Palestine occupée a le droit légal de
    résister, de s’organiser, de se militariser et de se mobiliser pour se défendre
    et repousser l’occupation illégale d’Israël. Le Hamas est une résistance armée
    légale, quand à Israël, je dirai Il y a l’avocat qui connaît la loi… et
    l’avocat qui connaît le juge ».

    Israël
    est l’ennemi de tous les Etats de la région, et un facteur essentiel de
    déstabilisation du Proche-Orient. Israël perpétue une situation de guerre, il
    faudrait peut-être rappeler que c’est le sionisme implacable qui a amené des
    religieux fanatiques et sanguinaires au pouvoir.

    Échec
    et mat pour Israël : Un jeu qu’ils connaissent bien alors les Israéliens
    doivent savoir que  tout comme l’Allemagne nazie, ils finiront par
    tomber, leurs soif de sang, leurs haine et leurs violence sera leur propre
    destruction le plus tôt possible, ils doivent encore réapprendre réellement la
    signification du mot  pogrom, qu’ils font subir à la population de
    Gaza
    ?

    Ce
    que trop de gens qui regardent cette chronologie ne comprendront pas, c’est
    l’ampleur de la terreur qui a été réciproque sur les Palestiniens par les
    soldats d’une Armée Israélienne la plus féroce du monde. Pour de nombreux
    Palestiniens, des scènes similaires à celles présentées par les Nazis
    constituent un rituel presque quotidien depuis 6 mois et un phénomène courant
    tout au long de leur vie. Pourtant, la plupart des Israéliens et de leurs
    partisans manifestent peu de compassion à l’égard des Palestiniens. On comprend
    mal les motivations de la haine dont ils font l’objet.

    C’est
    le miroir d’apartheid des actions d’Israël.

    Le droit
    international reconnaît explicitement le droit des peuples à
    l’autodétermination
    . L’article 1 commun aux deux Pactes internationaux de
    1966 (Pacte relatif aux droits civils et politiques et Pacte relatif aux droits
    économiques, sociaux et culturels) stipule que « tous les peuples ont le droit
    de disposer d’eux-mêmes »¹.

    Par
    ailleurs, l’Assemblée générale des Nations unies, dans sa résolution
    37/43 du 3 décembre 1982
    , affirme « la légitimité de la lutte des peuples
    pour se libérer de la domination coloniale, étrangère et du racisme, y compris
    la lutte armée dans l’exercice de leur droit à l’autodétermination »². Cela
    inclut, par extension, la lutte palestinienne contre une occupation qualifiée
    par de nombreuses sources de coloniale.

    Toutefois,
    ce droit à la résistance reste encadré par des principes fondamentaux du droit
    humanitaire, notamment la proportionnalité et la distinction entre
    civils et combattants
    , telles que définies dans les Conventions de
    Genève
    ³.

    3. Violence asymétrique et occupation prolongée

    Il existe
    une tendance médiatique et politique à présenter ce conflit comme un
    affrontement équivalent entre deux parties. Pourtant, une analyse objective
    révèle une asymétrie structurelle :

    • Israël est une puissance
      régionale dotée d’une armée technologique de pointe, d’un système de
      défense avancé, et d’un soutien diplomatique et militaire constant, en
      particulier de la part des États-Unis⁴.
    • Les Palestiniens, en
      particulier à Gaza, vivent sous un blocus terrestre, maritime et
      aérien depuis 2007, dans une crise humanitaire persistante reconnue par
      les Nations unies⁵.

    Plusieurs
    ONG internationales, comme Amnesty International et Human Rights
    Watch
    , ont qualifié la situation de régime d’apartheid, affirmant
    qu’Israël pratique une politique de domination institutionnalisée d’un groupe
    racial/ethnique sur un autre⁶.

    4. Évolution politique en Israël et radicalisation
    interne

    Le paysage
    politique israélien a connu une évolution marquée vers la droite nationaliste
    et religieuse, notamment depuis les années 2000. La montée en puissance du mouvement
    néo-sioniste
    , souvent lié au développement des colonies en Cisjordanie, a
    profondément modifié les équilibres internes⁷.

    L’assassinat
    du Premier ministre Yitzhak Rabin en 1995 par un extrémiste israélien
    opposé au processus de paix d’Oslo en est un tournant majeur. Depuis, les
    gouvernements successifs, et notamment celui dirigé par Benyamin Netanyahou,
    ont accentué les politiques de colonisation et marginalisé toute solution
    négociée viable⁸.

