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  • Gaza : l’eau utilisée comme arme de guerre.

     

    En soutien à
    Ahmad Abushawish et au peuple palestinien de Gaza

    Le cri lancé
    par Ahmad Abushawish dans sa tribune « À Gaza, l’eau tue aussi ! » ne peut
    laisser aucune conscience humaine intacte. Ce n’est pas un simple témoignage :
    c’est un acte d’accusation, un constat clinique de la barbarie contemporaine,
    menée non pas à coups de slogans mais à coups de soif, de maladie et de
    privation.

    À Gaza,
    boire peut tuer. Se laver peut tuer. Réparer un puits peut tuer. Attendre sa
    ration d’eau, sous un soleil de plomb, peut tuer.

    Ce n’est pas
    une métaphore. Depuis octobre 2023, l’armée israélienne a détruit plus de 85 %
    des infrastructures hydrauliques de la bande de Gaza. Elle a bloqué l’entrée
    des matériaux nécessaires à leur réparation. Elle a bombardé des stations de
    dessalement, ciblé les dépôts d’équipements, et tué des techniciens de
    maintenance. En quelques mois, Gaza est passée de la survie à l’agonie.

    Les chiffres
    sont accablants : entre 2 et 9 litres d’eau par jour et par personne,
    contre les 100 litres recommandés par l’Organisation mondiale de la
    santé – et les 247 litres consommés quotidiennement en Israël. Le
    contraste est saisissant : pendant qu’une population suffoque dans la chaleur
    sans eau, l’autre se baigne librement à quelques kilomètres de là, dans la même
    Méditerranée.

    Ce n’est pas
    un désastre naturel. C’est une politique. Une politique qui transforme un bien
    vital en instrument de soumission. En décembre 2024, Human Rights Watch
    affirmait que « la privation d’eau à Gaza par Israël constitue un acte délibéré
    » relevant du crime de génocide. L’eau est utilisée comme arme, non pas
    pour vaincre une armée, mais pour briser un peuple.

    Le
    témoignage d’Ahmad est glaçant : contaminé par l’eau d’un puits, il a survécu à
    une hépatite A, tandis que d’autres succombent chaque jour à des maladies
    d’origine hydrique. Il n’écrit pas au passé : il écrit depuis le front d’un
    effondrement organisé, méthodique, où l’inaction de la communauté internationale
    devient une complicité active
    .

    Combien
    faudra-t-il encore de morts silencieuses – par déshydratation, par infection,
    par fatigue – pour que cesse cette politique d’asphyxie ?

    À ce titre,
    nous affirmons que :

    • Privatiser l’accès à l’eau dans une zone sous blocus est
      un crime.
    • Cibler les infrastructures
      hydrauliques
      est un
      crime.
    • Empêcher la réparation de ces
      infrastructures
      , ou
      tuer ceux qui s’y emploient, est un crime.
    • Laisser mourir une population
      par soif
      est un
      crime.

    Le droit
    international n’est pas un texte théorique. Il est fait pour des situations
    comme celle-ci. Il est fait pour que les responsables répondent. Il est
    fait pour que les États complices soient interpellés. Il est fait pour
    que la vie ait un sens même dans les coins les plus sombres de notre histoire.

    Nous
    demandons :

    • La levée immédiate du blocus
      sur les matériaux et équipements liés à l’eau à Gaza ;
    • La protection internationale
      du personnel humanitaire et des infrastructures civiles
      ;
    • La poursuite judiciaire des
      responsables israéliens
      des attaques contre les services essentiels ;
    • Une enquête indépendante
      sur la stratégie de destruction de l’accès à l’eau à Gaza.

    Cette
    tribune n’est pas une opinion : c’est un devoir de parole. Parce que se taire
    face à un tel crime, c’est déjà en devenir complice.

    Et à Ahmad
    Abushawish, nous voulons dire ceci : votre voix est la nôtre. Vous
    portez la vérité nue, que tant refusent de voir. Nous ne serons pas de ceux qui
    détournent le regard.

    Kader Tahri
    Chroniqueur engagé, observateur inquiet
    « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme
    ça. »

    https://kadertahri.blogspot.com/

    📢 Soutenez Ahmad Abushawish
    et tous les civils privés d’eau à Gaza : partagez cette tribune, parlez-en,
    interpellez vos élus. Le silence tue.

  • Antisémitisme instrumentalisé, palestinocide invisibilisé une stratégie pour occulter le génocide à Gaza ?

     

    Depuis le début de l’offensive militaire
    israélienne sur Gaza en octobre 2023, les autorités françaises et la majorité
    des grands médias ont choisi de concentrer leur discours public sur une
    prétendue flambée d’antisémitisme. Ce glissement discursif, qui tend à reléguer
    au second plan le sort des Palestiniens, interroge profondément. Non pas parce
    que l’antisémitisme ne serait pas une réalité il l’est, et doit être combattu
    sans concession mais parce que son invocation systématique sert ici à détourner l’attention de la guerre en cours,
    à
    neutraliser la critique légitime
    de l’État d’Israël
    et à museler la solidarité avec un peuple colonisé,
    bombardé, affamé.

    En droit, un acte ne devient antisémite qu’à
    l’issue d’une enquête et d’un jugement. Or, en France, les chiffres relayés par
    le ministère de l’Intérieur et par de puissants relais communautaires ne font
    pas toujours cette distinction essentielle : ils englobent signalements,
    déclarations ou plaintes, sans attendre que la justice établisse les faits. On appelle
    cela un effet d’annonce,
    qui n’est pas anodin. Car dans un contexte où la parole critique est
    criminalisée, où des manifestations pro-palestiniennes sont interdites ou
    violemment réprimées, l’amalgame entre
    antisémitisme et antisionisme devient un outil politique de premier plan.

    Ce glissement, désormais institutionnalisé, ne
    vise pas seulement à protéger les citoyens juifs contre des actes de haine (ce
    qui est légitime), mais à délégitimer
    toute critique du sionisme
    , même lorsqu’il s’exerce dans ses formes
    les plus violentes et racistes. En brandissant l’antisémitisme comme un écran
    de fumée, on cherche à effacer du champ visuel et émotionnel les milliers de
    civils tués à Gaza – majoritairement des femmes et des enfants – par des
    bombardements massifs, la famine imposée, la destruction des infrastructures
    vitales, les attaques contre les hôpitaux.

    Ce n’est pas l’antisémitisme qui est remis en
    cause ici, mais son instrumentalisation
    politique
    . Il ne s’agit pas de nier la réalité de la haine
    antijuive – elle existe, elle tue, et elle doit être combattue fermement. Mais
    il faut aussi oser dire que cette haine est souvent décontextualisée, hypertrophiée médiatiquement, et
    orientée de manière à servir un agenda idéologique précis
    :
    étouffer la mobilisation internationale pour la Palestine.

    Comment expliquer, sinon, ce silence
    assourdissant sur les conclusions de la Cour pénale internationale, qui a
    estimé recevables les accusations de crimes de guerre, voire de génocide, à
    l’encontre des autorités israéliennes ? Pourquoi les images insoutenables de
    Gaza, diffusées chaque jour sur les réseaux sociaux, ne déclenchent-elles pas
    la même émotion ni la même indignation dans les médias français que certaines
    inscriptions sur un mur parisien ? Pourquoi la compassion est-elle à géométrie
    variable ?

    Le plus grave, c’est que cette stratégie produit
    l’effet inverse de celui qu’elle prétend rechercher. Elle affaiblit la lutte contre l’antisémitisme,
    en la mêlant à des enjeux qui ne relèvent pas de la protection des citoyens
    juifs mais de la défense inconditionnelle d’un État. En criminalisant toute
    critique du sionisme, elle désarme les
    esprits démocrates
    et encourage la défiance à l’égard des
    institutions. Elle rend suspect tout
    soutien au peuple palestinien
    , comme si l’humanisme devait
    passer un test de loyauté.

    Il faut le dire avec force : la critique du sionisme n’est pas un délit, c’est un
    devoir moral
    face à une idéologie d’occupation, d’apartheid et
    d’expulsion. La solidarité avec les Palestiniens n’est pas une forme déguisée
    d’antisémitisme, c’est une exigence de justice.

    Nous ne pouvons accepter que le mot
    « antisémitisme », qui désigne une réalité tragique de l’histoire
    européenne, soit instrumentalisé pour justifier l’injustifiable et couvrir les
    crimes commis à Gaza. Nous ne pouvons
    accepter que la mémoire de la Shoah soit mobilisée pour protéger un projet
    colonial
    .
    Et nous ne pouvons, surtout, détourner les yeux d’un
    peuple qui meurt à huis clos, au nom d’une sécurité israélienne qui confond
    paix et domination.

    En cette heure tragique, il est plus urgent que
    jamais de dissocier la lutte contre l’antisémitisme de toute tentative de
    blanchiment politique ou de chantage à la parole. C’est à cette condition que
    nous pourrons faire reculer à la fois la haine des juifs… et l’oubli des
    Palestiniens.

    Kader Tahri
    Chroniqueur engagé, observateur inquiet
    « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient
    comme ça. »

    https://kadertahri.blogspot.com/

    Si cette tribune vous parle, partagez-la largement. Ne laissons pas le mot « antisémitisme » être utilisé pour étouffer le droit à la vérité et à la solidarité.

  • Israël–Gaza : au-delà de la propagande, pour une critique contre toutes les haines:

     

    Alors qu’Israël mène à Gaza une offensive d’une
    brutalité inédite, certains éditorialistes continuent de mobiliser un discours
    de victimisation stratégique, assimilant toute critique à de l’antisémitisme
    dissimulé, et présentant l’État israélien comme un îlot de démocratie assiégée
    dans un océan de haine. Ce renversement narratif, largement relayé dans
    certaines sphères médiatiques, mérite une réponse factuelle, rigoureuse et
    dénuée de passion idéologique.

