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  • C’est l’ennemi qui vous désigne !

     

    Comme
    d’habitude le discours est toujours le même « C‘est
    le Hamas qui est le seul responsable
     
    ».

    Ce qui
    est faux puisqu’il y a eu un accord de trêve. C’est le gouvernement israélien
    qui a décidé de ne pas le respecter.
    Je trouve le
    monde mystérieux. Un des mystères, et non le plus grand, c’est la haine envers
    un petit peuple 
    de Gaza punie deux
    fois : par les bombes et par la famine, é
    voqués presque à contrecœur, pour
    mieux souligner qu’ils paient les conséquences d’un « raffermissement bien
    tardif ». Autrement dit : ils sont victimes des représailles qu’ils auraient pu
    éviter si Israël avait bombardé plus tôt.

    On touche ici à une logique implacable : la guerre
    préventive comme vertu
    , le bombardement comme preuve de lucidité, la
    retenue comme faute morale. Ce n’est plus seulement une inversion du droit
    international, c’est une négation de l’humanité. Les civils palestiniens
    ne sont plus que des pièces sur un échiquier moraliste. Et toute empathie à
    leur égard devient suspecte.

    Ah,
    l’auto-antisémitisme une tradition aussi vieille que le judaïsme lui-même, ou
    presque.   S’était illustré dans l’art de crier au loup
    imaginaire. Pour accuser plus efficacement ceux qu’on avait déjà désignés comme
    cibles. Comme quoi, instrumentaliser l’antisémitisme, c’est pas nouveau. C’est
    juste devenu un peu plus bruyant et très fréquent et beaucoup plus médiatisé.

    Il serait
    temps pour certains de se rendre compte que les juifs ne sont pas les gentilles
    victimes perpétuelles d’un monde toujours coupable. Si les juifs sont victimes
    de quelque chose c’est très clairement du sionisme et seulement du sionisme, le
    génocide perpétré à Gaza aura permis à certains  d’ouvrir les yeux de tous les stupides qui
    refusent la réalité du sionisme depuis sa naissance, le sionisme pour lequel
    l’autre ne peut exister que dominé ou esclavagé ou assassiné.

    Les juifs
    sont incapables de supporter l’existence d’autrui comme autrui. Le seul moyen
    pour eux de se mettre à l’abri du doute et de l’humiliation consiste dans une
    néantisation d’autrui.  » D’après Levi Strauss qui, il est vrai, était
    juif.

    L’humanité, partout et depuis toujours,
    se regroupe en groupes identitaires : bandes, tribus, nations, religions plus
    rarement. Ces groupes identitaires tolèrent très mal des intrus en leur sein et
    se font la guerre les uns aux autres. C’est comme ça, c’est instinctif chez
    l’homme !

    les sionistes qui forment un groupe
    identitaire religieux depuis 1948  ont la
    particularité de ne pas vouloir s’assimiler aux groupes nationaux ou religieux
    aux seins desquels ils vivent. En gros ils leurs disent « 
    Nous vous aimons beaucoup mais ne sommes pas comme vous et nous ne voulons
    pas devenir comme vous et nous ne voulons pas nous mélanger avec vous
    ! ».

     

    Le résultat c’est partout où ils vivent
    et où ils ont vécu ils sont détestés. C’est la nature humaine, il ne sert à
    rien de savoir si c’est bien ou mal, il ne sert à rien de chouiner toute sa
    vie, c’est comme ça, c’est tout. Les sionistes avaient évidemment compris ce
    processus et ils ont donc décidé de créer un Etat identitaire où les juifs
    seraient la majorité. Mais au lieu de le créer en Europe qui après la guerre et
    la Shoah leur devait beaucoup (surtout l’Allemagne) ils sont allés prendre leur
    pays à de pauvres et méchants Palestiniens.

    Et depuis ils sont obligés de faire la
    guerre à ces Palestiniens bas de gamme et facilement sanguinaires. Et comme les
    juifs de la « diaspora » les soutiennent et qu’eux-mêmes sont détesté
    pour les raisons susdites eh bien les gens préfèrent les Palestiniens qui leur
    font pitié !

    Voilà, pas de mystère, les minorités
    religieuses identitaires sont toujours détestées, c’est tout, c’est comme ça.

     

    Le Sionisme Israélien est ainsi apparue pour ce qu’il est
    vraiment : une grande déjection de haine, une convulsion hystérique, le mufle
    répugnant d’un fascisme l très profondément régressif dans lequel un sionisme,
    idéologiquement totalement ruinée, croit voir une insurrection révolutionnaire.

    Je  dénonce un être humain qui se permet de n’être
    pas exactement comme aux autres, je remarque que quand les juifs sont
    identiques ça ne change rien, et quand ils ne sont pas là ça ne change rien non
    plus, et j’en déduis que les causes de la haine sont différentes et ne sont pas
    avouées parce qu’elles ne sont pas avouables. La haine  juive est un vice, et il apporte des
    satisfactions particulières, comme tous les vices, qui aiment
    absolument à
    rester la victime par excellence, la victime de la méchanceté et de la
    sauvagerie des autres peuples. Cette victimisation est un carburant, elle  fait croire que qu’ils sont supérieurs et  de ne pas voir la vérité simple et nue : le
    juif est la victime que de sa volonté de dire aux autres « 
    je ne suis pas
    comme vous, je vous suis supérieur
    « .

    En
    fait ils sont la victime que d’une maladie culturelle religieuse transmissible
    et paranoïde que qu’ils font passé de père en fils et de mère en fille, ils ne
    sont victime que de eux-mêmes, de rien d’autre.

    Les résolutions du conseil de
    sécurité, Israël s’en tape, avec l’appui des Américains qui ont fait usage de
    leur veto à multiples reprise.
    Les Palestiniens avaient été rayés de la
    carte « il n’y a plus de problème palestinien » par tout le monde,
    Arabes compris. Résultat, un peuple humilié, meurtri, dans sa chair et jusqu’au
    plus profond de son être.  Israël
    est en train de passer les bornes et le monde de s’engager sur une voie sans
    issue. La barbarie qui fait rage risque d’être celle que connaîtront nos
    enfants, si nous ne faisons rien

    On connaît la propagande, la
    désinformation et la mésinformation, aujourd’hui, nous nous trouvons devant un
    autre cas, celui du non information de la part du gouvernement Israélien,
    on a tendance à oublier qu’Gaza est une petit enclave sous un blocus impitoyable,
    et des milliers soldats Israéliens qui l’entoure, ont à son égard, au mieux une
    civilité glacée où la haine n’est jamais loin, les exécuteront sans aucun état
    d’âme et au pire avec une volonté de plaisir pour l’éradication
    génocidaire pur et simple.
     Il est temps que les sionistes mettent
    fin à leur tentative de colonisation de la Palestine, les conséquences sur la
    paix du monde sont trop importantes, et ça ne va pas s’améliorer.

    Pourquoi n’iraient-ils pas
    s’installer en Allemagne ?

    Ils leur doivent bien cela les
    Allemands, et là ils seraient entourés de civilisés, pas de sauvages. Quel
    soulagement ce serait ! Pour tout le monde !!

    J’avoue que mon respect de la vie
    humaine ne s’étend pas aux sionistes criminels, ni aux nazis assassins, ni aux
    tueurs à gages, criminels multirécidivistes etc. Je ne juge personne et je sais
    que l’être humain est un méchant singe seulement un peu plus intelligent que
    son cousin le chimpanzé. Ce qui ne le prive pas du droit de se défendre.  

    Kader Tahri
    Chroniqueur engagé, observateur inquiet
    « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient
    comme ça. »

     

  • La guerre comme morale.

     

    Ainsi
    commence l’un de ces textes qui, sous prétexte de lucidité géopolitique,
    déroulent un imaginaire martial, viriliste et désespérément réactionnaire. J’ai
    lu ce texte. Je l’ai relu. Et j’ai voulu y répondre. Non pas pour défendre une
    quelconque naïveté pacifiste, mais parce que ce genre de rhétorique, de plus en
    plus banalisée, me semble être une véritable perversion morale, bien
    plus inquiétante que les maux qu’elle prétend combattre.