    Bien que de
    nombreuses résolutions de l’ONU condamnent l’occupation, la colonisation
    et les atteintes aux droits humains, les grandes puissances, notamment les
    États-Unis, maintiennent un soutien politique, économique et militaire
    considérable à Israël⁹. Cette impunité est renforcée par les blocages
    systématiques des initiatives diplomatiques au Conseil de sécurité.

     

    L’Union
    européenne
    , malgré un discours critique vis-à-vis des colonies, continue de
    commercer avec des entités situées dans les territoires occupés, en
    contradiction avec ses propres principes de droit international⁷.

    Ce double
    standard
    alimente un sentiment d’injustice profond dans le monde arabe et
    au-delà, et affaiblit la crédibilité des mécanismes internationaux de
    protection des droits.

    L’État
    d’Israël a le droit légitime de garantir la sécurité de sa population.
    Toutefois, ce droit ne peut se construire durablement sur la négation des
    droits d’un autre peuple
    . L’écrasement d’un peuple, par la force militaire,
    la colonisation ou le blocus, ne garantit ni la sécurité ni la stabilité.

    Une paix
    juste et durable doit inclure :

    • la fin de l’occupation
      militaire,
    • l’arrêt immédiat de la colonisation,
    • la levée du blocus sur
      Gaza,
    • et la reconnaissance du
      droit des Palestiniens à l’autodétermination
      .

    La voie vers
    une coexistence pacifique passe par une égalité des droits, une justice
    transitionnelle
    , et une reconnaissance des souffrances historiques
    de chaque peuple.

    La
    légitimité du droit à la résistance, dans le cadre du conflit
    israélo-palestinien, repose sur des bases solides en droit international.
    Cependant, son application est entravée par un déséquilibre de forces, des
    récits biaisés et un traitement inégal de la part des grandes puissances.

    Loin d’être
    une opposition religieuse ou identitaire, ce conflit est avant tout une
    lutte pour la terre, la dignité, et la reconnaissance politique
    . Toute
    solution durable devra reposer sur la fin de l’occupation, le respect du
    droit international, et l’égalité pleine et entière de tous les habitants de la
    région, qu’ils soient juifs, arabes, musulmans ou chrétiens.

    Kader Tahri
    Chroniqueur engagé, observateur inquiet
    « Il faut dire les choses comme elles sont,
    mais refuser qu’elles soient comme ça
    . »

     

     

  • Israël : realpolitik silencieuse et un négationnisme du Génocide à Gaza :

     

    En
    août 1945, le monde entier fut saisi d’effroi devant les images d’Hiroshima
    détruite par une bombe atomique américaine. Environ 140 000 personnes furent
    tuées. L’humanité, traumatisée, jura qu’elle ne laisserait plus jamais pareille
    horreur se reproduire. Nous pensions avoir touché le fond. Nous pensions que ce
    seuil d’inhumanité ne serait plus franchi. Et pourtant, aujourd’hui, à Gaza,
    c’est une autre forme d’anéantissement qui s’écrit en temps réel, dans le
    silence assourdissant des grandes puissances.
     

    Gaza
    n’est plus simplement un territoire sous blocus. Gaza est devenu un symbole. Un
    verdict. Un miroir tendu à l’humanité. Ce que nous y voyons n’est pas seulement,
    une colonisation, une crise humanitaire, mais le dévoilement cru de ce que nous
    sommes devenus : une civilisation qui regarde mourir des enfants à l’écran sans
    frémir, sans agir, sans honte.

    L’indignation
    sélective, poison de la diplomatie avec une
    triste moisson, triste bilan.

    La
    communauté internationale, si prompte à réagir ailleurs, semble paralysée. La
    France, terre autoproclamée des droits de l’Homme, n’ose plus que des appels à
    la « retenue », vidés de toute force. L’Union européenne, empêtrée dans ses
    intérêts économiques et stratégiques, multiplie les déclarations symboliques
    tout en poursuivant ses exportations d’armes. Quant aux États-Unis, leur
    soutien inconditionnel à Israël n’est plus seulement une position diplomatique
    : il est devenu une faillite morale.

    Derrière
    l’argument du droit à l’autodéfense, on tolère l’intolérable : des
    bombardements sur des hôpitaux, des écoles, des ambulances. On assiste au
    ciblage de journalistes, à la famine comme arme de guerre, à la destruction
    systématique d’infrastructures vitales. L’ONU alerte, les ONG dénoncent, les
    civils appellent à l’aide. Mais tout cela semble s’échouer sur le mur de
    l’indifférence.