    1. Antisionisme ≠
    Antisémitisme : un raccourci politique dangereux : L
    e cœur de la tribune pro-israélienne repose sur un
    postulat simple, mais fallacieux : critiquer Israël, ce serait haïr les Juifs.
    Cet amalgame – politiquement utile mais intellectuellement malhonnête – vise à neutraliser
    toute critique de l’État israélien en la disqualifiant moralement.

    Or, de
    nombreuses voix juives, israéliennes ou universitaires dénoncent cette
    confusion. Des figures comme Noam Chomsky, Judith Butler ou l’historien
    israélien Ilan Pappé expliquent que l’antisionisme est une position politique,
    souvent fondée sur le rejet de l’occupation, du colonialisme et de la
    discrimination systémique. La critique de l’idéologie sioniste, comme de toute
    idéologie politique, est légitime dans un débat démocratique.

    2. Israël, une démocratie ?
    Pas pour tout le monde : 
    L’article défend l’image d’un État
    démocratique, protecteur des minorités, inventif et civilisé. Mais cette
    démocratie est à géométrie variable.

    • En Cisjordanie, Israël exerce
      un régime d’apartheid, comme l’ont démontré Amnesty International, Human
      Rights Watch et même l’ONG israélienne B’Tselem.
    • À Gaza, Israël maintient un blocus
      illégal depuis 2007, condamné par le Conseil des droits de l’homme de
      l’ONU.
    • À l’intérieur de ses
      frontières, les citoyens arabes israéliens sont légalement discriminés,
      comme en témoigne la loi fondamentale de 2018 qui définit Israël comme l’État-nation
      du peuple juif uniquement.

    Une
    démocratie ne peut être jugée sur ses institutions formelles seulement, mais
    sur la manière dont elle garantit les droits égaux à tous ses habitants.

    3. Le droit international
    comme boussole : 
    Le texte
    ignore systématiquement le cadre juridique international, qui est pourtant le
    seul repère objectif dans les conflits asymétriques. Or, depuis le début de
    l’offensive israélienne à Gaza :

    • La Cour internationale de
      Justice a estimé qu’il existe un risque plausible de génocide.
    • L’ONU parle de crimes de guerre
      répétés (attaques contre les hôpitaux, écoles, journalistes).
    • Des ONG comme Oxfam et Médecins
      Sans Frontières alertent sur une situation de famine orchestrée.

    Brandir la
    menace du Hamas ne suffit pas à justifier des représailles massives et
    indiscriminées contre des civils, interdits par les Conventions de Genève.

    4. La guerre de l’image n’est
    pas un complot médiatique :
    la tribune regrette que « l’opinion publique »
    se retourne contre Israël. Mais ce changement n’est pas le fruit d’un complot
    woke ou islamo-gauchiste : il est la conséquence directe de ce que les caméras
    montrent à Gaza.

    • Des enfants mutilés,
    • Des hôpitaux détruits,
    • Des cadavres sortis des
      décombres,
    • Des civils piégés et privés
      d’eau, d’électricité, de soins.

    Les images
    parlent d’elles-mêmes. Elles provoquent une indignation universelle, non parce
    que le monde hait Israël, mais parce que le massacre de civils innocents est
    inacceptable, partout, tout le temps.

    5. Le 7 octobre ne justifie
    pas l’anéantissement de Gaza : 
    Le Hamas a
    commis des crimes de guerre le 7 octobre. Rien ne justifie ces actes. Mais ces
    crimes ne donnent pas à Israël un blanc-seing pour violer le droit
    international.

    La notion de
    légitime défense invoquée par Tel Aviv ne saurait justifier :

    • L’emploi d’armes incendiaires
      (phosphore blanc),
    • Les frappes sur des zones
      densément peuplées sans évacuation préalable,
    • L’assassinat de journalistes,
      d’ambulanciers et de familles entières.

    Israël ne
    cherche pas seulement à se défendre, comme l’affirme la tribune : il punit
    collectivement un territoire tout entier, ce qui constitue un crime au regard
    du droit humanitaire.

    6. Non, la critique d’Israël
    n’est pas dictée par le vote musulman : 
    L’auteur accuse les démocraties
    européennes de s’aligner sur une prétendue stratégie clientéliste en faveur du
    vote musulman. Cette thèse, sans preuve, repose sur une vision condescendante
    et islamophobe des électeurs musulmans, comme s’ils formaient un bloc homogène,
    manipulable, incapable d’avoir des convictions citoyennes sincères.

    Les
    condamnations des actions israéliennes viennent aussi :

    • De juristes internationaux,
    • De hauts fonctionnaires
      onusiens,
    • De centaines de députés,
      diplomates et chercheurs non-musulmans.

    Il s’agit
    donc d’un consensus juridique et moral, pas d’une manœuvre électorale.

    7. La posture morale inversée
    : un leurre  : 
    Enfin, la
    tribune tente d’imposer un renversement moral : Israël serait en réalité le véritable
    martyr, mal compris, détesté parce qu’il réussit. Cette posture victimaire,
    paradoxale venant d’une puissance nucléaire, militairement surarmée et soutenue
    par les États-Unis, vise à se soustraire à toute responsabilité.

    Mais Israël
    ne peut réclamer les vertus démocratiques sans en assumer les exigences : la
    transparence, la proportionnalité, la recevabilité. Être un État démocratique
    signifie accepter la critique, y compris quand elle est dérangeante.

    Conclusion : pour une justice
    universelle, pas à géométrie variable : 
    La défense aveugle d’Israël, telle
    qu’exprimée dans cette tribune, participe d’un aveuglement idéologique
    dangereux, qui fait passer la solidarité politique avant la justice, l’émotion
    identitaire avant le droit.

    Il ne s’agit
    pas de nier les souffrances israéliennes, ni de minimiser la violence du Hamas.
    Il s’agit de rappeler que tous les peuples ont droit à la dignité, à la vie, à
    la paix – et que le droit international doit s’appliquer à tous, sans
    exception.

    Car si la
    démocratie, la morale et la liberté ne sont valables que pour certains, alors
    elles ne sont plus universelles. Et sans universalité, elles ne sont plus des
    valeurs, mais des privilèges.

    Kader Tahri
    Chroniqueur engagé, observateur inquiet
    « Il faut dire les choses comme elles sont,
    mais refuser qu’elles soient comme ça
    . »

    https://kadertahri.blogspot.com/

     

     

     

  • Prisons israéliennes et prisonniers palestiniens : un système de torture ignoré »

     

    Une photo du centre de détention de la base militaire
    de Sde Teiman dans le désert du Negev en Israël, prise clandestinement, montre
    un détenu debout, les yeux bandés et les mains derrière la tête. Des
    professionnels de santé de Gaza, qui ont été détenus dans ce centre, ont
    expliqué qu’il s’agissait d’une punition parfois infligée par les soldats
    israéliens aux détenus palestiniens ayant parlé ou bougé sans
    autorisation. © 2024 Privé

    Pourquoi ce texte :

    Depuis plusieurs mois, je recueille, lis,
    croise et analyse les témoignages relatifs aux conditions de détention des
    Palestiniens depuis le 7 octobre 2023. Ce que j’ai découvert dépasse
    l’entendement et heurte tout sens de justice. Ce texte n’est pas un cri de
    colère, mais un appel à la lucidité et à l’action. Il ne s’agit pas ici de
    soutenir un camp contre un autre, mais de défendre un principe fondamental : nul ne devrait être torturé, maltraité ou détenu
    dans des conditions inhumaines, quelles que soient les circonstances
    .
    Le
    silence est devenu complice. La justice, absente. Si nous ne témoignons pas
    aujourd’hui, si nous n’exigeons pas une enquête indépendante, alors
    que restera-t-il du droit international ?

    Cette tribune est une tentative de poser des mots
    justes sur une situation insoutenable. Elle s’adresse aux citoyens, aux
    juristes, aux journalistes, aux institutions – à tous ceux qui croient encore
    en la valeur universelle des droits humains.

    Depuis le 7 octobre 2023, un flot de témoignages, de
    rapports et de documents converge vers un constat effrayant : le traitement
    réservé par Israël aux détenus palestiniens, en particulier ceux originaires de
    Gaza, constitue une violation systématique du droit international humanitaire.
    Et pourtant, la communauté internationale détourne le regard.

    Ceux-ci comptent 9 000 prisonniers condamnés pour des
    infractions sécuritaires ou placés en détention administrative pour de telles
    infractions sans avoir été jugés, 1 500 condamnés pénaux et détenus
    administratifs, ainsi que quelque 1 000 « combattants illégaux »,
    c’est-à-dire des supposés membres de groupes terroristes  capturés en Israël  . À ce jour, l’État n’a pas expliqué pourquoi
    les visites de la Croix-Rouge ont été interrompues.

    Ces preuves, récemment portées à la connaissance des
    Nations unies par le Palestinian Return Centre (PRC), une organisation
    disposant d’un statut consultatif spécial auprès du Conseil économique et
    social de l’ONU, ne sont pas isolées. Elles sont corroborées par des ONG
    israéliennes crédibles et reconnues comme Physicians for Human Rights –
    Israel
    ou B’Tselem. Elles dressent le portrait d’un système carcéral
    où l’humiliation, la violence et la privation sont devenues la norme.

    Parmi les
    actes documentés :

    • Passages à tabac sévères,
    • Privation délibérée de
      nourriture,
    • Suspension prolongée dans des
      positions douloureuses,
    • Soins médicaux refusés ou
      négligés,
    • Viol d’un détenu par un
      gardien,
    • Amputations pratiquées sans
      anesthésie,
    • Attaques de chiens dressés.

    Plusieurs prisonniers seraient morts sous la torture
    ou du fait d’un abandon médical délibéré.

    Des camps militaires secrets comme Sde Teiman
    ou Anatot, inaccessibles aux avocats et à la Croix-Rouge, servent
    aujourd’hui de zones d’ombre légale, où les détenus sont maintenus dans un vide
    juridique total. Israël les qualifie arbitrairement de « combattants
    illégaux » ou de « terroristes« , contournant ainsi les
    protections garanties par les Conventions de Genève.