    L’auteur y
    déplore que les Israéliens, le 7 octobre, aient été  amoindris. Non préparés. Trop insouciants,
    trop dansants, pas assez armés. Il suggère que leur légèreté était une faute,
    presque une trahison. Comme si vivre, aimer, danser, c’était déjà renoncer à
    se défendre
    .

    Le mythe du
    citoyen-guerrier : Cette manière d’inverser les responsabilités est
    glaçante. Les victimes deviennent fautives. On leur reproche de ne pas avoir
    prévu l’horreur. Comme si, dans un État militarisé, sécuritaire, ultra
    surveillé, c’était le pacifisme qui avait failli. Non, ce n’est pas la joie de
    vivre qui tue. Ce sont ceux qui choisissent de tuer.

    Mais c qui
    me frappe surtout, c’est le tournant idéologique du texte. Le 7 octobre n’est
    pas analysé comme un acte terroriste isolé ou comme une défaillance de l’État
    israélien. Non, il devient le symptôme d’une maladie occidentale : trop
    féminisée, trop pacifiste, trop à gauche.

    On croirait
    lire un manuel de guerre culturelle : la paix serait une illusion, la
    féminisation un poison, la gauche un danger. C’est un fantasme de
    virilisation généralisée
    , une nostalgie réactionnaire d’un monde où la loi
    du plus fort serait enfin restaurée. L’ennemi, ce n’est plus seulement le Hamas
    : c’est la démocratie molle, l’égalitarisme, l’utopie humaniste.

    La guerre
    comme horizon politique
    Je ne suis pas naïf. Je sais que la guerre existe. Je sais qu’il faut
    parfois se défendre, résister, protéger
    une population civile épuisée par
    un conflit auquel elle n’a pas choisi de participer, tant elle n’aspire qu’à la
    paix et au bien-être de ses frères et sœurs. Il suffirait donc que ces
    derniers, à la supériorité numérique écrasante
    . Mais entre la légitime défense
    et l’érection d’un dogme de la force armée, il y a un gouffre.

     Parait-il que d’un côté il ne reste
    qu’une poignée de terroristes du Hamas, apeurés et impuissants, et de l’autre,
    une population civile épuisée par un conflit auquel elle n’a pas choisi de participer,
    tant elle n’aspire qu’à la paix et au bien-être de ses frères et sœurs. Il
    suffirait donc que ces derniers, à la supériorité numérique écrasante

    Refuser la
    guerre comme valeur n’est pas un signe de faiblesse. C’est un choix politique.
    Une éthique. Un pari sur la possibilité d’un autre monde. Même face au chaos,
    je persiste à croire que la force brute n’est pas la seule réponse. Que la paix
    n’est pas une utopie de ramollis, mais le courage de ceux qui refusent de
    s’habituer au pire
    .

    Kader Tahri
    Chroniqueur engagé, observateur inquiet
    « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient
    comme ça. »

     

     

  • Le « droit d’exister » d’Israël s’arrête exactement là où commence celui des Palestiniens.

     

    « La différence entre un antisioniste et un antisémite, c’est
    80 points de QI », dit l’auteur de cette tribune.  

    Très
    inspirant cet aphorisme, voilà qui plante le décor.

    Depuis
    quelques temps, j’ai lu et entendu  des
    textes comme celui-ci. Des charges furieuses contre Israël, écrites sur un ton
    qui fait trembler les claviers. Le dernier en date m’a interpellé, non pas
    parce qu’il me choquait, mais parce qu’il me posait une vraie question :

    Peut-on
    critiquer Israël sans être englouti par la colère ?

    Peut-on le
    faire sans glisser dans le piège du simplisme ?

    L’auteur
    commence fort : il affirme que l’existence d’Israël lui est, au fond,
    indifférente. Ce n’est pas l’entité elle-même qui l’obsède, dit-il, mais ses
    actions. Ce n’est pas le nom d’un pays qui l’enrage, mais les humiliations
    infligées aux Palestiniens. En somme, il ne hait pas Israël ; il hait
    l’injustice
    .

    Sur ce
    point, je le rejoins. Oui, il est moralement intenable de détourner le
    regard de ce que vivent les Palestiniens
    . L’occupation, les bombardements
    récurrents à Gaza, les colonies qui grignotent chaque jour davantage de terre,
    les checkpoints, les arrestations arbitraires, les morts sans nom. Il n’est pas
    besoin d’être musulman, arabe ou militant pour ressentir une colère sourde face
    à ce déséquilibre, face à cette guerre d’usure contre un peuple sans État.
    Refuser de voir cela, c’est trahir une part de notre humanité commune.

    Mais voilà :
    entre colère et lucidité, il y a un fil ténu. Et le texte que j’ai lu,
    malgré son énergie, me semble parfois marcher sur ce fil les yeux fermés.

    Ce que je
    cherche, moi, dans ces débats et ce que j’essaie de préserver – c’est la
    nuance
    . Celle qui permet de critiquer une politique sans nier un peuple.
    Celle qui fait la différence entre une indignation juste et une haine aveugle.
    Celle qui se rappelle que derrière « Israël », il y a aussi des civils,
    des artistes, des intellectuels, des dissidents juifs et arabes, des gens qui
    souffrent eux aussi, parfois même des deux côtés d’un même mur.

    L’auteur
    trace une ligne claire entre antisionisme (rejet d’un projet politique)
    et antisémitisme (haine raciale). Il a raison de faire cette
    distinction. Trop souvent, le débat est pollué par la confusion volontaire : on
    accuse tout critique d’Israël d’être antisémite, comme si le seul moyen
    d’éviter l’insulte était de se taire. Ce chantage moral est insupportable. Mais
    l’inverse existe aussi
    : certains, sous couvert d’antisionisme, glissent
    vers un rejet global des Juifs, ou vers une banalisation des appels à la
    destruction d’un État. Et cela, je ne peux l’accepter non plus.

    Il y a un passage qui m’a vraiment fait tiquer :
    « Le droit d’exister d’Israël s’arrête exactement là où commence celui des
    Palestiniens. » La formule est choc. Elle se veut une dénonciation des
    oppressions israéliennes, qui s’opèrent afin que les deux droits restent
    totalement incompatibles à la vision sioniste.. Que
    pour que l’un vive, l’autre doit mourir
    .

    Or c’est précisément
    cette logique de l’exclusivité
    , ce jeu à somme nulle, qui alimente la
    tragédie depuis des décennies.

    Je suis pour
    la Palestine, sans condition. Je suis pour qu’elle vive libre, digne, debout.
    Mais je ne veux pas d’un monde où cette liberté serait construite sur la
    disparition de l’autre
    . Ce que je réclame, ce n’est pas une vengeance
    historique, mais une coexistence possible, aussi lointaine, aussi utopique
    qu’elle paraisse aujourd’hui.

    Car il faut
    le dire : le problème n’est pas seulement Israël. Le problème, c’est aussi
    l’impossibilité du récit commun
    . Deux peuples, deux mémoires blessées, deux
    légitimités qui s’affrontent. Et à chaque fois qu’un texte, une tribune ou une
    parole renforce le camp contre l’autre, ce récit commun s’éloigne un peu plus.

    Je ne dis
    pas qu’il faut rester neutre, ni qu’il faut « équilibrer » les
    souffrances comme on fait une moyenne. Mais je dis que notre responsabilité,
    en tant qu’intellectuels, citoyens, écrivains, ou simples humains, c’est de refuser
    le confort de la haine. Même quand elle est bien habillée.

    Alors oui,
    critiquer Israël est non seulement légitime, mais nécessaire. Mais critiquer
    sans tomber dans le fantasme
    , c’est une discipline. Cela demande plus de
    courage que l’invective. Cela demande de résister à la tentation du raccourci.
    Et surtout, cela demande de penser un avenir au lieu de ressasser une guerre
    éternelle.

    Israël me
    dérange, comme me dérangent tous les États quand ils oublient le droit, quand
    ils humilient, quand ils tuent. Mais je ne veux pas que ma colère me vole ma
    lucidité.
    Et je refuse de confier ma conscience politique à ceux qui
    confondent justice et vengeance.

    Tant que les
    Palestiniens ne seront pas libres, je continuerai à parler. Mais tant que la
    parole sert à diviser plus qu’à construire, je continuerai à douter. Parce que
    dans ce conflit, l’arme la plus dangereuse n’est pas toujours le missile.
    Parfois, c’est le mot.