    Comme
    d’habitude, pour maquiller son parti-pris colonial et son anti-Palestinien
    éhonté Israël prend des petits bouts de réalité, ceux qui l’arrangent pour sa
    thèse, évacuant tout ce qui le gène, et se privant volontairement d’une vue
    d’ensemble géostratégique en se contentant de quelques éléments factuels mais
    ponctuels, tactiques, où on ne sait jamais, quand on raisonne par bribes, si
    c’est l’œuf qui a fait la poule ou la poule qui a fait l’œuf (en gros savoir
    qui a commencé quand il y a un geste hostile
    ).. Là c’est du genre « Oui
    le 07 octobre, ils ont enlevé des soldats à tel endroit de la frontière ».
    ..  

    La
    criminalisation de la parole, Israël produit cet élément de langage de la
    propagande pour justifier des décisions dores et déjà prises, Histoire de
    prolonger le massacre, donc critiquer une politique, une stratégie militaire,
    une occupation prolongée, n’est pas de l’antisémitisme. Il est urgent de faire
    la distinction entre critique légitime d’un État et haine raciale ou
    religieuse. Malheureusement, beaucoup préfèrent se taire, de peur d’être
    étiquetés. La neutralité est devenue une forme de lâcheté respectable.

    Les
    grandes voix qui osaient autrefois dire les choses,  Rachel Corrie, Desmond Tutu, Vittorio
    Arrigoni
     ne sont plus. À leur
    place, des éditorialistes soucieux de carrières, des chefs d’État soucieux de
    contrats d’armement, et des politiques maniant la langue de bois comme une
    stratégie de survie.

    Il
    existe certainement des nazis en Israël, ils dirigent l’État sans frontières, ethno-État
    raciste utilisant la religion pour imposer un autoritarisme fasciste
    décomplexé, qui se complaît dans l’esthétisation de la haine et Netanyahou,
    n’était pas démocrate, il  est un
    fasciste. Les fascistes ces judéo-nazis sont des agitateurs qui donnent le
    pouvoir à une clique de pervers, de menteurs et d’assassins, tous pareillement
    unis par la haine de Gaza et par la haine de l’Arabe – l’une n’allant pas sans
    l’autre -.

    Gaza
    n’est pas un champ de bataille, c’est un abattoir. C’est du négationnisme comme
    ceux qui prétendent que les chambres à gaz n’ont pas existé. 

    Il est
    temps de dire que la Résistance des Palestiniens à la colonisation, fait preuve
     de plus de souplesse et d’imagination, et exploite habilement des
    faiblesses repérées chez l’armée sioniste sur le terrain. Cependant, malgré le
    succès de cette percée combative des résistants, l’affaire est loin d’être pliée,
    les Israéliens continuant à disposer de moyens importants leur permettant de
    geler le front. Mais, le plus important à retenir, c’est que lGaza
    l’initiative, et qu’elle démontre qu’elle est capable à la fois de
    surprendre et de mener deux efforts importants en même temps. 

    Il
    faut dire les choses. Gaza n’est pas un conflit symétrique. Ce n’est pas une
    guerre classique entre deux armées. C’est une population piégée, assiégée,
    affamée, privée d’eau, de soins, de secours. C’est une tragédie humaine filmée
    en haute définition, que l’on consomme à travers nos écrans, sans détourner les
    yeux, sans plus même s’émouvoir.
    C’est Gaza et son peuple opprimé, pour ses ennemis
    historiques où le chef de guerre sioniste
    en
    vilain garnement apparaît essoufflé, récitant un communiqué de victoire auquel
    il ne doit pas croire lui-même.

    Le
    rôle des propagandistes de la guerre est de nous faire accepter la guerre, la destruction
    et l’effacement, la famine qui vont tomber sur le dessus de Gaza, l’entité
    sioniste comme tous les propagandistes de la guerre, emploie les bonnes
    vieilles recettes éprouvées par Goebbels. Un deux poids, deux mesures
    caricaturales qui ne dérange pas les belles âmes occidentales, le soutien  du maître est sacré !

    Le
    droit international, pourtant censé protéger les civils en temps de guerre,
    semble lui aussi avoir déserté. Aucun mécanisme contraignant. Aucune volonté
    politique de rendre des comptes. L’impunité est totale. Et avec elle,
    l’arrogance de ceux qui tuent et l’impuissance de ceux qui regardent.

    Si
    Gaza est un test moral pour notre époque, Gaza reste un test pour l’humanité, que
    nous sommes en train de l’échouer. Car il ne s’agit plus seulement de
    géopolitique ou de diplomatie: il s’agit de la dignité humaine, de ce que nous
    acceptons ou refusons en tant que civilisation.

    À
    force de justifier l’injustifiable, de relativiser l’horreur, de cacher
    l’indifférence derrière des concepts juridiques ou stratégiques, nous perdons
    quelque chose de fondamental : notre humanité. Ce siècle sera celui de l’intelligence
    artificielle, peut-être. Mais il restera surtout, pour l’instant, celui où l’on
    a regardé mourir des enfants sans rien faire.

