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  • Guerre en Ukraine : Recours aux Enfants Soldats d’Azov.

     

    Ce qui hypocrite, c’est que tout
    ce qui ne serait pas toléré au reste du monde puisque contraire aux valeurs
    Occidentales (Droits de l’Homme, Démocratie etc), est toujours accepter lorsque
    ceci est Ukrainien, dès lors que c’est contre la Russie. Les GAFAM veulent faire
    du reste du Monde un acteur et une victime du conflit et pourtant en Afrique, en
    Amérique Latine, en Asie et dans le monde Arabe, ni les médias ni les réseaux
    ne partagent cet enthousiasme. Car cette guerre a été soutenue et créée par des
    losers dirigés par une vieille Europe moisie et les médias occidentaux nous
    servent une soupe larmoyante, bouleversante   sans
    nous informer sur les tenants, les aboutissants, les causes, les implications
    et intrications de cette guerre.

    Lord William Harry Ponsonby, homme politique, écrivain Britannique,
    est souvent cité comme l’auteur des principes élémentaires de la propagande de
    guerre qui consistent à dire et à répéter :

    1– Nous ne voulons pas la guerre; 2–
    Le camp adverse est seul responsable de la guerre; 3 – L’ennemi a les trait du diable ou du «méchant de service»; 4– C’est une cause noble que nous
    défendons et non des intérêts particuliers; 5– L’ennemi provoque intentionnellement des atrocités ; nous ne
    pouvons commettre que des «bavures» involontaires; 6– L’ennemi use d’armes illégales ; 7– Les pertes de l’ennemi sont importantes, les nôtres sont
    faibles; 8– Les artistes et les
    intellectuels sont acquis à notre cause ; 9–
    Notre cause a un caractère sacré ; 10 –
    Ceux qui mettent en doute la propagande sont des traîtres.

    C’est beau la démocratie Occidentale en  action !

    Il faut aussi rappeler que ce
    genre de guide de la propagande de guerre semble être un monopole israélien du
    champ lexical de colonisation, qui permet à Israël de massacrer des
    Palestiniens par milliers en invoquant une prétendue légitime
    défense, alors que tout acte de légitime défense littérale des résistants Palestiniens
    est condamné comme du terrorisme, s’est révélé terriblement enrichissant non
    seulement en facilitant les objectifs politiques et territoriaux d’Israël, mais
    aussi en créant des opportunités internationales permettant à des individus
    israéliens et à des entités militaires de capitaliser sur l’expertise d’Israël
    en matière de juiverie, d’apartheid et de répression.

    En effet tous ces crimes ne sont
    pas et ne peuvent pas être de même nature et condamnés de la même façon. Car
    les uns sont fait par des gentils, et les autres par des méchants, cela fait
    toute la différence entre l’occupation et la résistance. Ainsi pour les médias
    d’aujourd’hui la thématique et les techniques de propagande sont bel et bien
    maintenues. Certes la profonde détresse des Ukrainiens et des Palestiniens mérite,
    évidemment, d’être montrée, malheureusement cette image de détresse n’est pas
    une information mais un spectacle porté comme un bourrage des esprits par les
    médias qui s’épargnent ainsi un véritable analyse de la scène politique
    Israélienne au style apartheid et ukrainienne au demeurant très corrompue,
    accessoirement, les Ukrainiens qui restent toujours parmi les populations les
    plus pauvres d’Europe, aimeraient tous bien occuper un bon emploi et manger à
    leur faim plutôt que d’être conduits à l’exode et à toutes sortes de
    compromissions.

    La Syrie reste l’exemple le
    plus illustrant, les Occidentaux ont utilisé des fausses attaques chimiques,
    organisées par les services spéciaux britanniques, sous couvert de notoire
    « Casques Blancs« . Ces
    fausses attaques chimiques avaient pour but de justifier les bombardements
    occidentaux sur le peuple Syrien. Quand les casques blancs se sont fait prendre
    la main dans le sac, et d’être piteusement démasqués. Il n’y a plus jamais eu
    d’attaque chimique. La guerre en Syrie échoue, malgré le déploiement phénoménal
    de forces et d’argent, de la part de la coalition,

    Dans la guerre en Ukraine, les
    analyses des pseudo experts propagandistes sur les plateaux de Télévision,
    laissent entendre qu’une guerre chimique serait dans les intentions de la Russie. Le message est
    clair: Les braves services de renseignement occidentaux vont remettre la main à
    la pâte et organiser une « abominable
    attaque chimique Russe contre les démocrates Ukrainiens
     » qui suscitera
    une légitime indignation mondiale. Tous les ingrédients du parti pris, des informations
    sélectives, des mensonges par omission, pour une pensée unique sur la crise
    ukrainienne s’y retrouvent.

    Toujours est-il en Ukraine que le
    «Groupe Azov» est clairement
    identifié une paramilitaire à l’extrême droite. Bien qu’il se défende d’avoir
    une idéologie proche des nazis, il n’en reste pas moins que le sigle d’Azov est
    le symbole de la II
    division Das Reich, agrémentée d’un soleil noir inversé qui est aussi un
    symbole nazi, et qu’il compte en son sein des mercenaires étrangers (issus de plus
    20 nationalités) dont quelques-uns se déclarent ouvertement de grands fans du
    nazisme comme les organisations fascistes de Trizoub-Bandera, Secteur Droit,
    Svoboda, Patriote d’Ukraine et les éléments de ces bataillons sont également
    connus comme les « hommes noirs ». L’Ukraine pullule de groupes,
    groupuscules ou partis de ce genre, sentant le souffre?

    Je ne sais pas si on laisserait
    ce genre d’armées hors de l’armée conventionnelle se développer chez les pays
    Occidentaux ?

    Pour rappel, le bataillon Azov a
    été créé le 5 mai 2014 avec la bénédiction des politiciens, suite à la
    révolution du Maïdan de Kiev. C’est
    au lendemain des référendums de Lougansk et Donetsk (13 avril 2014) que le
    gouvernement Ukrainien décide de former des milices armées pour lutter contre
    ce qui est alors considéré comme une insurrection séparatiste.

    Le bataillon Azov est donc le
    corollaire de cette décision prise au sommet de l’État ukrainien..  À l’époque, les troupes ukrainiennes avaient
    été incapables de freiner l’avancée des milices, armées et entraînées par les
    Russes, qui s’emparaient des villes dans l’Est. Des patriotes volontaires
    s’étaient alors réunis en bataillons, financés en partie par de riches hommes
    d’affaires. À l’été 2014, les combattants d’Azov libéraient Marioupol et, six mois plus tard,
    défendaient cette importante ville portuaire dans la bataille de Shyrokyne, un village non loin, situé
    sur les côtes de la mer d’Azov, d’où le régiment tire son nom. Les succès
    militaires du régiment à Marioupol
    et Shyrokyne, furent l’acte de
    baptême de cette nouvelle mystique armée autour de l’ambition, de la
    détermination et de l’autonomie des combattants.

    Ce message simple est destiné
    avant tout à la population ukrainienne ; il permet de faire d’Azov un régiment
    d’élite accepté par une partie de la population. Le bataillon Azov
    travaille à la promotion du néo-nazisme partout au pays et cultive une
    idéologie xénophobe, raciale et violente à l’encontre des non Ukrainiens, toutes
    les nouvelles recrues sont endoctrinées aux idées d’extrême droite, souvent
    xénophobes.

    S’il n’y a aucun doute que des
    éléments radicaux existent au sein du régiment elles décrédibilisent l’État
    ukrainien, accusé d’employer des « bataillons néo-nazis » contre les
    populations du Donbass. La révolution de Maïdan
    est ainsi associée à un putsch ayant porté au pouvoir une junte fascisante,
    mais les partenaires Européens qui avaient pu témoigner de leur inquiétude
    quant à ces formations paramilitaires ultranationalistes, semblent avoir renoncer
    à une partie de leurs convictions démocratiques pour soutenir l’Ukraine censée
    défendre la démocratie. Néanmoins je remarque une chose assez extraordinaire,
    c’est cette aptitude qu’ont eu les médias occidentaux à faire croire que
    l’Ukraine était un paradis démocratique gouverné par des vrais démocrates
    désintéressés et soucieux des valeurs européennes avec des bataillons qui brandissent
    des signes nazis et semblent être des défenseurs de la démocratie.

    L’Ukraine était sans doute le
    pays le plus altéré et corrompu d’Europe, il doit toujours l’être. Les
    politiques y ont toujours été à la traîne des oligarques quand ils ne l’étaient
    pas eux-mêmes. Bien qu’à son indépendance elle disposait de tous les atouts
    pour prospérer elle n’a fait que stagner et a perdu avant que la guerre explose
    les 20% de sa population a partir chercher son bonheur ailleurs. Le bataillon
    Azov n’a rien d’héroïque. Une reddition honorable n’est pas un crime. Ce qui
    est un crime par contre c’est une obstination absurde qui ne fait qu’augmenter
    inutilement les pertes et les destructions. Ils devront répondre de leurs
    actions. La seule excuse qu’ils puissent invoquer, c’est d’avoir été manipulés
    par le Pouvoir Ukrainien.

    Depuis longtemps, Azov organise
    des camps pour enfants aux abords d’un affluent du Dniestr, tout prés de Kiev. En
    quelques jours d’entraînement dans un camp militaire, on souhaite faire de
    jeunes âgés de 5 à 15 ans d’ardents guerriers. Il s’agit bien des
    camps militaires des Azovets, qui sont établit dans plusieurs villes, le plus important
    étant celui de Kiev et encore une fois nous observons le long silence des
    médias du bien sur le sujet.

    Cette exploitation est bien
    évidemment illégale puisque conformément à la Convention Internationale
    des Droits de l’Enfant (CIDE) des Nations Unies et au droit international des
    droits de l’Homme, aucun enfant de moins de 18 ans ne peut être recruté dans
    les forces armées (gouvernementales) ou dans des groupes rebelles armés
    (milices et gangs). Le Protocole facultatif à la Convention relative aux
    droits de l’enfant, concernant l’implication d’enfants dans les conflits armés
    (OPAC) interdit aux groupes armés non étatiques de recruter toute personne âgée
    de moins de 18 ans à quelque fin que ce soit afin de donner un nouvel élan aux
    projets de prévention et de lutte contre ce phénomène.

    La société Ukrainienne dans son
    ensemble reste fortement militarisée et la possession d’une arme y joue un rôle
    important. Les armes fascinent et font partie du quotidien de certaines
    communautés qui ont eu, dans leur histoire, à se défendre contre un ennemi
    permanent. L’enfant est donc naturellement très tôt bercé par un idéal
    militaire et par la nécessité d’acquérir une arme. L’arme ne fait pas peur aux
    enfants  au contraire, elle les fascine. Posséder une arme dans un pays en
    conflit est un gage de sécurité et de statut, y compris pour les filles. Dans
    l’imaginaire collectif, recevoir une arme marque le passage de l’enfance à
    l’âge adulte. Le phénomène des enfants soldats en Europe est une réalité qui
    n’appartient qu’à l’Ukraine à ce jour par des organisations fascistes qui soit ils
    ignorent les règles de la guerre, soit ils s’en moquent, ce qui devient un
    phénomène prolongé dans laquelle la population civile continue de souffrir
    gravement.

    Je tiens surtout à conclure
    qu’une guerre est toujours traumatisante, notamment pour les enfants et que la
    guerre en Ukraine ne fait pas exception, sans oublier les conséquences des
    conflits pour les enfants en Palestine, en Syrie, en Libye, en Irak, au Yémen
    ou bien encore dans la contrée de l’Afrique, une notion totalement répandue
    chez les médias Occidentaux qui tendent à normaliser la tragédie dans certaines
    régions du monde, notamment au Moyen-Orient et amplifier le drame des autres
    notamment en Ukraine. Une histoire d’instrumentalisation cynique d’une liberté
    d’expression chimérique, mais on ne le dit pas, les médias ont toutes les
    vertus.

    C’est ce qu’on nomme la liberté
    de la presse et en cas de mauvaise information seul l’avocat peut contester.

  • Algérie : 60 ans d’indépendance sans rente mémorielle !

    Toutes les écoles
    d’anthropologie sociale nous enseignent que le colonialisme d’exploitation    n’aurait du reste jamais perduré, tous les sociétés
    humaines depuis l’aube des temps ont élaboré, sans s’être concertés, une norme
    commune à l’Humanité : la proscription morale et religieuse absolue du fait
    colonial et de l’exploitation humaine avec sa vision sauvant les colonies des
    ténèbres par la colonisation en associant le colonisé au Barbare, un peu plus
    encore du portrait surréaliste du colonisé. Je partage cette certitude sur
    l’exclusivité de refuser, de dénoncer le colonialisme quel que soit sa forme
    qui avait laisser dans la société algérienne une cicatrice jamais refermée, et
    ceci s’explique par le fait qu’il n’y a pas une famille en Algérie qui n’a pas
    un membre de sa famille assassiné par l’occupant français et en général tout
    les gens qui avaient participé à la guerre d’Algérie en garde de grosses
    séquelles psychologiques!

    La France raciste et colonialiste avait pillé toutes les
    richesses de l’Algérie et opérer un génocide de plus de 6 millions d’algériens,
    ceci par évidence reste surtout un crime contre l’humanité perpétré en Algérie et
    pire: La France Coloniale
    à propos de son histoire, a la même honnêteté que la Turquie sur le génocide
    des Arméniens. Ce n’est que ça. Rien d’autre qu’une décadence morale ?  

    C’est exact. Il
    est vraisemblable que l’armée coloniale Française avait cherché à atteindre un
    objectif militaire, et que les chefs militaires ont cru dans l’imaginaire de
    débiles d’exterminer la population indigène. Ce qui est certain, c’est qu’il y
    avait un grand hachis de vies humaines, et que l’armée coloniale Française en
    Algérie qui certainement ne pouvait être sure de son affaire, aurait pu
    s’abstenir d’exterminer toute une population 
    avec des conséquences prévisibles.

    La guerre est
    cruelle par nature et on ne peut pas la faire gentiment. L’armée coloniale
    avait mené une guerre impitoyable et sanguinaire, contre le peuple Algérien
    colonisé, uniquement par esprit de malfaisance. On voulait écraser et terrifier
    l’ennemi, alors que la France
    coloniale n’avait pas été menacée et ne luttait pas pour sa survie.

    Sans refaire toute
    l’histoire la population Algérienne dans la position actuelle a sans aucun
    doute  l’avantage de pouvoir regarder mes
    ennemis en face, l’Algérie  n’a rien à
    voir avec un pays qui ne veut pas d’elle, ni de la France : C’est son droit.
    L’Algérie ignore la France,
    c’est son droit.

    Un peu de culture
    historique permettant de comprendre pourquoi, il est donc singulier de constater
    que la France
    se livre une véritable guerre des mémoires. Le contrôle de la mémoire est un
    instrument entre les mains des officiels français et la presse pour imposer une
    vision officiel de la France
    fraternelle sur les événements de la guerre d’Algérie, l’exemple le plus
    illustrant, le soi-disant massacre d’Oran du 5 Juillet 1962, alors qu’il
    s’agissait d’une manifestation joyeuse de jeunes algériens descendus dans les
    quartier européens qui jusqu’ici leur était interdit. Bien que non armés, ils aient
    subis des tirs des snipers de l’OAS, à partir des balcons et des terrasses des
    immeubles, plus d’une centaine de jeunes ont été assassinés sous les yeux de
    l’Armée Française qui n’est pas intervenue pour protéger les victimes ?

    Les chiffres
    officiels, donnés le 9 juillet, font état de 101 morts, 76 Algériens et 25
    Européens et de 145 blessés, 105 Algériens et 40 Européens. La lecture du
    registre des actes de décès de la mairie d’Oran donne 36 décès Européens (dont
    une femme) dont 9 non identifiés. Ce qui est certain c’est que la France dans son espace
    colonial n’arriver pas à liquider son histoire avec l’Algérie, C’est fatigant
    de lire sans arrêt ces assimilations qui fleurent la haine, le mépris par une
    presse conventionnée en retournant la réalité pour se croire investi d’une
    mission salvatrice. Les médias sont partisans et soutiennent une idéologie
    impérialiste plus qu’ils informent. La fameuse parabole du mensonge répété
    mille fois qui devient une vérité.