    Quand la torture devient système !

    Ces abus ne sont pas des dérives ponctuelles, ni des
    exceptions tragiques à une règle. Ils s’inscrivent dans une politique délibérée,
    fondée sur l’impunité et facilitée par une invisibilisation totale des
    détenus gazaouis. L’interdiction faite à la Croix-Rouge de visiter ces
    prisonniers, en dépit des obligations internationales d’Israël, en est une
    preuve accablante.

    Le témoignage de Samah Al-Hijjawi, détenue à la
    prison de Damon, rappelle la brutalité des conditions d’incarcération :
    cellules comparables à des tombes, nourriture dégradée, soins refusés, fouilles
    humiliantes. Une réalité qui illustre la volonté de briser les corps autant que
    les esprits.

    Samah Al-Hijjawi a rendu son dernier souffle le
    6 novembre dernier. Ce Palestinien de 61 ans 
    placé en détention administrative
    sans jugement
    , était
    incarcéré à la prison de Ketziot, dans le Neguev. Une grave négligence médicale
    des services pénitentiaires israéliens lui a coûté la vie.

    Le prisonnier à la santé fragile, qui avait subi en
    2022 une intervention chirurgicale, s’était plaint de sérieux problèmes de
    santé dès le mois de mai 2024 : il souffrait de fortes douleurs
    abdominales, de gonflements, d’une perte d’appétit et d’une subite perte de
    poids. Malgré les signalements, 
    il n’a fait l’objet que d’examens
    médicaux superficiels
    .

    Au mois d’août, l’avocat Samer Sama’an lui avait rendu
    visite. Il s’était alarmé de l’état du détenu, laissé sans soins médicaux
    sérieux. Là encore, pas de réponse des autorités pénitentiaires. En septembre,
    l’état de Samah Al-Hijjawi s’est brutalement détérioré. Il ne parlait plus,
    souffrait d’hypokaliémie et ne pesait plus que 40 kg. Ce n’est qu’à ce
    stade critique qu’il a fini par être transféré vers un centre médical, avant
    d’être conduit à deux reprises dans des hôpitaux, puis de nouveau jeté dans sa
    cellule.

    Un tribunal a rejeté sa demande de libération la
    veille de son décès. « La mort de Samah Al-Hijjawi met en évidence
    une réalité qui illustre la volonté
    de briser les corps autant que les esprits.

    Ce qui choque autant que les faits, c’est le mutisme
    assourdissant des institutions internationales. Ni la Cour pénale
    internationale, ni les États signataires des Conventions de Genève n’ont
    enclenché de mécanisme d’enquête indépendant. Les appels répétés des ONG
    restent lettre morte.

    Pire encore : plusieurs États continuent de fournir
    des armes, un soutien diplomatique et une couverture morale à Israël, en
    pleine connaissance de l’usage qui en est fait. Or, en vertu du droit
    international, le transfert d’armes à un État qui commet des crimes de guerre
    engage la responsabilité des fournisseurs.

    Dns cette guerre, des enfants meurent de faim. Des
    civils sont exécutés en tentant de se nourrir. Des malades agonisent sans soin.
    Le droit à la dignité, à l’humanité, a disparu des prisons et des camps de
    Gaza, tout comme des rues assiégées.

    Il ne s’agit pas ici d’un conflit entre narratifs. Il
    s’agit de faits, documentés, circonstanciés, étayés. Et si aucune instance ne
    les traite, alors à quoi sert encore le droit international humanitaire ?

    Nous
    appelons à la mise en place immédiate d’une commission d’enquête indépendante
    sur les violations commises dans les lieux de détention israéliens.
    Nous appelons le Comité international de la Croix-Rouge à être autorisé à
    visiter tous les prisonniers palestiniens sans entrave.
    Nous appelons à la suspension de toute coopération militaire avec Israël, tant
    que persiste ce système de torture et de détention illégale.
    Nous appelons enfin à replacer la cause palestinienne dans le cadre du droit et
    de la dignité humaine, loin des raccourcis idéologiques et des stratégies de
    déshumanisation.

    Car l’histoire jugera ceux qui se sont tus et l’oubli
    ne sauvera aucune vie.

    Kader Tahri
    Chroniqueur engagé, observateur inquiet
    « Il faut dire les choses comme elles sont,
    mais refuser qu’elles soient comme ça
    . »

    https://kadertahri.blogspot.com/

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  • Directive Hannibal » le 7 octobre : L’armée israélienne aurait tiré sur ses propres citoyens :

     

    « Hannibal
    à Erez, dispatche un drone d’attaque
    « , est venu le commandement le 7
    octobre.

    Ces mots,
    rapportés par le journal israélien Haaretz en juillet, confirment ce que de
    nombreux Israéliens ont craint depuis les attaques du Hamas le 7 octobre dans
    le sud d’Israël.

    Les
    autorités israéliennes affirment que plus de 800 civils et environ 300 soldats
    ont été tués le 7 octobre. Un certain nombre d’otages israéliens sont depuis
    morts à Gaza. Les Israéliens sont toujours sous le choc de l’horreur et de la
    douleur de l’attaque menée par le Hamas, qui a été le jour le plus sanglant de
    l’histoire d’Israël.

    Mais l’armée
    israélienne est soumise à de plus en plus de pressions pour révéler combien de
    leurs propres citoyens ont été tués par des soldats, des pilotes et des
    policiers israéliens dans la confusion de l’attaque du Hamas contre les positions
    israéliennes du sud.

    Les
    survivants et les proches ont demandé non seulement « ce qui a mal
    tourné », mais aussi si l’armée a invoqué la « directive Hannibal »
    controversée et aurait été annulée 
    « directive Hannibal ».

    Les Forces
    israéliennes ont déclaré que la directive avait été nommée au hasard par un
    programme informatique, mais Hannibal était le célèbre général carthaginois qui
    a pris du poison plutôt que d’être capturé par les Romains. La doctrine, écrite
    en 1986 en réponse à l’enlèvement de soldats israéliens au Liban, a permis aux
    forces israéliennes de tirer sur des ennemis en prenant en otage leurs
    camarades même en danger pour ces otages.

    Ses auteurs
    ont déclaré que la directive n’autorisait pas les captifs à être tués, mais les
    critiques disent qu’au fil du temps, une interprétation s’est répandue dans
    l’armée qu’il valait mieux tuer des camarades que de permettre leur capture.

    « Ils
    l’ont interprété comme s’ils étaient intentionnellement, tuant délibérément le
    soldat pour déjouer la tentative d’enlèvement, et c’était faux », a déclaré
    à l’ABC la philosophe israélienne Asa Kasher, qui a écrit le code d’éthique des
    FDI.

    « C’est
    juridiquement mauvais et moralement mauvais et éthiquement mauvais, c’est faux
    sur tous les points de vue. »

    En 2011, le
    Hamas a utilisé avec succès un otage israélien pour obtenir un important
    échange de prisonniers, échangeant un soldat israélien, le tireur de chars
    Gilad Shalit, contre plus de 1 000 prisonniers,

    Après le 7
    octobre, des civils et des militaires israéliens ont été nombreux à témoigner
    que les forces israéliennes qui ont répondu à l’attaque du Hamas ont tué leurs
    propres citoyens.

    Néanmoins,
    de nombreux Israéliens et partisans d’Israël condamnent quiconque a suggéré que
    cela se produise, avant que d’autres témoignages et les informations diffusées
    par les médias israéliens ne le confirment.

    Les FDI
    n’ont pas confirmé ou nié qu’une version de la directive Hannibal ait été
    appliquée le 7 octobre, ce qui a seulement déclaré qu’il s’agissait d’une chose
    parmi tant d’autres à partir de cette date.

    En réponse
    aux questions de l’ABC, l’armée israélienne a présenté une déclaration disant :
    « Les FDI se concentrent actuellement sur l’élimination de la menace de
    l’organisation terroriste Hamas. »

    « De
    telles questions seront examinées à un stade ultérieur. »

    « C’était
    une masse Hannibal »

    En juillet, le journal israélien Haaretz a révélé que des
    commandants des FDI avaient donné l’ordre de tirer sur des troupes qui avaient
    été capturées par le Hamas
    dans trois endroits distincts, faisant explicitement référence à la
    directive Hannibal.

    Un ancien
    officier israélien, le colonel Nof Erez,
    a déclaré à un podcast de Haaretz que la directive n’avait pas été
    spécifiquement ordonnée mais qu’elle était « apparemment appliquée » par les
    équipages répondeurs.

    Paniqués,
    opérant sans leur structure de commandement normale et incapables de coordonner
    leur coordination avec les forces terrestres, ils ont tiré sur des véhicules
    qui retournaient à Gaza, sachant qu’ils portaient probablement des otages.

    « C’était
    une masse Hannibal. C’était des tonnes et des tonnes d’ouvertures dans la
    clôture, et des milliers de personnes dans tous les types de véhicules,
    certaines avec des otages et certaines sans « , » a déclaré le colonel
    Erez.

    Les pilotes
    de l’armée de l’air
    ont décrit au journal Yedioth Ahronot le 7 octobre à
    des tirs de munitions « considérables » le 7 octobre à des personnes qui
    tentaient de franchir la frontière entre Gaza et l’État hébreu.

    Vingt-huit
    hélicoptères de chasse ont tiré au cours de la journée toutes les munitions
    dans leur ventre, dans des courses de réversion pour se ranger. Nous parlons de
    centaines de mortiers de canons de 30 millimètres et de missiles Hellfire »,
    a déclaré le journaliste Yoav zeitoun.

    « La
    fréquence des tirs sur les milliers de terroristes a été énorme au début, et ce
    n’est qu’à un certain moment que les pilotes ont commencé à ralentir leurs
    attaques et à choisir soigneusement les cibles. »

    Il aurait
    promulgué la directive Hannibal à midi le 7 octobre. (Reuters: Ammar Awad)

    Les
    responsables de chars
    ont également confirmé qu’ils appliquaient leur propre
    interprétation de la directive lorsqu’ils tiraient sur des véhicules revenant à
    Gaza, éventuellement avec des Israéliens à bord.