    Kader Tahri
    Citoyen du monde, observateur inquiet, partisan de la paix sans œillères.

     

     

  • Gaza subit un pire holocauste !

     

    Il y a des lectures qui dérangent par ce qu’elles
    révèlent du monde. Et d’autres qui dérangent par ce qu’elles révèlent de ceux
    qui les écrivent. L’article auquel je réagis aujourd’hui appartient à cette
    seconde catégorie. Un texte qui prétend désamorcer les passions mais qui, au
    fond, les entretient. Un texte qui joue sur l’équilibre apparent mais repose
    sur un socle friable d’amalgames et de réflexes conditionnés.

    Je voudrais ici expliquer pourquoi ce type de
    raisonnement m’indispose profondément. Pourquoi il me semble symptomatique
    d’une paresse intellectuelle, d’une facilité trop répandue dans les débats
    publics : celle qui consiste à généraliser pour mieux éviter d’affronter les
    vraies responsabilités.

    L’alibi de la guerre permanente :
    l’excuse universelle

    Tout commence par cette justification : Israël serait
    en guerre permanente pour son existence, donc tout ce qu’il fait relèverait de
    la normalité politique. Cet argument me heurte car je le connais trop bien. Il
    est universel. C’est toujours « l’état d’exception » qui justifie tout,
    toujours « la situation particulière » qui lave les fautes, toujours « les
    circonstances historiques » qui exonèrent de toute introspection.

    Il suffit de regarder le monde : tous les régimes
    autoritaires invoquent la menace extérieure, la guerre larvée, le danger
    permanent pour restreindre les libertés et imposer leur loi. Les démocraties
    elles-mêmes y ont succombé, des États-Unis après le 11 septembre à la France
    sous état d’urgence.

    Mais cela ne justifie rien. Cela n’excuse rien. Que
    l’histoire d’Israël soit complexe, violente, marquée par des conflits, c’est
    une évidence. Mais cette complexité est précisément une raison de maintenir une
    exigence morale, pas de la suspendre. Sinon, on ouvre la voie à toutes les
    dérives — au nom de la guerre éternelle.

    Ensuite vient ce passage presque comique, énumérant
    les mafias russes, italiennes, japonaises, mexicaines, pour finir par dire que,
    somme toute, les Juifs n’échapperaient pas à cette règle. Et je me dis : quelle
    étrange manière de penser !

    Est-ce cela l’universalisme ? Tirer tout le monde vers
    le bas, expliquer qu’il est normal que chacun ait ses crapules et ses voyous ?
    Est-ce cela, l’analyse politique et sociale : réciter des listes de
    nationalités accolées à des crimes pour mieux diluer la gravité des faits ?

    Je crois à l’universalisme, oui. Mais l’universalisme
    des droits, des responsabilités, de la justice. Pas celui des préjugés, pas
    celui des clichés ambulants, pas celui qui compile des exemples pour mieux
    éviter toute réflexion sérieuse sur les causes structurelles de la violence et
    du crime.

    Puis, l’article change de ton : il assure qu’en
    réalité, la criminalité serait plutôt marginale chez les Juifs, que les vrais
    truands finissent minablement, que le grand banditisme n’est pas une «
    tradition » juive. Et pourtant… on continue de parler d’identité, de culture,
    d’origine.

    Je trouve cela profondément malhonnête. Pourquoi
    parler d’origine quand il s’agit de criminalité ? Pourquoi introduire une
    catégorie ethnique là où il n’y a que des trajectoires individuelles, des
    contextes sociaux, des logiques économiques ? Pourquoi ce besoin de rendre
    hommage aux bons stéréotypes après avoir listé les mauvais ?

    La vérité, c’est que ce type de raisonnement est un
    piège : il prétend rééquilibrer, il prétend nuancer, mais il reconduit en
    réalité une vision du monde où chaque peuple est supposé porter ses criminels
    comme une fatalité culturelle.

    Enfin, il y a cet usage de l’histoire manipulée comme
    prétexte: on évoque des mafieux célèbres, des collusions opportunistes, des
    stratégies nazies d’instrumentalisation du crime juif en Pologne… Et je ressens
    un profond malaise.

    Parce que c’est précisément cela, le piège du
    storytelling historique : prendre des exemples marginaux, les sortir de leur
    contexte, et s’en servir comme caution pour parler de tout et surtout de
    n’importe quoi.

    Oui, il y a eu des bandits juifs, comme il y a eu des
    héros juifs, des poètes juifs, des savants juifs, des révolutionnaires juifs.
    Mais aucun d’entre eux ne définit « les Juifs » dans leur ensemble. Pas plus que
    Meyer Lansky ne raconte une histoire collective, pas plus qu’un cartel
    colombien ne raconte ce qu’est un peuple.

    Je crois qu’il est grand temps de faire un effort. Un
    effort de précision, un effort de rigueur, un effort d’éthique intellectuelle.

    Les États doivent être jugés sur leurs actes, pas sur
    des excuses historiques.
    Les phénomènes criminels doivent être analysés par les sociologues, les
    économistes, les juristes, pas par des compilateurs de clichés. Les peuples
    doivent être considérés comme des individus libres et complexes, pas comme des
    réceptacles d’étiquettes culturelles.

    L’article auquel je réponds, sous ses dehors
    raisonnables, entretient un discours glissant : celui qui remplace la
    compréhension par la généralisation, celui qui justifie les abus par le
    contexte, celui qui masque les responsabilités derrière des souvenirs
    historiques sélectifs.

    Je refuse cette facilité. Et je continuerai à défendre
    une exigence : celle de toujours dissocier les actes des individus de leur
    appartenance, celle de toujours interroger le pouvoir sur ses choix, et celle
    de toujours refuser la fatalité culturelle, d’où qu’elle vienne.

    Aucune condamnation de l’ONU, des pays
    de l’OCDE, des organisations humanitaires, aucune manifestation mondiale, ni
    aucune déclaration d’experts en droit international et de spécialistes du
    génocide n’a réussi à mettre un terme à la guerre à Gaza ou en Cisjordanie.
    Rien ne semble pouvoir dissuader le gouvernement israélien de poursuivre son
    objectif affiché de longue date : le projet expansionniste, lancé en 1948
    et qui se poursuit aujourd’hui sous la bannière du « Grand Israël ».
    J’ai été choqué de voir la carte proposée pour ce soi-disant Grand
    Israël : elle ne s’arrête pas à Israël et aux Territoires palestiniens
    occupés (Cisjordanie, Jérusalem-Est et Gaza). Elle inclut même des parties du
    sud de la Syrie et de la Jordanie.

    À ce stade, seule la résistance reste l’unique
    alternative pour toutes ces populations.

    Oui, la diplomatie, le dialogue et la
    négociation sont des outils valables pour résoudre les conflits, mais seulement
    entre partenaires égaux et sincères. Malheureusement, avec le gouvernement
    israélien actuel, un tel dialogue est tout simplement impossible. Tenter des
    négociations dans ce contexte revient à essayer d’arrêter un bulldozer D9,
    déterminé à démolir sa maison familiale, avec un simple oreiller en plumes.

    Tout Israélien devrait le lire et
    s’abstenir de tout commentaire ni même d’y répondre sur le moment. À ce stade,
    la société israélienne est si dénuée de toute moralité, si assurée de sa
    domination et de sa déshumanisation des Palestiniens, si désespérément
    accrochée à la fausse notion de victimisation perpétuelle, et si profondément
    ancrée psychologiquement dans son adhésion au sadisme et à la mort que seules
    des actions extérieures comme BDS pourront imposer un changement susceptible de
    conduire à la paix et à la coexistence. Mais Israël doit renoncer à sa
    domination et à ses fantasmes meurtriers de culte de la mort.

    IL est à craindre pour l’avenir des
    enfants d’Israël qui ont hérité d’une cruauté aussi monumentale, dont les
    enquêteurs médico-légaux et les procédures judiciaires n’ont pas encore révélé
    toute l’horreur.