    On peut imaginer
    que la foule qui manifestait dans la joie, brusquement agressée, se soit
    laissée probablement  à une chasse des
    membres armés de l’OAS. Les terribles derniers mois vécus sous le feu de l’OAS
    appelaient d’autant plus de vengeance. En tirant sur la foule les membres de
    l’OAS avaient fait preuve d’action criminelle et alors la foule aurait répondu
    comme mécaniquement à la peur qu’avait suscitée la tuerie de l’OAS.

    Pour rappel, il
    faudrait signaler que l’OAS créée par des officiers
    français dissidents de l’armée coloniale, a transformé la ville d’Oran en bain
    de sang pour les civils sans défense, notamment après la signature des accords
    d’Evian et le début de son application, le 19 mars 1962.
    Les
    deux années précédant l’indépendance (1961-1962) sont la période la plus
    sanguinaire dans l’histoire des crimes du colonialisme français dans la ville
    d’Oran, en raison des actions de l’OAS refusant les négociations sur
    l’indépendance de l’Algérie. L’OAS
    a pris Oran comme point d’ancrage essentiel pour elle, la ville d’Oran est
    devenue le théâtre d’opérations d’assassinat et de terrorisme, parfois
    collectives et d’autres individuelles, menées par le sinistre général
    Edmond
    Jouhau
    dirigeant une aventure criminelle.

    Les opérations
    terroristes collectives étaient nombreuses dans la ville d’Oran, notamment
    celles ayant ciblé des algériens où des voitures avec des individus armés
    sillonnaient les rues et tiraient sur les passants de manière anarchique,
    ciblant les civils. Le cas du 11 mai 1962 où 15 femmes, des travailleuses des
    services d’hygiène, ont été tuées en plein centre de la ville, Un événement
    particulièrement traumatisant fut l’explosion simultanée de deux voitures
    piégées, le 28 février 1962, un soir de ramadan, par les éléments de l’OAS sur
    l’esplanade de M’dina Jdida (Tahtaha), qui s’est soldée par la mort de 80 Algériens
    et des dizaines de blessés, laissant derrière eux des scènes horribles de
    « lambeaux » de chair humaine disséminés sur les lieux du massacre, les
    explosions des cuves d’hydrocarbures du port d’Oran, divers attentats ciblaient
    les algériens même dans les cliniques et les hôpitaux,  l’empoisonnement des barrages d’eau, le
    lynchage étant l’une des méthodes d’exécution de l’OAS, sans compter d’autres
    attentats plus atroces les unes que les autres, tous restent l’écho sanglant de
    ce que fut la terreur imposée par l’OAS ainsi que l’image d’une vengeance
    sauvage des Pieds Noirs qui ne voulaient surtout pas laisser les Algériens
    devenir indépendants.

    Oran est l’une des
    villes algériennes où les opérations de l’OAS furent les plus sanglantes ayant
    laissé la région dans un état apocalyptique l’été 1962. Une mémoire bafouée et
    niée dans une ville ravagée depuis des mois par les attentats de l’OAS,  désormais, plus que jamais plastiquages et
    assassinats se succéderont à un rythme d’enfer. De son côté, la population
    algérienne vivait la peur, au jour le jour, dans l’attente d’une délivrance
    aussi proche que certaine. L’OAS dont ses éléments déguisés en Gendarmes, avait
    employé contre la population algérienne toutes les formes d’extermination
    individuelle et collective : lynchages, ratonnades, exécution des malades
    à l’intérieur même des hôpitaux, enlèvements et exécutions des condamnés à mort
    détenus à la prison d’Oran, tirs au mortier 81 et aux grenades à ailettes, tirs
    de snipers à partir des immeubles.

    Par cet attentat,
    l’O.A.S. venait d’atteindre le seuil de l’intolérable et de franchir un nouveau
    pas dans le crime génocidaire organisé qui a dépassé les limites jusque là
    connues de l’horreur, En vérité, on était arrivé au point de non retour. Cet
    attentat meurtrier constitue désormais le levain de haine qui séparera
    irrémédiablement les deux communautés. Le nombre réel des victimes de ce
    carnage ne sera jamais connu. En tout état de cause, les estimations
    officielles avancent le chiffre de 80 morts et de 150 blessés.

    tous ces attentats
    meurtrières ont
    en revanche été escamoté par les Français idéologiquement marqués par la
    défense des pieds-noirs, considérés comme les éternelles victimes du Front de
    libération nationale (FLN), des Arabes, cette mémoire criminelle est restée
    méconnue ou indifférente du côté français.
    Les massacres des
    Algériens entre le 19 Mars et le  Juillet
    1962, doivent assurément être reconnus et éclairés, sans être renvoyer à un
    effacement qui entretient une mémoire meurtrie elle résonne comme un déni de
    souffrance presque aussi terrible que d’être voué à l’indifférence par une
    France qui a bâti son récit colonial en l’héroïsant, elle n’a aucunement
    intérêt à en reparler des actions meurtrières de l’OAS et que dire du bilan
    très lourd d’assassinats d’Algériens par l’OAS durant les années 1961 et 1962,
    sans parler de la destruction  des
    infrastructures techniques (Centrale
    Electricté, station de Radio et Télévision
    ) de la ville de son aéroport et
    de son port ?

    Aucun Historien ou
    journaliste ne semble avoir songé à se rendre en Algérie afin de confronter ses
    sources aux témoignages des Algériens. Dans les travaux actuels des Français, en
    résulte des études tronquées, pleines de fausses interprétations, et
    systématiquement orientées vers la théorie d’après laquelle les pieds-noirs ont
    été obligés de partir, selon la valise ou le cercueil. Or, après deux semaines
    de fuite affolée, les départs des Français d’Oran ralentirent considérablement.
    Dès août,  après la prise en main
    sécuritaire des autorités algériennes, le sentiment de sécurité était
    totalement revenu. En 1965, Oran comptait encore plus de vingt cinq mille
    pieds-noirs.

    Le peuple Algérien
    dans sa globalité  ne pardonnons pas, et
    ne pardonnerons jamais à tous ces ramassis de colons, de pieds noirs très
    mélangée avec Espagnols, Portugais, Italiens, Maltais, même Allemands etc, que
    nous tenons pour des crétins incultes, voleurs et spoliateurs, sans éducation,
    vulgaires et gesticulants, venus en mercenaires pour les pillages passés de nos
    terres de 1830 à 1962. Il faudra impérativement que la France ouvre les archives
    de la guerre d’Algérie, toutes les archives, même les soient disant « secret
    défense
     » qui sont uniquement destinées à cacher l’horreur des
    actes perpétrés par les autorités françaises de l’époque. L’Algérie ne demande
    que la vérité à la France,
    il se trouve aussi que détruire les villes, terroriser massacrer déporter
    n’avait pas rendu la France
    meilleurs.

    Pour le peuple
    Français la connaissance des peuples lointains est limitée aux récits des
    médias, écrits en général dans un contexte colonial et dans un esprit
    d’adhésion au colonialisme, l’histoire du consul souffleté, elle n’est
    qu’anecdotique et destinée aux livres d’images. Les représentations du colonisé
    relayées par la culture populaire, sont imprégnées d’une série de préjugés à
    même de justifier dans l’esprit populaire la présence française coloniale.
    Même, dans leur discours polémique, on retrouve un certain attrait pour la
    production d’images quasi mythiques, ou alors une totale méconnaissance de la
    mentalité des Algériens.

    En
    France, l’anti-algérien trouve sa source dans cette vieille « blessure d’orgueil » dont certains
    ne parviennent pas à se départir. Certains veulent se convaincre que l’Algérie
    restera un valet à l’ancien colonisateur, mais l’Algérie dans le monde et dans
    ses rapports avec d’autres pays   se
    porte bien, après un soixante d’année d’indépendance, l’Algérie d’aujourd’hui
    est en droit de condamner la colonisation Française et elle est en mesure de
    revendiquer tous ses droits dans la restitution des richesses spoliés et
    transférer en France.

    Pourquoi la France traîne-t-elle une
    sorte de mauvaise conscience qui n’est fondée sur rien  une mauvaise conscience qui entretient les
    sales rancœurs d’une classe dirigeante Française incapable, profondément
    nostalgique et cultivant cyniquement les rancoeurs pour s’exonérer de la
    responsabilité des ses immenses spoliations des richesses Algériennes et les crimes
    commis sur la peuples Algérien au nom d’une France fraternelle. Quant à
    l’Algérie d’aujourd’hui, il est à se demander pourquoi continuer de maintenir,
    avec la France,
    cette relation malsaine et encore pour en finir avec ces vieilles citations,
    par exemple France Pays des droits de l’homme qui avait réussi à occulter
    l’infâme. Cela permet de faire oublier leur extraordinaire incurie.  Tout
    est à revoir
    ?

    La cicatrice des crimes est encore fraîche malheureusement, la guerre,
    c’était hier, alors un grand respect et hommages pour tous ces pauvres gens
    morts simplement parce qu’ils étaient des Algériens, des martyrs. Décidément,
    le peuple Algérien, c’est plus que l’Algérie, c’est aussi et d’abord l’Algérie.
    Après Soixante années, le peuple Algérien n’est pas mort, il est bien libre,
    une liberté acquise chèrement et cela mérite d’être  fêté par un 5 Juillet bravement.

     

  • La chrétienté, une identité sectaire criarde !

     

    Personnellement je n’ai rien
    contre le chrétien lambda, il y a presque 1.5 milliards de chrétiens, se
    faisant souvent la guerre entre eux, et ayant chacun sa vision de croyance,
    actuellement, dans le monde chrétien il y en a environ 25000 à 30000 sectes,
    (donc 14.000 dénominations évangéliques) surtout il ne faut pas être surpris du
    chaos confessionnel que cela peut entraîner, surtout parce qu’elles sont
    différentes et opposés en leurs croyances et pratiques mais tous affirment
    suivre une même Bible et sur la façon dont ils seront censés être sauvé, De
    plus, il existe plus de 25 000 groupes chrétiens distincts, qui se sont
    divisés, tous avec des écrits  vrais, amples et variées sur ce qu’est le
    christianisme, le Fils de Dieu aura sûrement une grande difficulté à départager
    son salut à toutes ces sectes censées avoir chacune sa vérité. Alors il est
    plus convenu que lorsque le christianisme aura un message unifié et sans
    équivoque, sur lequel tous les chrétiens se mettront d’accord et que vous
    pouvez justifier ce que vous dites ?

    Le problème n’est donc pas les chrétiens,
    on sait d’eux que chacun étant différent, et libre de ses croyances, mais leur
    prosélytisme, cette fâcheuse habitude à l’affichage ostensible d’une croisade
    dite évangélique est faite sous le prosélytisme ou le devoir
    d’évangélisation, ces activités peuvent se définir comme «le zèle déployé
    pour répandre la foi et rallier des personnes à une doctrine
    .», alors que
    la foi s’accommode de la liberté de penser, de sens critique, d’écoute de
    l’autre, celui qui croit autrement ou qui ne croit pas. L’histoire retiendra ce
    paradoxe incroyable.

    La religion ne s’explique pas;
    elle se vit et elle aide à vivre celle et celui qui choisit librement d’y
    adhérer; elle colore sa vie, elle lui donne un sens, un « moteur »,
    elle l’ouvre à une espérance, l’espérance d’avoir été aimé, d’abord et avant
    tout, gratuitement, sans condition, Regarder certes la foi comme un moteur de
    vie, mais ne jamais la regarder comme étant le seul moteur, le seul sens;
    d’autres valeurs peuvent remplir ce rôle avec une égale pertinence …

    Par ailleurs, on ne doit pas
    seulement juger une religion à ses vie faits éventuels sur ses croyants mais
    sur la véracité de ses textes or les différents Evangiles  sont aussi invraisemblables l’un que l’autre
    et surtout la notion de péché a fait des ravages (culpabilité…).

    La morale chrétienne était
    étouffante et de nombreux auteurs en ont parlé des effets négatifs de l’Église
    sur les âmes dans leurs œuvres, on sait que dans la tradition chrétienne, les
    plus grands manipulateurs des siècles précédents étaient tous des hommes
    d’Eglise intellectuels pacifistes, et pourtant ils auront semé la guerre. Les
    guerres menées au nom de rien qui ont été à la fois les plus extrêmes et les
    plus spécifiques de l’humanité et l’Histoire ecclésiastique sont assez
    riches en tueries catholiques, pour une identité chrétienne soucieuse de se
    préserver des passions religieuses.

    Pour n’en citer que quelques-uns
    :

    L’inquisition du Moyen Age avec
    la chasse aux sorciers, a presque exterminé toute la population féminine
    d’Europe.

    La réforme anglaise a tué des
    catholiques parce qu’ils n’adoraient pas Dieu de la bonne manière protestante.

    Le massacre de la Saint-Barthélemy
    constitue alors le modèle indépassable du déchaînement des violences extrêmes à
    l’égard de civils sans défense.

    Le KKK en massacrant des Noirs, croyait
    suivre les ordres de Dieu.

    La colonisation des pays avec la
    bénédiction de l’Eglise tout en diabolisant leur population, salir leur
    religion pour justifier les crimes sans oublier que les églises catholiques ont
    été les faire valoir des justifications morales et religieuses de toutes les
    atrocités commises au fil des siècles, y compris à l’encontre d’autres
    chrétiens, au nom du dieu d’amour et l’évangélisation civilisationnelle!

    Enfin il reste à noter que tous
    les religieux, les dirigeants politiques et tous les médias  avaient estimé que chacun de leurs actes
    était ordonné par Dieu, y compris la guerre et les exécutions. (Invasion de
    l’Irak). L’Église a toujours été toute puissante. Le pouvoir de l’Église sur
    les consciences est une sentence divine. Il est exact que la lutte pour le
    pouvoir entre les souverains et l’église a parfois été féroce, et c’est
    précisément parce que l’Église était très puissante dans l’esprit du peuple et
    que les Papes ont toujours joué un rôle politique majeur.
    Dans l’histoire de la France
    chrétienne, les premiers rois francs ont très vite recherché l’appui de
    l’Eglise pour légitimer leur pouvoir. La France s’est construite en tant que « fille
    aînée de l’Eglise », ce qui a permis à ces rois de se poser en protecteurs du
    Vatican, avec une certaine duplicité.

    Enfin, pendant très longtemps,
    les religieux étaient quasiment les seuls à lire, écrire, et transmettre la
    culture, ce qui leur donnait un ascendant moral important sur un peuple
    majoritairement illettré. Et les religieux n’hésitaient pas à écraser la
    population, ce n’était sûrement pas au nom de la liberté individuelle mais par
    autoritarisme et égoïsme….

    Rien n’est perdu, pour une secte
    qui fait injection de religion, l’Église est toujours hégémonique, ses  religieux  sont soit des perroquets qui répètent une
    opinion à la mode sans connaître le sens des mots dont ils se servent, soit,
    beaucoup moins souvent, des malintentionnés qui souhaitent l’evangilisation de
    tout le monde et seule la bigoterie catholique est acceptée pour se croire
    encore être au centre de l’Univers.

    Or, les fanatisés du prosélytisme
    sont, pour la plupart, incultes, profanes, indigents cérébraux et plus
    matérialistes que leurs aînés, qui l’exercent avec coercition, persuasion
    malhonnête, ou simplement peu loyale avec un manque au respect de la liberté
    autrui, dans l’annonce de leur Evangile supposé apporté une vérité toute
    relative alors que  la religion chrétienne avec une foi émotionnelle,
    superficielle semble à se réclamer avoir le monopole de la vérité. Ces
    religieux de l’Eglise brandissent l’Evangile comme un guide, une identité, un
    pouvoir, une fierté. C’est leur paresse qui est flattée et entretenue par la
    multitude de droits et à développer leurs talents. Des frustrés, jaloux et
    envieux de ceux qui, parmi leurs coreligionnaires ont étudié et réussi à
    choisir d’autres voies plus véridiques.