    « Mon
    instinct m’a dit qu’ils pourraient être sur eux », a déclaré le capitaine
    de char Bar zonshein à Channel 13.

    On demande
    au capitaine de zonhein: «Vous pourriez-vous les tuer avec cette action? Ce
    sont vos soldats.

    « D’accord,
    » répondit-il, « mais j’ai décidé que c’est la bonne décision, qu’il vaut mieux
    arrêter l’enlèvement, qu’ils ne seront pas pris. »

    Le
    journaliste d’investigation
    Ronen Bergman a écrit pour le journal Yedioth Ahronot que l’armée avait promulgué la
    directive Hannibal à midi le 7 octobre.

    « Les
    FDI ont demandé à toutes ses unités de combat dans la pratique de suivre la
    « directive Hannibal », bien que sans mentionner clairement ce nom
    explicite », a-t-il déclaré.

    « L’instruction
    est de mettre fin à tous les frais » toute tentative resistants du Hamas de
    retourner à Gaza, en utilisant un langage très similaire à la « directive
    cannibale
     » initiale, malgré les assurances répétées de l’établissement
    de sécurité que la procédure a été annulée. »

    L’enquête de
    Bergman a révélé que 70 véhicules avaient été détruits par des avions et des
    chars israéliens pour empêcher qu’ils ne soient conduits à Gaza, tuant tout le
    monde à l’intérieur.

    « Il
    n’est pas clair à ce stade combien de personnes enlevées ont été tuées en
    raison de l’activation de cet ordre [Hannibal) le 7 octobre », a-t-il
    écrit.

    La directive
    initiale sur Hannibal, bien que confidentielle,
    recommanderait que des armes légères et des tireurs embusqués s’enfuient
    des ennemis qui prennent des otages – et ne pas utiliser de bombes, de missiles
    ou d’obus de char.

    En 2015, le
    procureur général israélien a déclaré qu’il interdisait spécifiquement de tuer
    un otage.

    Il n’y avait
    pas que les soldats sous le feu le 7 octobre.

    Chars
    ordonnés d’incendie sur la maison

    Au cours de
    deux incidents, des civils israéliens ont survécu aux forces israéliennes qui
    ont tiré sur eux et tué d’autres otages.

    Une
    survivante du kibboutz Nir Oz, une communauté frontalière de Gaza,
    a décrit les tirs de l’armée israélienne alors que des membres du Hamas tentaient de la prendre, ainsi que
    d’autres otages, de l’autre côté de la frontière, dans un wagon électrique.

    Des maisons
    du kibboutz Nir Oz ont été détruites le 7 octobre. (Reuters: Amir Cohen)

    Un
    hélicoptère des FDI est apparu au-dessus de nous. À un moment donné,
    l’hélicoptère a tiré sur les terroristes, le conducteur et les autres. Il y
    avait des cris dans le wagon », a déclaré Neomit Dekel-Chen
    au site d’information israélien Ynet.

    Mme Dekel-Chen
    a déclaré qu’une femme, son amie Efrat Katz, a été tuée par balle.

    Six mois
    plus tard, une
    enquête de l’armée de l’air israélienne a reconnu qu’il s’agissait
    probablement d’un hélicoptère d’attaque, qui avait pris pour cible le wagon,
    avait tué Efrat Katz.

    L’enquête a
    révélé que les otages ne pouvaient pas être distingués des terroristes.

    Néanmoins,
    le chef du major-général de l’armée de l’air, Tomer Bar, a déclaré qu’il « n’a
    pas trouvé de faute dans l’opération de l’équipage de l’hélicoptère, qui a
    opéré conformément aux ordres dans une réalité complexe de la guerre ».

    Les militaires
    ont également confirmé que des soldats avaient reçu l’ordre de tirer sur une
    maison, bien qu’il s’en montante en otage des civils à l’intérieur.

    Dans le
    kibboutz Beeri, où 101 civils israéliens sont morts, un char a reçu l’ordre de
    tirer sur au moins une maison, après une fusillade prolongée avec une
    quarantaine d’hommes armés du Hamas qui détenaient 15 otages à l’intérieur et à
    l’extérieur.

    Un résident
    des kibboutz décrit les attaques du Hamas.

    L’incident
    de la « maison de Pesi » est devenu célèbre en Israel, nommé d’après le
    résident, Pessi Cohen, qui a été tué avec d’autres otages qui y étaient
    détenus.

    Ce sont les
    deux survivants qui ont révélé que l’armée israélienne avait tiré sur la
    maison.

    « Nous
    savons qu’au moins un otage a été tué par l’un des obus », a déclaré un
    parent et le survivant du 7 octobre à l’ABC a déclaré à l’ABC.

    Trois des
    proches de M. Shifroni ont été tués dans la maison de Pessi alors qu’il se
    cachait de l’autre côté du kibboutz avec sa femme et ses enfants.

    « Il y
    en a quelques autres que nous ne savons toujours pas et nous ne saurons
    peut-être jamais ce qui les a tués exactement », a-t-il déclaré.

    La tante de
    M. Shifroni, Ayala, et sa grand-nièce Liel et son petit-neutier Yanai ont tous
    été tués chez Pessi, selon lui, comme en témoignent les terroristes.

    Mais il
    reste contrarié par la décision de l’armée israélienne d’utiliser des munitions
    lourdes sur les habitations de Be’eri.

    Les FDI
    reconnaissent les défaillances en matière de sécurité le 7 octobre

    L’armée
    israélienne admet qu’elle n’a pas réagi de manière appropriée après que le
    groupe terroriste palestinien Hamas a attaqué la communauté Be’eri du sud
    d’Israel, tuant 1 200 personnes et prenant des dizaines d’otages.

    « Je
    pense que la vraie question, la question morale, est de savoir si c’est la
    bonne chose à faire – de tirer des obus de chars sur une maison avec des otages
    – même s’il s’agit de tirs sélectifs », a-t-il déclaré.

    « Je
    pense que ce n’était pas la bonne décision, pas une bonne décision et non une
    morale.

    « Mais
    je peux aussi comprendre qu’il y avait un grand chaos à Be’eri et il y avait
    beaucoup de pression pour mettre fin à l’événement là-bas.

    « Je
    pense qu’ils n’avaient pas l’intention de tirer et de tuer des otages, mais
    quand vous tirez sur un obus de char sur une maison, vous devez tenir compte du
    fait que cela est susceptible de se produire. »

    La
    philosophe israélienne Asa Kasher a déclaré à l’ABC que la directive ne
    s’appliquait pas aux otages civils

    « C’est
    une nouvelle situation, et toutes les considérations sont différentes », a
    déclaré le professeur Kasher.

    « Tuer
    le civil pour déjouer la tentative d’enlèvement est vraiment [mauvais… tout
    le monde comprend que c’est un moyen d’en sortir de ce qui est permis dans une
    démocratie. »

    Le
    professeur Kasher a déclaré qu’il était consterné par les informations selon
    lesquelles les soldats auraient appliqué la directive Hannibal le 7 octobre.

    « Ils
    ont agi sur des normes professionnelles très basses », a-t-il déclaré.

    « C’est
    fou, ce n’est pas la nature d’une démocratie, ce n’est pas la nature des FDI,
    ce n’est pas la nature du commandement. »

    L’armée
    s’élisaignant d’actes répréhensibles

    En réponse à
    des demandes répétées de survivants de Be’eri et de parents de personnes tuées,
    les FDI ont ouvert une enquête sur leurs actes dans le kibboutz.

    En juillet,
    il a publié
    son examen opérationnel, mais beaucoup à Be’eri n’étaient
    pas satisfaits.

    Selon les
    FDI, la route empruntée par des hommes armés du Hamas pour y pénétrer dans le
    kibboutz Be’eri et là où des meurtres et des enlèvements ont été commis par la
    suite. (Supplétitude : FDI)

    L’armée a
    autorisé les forces israéliennes de tout acte répréhensible, estimant qu’un
    char n’avait tiré que « proche » de la maison lorsque les négociations
    de libération des otages avaient échoué.

    « L’équipe
    a déterminé que, sur la base des informations examinées et de leur
    compréhension, aucun civil à l’intérieur du bâtiment n’avait été endommagé par
    des tirs d’obus de chars, à l’exception d’un incident isolé à l’extérieur du
    bâtiment où deux civils ont été blessés par des éclats d’obus », peut-on
    lire dans le rapport.

    « L’équipe
    a déterminé que la plupart des otages avaient probablement été assassinés par
    les terroristes, et d’autres enquêtes et examens de conclusions supplémentaires
    sont nécessaires. »

    Le Hamas et
    les Israéliens n’ont pas exactement rejeté ou accepté un accord de
    cessez-le-feu

    Si vous
    croyez les États-Unis, alors les Israéliens et le Hamas sont sur le point de
    parvenir à un accord de cessez-le-feu pour mettre fin aux combats à Gaza. Mais
    ce n’est pas ce que les deux parties disent.

    Sharon
    Cohen, la belle-fille de Pessi Cohen, a déclaré à la radio israélienne qu’elle
    n’acceptait pas les conclusions de l’enquête.

    « Ce
    n’est pas vraiment vrai [cet des otages n’ont pas été blessés par les obus de
    chars », a-t-elle déclaré à Radio Bet israélienne le 14 juillet.

    « En ce
    qui concerne les questions de confidentialité, je n’arrive pas vraiment à entrer
    dans les détails. Ce sont des détails qui nous ont été informés qu’il serait à
    nouveau procédé à une enquête.

    « En
    outre, je dirai que parce que les incidents dans le kibboutz étaient si
    exceptionnels et étranges et difficiles, toute la question de l’enlèvement des
    corps, et des autopsies, et toutes ces choses – essentiellement n’ont pas été
    faites. »

    L’examen des
    FDI contredit également le témoignage de l’un des deux survivants de la maison
    de Pessi, Yasmin Porat, qui 
    qui a
    déclaré à la radio israélienne Kan le 15 
    octobre que les hommes armés
    du Hamas n’avaient pas menacé les otages et avaient eu l’intention de négocier
    avec la police pour leur retour en toute sécurité à Gaza.