    Israël commet de graves crimes contre
    l’humanité depuis plusieurs années pour un juif pacifique  et s’’imagine  à quel point cela lui fait mal et honte de savoir
    qu’une nation qui se dit juive viole des normes internationales, en grande
    partie motivées par ce que les Juifs ont vécu pendant l’Holocauste. « Plus
    jamais ça
    » devrait signifier « non », pour quiconque, où que ce soit.
    Israël a prouvé son immunité face à la persuasion morale qui  vise à  exagérer  dans  les
    violations du droit international humanitaire.

    Ce dont les Israéliens ont besoin, c’est
    d’une application rigoureuse et rigoureuse du droit international, sans aucun
    lubrifiant.

    Le droit international stipule que
    l’occupation et la colonisation sont illégales. Les Palestiniens victimes de la
    rapacité coloniale des terroristes Israéliens et de leurs  soutiens américains et occidentaux, sont
    parqués comme du bétail, meurent de faim ou sont abattus alors qu’ils tentent
    de se nourrir. Si ce n’est pas BDS, que se passera-t-il ? Si ce n’est pas
    maintenant, quand ?
    victimes de la rapacité coloniale des
    terroristes Israéliens et de leurs maîtres américains.

    Agir illégalement signifie sanctions,
    boycotts, désinvestissements.

    Cela se produira, sinon officiellement
    au début, du moins dans les faits. Puis officiellement, une fois que les
    puissances occidentales se seront empressées de prouver qu’elles ne sont pas
    des génocidaires. Il y a vraiment des périodes de l’histoire où les semaines se
    succèdent en années, et les années en semaines. Je pense que le statu quo
    concernant Israël va vraiment changer en Occident. Comment pourrait-il en être
    autrement ?

    Kader Tahri
    Chroniqueur engagé, observateur inquiet
    « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient
    comme ça
    . »

     

     

     

     

  • Etat voyou génocidaire qu’est Israël

    Le peuple juif a toujours aspiré à
    la paix. Nous n’avons jamais cherché la conquête ni la domination. Pendant des
    générations, nos ancêtres ont vécu en harmonie avec leurs voisins. Le sionisme
    a transformé cette coexistence en conflit. Un mouvement politique s’exprimant
    au nom d’un peuple qui n’a jamais appelé à la guerre.

    Je crois qu’il est grand temps de faire un effort. Un effort de précision,
    un effort de rigueur, un effort d’éthique intellectuelle. Les États doivent
    être jugés sur leurs actes, pas sur des excuses historiques.
    Les phénomènes criminels doivent être analysés par les sociologues, les
    économistes, les juristes, pas par des compilateurs de clichés.

    Dans cet optique je voudrai mettre en relief, cet écris que j’estime
    être la voix de la raison :

    Je
    voudrais adresser un message aux juifs de France, et même du monde entier.
    Aujourd’hui, votre héritage levantin n’est plus sérieusement contestable. Vous
    êtes les cousins des Palestiniens. Mais vous êtes aussi les cousins des
    Européens, des Arabes, des Berbères,… selon l’endroit ou vous vivez, ou avez
    vécu. Vous êtes le peuple cousin de tous les peuples.

    Certains
    d’entre vous ont décidé de faire de la Palestine votre foyer. Mais pas pour
    vous y installer avec vos cousins Palestiniens, dont le lignage levantin est
    bien plus direct et plus fort que vous. Ils ont choisi de prendre la terre de
    force, de la coloniser, pour l’avoir, rien que pour vous. C’était déjà mal.
    Mais avec une bonne communication, ils ont réussi à rendre le monde indifférent
    au sort des Palestiniens.

     Mais aujourd’hui, un GÉNOCIDE est en cours.
    Vous, descendants des survivants de la Shoah, acceptez que vos pairs commettent
    le même crime que celui pour lequel vous imposez un devoir de mémoire à tous.
    L’image de ce « foyer juif » qu’était censé être Israël est entachée à
    jamais de ses crimes. Qu’ils soient coloniaux, ou génocidaires. Mais vous,
    peuple juif, vous les cousins de tous les peuples, êtes à la croisée des
    chemins.

    Chacun
    d’entre vous doit décider s’il veut qu’il subsiste un peuple juif qui est resté
    innocent, qui n’a pas accepté la barbarie, qui s’est élevé contre elle, et qui
    a définitivement renié Israël. Car Israël ne sera jamais un pays comme les autres.
    C’est le pays, enfant de la Shoah, qui aura colonisé, et commis son propre
    génocide sur des indigènes en direct, sous les yeux stupéfaits du monde entier.
    Israël ne sera plus jamais associé ni à la sécurité, ni à la paix, ni au statut
    de victime.

    Mais
    faut-il que les juifs du monde entier soient associés à lui ? Cela dépend de
    vous. Mon avis ? Le peuple juif, peuple cousin de tous les peuples, devrait
    être le bienvenu partout où il veut être, partout où sont ses racines. Il
    devrait être le bienvenu au sein d’un État palestinien, tout comme au sein du
    peuple français, ou du peuple indien.

    Mais il
    n’a le droit, même vis-à-vis de sa propre conscience et de ses propres valeurs,
    de confisquer la terre nulle part, peu importe les moyens et les soutiens qu’il
    parvient à obtenir. C’est à vous de rétablir cette vérité, ou alors vous serez
    collectivement associés, à jamais, à des crimes contre l’humanité, qui
    entacheront le nécessaire devoir de mémoire envers vos ancêtres.

     C’est l’heure du choix.

    Source : Une parole juive antisioniste 

  • Gaza/Israël : le Sionisme ou l’art du mensonge victimaire:

     

    Mal
    nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde
    . » Disait Albert Camus.
    Je
    lis depuis quelques jours un texte qui circule beaucoup, dénonçant un
    soi-disant «antisémitisme de salon» qui serait revenu hanter les dénonciations
    de la guerre contre Gaza et le génocide de sa population.
    Je
    voudrais, en toute franchise, répondre à cette charge.
    Non
    pas parce que je nie qu’il existe encore des formes d’antisémitisme, il en
    existe, comme il existe toutes les haines humaines. Mais parce que je refuse
    qu’on utilise ce terme sacré pour étouffer tout débat politique, pour
    disqualifier toute critique d’un État, pour réduire la complexité du monde à un
    éternel chantage à la mémoire.
    Alors
    pourquoi ce deux poids deux mesures lorsqu’il s’agit d’Israël un État
    théocratique soumis à la loi religieuse?
    Pourquoi
    serait-il interdit de prendre position quand des populations entières sont
    privées de droits, bombardées, affamées ?
    J’en
    ai assez qu’on salisse les luttes anticoloniales ce qui me choque le plus dans
    ce texte, c’est la méfiance méprisante envers toutes les mobilisations pour la
    Palestine, assimilées à de la haine pure.

    est le respect pour ces milliers de gens honnêtes sans parti pris qui dénoncent
    les crimes de l’occupation ?

    est la reconnaissance pour les dissidents israéliens qui paient parfois très
    cher leur opposition au régime de Netanyahou ?
    Être
    anticolonialiste, être solidaire d’un peuple opprimé, ce n’est pas être
    antisémite. C’est être humain, tout simplement.
    Le
    vrai piège, c’est ce chantage permanent à la mémoire
    Certaines
    medias voudraient nous faire croire qu’en 2025, il est devenu socialement
    acceptable d’exclure les Juifs. Je crois exactement l’inverse : ce qui est
    devenu insupportable pour les puissants, c’est qu’on ose leur rappeler leurs
    contradictions, qu’on ose défendre la Palestine sans se laisser culpabiliser.
    Je
    refuse d’être pris en otage par la mémoire. La Shoah est une tragédie absolue,
    mais elle ne peut pas justifier le silence devant d’autres tragédies. Ce serait
    un détournement honteux de l’histoire. La mémoire du peuple juif doit être une
    école de la justice, pas un alibi pour couvrir l’injustice.
    En
    finir avec les amalgames, ce que je vois aujourd’hui, ce n’est pas un retour de
    l’antisémitisme dans les refus à cautionnaient les crimes d’Israël. C’est un
    retour de la lâcheté intellectuelle, qui consiste à disqualifier tout débat
    sous des accusations infamantes.
    Il
    y a des critiques d’Israël  et surtout
    ils ne sont en aucun cas  antisémites,   mais il
    y a surtout une immense majorité de gens sincères qui défendent des droits
    humains, qui dénoncent des crimes de guerre, qui veulent un monde plus juste. Et
    ceux-là n’ont pas à s’excuser de se tenir du côté des opprimés.
    Je
    ne me tairai pas et c’est l’occasion de dire ma fierté pour un autre peuple,
    celui de Gaza, courageux, uni au-delà de de sa destruction, déterminé malgré
    ses souffrance et ses angoisses, les nuits sous bombardement, sans sommeil et
    les assassinats. Il sait pourquoi et contre qui il combat dans cette guerre aux
    dimensions génocidaires qui devrait être aussi celle de la du monde épris de
    justice.
    Le
    sionisme d’Israël État théocratique soumis à la loi religieuse, a toujours
    milité sur le plan politique pour imposer son idéologie. C’est un cas de
    théâtre
     
     

  • Gaza : Silence on affame puis on tue !!!!