    L’exemple le plus flagrant est la
    relation entre catholiques et protestants. L’ouverture de ces deux groupes,
    l’un vis-à-vis de l’autre, ne s’est pas faite, après des siècles de conflits et
    d’hostilité, grâce à de prétendues valeurs de modération et de tolérance qui
    seraient essentiels à leurs doctrines, à leur intégration dans les institutions
    de la société moderne : l’école, l’université, le marché économique,
    l’entreprise…Et lorsque chacun a régressé vers sa doctrine initiale, pour
    pratiquer chacun à sa manière cette doctrine. Cette imposture idéologique a
    pour but de combattre l’islam.

    Cependant il faudrait noter que le christianisme
    n’est pas une « religion du Livre », comme le veut la formule
    plus simple qui recouvre certainement les monothéismes. Si donc le
    christianisme est la religion de quelque chose, il ne peut être que la religion
    du Christ. Et ben entendu le Christ n’est pas un livre. ?

    De mémoire, le Christ était juif,
    sa langue était l’Araméen, n’a jamais été chrétien et les évangiles sont écrits
    en grec. Quant à Jésus Chris le fils de Dieu, il y a quelques allusions
    d’auteurs qui lui sont contemporains mais ce n’est pas un argument déterminant
    dans un sens comme dans l’autre car la secte chrétienne des débuts était
    restreinte. A l’époque, Jésus le fils de Dieu et son périple, n’était qu’une
    péripétie, un fait divers dans l’Empire romain. En Palestine, il y avait bien
    d’autres prophètes et d’autres crucifiés.  .

    De ce que je sais, ceux (les
    Juifs) qui font allusion à Jésus Christ le considèrent comme un renégat et un
    agitateur.

    Avant de conclure, je tiens à
    dires à tous ces religieux chrétiens, qu’aucun musulman authentique ne déteste les chrétiens ou les juifs. Nous ne sommes pas autorisés à haïr
    qui que ce soit et nous ne sommes pas autorisés à utiliser le Qur’an  pour
    juger les autres. L’Islam et le Qur’an restent une plate forme par lequel nous
    devons nous juger, mais ne doivent jamais être utilisés comme une arme pour
    battre les gens parce que nous les avons considérés comme des mécréants. Notre
    soumission personnelle à Allah est notre seule préoccupation. Tout musulman qui
    veut argumenter, se sente libre de le faire.

     

     

     

     

     

  • Relations Algérie/Espagne : le toréador blessé !

    Le Maroc, l’Espagne et la France, un voisinage de
    l’Algérie assez tumultueux, et l’analyse  de la situation de mon pays est dorénavant
    placée sous le signe de la menace représentée par l’expansion dans la crise diplomatique qui s’est
    ouverte avec la décision suprême de l’Algérie d’étendre sa souveraineté
    maritime avec l’Espagne
    ,
    où les intérêts du pays sont engagés, nous pouvons comprendre que l’Espagne
    défende des points de vue qui ne s’identifient pas avec les nôtres, autant nous
    sommes en droit de nous étonner que pour leur part d’une politique d’équilibre, de
    bon voisinage
    en la matière de l’extension des eaux de Mer juridictionnelles
    de l’Algérie
    pour rejeter les limites maritimes proposées par l’Algérie

    Aux termes de la Convention des Nations
    unies sur le droit de la Mer,
    l’Algérie, en tant qu’État côtier dispose de sa mer territoriale de 12 milles
    marins, de sa zone économique exclusive de 200 milles marins, de son plateau
    continental large d’au moins 200 milles marins et susceptible de s’étendre
    jusqu’à 350 milles marins à compter des lignes de base. Pour l’Algérie cette
    convention sert de base juridique pour rejeter les revendications territoriales
    absurdes de l’Espagne, qui, cherche à s’attribuer à elle seule, le droit à la Pêche sur toute la zone. Une
    frontière maritime doit être établie d’un commun accord, l’Espagne refuse les
    pourparlers.

           

    Contrairement au Maroc, qui a
    seulement exprimé son intérêt pour la délimitation de ses eaux l’Espagne avait
    montré son malaise et le Maroc avait décidé de reporter la mesure, l’Algérie
    avait déjà présenté sa vision sur la manière de délimiter les eaux
    juridictionnelles et la zone que l’Algérie se serait appropriée est un
    territoire d’environ deux cents milles nautiques (environ 370 kilomètres
    )

    conformément aux Droit International de la Mer.

    Ce qui me gêne le plus est que
    l’Espagne se mette à parler de manque de discernement, comme s’il avouait qu’il
    a fait quelque chose de mal, mais avec un esprit colonial, n’arrive pas à faire
    la différence des revendications Algériennes à celles du Maroc. !! Il est sur
    le chemin de l’autocensure, Le problème de la politique Espagnole est qu’elle
    fait systématiquement un tri sélectif des sujets qu’elle met en avant, c’est en
    réalité un groupement largement politisé.   

    Ainsi, à l’escalade diplomatique
    de l’Algérie contre l’Espagne s’ajoute désormais une escalade économique, en
    effet l’Espagne
    en raison de son intention de revendre du gaz
    algérien au Maroc après le processus de regazéification sur le territoire
    espagnol, ce qui bien entendu semble
    être refuser par l’Algérie qui souhaite une révision des
    contrats
    de fourniture de gaz avec l’Espagne et qui estime que tout acheminement de
    quantités de gaz naturel algérien livrées à l’Espagne, dont la destination
    n’est autre que celle prévue dans les contrats sera considéré comme un
    manquement aux engagements contractuels, et par conséquent, pourrait aboutir à
    la rupture du contrat liant l’Algérie à son client Espagnol..

    En exacerbant la crise entre
    l’Algérie et l’Espagne et en l’enveloppant dans un langage emprunté à la guerre
    froide, le changement diplomatique sur la question du Sahara
    occidental un territoire non autonome dont le statut final reste à déterminer
    et qui est éligible à l’autodétermination conformément à la légalité
    internationale, le revirement en question n’a pas une seule fois répondu aux
    questions sur la crise bilatérale entre les deux Pays, mais faire croire que le
    Sahara Occidental est partie intégrante du Maroc est d’une malhonnêteté sans
    nom. Il est à se demander pour l’Espagne si les choses sont aussi simples,
    alors pourquoi y a t il des indépendantistes catalans dans son propre pays ?

    En effet derrière tout cela, il y
    avait le malaise du Maroc qui ne recevait pas le soutien de l’Espagne sur le
    Sahara occidental. Cependant si les Algériens, qui ont pour coutumes de prendre
    leur temps avant de prendre des décisions de portée importante, ne vont pas
    fermer les vanneries du gazoduc qui relie l’Algérie à l’Espagne, ils iront sans
    aucun doute privilégier dans un futur proche le Transmed, le gazoduc qui
    relie leur pays à l’Italie.

     

    L’Algérie considère comme
    injustifiable le changement de la position historique de l’Espagne par rapport
    au Sahara occidentale qui a soutenu le 18 mars la proposition marocaine
    d’autonomie sur le Sahara Occidental. Mais toutes ces interprétations ne
    peuvent pas expliquer entièrement la démesure du revirement espagnol, elle qui
    n’avait jamais admis le rattachement de son ancienne colonie du Sahara au
    Maroc, elle s’est mise également à son tour au coté du Maroc, ce qui équivaut à
    la reconnaissance indue de la marocanité du Sahara occidental.

    D’autant plus qu’en Espagne, les  sympathisants, qui communient le plus avec les
    indépendantistes sahraouis sont assez nombreux. Pour les eux, il y a quelque
    chose de mystérieux dans ce revirement, car chercher altercation à l’Algérie,
    premier fournisseur de gaz de l’Espagne, reste une certaine folie,  certains analystes s’inquiètent, en mettant en
    avant la vulnérabilité énergétique de leur pays.

    L’Algérie rompt son traité d’amitié avec l’Espagne
    en réaction à la position réitérée de l’Espagne, d’abord pour son refus dans la
    délimitation maritimes proposées par l’Algérie, pour son intention à revendre
    le Gaz Algérien vers le Maroc, et ensuite pour son soutien au Makhzen en ce qui
    concerne le statut légal du Sahara occidental, et la saisine par Madrid  pour mobiliser ses alliés de l’Union Européenne
    contre l’Algérie, c’est dire de l’image dégradée de la politique Espagnole, un
    des pays qui ne savent pas gérer seuls leur diplomatie et recourent à l’Union
    européenne. C’est scandaleux !!!!                                                

    En passant, le communiqué de l’U.E  à propos de la crise entre l’Algérie et
    l’Espagne, est d’une totale ambiguïté. Ah pour l’Europe de Bruxelles bourrée de
    certitudes, c’est plus qu’obsessionnel ! C’est une répétition de rengaine faite
    de phrases ritualisées qu’elle ressort à toutes les sauces pour intervenir.
    C’est tellement inadapté et répétitif que s’en est le plus souvent ridicule
    pour illustrer les thèses qu’elle prétend défendre. C’est de la paraphrasie
    incrustée de prétention et chargée de mépris. 

    Un parti pris de l’U.E est largement fantaisiste
    et hypocrite afin d’apporter un soutien aveugle et une solidarité à toute épreuve à l’Espagne
    et pourtant l
    ’Espagne n’est même pas condamnée par la cour
    européenne pour ses prisonniers politiques et on ne cesse de nous parler
    sempiternellement de la grande démocratie européenne. Certes ce n’est assez de
    dire que l
    ’Union Européen a été une usurpation de souveraineté,
    obtenue par le mensonge en jouant sur le mensonge, l’ambition, les fausses
    promesses et le complot contre les nations et les peuples. C’est un des crimes
    les plus graves qui puisse exister, contre les peuples.

    Qu’on puisse le dire haut et fort, l’Algérie
    n’a rien à perdre dans cette brouille diplomatique avec l’Espagne accompagnée de
    l’Union Européen bien au contraire, elle sortira sans aucun doute grandie, souveraine
    surtout pour avoir revendiquer la
    délimitation des eaux
    juridictionnelles de son rivage méditerranéen, de vendre son Gaz naturel au
    prix révisé et imposer son droit de refus à la revente de son Gaz à un tiers
    (Maroc) et surtout de dénoncer tous les coups bas d’une politique polichinelle,
    bien entendu être tributaire d’un pays peut être mauvais pour ce qui
    est de l’essentiel, d’où un constant marchandage de l’Espagne pour flirter avec
    les dessous de la carte du Sahara Occidental afin de faire revenir l’Algérie
    sur ses revendications maritimes, sur ses revendications gaziers et ses
    revendications relationnelles.

    N’en déplaise à nos voisins Espagnols,
    Marocains et Français les plus
    tumultueux, une sinistre
    association paritaire d’États, bien entendu celui qui fournit et paie les
    joueurs du Folklore qui décide.

     

    Note: Article publié sur site Mondialisation.CA et Reseau International.

    https://www.mondialisation.ca/relations-algerieespagne-le-toreador-blesse/5669254

    https://reseauinternational.net/relations-algerie-espagne-le-toreador-blesse/

  • Le Colonialisme refuse de regarder son passé en face. !

    Le Général de Gaulle avait dit  le 22 juillet 1964 : « En
    Algérie, les Français n’étaient pas chez eux. […] on leur a fait croire
    que l’Algérie, c’était la France. Ils ont voulu se bercer de cette
    illusion. […] Jamais l’Algérie n’a été française. Elle l’était dans la
    tête de colonels braillards et de la masse des Européens d’Algérie qui
    avaient fini par s’en persuader. Elle l’était dans les slogans. Elle ne
    l’était pas dans les faits. C’était une colonie
     ».


    C’est en effet toujours affligeant de voir des déclarations comme ça,
    reprises pour événement par les élites de la colonisation, mais
    aujourd’hui les rapatriés d’Algérie, les plus nostalgiques à l’Algérie
    française, qui y ont le plus perdu. Sinon, à quoi serviraient la presse
    et les journalistes.


    Combien d’entre eux seraient encore favorables à l’Algérie française ?


    Combien d’entre eux estimaient que la France avait tort de ne pas exterminer toute la population indigène qui existe à l’époque.


    Combien d’entre eux soutiendraient qu’il fallait rester en Algérie en
    1962, en s’imposant à la majorité locale du pays, la maintenir
    assujettie en mettant en place un régime d’apartheid comme en Afrique du
    Sud, ou bien un régime d’oppression comme en Israël.


    Combien d’entre eux étaient des colons de tous bord qui exploitaient
    ou spoliaient les indigènes, ou au mieux, vivaient dans leur propre
    monde avec l’entêtement à vouloir conserver l’Algérie Française, et ne
    cessent de vibrer au rappel incessant de l’époque coloniale; la
    rumination et le regret, jusqu’à la répugnance morbide, de la domination
    française révolue depuis plus de 60 ans,  l’entretien malsain d’un
    ressentiment qui devrait normalement s’atténuer et disparaître avec le
    temps, sont pour ces Français nostalgiques, des modes pitoyables et
    méprisables et cela s’aggrave constamment, toujours au détriment du
    Peuple Algérien.

    Donc plus de plusieurs décennies il n’y a rien de nouveau sous le soleil français, sauf quelques remords masochistes ?…


    Quelques magouilles plus ou moins secrètes, quelques gestes d’illusions géostratégiques et surtout quelques menaces ?…


    Décidément, et ce, les relations Franco-algériennes défient toute
    logique apparente, elles restent illisibles, incompréhensibles, et
    toujours nuisibles à l’Algérie, sur fonds d’illusions et de masochisme.
    Comme si l’Algérie nourrisse elle-même ce cancer.

    Formellement la colonisation était un crime en soi. C’est difficile
    de le contester. Tout simplement parce que la colonisation avait créé
    deux classes de citoyens : les Français de plein droit et les indigènes;
    d’une part les Français ayant accès à l’administration, à l’éducation,
    au pouvoir économique, d’autres part la majorité indigène silencieuse,
    reléguée, sans droit social et politique. L’Algérie française, c’était
    le malheur des Algériens, c’est-à-dire la dépersonnalisation de
    l’individu colonisé, surtout que les populations originaires millénaires
    et beaucoup plus nombreuses ont été appauvries, déculturées et
    asservies pendant plus d’un siècle.


    Marrant de parler d’une violation des principes d’égalité et de
    liberté, des décideurs politiques français nostalgiques essaient de
    justifier, à postériori, l’expédition coloniale par les aspects positifs
    qu’elle aurait légués à l’Algérie, ainsi la colonisation du 19e siècle
    était considérée largement comme une œuvre humanitaire visant à apporter
    le progrès et les lumières aux peuples indigènes, mais en l’occurrence,
    c’était une oeuvre d’évangélisation, religieuse, assorti d’une
    spoliation et pillages des richesses.

    Personne ne sait ce que sont devenues les justifications des Lois et
    de la Réglementation coloniale du plus fort et de l’usage de la force
    appliquée sur le peuple colonisé considéré comme primitif et inférieur.
    Pour l’Algérie d’aujourd’hui, il ne s’agit nullement d’une rancune
    constante mais d’un désir de vérité. Ce n’est pas en maquillant
    l’histoire qu’elle devient l’Histoire. Il faut deux parties pour faire
    l’Histoire, ainsi que deux volontés honnêtes et véridiques. Les Français
    dans leur ensemble refusent toujours de reconnaître les excès et les
    crimes que cette colonisation avait engendrés, ainsi de l’ampleur des
    richesses spoliés. Sans faire du fondamentalisme exemplatif, j’estime à
    juste titre que l’Histoire ne s’écrit pas à sens unique et c’est juste
    un simple constat.