    Et
    maintenant ? Il ne suffit plus de « condamner avec la plus grande fermeté
    ». Il ne suffit plus de parler de « cessez-le-feu humanitaire ». Il faut
    des actes, des sanctions, des ruptures claires avec les États et les politiques
    qui violent les principes fondamentaux du droit international et du respect de
    la vie humaine.

    Tant
    que nous resterons passifs, nous serons complices. Gaza ne demande pas la pitié
    du monde, mais sa responsabilité. Il est temps de le comprendre. Et surtout, de
    l’assumer.

    Kader Tahri
    Chroniqueur engagé, observateur inquiet
    «
    Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser
    qu’elles soient comme ça
    . »

  • Gaza : Palestinocide ou Gazanocide un cri de douleur et de colère! !!!

     

    « Trop de succès engendre l’arrogance. Et l’arrogance provoque la chute. » (Lao Tseu),

    Oui, il est important de reconnaître le terrorisme
    israélien, tant de la part de Tsahal que des colons illégaux de Cisjordanie,
    comme un génocide. Le recours à l’aviation pour bombarder des villes entières,
    l’attaque par des lâches armés d’agriculteurs et de bergers, et le refus
    d’accès à la nourriture, à l’eau et à l’aide médicale montrent clairement que
    la mort de civils palestiniens n’est pas un dommage collatéral d’une «guerre
    juste» contre la résistance du mouvement Hamas, mais l’objet principal d’une
    agression terroriste visant à purifier ethniquement ce qui reste de la
    Palestine et à s’emparer de toutes les terres palestiniennes.

    Le droit international des droits de l’homme, le droit
    international humanitaire et le droit pénal international interdisent les
    crimes de guerre et les crimes contre l’humanité (destruction d’hôpitaux,
    bombardement de travailleurs humanitaires, famine, etc.).

    De plus, la Convention sur le génocide comporte deux
    aspects fondamentaux et complémentaires. 1. Elle interdit et punit non
    seulement la commission du crime, mais aussi l’intention de commettre un
    génocide; l’incitation directe et publique au génocide;
    la tentative de génocide ; la complicité de
    génocide » (art. 3).

    La Convention vise, par son titre même, à
    prévenir le génocide. Tous les États membres sont tenus de prévenir le génocide
    partout dans le monde en prenant toutes les mesures en leur pouvoir
    dès qu’il existe un danger de génocide. Cela s’applique en particulier aux
    États qui entretiennent des relations politiques, diplomatiques ou
    commerciales. Ces obligations de prévention ne sont pas laissées à la discrétion
    politique, mais constituent une obligation légale.

    Quelques Israéliens sont tués et c’est un génocide,
    mais des dizaines de milliers de Palestiniens sont tués et des centaines de
    milliers meurent de faim, et les mêmes Israéliens se demandent s’il s’agit d’un
    génocide. Ou bien, n’y a-t-il génocide que lorsque les victimes sont
    juives ?

    Un peuple qui commet un génocide, rien de mieux, j’en
    suis sûr, que de dire que le droit international n’a aucune importance, que
    tout cela est hors de propos et ambitieux, et ne fait aucune différence
    concrète. Et pourquoi parler de moralité quand seules les tactiques militaires
    comptent et cependant aucun mot ne saurait à lui seul exprimer la cruauté
    avec laquelle Israël administre ce génocide

    Personne ne sera en sécurité en cédant aux exigences
    des Israéliens et de leurs complices de génocide, qui veulent que le mot
    « génocide » soit réservé aux victimes juives de l’Allemagne nazie,
    et que tous les autres participent aux massacres pour défendre l’État d’Israël,
    jusqu’à ce que les tueurs décident que tuer est suffisant.

    Il s’agit d’un génocide contre les Palestiniens et les
    personnes qui le dirigent, y compris leurs propagandistes, doivent être tenues
    responsables devant la loi. Ils sont tellement passés maîtres dans l’art du
    double langage et de la propagande que l’âme de Goebbels doit se réjouir de
    l’héritage qu’il a laissé.

    Par-delà les ruines, les cris, les morts et la faim,
    une autre catastrophe se déroule à Gaza : celle de la justice, étouffée par la
    géopolitique et les intérêts des puissants. Plus de 60 000 morts, des milliers
    d’enfants mutilés, des hôpitaux ciblés, des camps de réfugiés rasés, une
    population entière privée de vivres, d’eau et de soins. Ce que nous voyons
    n’est pas une guerre classique, mais une stratégie de destruction collective, une
    violation flagrante du droit international humanitaire. Les attaques contre les
    infrastructures civiles, l’usage de la famine comme arme, les blocages
    humanitaires constituent des crimes de guerre, pourtant tolérés, même soutenus,
    par certaines puissances.