    Elle a
    déclaré qu’une unité spéciale de la police israélienne avait commencé la
    bataille d’armes en tirant sur la maison, en attrapant « cinq ou six »
    résidents de kibboutz à l’extérieur dans des « feux croisés très, très
    lourds ».

    Dans
    l’interview, on lui a demandé : « Nos forces ont peut-être tiré une balle
    ? »

    — Il ne
    fait aucun doute qu’elle répondit.

    « Ils
    ont éliminé tout le monde, y compris les otages. »

    Kader Tahri
    Chroniqueur engagé, observateur inquiet
    « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient
    comme ça. »

    https://kadertahri.blogspot.com/

     

    📣 Partagez si vous croyez que la transparence militaire est essentielle pour la démocratie. Commentez, signez une pétition, interpellez vos élus. Ne laissons pas l’impunité en paix.

  • « 7 octobre, silence organisé et appel à la vengeance :

     

    Le 7 octobre
    2023 est devenu un symbole. Mais de quoi, exactement ?

    De la résistance
    Palestinienne ?

    De la
    vulnérabilité d’Israël ?

    De l’échec
    de sa politique coloniale ?

    D’une guerre
    de propagande ou d’un récit verrouillé, qui empêche aujourd’hui toute
    compréhension honnête des faits ?

    Presque deux
    années plus tard, une chose est frappante : il n’existe aucune enquête
    indépendante sur ce qui s’est réellement passé ce jour-là.
    Pas de commission
    d’investigation internationale. Pas de débat ouvert sur les responsabilités
    militaires israéliennes. Pas même d’accès libre aux images de vidéosurveillance
    ou aux transmissions radio de l’armée. Et pourtant, des centaines de personnes
    sont mortes ce jour-là. Des vies ont été brisées, des familles endeuillées. Des
    vérités dissimulées intentionnellement.

    Alors je
    pose une question simple : où est la vérité ?

    Ce ne sont
    pas des complotistes qui posent des questions. Ce sont d’anciens soldats
    israéliens, des agents du renseignement à la retraite, des ONG locales comme Breaking
    the Silence
    ou B’Tselem
    . Tous demandent pourquoi :                                           ²

    • l’armée israélienne a mis tant
      de temps à intervenir avec la rage au ventre ;
    • les systèmes de surveillance de
      la frontière, habituellement ultra-sophistiqués, ont échoué ;
    • plusieurs témoins israéliens
      affirment que des tirs venus d’hélicoptères israéliens ont atteint des
      civils israéliens lors du festival Supernova ;
    • le gouvernement a refusé toute
      transparence sur ses décisions de ce jour-là.

    Et si le
    Hamas a bien commis des actes violents, rien n’a été prouvé à ce jour
    concernant une volonté préméditée de tuer des civils. La majorité des cibles
    étaient militaires. Alors pourquoi le récit dominant ne parle que de barbarie,
    de sauvagerie, d’inhumanité ?

    Le
    gouvernement Netanyahou a immédiatement transformé le 7 octobre en outil de
    légitimation d’une guerre dévastatrice contre Gaza. Plus de 38 000 morts selon
    les derniers bilans, dont une majorité d’enfants et de civils. L’utilisation
    assumée de la famine comme arme de guerre. Des hôpitaux détruits, des
    journalistes tués, des centres de réfugiés ciblés.
    Il est
    important de préciser que les actions des Israéliens envers les Gazaouis  restes comparable à celles des Allemands
    envers les peuples Hereros du Sud-Ouest africain au début du XXe siècle, un
    génocide dont le prétexte avait été un massacre de soldats allemands.

    Comment
    justifie-t-on cette violence à l’échelle d’un peuple entier ? En brandissant la
    douleur du 7 octobre, sans jamais accepter d’interroger cette douleur.
    Il ne s’agit pas de nier, ni d’excuser. Il s’agit de comprendre, de
    contextualiser, et de rendre justice à tous les morts, israéliens comme
    palestiniens.

    Il est
    devenu tabou, en Europe notamment, de dire que le Hamas est aussi un mouvement
    de résistance. Et pourtant, par définition, toute population vivant sous
    blocus, bombardée régulièrement, privée d’un État, d’une armée, d’une justice
    internationale, a le droit de résister. Ce droit est reconnu par les conventions
    de Genève et par l’histoire elle-même.

    Assimiler le
    Hamas uniquement à une organisation terroriste revient à faire ce que l’on a
    fait avec le FLN algérien, avec l’ANC de Mandela, ou avec les Viet Cong : nier
    la légitimité d’un combat, parce qu’il dérange l’ordre établi.
    Cela
    n’efface en rien les abus ou les crimes que ce groupe peut avoir commis. Mais
    cela replace le débat dans son contexte politique et historique.

    Le mensonge sioniste 
    abusé je ne sais combien de gens intelligents et de bonne volonté, dont
    de nombreux scientifiques. Il fait encore des dupes de nos jours. Les mensonges
    nazis et ceux du Hamas trouvent aussi leur clientèle, quoi que moins nombreuse,
    de même que le mensonge rousseauiste, le christianisme à la Dostoïevski, le nietzschéisme
    à la portée de n’ importe qui, l’écologie des Verts. Il y a des calembredaines
    à l’ usage de tout le monde, comme l’astrologie, il y end a d’autres pour les
    gens instruits, ou à demi instruits. Les peuples s’en méfient tout de suite.

    Oui, la
    vérité sur le Hamas est évidente, n’ importe quelle personne s’ intéressant à
    la question et voulant s’ informer comprend tout de suite. Et ça ne fait pas
    grand monde. Quand le Roi se promène nu dans la rue, tout le monde admire
    sincèrement ses beaux habits, sauf un petit enfant tout surpris.

    Ce que nous
    demandons,. C’est le minimum démocratique : la vérité.

    Une enquête
    indépendante, sous l’égide de l’ONU ou de tout organisme crédible.

    La
    reconnaissance des responsabilités, y compris du côté israélien.

    La fin de
    l’impunité dans l’usage politique des émotions.

    Car tant que
    la vérité sera manipulée, la paix restera impossible. Il ne peut y avoir
    de justice sans vérité, ni de réconciliation sans mémoire partagée. Et ceux qui
    refusent cette enquête, qu’ont-ils à cacher ?

    Kader Tahri


    Chroniqueur engagé, observateur inquiet
    « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient
    comme ça
    . »

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  • Le soutien massif juif à une guerre moralement génocidaire?

     

    Depuis le 7 octobre 2023, le conflit
    israélo-palestinien a atteint un paroxysme de violence. L’État israélien,
    soutenu militairement par les États-Unis, l’Allemagne et plusieurs puissances occidentales,
    a lancé une offensive de grande ampleur sur la bande de Gaza. Des dizaines de
    milliers de civils, femmes, enfants, soignants, journalistes, humanitaires ont
    été tués. Des infrastructures vitales ont été détruites. Le siège imposé à la
    population, les bombardements intensifs, les privations d’eau, de nourriture et
    de médicaments ont transformé Gaza en zone de mort.

    Or, ce qui choque au-delà de l’horreur elle-même,
    c’est le soutien massif à cette guerre de la majorité des juifs israéliens
    – et d’une part non négligeable de la diaspora. Des sondages montrent qu’en
    Israël, plus de 80 % des citoyens juifs ont exprimé leur appui à
    l’opération militaire, malgré les milliers de morts civils. Dans la diaspora,
    les grandes institutions communautaires, les lobbys pro-israéliens
    traditionnels et nombre de synagogues ont repris le discours de légitimation
    d’un « droit à se défendre » poussé à l’extrême, effaçant la réalité de
    la guerre asymétrique, du blocus, et de l’occupation.

    Ce chiffre 80 % ne peut être balayé comme un simple
    fait de sondage. Il nous confronte à une question essentielle :

    Comment expliquer qu’une majorité de personnes qui ont
    été historiquement victimes de persécutions, qui connaissent la mémoire de la
    Shoah, puissent soutenir une guerre aussi brutale contre une population
    enfermée, appauvrie, assiégée ?

    Cela oblige à une remise en question courageuse : la
    position victimaire ne protège pas de la dérive morale
    , surtout lorsqu’elle
    devient le cœur d’un récit national ou religieux. Lorsqu’un État
    construit sa légitimité sur le traumatisme, mais qu’il se comporte lui-même
    comme puissance coloniale, il devient urgent de questionner les fondements de
    cette légitimité.

    Qu’une majorité soutienne une guerre ne la rend pas
    plus juste. L’histoire est remplie de cas où des peuples entiers ont été
    entraînés à soutenir des régimes violents. La démocratie n’est pas une garantie
    contre l’aveuglement moral. En Israël, le consensus autour de la guerre à Gaza
    s’explique en partie par :

    • la peur
      collective réelle provoquée par les attaques du 7 octobre ;
    • un
      climat de radicalisation sécuritaire entretenu depuis des décennies
      ;
    • un système
      médiatique militarisé
      , qui marginalise les voix critiques ;
    • et un
      nationalisme religieux croissant qui sacralise l’expansion territoriale au
      détriment des droits humains.

    Mais comprendre ces causes ne signifie pas les
    excuser. La responsabilité morale ne s’efface pas dans les statistiques.
    Un peuple qui soutient une guerre injuste porte une part de responsabilité — pas
    en tant qu’ethnie ou religion
    , mais en tant que société politique.