     

    Entre
    fièvre génocidaire et Gaza , la communauté internationale a de forte raison
    d’être inquiète , tant par les échos qu’ils ont des israéliens que les politiques
    qui soutiennent les manifestations grandissantes des opposants à Gvir ,
    Smotrich , Kalz , Kahan sous gouvernement Nétanyahu, des détails plus précis
    sur leur capacité à imposer leur plan , au mépris des otages , mépris des
    familles d’otages , mépris du droit à la protection civile jusqu’à la famine ,
    mépris des mères et des enfants , mépris de volonté de discernement entre
    civils innocents, bienfaiteurs médecins , humanitaires, diplomates visés à
    l’arme de guerre , mépris même des inquiétudes des citoyens israéliens , mépris
    du monde  pour ses œuvres et son passé . 

    Rien n’arrête
    Netanyahu, et son armée la plus barbare au monde !

  • La fille de Nirim : un crime oublié des débuts de l’État d’Israël

     

    Le crime de Nirim illustre la
    violence ayant présidé à la naissance de l’État. Une culture où une jeune
    fille, violée, rejetée a finalement été abattue près des champs d’oliviers d’un
    kibboutz.

    En 1949, une jeune Bédouine a
    été enlevée, violée et exécutée par des soldats israéliens. L’histoire a effacé
    son nom. Les détails barbares de ses derniers instants ont été enterrés avec
    son corps.


    Son nom n’a jamais été consigné.

    Son âge ? Probablement entre 15
    et 20 ans. Cette jeune Bédouine du désert du Néguev a été enlevée à l’été 1949,
    lors d’une patrouille menée par des soldats des Forces de défense israéliennes
    nouvellement formées. À ses côtés se trouvaient deux hommes arabes. L’un a été
    abattu sur place. L’autre s’est échappé. La jeune fille a été faite prisonnière
    et traînée dans un avant-poste de l’armée israélienne près du kibboutz Nirim.

    C’était une chaude journée
    d’août.

    Le commandant de l’avant-poste,
    un officier d’une vingtaine d’années, décida d’organiser une fête pour son
    unité. Ils rassemblèrent des pâtisseries, des boissons et du vin dans le
    kibboutz. Les soldats ont apporté un gâteau. Des discours furent prononcés.
    Puis le commandant donna le choix aux soldats. Il y avait deux options, dit-il,
    pour cette la jeune fille : soit elle devenait aide-cuisinière à l’avant-poste,
    soit les hommes la violaient à tour de rôle.

    Les soldats ont ri et ont crié
    leur réponse. Ils ont choisi le viol.

    Elle a été déshabillée devant
    tous les soldats. Ses vêtements ont été jetés au feu. Les soldats l’ont lavée
    au tuyau d’arrosage, alors qu’elle se tenait là, nue à la vue de tous. Son
    corps a été métamorphosé en spectacle. On lui a donné un short et un maillot.
    Ces vêtements sont devenus une source de fierté pour les hommes : ils
    plaisantaient à son sujet comme à propos d’un trophée ou d’un jouet.

    Les soldats sont entrés dans la
    tente les uns après les autres. Elle a été violée à plusieurs reprises, pendant
    des heures.

    Puis le commandant l’a emmenée de
    force, la gardant pour lui dans sa tente.

    Plus tard, certains soldats ont
    affirmé s’être sentis mal à l’aise, évitant de la regarder dans les yeux. Mais
    personne n’est intervenu. Un soldat cuisinier a déclaré que la scène l’avait
    rendu malade. Il a fini par rapporter ce qui s’était passé, mais pas avant le
    dernier acte.

    Le lendemain, le commandant a
    décidé qu’elle devait être tuée.

    Une jeep a été réquisitionnée. La
    jeune fille, qui ne comprenait probablement pas la langue parlée autour d’elle,
    a été sortie de la tente décommandant. Elle a dû comprendre ce qui se passait
    et s’est mise à courir.

    Elle n’a parcouru que six mètres.

    Une balle l’a touchée à l’arrière
    de la tête. Un soldat a déclaré plus tard que son sang avait imprégné le sable.
    Un autre a plaisanté en disant qu’il fallait récupérer le short qu’on lui avait
    donné.

    Elle a été enterrée dans une
    tombe peu profonde, nue à partir de la taille.

    Certains hommes ont ensuite été
    traduits en cour martiale, non pour viol ou meurtre, mais pour “négligence
    dans la prévention d’un crime”
    . Les peines ont été légères. Le commandant
    qui avait orchestré tout cela n’a été sanctionné qu’avec indulgence. L’armée
    israélienne a discrètement réintégré ces hommes. Aucun nom n’a été publié.
    Aucun mémorial n’a été érigé. Aucune excuse n’a jamais été présentée.

    On ne connaît pas le nom de la
    jeune fille. Sa famille n’a pas pu l’enterrer. Il ne reste aucune trace de sa
    tombe.

    Ce n’était pas un acte isolé.
    L’armée israélienne était en gestation, mais elle avait été constituée à partir
    de milices armées clandestines – la Haganah, l’Irgoun et le Lehi – des
    organisations qui avaient depuis longtemps brouillé les frontières entre action
    militaire et terrorisme civil. Ce sont ces groupes qui ont rasé des villages
    palestiniens, expulsé la population et transformé des civils en dommages
    collatéraux.

    Le crime de Nirim a donné un
    aperçu du type de violence qui a présidé à la naissance de l’État.

    Une culture où une jeune fille
    peut être transmise d’un homme à l’autre, rejetée et finalement abattue, tout
    près des champs d’oliviers et de blé d’un kibboutz.

    Où des soldats pouvaient débattre
    de son sort autour d’un gâteau et d’une bouteille de vin.

    Où personne n’a dit non.

    Où une jeune Bédouine, sans nom
    et pieds nus, a subi un enfer par des hommes en uniforme, puis été abandonnée
    dans une tombe anonyme, non pas par des ennemis, mais par ceux qui se disaient
    les protecteurs d’une nouvelle nation.

    Elle méritait un nom.

    Elle méritait la dignité.

    Elle méritait la vie.

    Par Mira Askar, le 5 juillet 2025  Traduit par Spirit of Free Speech


    Voilà les raisons historiques du lieu ou les
    combattants de la Résistance Palestinienne avait visé le kibboutz de Nirim le 7 Octobre

     

     

  • discours d’Abu Obeida, porte-parole militaire des Brigades Ezzedine Al-Qassam /

     

    Voici l’intégralité du discours
    d’Abu Obeida, traduit en français (18/07/2025) :

    « Ô
    notre peuple patient, enraciné et croyant dans la grande Gaza, Ô fils de notre
    peuple partout dans le monde, Ô masses de notre nation islamique et arabe, Et à
    tous les Hommes libres de ce monde : Que la paix, la miséricorde et les
    bénédictions de Dieu soient sur vous. Quatre mois se sont écoulés depuis que
    l’ennemi sioniste a repris son agression barbare et nazie contre notre peuple
    dans la bande de Gaza, trahissant ses engagements et rompant l’accord conclu
    avec la résistance en janvier de cette année. Après avoir menti aux médiateurs
    et au monde, il est revenu, en quête d’une victoire illusoire, poursuivant son
    sadisme contre les civils et les enfants, et exerçant le passe-temps de ses
    gangs : la destruction méthodique des quartiers, des villes et des
    rassemblements civils. Cette guerre brutale, qui dure depuis 21 mois, est le
    récit de la fermeté des montagnes que sont nos combattants, de la patience des
    prophètes que manifeste notre peuple généreux et digne, et de la honte des
    oppresseurs usurpateurs, sans oublier l’abandon honteux de certains frères de
    sang, d’arabité et d’islam, sauf ceux que Dieu a épargnés parmi les sincères,
    les combattants et les peuples opprimés. L’ennemi a baptisé ces derniers mois
    son opération du nom de « Chariots de Gédéon », tentant d’habiller son
    affrontement raciste et nazi d’un vernis pseudo-biblique. Mais nous lui avons
    opposé, par la grâce de Dieu, une série d’opérations baptisées « Pierres de
    David », en s’inspirant du soutien divin apporté à David face à Goliath
    l’oppresseur