    Les États-Unis jouent ici un rôle central. Loin de
    faire pression pour un cessez-le-feu, ils bloquent systématiquement toute
    résolution internationale contraignante, livrent des armes et refusent d’exiger
    des garanties minimales pour l’acheminement de l’aide. Leur objectif n’est pas
    la paix, mais un « bon accord » pour Israël, quitte à piétiner les droits
    humains et les conventions qu’ils prétendent défendre.

    Ce double standard est intenable. Comment condamner
    demain la Russie, la Chine ou toute autre puissance, si Gaza devient un
    précédent accepté ?

    Si l’on justifie la mort de milliers de civils par «
    la légitime défense », si l’on affame une population en invoquant des raisons
    sécuritaires, alors le droit international n’a plus aucune valeur. C’est la loi
    du plus fort qui triomphe, et avec elle, le chaos.

    Israël sait qu’il peut agir en toute impunité tant
    qu’il contrôle la politique étrangère américaine via sa base évangélique et il
    y a des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité à Gaza et un nettoyage
    ethnique en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. 

    Il y a destruction de tous les aspects de la vie
    (mosquées, bibliothèques, hôpitaux, écoles, agriculture, patrimoine historique,
    etc.). C’est une guerre cruelle, mais y a-t-il une intention d’extermination
    des Palestiniens ?

    La photo principale d’un enfant affamé ravit les vrais
    sionistes, je vois d’Einsatzgruppen, car je vois la volonté de pousser les
    Palestiniens hors de Gaza. Le nettoyage ethnique de la Palestine est le
    fondement du sionisme. S’il cesse, Israël s’effondre. En revanche, s’il continue,
    Israël s’effondrera encore, mais plus bruyamment. Le sionisme était condamné
    dès le départ.

    Face à cela, le monde doit  exiger la fin de l’impunité pour Israël, et
    personne ne peut rester   silencieux. L’inaction est une approbation. La
    neutralité, une complicité. Le système international s’effondre sous nos yeux.
    Et si les puissances qui s’en prétendent les gardiennes ne le défendent plus,
    alors d’autres peuples devront le faire

    -Un cessez-le-feu immédiatet contraignant .

    Le retrait total des forces israéliennes de Gaza ;                                                             

    L’acheminement sans restriction de l’aide humanitaire ;                                                                

    Des mandats d’arrêt internationaux contre les responsables de crimes de guerre ;    

    Des sanctions ciblées contre tout État bloquant les mécanismes de justice.

    C’est une guerre, tout comme tirer sur des poissons
    dans un tonneau est faire une «pêche».Il ne s’agit pas d’idéologie, mais de
    principe. Pas de justice pour Gaza, pas de justice ailleurs.  

    Kader Tahri
    Chroniqueur engagé, observateur inquiet
    « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient
    comme ça
    . »

     

  • Palestinocide !

     

    Avant-propos  Il
    faut des mots justes pour briser le silence qui accompagnent le bruit des
    bombes qui construisent des cimetières pour enterrer des êtres dont le tort est
    de vivre dans leur terre. Des mots justes afin de dénoncer le cynisme et la
    perversion de ceux qui prétendent être l’incarnation du Bien tout en
    participant à la construction de ce cimetière. Ces mots justes ne doivent pas
    avoir peur d’être accusés de propager le Mal. Des mots qui éveillent les
    consciences pour combattre la barbarie qui règne au XXIe siècle.

    Coupable d’être palestinien en terre de
    Palestine

    Au cours d’une audience d’un procès fictif au sein d’un tribunal Israélien :

    Sans perdre de temps, le juge ordonne à l’accusé de se
    lever. Ce dernier exécute l’ordre sans aucune hésitation.

    Monsieur Khalil al-Wazir, vous êtes accusé des faits
    suivants
    Le 7 octobre 2023, environ 1219 soldats et habitants de
    colonies qui faisaient la fête paisiblement ont été assassinés par vous et des
    complices. Vous êtes accusé d’avoir pris en otage 252 personnes innocentes. On
    vous accuse également d’avoir décapité des bébés.

    Plaidez-vous coupable d’avoir commis ces actes ?