    Il serait cependant faux et dangereux de tirer
    de ce soutien massif une conclusion globalisante : « les juifs »,
    dans leur ensemble, soutiendraient un génocide
    . Cette phrase, même
    prononcée avec colère, est erronée à plusieurs titres :

    1. Tous
      les juifs ne sont pas israéliens
      , ni sionistes, ni partisans de l’occupation. Il
      existe une pluralité de pensées, de traditions, de courants critiques dans
      le judaïsme.
    2. De
      nombreux juifs israéliens ou de la diaspora
      s’opposent ouvertement à cette
      guerre. Certains refusent de servir dans l’armée, manifestent, signent des
      pétitions, prennent la parole à leurs risques et périls.
    3. Le
      soutien à Israël n’est pas une « caractéristique religieuse »
      , mais une construction
      politique, alimentée par l’histoire, les peurs identitaires, les
      politiques éducatives, les traumatismes collectifs.

    C’est précisément en reconnaissant ces dissidences,
    en les soutenant, qu’on peut délégitimer la ligne dure du gouvernement
    israélien
    , sans tomber dans la haine ou le racisme.

    Nous, observateurs, militants et citoyens, avons le
    droit et même le devoir de dire avec fermeté : Ce qui se passe à Gaza est une
    catastrophe humanitaire d’une ampleur insoutenable. C’est une guerre qui
    piétine le droit international, viole les principes humanitaires et désacralise
    la vie humaine.

    Mais ce devoir de vérité doit s’accompagner d’un langage
    de rigueur
    , et non de vengeance. Il ne s’agit pas d’accuser des religions,
    des peuples ou des identités. Il s’agit de démasquer les pouvoirs, de condamner
    les discours qui justifient l’injustifiable
    , et de soutenir les voix
    dissidentes
    , où qu’elles soient.

    On ne combat pas un génocide ou un nettoyage ethnique
    par des amalgames ou des raccourcis idéologiques. On le combat par la vérité,
    la solidarité, la lucidité. La majorité juive israélienne qui soutient cette
    guerre porte une responsabilité morale. Mais cette critique ne doit pas devenir
    un prétexte à la haine collective. Au contraire : c’est en défendant les
    principes de justice, même quand ils dérangent, que l’on honore la mémoire des
    peuples opprimés — passés comme présents.

    Kader Tahri
    Chroniqueur engagé, observateur inquiet
    « Il faut dire les choses comme elles sont,
    mais refuser qu’elles soient comme ça
    . »

    https://kadertahri.blogspot.com/

     

  • Holocauste à Gaza : quand la justice humaniste détourne le regard :

     

    Depuis près de
    deux ans, Gaza est le théâtre d’une violence militaire d’une ampleur et d’une
    intensité inégalées dans l’histoire contemporaine récente. Ce qui se déroule
    sous nos yeux dépasse les simples notions de conflit ou d’affrontement : il
    s’agit d’une destruction systématique d’un peuple, de ses institutions, de ses
    infrastructures, et de son avenir.

    Malgré les
    alertes lancées par les agences de l’ONU, les ONG humanitaires, les juristes,
    et les chercheurs, la justice internationale n’a pas su ou voulu intervenir
    efficacement. Les mécanismes censés protéger les civils en temps de guerre, ou
    poursuivre les crimes de masse, apparaissent aujourd’hui affaiblis, voire
    compromis par des logiques politiques qui neutralisent leur indépendance.

    La justice
    manquante : comment la communauté internationale a trahi Gaza Sur la scène
    internationale, aucune lutte de libération moderne n’a connu une trahison aussi
    profonde que celle subie par Gaza. Aucun génocide récent n’a non plus été
    accueilli avec une complicité aussi flagrante et un silence aussi
    assourdissant. Pendant plus de deux ans, le monde a adhéré au discours de la
    puissance occupante, lui fournissant une couverture politique et morale qui a
    permis aux atrocités de se poursuivre sans relâche

    L’attaque du 7
    octobre a marqué un tournant. Mais ce qui a suivi ne saurait être compris comme
    une simple réponse militaire. Les bombardements massifs sur les zones densément
    peuplées, la destruction systématique d’infrastructures vitales, les obstacles
    répétés à l’acheminement de l’aide humanitaire et les milliers de civils tués,
    dont une majorité d’enfants, s’inscrivent dans une stratégie d’asphyxie prolongée.

    Pendant
    ce temps, ses chaînes d’approvisionnement militaire n’ont rencontré aucune
    entrave, bien au contraire. Même dans le domaine juridique, les États qui
    prétendent défendre la justice et les droits de l’homme ont activement entravé
    tous les efforts visant à obtenir des comptes, que ce soit devant la Cour
    internationale de justice ou la Cour pénale internationale. Après deux années
    de villes entières réduites en ruines, de dizaines de milliers de morts en
    direct à la télévision et de civils délibérément affamés, l’Union européenne
    n’a guère fait plus qu’envisager de revoir son partenariat avec le régime
    génocidaire. Même l’idée symbolique de suspendre un programme marginal de
    coopération scientifique comme Horizon Europe n’a reçu le soutien que de 10 des
    27 États membres. Au niveau local, la mobilisation mondiale a été faible – un
    échec moral de la conscience mondiale, qui s’est limitée à des manifestations
    tièdes et à des déclarations creuses, sans aucune grève sérieuse, mouvement de
    masse ou campagne de pression soutenue.

    Pendant ce
    temps, les chaînes d’approvisionnement militaire d’Israël sont restées
    intactes, voire renforcées. Aucune sanction, aucun embargo, aucune
    conditionnalité sérieuse n’a été imposée. L’Union européenne, tout en affichant
    des inquiétudes « humanitaires », a continué de traiter Israël comme un
    partenaire stratégique, sans jamais activer les leviers prévus dans ses propres
    accords.

     

     

     

     

     

     

    La faillite
    n’est pas uniquement diplomatique ou juridique. Elle est aussi morale. Alors
    même que les images de destructions massives, d’enfants amputés, de civils
    piégés sous les gravats circulent à grande échelle, la mobilisation
    internationale reste tiède, intermittente, et insuffisante.

    À l’exception de
    quelques mobilisations notables, il n’y a eu ni mouvement de grève global, ni
    pression économique coordonnée, ni campagne politique suffisamment structurée
    pour forcer un changement. L’indignation, bien réelle, s’est souvent arrêtée
    aux réseaux sociaux.

    La résistance
    palestinienne, dans son ensemble, est décrite à travers le prisme exclusif du
    terrorisme. Ce glissement sémantique, largement alimenté par les discours
    officiels israéliens et occidentaux, efface toute légitimité à une population
    occupée, en violation du droit international, qui reconnaît pourtant aux
    peuples colonisés le droit de résister.

    Il ne s’agit pas
    ici de blanchir des crimes de guerre ou de justifier des attaques contre des
    civils. Il s’agit de rétablir une lecture politique et juridique de la
    situation, plutôt que d’en faire une lecture uniquement émotionnelle ou
    sécuritaire.

    L’histoire
    récente est riche de précédents : Sabra et Chatila en 1982, Gaza en 2008, Alep
    en 2016. À chaque fois, l’indignation a cédé la place à l’oubli, l’élan moral à
    la résignation diplomatique. Gaza risque de devenir un autre chapitre vite
    refermé de cette chronique des violences impunies.

    Les campagnes de
    soutien aux Rohingyas ou aux Ouïghours ont montré que même des causes reconnues
    comme justes peuvent s’éteindre si elles ne sont pas portées par une stratégie
    de mobilisation claire, constante, et crédible..

    Aujourd’hui,
    depuis plus de deux mois, la même communauté internationale s’est montrée
    incapable de contraindre le régime génocidaire à autoriser l’entrée humaine de
    nourriture, à protéger les agences humanitaires de l’ONU, ni même à garantir la
    survie de l’UNRWA – un démantèlement envisagé de longue date par le projet
    sioniste. L’occupation a bien compris cette situation ; elle alimente la
    poursuite et l’escalade du génocide, l’encourageant à explorer des scénarios
    encore plus brutaux, notamment la restitution des colonies, l’annexion des
    territoires de Gaza et la domination totale sur la Cisjordanie et Jérusalem.

    Après
    deux années d’annihilation systématique, le maximum que la communauté internationale
    ait réussi à offrir sont de faibles propositions pour un État palestinien
    dépouillé de souveraineté, de dignité et de sens, conditionnées au désarmement,
    à l’obéissance et à la renonciation complète aux droits historiques, politiques
    et moraux. Bien que la cause palestinienne ait retrouvé une partie de son
    importance en tant que lutte de libération mondiale, le régime occupant a
    largement réussi à dépeindre la résistance palestinienne – et le peuple
    palestinien dans son ensemble – comme violents et terroristes, en inscrivant
    son récit fabriqué dans le discours mondial. Comprendre la dynamique de
    l’opinion publique mondiale révèle une dure réalité : la solidarité, aussi
    large soit-elle, est éphémère si elle n’est pas canalisée stratégiquement et
    immédiatement.

    Sans
    campagnes organisées pour maintenir la visibilité et la pression, même les
    causes les plus justes risquent de disparaître des mémoires une fois les gros
    titres passés. En 1982, l’indignation mondiale a atteint son paroxysme après
    l’invasion du Liban par Israël et le massacre de Sabra et Chatila, mais elle
    s’est rapidement dissipée et Israël a rétabli des relations normalisées en
    toute impunité. En 2008, Gaza a bénéficié d’un élan de soutien international,
    qui s’est ensuite dissipé dès la fin de l’assaut.

    Aujourd’hui,
    même si le mot « génocide » est plus fréquemment associé à Gaza, le danger d’un
    oubli mondial plane – tout comme ce fut le cas pour les Rohingyas au Myanmar en
    2018, ou pour la Namibie en 1971, lorsque la CIJ a déclaré illégale l’occupation
    de l’Afrique du Sud, une décision restée lettre morte pendant deux décennies.
    Les causes justes ne triomphent pas uniquement en raison de leur justice, ni
    par le nombre de hashtags ou de sympathisants en ligne, mais par la capacité de
    leurs membres à maintenir leur élan, à faire pression et à saisir l’instant
    présent. Le monde n’a pas de mémoire ; il évolue au gré de l’instant. Et
    si cet instant n’est pas saisi avec sagesse et force, il s’estompera, telle une
    vague perdue dans le vaste océan de l’oubli.