    A la célébration du centenaire de la colonisation en 1930, il a été recensé que « 34000
    propriétaires européens possédaient 2,3 millions d’hectares – une
    moyenne de 70 hectares par propriétaire européen contre 5 hectares  pour
    les musulmans 
    ».

    C’est dire que la désorganisation de la base traditionnelle tribale
    avait poussé inexorablement les Algériens à la déchéance, la famine et
    les épidémies. C’est ce que révèlent des extraits de rapports officiels
    français qui stipulaient clairement : « Notre système de
    colonisation consiste à ruiner l’Arabe, à le dépouiller sans repos, à le
    poursuivre sans merci et à le faire crever de misère »

    Les stratèges de la colonisation projetaient de vider l’Algérie de sa
    population pour y installer une autre, venue d’Europe, donc l’idée de
    l’extermination de la population indigène avait eut cours pour les
    autorités coloniales, par exemple, le bilan démographique désastreux est
    édifiant à ce sujet. La population algérienne a diminué du tiers entre
    1830 et 1870 sous le poids de la guerre, des spoliations, des famines et
    épidémies et les autorités coloniales ont annoncé, voire souhaité, sa
    disparition. C’est durant cette période que la population algérienne a
    inauguré sa régression forcée vers le dénuement, l’ignorance, la maladie
    et la surmortalité endémique. La première hécatombe qui s’apparente à
    un génocide intervient en 1868: 500,000 autochtones avaient succombé,
    ceux qui survivent étaient dans un état de dénuement le plus total.
    C’est donc bien une bénédiction que les Algériens n’aient pas été
    exterminée !

    Un constat sans ambiguïté sur l’impact négatif de la colonisation
    dans le premier rapport des travaux parlementaires d’Alexis de
    Tocqueville sur l’Algérie en 1847. Il écrit :


    « La société musulmane, en Afrique, n’était pas incivilisée ;
    elle avait seulement une civilisation arriérée et imparfaite. Il
    existait dans son sein un grand nombre de fondations pieuses, ayant pour
    objet de pourvoir aux besoins de la charité ou de l’instruction
    publique. Partout nous avons mis la main sur ces revenus en les
    détournant en partie de leurs anciens usages ; nous avons réduit les
    établissements charitables, laissé tomber les écoles, dispersé les
    séminaires. Autour de nous les lumières se sont éteintes, le recrutement
    des hommes de religion et des hommes de loi a cessé ; c’est-à-dire que
    nous avons rendu la société musulmane beaucoup plus misérable, plus
    désordonnée, plus ignorante et plus barbare qu’elle n’était avant de
    nous connaître
     »

    Après plus d’un siècle, le constat de Frantz Fanon et Jean Paul
    Sartre confirme, on ne peut plus clairement, le résultat dévastateur
    d’une politique coloniale aveugle. Sartre, J.-P., qui avait refusé le
    prix Nobel en geste de solidarité avec la lutte des Algériens pour leur
    indépendance, écrivait : « La violence coloniale ne se donne pas
    seulement le but de tenir en respect ces hommes asservis, elle cherche à
    les déshumaniser. Rien ne sera ménagé pour liquider leurs traditions,
    pour substituer nos langues aux leurs, pour détruire leur culture sans
    leur donner la nôtre ; on les abrutira de fatigue
     ».


    De même qu’en 1830, des politiques français et les médias
    colonialistes avaient justifié, à priori, l’expédition coloniale
    française en Algérie par des représailles pour laver l’affront du coup de l’éventail,
    vieux de quelques années si tant est qu’il advint, de même aujourd’hui,
    des politiques et médias français nostalgiques essaient de justifier, à
    postériori, cette même expédition par les bienfaits positifs  qu’elle
    aurait concédés à l’Algérie.


    Pendant 132 ans, alors que l’Algérie était française, il n’y a pas eu
    un seul transfert technologique, aucun pole industriel n’avait été mis
    en place, bien que la France métropolitaine ait été, en tête des nations
    les plus industrialisées. Sans oublier que dans les autres domaines des
    études et du savoir, l’agronomie, l’architecture et la médecine,
    avaient été fermés aux Algériens


    Ce qui est certain c’est que la France dans son espace colonial
    n’arriver pas à liquider son histoire avec l’Algérie, C’est fatigant de
    lire sans arrêt ces assimilations qui fleurent la haine, le mépris C’est
    d’ailleurs cela qui rend probable que la colonisation qu’elle fût d’une
    manière ou d’une autre  reste un crime contre l’humanité et un
    génocide. La France est désormais absolument infréquentable car parjure
    et indigne de confiance, comme si le fantôme de l’Algérie coloniale
    hantait toujours son imaginaire passé de gloire que fut la conquête.
    L’Algérie coloniale hantait toujours son
    imaginaire passé de gloire que fut la conquête
    . 

                             

    P/S: La photo illustre la bravoure du soldat
    Français qui avait tué froidement un paysan Algérien en lui tirant  dans
    le dos.

    A quelques mois de leur départs en 1962, des milliers d’hectares de
    terres brûlé au napalm, 3 millions de bovins et d’ovins massacré à la
    mitrailleuse et à coup de canons,  certains barrages ont  été  asséchés
    afin que les populations avoisinantes ne puissent pas avoir de l’Eau,
    dans les centres urbains les centrales électriques ont été sabotées,
    pour une coupure générale de l’électricité. Même les hôpitaux ont été
    privés de cette énergie pendant plusieurs jours. Les moyens de
    transmissions de la Radio et Télévision ont été détruits, les moyens de
    contrôle de l’Aviation au niveau des Aéroport d’Alger d’Oran et de
    Constantine ont été également détruits, aucun Avion et Paquebot n’a cédé
    par la France  et enfin pour l’apothéose l’incendie criminel de
    l’université d’Alger et de la grande  bibliothèque avec ses milliers de
    livres.


    Voici ce que le colonialisme civilisateur a fait en Algérie juste en
    quelques mois avant l’indépendance sans oublier la naissance d’une armée
    secrète: O.A.S. composé de criminels  du désespoir, pour ainsi en
    justifier la violence car en fait la majorité des Français d’Algérie ne
    se sont jamais résolus à l’idée que c’est la guerre de Libération qui a
    été faite au colonialisme qui a fini par triompher du système immérité
    et vaincre les fondements de la domination coloniale. Dans leur
    aveuglement égocentrique et leur refus de tout dialogue avec les
    Algériens, depuis que leurs aïeux ont foulé la plage de Sidi Fredj, 132
    années avant, ils se sont interdits de regarder en face le peuple réel
    de ce pays, qui cherche tout simplement à retrouver sa liberté. Quoi de
    plus Normal. !!!!!

    On signale que les hordes OAS et Harkis, avaient entrepris des
    opérations de nettoyage, l’uns brûlés tous sur leur passage et les
    autres déguisés en Moudjahidine du FLN, semaient la terreur afin de les
    imputés sur ce dernier. Massacrant sans distinction y compris des
    Européens, en Algérie et en France, semant la confusion dans les
    esprits, l’OAS a achevé de diviser irrémédiablement l’Algérie en
    communautés distinctes, séparation largement entamée par la violence de
    la guerre.

    2200 vies ont été arrachées, chiffre officiel
    communiqué par l’administration française encore en place entre le 19
    mars et la veille de l’indépendance.


    2200 morts en moins de trois mois ! 25 morts par jour!


    Encore faut-il savoir si les chiffres qui ont été communiqués à l’époque étaient proches de traduire la réalité ?

    L’Algérie parle toujours de la colonisation et pas seulement de la
    Guerre de 1954-1962  pour évoquer les crimes et génocides, l‘exemple des
    écrits du général de Saint-Arnaud, qui a, pendant toute sa carrière
    militaire, de capitaine à général de division, rasé des villages,
    massacré et torturé les indigènes par milliers, Il ne cache rien et
    reste une preuve d’un cynisme total, et démontre l’aspect criminel de la
    colonisation et n’a pas été moins inhumaine. Ainsi les Officiers les
    plus représentatifs de l’Armée française sont trempé directement dans
    tous ces actes criminels où culminent les aspects dominants de la
    conquête de l’Algérie: la férocité, la Haine et la lâcheté.


    Des crimes  et génocides ont-ils été commis? Très
    certainement.                                           

    Les statuts des
    populations étaient-ils inégaux ? Sans aucun
    doute.                                          

    La colonisation a-t elle
    été un pillage? Sûrement.


    Dans tous les cas, la France l’a démontré par une presse
    conventionnée en retournant la réalité pour se croire investi d’une
    mission salvatrice d’une nation effectivement presque en déclin reste la
    preuve d’une préservation coloniale. La fameuse parabole du mensonge répété mille fois qui devient une vérité.


    Aujourd’hui pour l’ensemble des Algériens il est arrive qu’ici et là soit évoquée le «crime pour l’humanité»
    pour en traiter, notamment la colonisation, il serait important que les
    descendants des victimes devraient exiger l’ouverture de dossiers de
    spoliation, réclamer par exemple des réparations, des indemnisations du
    type de celles que l’Allemagne a apportées après le nazisme.


    L’histoire la vraie retiendra que le Peuple Algérien soumis s’est
    révolté et a vaincu un Colonisateur soutenu par l’Alliance Atlantique,
    ces Algériens ont soufferts dans leur chair, dans leur mémoire et
    surtout dans leur culture. La tristesse et les remords devant les
    nombreux crimes perpétrés hier par l’armée française au nom des valeurs
    républicaines, des droits de l’homme ne concernent en rien les
    Algériens, la France officielle persiste à croire que massacrer les
    peuples colonisés fut un bienfait pour la civilisation. Oser mettre en
    symétrie le colonialisme et les bienfaits, c’est essayé de se faire une
    virginité.


    Le passé ne peut pas être changé, et les regrets peuvent être pris à
    l’excès, la France a été militairement battue en Algérie, Le
    colonisateur avec sa mission civilisatrice avait perdu moralement et
    avait été chassé physiquement.  Au fond, c’est la seule chose qui
    importe de retenir ici.  


    En final, ce que je retiendrai en tant qu’Algérien, c’est que mes
    grands-pères n’ont nullement cédés à la prétendue mission civilisatrice
    du colonisateur, qu’ils sont arrivés à créer en dépit de la
    colonisation, une nation de résistances, qu’ils sont arrivés en fin de
    compte à vaincre militairement l’Armée Française dont ces stratèges bien
    pensance n’ont jamais divulgués les pertes et les dégâts subies, que
    les Colons ont été humiliés moralement, puisque tout comme leurs
    précurseurs arrivés avec une simple valise et quelques effets
    vestimentaires, sont repartis dans la précipitation avec une simple
    valise et quelques effets vestimentaires, certains ont oublié leur pipe,
    leur béret et leur chapeau, leur femmes sont partis sans maquillage,
    donc la France a bel et bien été physiquement chassée de l’Algérie.


    La repentance détourne de l’essentiel la France refuse de grandir
    moralement, donc  on peut très bien s’en passer et pourquoi pas, tant
    qu’on y est, demander aux Algériens  colonisés par la France de
    remercier celle-ci pour leur avoir fait don des bienfaits d’une
    prétendue civilisation. Faut-il encore rappeler que l’Algérie n’a jamais
    été industrialisé, les colonisés n’ont jamais été modernes, la France a
    juste volé leurs richesses.


    La cicatrice est encore fraîche malheureusement, la guerre, c’était
    hier, alors un peu de respect pour les martyrs. Décidément, le peuple
    Algérien, c’est  plus que l’Algérie, c’est aussi et d’abord l’Algérie. Le peuple Algérien n’est pas mort, il est bien libre, une liberté acquise chèrement  et cela mérite d’être bravement salué.

     

    Note: Article publié sur le site Mondialisation CA/

    https://www.mondialisation.ca/le-colonialisme-refuse-de-regarder-son-passe-en-face/5668943

  • Les Médias de masse Occidentaux : le Faux et l’usage du Faux !

    « Les mass media qui nous conditionnent, loin d’élargir les perspectives, les ont rétrécies ou fermées. » Maurice Genevoix – 1890 – 1980 – Bestiaire sans oubli, 1971


    En Occident la désinformation reste le véritable moteur avec la
    mentalité inculquée dans le journalisme d’une manipulation obstinée des
    émotions afin de déchaîner un dangereux remous d’insanité de masse!


    Face au déni du réel, aujourd’hui les médias occidentaux, ou qui le
    prétendre l’être, on reste là dans la sphère de la propagande de guerre
    la plus classique dans le sens des mensonges médiatiques !


    On se roule dans le mensonge en permanence et qu’on travestit la réalité !


    On emploie les grands moyens (ça peut aller jusqu’au meurtre) pour
    cacher des vérités qui dérangent, on muselle et corrompt, on dilapide le
    patrimoine public !


    On trahit le peuple en ne servant pas ces intérêts supérieurs, en
    asservissant une partie de la population par un excès de coercition, de
    violences policières, on supprime du jour au lendemain des libertés et
    des prérogatives alors on est effectivement très loin du droit 
    élémentaire de citoyenneté!


    C’est comme cela qu’a été créé posément de toutes pièces des medias
    mainstreams, chargées de renouveler un ramassis de menteries érigés en
    fantasme, appuyé par le sensuel, des faits qui n’en sont pas réels mais
    que l’Occident prétend hypocritement défendre.


    Pour l’Islamisme, c’est pareil: l’empire du mensonge dit que
    l’Islamisme c’est diabolique sur tous les tons…mais cet Occident sait,
    s’en servir ou s’allier à lui quand il s’agit de combattre les
    Musulmans sous faux drapeaux afin d’horizontaliser les crimes. Le cas de
    la présence de l’Armée Française au Sahel supposée combattre le
    Terrorisme, sans parvenir à venir à bout des quelques centaines ou
    milliers de rebelles dans une région désertique, mais en réalité et en
    toute discrétion elle se charge d’entretenir et veiller sur des groupes
    terroristes, lequel plus de 200 terroristes ont été libérés et une
    rançon importante a été versée aux groupes terroristes contre la
    libération de trois otages européens, illustre parfaitement ce double
    jeu.


    La vaste couverture médiatique occidentale de la guerre en Ukraine et
    le contrôle total sur le narratif a été non seulement invraisemblable
    mais aussi totalement alignée sur les narratifs fournis par des
    autorités de propagande ukrainiennes mises en places et financées par l’USAID, la NED, L’Open Society Foundations (OSF), Omidyar Network, The European Endowment for Democracy (EED) etc.


    La guerre d’information est en marche avec ampleur jusqu’à
    maintenant, peut être elle touchera à sa fin car elle ne sera plus
    alimentée que par des supports discrédités. Le monde se divise, pour le
    reste du monde les fake news sont ridiculisées, la vérité sort toute nue, les réalités sont irréfutables.


    On pourrait citer de très nombreux exemples de narratifs mensongers,
    de montages ou d’attaques sous faux drapeau montés par les services (CIA, MI6, Mossad)
    et relayés par les médias occidentaux pour noircir l’adversaire,
    manipuler l’opinion et provoquer une épreuve de force dont ils
    espéraient sortir vainqueurs. Le fond de l’affaire est que les
    occidentaux n’acceptent pas les autres (Reste du monde)
    refusent occidentalisme, seul empire du néolibéralisme, du LGB, du
    féminisme, du mercantilisme, ils n’acceptent pas leurs différences et
    seulement ils veulent s’approprier leurs richesses en leur faisant la
    leçon sur les » droits de l’homme  » avec une arrogance insolente. Ils sont partout chez eux comme gardiens mondiaux du  » droit au blasphème « et cette volonté de puissance du nihilisme et de dévastation, ainsi que la présence des gafams et la pression constante exercé pour diffuser une propagande renforçant la dépendance.


    Mais ils poussent des cris de vierges effarouchées lorsqu’on leur dit «Dégage» !