    – L’accusé : Monsieur le juge, j’ai attaqué une caserne et une
    colonie. J’ai tué des soldats et des colons et fait prisonnier des colons. Mais
    je n’ai décapité aucun bébé car je ne suis pas un barbare. Et la terre où se
    trouve la colonie que j’ai attaquée m’appartient. Quant à mes ancêtres, ils ont
    été chassés de Haïfa et d’autres régions palestiniennes. À Gaza, je vivais en
    tant que réfugié dans une prison à ciel ouvert.

    Cette vie était pour moi et mes compatriotes qu’un
    moment difficile à supporter parce que nous portons le lourd fardeau de
    l’espoir pour nos enfants de refouler un jour notre terre. Et puisque vous
    représentez la justice, qu’il me soit permis de vous rappeler que le Droit nous
    autorise à retourner sur cette terre.

    Cette terre a été occupée par des étrangers après avoir
    commis un nettoyage ethnique. Ce nettoyage continue au nom d’un Dieu qui n’est
    pas le mien. Cette prison est devenue un cimetière construit avec les décombres
    de nos maisons où sont ensevelis les cadavres d’hommes et de femmes serrant
    leurs bébés contre leurs poitrines. En plus des bombes, l’Élu utilise la famine
    pour nous obliger à prendre le chemin de l’exode. Il nous propose la terre
    éthiopienne, libyenne… comme nouveau refuge.

    Monsieur le juge, il me semble superflu de souligner
    que les organisations internationales qui dictent le droit et la justice sont
    virtuellement enterrées dans ces décombres.

    – Le Juge : Je comprends pourquoi vous ne voulez pas être défendu
    par un avocat. Mais revenons au 7 octobre, v
    ous confondez otage avec prisonnier ?

    – L’accusé : Monsieur le juge, pour moi et mes compatriotes, le
    présent porte le fardeau du passé. 
    Ce 7 octobre est le fruit amer du passé présent.
    Concernant la prétendue confusion des mots, ce n’est qu’un jeu de mots. Le
    colonisateur emprisonne le résistant qui, s’il est en liberté, prend en otage,
    selon le vocabulaire du dit colonisateur. Mais le prisonnier et l’otage vivent
    dans les mêmes conditions.

    Concernant ma défense, il ne faut pas oublier que les
    différents avocats à qui on a cru, nous ont abandonné dans l’impasse Oslo
    1. Sans vous manquer de
    respect, monsieur le juge, ignorez-vous le fusil et le rameau d’olivier ?

    Je cite un de nos grand résistant déclarant à l’ONU en
    1974 : «
    je suis venu porteur d’un rameau d’olivier et d’un fusil de
    révolutionnaire, ne laissez pas tomber le rameau de ma main
    ».

    Et ceux qui prétendent défendre les droits de l’homme
    et la justice aident celui qui veut nettoyer ma terre de toute présence du mot
    Palestine. Pour préserver leurs immenses pouvoirs, ils desservent la vérité.
    Ils font semblant de croire qu’on peut incarner le bien tout en aidant le mal.

    C’est pour cela qu’ils s’agitent. En effet, ils sont
    conscients qu’«il est meilleur pour un homme suspect de s’agiter que de se
    reposer, car celui qui se repose risque toujours sans le savoir de se retrouver
    sur l’un des plateaux et d’être pesé dans la balance avec le poids de ses
    péchés».  
    Quant à moi, Monsieur le juge, je ne m’agite pas : je
    résiste contre l’injustice qui a fait de mes compatriotes des êtres à bannir de
    leur terre, sans autre forme de procès.

    Soudain un brouhaha imperceptible envahit la salle
    réveillant le juge qui somnolait.

    – Le juge : Silence, on n’est pas dans un souk mais dans une
    salle d’audience !

    Monsieur Khalil al-Wazir, vous avez terminé ?

    – L’accusé : Non monsieur le juge. Je tiens à remercier tous les êtres humains qui
    dénoncent l’injustice que subit mon peuple. Et c’est leur manquer de respect
    que de les remercier car ils ne font qu’obéir à leurs consciences. La raison
    les guide vers la justice.

    Quant au silence des dirigeants arabes, il signifie que
    ces derniers sont bien «normalisés». D’autres diront, soumis.

    Enfin pour terminer, je souhaite enrichir le
    vocabulaire de ceux qui savent tout sur tout, tout en ignorant que la vérité
    est simple à exprimer quand elle est guidée par la raison. Puisque certains
    mots comme génocide sont sujet de polémique, pour qualifier la tragédie que vit
    mon peuple, je propose le terme de Palestinocide.

    Palestinocide : effacer toute trace de ce qui témoigne de l’existence
    du palestinien en terre de Palestine. C’est pour cette raison que mes frères et
    sœurs qui vivent sous la tutelle de l’Élu portent le qualificatif arabe et non
    palestinien.

    Monsieur le Juge, je vous remercie pour votre patience.