    . Et Dieu
    a ouvert la voie à nos combattants, a guidé leurs tirs et a été avec eux à
    chaque frappe, car : « Ce n’est pas toi qui as tiré, mais c’est Dieu qui a
    tiré. » Nos combattants, côte à côte avec leurs frères des autres factions, et
    en particulier nos frères des Brigades Al-Quds, mènent un combat inégal avec
    une foi inébranlable, une volonté ferme, une force incroyable, et ont infligé
    des centaines de morts et de blessés dans les rangs de l’ennemi, sans compter
    les milliers souffrant de troubles psychologiques et de stress
    post-traumatique. Le nombre de suicides dans les rangs ennemis ne cesse
    d’augmenter, tant la résistance qu’ils affrontent est féroce et enveloppée du
    soutien divin. Nos combattants surprennent l’ennemi avec de nouvelles tactiques
    et approches, tirant les leçons de la guerre la plus longue de notre histoire.
    Ils mènent des opérations héroïques sans précédent : Des attaques ciblées
    contre les blindés, des combats rapprochés, des tirs de snipers, des explosions
    de bâtiments, de tunnels, des embuscades complexes et des assauts sur les
    forces ennemies.

    Le monde
    entier a vu nos héros grimper sur les véhicules blindés de l’ennemi à Khan
    Younès, atteindre les soldats sionistes à bout portant, neutraliser un criminel
    responsable de la démolition de maisons civiles, et saisir ses armes. Ces
    dernières semaines, nos combattants ont tenté plusieurs enlèvements de soldats,
    dont certains ont failli réussir, n’eût été la volonté divine, puis les
    exécutions collectives opérées par l’ennemi (dans le cadre de la procédure
    Hannibal) dès qu’il soupçonnait une tentative de capture. Les opérations de nos
    combattants se sont étendues du nord et de l’est de Beit Hanoun et Jabalia, en
    passant par Tuffah, Shujaiya et Zeitoun, jusqu’à Khan Younès et Rafah, faisant
    de la résistance de Gaza la plus grande école militaire de résistance d’un
    peuple sous occupation dans l’histoire contemporaine.

    Ô notre
    peuple, ô notre nation, Nous, dans les Brigades Ezzedine Al-Qassam, après
    vingt-et-un mois de la bataille Déluge d’Al-Aqsa et de la guerre sioniste nazie
    contre notre peuple, affirmons ce qui suit:

    Premièrement
    :

    Nos
    combattants et frères de la résistance sont pleinement prêts à poursuivre une
    guerre d’usure longue contre l’occupant, quelle que soit la forme de son
    agression. Nos combattants ont juré fidélité, fermeté et intensification des
    coups jusqu’à la fin de l’agression ou le martyre. Notre combat est un
    principe, un droit incontestable, un devoir religieux et national sacré. Nous
    n’avons d’autre choix que de combattre avec force, résolution et une foi
    indomptable. Nous combattrons avec les pierres de la terre, avec ce que nous avons,
    avec des Hommes qui accomplissent des miracles avec peu d’armes, par la grâce
    de Dieu. La stratégie actuelle de la direction des Brigades Al-Qassam est de
    causer un maximum de pertes dans les rangs ennemis, par des opérations à bout
    portant, et d’œuvrer à la capture de soldats sionistes.

    Si le
    gouvernement terroriste de l’ennemi choisit de poursuivre sa guerre
    d’extermination, il choisit en même temps de continuer à accueillir les
    cercueils de ses soldats et officiers. Leurs chars ne les sauveront pas, et ils
    ne seront pas protégés des feux de la mort forgés par des mains croyantes et
    lancés par la main de Dieu : « Ils pensaient que leurs forteresses les
    mettraient à l’abri de Dieu, mais Dieu les a atteints d’où ils ne s’y
    attendaient pas, et a jeté l’effroi dans leurs cœurs. »

    Deuxièmement
    :

    Bien que
    nous soyons fiers de la fermeté et des exploits de nos combattants, nous sommes
    pleinement conscients de l’ampleur de la douleur et de la souffrance vécues par
    notre peuple meurtri et nos familles patientes, dont nous partageons les
    souffrances jour après jour. Et le fait que nous accomplissions notre devoir,
    que notre Seigneur nous a confié dans la défense et le combat contre cet
    ennemi, ne dispense pas la nation des deux milliards [de musulmans] de son devoir,
    qu’elle a malheureusement négligé.

    Notre
    ennemi est soutenu par les puissances les plus injustes au monde, qui lui
    fournissent un flux ininterrompu d’armes et de munitions, tandis que les forces
    de notre nation regardent passivement leurs frères sur la terre du front se
    faire massacrer par dizaines de milliers, affamés, privés d’eau et de
    médicaments.

    Et nous
    disons à l’Histoire, avec toute l’amertume et la douleur, et devant tous les
    enfants de notre nation : Ô dirigeants, élites, partis, savants de la nation
    islamique et arabe : Vous êtes nos adversaires devant Dieu. Vous êtes les
    adversaires de chaque enfant orphelin, de chaque femme endeuillée, de chaque
    déplacé, exilé, blessé ou affamé. Vous avez le sang de dizaines de milliers
    d’innocents sur les mains, trahis par votre silence. Et cet ennemi criminel et
    nazi n’aurait pu commettre ce génocide en votre présence sans être assuré de
    votre impunité, de votre silence, et d’avoir acheté votre abandon. Nous ne
    disculpons personne de la responsabilité de ce sang qui coule. Et nous
    n’exemptons personne qui a la capacité d’agir, chacun selon ses moyens et son
    influence.

    Par Dieu,
    nous voyons l’humiliation, le mépris de l’ennemi pour notre nation, sa
    transgression et sa tyrannie, et nos cœurs saignent de douleur car nous
    connaissons la lâcheté, la faiblesse et l’humiliation de cet ennemi, ainsi que
    sa vraie nature. Et nous savons, avant tout, cette vérité divine : « Vous leur
    inspirez plus de crainte que Dieu lui-même. » S’il avait été confronté à la
    fierté de l’islam et à la noblesse arabe, il aurait été défait. Mais c’est la
    décadence… « Dieu nous suffit, Il est le meilleur garant. » Une nation aussi
    grande, aussi noble, aussi glorieuse n’est-elle pas capable de faire parvenir
    nourriture, eau et médicaments à ceux qui meurent de faim et sont assiégés à
    Gaza ? N’est-elle pas capable d’arrêter le torrent de sang qui coule et qui
    vise à terroriser notre Oumma et à la briser pour établir un empire sioniste
    sur les terres de l’arabité et de l’islam, avec pour capitale votre première
    Qibla et le lieu d’ascension de votre Prophète
    ou peut-être sur ses ruines ? Que les yeux des lâches ne
    connaissent pas le sommeil. En face, nous saluons avec fierté notre peuple
    bien-aimé et béni du Yémen de la foi et de la sagesse, ses forces armées et nos
    frères sincères d’Ansar Allah, qui ont stupéfié le monde par leur fermeté et
    leur position constante envers la Palestine, Gaza, son peuple et ses
    combattants.