    Nous avons toujours en mémoire les démons de la désinformation
    occidentale, virulents en 1991, lors de la première guerre du Golfe,
    déchaînés en 2003, lors de la destruction de l’Irak, en 2011, farouches
    lors de la destruction de la Syrie, et en 2001, emportés lors de
    l’opération anti-Islam dite du 11 Septembre. On ne peut dès lors
    s’empêcher de penser à la quasi indifférence médiatique qui donne un
    sentiment de normalité face à la guerre au Yémen (377 000 morts depuis
    2014 selon une estimation récente de l’ONU), face à l’interminable
    guerre en Irak, ou face aux meurtres perpétrés en Libye ou face aux
    centaines de milliers de morts de la guerre en Syrie et son cortège de
    bombardements Israéliens indiscriminés pour ne prendre que les exemples
    les plus récents et les plus frappants.


    Le comportement de plus en plus désinformation et la haine de certain
    Chroniqueurs  Occidentaux f  est tellement odieux que cela devient
    impossible à écouter ces messages de propagande capitalistes et
    impérialistes, en les présentant comme de l’information objective.


    Tout simplement parce qu’il était devenu trop dangereux de laisser la
    corporation médiatique aux mains de personnes qui ne sont pas dans la
    matrice, mais restent cependant trop dangereux malgré la soumission ou
    plutôt l’allégeance de fait au club atlantiste sioniste.


    Mais le monde de l’information n’est heureusement pas binaire, et
    entre les fakes, les communiqués de presse et le dogme societeable
    triomphant, il existe une multitude d’avis, de médias et de réseaux
    (indépendants), diffusant des informations alternatives qui s’écartent
    du politiquement correct.


    Les médias mainstreams sombrent dans l’hystérie lors du traitement
    médiatique, où tout et son contraire ont été écrits, dits, entendus et
    pilonnés surtout lorsque l’on entend un servile journaleux déclarer à
    juste titre que « sur le papier, cette guerre entre l’Ukraine et la
    Russie, c’est un peu David contre Goliath, aucun expert ne doute un
    instant de la supériorité écrasante des Russes
    »,


    Alors je songe certainement à l’Armée Israélienne avec son artillerie
    lourde pilonne et son aviation bombarde quotidiennement la population
    de GAZA ou du Liban, pour décorer régulièrement l’actualité depuis
    plusieurs décennies et pourtant toutes ces attaques ne sont jamais
    traités sous cet angle : celui de l’asymétrie, flagrante et inique, du
    rapport de forces. Les Palestiniens ont raison d’être inquiets et de
    résister avec leur peu de moyen, car il y a peu, divers dictateurs
    sanguinaires ont considéré que le peuple Palestinien n’existait pas, et
    l’ont ravagée tour à tour. En effet les crimes des dirigeants Israéliens
    et de leurs services sont si épouvantables que j’applaudirais la
    disparition de cet état d’apartheid voyou.


    C’est dire de la piètre qualité de la couverture journalistique et
    nous devrions écouter les leçons de morale et croire ce que racontent
    ces gens ?


    Les médias sont partisans et soutiennent une idéologie impérialiste
    plus qu’ils informent. Les réactions des romanciers, journalistes,
    chroniqueurs ayant pour point commun de tenir un discours de haine,
    empaillant tous les clichés racistes ce qui en fait augmentent en
    général les comportements agressifs, ils passent plus de temps sur les
    plateaux et y reviennent plus souvent tout cet afflux de haine participe
    à une ambiance maléfique, un véritable  boulevard au populisme pour des
    idées nauséabondes.


    La palme de la haine et du ridicule revient à ses pseudo experts
    chroniqueurs de TV, ils sont très efficaces pour démolir les personnes
    qui ne pensent pas comme eux, lors des débats sur la guerre en Ukraine,
    personne ne prend parti pour les Russes, tous sont Pro Ukrainiens. c’est
    que quiconque critique d’une manière directe ou indirecte la ligne
    officielle peut être considéré comme un ennemi intérieur, et l’étau
    continuera de se serrer tant qu’il n’y aura pas de réactions
    suffisamment nombreuses et surtout assez virulentes. Il n’y a donc aucun
    débat !


    Combien de temps devra-t-on supporter de voir ces postillonneurs se
    monopolisent les antennes sans réelle contradiction. Ces derniers
    interviennent partout sur les Antennes, convaincus par l’exactitude de
    la réalité alternative qu’on leurs a injecté dans la cervelle.


    C’est déjà scandaleux en temps normal, mais en temps de guerre on sombre dans le  triomphe de la partialité du mensonge.


    Et pourtant on sait que tout comme Israél, L’Ukraine en tant que
    nation est une création politique. L’ouest du pays a toujours été dans
    le giron autrichien et polonais on peut même se demander si le peuple
    ukrainien existe vraiment !?  


    Leur langue est un mélange de russe et de polonais sous forme de
    dialectes. Leur origine viking ou proto allemande est une blague
    véhiculée par les sources pro-ukrainnes. Le président Ukrainien
    Volodymyr Zelensky, c’est un juif Ukrainien russophone, dans une
    capitale très Russe. Et aujourd’hui, il est une sorte d’improbable héros
    national.


    De toute façons, l’Ukraine a toujours été profondément divisée entre
    la partie Ouest, catholique et sous domination des Polonais, des
    Hongrois et des Habsbourg, et la partie Est, Orthodoxe et sous
    domination Russe.


    Posons-nous  la simple question de pourquoi le président ukrainien
    Zelensky, lors de la réunion de la Conférence pour la sécurité de
    Munich, qu’il entendait se doter de l’arme nucléaire contre la Russie.
    Force est de constater que ce n’est pas Moscou, mais Kiev qui a
    déclenché les hostilités. Les observateurs honnêtes sur place en Ukraine
    savent bien que les forces nationalistes ukrainiennes ont choisi de se
    barricader dans les villes, derrière la population,


    Le président Zelensky évoque pêle-mêle des crimes de guerre russe, et
    l’utilisation d’armes chimiques, les éléments de langage habituels dans
    la bouche des Médias de l’Occident quand il s’agit de fustiger une
    guerre qui n’est pas la leur.


    Pour conclure je rappelle ici toutes les fumantes révolutions de
    couleurs, orange notamment, les groupuscules d’extrême droite, qui s’est
    créée comme une sorte de service d’ordre quasi militarisé et armés
    jusqu’aux dents  pendant les manifestations du Maidan.


    Qui était derrière toutes ces agitations, il y a un plan global derrière cela La CIA


    A la lumière de la découverte récente par l’armée russe d’un
    programme biologique militaire financé par les Etats-Unis de plus de 30
    Laboratoires en Ukraine, ne faut-il pas s’interroger : quels sont les agissements ignobles des États-Unis ?


    La presse Occidental ne parle jamais de cet aspect des choses, pas
    plus que de la préparation militaire par des les instructeurs US et
    anglais, qui a permis à ces groupuscules de Maidan, intégrés a l’armée
    ukrainienne d’élever leur niveau de combat.   


    Ce qui est choquant, c’est le suivisme des médias occidentaux avec
    une tendance à adopter des positions tout aussi campistes en présentant
    l’Ukraine comme une nation homogène, démocratique et héroïque, jusqu’à
    nier le poids de l’ampleur de la Corruption qui règne à tous les étages
    des oligarques or la corruption reste le problème majeur en Ukraine et
    le principal obstacle à l’adhésion du pays à l’Union européenne sans
    oublier de noter l’activité militaire des forces néofascistes ainsi du
    rôle prépondérant joué par les néonazis et les fascistes dans l’État
    ukrainien n’est pas un secret.


    La guerre n’est qu’une horrible tuerie, ce qui est contestable Tout le monde estime que la guerre doit impérativement cesser.  


    Tout le dit, tout l’indique, sauf les médias occidentaux acquis à celle-ci !

     

    Note:Cet article publié sur le Site Mondialisation Ca /

    https://www.mondialisation.ca/les-medias-de-masse-occidentaux-le-faux-et-lusage-du-faux/5667594                                                                                                     

     


     


     

     

  • Bakhta : la muse du Chi’r el Melhoun ou l’apothéose d’un amour tumultueux !

    Dans la poésie du Melhoun se croise les plus beaux récits de notre société qui restent une expression poético-musicale bédouine séculaire. C’est dans le Melhoun
    que se rencontrent les idées et les rêves, c’est aussi à cette école
    que le bédouin s’emmène dans de très fortes imaginations pour faire
    parler le désert. La romance fut de tout temps la muse des bédouins,
    chevauchant sur leurs hautes montures, rythmant dans leur nonchalant
    balancement du chamelier de grands étendu du désert.


    Le poète Lakhdar Benkhlouf (XVIe siècle), qu’on appelle Sidi
    (Saint) avait mis en place les premières jalons essentiels de cette
    forme poétique, pour se répandre progressivement et en gagnant les
    grands centres urbains où il a été essentiellement bien plus accueilli
    et revisité au sein des confréries des artisans  et d’ouvriers des
    villages et des villes. Il n’est pas oiseux de rappeler ici que le Melhoun s’est toujours revendiqué comme musulman. Beaucoup de poètes de Melhoun
    étaient, certes, d’origine berbère, mais n’ont composé des œuvres de
    leur nouvelle culture en Arabe dialectal, et qui ont produit un Chi’r el Melhoun, si riche et si varié.


    Dans ce patrimoine sensible et idéal, on avait pu répertorier des
    milliers de poésies confinés dans la mémoire collective, en effet
    l’immensité du désert, et l’Oasis abondant offre un magnifique paysage
    spectaculaire. Il se présente comme berceau d’une ascension culturelle
    que le vent du sud s’empare pour souffler et inspirer le Poète les plus
    beaux morceaux de cet art immortel, dont le plus souvent la femme, la
    monture restent source de tout inspiration.


    En chaque cœur du poète somnole une belle, une fée venue de quelque
    part pour étayer un espoir qui tarde à pointer derrière la dune. Celle
    qui conquit les cœurs des poètes n’avait rien d’une grande dame de cour
    juste une belle parmi les autres et son nom relève d’une étymologie.


    En effet, les poètes tels que Cheikh Mostefa Ben Brahim, Cheikh Larbi
    Ben Hammadi, Cheikh Boumedienne Bensahla. Cheikh Mohamed Belkheir 
    Cheikh Ahmed Benharrat Cheikh Mohammed Benguittoun, Cheikh Hamada,
     Cheikh Abdelkader El Khaldi  sans oublier la première femme Cheikha El
    Mokrania déclamant ses beaux poèmes. L’un des meilleurs poèmes de cette
    dernière est celui où elle raconte l’histoire de son ouvrier (gardien de
    Bétail) ayant décidé de demander sa main après la mort de son mari. 


    Tous ces Chioukhs ont également été des personnalités notoires, ils sont des repères du «Chi’r el Melhoun»
    dans l’histoire culturelle algérienne. Ils sont les gardiens vigilants
    de tout un passé lumineux, fait de légendes, d’authenticité et
    d’originalité et ils ont contribué à façonner l’âge d’or de la poésie
    populaire bédouine, ils disaient tous ce qu’ils pensent pour réveiller
    la conscience, cependant celle-ci s’enivre en les écoutant, chantant et
    dansant.


    Le Chi’r el Melhoun  fut chanté par les artisans des villes qui pour eux le Melhoun était
    un moyen d’atténuer les rigueurs du travail et de rompre sa monotonie
    avant qu’il ne soit généralisé à toutes les franges de la population.
    Tant et si bien qu’il est devenu pour eux synonyme de calme et de
    sérénité, calme par sa musicalité douce et détendue, serein par la
    noblesse et la chasteté des paroles. Accompagné par les percussions, le
    Oud, le Guembri et le violon, les chanteurs de Melhoun
    racontent, au travers de poèmes parfois très anciens, la vie des vieux
    quartiers de la médina, les voluptés ou les déceptions de l’amour. Le Chi’r el Melhoun 
    largement apprécié, voire même soutenu, pour unifier le peuple, il
    englobe la richesse de toute une nation. Le rôle du poète dans la
    société Algérienne est considérable. Il est avant tout le chroniqueur,
    c’est-à-dire l« historien » de sa tribu. Il ne
    chante pas seulement ses amours et ses déboires propres, mais aussi et
    surtout les événements vécus au sein de son milieu Au cours d’une
    opposition entre clans rivaux, c’est à lui que l’on fait appel pour
    prendre la défense des siens. Respecté et vénéré à l’égal d’un saint, sa
    parole est écoutée, car il possède la sagesse et le secret des mots qui
    vont droit au cœur. Le poète s’individualise ensuite à mesure que la
    société auquel il appartient s’urbanise. La vie de courtisan et libre le
    confine dans un rôle de gardien des rites, il se réclame de la culture
    qu’il tend à véhiculer. Cette condition sociale du poète éclaire l’ordre
    sociétal duquel il dépend.


    Tout poète audacieux et intrépide doit en effet mener d’âpres luttes
    au sein du cénacle pour se faire reconnaître par ses pairs. Le poète
    doit entrer en lice avec les nombreux rivaux qui ne partagent pas ses
    visions, et se livrer aux joutes verbales pour attirer l’attention.
    Cependant la diatribe à ses règles et l’art de la rhétorique doit se
    conformer à ce que l’Islam appelle rationalité de mœurs.


    Aperçu de l’œuvre poétique de Abdelkader El Khaldi :


    Doué d’un incontestable don pour l’écriture, Khaldi écrit souvent
    d’un seul jet des textes de qualité indéniable, entièrement et
    uniquement consacrée au chi’r el’melhoun la
    poésie populaire de l’Oranais. Elle se caractérise par l’utilisation du
    langage populaire et possède ses propres règles de métrique, elle ne
    manque ni de beauté, ni d’éloquence.


    Abdelkader El Khaldi un poète instruit et cultivé de corpulence et de
    taille moyenne, toujours revêtu de son habit traditionnel, parlant un
    français correct, était peu loquace, réservé, presque timide, comme
    solitaire. Imaginatif, sensible, doté d’une bonne culture, ce chantre du
    Ch’ir El Melhoun chanta également l’Emir
    Abdelkader, la guerre de libération et l’indépendance. Il travaillait
    dans l’administration française. Il était écrivain dans la municipalité
    mixte des années 1920. El Khaldi se remarque par ses textes amoureux
    dans lesquels il chante ses multiples conquêtes, dont l’une des plus
    célèbres, Bakhta a laquelle il consacre plus de cinquante poèmes.


    On raconte qu’alors qu’El-Khaldi se trouvait à Tiaret pour animer un
    mariage, Bakhta fut fascinée par la voix et la bonne performance du
    poète à cette cérémonie. Après la cérémonie du mariage, Bakhta voulait
    voir El Khaldi qui lui manquait, et prit le train de Tiaret pour 
    Mascara. Leur rencontre donna naissance à une histoire d’amour qui
    inspira El Khaldi pour écrire divers poèmes pour sa dulcinée. Cette
    rencontre trouble profondément El Khaldi par son
    intensité essentiellement lumineuse. Il décrit ainsi la domination de
    l’amour dans son cœur.


    Cette relation très mal vue par ses détraqueurs qui en avaient élève
    des querelles excessives, incitent les proches de Bakhta à interdire
    cette relation.


    Durant toute sa relation amoureuse, El Khaldi n’arrêtait pas de faire le trajet Mascara-Tiaret. A ce propos, il dira : «Aâyatnihaditrig (cette route m’a épuisé).


    Des poèmes pleins de délicatesse, riches de comparaisons et de
    métaphores. Cheikh Abdelkader El Khaldi est également considéré comme un
    des pionniers de la poésie populaire, dont bon nombre de poèmes ont été
    utilisés dans la chanson bédouine.