    Après le réquisitoire, le jury se retire pour
    délibérer. Après quelques instants, dans la salle où le jury s’est retiré, des
    insultes fusent accompagnées de bruits de chaises qui se cognent et de vitres
    brisées.

    Source/Palestinocide/ Mohamed El Bachir/reseauinternational.net/palestinocide/

    _____________________________________________________________________________________________

    Note et avis personnel :

    Palestinocide.
    Ce néologisme, qu’on pourrait lire comme un cri de douleur et de colère, veut
    désigner la volonté d’effacer toute présence, toute mémoire, toute trace de
    l’identité palestinienne sur sa propre terre par une  souffrance collective qui ne trouve plus
    d’espace pour être dite autrement et où le silence est complice. À travers « Palestinocide ou Gazanocide!!!!! »,
    ce n’est pas seulement la situation à Gaza qui est mise en accusation, mais la faillite morale d’un système international
    qui a abandonné toute prétention d’universalité. Le mot « “Palestinocide »”
    ou « Gazanocide » qu’il plaise ou non, vient combler le vide
    laissé par les discours officiels. Et dans un monde où les mots tuent ou
    sauvent, nommer, c’est déjà résister
    à cette réalité niée.

    Kader Tahri

    https://kadertahri.blogspot.com/

     

     

  • Israël affame Gaza : ce que Gaza dit de nous !

     

    J’ai lu l’article « Gaza ou la fin de l’humanité
    »
     de Médiapart, comme on reçoit un
    coup de poing. Il ne m’a pas appris grand-chose que je n’avais pas déjà vu, lu
    ou pressenti. Mais il a condensé, dans un seul texte, une colère, une
    désolation et un vertige moral que je partage.

    Pourtant, malgré cette réflexion, quelque chose me
    retient. Non pas pour relativiser l’horreur 
    au contraire, je voudrais l’affronter dans sa pleine vérité, mais parce
    que je crois qu’une parole juste n’est pas seulement une parole en colère. Elle
    doit être aussi rigoureuse, ancrée et responsable. Surtout quand elle parle au
    nom de l’humanité.

    Oui, Gaza nous confronte à l’inimaginable. À un niveau
    de violence contre des civils que même les guerres récentes n’avaient pas
    atteint. À la destruction méthodique d’une société, de ses infrastructures, de
    ses repères, de son avenir. À une réclusion totale, géographique (blocus
    permanent) physique (colonisation),  qui
    ne laisse plus de place à la vie, ni à la dignité, ni à l’espoir.

    Ce n’est pas une guerre. C’est une suppression,  l’intention derrière cet répression, qu’on
    l’appelle génocide, nettoyage ethnique ou projet colonial terminal, mérite
    d’être examinée non seulement avec des mots puissants, mais avec des outils
    juridiques, politiques..

    Les mots ont un sens !

    Si Israël qui s’est institué  «état nation du
    peuple juif»
    criminel et sanguinaire. C’est ce qui avait constitué un sommet
    historique de l’antisémitisme. 

    Oui Israël sème « la barbarie ». La barbarie c’est
    celle que les Palestiniens  subissent
    depuis 77 ans. C’est celle qui a consisté à violer, brûlé, mutilé, torturé en
    jouissant, non pour vaincre mais pour humilier et éradiquer des cibles parce
    que Palestiniennes.

    C’est celle d’une société hystérisée dansant sur des
    cadavres suppliciés ou explosant de joie face à la famine d’une population
    encerclée. C’est d’un soldat qui consiste à 
    tirer une balle dans la tête d’un enfant, d’un bébé, d’une femme ou d’un
    vieillard…

    C’est cela la barbarie. C’est également la négation
    d’un palestinien pour lui voler sa terre.. C’est surtout la barbarie dans la
    volonté d’humilier, de déshumaniser et de violer le corps de ses ennemis est
    bien sûr un degré de barbarie supplémentaire.

    Israël c’est finalement la haine du Palestinien et la
    destruction de son Etat, et jamais fatiguer  de contourner la logique pour justifier ce que
    tout le monde considère comme un génocide, mais Israël est indéfendable ni
    moralement, ni politiquement, ni devant l’opinion publique

    Israël est négatif à la vue de ces tentes de réfugiés
    qui brûlent. Mais même sans image, le mot « Israël » est en lui-même
    négatif, on ne se défends pas en tuant tout le monde sans distinction, ça
    s’appelle des crimes de guerre.