    Ils ont
    imposé à l’ennemi un nouveau front actif, preuve irréfutable contre ceux qui se
    taisent parmi les grands régimes, partis et forces arabes et islamiques, dont
    certains ne sont plus que des façades de l’oppression et des calmants pour les
    peuples et leur jeunesse libre. Leur crédibilité et leurs grands slogans sont désormais
    mis à l’épreuve face à leur abandon et leur incapacité à soutenir la cause la
    plus pure et la plus sacrée des Arabes et des musulmans. Quant aux Hommes
    libres du monde, nous les remercions pour leurs initiatives de solidarité,
    leurs tentatives de briser le blocus et de soulager l’injustice faite à notre
    peuple, malgré les risques, l’abandon, et les tentatives de diffamation menées
    par les hypocrites de la nation, qui se sentent visés par chaque cri. Nous
    appelons à renforcer ces initiatives, à les poursuivre, et à exposer l’ennemi
    par tous les moyens, dans tous les domaines.

    Troisièmement
    :

    Nous
    soutenons avec force la position de la délégation de négociation de la
    résistance palestinienne dans les négociations indirectes avec l’ennemi. Et
    nous avons proposé à plusieurs reprises, au cours des derniers mois, de
    conclure un accord global dans lequel nous remettrions tous les captifs ennemis
    d’un seul coup. Mais le criminel de guerre Netanyahu et ses ministres issus du
    mouvement nazi ont refusé cette offre. Il est apparu pour nous qu’ils ne
    s’intéressaient pas aux prisonniers, puisqu’il s’agit de soldats, et que leur
    dossier n’est pas une priorité pour eux. Ils ont préparé l’opinion publique à
    accepter l’idée de leur mort collective.

    Quant à
    nous, nous nous sommes engagés à les garder vivants autant que possible jusqu’à
    maintenant, tout en suivant de près ce qui se passe dans les négociations. Nous
    espérons qu’elles aboutiront à un accord garantissant l’arrêt de la guerre
    contre notre peuple, le retrait des forces d’occupation, et la fourniture
    d’aide à nos familles. Mais si l’ennemi persiste dans son entêtement et se
    dérobe à ce cycle de négociation, comme il l’a fait à chaque fois, alors nous
    ne garantissons pas de revenir à la formule des échanges partiels, ni à la
    proposition des dix prisonniers.

    Quatrièmement
    :

    Parmi les
    signes de l’échec sioniste dans l’affrontement avec la résistance et dans sa
    tentative de briser notre peuple, il y a son recours à des solutions viles, qui
    constituent des crimes de guerre, des punitions collectives, un génocide et un
    nettoyage ethnique, soutenus malheureusement de manière évidente par
    l’administration américaine. Il rivalise d’ingéniosité pour torturer les
    innocents, déclare publiquement son intention de déporter les gens, se vante de
    sa destruction méthodique comme s’il s’agissait d’un exploit militaire, et
    présente au monde des plans pour établir des camps de détention nazis sous des
    appellations humanitaires fictives et mensongères.

    Cet
    ennemi veut reproduire des expériences survenues il y a plusieurs décennies et
    les projeter sur ses adversaires, avec une cruauté et un sadisme qui feraient
    paraître le nazisme modéré. Ceci appelle au refus de l’ensemble du monde de ces
    camps. Sinon, le mensonge de l’antisémitisme, dont nos ennemis se nourrissent
    depuis des décennies, deviendra une mascarade et une honte. Ce n’est pas la
    faute de notre peuple s’il doit payer le prix des complexes psychologiques du
    sionisme criminel. Les sionistes doivent savoir que la haine naturelle que les
    nations leur portent ne vient pas de leur origine, mais de leurs actes et de
    leurs crimes contre l’humanité.

    Cinquièmement
    :

    Les
    tentatives de recruter des mercenaires et des agents de l’occupation sous des
    noms arabes sont le signe de l’échec, et une recette certaine de la défaite.
    Ces agents ne seront que des cartes brûlées, balayées par la conscience de
    notre peuple, sa dignité, et son rejet de la trahison. Ce que l’ennemi dépense
    sur eux ne lui vaudra que regret, ruine, et perte manifeste, à lui et à ses
    collaborateurs, par la permission de Dieu. Nous appelons ces agents à se
    repentir immédiatement et à revenir dans les bras de leur peuple avant qu’il ne
    soit trop tard, quand le regret ne sera plus d’aucune utilité. Sinon, leur fin
    sera tragique, et une leçon pour chaque traître et lâche. Nous n’oublions pas
    d’exprimer notre immense reconnaissance et notre fierté envers les familles et
    les tribus honorables de notre peuple, qui se sont dissociés de cette poignée
    d’agents isolés, qui ne représentent qu’eux-mêmes. Enfin, à toi, ô peuple
    patient et résilient, Ô source de révolution, Ô forgeron d’Hommes, Vous qui,
    chaque jour, accompagnez une caravane lumineuse de martyrs,

    Ô frères
    de Moïse, l’interlocuteur de Dieu, que les pires ennemis de Dieu ont persécuté,
    et qui ne répondit que par : « Non ! Mon Seigneur est avec moi, Il me guidera.
    » Ô descendants de Joseph, trahi par ses frères et jeté au fond du puits, puis
    à qui la victoire et la puissance furent données, Ô bien-aimés de Muhammad
    , qui fut assiégé dans la vallée, poursuivi dans la grotte,
    acculé à Uhud, et secouru par son Seigneur : « Dieu te suffira contre eux. » Ô
    frères de la famille de Yassir, lorsqu’ils furent torturés dans le sentier de
    Dieu, et il leur fut annoncé : « Patience, ô famille de Yassir, votre
    rendez-vous est le Paradis. »

    Votre
    fermeté malgré l’abandon, votre patience, votre sacrifice, votre défi à
    l’oppression et à la privation, c’est cela même qui exaspère vos ennemis. Et
    cette nuit connaîtra une fin, sans aucun doute. La victoire vient avec la
    patience. Le soulagement avec la détresse. Et avec la difficulté vient la
    facilité. Nous embrassons la tête de chacun de nos fils patients, enracinés,
    victorieux, par la permission de Dieu. Nous leur adressons le plus grand des
    saluts. Et nous leur annonçons la bonne nouvelle de notre Seigneur, Gloire à
    Lui : « À Dieu appartient le commandement avant et après. Et ce jour-là, les
    croyants se réjouiront de la victoire de Dieu. Il donne la victoire à qui Il
    veut, et Il est le Tout-Puissant, le Très Miséricordieux. » C’est la promesse
    de Dieu. Dieu ne manque jamais à Sa promesse. Mais la plupart des gens ne
    savent pas. C’est un combat : victoire ou martyre. Et que la paix, la
    miséricorde et les bénédictions de Di
    eu soient sur vous. »

  • Israël/Gaza : Manipulation mémorielle

     

    Le débat sur Gaza s’enfonce dans une
    bataille de mots :                                                                       Peut-on
    nier le génocide
    que subit la population de Gaza?                                                                   Peut-on signaler un  Israël, sioniste, colonialiste, dominant à la
    haine brute ?                                     Faut-il s’en
    tenir au terme de crimes de guerre ou crimes contre l’humanité
    ?                                          Il suffit de dire  le sionisme est un apartheid ?                                                        

    Une récente tribune relayée dans plusieurs médias tente de
    dénoncer l’instrumentalisation du terme “génocide” contre Israël et de défendre
    la pureté du concept à travers le prisme mémoriel de la Shoah. Israël et ses
    alliées médiatiques se battent religieusement contre le terme de «génocide»
    dont l’unique signification reste la
    destruction méthodique d’un groupe humain,
    ainsi aujourd’hui
    les
    récents massacres perpétrées depuis Octobre 2023 contre la population de Gaza, présentent
    parfaitement le caractère génocidaire des actes progressifs qui avaient permis à
    l’armée sioniste et ses stratèges de guerre d’anéantir plus de 100.000 Palestiniens
    (une évaluation approximative)

    Ce
    raisonnement, apparemment rigoureux sur le plan juridique, s’avère en réalité
    profondément biaisé, partial et déshumanisant. Pire, il balaie d’un revers de
    main les dizaines de milliers de morts civils, les destructions massives, les
    disparitions d’hôpitaux, d’écoles, de logements, et les famines annoncées dans
    l’enclave la plus densément peuplée du monde.