    Sur Yamina, il s’inspira pour écrire     :


                                                – « Helkatni Yamina « 


                                                – « Wahd el ghzal « 


                                                – « Zendha ichali  »  


    Sur  Kheira, il écrivit :


                                                –  » Ya sahi baadni slim la tan’dach « 


                                                –  » Ya sayelni ’ala hwali wa hwaya « 


    téléchargement (12)


     Sur Bakhta, sa muse, plus d’une soixantaine de
    textes où il déclare et déclame sa flamme à sa bien-aimée. C’est dire de
    l’amour sans bornes qu’il portait à la belle Bakhta. Certains furent
    chantés par lui-même, Ahmed Saber, Blaoui Houari, Ahmed Wahbi, Khaled.
    Les plus célèbres pour ses panégyriques de Bakhta  sont :


                                                 – » Maâdam youmen jat


                                                 –  » Ari alik  » ‘ le cri d’un amour tumultueux)


                                                 – » Rbi’ ’ayani Bakhta « 


    Ces poèmes ont été composés à partir de 1937 à l’intention de Bakhta,
    la muse de Khaldi. Ils sont assez notoires par leur construction
    particulière qui en fait un modèle unique en son genre. En effet, on
    peut remarquer que le dernier mot de chaque vers est repris en début du
    vers suivant et ceci sur l’ensemble des vers du poème. Un poète qui a
    révolutionné son art avec pour la première fois la composition de poèmes
    lyrique où le poète prend le dessus sur les thèmes de prédilection et
    opte pour une poésie individuelle, personnelle spontanée: 


    « ’Ari ’alik « !


    Honte à toi, ne me rejette pas !


    Ô Bakhta, Tu es la cause de mon mal, et tu en es l’unique remède.


    Avec ton remède, sors-moi de cet état !


    Ô Bakhta, Il m’est impossible de désirer une autre que toi, je t’aime.


     Je t’aime, je ne parle que de toi, à tout jamais, je ne me tairai


    Ô ! Bakhta, Je passe mon temps à conter ton nom et ta beauté.


    Ta beauté par son éclat rend les astres ternes, !


    Ô Bakhta, De toutes les femmes, je n’ai pu rencontrer ni ton égale, ni ta douceur.


    Ta douceur, aucun lettré n’en a disserté


    Ô! Bakhta, Hommage à Dieu qui a crée Zoulikha, et t’a crée.


    T’a crée ange dans ce monde dispersé


    Ô! Bakhta, Tu es au dessus de toutes les femmes, que Dieu te protège.


    Te protège des souffrances et des bassesses


    Ô! Bakhta, Du mauvais œil, du dénigrement et des cœurs douteux.


    Douteux, je suis perdu à la fleur de l’âge


    Ô ! Bakhta, Dès l’aube de ton règne, ma raison s’en est allée avec toi.


    Avec toi, ma quiétude et mes joies ont hiberné


    Ô ! Bakhta, Mon malaise vient de ta séparation aussi bien que de ta rencontre


    Ta rencontre est salutaire, tes intentions sont pures


    Ô ! Bakhta, Mon désir le plus ardent, est que tous les matins, je puisse te voir.


    Te voir pure comme un dôme connu


    Ô ! Bakhta, Construit sur une colline, comme celui de ton père.


    Ton père reconnu par les tolbas et les muphtis


    Ô ! Bakhta, Que sa bénédiction te protège et t’assiste.


    T’assiste ma bénédiction sans limite aucune


    Ô ! Bakhta Je t’attend toujours et longue est mon attente.


    Ton attente m’a secoué comme la brise glaciale de l’hiver,


    Ô ! Bakhta Les fils se sont emmêlés et je ne puis les défaire.


     Les défaire serait mon espoir tant que je vivrai


    Ô ! Bakhta, De l’amour je ne puis distinguer ceci de cela


    Cela est la destinée de Dieu le tout puissant,


    Ô ! Bakhta, Que de langues acérées me dénigrent.


    Me dénigrent dans le dos, ces vilaines gens


     Ô ! Bakhta. Cette époque a fait du lâche un brave.


    Brave, seulement dans les bassesses ignobles


    Ô ! Bakhta, Ni fortune, ni alliance et ils comptent leurs biens.


    Les biens sont partis et mes épaules se voûtent


    Ô ! Bakhta, Je n’ai pas d’hommes pour engager la lutte,


     Lutte, où brilleraient les plus nobles


    Ô ! Bakhta, Unis, se soutenant l’un l’autre. Ce jour là, ma mort se fera retentir,


    Ô! Bakhta, Il n’y aura ni défenseurs, ni sauveurs.


    Sauveur est celui qui remédiera au mal du poète


    Ô! Bakhta, L’ignorant ne pourra ni te comprendre, ni te laisser en paix.


    La paix de ton esprit, avec des « après, après « , !


    Ô Bakhta, Je pense que les envieux t’ont dit de me quitter.


    Va-t-en si Abdelkader a fauté. Toujours, Khaldi fredonnera ton amour.


    Il y a tout un fatras pour décrire les plaintes amoureuses du poète
    qui montre une sensibilité trop fragile pour des émotions fortes. Il
    essaie de montrer sa patience pour ne pas perdre sa confiance. Ce fou de
    Bakhta est un romantique qui voit une menace, celle de l’instant
    ultime, qui sera la fin, c’est-à-dire la caducité de la présence de
    Bakhta. Une place essentielle y est faite à l’amour, comme il fallait
    s’y attendre. Mais il s’agit la plupart du temps d’un sentiment plus
    platonique qu’érotique ou charnel. Bakhta est aimée sans espoir, comme
    telle sublimée à l’exemple de Antar et Abla.


    Mais qui est donc cette femme ?


    Bakhta est une femme ordinaire qui reste aux yeux du poète une figure
    de l’inspiration, un symbole tangible. Quand El Khaldi s’adresse à
    Bakhta, il met en relief une puissance créatrice, célèbre le geste du
    poète, certifie son génie et authentifie sa parole.


    Bien réelle est l’histoire d’amour entre Bakhta et El Khaldi qui
    révèle l’affrontement qu’il aura et qu’il n’est pas en mesure
    d’accomplir pour décrire les plaintes amoureuses du poète. C’est le
    dilemme de l’amour  tumultueux ! 


    « Hawlou galbi  »  


    Mon cœur est blessé.


    Les nouvelles m’ont remué et ont meurtri mon cœur.


    Elles sont parvenues le même jour de Mascara et de Tiaret.


    J’ai reçu une lettre et des visiteurs,


    Les salutations des frères et des mots d’une vulgaire bassesse.


    Il ne peut rien faire ce bavard,


    On ne demande jamais vengeance à un chien qui agresse.


    Il y a le paradis, il y a l’enfer,


    Le compte par la balance et Dieu, juste, au rendez-vous.


    Le malveillant à notre égard n’a aucun honneur,


    Et celui qui nous cite en bien, Dieu de lui rendra.


    Celui qui nous renie, perdra la face, « inchallah  » !


    Il fera faillite, et noir sera son destin.


    Je ne suis pas le premier à avoir émigré,


    J’ai fait comme ont fait mes prédécesseurs.


    La crise ne durera pas, viendront les pluies,


    Ce qui a séché fleurira et l’eau ira vers ses racines.


    La lettre que j’ai citée m’a réconforté,


    Elle m’a trouvé à El-Harrach avec mes déboires qui s’accumulent.


    A l’ouverture de l’enveloppe, le bien-être m’a envahi,


    J’ai vu un nom que j’aime et une écriture que je connais.


    Des larmes subites ont coulé sur mes joues.


    Assailli par un manque, la fièvre m’a envahit.


    L’image de l’aimée m’est apparue et a peiné mon regard,


    La passion m’a emportée et mes voiles dérivent.


    Il m’a rapporté tout ce qui s’est passé là bas,


    De déshonneur, il m’a souillé, mais le secret je le garde.


    Avec les baisers de l’aimée, il a clos son écrit


    Elle, pour qui combien m’ont envié !


    Bakhta, fruit des âmes vaillantes et libres,


    Belle silhouette aux yeux sombres !


    Elle amoindrit toutes celles qui se parent.


    Son amour est dans mon cœur et ses blessures en témoignent.


    Elle a sculpté dans mon cœur l’amour éternel


    Qui ne s’éteindra jamais, il est fort comme à son premier jour.


    Mais le destin et mon foyer nous ont séparés,


    D’Alger à Tiaret, si on doit compter la distance


    N’en viendrait à bout que le train express,


    Ou à Blida, la correspondance routière lorsque cela possible.


    Ô vent, emporte lui mes baisers,


    Et ramène moi d’elle une brise, que mes sens s’apaisent !


    Les cadets de Mokhtar m’ont retenu loin d’elle,


    Ils n’ont pas pris conscience de la vie, ils ne sont pas encore mûrs.


    La bienveillance sur les enfants ne vient pas du voisin,


    Et l’étranger esseulé, ne pense qu’à ses proches.


    Je la languis et je suis submergé par le chagrin,


    Je me rappelle le mal de chacun de mes ennemis.


    Il a sali mon amour, ce n’est qu’un chiot traître !


    Il a déçu mes espérances et trahi son serment.


    Puisque le cheikh est devenu le rival du cheikh,


    Il n’y a plus d’attention à tout cheikh où qu’il s’adresse.


    J’ai voulu punir et un esprit brave m’a retenu,


    De la descendance des nobles, aux aïeuls connus,


    Que toute la considération de Dieu soit sur lui, ce généreux,


    Il m’a dit : « laisse l’épée de l’honneur dans son fourreau.


    N’en frappe que celui dont les griffes sont mortelles,


    Et le chiot, houspille-le, il prendra son élan ! « 


    La colère m’avait orienté vers de noirs desseins,


    Je rends grâce à Dieu qui m’a sauvé, salut soit sur son prophète !


    Salut et Grâce sur Lui, Lui aux douces citations,


    Et mille chapelets de la part de son fils Khaldi !


    On a l’impression que dans ce récit, le poète s’imagine dans un
    combat où il serait question d’un mélodrame. C’est un univers romanesque
    où Khaldi, souffrant et troublé par la femme insensée et inique,
    s’engage dans un processus d’expressions et de communication. En effet,
    l’auteur se retrouve seul, incompris, découragé, malheureux et
    impuissant. Il n’a plus la consolation ceci permet au poète de se donner
    aux rêveries et aux fantasmes une forme grave et lancinante dans
    l’expression de la souffrance même qui habite Khaldi.


    Généralement les poètes sont donc conditionnés à leur environnement
    social. Certes la musique émane en premier lieu de l’artiste, mais ce
    dernier vit dans une société, avec sa culture et ses idéaux qui le
    forgent en tant que personne, et lui indiquent une posture, un profil
    social à adopter. Dès lors, il lui est difficile de dissimuler ces
    paramètres sociaux. Dissocier l’individu de sa société revient à lui. Le
    récit s’inscrit alors dans un registre populaire, qui lui a été conféré
    par sa fonction communicative. Autrement dit, le poète établi un acte
    communicatif avec ses spectateurs, à travers les textes poétiques
    chantés, qui font  une partie de son vécu. Ainsi, Le Melhoun constitue un reflet du caractère social de l’individu donc propre au peuple.


    C’est dire que ce n’est là qu’un fragment d’une anthologie ayant
    consacré des messages à la gloire des saints hommes qui constituent un
    référent culturel très ancré dans la société algérienne d’où sa place
    dans le corpus poétique Melhoun.


    Ainsi, la poésie constitue un reflet du caractère social de l’individu donc propre au peuple.


    En effet, les bédouins ont transposé le Chi’r el Melhoun  pour
    lui donner une dynamique d’émancipation et de liberté. Ils ont ainsi
    construit un relief imaginaire animé du désir, et de l’espérance d’un
    monde meilleur, un monde de liberté. Des histoires qui les remplissaient
    d’aspirations autres que celles de s’agenouiller et d’accepter un
    destin de sédentaires pour    survivre dignement à la longue nuit
    coloniale.


    L’exemple de Bakhta, cet amour pénétrant entre un poète, contrarié
    par ses pairs, montre à l’évidence que la plate-forme existentielle du Melhoun
    ne se limite pas à la beauté féminine ou à l’épicurisme, mais il est
    question de la condition humaine, de l’histoire immédiate et surtout de
    la passion de vivre. De la joie d’aimer, mais aussi des larmes à l’âme
    lorsqu’elle devient douleur d’aimer et à découvrir le verbe ciselé
    qu’elle perçoit.


    En final dans le Melhoun on aura retrouvé
    une partie d’une mémoire collective enfouie qui remonte à nos ancêtres.
    Et, dans cette élévation rapporte des émotions d’une force singulière


    Il est important que nous devions veiller à cette source prolifique qui est le Chi’r el Melhoun  et à le conserver à jamais ce riche patrimoine qui fait notre identité national


     

     

  • La guerre en Ukraine : Soutien hypocrite de l’Occident !!

    Les tambours et trompettes médiatiques de guerre résonnent en cascade
    et en bal des hypocrites, c’est l’éternelle scène du misanthrope qu’on
    n’en finit pas de rejouer partout en Occident. Le délire et l’hystérie
    dans les médias qui contribuent à attiser le feu avec une grossière
    propagande de guerre, est surtout bien plus grave. C’est propagande
    contre propagande, et il y aurait beaucoup à dire sur l’Occident en ce
    domaine car la fabrication du consentement se fait plus inventée et
    recherchée par le pouvoir de l’argent et de l’image des oligarchies
    financières. Franchement cet Occident, est trop parfait, trop propre,
    pour être honnête… Et quand c’est trop beau pour être vrai c’est qu’il
    y a perversion avec une vision idéaliste de la liberté récupérée que
    l’on vend aux populations impressionnables et en ajoutant les images des
    fugitifs, des blessés et victimes de guerre dans les rues et des
    hôpitaux ukrainiens, là aussi cela pourrait faire pleurer la femme
    européenne.


    L’Histoire a montré que lorsque l’opinion et notamment les médias
    commencent à pousser à la guerre, celle-ci devient très vite inévitable.
    Certes, des pays dit impérialistes établissent leur propre technique et
    démarche car il faudrait être aveugle pour ne pas observer et constater
    la mainmise culturelle des discours, des images et des nouvelles
    technologies de la communication qui servent d’armes de destruction
    massive sur les consciences des citoyens fixés sur leurs écrans TV. La
    guerre en Palestine dure depuis des décennies et a fait des milliers de
    morts, et autant de blessés, y compris des enfants surtout lorsqu’on
    sait qu’Israël avait utilisé le phosphore blanc comme arme offensive à
    Gaza. Une telle utilisation viole les lois internationales sur les armes
    chimiques. Cependant je regrette le silence politique et médiatique qui
    l’entoure, l’indifférence à l’égard des morts dès lors qu’ils sont non
    Juifs mais qui ose dénoncer cette indignation à géométrie variable.


    Pourtant en humain nous ne pouvons pas être sélectifs quant à qui
    mérite d’être soutenu. La vie des victimes civiles où qu’elles se
    trouvent, a la même valeur. Tous les humains doivent mériter la même
    compassion. 


    C’est même ce déséquilibre dans la relation, cette non réciprocité
    entre riches et pauvres et où le pauvre est globalement standardisé par
    le riche, induit par le libéralisme, donc par une folle quête de liberté
    en rupture avec la tradition, qui explique toutes les crises de plus en
    plus paroxystiques dans les relations internationales, et notamment en
    Occident.


    Les États-Unis de par leur position de force, leur immense richesse,
    sont selon moi le grand manipulateur dans la tragédie qui se joue en
    Ukraine, car après tout la doxa européenne qui sont  tous les donneurs
    de leçon rejoignent les Etat-Unis,, c’est plutôt que les opposants qui
    ne partagent pas l’exaltation collective pour l’Alliance Atlantiste,
    qu’ils sont coupables et qu’il faut les punir ; mais on ne le dit pas
    comme ça, on accuse les résistants au système impérialistes d’être des
    tyrans, des dictateurs, des bouchers, d’être mal dans leur peau, d’être
    des fous,


    Avec La fureur folle des Occidentaux, la propagande a
    encore frappé, soutenir l’empire du mensonge qu’est l’occident c’est
    vraiment méconnaître l’histoire. Les plus grands colonisateurs sont bien
    l’occident qui ont tué et massacré pour y arriver.