    Comparer Gaza à un camp de concentration,  c’est évoquer la barbarie israélienne comme «
    sortie de l’humanité » : Ce que fait aujourd’hui l’armée israélienne à Gaza est
    sans doute une extermination progressive et brutale, qui s’inscrit dans une
    logique coloniale, d’expulsion, de punition collective, de réorganisation
    territoriale. C’est déjà suffisamment grave pour ne pas avoir besoin d’être
    comparé sans précaution à l’Holocauste. Le génocide actuel ne remplace ni
    n’efface celui des juifs par les nazis. Il y a là un lien évident, celui de
    l’acte même de génocide. 

    Ce n’est pas la ressemblance qui est
    choquante. C’est qu’elle soit instrumentalisée dans un discours
    suprémacisme  comme unique moteur de la pensée. Tuer pour tuer ne fera pas disparaitre le  Palestinien.  A coup de bombes ou de privation (blocus), ou de
    famine  (des enfants), on n’a jamais fait
    disparaitre la bêtise ni la méchanceté sur terre.
    Que les colonisateurs affament les colonisés, par contre, ça
    me gêne: je suis humain

    Tous les journaux
    du monde nous parlent des tueries près des points de distribution, des enfants
    morts de faim à Gaza, le droit international bafoué, et pendant ce temps,  
    des milliers de personnes brûlées vives à Gaza
    n’étaient rien sans doute, de méchants futurs Palestiniens brûlées par de
    sympathiques sionistes israéliens pas du tout néonazis et jamais punis de leurs
    crimes depuis plus de 75 années. Dépassant  la Waffen SS, dans
    l’horreur,  bien sûr, mais question crimes de guerre, ça se vaut, et
    certains Israéliens sont passés très aisément de l’une à l’autre.

    Je comprends la tentation d’aller jusqu’au bout de
    l’indignation. Parce qu’il y a aussi une impuissance insupportable, un
    désespoir devant l’inaction des États occidentaux.  Comment accepter que des démocraties invoquant
    les droits de l’homme depuis 70 ans soient devenues les sponsors silencieux de
    crimes contre l’humanité quand tous savent qu’israélo  est bien connu pour être un grand menteur, un
    donneur de leçon quand il s’agit de jeter un regard sur l’histoire des peuples
    mais quand il s’agit de sa propre histoire, personne ne peut lui en donner et
    surtout il œuvre à détruire ce qui importe, à savoir la liberté de pensée et
    d’opinion. Toutes les vérités sont bonnes à dire et c’est une des bases des
    libertés, mais Israël comme toujours reste le vrai ennemie du bon voisinage et
    du genre humain. Les évènements de l’intrusion, le génocide et la famine contre
    la population de Gaza sont suffisamment éloquents.

    Comment accepter que des dirigeants élus sur des
    promesses d’humanisme et de solidarité, comme en France, laisse faire ce qu’ils
    dénonçaient ailleurs, de la Russie à la Birmanie ? Comment comprendre que des
    journalistes, des hôpitaux, des enfants, soient éliminés sans que cela suscite
    la moindre ligne rouge diplomatique ?

    Sur ce point, je rejoins pleinement l’auteur : nous
    sommes devenus les témoins passifs du pire
    , comme si l’habitude de
    l’horreur nous dispensait d’agir. La lutte contre le colonialisme israélien, car
    c’est bien UN, exige autre chose qu’une indignation morale. Elle demande une stratégie
    anticoloniale claire
    , une politique de désobéissance internationale
    (boycott, sanctions, campagnes de dénonciation, pressions citoyennes), mais
    aussi une revalorisation de la parole palestinienne elle-même, souvent
    occultée par ceux qui parlent sur Gaza au lieu d’écouter ceux qui
    parlent depuis Gaza.

    Ce que l’on doit à Gaza, ce n’est pas seulement notre
    compassion. C’est notre courage à dire les faits, à les nommer sans détour,
    mais aussi à construire des ponts entre les peuples, même au cœur de la
    tragédie. Il n’y aura pas de paix sans justice, mais il n’y aura pas de justice
    sans responsabilité partagée dans les mots que nous utilisons, les alliances
    que nous formons, et les espoirs que nous semons.

    Gaza se défend, et en se défendant avec audace,
    courage, fermeté, virtuosité et précision, contribue de ce fait à défendre
    l’humanité libre, d’un cancer nommé Israël.
     Gaza vient de rappeler au monde que la paix sans la justice
    est le mot fétiche des doctrinaires ou des lâches, celle des menteurs et des
    ignorants, la devise officielle des bourreaux et de leurs complices

    Gaza ne signe pas la fin de l’humanité. Gaza nous
    demande si nous voulons encore en faire partie.

    Kader Tahri                                                                                                                                
    Chroniqueur
    libre et observateur inquie
    t !

    https://kadertahri.blogspot.com/