    Que des enquêtes
    internationales indépendantes soient menées sur les événements du 7 octobre et
    sur les opérations militaires israéliennes à Gaza. Que les responsabilités
    soient établies, toutes les responsabilités. Que la justice ne soit plus un
    instrument différentiel selon les puissances en jeu, mais un socle commun.

    L’histoire
    jugera sévèrement les institutions qui auront échoué. Mais il n’est pas trop
    tard pour restaurer un minimum de cohérence morale. Car si la justice est
    incapable d’agir lorsque l’évidence s’impose, alors ce ne sont pas seulement
    les Palestiniens qu’elle abandonne – c’est notre humanité entière qu’elle
    trahit

    C’est ça
    l’armée de Tsahal ? Les parents sont enchaînés nues au soleil, et les enfants
    affamés et assoiffés meurent de faim ! Le monde est aveugle ?

    Gaza n’exige
    aucune  pitié, ni des indignations
    sélectives. mais demandes une seule chose : la vérité et la liberté !!!!!!.

     

     

  • Quand la France cède au Cyberharcèlement !

     

    Dans un climat de tension
    croissante autour de la question palestinienne, l’affaire Nour Atallah
    fait l’objet d’un acharnement médiatique qui dépasse de loin les faits
    reprochés à cette étudiante Gazaouie réfugiée en France.

    Certaines tribunes récentes,
    tentent de transformer ce cas individuel en symbole d’une trahison nationale,
    d’une complaisance de la France envers des figures et idéologies radicales. Or,
    ce discours n’est pas une alerte : c’est un procès politique, alimenté par les
    amalgames, l’émotion et la peur. Aussitôt, les médias français, dans lesquels
    les lobbies juifs font la loi, leur tombent sur le râble. C’est vraiment la
    paille et la poutre, une expression plus acceptable que d’avoir de la merde
    dans les yeux, qui est assez vulgaire.

    Une telle rhétorique n’élève pas le débat,
    elle l’empoisonne, se blottit d’une haine qui, au passé comme au présent,
    frappe des personnes en raison de leur origine car ils se revendiquent
    Palestiniens.

    La justice n’est pas la
    vindicte !!!!!

    Si des propos antisémites ont été tenus
    par Nour Atallah, ce qui reste à établir formellement, ils doivent être
    examinés par la justice, dans le cadre strict du droit, comme pour tout citoyen
    ou résident. En démocratie, ce n’est ni la rue, ni les lobbys, ni les réseaux
    sociaux, ni la presse engagée qui prononcent des condamnations.

    C’est un juge. Et c’est cela, précisément,
    qui distingue l’État de droit du tribunal populaire.

    Exclure une étudiante d’une université
    peut être une mesure disciplinaire. Mais faire de son origine un facteur
    aggravant ou suggérer que son statut de réfugiée devrait être révoqué à la
    moindre polémique est contraire aux principes républicains.

    Les Français sont devenus des
    bannis et des taulards dans leur propre pays, accusés de tous les maux, salis,
    rabaissés, surveillés et dénoncés par toutes les officines de chantage
    victimaires. Les Français ont perdu leurs libertés, et n’ont pas vu venir
    l’oligarchie qui les dépossédait progressivement.

    Une accusation fondée
    sur l’amalgame et la généralisation qui opère un glissement insidieux: il
    aligne Nour Atallah sur le même axe historique que des figures les
    combattants Palestiniens accusés à tort
    de vouloir tuer
    tous les juifs dans un État bi national
    . Le procédé est grossier mais efficace :
    par contagion symbolique, il assimile toute expression de critique radicale,
    toute origine arabe ou musulmane, à une menace terroriste latente.

    Cela n’est pas seulement
    injuste. C’est dangereux. Ce type d’argumentation sert d’alibi à ceux qui
    rêvent d’une politique de rejet systématique de l’Autre, sous couvert de
    sécurité. L’arrogance pathologique de ces délirants victimaires, incurablement
    hystériques et gravement atteints de folie paranoïaque, n’a décidément plus
    aucune limite !?

    Le droit d’asile n’est
    pas une faille, c’est un principe

    En suggérant que les réfugiés palestiniens
    entrant en France sont potentiellement des complices du Hamas, cet acharnement
    médiatique foule aux pieds le principe du droit d’asile, pourtant consacré par
    la Convention de Genève de 1951. Ce droit prévoit déjà des exclusions en cas de
    crimes graves ou de menaces avérées à la sécurité publique. Mais ce n’est pas
    parce qu’un individu est palestinien, musulman ou militant politique qu’il est
    automatiquement suspect.

    Réduire toute demande d’asile à une
    opération de filtrage idéologique revient à transformer la politique migratoire
    en machine à exclusion, alimentée par la paranoïa.

    Le glissement sémantique opéré dans cette
    affaire est révélateur : on passe de critiques politiques (d’ailleurs non
    reproduites intégralement pour analyse) à une accusation d’antisémitisme, puis
    à un lien implicite avec le terrorisme. Il faut rappeler que l’antisionisme
    n’est pas équivalent à l’antisémitisme, même s’il peut en certains cas en être
    le masque. La distinction est essentielle pour garantir la liberté d’expression
    et éviter de faire de toute critique d’Israël un délit d’opinion.

    En tentant de criminaliser toute voix
    palestinienne critique, on contribue à l’effacement du vécu de tout un peuple,
    déjà meurtri par l’exil, l’occupation et l’injustice historique.
    Les juifs ont volé la Palestine aux palestiniens, le reste
    c’est du blabla.

    Ironiquement, le lobby  prétend lutter contre la haine, mais c’est
    bien la haine qu’il diffuse haine des réfugiés, haine de l’islam, haine de la
    mémoire historique palestinienne, suspicion généralisée à l’égard de tout Arabe
    ou musulman vivant en France. Le récit proposé est celui d’une France assiégée
    par les “ennemis intérieurs”, où l’université deviendrait un repaire de
    radicalisation. Le lobby sioniste reste l’un des artisans de ce tragique retour
    de balancier poussant à la perte, définitive et sans appel, de toute empathie
    et de tout soutien envers ces tribalistes qui n’ont plus aucun ne sens de
    l’Honneur.

    Ce fantasme sécuritaire, relayé sans
    nuance, alimente la radicalisation en retour. Il pousse au rejet, au
    harcèlement, au racisme. Il sape la cohésion nationale au nom d’une pureté
    idéologique fictive.

    Nour Atallah, si elle a tenu des propos répréhensibles, doit être entendue par la
    justice, comme toute personne bénéficiant du droit à un procès équitable. Mais
    la transformer en icône du “mal palestinien” ou du “djihad
    universitaire
    ” n’est pas seulement une erreur d’analyse. C’est une
    tentative de disqualifier toute voix palestinienne en France, de lier l’exil à
    la trahison, et de réécrire l’histoire au bénéfice d’une idéologie sioniste.

     

    Donc pour ces monstres suprémacistes/racialistes/expansionnistes et
    aujourd’hui génocidaires, à la hauteur de leur arrogance criminelle, si
    dangereuse pour la France et pour les Français, y compris ceux de la
    communauté juive, lire ou consulter le livre Mein Kampf (Mon Combat), rédigé
    par Adolf Hitler durant son incarcération à la prison de Landsberg qui expose
    avec virulence les fondements idéologiques, le parti nazi fondé en 1923, ne
    relève en aucune matière à un antisémitisme, Mein Kampf tombe dans le
    domaine public. Il peut donc être réimprimé sans autorisation même en Allemagne.

    Mensonges sionistes, ils mentent en
    permanence ils sont créatifs dans le mensonge créatifs dans le vol créatif dans
    l’hypocrisie créatif dans la victimisation créatif dans la dissimulation
    créatif dans la cruauté et ils accusent les Palestiniens  comme quoi qu’ils les ont attaqués tout en
    oubliant la colonisation imposée à la Palestine avec un blocus inhumain.

    Aujourd’hui en France, Il ne faut plus
    avoir peur de remettre l’église au centre du village, quitte à exiger du
    lobbysme sioniste qu’il cède la place qu’il occupe par le chantage, la menace
    et le harcèlement moral : il n’y a pas d’antisémitisme en France.

    Personne ne déteste les
    juifs parce qu’ils vont à la synagogue, qu’ils respectent le shabbat, la  kashrout t
    et qu’ils portent la kippa.

    La critique du
    colonialisme fût-il sioniste, celle du lobbysme fût-il juif et celle du
    prosélytisme israélien, ce n’est pas de l’antisémitisme, et si ça l’est devenu
    c’est parce qu’en France occupée le pilpoul a remplacé l’intelligence et le
    courage.

    La France ne trahit pas ses principes
    quand elle accueille des exilés. Elle les trahit lorsqu’elle cède à la peur, à
    la propagande, et à l’oubli de ses propres valeurs.

    Kader Tahri
    Chroniqueur engagé, observateur inquiet
    « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles soient comme
    ça. »

    https://kadertahri.blogspot.com/

  • Reconnaissance internationale des droits collectifs du peuple palestinien !!!!!

     

    « Après
    tant de sang versé, de douleur et de pertes, le peuple palestinien mérite la
    liberté d’avoir un état indépendant, après toutes les balivernes des sionistes religieux
    . »

    C’est temps pour que le monde commence à
    comprendre l’ampleur historique du crime commis par le régime israélien. Ni
    pardon ni oubli pour tous ceux qui l’auront approuvé et soutenu. 
    En
    effet Israël persiste dans une doctrine militariste qui viole le droit
    international, porte atteinte à sa propre légitimité et aggrave l’insécurité
    des deux peuples. Une nouvelle approche fondée sur la reconnaissance mutuelle,
    la justice et l’égalité des droits est non seulement souhaitable, mais
    indispensable à toute paix durable.