    Israël
    et la presse occidentale ont préféré simplifier plutôt qu’informer, surtout à
    faire douter de la culpabilité d’Israël avérée par le son et l’image avec une  intention sciemment de tout détruire et les
    discours haineux de nombreux responsables israéliens, qui assimilent toute la
    population gazaouie à une “menace existentielle” et “des animaux humains”,
    justifiant ainsi les représailles les plus extrêmes

    Sous
    prétexte que Gaza ne serait pas Auschwitz et que la Shoah serait unique, avec
    l’ absurdité de vouloir réconcilier les mémoires des oppresseurs et des
    opprimés, des colonisateurs et des colonisés, des bourreaux et des victimes, on
    refuse même d’interroger la nature des exactions commises à Gaza. On transforme
    une crise humanitaire majeure en simple “dommage collatéral
    d’une “guerre imposée à Israël”, alors que le droit international
    impose des limites strictes, même en cas de conflit armé, juste pour défendre
    la dénonciation d’un supposé “privilège victimaire des Juifs” qu’il faudrait
    préserver. Cet angle est une tentative grossière de disqualification morale :
    toute critique d’Israël serait suspecte, car elle viserait à rabaisser la
    mémoire juive.

    Ce
    chantage émotionnel est non seulement malhonnête mais surtout toxique pour la
    mémoire universelle. Reconnaître la Shoah comme un crime unique dans son ampleur
    n’interdit en rien de nommer d’autres crimes pour ce qu’ils sont. Les
    Palestiniens n’ont pas à payer le prix historique de la Shoah. Leur souffrance
    mérite respect et justice, sans être systématiquement comparée, minimisée ou
    instrumentalisée.

    Le
    génocide des Gaza se traduit également le point essentiel : l’intention
    génocidaire peut se déduire des actes et des effets matériels. La destruction
    systématique des infrastructures vitales, la privation délibérée de nourriture,
    d’eau, d’électricité, et les déplacements forcés correspondent très
    concrètement aux critères établis par les tribunaux internationaux.

    Gaza
    nous offre l’image flagrant d’une destruction à grande échelle  des bâtiments sur plusieurs zones de Gaza
    donne une impression que de vie disparue et on comprend l’impression que  à Gaza «tout a été détruit dans une intention
    génocidaire».

    Plusieurs
    spécialistes en droit international, y compris des Israéliens comme Omer
    Bartov,
    estiment que des éléments matériels et déclarations politiques
    remplissent ces critères à Gaza. Le génocide peut se déduire non seulement des
    actes mais aussi de la politique systématique de destruction, des discours
    déshumanisants de hauts responsables et de la brutalité disproportionnée sur
    une population civile enfermée.

    A
    Gaza, Omer Bartov parle des infrastructures détruites, des pénuries
    alimentaires, des déplacements forcés et des discours de certains dirigeants
    israéliens assimilant la population tout entière à des ennemis absolus et il
    conclut que les critères juridiques de génocide sont présents et qu’il faut
    tirer la sonnette d’alarme. Autrement dit, il alerte sur Gaza pour éviter
    Buczac

    Le
    droit international interdit les massacres systématiques, même en deçà du “génocide
    total
    ”. Des milliers de morts civiles, des quartiers rasés, une population
    affamée et déplacée constituent un crime gravissime, indépendamment de
    l’échelle.

    Surtout,
    cette stratégie rhétorique revient à relativiser la souffrance palestinienne
    sous prétexte qu’ils sont des terroristes. Or, chaque mort civile, chaque
    enfant privé d’eau ou de soins, est une tragédie qui mérite qu’on s’y attarde
    sans faire de hiérarchie choquante.

    En
    fait, aucune législation internationale ne permit à Etat colonisateur, fort de
    sa souveraineté  de massacrer une partie
    de la population colonisée. Cependant Israël avait toujours évite soigneusement
    toute référence aux causes structurelles du conflit : occupation militaire,
    colonisation des terres palestiniennes, blocus total de Gaza depuis près de
    deux décennies, apartheid reconnu par de nombreuses ONG internationales.

    On
    nous parle d’une guerre “imposée”, mais on tait les décennies d’oppression, de
    spoliation et de violation du droit international. On transforme un peuple
    colonisé en agresseur, Israël en simple “État assiégé” alors qu’il dispose de
    l’une des armées les plus puissantes au monde.

    Israël
    mène une guerre dans une action  que
    certains ont qualifiée de génocidaire, celle de la destruction totale de Gaza,
    dans la mesure où elle visait à soumettre cette population à des conditions de
    vie menant à sa destruction. Réduire Gaza à un simple champ de bataille après
    le 7 octobre, sans analyser la colonisation et les souffrances prolongées,
    constitue une forme de négation politique. Israël dissimule totalement les
    causes profondes du conflit, notamment l’occupation militaire, le blocus, les
    colonies illégales et le traitement d’apartheid dénoncé par plusieurs ONG.

    Donc
    même en guerre, le massacre de milliers de civils, y compris femmes et enfants,
    la destruction massive d’hôpitaux et d’infrastructures vitales relèvent d’un crime
    international, que ce soit génocide ou crime contre l’humanité.

     

    Assimiler
    Gaza à Auschwitz serait démesuré, mais refuser d’employer tout terme de
    génocide au prétexte qu’il y a eu pire revient à relativiser la gravité extrême
    de la situation à Gaza. Les souffrances des populations civiles sont
    universelles. Si Gaza est autant médiatisé, c’est parce que la communauté
    internationale finance Israël, le protège diplomatiquement, et reste complice
    de fait.

    Cependant
    et malgré les équivoques médiatique occidentaux et israéliennes, le reste du
    monde a le devoir d’expliquer les manipulations mémorielles en jeu à ceux qui
    veulent soustraire  l’acte d’Israël dans
    le  génocide à Gaza. Revendiquer justice
    pour les Palestiniens n’enlève rien à la mémoire de la Shoah. On peut dénoncer deux
    tragédies
    sans opposer les victimes.

    Dénoncer
    que les souffrances à Gaza ne sont ni exagérées ni manipulées, mais souvent sous-estimées.
    Il est légitime de parler de crime de masse, voire de génocide
    conditionnel
    , et surtout de crime contre l’humanité, sans tomber
    dans des polémiques mémorielles. Citer la mémoire de la Shoah ne doit pas servir
    de prétexte pour excuser l’injustice contre un autre peuple
    .

    Il
    faut dénoncer sans ambiguïté toute instrumentalisation politique de la mémoire.
    Oui, la Shoah est un événement unique, mais le génocide de Gaza est plus féroce,
    il y a un plaisir de tuer, cela ne donne à aucun État, fût-il Israël, le droit
    de massacrer en toute impunité.

    Oui,
    il y a des amalgames dangereux, mais le véritable danger est de laisser croire
    que certaines vies humaines valent moins que d’autres, que certaines
    souffrances sont moins légitimes parce qu’elles viennent des “mauvais” peuples.
    Face aux crimes perpétrés à Gaza, il est urgent de sortir de ce déni collectif.
    Il est urgent de dénoncer les faits, d’exiger la justice, et de ne pas laisser
    les manipulations mémorielles étouffer la voix des opprimés.

    Le
    droit international interdit les destructions massives intentionnelles, même à
    échelle moindre que la Shoah. Un crime reste un crime, indépendamment de
    l’histoire du monde. Mais ce qui se passe à Gaza aujourd’hui  est peut-être pire Auschwitz,   cela ressemble dangereusement à un crime
    collectif qui laissera une trace indélébile dans l’histoire contemporaine.

    Gaza
    est l’exemple parfait du cynisme contemporain un territoire occupé au mépris du
    droit, un peuple effacé au nom des intérêts, et un conflit que ni l’ONU, ni l’Occident,
    ni les États-Unis, ni les monarchies du Golfe ne veulent voir résolu. Israël
    colonise et annexe à son bon vouloir, massacre la population autochtone, les
    Etat Unis et ses alliés soutiennent l’oppression, les pétromonarchies regardent
    et  applaudissent. Pendant ce temps, les Palestiniens
    restent les oubliés officiels du nouvel ordre régional. La realpolitik a ses
    préférés. Le droit garde ses orphelins.

    Gaza
    est au cœur de l’actualité, c’est précisément parce que le monde musulman a  collectivement les moyens d’arrêter le
    massacre
    , contrairement à d’autres zones de conflit oubliées. L’hypocrisie
    ne consiste pas à dénoncer Gaza, mais à fermer les yeux sous prétexte qu’il y
    aurait pire ailleurs.