    Encore une fois l’oncle Sam est perverse au sens où il dépersonnalise
    ses partenaires européens qui s’en accommode très bien car soumisse à
    fond, car il n’y a aucune réciprocité avec les Européens, et où elle
    cherche même à réduire à néant ses adversaires ou potentiels adversaires
    pour les maintenir dans l’illusion qu’ils deviendront aussi prospères
    que l’Amérique. Or non, c’est l’Amérique qui entend continuer à tirer
    les ficelles le plus longtemps possible, selon elle pour toujours, grâce
    au pouvoir de l’argent pour chosifier ses partenaires et donc de la
    corruption pour les affaiblir.


    « L’URSS avait libéré l’Europe du Nazisme »


    « Le Plan Marshall a été refusé par l’URSS. »


    C’est grave ce que l’on veut faire à la Russie  que les US cherchent à
    dépecer depuis 30 ans, ils jouent un jeu très dangereux, la Russie
    n’est que sur la défensive quand ils sont offensifs avec l’OTAN. C’est
    un jeu dangereux mais au final les US savent très bien que c’est
    l’Europe qui paiera la facture des sanctions. et pas eux.


    Depuis la fin de la guerre froide, L’OTAN n’est plus le dépôt
    d’armement pour les USA à cause de la montée du pacifisme dans beaucoup
    d’états membres. Les seuls à conserver une armée dissuasive sont la GB
    et la France qui fabriquent elles mêmes leurs armes!


    Alors quoi de mieux qu’une guerre en Europe pour raviver le sentiment d’insécurité et à engendrer une volonté de se réarmer.


    L’Ukraine a été utilisée par les USA pour une nouvelle main mise sur
    l’Europe à la dérive et surtout pour redevenir le fournisseur
    prioritaire en armement  et en Hydrocarbures pour ses alliés!


    En quelques mois, l’oncle Sam peut vendre entre 300 et 500 avions
    F-35, , aux pays de l’OTAN à qui il faudrai l’autorisation des US pour
    s’en servir!!. Les F-35 seront tous équipés de boites noires qui seront
    contrôlées par les US, ils vont pouvoir voir tout ce que les alliés font
    avec ces avions! En se réarmant, l’OTAN va permettre aux USA de se
    concentrer sur la Chine qui conteste leur suprématie mondiale. La
    récente coalition AUKUS était le préambule à
    ce projet global (US, GB et Australie contre les Chinois dans le
    pacifique) et l’OTAN contre les Russes en Europe.


    La France continuera à attaquer la Russie par Proxy interposé,
    finançant et fournissant armes et mercenaires tout en jouant à la
    blanche colombe en excellant dans l’inversion accusatoire et en
    diabolisant les Russes, c’est ainsi qu’il se trouve que les médias
    donnent la parole à des anciens militaires français en retraite qui tous
    fanfaronnent pour dire que les villes de Kiev et d’Odessa peuvent être
    rasées mais jamais ne pourront être prises par l’armée russe. Ces
    stratèges se permettent de donner des certitudes à la télévision sans
    retenue de se qui pourra arriver .à Kiev et à Odessa .Sans même être un
    simple militaire, comment on peut oser admettre qu’une ville puisse être
    complètement rasée et qu’on soit incapable de la prendre avec une force
    disproportionnée ?


    Heureusement pour ces deux villes, l’armée russe n’avait pas pour
    mission de les rasées avant de les prendre. C’est dire de la russophobie
    médiatique est ambiante sur les plateaux de Télévision Française.


    D’autres se chargent  à éclairer le citoyen français, pour lui
    apprendre que l’Armée Russe aux portes de Kiev est en déroute, le soldat
    russe manque de nourriture et surtout de moyen logistique. Quelle belle
    analyse de science fiction et d’opinion personnelle sans pour autant
    évidemment se départir de son parti pris systémique anti-russe …!!!!!!


    Il est agréable de constater qu’il y a des gens dont la réflexion est
    assujettie à la pensée unique. La désinformation est coutumière sur les
    chaînes soi disant d’informations et cette attitude à forte connotation
    atlantiste, comme pour beaucoup d’autres choses, ne tient absolument
    pas compte de l’opinion des Français en général


    Il ne faut donc pas s’étonner que le salut de l’Occident étant devenu
    l’alpha et l’oméga de la pensée journalistique, les médias soient
    passés sans vergogne de l’information à la propagande, autrement dit à
    une vaste entreprise de désinformation.


    La crise ukrainienne n’est qu’un avatar de plus de ce phénomène pour
    lequel le conflit israélo-palestinien doit tenir lieu de cas d’école
    pour nos vaillants futurs désinformateurs dont l’égo n’a d’égal que leur
    stupidité sans avoir l’honnêteté morale de donner une vraie information
    et d’arrêter la désinformation quasi-permanente.


    Notes/  Au Figaro du 29.03.2022 sur la photo
    publiée, on voit deux soldats russe mort, la tête dans un sac plastique
    qui semble avoir été exécuté sommairement, et un soldat ukrainien qui
    passe tout prés avec l’air de rien.


    On aimera bien savoir combien de photos de soldats ukrainiens morts ont été publiées par Le Figaro depuis le début du conflit ?


    Selon le journal l’Ukraine est en train de gagner la guerre, la France va récupérer les Ukrainiens.

     

    Note: Articles publie sur Mondialisation CA/

    https://www.mondialisation.ca/la-guerre-en-ukraine-soutien-hypocrite-de-loccident/5666813

     

     

     

     

     

  • Islam des Lumières : Le visage et les yeux, le reflet de l’âme !

     

    L’Islam par le moyen de son Qur’an, a doté le croyant d’une série de
    moyens qui lui permettent d’être continuellement en quête de la vérité
    et progresser sur le chemin du savoir. Cependant, au fur et à mesure, le
    chemin de cette progression fait découvrir des connaissances qui sont
    comme le rayon d’un cercle, nous ne l’avons faites nous-mêmes et qu’ils
    perceront certains des mystères de la création. Nous sommes, cependant,
    dans l’obligation, en dépit de notre vanité, de reconnaître que nous ne
    savons rien à cet égard et que le secret de la création nous échappe.


    Pourquoi nous éloignons-nous autant de l’Islam?


    Nous ne nous connaissons pas l’être humain. Certes, nous ne savons
    rien et c’est pour cela que nous sommes contraints de mettre sur toute
    chose qui nous échappe un point d’interrogation et que nous passons à
    autre chose.


    C’est justement sur cette supposition à tort appliquée, que les
    musulmans vivent aujourd’hui. On a voulu faire de l’islam une réplique
    du judaïsme et du christianisme, alors justement qu’il s’en distingue.
    C’est pour cela qu’il a été une révolution en son temps; un progrès
    immense salué par tous les esprits libres pour de nouvelles
    connaissances.


    Aujourd’hui, alors que l’Occident honore grâce à la démocratie les
    valeurs déjà distinguées par l’Islam, les ennemis de la démocratie en
    pays musulman, notamment à l’intérieur des pays abonnés à la dictature
    soutenue de l’extérieur, font tout pour réintroduire en Islam ce que
    l’Occident a rejeté, notamment sa tradition judéo-chrétienne.


    La première des conditions dans la recherche de la vérité et la
    compréhension des choses c’est que le croyant évite l’esprit de
    contradiction et la discussion futile en voulant utiliser les propos
    d’autrui, à seule fin de mener une rhétorique négative, car dans ce cas
    on ne cherche pas la vérité pour la vérité, mais plutôt pour faire
    montre de son habilité oratoire et de sa science à travers la
    discussion.


    Pour parvenir à la connaissance de soi, le musulman doit d’abord
    découvrir la vérité ses choses, dans leurs aspects véritables, et y
    croire totalement. Ainsi, il  parviendra à la réalité des choses, non
    pas par la critique injuste et acerbe, la fausse dialectique, mais en
    sachant que notre objectif principal de la recherche de la vérité c’est
    que ces choses comprises dans leur aspect global sans en connaitre les
    éléments constitutifs, les qualités et défauts, doivent être prises hors
    de leur contexte et étudié isolément.


    La connaissance de soi cultive chez le musulman l’esprit de
    sacrifice, de loyauté et toutes les qualités éventuelles, issues de
    l’équilibre moral.


    Nous avons vu que l’Islam ne considère pas que l’amour de soi, soit
    un sentiment destructeur et passionnel. Il considère plutôt que celui
    qui est sous l’emprise absolue de ce sentiment, sans contrôle ni
    orientation, ébranlera par la même le fondement de son bonheur, ce qui
    le conduira à mener une existence terne et ennuyeuse.


    Nous avons vu que l’Islam considère l’amour de soi, à condition qu’il
    soit modéré et qu’il soit loin de toute déviation et de toute influence
    néfaste sur l’entendement et la raison. Le musulman qui accède à la
    vérité avec une pensée ouverte et une vision claire. En définitive,
    l’amour de soi ne signifie pas qu’il faille se soumettre aux tentations
    et aux instincts vils qui condamnent l’homme à une éternité de tortures
    et de douleurs, car cet amour-là n’est pas compatible avec la valeur
    réelle du musulman.


    Nous savons que l’Islam commence par déverser l’amour divin sur les
    âmes et les esprits des gens. Il recommande aux vrais croyants de
    privilégier l’amour du Créateur sur toute autre chose, car l’amour est
    au centre de la vie humaine. Dieu est l’Unique pourvoyeur de toutes les
    énergies et qualités que l’homme porte en lui. Par l’affection et
    l’intérêt qu’Il nous manifeste, nul autre n’est plus digne que lui de
    notre dévotion et de notre amour. Cette vérité nous apparaît dans toute
    sa dimension lorsque le musulman pratique sa religion..


    Après l’amour de Dieu, il est celui que le Créateur a insufflé chez nous pour nos semblables. Ceux que Dieu a créés d’une « même âme
    » doivent s’aimer les uns les autres et partager des sentiments nobles,
    car ils sont frères non seulement du fait de leur origine et des
    intérêts qu’ils partagent, mais ils sont frères en Islam. Cet Islam qui
    rappelle la vérité de cette parenté qui frappe la conscience et l’âme et
    pousse les hommes à s’aimer véritablement, à s’aimer profondément.
    Ainsi, l’Islam a fait place, dans l’esprit du croyant, à un amour de soi
    équilibré et harmonieux qui mène à se libérer des liens de la vanité et
    de l’arrogance, sans excès ni abus.


    La grandeur est un attribut exclusif de Dieu le Créateur qui n’est
    jamais dans le besoin, mais que toutes les créatures sollicitent: « Ô vous les hommes, vous êtes les pauvres envers Dieu et Dieu est le Riche et le Clément ». (Qur’an 35/15)


    La vanité et l’orgueil représentent une déviation par rapport aux
    desseins divins. Le Coran éveille l’attention du vaniteux en lui
    montrant sa faiblesse, le mettant en garde contre l’arrogance et les
    illusions trompeuses et dangereuses: « Et ne foule pas la terre avec
    orgueil: non, tu ne sauras jamais déchirer la terre et tu ne pourras
    jamais être haut comme la montagne
    ».(Qur’an 17/37)


    L’Islam croit qu’il est possible d’atteindre les objectifs mêmes
    d’une existence heureuse par l’entraide, les relations amicales et
    l’affection que porte chaque être humain et qu’il ressent pour ses
    semblables. Il appelle ainsi les gens à ces sentiments nobles et à bâtir
    leurs relations sur la base de la fraternité et de la concorde.


    Il a été rapporté que le Califat ‘Uthman Ibn Affan a dit :


    « Personne ne cache le mal en lui même, au contraire Allah le rend apparent à travers son visage et ses paroles « .


    Ainsi, le musulman a conscience que l’Islam, par sa lumière, lui montre la voie à suivre :


    Dieu a dit: -« Tu discerneras la réprobation sur les visages de ceux qui ont mécru« . (Qur’an 22/72).


    -« Leurs visages sont marqués par la trace laissée par la prosternation« . (Qur’an 48/29).


    -« Et lorsqu’on annonce à l’un d’eux une fille, son visage s’assombrit et une rage profonde [l’envahit]« . (Qur’an 16/58).


    -« Son visage s’assombrit d’un chagrin profond« . (Qur’an 43/17)


    Les versets coraniques ci-dessus font clairement allusion il y a
    quatorze siècles, au fait que le visage de l’homme exprime ses
    sensations profondes; comme le chagrin, la tristesse, le regret, la
    déception, la colère, la satisfaction, le bonheur, etc.


    Le Qur’an a cité une vérité très importante, c’est que le visage est
    le miroir de l’âme, et que l’on peut deviner l’état d’âme de son
    compagnon en regardant son visage.


    Toute personne peut donner à son visage l’expression qu’elle veut. En
    effet, les traits de notre visage commencent à se dessiner suivant nos
    émotions, et avec l’âge, il prend une image adéquate à nos sentiments.
    Le visage exprime aussi les habitudes les plus secrètes d’une personne,
    l’état du corps et sa prédisposition aux maladies corporelles et
    mentales. En effet, l’allure des muscles, de la peau et de la chevelure
    est liée à l’alimentation des tissus qui dépendent des activités des
    systèmes endocriniens, nerveux et digestifs.


    Ainsi, le visage est un récapitulatif de tout l’organisme car il
    reflète, à la fois, l’état fonctionnel de la glande thyroïde, de
    l’estomac, des intestins, du système nerveux, etc… Les études
    anatomiques et médicales ont montré que le visage contenait 55 muscles
    dont on se sert involontairement pour exprimer nos émotions. Ces muscles
    sont entourés de nerfs les reliant au cerveau, et c’est à travers le
    cerveau que ces muscles prennent contact avec tout l’organisme.


    Ainsi, le visage reflète tout ce qu’on ressent. Par exemple, la
    douleur, le repos, et le bonheur se manifestent sur le visage. Ainsi le
    visage est la seule partie du corps humain qui trahit la personne en
    dévoilant son état d’âme. Nul autre organe ne saurait révéler ce que
    l’on est. Les savants affirment qu’il est possible de deviner le
    caractère d’un individu à travers les rides de son visage : ainsi, les
    gens souriants ont des rides autour des yeux. Les gens déterminés ont
    l’habitude de se serrer les lèvres.


    Dès qu’il s’anime, le visage parle. Mais ce langage sommaire touche
    deux limites : la trahison et le malentendu. La trahison parce que le
    corps peut laisser apparaître des sentiments ou des intentions que
    l’auteur aurait souhaité masquer, comme une rougeur ou un tremblement.
    Le malentendu parce que pour chaque personne, en fonction de sa culture,
    un geste peut porter une signification singulière qu’un autre peut mal
    interpréter.


    Les gens pessimistes ont des rides profondes entre les deux yeux. Les
    gens dont le travail oblige à abaisser la tête ont des rides au niveau
    du cou et des plis sous le menton. Les orateurs, les avocats et les
    acteurs ont tous au milieu des joues des lignes profondes qui arrivent
    jusqu’au menton.


    L’expression le visage est le miroir de l’âme semble avoir une base
    scientifique réelle puisqu’il a été démontré que la forme du visage
    dépend de l’état des muscles lisses qui s’étendent sous la couche
    épidermique, l’état de ces muscles suit la pensée, c’est à travers lui
    que les autres peuvent détecter l’état d’âme en interrogeant le visage.


    On ne savait pas à quel point le Qur’an était un miracle, jusqu’à ce
    que les recherches médicales et psychologiques fassent une avance
    cruciale en finissant par démontrer que le Qur’an est divin.

  • L’islam des Lumières : Le cœur siège des sentiments :

     

    Le Cœur, “viscère rouge en forme de cône renversé situé
    dans le médiastin, constitué d’un muscle (myocarde) doublé de deux
    tuniques (péricarde, endocarde
    )…” selon la définition médicale, le Cœur a toujours été l’objet de mythes.


    Avant même d’être associé à l’amour, le cœur humain symbolisait, du
    fait de sa position supposée dans le corps humain, le centre de l’être,
    siège de son intelligence. L’Islam lui accorde une place essentielle,
    donc il est nécessaire de passer en revue les principaux citations du
    Qur’an qui parlent du Cœur !