    Si je me souviens bien, la France a bel
    et bien instauré l’apartheid en Algérie et a très probablement aussi commis un
    génocide, mais l’Algérie après une longue période de résistance avait pu avoir
    son indépendance. Je pense que c’est un bon exemple.

    La création de l’État d’Israël a été
    chaotique, tout comme celle de plusieurs autres États-nations relativement
    récents. Ce que je n’arrive pas à comprendre, c’est qu’en 1967, Israël
    possédait légalement 78 % de la Palestine mandatée, et que ses gouvernements
    n’ont rien fait pour établir un véritable État palestinien sur les 22 %
    restants. Au lieu de cela, ils ont immédiatement commencé à créer ce qu’ils ont
    appelé les « faits sur le terrain » en Cisjordanie. Suite à
    l’accumulation des actes criminels depuis lors, la viabilité à long terme de
    l’État d’Israël est désormais incertaine.

    Deux questions demeurent :

    1. Qu’est-ce que la colonie de
    peuplement sioniste est prête à abandonner, à abandonner ?

    2. Quelles forces sont nécessaires pour
    obliger la colonie sioniste à se décoloniser ?

    Seul le sionisme considère la lutte
    anticoloniale comme un «conflit ethno-national». Les colonisés la perçoivent différemment :

    Article 16 de la charte du Hamas de 2017 :

    Le Hamas affirme que son conflit est
    avec le projet sioniste, et non avec les Juifs en raison de leur religion. Le
    Hamas ne lutte pas contre les Juifs parce qu’ils sont juifs, mais contre les
    sionistes qui occupent la Palestine.

    Pourtant, ce sont les sionistes qui
    associent constamment le judaïsme et les Juifs à leur propre projet colonial et
    à leur entité illégale. Il faudrait retenir que  « Si les Israéliens arrêtent leurs
    agressions, il y aura la paix. Si les résistants de Hamas déposent les armes,
    il n’y aura plus de Palestiniens».

    Les guerres et les attaques contre tout
    le monde n’apporteront ni la paix ni la sécurité. Eux aussi ont le droit de se
    défendre et de contre-attaquer. Israël a donc besoin d’une voie à suivre qui ne
    passe pas par des guerres incessantes ni des attaques préventives pour
    conquérir davantage de territoires. C’est un échec.

    Israël a été conçu sur une planche à
    dessin et a pourtant été un échec. Il a été bâti sur la force, la suprématie et
    l’oppression. Dès le début, les Israéliens ont pris la mauvaise direction. Ils
    n’ont jamais été intéressés par une coexistence pacifique et égalitaire avec la
    population autochtone.

    Lisez Herzl et Jabotinsky et vous aurez
    toutes les réponses. Les premiers terroristes en Palestine étaient des intrus
    juifs fanatiques, pas des Palestiniens. Les premières recrues des FOI venaient
    de l’Irgoun, de la Haganah et de Levi. Ces trois organisations terroristes.
    Tout a commencé avec cet état d’esprit contaminé. Dès que les Israéliens ont
    compris que le monde acceptait les déplacements forcés, l’oppression,
    l’apartheid et toutes les autres injustices envers les Palestiniens, ils se
    sont dits : « Continuons ainsi. Pourquoi acheter des terres si nous pouvons
    les voler et les obtenir gratuitement
    ? »

    Et la situation s’est détériorée d’année
    en année.

    Comme une boule de neige qui grossit de
    plus en plus en dévalant la colline jusqu’à s’effondrer. La majorité des
    Israéliens ne changeront pas d’avis. Trop d’endoctrinement, trop de propagande
    ont empoisonné l’âme juive israélienne. C’est pourquoi je suis convaincu que
    seul une paix est la voie à suivre. Les Palestiniens et le monde ne peuvent ni
    oublier ni pardonner ce que les Israéliens ont fait et continuent de faire.
    Tout comme les Juifs et le monde ne peuvent ni oublier ni pardonner ce que
    l’Allemagne nazie a fait.

    Les États ethno-nationaux, qui forment
    des digues, des murs de confinement contre tous ceux qui ne sont pas «Nous»,
    sont par nature toxiques. Un État ethno-national est aussi néfaste qu’une
    théocratie. Les États doivent devenir de simples entités administratives,
    exécutant discrètement leurs tâches, et non des machines à passions
    identitaires. Laissons les Juifs, les Musulmans, les Chrétiens, les Druzes et
    toute autre personne souhaitant devenir citoyen vivre leur propre « identité »
    au sein d’une unité administrative qui répond aux besoins de tous ses membres
    de manière équitable et efficace.

    Personne ne peut s’attendre à ce que les
    Palestiniens partagent un pays avec leurs anciens bourreaux et bourreaux. Les
    Palestiniens méritent leur propre souveraineté. C’est impossible dans l’État
    juif.

    « La « loi sur l’État-nation » de
    2018 définit formellement Israël comme l’État-nation du peuple juif, avec le
    droit à l’autodétermination nationale propre au peuple juif à l’intérieur de
    ses frontières.» En d’autres termes il n’y a pas de place pour
    l’autodétermination palestinienne. l n’y a pas de place, ni de besoin, pour
    deux États

    Aucun groupe ethnique ne « mérite la
    souveraineté ». C’est la « souveraineté » qui permet à la colonie sioniste
    d’accélérer son génocide progressif sous les yeux du monde entier.
    Tout ce qu’il peut
    annoncer, venant de son invisibilité politique sur la scène
    internationale, ne vas pas plus loin que son ombre, elle même, si fatiguée, de
    rester accrochée, à un type qui n’as aucun rayonnement.

    Les frontières westphaliennes doivent
    être remplacées par l’intérêt d’un ordre mondial rationnel d’individus égaux,
    un ordre qui élimine la fiction impériale d’États «égaux». C’est
    impossible dans l’État juif »

    Tout est impossible dans l’État juif
    ethno-suprémaciste, sauf l’apartheid et la subjugation, qui obligent l’État à «
    tuer, tuer et tuer, toute la journée, tous les jours ».

    C’est pourquoi l’État juif doit se
    dissoudre dans la Palestine démocratique. Israël est petit et il occupe déjà 78
    % de la Palestine volée. Les Juifs allemands vivent avec leurs anciens
    bourreaux les Sud-Africains noirs aussi ; les Afro-Américains aussi.

    Si les Juifs de Palestine souhaitent
    s’attacher à une mythologie ancienne, qu’ils le fassent entourés des habitants
    autochtones de la région. Ceux-ci sont originaires de Palestine, et non de
    Pologne, de Russie ou des États-Unis. La « diaspora » est une mythologie
    sioniste.

    Le monde ne peut pas revenir aux
    situations et aux conditions qui étaient censées régner il y a deux mille ans.

    L’État d’Israël doit cesser d’exister,
    car cela implique une violence coloniale continue.

    La comparaison avec l’Allemagne ou
    l’Afrique du Sud est tout simplement erronée. Les résolutions de l’ONU ont déjà
    défini le territoire palestinien. Les Israéliens doivent quitter les
    territoires occupés illégaux.

    Rapprochez-vous sur « votre »
    terre. Toute colonie est illégale au regard du droit international, car
    l’accaparement des terres n’est pas autorisé par la puissance occupante.

    Lisez l’article 49 de la IVe Convention
    de Genève. Lisez l’arrêt de la CIJ. La CIJ devrait peut-être revoir toute la
    procédure, car les Palestiniens ont toujours été gravement désavantagés. Ce que
    les Israéliens « ont reçu gracieusement » selon leur
    religion juive n’a aucune signification ni valeur en droit international.
    Soyons clairs : le problème n’est évidemment pas d’être juif, le nœud du
    problème est le sionisme et la façon dont les sionistes fanatiques se sont
    comportés et se comportent encore.

    Le monde entier sait qu’Israël commet un
    génocide, déshumanise les Palestiniens et affame délibérément les bébés de
    Gaza. Le soutien des États-Unis, allié à Netanyahou et complice de ce dernier,
    ne lui donne ni raison ni innocence. Au contraire, les États-Unis perdent leur
    leadership et leur crédibilité aux yeux des libres penseurs du monde entier.

    Quand ? Quand suffisamment d’Israéliens
    décideront de leur propre Révolution orange et chasseront ce régime du pouvoir,
    de préférence vers une colonie en Floride. Quand ils cesseront de se laisser
    dominer par des peurs ataviques et décideront qu’ils préfèrent une véritable
    société démocratique et égalitaire. Quand ils cesseront de sacraliser Eretz
    Israël
    et décideront qu’elle n’est pas seulement leur patrie, mais aussi
    celle des Palestiniens. Trop d’Israéliens ont transformé la terre d’Israël en
    un nouveau veau d’or, une idole à vénérer, en totale contradiction avec les
    commandements de Dieu.

    Quand ? Lorsqu’ils comprendront qu’une
    loi inégalement appliquée n’est pas une loi, mais seulement de la corruption.
    Lorsqu’ils commenceront à écouter les meilleurs d’entre eux, et non les pires.
    Lorsqu’ils reviendront au cœur de l’éthique juive. Ils ne peuvent pas dire que
    le sionisme est fondamentalement un gros mensonge, ils le savent.

    Les voisins immédiats d’Israël ne
    veulent pas de la Terre d’Israël. Ils veulent qu’Israël quitte leurs terres. La
    Palestine, y compris la Cisjordanie, la Syrie, le Liban et les autres terres
    convoitées par Israël.

    Allez-y Israël ! Restez sur votre terre
    et défendez vos propres frontières. Arrêtez d’attaquer celles des autres.

    En conclusion il est important de dire
    que les déclarations des États européens concernant la reconnaissance d’un État
    palestinien constituent une étape importante. Elles ajoutent une dimension
    significative à la reconnaissance internationale des droits collectifs du
    peuple palestinien, au premier rang desquels figure son droit à l’indépendance
    .

     Kader Tahri
    Chroniqueur engagé, observateur inquiet
    « Il faut dire les choses comme elles sont, mais refuser qu’elles
    soient comme ça.
    »

    https://kadertahri.blogspot.com/