    Le Cœur siège de la raison


      » N’ont-ils pas circulé sur terre
    afin qu’ils aient des cœurs avec lesquels ils peuvent raisonner ou des
    oreilles avec lesquelles ils peuvent entendre? En fait, ce ne sont pas
    les yeux qui s’aveuglent, mais ce sont bien les cœurs dans les poitrines
    qui deviennent aveugles
    « . Qur’an S.22 Verset 46


    Ce Verset à lui seul exprime toute la prédiction coranique en matière
    de science cardiologique et physiologique. Pendant des siècles, les
    livres saints avaient présenté les cœurs comme le siège des sentiments
    et de la foi. La tradition et la sagesse populaire qui en ont découlé,
    sont restées dans notre langage jusqu’à nos jours.


    Ne dit-on pas « un cœur sensible, un bon coeur, un cœur d’or, du fond de son cœur; et ne dit-on pas à la personne que l’on aime : « Oui mon cœur! »?


    Le Qur’an est venu il y a 14 siècles nous expliciter d’une façon plus
    scientifique ce concept en reliant la raison, donc le cerveau, la vue,
    donc les yeux, l’ouille donc l’oreille, au système nerveux du « raisonnement intégré ».


    Ce sont les athées et les matérialistes de la science moderne qui
    nous ont imposé leur concept désintégré de l’être humain; ils ont dénudé
    l’Homme de ses valeurs morales et ont tenté de le libérer croient-ils
    de ses « tabous ».


    Merci donc aux cardiologues qui nous ramènent à l’évidence grâce à
    leur échec prévisible, selon le Qur’an. Ils ont démontré que l’être
    humain n’est pas une simple « machine physiologique« , mais c’est un être doué de capacités morales, intellectuelles, sentimentales et spirituelles intégrées.


    La négligence de l’un quelconque de ces dons aboutit obligatoirement aux désordres que la greffe des cœurs a mis en évidence


    Et le Qur’an de souligner que ce sont bien nos cœurs situés dans nos poitrines qui raisonnent qui voient et qui entendent.


    Examinons encore d’autres « Versets qui parlent du Cœur humain:


    « (N’est-ce pas mieux) pour ceux à
    qui Allah a élargi leur poitrine pour recevoir l’Islam. Que l’enfer soit
    donc du sort de ceux qui ont le cœur dur quand Allah est évoqué
    « . Qur’an S.93 Verset 22


    « C’est Allah qui a fait descendre
    le meilleur récit : Un livre qui présente des similitudes et des
    répétitions. La peau de ceux qui craignent leur Seigneur en frissonne;
    et lorsque Allah est évoqué, leur peau et leur cœur s’attendrissent
    « . Qur’an S.39 Verset 23


    Dans ce couple de Versets, le Qur’an compare l’état spirituel et
    sentimental des mécréants et des croyants, pour inclure le toucher au
    système sensoriel intégré, plus explicite que cela il dit :


     » N’emprunte jamais la voie que tu
    méconnais. Saches bien que l’ouïe, la vue, et le cœur font tous partie
    des organes pour les quels des comptes seront demandés
    « ! Qur’an S.17 Verset 36


    Nous répondrons donc au Jugement Dernier de l’usage du coeur et de ses auxiliaires, selon qu’ils aient  satisfait Dieu ou Satan!


    « Lorsqu’ils arriveront (en enfer), leur ouïe, leurs yeux et leur peau témoigneront contre eux de ce qu’ils avaient fait « .  Qur’an S.41 Verset 20


    Cette mémorisation des organes serait donc une réalité que la science est appelée à découvrir   un jour ?


    Le Cœur siège des sentiments et de la foi


    Parlant des Enfants d’Israël qui se sont égarés après l’Exode, Allah dit:


    « Leurs cœurs se sont durcis; ils sont devenus comme de la pierre ou même plus durs encore « . Qur’an S.2 Verset 74


    « Quand aux mécréants, soit certain !
    Que tu les avertisses ou pas cela leur est égal ; ils ne croiront pas.
    Allah a scellé leurs cœurs ; un voile épais couvre leurs yeux et leurs
    oreilles. De ce fait, un grand châtiment leur est réservé
    « . Parmi
    les gens il y en a qui disent : «nous croyons en Dieu et au Jugement
    Dernier» ; en fait ils ne sont point croyants. Ils veulent tromper Allah
    et les croyants, mais ils ne font que se leurrer sans se rendre compte.
    Dans leur cœur il y a une maladie; Allah les a rendus encore plus
    malades et il auront un châtiment très douloureux pour avoir toujours
    menti
    « . Qur’an S.2 Verset 6 à 9


    Cette maladie grave n’est rien d’autre que l’hypocrisie. Pour le Qur’an, elle est pire que l’idolâtrie !


    En appelant la communauté des croyants à la mobilisation Allah dit :


    « Ceci afin qu’Allah éprouve ce que
    renferment vos poitrines et qu’Il purifie ce qu’il y a dans vos cœurs.
    Allah est parfaitement au courant du secret des poitrines
    « . Qur’an S.3 Verset 54


    Le Qur’an rassemble très souvent cœur et poitrine.


    « Ceux qui palabrent sur les
    miracles d’Allah sans un pouvoir qu’Allah leur aurait délégué, suscitent
    un grand ressentiment de la part d’Allah et de la part des croyants.
    Ainsi Allah frappe-t-il d’un sceau le cœur de tout orgueilleux tyran
    « . Qur’an S.40 Verset 35


    L’orgueil et la tyrannie sont également des maladies du coeur ! Elles interdisent à la foi d’y pénétrer.


    Le cœur dirige du corps humain


    Et le Messager Mohammed SAS de préciser en parlant de l’interdit et du permis :


     » Sachez donc qu’il y a dans le
    corps une mâchée. Lorsqu’elle est saine, tout le corps est sain. Et
    lorsqu’elle est atteinte tout le corps se dégrade ; celle-ci n’est rien
    d’autre que le cœur
    « .


    Evidemment,  le Messager SAS ne parle que sur révélation ; cette révélation lui disait :


    « Il est certain qu’il s’agit d’une
    révélation descendue sur toi : c’est le Fidèle Saint Esprit qui l’a
    descendu sur ton cœur, pour en avertir. Il s’exprime en langue arabe
    explicite
     » Qur’an S.26 Verset 192-194


    Pour être « appris par cœur » par tout croyant, le
    Qur’an est descendu « sur son cœur ». Voila qui s’explique parfaitement
    par cette dernière découverte cardiologique !


    « Nous avons destiné à la Géhenne un
    grand nombre de djinns et d’êtres humains. Ils ont des cœurs avec
    lesquels ils ne comprennent pas ; ils ont des yeux avec lesquels ils ne
    voient pas; ils ont des oreilles avec lesquelles ils n’entendent pas.
    Ils ne ressemblent qu’à des bestiaux; ils sont plutôt plus égarés
    « . Qur’an S.7 Verset 179


    La cardiologie nous prouvera peut être un jour que le cœur des
    bestiaux couplé à leur cerveau serait plus intelligent que celui des
    mécréants, car plus proche de la nature. Ce dont nous sommes certains
    c’est que le cœur des animaux ne convient pas aux hommes car le cerveau
    humain est plus vicieux ! C’est ce que veut dire ce Verset et ce que
    disent les cardiologues, non ?


    « Que vous teniez votre parole au
    secret ou que vous la criez haut, Il est parfaitement au courant de ce
    que renferment les poitrines
    « . Qur’an S.67 Verset 13


    Le cœur est donc la cache des intentions et des secrets.


    Parlant de ceux qui ont refusé le combat avec le Messager SAS, il dit


     » …. Dieu a imprimé un sceau sur leurs cœurs en sorte qu’ils ne savent plus rien « . Qur’an S.9 Verset 93


    Le Qur’an impute toujours le durcissement des cœurs au pêché et au mal. Ecoutons-le lorsqu’il parle des renégats:


    « Lorsque les Versets du (livre)
    d’Allah lui sont récités il s’écrie : ‘Ce ne sont que des mythes de
    primitifs’. Pas du tout! En fait ce sont leurs méfaits qui ont encrassé
    leurs cœurs
    « . Qur’an S.83 Verset 23


    « As-tu vu celui qui prend ses
    désirs pour idole, et qu’Allah a égaré alors qu’il détient du savoir;
    celui à qui (Allah) a scellé l’ouïe et le cœur et voilé les yeux. Qui en
    dehors d’Allah pourrait-il le guider ? Ne pouvez-vous donc pas y
    réfléchir
    ?  » Qur’an s.45 Verset 23


    Ainsi le cerveau pourrait être bourré de savoir, mais il ne servira
    celui qui le porte à reconnaître d’Allah, que si son savoir passe par un
    cœur sain. C’est ce que dit la cardiologie moderne ! Et Descartes
    d’ajouter : « Science sans conscience est une ruine de l’âme ».


    Le cœur générateur de la quiétude ou du désarroi :


    « Les cœurs de ceux qui croient (en
    Dieu) s’apaisent en évoquant Allah; C’est en pensant à Allah que les
    cœurs se rassurent vraiment
    ?  » Qur’an S.13 Verset 28


    « Hommes! Il vous est parvenu une
    Exhortation de votre Seigneur et une Guérison de ce qui affecte les
    poitrines; c’est également une Guidance et une Grâce pour les croyant
    s
    « . Qur’an S.10 Verset 57


    Décrivant le désarroi de la mère de Moïse lorsque son bébé avait été repêché du Nil par la famille de Pharaon le Qur’an dit:


    « Le cœur de la mère de Moïse
    déprima ; peu s’en fallut qu’elle ne manifestât sa peine si Nous
    n’avions pas raffermi son cœur; (Nous l’avons fait) afin qu’elle reste
    toujours croyante
    « . Qur’an S.28 Verset 10


    Le Qur’an utilise une expression arabe consacrée remarquable : « Le cœur de la mère de Moïse est devenu creux « .      


    Que peuvent dire les Cardiologues.  Cette métaphore a-t-elle une explication physiologique?


    Dis:  » J’implore la protection du
    Seigneur des hommes, du Souverain des hommes, du Dieu des hommes, contre
    le mal de l’angoisse dégradante qui tourmente la « poitrine » des gens
    qu’elles soient djinns ou humaines
    « . Qur’an S.1 Verset 14


    C’est par cette prière conseillée à toutes les âmes inquiètes, que s’achève le recueil coranique.


    Le cœur rival du lobe frontal ?


    La médecine moderne à réussi à cerner certaines propriétés et
    certaines fonctions des différents parties du cerveau. Il a été prouvé
    par exemple que le siège du mensonge et de la ruse, qui contrarie les
    informations parvenant du cœur, se trouve dans le « lobe frontal« . Le Qur’an l’appelle « Nassia » c’est-à-dire Toupet.


    Ecoutons bien cette merveille scientifique du Qur’an, quand il évoque le sort des renégats au Jugement Dernier :


    « (Ce jour là), les criminels seront reconnus à leur traits ; on les saisira alors pas les toupets et les pieds « . Qur’an S.55 Verset 41


    « Pas du tout ! S’il ne cesse pas (de pécher), Nous traînerons le toupet, un toupet menteur et pécheur … » Qur’an S.96 Verset 15-16


    Les hypocrites disent toujours le contraire de ce qu’ils pensent.
    Leur langue serait commandée par « l’ordinateur » cérébral, alors que leur
    pensée est commandée par le cœur. Lorsque ce dernier est malade, le
    lobe frontal l’emporte, le mensonge et l’hypocinésie se fabriquent.
    Certains politiciens, doivent avoir un tout petit cœur bien encrassé et
    un lobe frontal d’éléphant.


    Conclusion


    Je conclurai en affirmant que la science moderne a prouvé sans aucun
    doute l’authenticité du Qur’an qui avait défini l’homme par trois
    entités (tête, cœur, ventre), il a aussi précisé
    qu’elles représentent les éléments fondamentaux qui le définissent, les
    centres par lesquels on peut l’atteindre et les voies idéales pour
    l’influencer. Parmi ces trois, le cœur est celui qui doit permanemment
    être soumis à un exercice d’amélioration. C’est pour cette raison que
    tous les messages divins étaient essentiellement orientés vers le cœur
    de l’être humain.


    Le cœur est l’organe par lequel l’homme éprouve des sentiments de
    satisfaction ou d’insatisfaction, de bonheur ou de malheur, de joie ou
    de peine, de sérénité ou de trouble, conformément à la nature de ses
    rapports avec le Divin. Par conséquent, le serviteur ne pourra jamais
    fermer les portes de son cœur car, c’est le foyer de manifestation du
    résultat de ses actions. Rappelons que les cœurs exclusivement orientés
    vers leur Seigneur sont particulièrement  envahis par la paix et la
    sérénité.


    Ceci dit,


    N’est-il pas temps que les scientifiques honnêtes reconnaissent ces vérités?


    N’est-il pas temps également que les savants de la science coranique
    présentent ces merveilles scientifiques, d’une manière plus objective et
    sans excès.


    Les questions qui s’imposent sont les suivantes:


    1- Est-il permis de pratiquer la greffe des cœurs, et de prélever des
    cœurs sur les cadavres appartenant à des morts croyants, au profit de
    malades mécréants ?


    2- Est-il permis de transférer le cœur d’un mécréant dans le corps d’un malade croyant ?


    Quant on sait que les greffes de cœur menaient à un transfert de la
    personnalité du donneur au receveur par l’entremise de la  mémoire
    cellulaire et transforment l’homme par l’émergence d’une angoisse
    supplémentaire chez tous les greffés avec de nouvelles sensations qui
    apparaissent dans le corps : sans connaître l’identité de son donneur,
    le greffé hérite de ses facultés et de ses goûts.. Il doit déjà vivre
    avec la crainte permanente d’une cohabitation trop difficile entre leur
    système immunitaire et leur greffon.


    Actuellement, il n’est absolument pas prouvé scientifiquement que
    leur cerveau puisse être un jour habité par les souvenirs du donneur
    D’où une éventuelle modification des goûts et du comportement. Des
    changements d’autant plus plausibles que le système immunitaire aussi
    produit et interfère avec ce type de messager ! Et celui d’une personne
    greffée est justement modifié pour tolérer l’organe étranger.


    Les découvertes faites ont permis une percée inespérée de la science
    dans les secrets du Qur’an et permettent aujourd’hui une relecture du
    Qur’an de plus haut niveau


    C’est donc bien par nos cœurs que nous réfléchissons, que nous vivons
    et que nous mourrons! Il est le centre intime de l’être, siège du
    regard de Dieu chez l’Homme.. Le cœur spirituel est le siège de la foi
    et de la connaissance et il est de ce fait le champ d’affrontement entre
    le bien et le mal, les anges et les démons. Il est aussi, bien sûr, un
    réceptacle des lumières divines, du moins pour ceux qui le purifient par
    le repentir et la mention constante de Dieu. L’Homme est distingué,
    auprès de Dieu, par son cœur et non par son corps. Il est donc l’élément
    central de toute spiritualité, et l’imam nous enseigne dans ce livre,
    les mécanismes de sa purification et de son éducation en vue de
    l’embellir au Regard de Dieu. Tellement indispensable que cheikh Ibn
    Taymyya le compare à un besoin vital. « Le dhikr est au cœur ce que l’eau est au poisson. Quel serait l’état du poisson s’il venait à quitter l’eau ? »


    Au delà de la nécessité pour chaque croyant de se souvenir de Dieu,
    et d’évoquer Dieu. Les bienfaits du dhikr sont nombreux. A titre
    d’exemple, Dieu nous dit dans le Coran : ceux
    qui ont cru, et dont les cœurs se tranquillisent à l’évocation d’
    Allah. N’est-ce point par l’évocation d’ Allah que se tranquillisent les
    coeurs
    ? Qur’an S.13 Verset 28.


    Dans une société du doute, la spiritualité est souvent mise à mal.
    C’est pourquoi un réveil des cœurs et des âmes est essentiel et ceci
    passe par la connaissance de Dieu afin d’éradiquer tout doute et par la
    soumission à ces commandements.